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Avec François Asselineau
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00:00Midi 13h, Sud Radio, faut qu'on s'organise. André Bercoff.
00:05Oui, il y a urgence à s'organiser, André Bercoff, en cette année présidentielle.
00:10Et aujourd'hui, bien sûr, Sud Radio, en direct de midi à 13h, votre invité est François Asselineau,
00:16président de l'Union Populaire Républicaine et bien sûr candidat à l'élection présidentielle de 2027, André.
00:24Alors, je vais vous montrer aujourd'hui le titre du Figaro.
00:28Fascinant. A droite et au centre, l'idée de la primaire revient en force.
00:33Alors ça, c'est une information. Ça, c'est quelque chose qui va bouleverser, effectivement, l'ordre du monde.
00:38L'idée de la primaire revient en force. La droite et le centre vont être sauvés.
00:43Et puis, il y a Halloween. Halloween demain. Alors, on ne sait pas ce qui va se passer.
00:47Mais dites-moi, est-ce que la politique entière ne devient pas Halloween en ce moment ?
00:51On va en parler. On va en parler avec François Asselineau.
00:54On va aborder, au-delà des polémiques et au-delà de la polémique médiatico-politicienne,
01:00nous allons aborder les vrais problèmes et notamment l'éléphant dans la maison, le Frexit.
01:09Eh oui, sortir de l'Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN.
01:13Êtes-vous pour ou contre, effectivement, ces mesures proposées par François Asselineau ?
01:18Nous sommes en direct sur Sud Radio. On vous donne la parole.
01:21Réagissez tout de suite au 0826 300 300 et prenez donc la parole en direct sur Sud Radio,
01:27juste après cette petite pause.
01:30Sud Radio, parlons vrai.
01:33André Bercoff.
01:34Et aujourd'hui, André Bercoff sur Sud Radio, votre invité, François Asselineau,
01:38président de l'Union Populaire Républicaine, le mouvement du Frexit qu'il a fondé en 2007.
01:44Et il est donc candidat à la présidentielle 2027.
01:48Et ce, pour la deuxième fois, André.
01:50Alors, c'est intéressant, François Asselineau, d'abord, c'est qu'en 2027,
01:53donc vous allez fêter les 20 ans de l'UPR.
01:57Donc, écoutez, espérons que ça vous portera chance.
02:00Mais au-delà de ça, je veux dire, là, d'emblée, en général, on n'a pas d'emblée un
02:04auditeur,
02:04mais je voulais le prendre.
02:06Philippe, bonjour.
02:07Oui, bonjour, M. Bercoff.
02:09Bonjour, François Asselineau.
02:12On vous écoute.
02:13On vous écoute.
02:14Voilà, très court.
02:17Premièrement, je voulais remercier André Bercoff d'inviter François Asselineau
02:21parce qu'on ne le voit pas très, très souvent, même, voire pas du tout, sur les ondes.
02:27Deuxièmement, je voulais remercier le président du PR, donc François Asselineau,
02:32d'être ce qu'il est depuis 19 ans,
02:35donc tenace, courageux, volontaire, compétent,
02:39et de bien tenir son rôle.
02:43Et puis, troisièmement, surtout, je voulais m'adresser aux 42 000 parrains des élus français
02:49qui ont une immense responsabilité, plus que jamais, lors de cette présidentielle.
02:55Vous voulez parler des 500 signatures, c'est ça ?
02:58Oui, et de plus, il en faudrait bien 1 000 pour être tranquille.
03:02Des fois, que le Conseil constitutionnel en rogne un peu.
03:07Mais non, mais ce que je voudrais dire, M. Bercoff, s'il vous plaît,
03:10c'est que c'est crucial.
03:11Il faut que les élus, les maires, les députés,
03:15enfin, les députés, ça va être difficile,
03:17mais les conseillers régionaux, les conseillers d'État de Toronto,
03:21parrainent.
03:21Non, mais Philippe, je vais vous dire, on vous a bien entendu,
03:24et c'est très bien, et vous avez tout à fait raison, de toute façon.
03:27Le problème qu'il y a aujourd'hui, je le dis, parce que ce n'est pas,
03:30on ne va pas rester là-dessus,
03:31on a beaucoup d'autres sujets à aborder avec François Asselineau,
03:34mais je trouve absolument scandaleux que ce ne soit plus anonyme.
03:39C'est-à-dire que les maires soient obligés de décliner leur identité,
03:42alors que là, on ne va pas truquer, on sait que c'est ceux dans les maires,
03:45parce que vous savez très bien, et c'est voilà pour François Asselineau,
03:48comme n'importe lequel des candidats,
03:50parce qu'après tout, un Français qui voudrait se présenter à la présidentielle
03:53a le droit de se présenter, même s'il n'a personne derrière lui.
03:56S'il a envie de le faire, il le fait.
03:58Ça s'appelle aussi la constitution et la démocratie.
04:00Mais le problème, c'est qu'on sait très très bien les pressions
04:04que peuvent avoir, et vous le savez très bien François Asselineau,
04:06un certain nombre d'élus, les communautés de communes,
04:09les agglomérations, etc., qui font que les pressions sont là.
04:12Bon, ça, on sait que c'est là, et effectivement,
04:15sur le principe, je ne dis pas que n'importe qui
04:19doit pouvoir avoir les 500 signatures,
04:21je dis simplement qu'il est scandaleux
04:23que des gens qui ont, des personnes, des citoyens français
04:26qui les suivent, ne puissent pas se présenter
04:29parce qu'il n'y a plus l'anonymat des 500 signatures.
04:32Je crois que vous êtes d'accord.
04:33Oui, je suis d'accord avec vous, André Bercoff.
04:35Permettez-moi quand même, en préambule,
04:37d'abord de vous remercier profondément,
04:39parce que, vraiment, vous êtes quelqu'un de bien.
04:41Voilà, c'est ce que je voulais vous dire.
04:43Je ne dis pas ça pour vous cirer les chaussures,
04:47parce que vous avez devant vous
04:49le responsable politique français
04:51qui fait le plus de vues
04:53et qui a le plus d'abonnés sur Internet
04:55après Jean-Luc Mélenchon.
04:56Jean-Luc Mélenchon, sur ses deux chaînes de YouTube
04:59et sur sa chaîne personnelle, fait 1 400 000 abonnés.
05:02Moi, j'ai 640 000 abonnés,
05:04c'est-à-dire deux fois plus que Mme Le Pen.
05:06Et je rappelle que M. Édouard Philippe,
05:08dont on nous expliquait qu'il était l'homme politique préféré des Français,
05:11il a une chaîne qu'il a créée il y a 6 ans,
05:13il a 9 000 abonnés.
05:15Et j'ai 152 millions de vues cumulées.
05:17M. Édouard Philippe n'a qu'un million de vues cumulées.
05:20Mais dans ces conditions,
05:21je lance ici effectivement un appel au maire,
05:24c'est qu'ils doivent...
05:25Je ne leur demande pas de voter.
05:27Pour moi, d'ailleurs, un parrainage,
05:28ce n'est pas un vote.
05:29Il s'agit de donner la parole à quelqu'un
05:31qui représente quelque chose.
05:33Et quand on pense que l'homme politique français
05:35qui fait le plus de vues sur Internet
05:38et le plus d'abonnés après Mélenchon,
05:40c'est-à-dire François Asselineau,
05:41est totalement interdit d'antenne,
05:43sauf par vous.
05:45Voilà, André Bercoff,
05:46vous avez toute une carrière,
05:47je regardais votre carrière,
05:47vous avez donné la parole à des gens
05:49de tous les horizons.
05:51C'est vraiment...
05:51C'est une espèce de consécration
05:53que je voulais vous dire.
05:54Vous avez donné la parole.
05:55Moi, je connais,
05:56je ne vais pas ici citer
05:57des noms de journalistes politiques français
05:58qui sont depuis 6 ans, 7 ans, 8 ans en poste
06:02qui ne m'ont jamais invité une seule fois.
06:04Et vous avez raison de dire
06:05que la question européenne,
06:07c'est l'éléphant dans le couloir.
06:09En France, nous allons avoir
06:12l'élection présidentielle,
06:13c'est-à-dire le moment
06:15où les Français tous les 5 ans
06:16doivent se poser la question
06:18de l'avenir de leur propre pays,
06:20eh bien, tout est fait
06:21pour que la question européenne
06:23qui surplombe toutes les autres,
06:25puisqu'en réalité,
06:26toutes les grandes décisions de la nation
06:27sont désormais volées aux Français,
06:29cette question ne doit pas être posée.
06:31Donc, je lance ici un appel,
06:32j'en profite.
06:33Tous les maires qui m'écoutent
06:35ou tous ceux qui sont des parents
06:36ou de maires
06:37ou que vous avez des amis,
06:39des collègues qui sont maires,
06:40eh bien, vous pouvez téléphoner
06:42au 06 71 59 90 85.
06:4706 71 59 90 85.
06:50Ça sera peut-être mis
06:52sous votre roue.
06:53Je ne vous inquiétez pas.
06:54Vous téléphonez
06:55et quelqu'un vous répondra
06:56sur la procédure
06:57pour nous aider
06:58à obtenir les parrainages.
06:59Et vous avez raison,
07:00c'est très bien,
07:00je comprends très bien
07:01que vous lanciez cet appel,
07:02c'est normal,
07:03vous êtes en campagne
07:04et vous avez tout à fait
07:07une légitimité pour le faire.
07:09Je voudrais revenir
07:10à cet éléphant dans la maison.
07:13Je crois que, vraiment,
07:14il faut poser la question
07:15et justement,
07:16on ne va pas parler,
07:17je sais l'invisibilisation médiatique,
07:19je sais tout cela,
07:20François Asselineau,
07:21et je sais,
07:22elle est valable
07:22pour d'ailleurs beaucoup de gens
07:23parce qu'aujourd'hui,
07:25nous en parlerons
07:25en troisième partie d'émission,
07:28aujourd'hui,
07:28on ne combat plus,
07:30on ne dispute plus,
07:31ce n'est plus la disputation,
07:33ce n'est plus le frottis de cerveau,
07:34chère à Montaigne,
07:35ce n'est plus le brain,
07:38même pas le brainstorming,
07:39c'est l'insulte
07:41et c'est l'étiquette
07:43et c'est,
07:43effectivement,
07:44on ne parle plus de vous
07:45parce qu'on ne veut pas vous entendre,
07:47parce qu'on n'est pas le camp du bien.
07:48Mais revenons à ça.
07:49Moi, je regardais un peu,
07:50je n'ai pas regardé en détail,
07:52et vous voyez,
07:53aujourd'hui,
07:54Mélenchon et le LFI,
07:56le Rassemblement National
07:57avec Marine Le Pen,
08:01Raphaël Glucksmann,
08:03tous les autres,
08:04enfin,
08:04ou presque,
08:05enfin,
08:05les Edouard Philippe,
08:06les Gabriel Attal,
08:08partent de leur programme,
08:09partent de ce qu'ils vont faire,
08:10etc.
08:11Et moi,
08:11je voudrais qu'on aille au-delà
08:12de la présidentielle
08:13et des chicanes politiques.
08:15Au fond,
08:16quand vous regardez quelque chose,
08:18moi,
08:18la question que je voudrais vous poser,
08:19mais que ça soit
08:19très,
08:20très,
08:21très concret,
08:23est-ce que dans ces programmes-là,
08:25même sans avoir le détail,
08:26est-ce qu'on peut,
08:27aujourd'hui,
08:27en France,
08:28changer fondamentalement
08:30les choses,
08:32sans abandonner
08:33l'Union Européenne,
08:35sans faire le Frexit ?
08:37Est-ce que c'est faisable ?
08:38Vous posez,
08:40André Bercoff,
08:41la question la plus importante,
08:42celle pour laquelle je me bats
08:43depuis bientôt 20 ans.
08:45C'est-à-dire que
08:45tout est fait
08:46pour que les Français
08:47ne se rendent pas compte
08:48à quel point
08:50les transferts de pouvoir
08:51qui ont été effectués
08:52vers la Commission Européenne,
08:53d'une part,
08:54vers la Banque Centrale Européenne,
08:56d'autre part,
08:57et vers l'OTAN,
08:58enfin,
08:59c'est-à-dire en fait,
08:59vers Bruxelles,
09:00vers Francfort et vers Washington,
09:02en fait,
09:02ont préempté
09:03toutes les politiques publiques.
09:04soyons très concrets,
09:05François Asselineau.
09:05Je voudrais que vous donniez
09:06des exemples précis,
09:07que ce soit en économie,
09:09que ce soit pour l'agriculture,
09:11que ce soit pour l'immigration,
09:12pour tout ça,
09:13vous dites aujourd'hui
09:14qu'on ne peut pas
09:15vraiment fonctionner
09:16en autorité
09:17sans l'aval total
09:19de l'Union Européenne
09:20et du Conseil Européen.
09:21Je vais prendre,
09:21alors,
09:22sur les sujets que vous évoquez,
09:23l'agriculture,
09:23par exemple,
09:24il y a eu le fameux
09:25accord UE-Mercosur,
09:26vous en avez entendu parler.
09:27Bien sûr.
09:28Qu'est-ce qui s'est passé ?
09:29Il s'est passé que
09:30la Commission Européenne
09:31a négocié
09:32avec les pays du Mercosur,
09:33dont le Brésil,
09:34le fait que désormais
09:35le Brésil va pouvoir exporter
09:3899 000 tonnes
09:39de viande bovine
09:41vers l'Union Européenne,
09:43en échange de quoi ?
09:44Le Brésil va augmenter
09:45les quotas,
09:46donc va pouvoir importer davantage,
09:47va décider d'accepter
09:49l'importation
09:49de voitures de luxe européennes.
09:52Alors,
09:52on dit que c'est une victoire
09:53de l'Europe,
09:54mais c'est quoi en fait ?
09:54Concrètement,
09:56on détruit la filière bovine française
09:58au profit de l'industrie
09:59automobile allemande.
10:01C'est ça qu'on appelle
10:01les industries
10:02et les intérêts européens.
10:04Depuis 1992 jusqu'à maintenant,
10:06il y a eu 18 accords
10:07de libre-échange,
10:08il y en a 16 qui ont tourné
10:09au détriment
10:09de l'agriculture française.
10:11En 1962,
10:12il y avait 2 600 000 agriculteurs,
10:14on est tombé à 400 000,
10:15on va vers la disparition
10:16de l'agriculture familiale.
10:17Et tout ça au profit,
10:19notamment,
10:19de l'industrie allemande.
10:21Est-ce que les Français
10:21sont au courant ?
10:22Est-ce qu'ils comprennent
10:23ce qui se passe ?
10:23Lorsque Macron a voulu
10:25s'opposer à la Corée au Mercosur,
10:26il avait essayé d'avoir
10:27une minorité de blocage,
10:28ça n'a pas marché.
10:29Pourquoi ?
10:29Parce que les pays scandinaves,
10:31les pays du nord de l'Europe,
10:32se contrefichent,
10:33n'est-ce pas,
10:33de la viande de Charolais.
10:35Eux, ce qu'ils veulent,
10:36c'est d'avoir de la viande
10:37bon marché,
10:38et les Allemands,
10:38eux, sont très intéressés
10:41par vendre
10:42des automobiles de luxe.
10:44La même chose
10:44est en train de se passer
10:45avec l'Australie maintenant.
10:46Maintenant,
10:47c'est la filière au VIN,
10:47il y a un accord UE-Australie,
10:49et puis après,
10:50c'est l'accord UE-Philippine.
10:51Moi, quand j'étais petit,
10:53on m'avait expliqué
10:53que la construction européenne,
10:54c'était pour faire contrepoids
10:55aux Etats-Unis,
10:56que l'Union fait la force,
10:58qu'il ne faut pas être tout seul,
10:59etc.
11:00Mais concrètement,
11:02concrètement,
11:02c'est devenu désormais
11:03une zone de libre-échange généralisée
11:05où on laisse tout entrer.
11:06Et les gens qui me disent
11:07mais la France ne peut plus
11:09être toute seule,
11:10etc.,
11:10est-ce qu'ils se rendent compte
11:11qu'il y a des quantités ?
11:13On est peut-être
11:14la septième puissance économique mondiale,
11:16on descend d'ailleurs
11:16à tout à l'heure,
11:17on a encore appris
11:18qu'il y a une heure
11:19qu'il y a une récession
11:21surprise en France,
11:22la France est la lanterne rouge
11:23de la croissance mondiale,
11:24mais que je sache,
11:26il y a des pays,
11:26beaucoup de pays
11:27beaucoup plus petits
11:28qui supportent beaucoup mieux que nous
11:29et qui n'ont pas besoin
11:30d'entrer dans l'Union Européenne.
11:32François Asselineau,
11:32attendez,
11:33ça veut dire,
11:33parce que ce que vous venez
11:34de dire sur l'agriculture,
11:35allons, creusons.
11:36Ça veut dire que si Mme Le Pen
11:38est élue,
11:38elle ne pourra rien faire
11:39puisqu'elle reste dans l'Union Européenne,
11:40donc elle sera obligée
11:41d'avaler l'accord UE Australie
11:43et l'accord UE Philippine.
11:44Oui, mais attendez,
11:45avant ça,
11:45je voudrais dire,
11:46ça veut dire que non,
11:46mais déjà dans les faits,
11:48si ce que vous dites est vrai,
11:49il n'y a plus d'Union Européenne
11:50puisque chacun y va pour sa poche
11:52et pour sa gueule
11:53si je veux être vulgaire.
11:55Alors, pour être nuancé...
11:57Oui, est-ce que c'est ça ?
11:58Je dirais que...
11:59Regardez, par exemple,
11:59moi, ça profite à l'Allemagne,
12:00ce que vous venez de dire.
12:01Voilà, ça profite aux voitures allemandes,
12:03la voiture française,
12:05il n'y en aura pas un truc de plus.
12:06Est-ce qu'aujourd'hui,
12:07nous sommes en pleine implosion
12:10de cette Union Européenne ?
12:11Oui, parce que les intérêts
12:12sont opposés.
12:13Si vous voulez,
12:14c'est que le principe de base...
12:16Moi, je suis pour la coopération internationale.
12:18D'ailleurs, les gens qui disent
12:20si on n'est pas dans l'Union Européenne,
12:21la France va s'isoler.
12:22La France ne va pas du tout s'isoler.
12:23Est-ce que la Suisse est isolée ?
12:25Non, la Suisse n'est pas dans l'Union Européenne.
12:28L'Union Européenne,
12:29le principe de base est erroné.
12:31Parce que sur tous les sujets,
12:32par exemple sur les questions de défense,
12:34si les pays,
12:36la Lettonie, l'Estonie, la Lituanie,
12:38la Pologne,
12:39qui sont face à la Russie,
12:40on peut comprendre
12:41qu'ils veuillent avoir
12:41le parapluie américain
12:43et on peut comprendre,
12:44quoique avec la Pologne,
12:45ça se discute,
12:46qu'il y a un soutien à l'Ukraine.
12:47Mais rappelez-vous ce que disait De Gaulle
12:51depuis 800 ans,
12:52depuis le mariage d'Henri I avec Anne de Kiev,
12:55lorsque la France a été en bon terme avec la Russie,
12:57ça a toujours été des grands moments
12:59de l'histoire de France.
13:00Lorsqu'elle a été en mauvais terme,
13:01ça a été des mauvais moments.
13:02La France, elle a un intérêt géostratégique puissant
13:05à être en bonne relation avec la Russie.
13:07Et qu'est-ce que l'on apprend ?
13:08Du fait que nous appartenons
13:10à la politique étrangère de sécurité et de défense,
13:11du fait que la commissaire européenne
13:13chargée de la défense
13:14c'est Mme Kajakalas,
13:16qui de notoriété publique est une crétine
13:18et qui a été choisie pour ça d'ailleurs.
13:21Elle est estonienne.
13:22Elle voue, elle et sa famille,
13:24une haine totale à la Russie.
13:25Nous sommes entraînés dans un processus
13:27qui nous a me fait frémir.
13:29Est-ce que les Français ont bien conscience
13:30qu'il y a 3-4 jours,
13:32il y a eu le premier essai franco-britannique,
13:37le premier exercice franco-britannique
13:39de frappe nucléaire
13:41contre la Russie,
13:42au-dessus de la Méditerranée ?
13:44C'est ce que...
13:45Cet exercice a eu lieu.
13:46Cet exercice a eu lieu.
13:47Vous avez vu la réponse de Poutine,
13:48ce qu'il a dit hier ?
13:49Il a dit que la Russie était prête
13:51à faire la guerre à l'Europe.
13:52Voilà, on a eu la réponse du berger à la bergère.
13:54Ce sont des sujets fondamentaux
13:55et vous avez mille fois raison
13:57de dire que c'est ça qui devrait faire
13:58la lune du Figaro
13:59ou la lune de tous les journaux français.
14:00Est-ce que les Français, oui ou non,
14:02sont prêts à continuer à laisser M. Macron
14:06faire une dérive qui peut nous mener
14:07à une guerre contre la Russie ?
14:09Alors, François Asselineau,
14:09on va essayer de, justement,
14:11creuser, on est là pour ça
14:12et c'est ça qui est intéressant
14:13pour faire comprendre,
14:15en tout cas pour entendre.
14:16Après, les gens font leur opinion,
14:17chacun fait son opinion.
14:18Mais ce qui est quand même paradoxal,
14:20c'est au moment même,
14:21et on le voit,
14:22et tout laisse en penser,
14:23que Trump,
14:24et en tout cas l'administration de Trump,
14:26s'éloigne, effectivement,
14:28et prend langue avec la Russie.
14:29Vous voyez qu'on prépare presque déjà
14:31un Yalta planétaire
14:32avec Xi Jinping,
14:33Trump et Poutine.
14:34Absolument.
14:34Et en même temps,
14:35c'est-à-dire qu'eux disent
14:36écoutez, l'Ukraine, ça va comme ça,
14:38bon, très bien,
14:39on a donné des milliards,
14:40des centaines de milliards,
14:41maintenant, si vous voulez donner
14:42des armes à l'Ukraine,
14:43vous nous les achetez
14:44et vous les donnerez à l'Ukraine.
14:46Et on sait ce qui se passe après
14:47avec le marché noir.
14:49Mais, alors, ça veut dire qu'au fond,
14:52ils ne suivent même pas
14:53les Etats-Unis,
14:54en tout cas si Trump est là.
14:56En fait, l'Europe,
14:57et en tout cas l'Europe,
14:58l'Europe de l'Allemagne,
15:00de l'Angleterre,
15:02de la France,
15:04un peu moins peut-être de l'Italie,
15:05va plus loin.
15:06C'est-à-dire qu'on est beaucoup plus
15:07ukrainien,
15:09enfin, on est beaucoup plus
15:10va-t'en-guerre
15:11que les Américains.
15:13Là aussi,
15:14je partage votre analyse,
15:16l'Union Européenne
15:17ressort de cette affaire
15:19ruinée,
15:20cocu et hors-jeu.
15:21Ruinée,
15:22parce qu'on a versé
15:22des dizaines de milliards d'euros,
15:24d'ailleurs,
15:25qui, comme vous l'avez dit,
15:26vont acheter des armements
15:28à 60% américains,
15:30à 11% allemands,
15:3210% sud-coréens,
15:337% israéliens,
15:35et la France,
15:352%.
15:36Nous donnons,
15:37alors que la France
15:38est ruinée de toute part,
15:39il suffit de regarder l'État,
15:40de tous nos services publics,
15:42par exemple.
15:43Nous donnons des dizaines
15:44de milliards à Zelensky,
15:48un régime qui,
15:49par ailleurs,
15:50valorise les néo-nazis
15:51et les nazis
15:52de la Seconde Guerre mondiale.
15:53Et quelques corruptions
15:55assez avancées.
15:55Avec des corrompules,
15:56mais on n'a pas le droit
15:56d'en parler.
15:57On est prié,
15:58tout le monde doit être
15:59en rang serré
15:59pour pouvoir passer
16:00dans les médias mainstream,
16:01sauf chez Sud Radio.
16:03Et puis,
16:04avec tout ça,
16:04on est ruiné,
16:05mais en plus de ça,
16:06on est cocufié par Trump.
16:08Et en plus de ça,
16:09on est hors-jeu,
16:09vous l'avez dit,
16:10il y a un nouveau Yalta
16:10qui se prépare,
16:11la France ne pèse plus rien.
16:13Ceux qui disent
16:14que l'Union fait la force
16:14se trompent.
16:16Et d'ailleurs,
16:16c'est un principe fondamental
16:18des européistes.
16:19Ils annoncent toujours
16:20des merveilles,
16:21mais ils ne font jamais
16:22le bilan.
16:23Ça va faire 70 ans
16:24de construction européenne.
16:26Il y a du temps de De Gaulle,
16:27dans les années 65-66,
16:29la France était
16:30un pôle de référence mondial.
16:32Parce que la France,
16:33elle tenait son rang
16:33et elle apportait
16:34une voie originale
16:36qui justifiait son poste
16:38de membre permanent
16:39du Conseil de sécurité.
16:40Vous parlez de la préhistoire,
16:41ça, monsieur Asselineau.
16:43Maintenant,
16:44plus on construit l'Europe,
16:45plus les pays d'Europe
16:46disparaissent.
16:48Nous sommes ligotés
16:49dans un stratagème
16:51qui s'appelle
16:51le stratagème des chaînes
16:52qui a été purement médité
16:53du côté outre-Atlantique
16:56et qui fait qu'on disparaît.
16:57Et si vous réfléchissez bien,
16:59la stratégie des Américains,
17:01elle est géniale.
17:01Ils ont coupé l'Europe
17:03de ces sources
17:04d'approvisionnement énergétique
17:05avec Nord Stream
17:06et avec la Russie.
17:07C'est-à-dire qu'ils sont
17:09en train de détruire
17:10l'industrie européenne,
17:11y compris l'industrie allemande.
17:12Je n'ai pas rêvé.
17:13Trump a reçu,
17:14c'était il y a trois jours,
17:16il a fait monter
17:17sur une tribune en Géorgie
17:18le patron de Audi,
17:22qui investit
17:234 milliards d'euros
17:25aux Etats-Unis
17:26pour créer
17:26une fabrication
17:28au détriment
17:29de l'industrie en France.
17:30Nous sommes d'accord.
17:31Mais là,
17:32vous avez l'air
17:33de blâmer Trump.
17:33Mais Trump n'est pas européen.
17:35Trump,
17:35pas mal pour son pays.
17:37Et il a raison
17:38de travailler
17:39pour les intérêts américains.
17:40Mais alors,
17:41la question qui doit être posée,
17:42parce que tout le reste,
17:43on peut en parler
17:44pendant des heures,
17:45pourquoi il n'y a pas
17:46un dirigeant européen,
17:48je ne parle même pas
17:48de la France,
17:49qui est conscient de ça ?
17:50C'est-à-dire qu'ils ne sont
17:51même pas eux-mêmes,
17:52ils font des grands discours,
17:53effectivement,
17:54nous allons faire la guerre
17:55à la Russie,
17:55mais ils n'ont même pas conscience.
17:56Est-ce qu'il y a,
17:57effectivement,
17:58est-ce qu'il n'y a jamais eu
17:59une conscience collective
18:00européenne
18:01chez nos dirigeants ?
18:02Alors,
18:03vous avez encore une fois raison,
18:04je suis d'accord,
18:05Trump,
18:05il fait son boulot.
18:06Il est payé par les peuples américains
18:08pour défendre les intérêts américains.
18:09Nous,
18:09on paye
18:10toute une oligarchie,
18:11dont je suis désolé
18:12de dire aux auditeurs
18:13que ça va de Mme Le Pen
18:14jusqu'à Mélenchon,
18:15puisque ni Mme Le Pen
18:16ni Mélenchon
18:17ne veulent sortir
18:18de l'Union Européenne,
18:19de l'euro
18:19ni de l'OTAN.
18:20On paye des responsables
18:22depuis maintenant 40 ans
18:23qui, en fait,
18:25sabotent délibérément
18:26les intérêts nationaux
18:27sur l'autel
18:28de la construction européenne.
18:29Et tout à l'heure,
18:30vous avez dit quelque chose
18:31qui est vraiment fascinant.
18:32C'est qu'à l'intérieur de l'Europe,
18:34tout le monde ne réagit pas
18:35de la même façon.
18:36Vous avez les pays
18:37que j'ai appelés
18:37les pays dogmatiques,
18:39c'est-à-dire en fait
18:39les pays catholiques romains,
18:41la France,
18:41l'Italie,
18:42l'Espagne,
18:42le Portugal,
18:43qui ont été habitués
18:44depuis des siècles
18:45à préférer le dogme
18:46ou la réalité.
18:47Et puis,
18:47vous avez les pays protestants,
18:49les pays du nord de l'Europe
18:50qui, eux,
18:50sont beaucoup plus pragmatiques.
18:52Et vous regardez un pays
18:53comme, par exemple,
18:55les pays du nord de l'Europe,
18:56plus vous montez vers l'Europe,
18:57plus le débat est libre
18:59et plus vous avez d'ailleurs
19:00des pays comme la Norvège
19:01ou l'Islande
19:01qui ont refusé d'entrer
19:02dans l'Union Européenne
19:03et qui se portent très bien.
19:04Il y a aussi
19:05l'expérience historique
19:06parce que là,
19:07je vais citer un pays
19:08comme catholique
19:08qui est la Pologne,
19:09mais qui est un pays
19:10qui a l'expérience historique
19:11de la domination soviétique,
19:14qui a l'expérience historique
19:15d'avoir été partagée
19:16à plusieurs reprises
19:17entre ses voisins allemands
19:18et russes.
19:19Qu'est-ce que font
19:20les Polonais en ce moment ?
19:21Ils engrangent des quantités
19:22de subventions européennes
19:23que nous payons
19:24puisque, eux,
19:25ils sont bénéficiaires nets
19:27alors que nous,
19:27nous sommes créditeurs nets,
19:29nous donnons plus d'argent
19:30à l'Union Européenne
19:30que nous n'en recevons.
19:31Mais la Pologne a décidé,
19:34personne n'en parle en France,
19:35elle refuse d'entrer dans l'euro.
19:37C'est-à-dire que 30 ans après,
19:38en 2034,
19:39ça fera 30 ans
19:39que la Pologne est entrée
19:40dans l'Union Européenne,
19:41son niveau de vie
19:42est en train de dépasser
19:43celui de la France.
19:44J'étais en Pologne cet été
19:45et c'était les Zloty
19:47et on a vu le résultat.
19:49Et les Polonais ont dit
19:50nous refusons d'adopter l'euro
19:52parce que ça va nuire
19:53à notre économie.
19:55On n'a pas le droit
19:56de débattre de ça en France.
19:57Vous avez un think tank allemand
19:59en 2017,
20:00allemand,
20:01pas français,
20:02pas britannique,
20:03un think tank allemand
20:04qui a calculé
20:05que l'euro,
20:06collectivement,
20:07nous avait coûté,
20:08à chaque Français,
20:09de 1999 à 2017,
20:12avait coûté 56 000 euros
20:14par personne
20:14parce que nous avons
20:15une monnaie
20:16qui est sous-cotée
20:17par rapport à ce que devrait être
20:18la monnaie allemande
20:19et sur-cotée
20:20par rapport à ce que devrait être
20:21la monnaie française.
20:22Je ne parle même pas
20:23de la Grèce
20:24qui se débat
20:24dans des tourments
20:26considérables.
20:26La question de l'euro
20:28est interdite en France
20:29et je vois des gens
20:30qui me disent
20:31si on sortait de l'euro
20:32ça serait la catastrophe.
20:33Mais parlons-en,
20:34c'est aujourd'hui
20:34la catastrophe.
20:36Alors on va en parler
20:37d'ailleurs la catastrophe,
20:38on la voit hélas
20:39et on va en parler,
20:40on va continuer de creuser
20:41parce que pourquoi ?
20:42Qu'est-ce qui est faisable
20:43et qui n'est pas faisable ?
20:44Parce que c'est ça aussi l'enjeu.
20:47Est-ce que c'est une...
20:48l'élection présidentielle ?
20:50Vous savez,
20:50Mallarmé disait
20:51jamais un coup de dé
20:51n'abolir le hasard.
20:53Est-ce qu'une élection présidentielle
20:54peut abolir le Frexit ?
20:56Ce n'est pas sûr.
20:57Mais on va creuser
20:58sur tout le fond
20:59parce que vous devez être informé.
21:01C'est ça le plus important.
21:02A tout de suite,
21:03on se retrouve
21:03avec François Asselineau.
21:04A tout de suite.
21:05La France doit-elle,
21:06oui ou non,
21:07sortir de l'Union Européenne ?
21:08Vous en pensez quoi ?
21:10On continue d'en parler
21:11dans un instant
21:12sur Sud Radio
21:13avec François Asselineau
21:15et on vous donne la parole
21:16en direct
21:17au 0826 300 300.
21:19Appelez-nous tout de suite
21:20et réagissez
21:22juste après
21:22cette petite pause.
21:24A tout de suite.
21:25Sud Radio.
21:28Midi 13h,
21:30Sud Radio,
21:31faut qu'on s'organise.
21:32André Bercov.
21:34De retour
21:34sur Sud Radio
21:35avec François Asselineau,
21:37président de l'Union
21:38Populaire Républicaine
21:39qui se bat
21:40depuis près de 20 ans
21:41pour le Brexit.
21:43André Bercov
21:43et nous allons tout de suite
21:44donner la parole
21:45à Jules
21:46qui nous appelle
21:46de Brive-la-Gaillard.
21:48Bonjour à vous, Jules.
21:49Oui, bonjour Jules.
21:50On vous écoute, Jules.
21:51Oui, bonjour M. Bercov.
21:52Bonjour M. Asselineau.
21:53Ravie de pouvoir poser
21:54une question à M. Asselineau.
21:55M. Asselineau,
21:56vous avez mis la précision
21:57et vous venez de dire
21:59qu'un des traits caractéristiques
22:00des pays protestants
22:01était d'entrer dans le détail.
22:03au pays dogmatique catholique.
22:05Eh bien, ma question
22:05est la suivante.
22:07Il ne vous a pas échappé
22:08à mon avis
22:08que le président
22:10du Conseil constitutionnel,
22:11M. Ferrand,
22:12vient d'avoir
22:13quelques filippiques
22:14avec Mme Le Pen
22:15sur l'usage
22:16à l'article 11.
22:17Et je connais votre programme.
22:19Comment comptez-vous
22:21respecter
22:21la jurisprudence
22:23du Conseil constitutionnel
22:25pour réviser la Constitution
22:27et y abroger
22:28l'article 15 ?
22:29Alors, je sais
22:29que vous avez un positionnement
22:30gaulliste
22:31sur l'usage
22:31de cet article,
22:32mais j'aurais aimé
22:33avoir votre avis
22:33sur ce détail,
22:35qui n'en est pas un,
22:36évidemment.
22:37Et j'aurais aimé
22:38savoir
22:38si vous pourriez
22:39vous engager
22:40à,
22:42vous qui avez reçu
22:43M. de Saint-Robert,
22:44à faire respecter
22:45la langue française
22:45dans l'espace public
22:46et à prendre une loi
22:47comme au Québec.
22:48Attendez,
22:48attendez,
22:48on ne va pas parler
22:50de tout, là.
22:51Restons sur le référendum
22:52et le sortir de l'UE,
22:55l'article 15.
22:56Il y a deux choses différentes.
22:58Il y a la sortie
22:58de l'UE d'une part
22:59et il y a le référendum
23:01que Mme Le Pen évoque.
23:03Sur la sortie
23:04de l'UE,
23:05si je suis élu,
23:06je ne vais pas faire
23:07un référendum
23:08pour demander aux Français
23:09s'ils sont d'accord
23:09pour que je mette en œuvre
23:10le programme
23:11sur lequel je viendrai
23:11d'être élu.
23:12Si vous élise,
23:13c'est aussi pour ça.
23:14Voilà.
23:14Donc, mon programme,
23:15c'est la sortie
23:16de l'UE.
23:17Dès que je prendrai
23:17mes fonctions,
23:18je convoquerai
23:19un sommet des chefs
23:20d'État et de gouvernement
23:21en expliquant
23:22aux chefs d'État
23:23et de gouvernement
23:23de l'Union Européenne
23:24que la France m'a élu
23:26pour mettre en œuvre
23:27l'article 50
23:27du traité de l'Union Européenne
23:29qui entre une procédure
23:31de négociation
23:32de deux ans
23:32pour sortir.
23:33Donc, il n'y aura pas
23:34de référendum
23:35pour me demander,
23:35c'est comme si on avait demandé
23:36par exemple à Mitterre en 1981
23:38est-ce qu'on va faire
23:42le programme ?
23:42Il y a une deuxième question
23:44dans cette bonne question
23:45de cet internaute
23:47qui est la question
23:48du référendum
23:49et effectivement
23:50la tentative
23:51du Conseil constitutionnel
23:53de verrouiller
23:54non pas l'article 15
23:55mais l'article 11
23:56de la Constitution
23:57en disant que
23:58toute réforme
23:59de la Constitution
23:59doit être obligatoirement
24:00passée par l'article 89
24:02ce qui signifie
24:03qu'il faut qu'elle soit
24:04déjà approuvée
24:06par les parlementaires
24:07c'est-à-dire
24:07les députés
24:08et les sénateurs.
24:09Le problème s'était posé
24:10en 1962
24:11lorsque de Gaulle
24:12avait voulu
24:13l'élection
24:15du président
24:16de la République
24:16au suffrage universel
24:17il avait fait ça
24:18pour contourner
24:19les partis politiques
24:20et de Gaulle savait
24:21que s'il avait utilisé
24:22l'article 89
24:23il n'aurait jamais eu
24:24l'accord des parlementaires
24:26il avait donc utilisé
24:27un autre article
24:28qui est l'article 11
24:29et il s'en est suivi
24:30une polémique
24:31de savoir
24:31est-ce que l'article 11
24:32peut être utilisé
24:33ou pas
24:33pour modifier la Constitution
24:35Alors aujourd'hui
24:36qu'est-ce qu'il y a dans
24:36aujourd'hui ?
24:37Effectivement
24:37cet internaute a raison
24:38c'est que M. Ferrand
24:40et le Conseil Constitutionnel
24:41disent qu'ils ont pris
24:43d'ailleurs une jurisprudence
24:44ils disent qu'il faut
24:45obligatoirement utiliser
24:46l'article 89
24:47sauf que moi
24:48je cite un autre article
24:50je crois l'article
24:51ça doit être l'article 3
24:52de la Constitution
24:53l'article 2
24:54c'est que
24:55nulle section du peuple
24:56la souveraineté nationale
24:58appartient au peuple
24:58qui l'exerce
24:59l'article 3
25:01la souveraineté nationale
25:02appartient au peuple
25:03qui l'exerce
25:04par ses représentants
25:06ou par le référendum
25:07exact
25:08nul individu
25:08mis à l'égalité
25:09voilà
25:10et qui précise
25:11dans son second alinéa
25:12nul individu
25:14nul section du peuple
25:16ne peut s'en attribuer
25:17l'exercice de la souveraineté
25:18donc les membres
25:20du Conseil Constitutionnel
25:21sont 9 personnes
25:22qui ne sont d'ailleurs
25:23élus par personne
25:24et ces 9 personnes
25:25représentent une section du peuple
25:26donc en vertu de l'article 3
25:27deuxième alinéa
25:28ils n'ont pas le droit
25:29de décider
25:30qui décide de la souveraineté
25:31du peuple
25:31c'est d'ailleurs
25:32ce qu'avait décidé
25:32le Conseil Constitutionnel
25:34lorsque de Gaulle
25:35faisant fi
25:36de ce qui avait été décidé
25:37avait fait le référendum
25:39de 1962
25:40il y avait eu
25:41plus de 80%
25:42de participation
25:42vous vous rendez compte
25:43et plus de 80%
25:44des Français
25:45qui avaient voté oui
25:45ça veut dire
25:46qu'il y avait plus
25:47des deux tiers
25:47des inscrits
25:48qui avaient voté oui
25:49et donc le Conseil Constitutionnel
25:50en avait tiré la conclusion
25:51que ça validait
25:52a posteriori
25:53la procédure utilisée
25:54mais on sait
25:55ce qui se passe aujourd'hui
25:56avec le Conseil Constitutionnel
25:57et on sait
25:58qu'à certains référendums
25:59depuis une certaine année 2005
26:01on n'entend plus parler
26:02et vous savez pourquoi ?
26:04parce que
26:04parce que
26:05ce qui s'est passé
26:06c'est extrêmement important
26:07et ça justifie
26:08le positionnement politique
26:10que je suis depuis
26:11maintenant
26:11mais on sait
26:12ce qui s'est passé
26:12c'est qu'il y a eu
26:1355% de non
26:15mais il y en a eu
26:1530 qui venaient
26:16de la droite
26:17et 25 qui venaient
26:18de la gauche
26:19c'est la raison
26:20pour laquelle
26:20le parti politique
26:21que j'ai créé
26:22et les gens qui me suivent
26:23savent que nous
26:24nous ne voulons pas
26:25d'union des droites
26:26avec des partis
26:27qui d'ailleurs sont
26:28anti-Frexit
26:28comme le Rassemblement National
26:30ou comme
26:30Les Républicains
26:32ou comme Zemmour
26:32nous ne voulons pas
26:33d'union des gauches
26:34avec des partis
26:35comme LFI
26:36ou comme le Parti Socialiste
26:37qui sont également contre
26:38nous voulons recréer
26:39l'équivalent du Conseil National
26:41de la Résistance
26:42parce qu'il y a
26:43des partisans
26:44de la souveraineté nationale
26:45dans tous les camps
26:46à droite et à gauche
26:47et c'est d'ailleurs
26:48ce qui marche
26:49à l'UPR
26:49si vous venez
26:50vous verrez
26:51il y a des français
26:52qui viennent absolument
26:53de partout
26:53nous sommes d'accord
26:53mais nous sommes d'accord
26:55et ça
26:55on le sait
26:57on sait que les français
26:57viennent de partout
26:58mais le problème
26:59je vais vous dire
27:00souvent ce qu'on entend
27:01comme reproche
27:02quand d'ailleurs
27:03je vous invite
27:04on dit oui d'accord
27:04il y a des choses
27:05c'est vrai
27:06Asselineau a raison
27:07mais Asselineau est utopique
27:08parce que Asselineau
27:10il dit que
27:11rien ne peut se passer
27:12sans le Frexit
27:13or moi je vous pose
27:14la question François Asselineau
27:15vous êtes
27:16vous connaissez assez
27:17vous bossez
27:18je veux dire
27:19on peut vous reprocher
27:19beaucoup de choses
27:20sauf de bosser
27:21sauf de regarder
27:21ce qui se passe
27:22et sauf d'enquêter
27:23effectivement
27:24et vous avez la formation
27:26pour cela
27:28quand vous dites
27:30au fond
27:31on ne peut rien faire
27:32mais sans passer
27:33par le Frexit
27:34mais je vais vous donner
27:35un exemple
27:35les autoroutes
27:36pour tout le monde
27:37je prends un exemple
27:38très précis
27:38parce qu'il faudrait
27:39être concret
27:39sinon on reste en théorie
27:41en théorie
27:42comme chacun sait
27:42ça se passe très bien
27:43en théorie
27:44tout se passe toujours
27:44très bien
27:45les autoroutes
27:46aujourd'hui
27:47sont privatisées
27:47et à chaque fois
27:48les prix augmentent
27:48les prix augmentent
27:49on y va
27:50c'était national
27:51on sait très bien
27:52à qui c'est parti
27:53est-ce qu'aujourd'hui
27:54un gouvernement
27:54mettons
27:55vous êtes président
27:55ou un gouvernement
27:56disons
27:57qui partage
27:58vos idées
28:00et nombreux
28:01sont les français
28:02à partager vos idées
28:04est-ce qu'on a besoin
28:06du saut
28:07et de la bénédiction
28:08de l'Union Européenne
28:09ou du Conseil Européen
28:10pour renationaliser
28:11les autoroutes
28:12alors la réponse
28:13sur ce sujet
28:14est non
28:15effectivement
28:15on peut
28:16à la marge
28:17avoir des politiques
28:18et je dis
28:18pour les autoroutes
28:19pour beaucoup de choses
28:19oui non mais pas
28:20beaucoup de choses
28:21parce que le problème
28:21qui se posera immédiatement
28:22c'est comment on va financer
28:23parce que par ailleurs
28:24comme nous sommes dans l'euro
28:25nous avons un déficit excessif
28:27nous avons des procédures
28:28pour déficit excessif
28:29donc il va falloir trouver
28:30de l'argent
28:30on apprend ce matin
28:31que l'hôtel
28:32qui abritait
28:33monsieur Bérou
28:34l'hôtel du plan
28:35va être vendu
28:35à l'encan
28:36par l'état
28:37parce qu'on n'a plus un rond
28:38donc moi j'aimerais
28:38qu'on m'explique comment
28:39on va pouvoir racheter
28:41les autoroutes
28:42moi j'ai des propositions
28:43sur la question
28:44attendez
28:44oui
28:44donc vous avez raison
28:46évidemment que
28:47sur tel ou tel point
28:48on peut avoir
28:49on peut essayer
28:50de remédier
28:51mais si vous voulez
28:52il y a quelque chose
28:52qui me fascine
28:53c'est que
28:54on a toute une classe politique
28:56qui se creuse
28:57les méninges
28:58pour essayer
28:59de résoudre
29:00des problèmes
29:01que nous n'aurions pas
29:02si nous n'étions pas
29:03dans l'Union Européenne
29:04c'est quand même fascinant
29:05c'est comme par exemple
29:06je vois Madame Le Pen
29:07qui explique
29:09qu'elle veut limiter
29:09à 5 milliards d'euros
29:10la contribution nette
29:12à l'Union Européenne
29:13elle est d'ailleurs allée
29:14à Bruxelles
29:14tout le monde lui a dit non
29:15tout le monde lui a dit
29:16ça est décidé par les 27
29:18vous ne pouvez pas le changer
29:19je vois que beaucoup de gens
29:20parlent de l'immigration
29:21je vois des gens qui disent
29:22voilà si Madame Le Pen arrive
29:24on va lutter contre l'immigration
29:26ils oublient simplement
29:27qu'il y a le traité d'Amsterdam
29:28de 1999
29:29qui a déféré
29:31à la Commission Européenne
29:32la politique migratoire
29:34et Madame Ilva Johansson
29:35qui était
29:36à l'époque
29:37c'était en 2024
29:38qui était la commissaire européenne
29:40justement chargée
29:41de ces questions
29:41avait révélé
29:42le poteau rose
29:43la politique officielle
29:45de l'Union Européenne
29:46est de faire entrer
29:474 millions
29:48de nouveaux migrants
29:48par an
29:49ce que je dis
29:50c'est la politique officielle
29:51de l'Union Européenne
29:52faire entrer
29:534 millions
29:53de nouveaux migrants
29:54par an
29:55pour une durée indéterminée
29:57par an
29:57absolument
29:58parce que d'ailleurs
29:58on nous explique
29:59que
30:00mais allez regardez
30:00que les gens aillent se renseigner
30:02on nous explique
30:03qu'il n'y a pas assez
30:03de natalité
30:05je trouve que normalement
30:06si on constate
30:07qu'il y a un manque
30:08de natalité
30:08on doit prendre
30:09d'abord et avant tout
30:10une politique nataliste
30:11ça me paraît
30:12ça me paraît
30:12il y a
30:13en Hongrie
30:14vous savez qu'un ménage
30:15qui a 3 enfants
30:16peut être 3ème enfant
30:17il ne paye plus d'impôts
30:17à vie
30:18oui absolument
30:19mais si vous voulez
30:21on pourrait prendre
30:21une politique nataliste
30:23je ne dis pas le contraire
30:24mais la politique migratoire
30:25elle a été transférée
30:27à l'Union Européenne
30:28il faut le savoir
30:28c'est tellement vrai
30:29que Mme Mélanie
30:30qui est quand même
30:31l'amie de Mme Le Pen
30:33elle est devenue
30:34présidente du conseil
30:35que les auditeurs
30:37aillent se renseigner
30:38elle a lutté
30:39contre l'immigration
30:40clandestine
30:41parce que
30:42la commission européenne
30:43est d'accord
30:43mais elle a augmenté
30:44bien plus encore
30:46la légalisation
30:47des immigrés
30:48elle a fait des régularisations
30:50de telle sorte
30:50qu'il y a plus
30:51d'immigrés chaque année
30:53nouveau en Italie
30:54que du temps
30:54de son prédécesseur
30:55Mario Draghi
30:57donc la question
30:58et puis par ailleurs
30:59nous sommes dans l'espace Schengen
31:00c'est à dire qu'il est interdit
31:02c'est extraordinaire
31:03il est interdit
31:04par l'article 67
31:05du traité sur le fonctionnement
31:06de l'Union Européenne
31:07tout contrôle
31:09aux frontières
31:10est interdit
31:11la commission européenne
31:11veille à ce qu'il n'y a pas de contrôle
31:12c'est à dire qu'il y a l'immigré
31:13qui rentre dans n'importe quel pays
31:14d'Europe
31:14on peut ensuite aller dans n'importe quel pays d'Europe
31:16c'est Schengen
31:17absolument
31:17et alors ça
31:19c'est vrai qu'on se pose la question
31:22mais c'est pour ça
31:23qu'il est intéressant
31:23on parlait
31:24dès le début
31:24de l'enfant
31:25de l'éléphant
31:27dans la maison
31:27parce qu'au fond
31:28quand vous regardez
31:30que ce soit
31:31le programme de Mélenchon
31:32ou le programme
31:33de Marine Le Pen
31:37c'est vrai
31:38qu'il y a là-dedans
31:39l'Union Européenne
31:41et on va parler quand même
31:43de l'autre éléphant
31:44enfin
31:44c'est un éléphant associé
31:46l'économie
31:46parce que demain
31:47il y a le mur
31:48de la crise économique
31:49le mur de la dette
31:50etc
31:50qu'est-ce que là aussi
31:51il faut faire
31:52on en parle tout de suite
31:53après cette petite pause
31:54oui et on en parle
31:56avec François Asselineau
31:57qui est aujourd'hui
31:58votre invité
31:59André Bercoff
31:59sur Sud Radio
32:00réagissez au 0826 300 300
32:03si vous voulez
32:04échanger en direct
32:05sur Sud Radio
32:06avec André Bercoff
32:07et son invité
32:08François Asselineau
32:10on revient
32:10juste après
32:11cette petite pause
32:13Sud Radio
32:16Midi 13h
32:18Sud Radio
32:18faut qu'on s'organise
32:20André Bercoff
32:21De retour sur Sud Radio
32:23avec François Asselineau
32:25président de l'Union Européenne
32:26populaire
32:27pardon
32:28républicaine
32:29excusez-moi
32:30quel lapsus
32:31tu le prends
32:31pour Ursula von der Leyen
32:33c'est intéressant
32:34bonjour Ursula
32:35très heureux de vous accueillir
32:36président de l'Union Populaire
32:38républicaine
32:39et candidat
32:40à la présidentielle
32:41de 2027
32:42avec André Bercoff
32:43je ne sais pas
32:43que je recevais Ursula Asselineau
32:44et François von der Leyen
32:48plaisanterie
32:49mise à part
32:51vous venez de dire
32:52quelque chose
32:54juste avant
32:54avant la pause
32:55François Asselineau
32:56disait oui
32:57comment vous voulez
32:57avec quel argent
32:58par exemple
32:59on pourrait
33:00renédiat
33:00mais attendez
33:01et c'est là où j'arrive
33:02c'est la question à l'avant
33:03mais attendez
33:04on ne peut pas
33:05on ne peut pas avoir
33:06un gouvernement
33:06qui sent quitter
33:07l'Union Européenne
33:07ou en tout cas
33:08en prenant ses distances
33:09sûrement
33:09parce que
33:10est-ce que vous n'êtes pas
33:11de ce point de vue
33:12extrémiste
33:12je m'explique
33:13on dit
33:13ou c'est Frexit
33:14ou rien
33:15or
33:16non par exemple
33:17vous savez très très bien
33:18c'est pas à vous
33:19que j'enseignerai
33:20où en sont les dépenses publiques
33:22ou l'État léviathan
33:23ou l'État obèse
33:24ou l'État devenu
33:26une espèce de blob
33:26comme ça
33:27vous le savez très bien
33:27les associations
33:28les trucs
33:29où va notre argent
33:30etc etc
33:30on le sait
33:31et ça existe
33:32sans parler même de l'Ukraine
33:33sans parler des dépenses
33:34somptuaires
33:35sans parler de l'aide française
33:36au développement
33:37quand on voit
33:38les dérives
33:38absolument
33:39il y a de l'argent
33:40je veux dire
33:41il y a la dette
33:42mais il y a aussi
33:43des dépenses publiques
33:45ou de fonctionnement
33:45de l'État
33:46qui sont hallucinantes
33:47pourquoi on ne commencerait pas
33:49et on ne pourrait pas
33:51vous comme d'autres
33:52on ne pourrait pas
33:53commencer à dire
33:54allez
33:54commençons à transférer
33:56cet argent
33:57qui ruisselle de partout
33:59à des choses nécessaires
34:00comme le
34:01par exemple
34:02la nationalisation
34:02des autoroutes
34:03alors
34:04il y a énormément de choses
34:05malheureusement
34:06on n'a que quelques instants
34:07pour en parler
34:07déjà il y a un problème
34:09c'est le niveau de la dette
34:10en 2007
34:11lorsque Nicolas Sarkozy
34:13a été élu
34:14il y avait
34:15François Fillon
34:16Premier ministre
34:16qui dit
34:17je suis à la tête
34:17d'un État en faillite
34:18avec 1200 milliards
34:20d'euros de dettes
34:21on est maintenant
34:22trois fois plus
34:233600 milliards
34:24je rappelle que Nicolas Sarkozy
34:25avait été élu
34:26en disant qu'il allait
34:27remplacer un fonctionnaire
34:28sur deux
34:28et qu'il allait lutter
34:29contre l'endettement
34:30alors il y a quelque chose
34:31qui est compliqué à comprendre
34:33pour le grand public
34:34c'est que l'État
34:35ce n'est pas un couple
34:36de salariés
34:37si un couple de salariés
34:38dépense trop
34:39et qu'il est dans le rouge
34:39vis-à-vis de sa banque
34:40il lui suffit de dépenser moins
34:42pour revenir dans le vert
34:43avec un État
34:44ce n'est pas si simple
34:45parce que
34:45c'est l'activité économique
34:47qui fait les recettes
34:48de l'État
34:49c'est-à-dire que
34:50je suis favorable
34:51évidemment
34:52à réduire la dette
34:53mais pour réduire la dette
34:54le vecteur numéro un
34:55c'est la croissance
34:56et quand on coupe
34:57dans un certain nombre
34:58de dépenses publiques
34:59parfois
35:00ça
35:00c'est de la théorie
35:01mais qui est la croissance
35:03Françoise Lino ?
35:04qui a grandi le gâteau ?
35:06oui
35:06alors ce sont évidemment
35:07les entreprises
35:08les entrepreneurs
35:08mais lorsque par exemple
35:10vous avez un fonctionnaire
35:11on a aussi besoin de fonctionnaires
35:13quand vous avez
35:14un fonctionnaire
35:15qui dépense de l'argent
35:16en France
35:16il fait quand même tourner la machine
35:17en revanche
35:18il y a des dépenses
35:19les premières sur lesquelles
35:20qu'il faut attaquer
35:21ce sont les dépenses
35:22que l'on envoie à l'étranger
35:24et qui ne reviennent pas
35:26qui ne font pas fonctionner la machine
35:27elles sont énormes
35:28et qui sont considérables
35:29vous avez
35:30les 13 milliards
35:3112 milliards d'euros
35:32qui sont envoyés
35:33en plus à l'Union Européenne
35:34que nous ne voyons pas
35:35peut-être 10 milliards d'euros
35:37à Zelensky
35:38plusieurs milliards d'euros
35:39dans l'aide au développement
35:40moi je suis favorable
35:42à certaines aides au développement
35:43mais qui bénéficient
35:44à l'économie française
35:46quand on construit
35:47un stade
35:48en Éthiopie
35:49au profit
35:50d'un industriel chinois
35:51c'est tout perdu
35:52pour la France
35:53il y a également
35:55et ça c'est fondamental
35:56aussi à comprendre
35:56il y a la moitié
35:57de notre dette publique
35:59les 3600 milliards
36:00qui sont possédés
36:01par l'étranger
36:02et quand on va avoir
36:04c'est Locornu
36:05qui l'a dit
36:0591 milliards
36:07de frais financiers
36:08en 2027
36:09ou 2028
36:10il y aura
36:1145 milliards
36:12qu'on va envoyer
36:13à des retraités
36:14en Californie
36:15en Chine
36:16à Hong Kong
36:17etc.
36:18et qui vont faire
36:18tourner dans l'économie locale
36:20au total
36:21il y a 2 à 2.5 de PIB
36:23qui partent chaque année
36:24à l'étranger
36:24donc moi la première chose
36:26que je veux
36:26c'est d'abord et avant tout
36:27s'attaquer à ça
36:29vous voulez dire
36:30attendez
36:30les investisseurs étrangers
36:32mais ils apportent
36:33de l'argent aussi
36:34évidemment
36:34ils veulent retour
36:35sur investissement
36:35mais qu'est-ce que vous faites
36:36avec eux ?
36:37vous leur dites
36:37allez arrêtez
36:38on s'en fout
36:38on n'a pas besoin de vous ?
36:39pour la dette publique
36:40je veux revenir
36:41à ce que De Gaulle
36:42avait fait d'ailleurs
36:42en 1966
36:43c'est-à-dire que nous ayons
36:44tendanciellement
36:450 euro
36:46de dette vis-à-vis de l'étranger
36:48avec des bons du Trésor
36:49parce que
36:49si on renationalise
36:51cette dette petit à petit
36:52c'est-à-dire que
36:52vous savez que
36:53lorsqu'on arrive à échéance
36:54d'une obligation
36:55à 6 milliards du Trésor
36:56par exemple récemment
36:57il y a eu 16 milliards d'euros
36:58et bien il a fallu faire
36:59une nouvelle adjudication
37:00moi je voudrais que
37:01cette adjudication
37:02soit réservée aux français
37:03par des bons du Trésor
37:04les gens souscriront
37:05ne souscriront pas
37:06mais il y a 6600 milliards
37:07et ça on ne peut pas
37:07le faire avec l'euro
37:08on peut le faire avec le franc
37:09non
37:09parce que dans les traités
37:11européens
37:11il y a la libre circulation
37:13des capitaux
37:13et il y a la non-discrimination
37:15par nationalité
37:16c'est-à-dire que nous avons
37:17un système
37:18qui permet à des fonds
37:19de pension
37:19et des hedge funds
37:20des fonds spéculatifs étrangers
37:22de venir siphonner
37:23la richesse française
37:24si on avait notre dette publique
37:26regardez ce qui se passe
37:27au Japon
37:28au Japon
37:28ils ont une dette
37:29de 220% du pays
37:30mais ça appartient aux japonais
37:32si nous notre dette
37:33appartenait aux français
37:34et bien nous donnerions
37:35de l'argent
37:36nous perdions des frais financiers
37:38certes
37:38mais les français
37:40réinvestiraient en France
37:40d'autant plus que
37:41si on est sorti de l'Union Européenne
37:42je mettrais des droits de douane
37:43pour favoriser la production française
37:45et en plus de ça
37:46on aurait également
37:47des impôts sur la TVA
37:49qui rentrerait
37:49d'accord
37:50mais les choses étant
37:50ce qu'elles sont
37:51tous vous avez
37:52qui seront les investisseurs
37:54à supposer que
37:54les investisseurs étrangers
37:56diront
37:56ah bon bah écoutez
37:57ils ne veulent plus
37:58le retour sur l'investissement
37:59on va aller investir ailleurs
38:01on va aller investir
38:02dans les pays européens
38:02je veux dire
38:03ils seront très bien contents
38:04pour l'argent
38:05comment on fait nous ?
38:06ils investissent dans quoi ?
38:08M. Macron se félicite
38:09que la France
38:10est destinataire
38:10d'investissements étrangers
38:11mais ce n'est pas
38:12pour y construire des usines
38:13enfin je ne lui avais pas rêvé
38:14M. Hollande avait nommé
38:16Montebourg
38:16ministre du redressement productif
38:18on en est où ?
38:19moi quand j'étais à HEC
38:20en 1979
38:20on m'expliquait
38:22que l'industrie
38:22c'était 30%
38:23du produit industriel
38:24du PIB
38:25on est tombé à 9%
38:27c'est ce qui fait
38:27la richesse de la France
38:28et si on continue comme ça
38:29je ne vois pas
38:30en vertu de quel raisonnement
38:31on ne va pas tomber
38:32tomber de plus en plus
38:34puisque nous sommes
38:34dans un marché unique
38:35avec le SMIC en France
38:37qui est de 1500 euros
38:38pour faire simple
38:39il est de 300 euros
38:40en Bulgarie
38:41mais on est maintenant
38:42avec tous ces accords
38:42de libre-échange
38:43dont je parlais
38:43on est maintenant
38:45en compétition
38:45avec des salariés
38:46au Bangladesh
38:47qui sont à un SMIC
38:48de 30 euros par mois
38:49donc je ne vois pas
38:50en vertu de quel raisonnement
38:51on pourrait garantir
38:53aux français
38:53que leur pays
38:54ne va pas continuer
38:55sur la pente
38:56sur laquelle nous sommes
38:57c'est-à-dire
38:57l'appauvrissement
38:59des français
39:00et il y a quelque chose
39:00qui est vraiment important
39:01à comprendre
39:02c'est que la libre circulation
39:04des capitaux
39:04est à l'origine
39:05de tout ceci
39:06ça nous a été imposé
39:07par l'acte unique européen
39:08de 1986
39:10c'est à partir de ce moment-là
39:11qu'ont commencé
39:11des délocalisations
39:12industrielles
39:13torrentielles
39:14et il faut bien comprendre
39:15qu'il y a des bénéficiaires
39:16de ça
39:16c'est pas les français
39:18on voit depuis
39:20l'an 2000
39:20la grande pauvreté
39:21qui redémarre en France
39:22depuis quelques années
39:23c'est la mortalité infantile
39:25qui redémarre en France
39:26je rappelle qu'Emmanuel Todd
39:27avait trouvé ce critère
39:28pour présager
39:30de l'effondrement
39:31de l'Union soviétique
39:31dans son livre de 1976
39:33il y a des bénéficiaires
39:35de la libre circulation
39:35des capitaux
39:36c'est une toute petite fraction
39:38de quelques dizaines
39:39quelques centaines
39:40de personnes
39:40dont la richesse
39:41est devenue énorme
39:43c'est pas la même chose
39:44d'avoir 200 ou 300 millions
39:46d'euros de richesse
39:47ce qui est très très formidable
39:48moi je ne suis pas
39:49pour que les gens s'enrichissent
39:50mais c'est pas la même chose
39:51d'avoir 200 millions d'euros
39:53et 200 milliards d'euros
39:54c'est-à-dire qu'on a maintenant
39:56des oligarques
39:56c'est pas seulement en France
39:57mais c'est quand même
39:58en le cas aux Etats-Unis
39:59qui ont plus de poids
40:01que des Etats
40:02et là
40:03ce qui s'est passé
40:04vous voulez que je vous dise
40:05ce que je pense
40:05en 2017
40:06ce qui s'est passé
40:07c'est que l'élection présidentielle
40:09a été volée aux français
40:10elle a été achetée
40:11par des oligarques
40:12par des milliardaires
40:13qui nous ont vendu l'idée
40:14que Macron
40:14c'était le Mozart de la finance
40:1610 ans après
40:16on voit ce que c'est
40:17vous voulez dire
40:18ce sont les mêmes
40:19qui ont tué Fillon ?
40:20par exemple
40:21parce que Macron
40:23ne se sent pas redevable
40:24vis-à-vis des français
40:25il se sent redevable
40:26vis-à-vis des forces
40:27qui ont fait un coup d'Etat
40:29médiatique et sondagier
40:30pour propulser
40:31leur agent
40:32qui en fait
40:33est en train de détruire la France
40:34et quand vous expliquez
40:35qu'il a été réélu pourtant
40:37on n'en a pas
40:38il n'y a quasiment pas eu
40:39de campagne d'ailleurs
40:40en 2022
40:40et au passage moi
40:41on s'est arrangé
40:42pour que je n'ai pas mes parrainages
40:43je rappelle que Beyrou
40:44a donné des parrainages
40:45à tout le monde
40:45sauf à moi
40:46parce que c'était
40:47complètement anticonstitutionnel
40:49là je relance vraiment
40:50un vibrant appel
40:52à mes compatriotes
40:53il faut que les gens se disent
40:54pourquoi les français
40:55ont-ils élu Macron
40:56dont maintenant
40:5790% des français
40:58se rendent compte
40:59que c'est un désastre historique
41:00et comment faire
41:01pour que ça ne soit pas
41:02le cas de nouveau
41:03en 2027
41:05mais est-ce que
41:05alors moi la question
41:06que je vais vous poser
41:07ça va peut-être
41:07est-ce que vous croyez vraiment
41:09que la présidence prochaine
41:11quel que soit
41:12le lot
41:12je dis bien
41:13c'est pas le vraiment
41:14pour vous
41:14de tout pour 10h30
41:16où vous contestez
41:16François Asseliaux
41:17est-ce que ça va changer
41:18quelque chose
41:19je veux dire
41:19qu'à partir du moment
41:20où est-ce que nous
41:22seuls
41:22posons la question comme ça
41:23nous français
41:24est-ce que demain
41:25on peut dire
41:26et bien nous
41:26on se retire
41:27sans que ça soit
41:29parce que c'est ça
41:30qu'on présente à chaque fois
41:31puisque à ce moment-là
41:32si c'était
41:32si vous aviez raison en tout
41:34on se demande
41:35pourquoi même
41:36comme argument électoral
41:37que ce soit un Mélenchon
41:38d'un côté
41:39ou une Marine Le Pen
41:40de l'autre
41:40pour ne parler que d'eux
41:41qui dirait
41:41oui effectivement
41:42et bien pourquoi
41:43on n'y va pas
41:44à moins qu'on puisse dire
41:45qu'ils sont achetés
41:46mais enfin
41:46n'allons pas jusque là
41:47et ne serions pas diffamatoires
41:49mais qu'est-ce qui empêche
41:50ces gens-là
41:51ou d'autres
41:52dire comme vous
41:54dire écoutez
41:54et bien voilà
41:55demain
41:56le 2 mai 1927
41:592027 pardon
42:00et bien on s'en va
42:03mais ça c'est à eux
42:04qu'il faut leur demander
42:04vous voulez que je vous réponde
42:06oui
42:06la lâcheté
42:07parce qu'ils savent
42:09que nous avons
42:10des élections présidentielles
42:11qui sont désormais
42:12sous la coupe des oligarques
42:13c'est pas moi qui l'ai dit
42:14c'est comment dire
42:15Atta lui-même a dit
42:17on ne peut pas faire campagne
42:18si on ne passe pas
42:18par la presse Bolloré
42:19c'est-à-dire que nous avons
42:21des multimilliardaires
42:22qui ont mis la main
42:23sur les grands médias
42:24je suis désolé de le dire
42:24Sud Radio
42:25c'est peut-être
42:26justement l'exception
42:27qui confirme la règle
42:28parce qu'il y a des milliardaires
42:29partout
42:29oui mais pourquoi
42:30je ne passe pas
42:31pourquoi je ne passe pas
42:33parce que justement
42:34vous savez il y a Frexit
42:36et Frexit
42:36comme Brexit et Brexit
42:37on peut sortir
42:39à partir du moment
42:39la France sera sortie
42:40de l'Union Européenne
42:41on pourrait ne toucher à rien
42:43parce que toutes les contraintes
42:45qu'on a souscrites
42:46dans le cadre de l'Union Européenne
42:47continueront d'exister
42:48par exemple
42:48la libre circulation des capitaux
42:50on peut très bien sortir
42:51de l'Union Européenne
42:52et garder cette libre circulation
42:53mais la grande différence
42:54c'est qu'on peut revenir dessus
42:56or tous les grands pays du monde
42:58d'aujourd'hui
42:59ceux qui se développent
43:00à toute allure
43:00comme c'était le cas
43:02de la France de De Gaulle
43:02de Pompidou
43:03et de Gisca
43:04c'est des pays
43:05qui contrôlent
43:06les mouvements de capitaux
43:07voilà
43:07la Chine
43:08le sous-continent indien
43:09l'Asie du Sud-Est
43:10contrôle les mouvements de capitaux
43:12la Russie
43:12la Russie
43:13nous nous ne contrôlons plus
43:15donc nous avons
43:16des multimilliardaires
43:17qui en fait
43:18ont accumulé des richesses
43:19tellement colossales
43:20qu'elles achètent
43:21les médias
43:22les journaux
43:23les instituts de sondage
43:24et ils propulsent
43:25ce qu'ils propulsent
43:26en fait
43:26des
43:27excusez-moi de dire
43:28mais des bénis oui oui
43:29et à droite
43:31comme à gauche
43:31Madame Le Pen
43:32comme Monsieur Mélenchon
43:33ils se disent dans leur tête
43:35si je dis comme Asselineau
43:36je ne passerai plus
43:37dans les médias
43:37et bien moi
43:38je suis plus courageux qu'eux
43:39et les Français
43:40ils ont besoin
43:40d'avoir quelqu'un
43:41qui a du courage
43:42quelqu'un qui est de l'expérience
43:44quelqu'un qui connaisse
43:44les dossiers
43:45quelqu'un qui connaisse
43:46l'économie
43:47et qui dise aux Français
43:48la vérité
43:49moi vous savez
43:50j'ai une longue expérience
43:51je ne cherche pas
43:52j'ai été dans les allées
43:53du pouvoir
43:54j'ai dîné avec l'empereur
43:56du Japon
43:56j'ai dîné avec
43:57François Mitterrand
43:58quand du temps
43:58de la cohabitation
43:59j'ai accompagné Chirac
44:01en Asie
44:01en Amérique latine
44:02j'ai déjeuné
44:03avec Nelson Mandela
44:04j'ai serré la main
44:05de Jean-Paul II
44:06j'ai vu tout ça
44:07c'était passionnant
44:08mais ce que j'ai vu aussi
44:09c'est un pays qui est dirigé
44:10par une classe politique
44:11qui n'est pas du niveau
44:13par rapport à la gravité
44:14de la situation
44:15c'est-à-dire des gens
44:16qui n'ont pas le niveau
44:18d'ailleurs
44:18vous savez où Macron
44:19va se faire embaucher
44:20quand il va sortir de l'Elysée
44:21chez Xavier Nier
44:22bon
44:23est-ce que vous imaginez
44:24de Gaulle
44:25qui se serait fait embaucher
44:26ensuite
44:27chez un milliardaire
44:28qui a fait d'ailleurs
44:29une fortune
44:29arrêtez avec vos comparaisons
44:30François
44:31arrêtez vos comparaisons
44:32mais même sans parler
44:32de Gaulle Mitterrand
44:33vous avez connu
44:34François Mitterrand
44:35bon moi c'était pas
44:36de mon bord
44:37mais je l'avais accompagné
44:38pendant la colonisation
44:39en Corée ou au Kazakhstan
44:40Mitterrand
44:41c'était quand même
44:41quelqu'un qui avait de la classe
44:42qui avait d'érudition
44:43maintenant on a une classe politique
44:45si vous voulez
44:46qui est absolument nulle
44:47et tout est fait
44:48pour que les français
44:49n'aient pas
44:50qu'on ne leur présente pas
44:51le choix
44:51si je suis candidat
44:53tout va être fait
44:54pour me cacher
44:54jusqu'au dernier moment
44:55comme ça avait été le cas
44:56en 2016
44:57mais vous savez très bien
44:59que vous allez
45:00ressurgir à chaque fois
45:02tel hanté
45:03et de toute façon
45:04on vous recevra
45:05à nouveau
45:05vous le savez
45:06merci François Asselineau
45:07merci de m'avoir reçu
45:08André Bercoff
45:09et merci Céline
45:10merci à vous d'être venu
45:11sur Sud Radio
45:12François Asselineau
45:13dans un instant
45:14André Bercoff
45:15génération Bercoff
45:16et aujourd'hui
45:17nous allons parler
45:18de celui qui a été
45:19dans les années 80
45:20le symbole de la France
45:22qui bouge
45:22qui crée
45:23et qui va de l'avant
45:24à savoir
45:24Bernard Tapie
45:26André vous l'avez
45:26très bien connu
45:27vous allez nous raconter
45:28comment cet enfant
45:29parti de rien
45:30est devenu l'homme
45:32qui à une époque
45:33a fait rêver
45:33des millions
45:34de français
45:35restez avec nous
45:36on revient
45:37juste après
45:38le journal des 13 heures
45:39sur Sud Radio
45:42Sud Radio
45:44Parlons vrai