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  • il y a 2 minutes
Avec Guillaume Lacroix, Président du Parti Radical de Gauche
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##L_INVITE_POLITIQUE-2026-09-29##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:06Il est 8h30 sur Sud Radio, bienvenue si vous nous rejoignez.
00:10C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques, vous recevez Guillaume Lacroix, président du Parti Radical
00:16de Gauche.
00:17Guillaume Lacroix, bonjour.
00:18Bonjour.
00:19Alors sans vous faire offense, beaucoup ne vous connaissent pas et se disent mais à quoi sert le Parti Radical
00:24de Gauche ?
00:25Comment vous pourriez vous décrire et vous présenter ?
00:27Il faut des gardiens de la République. Quand la République va mal, il faut des gardiens sincères, des gardiens crédibles.
00:32Et comme je suis le modeste héritier du parti qui a fondé la République, je crois qu'il est de
00:37mon devoir dans ce moment de chaos, de fragilité, de fébrilité, de parler fort.
00:42On ne nous a pas entendus quand tout allait bien mais il faut qu'on soit là quand tout va
00:45mal.
00:46Vous vous définissez souvent comme un lanceur d'alerte ?
00:48Je me définis comme un républicain de gauche, une race en voie de disparition depuis bien longtemps.
00:54C'est-à-dire quelqu'un qui considère que dans l'organisation publique, le régalien compte autant que le progrès
01:00social.
01:01Il faut être capable de se distancier des modes pour revenir toujours à l'essentiel, les principes, la République, laïque,
01:08universaliste et la capacité à faire avancer le pays dans la solidarité.
01:12Est-ce qu'il faut quelqu'un aussi pour dire la vérité dans un contexte où peu tiennent un langage
01:18de vérité ?
01:18C'est la force d'être non-candidat, que je crois être l'un des rares responsables politiques de ce
01:24pays à avoir fait le choix volontaire de ne pas être candidat.
01:27Ça me donne effectivement une liberté de ton de parole parce que je crois que l'heure est grave, parce
01:31que les Français le sentent, ils le ressentent, ils le vivent.
01:34Ils voient des crises multiples, se multiplier devant eux, mettre en danger l'avenir de leurs enfants et dans ce
01:40moment, moi je ne veux pas qu'on les enfume.
01:42Alors justement, la France est devenue une poudrière, avez-vous déjà connu un tel niveau de tension en France ?
01:47Rarement, il y a souvent eu dans ce pays des tensions.
01:50D'abord c'est un pays qui a, depuis très longtemps, se réjouisse très souvent de la révolution française.
01:56Bon, il y a quand même eu dans ce pays souvent des sous-brosseaux, des moments compliqués.
02:00Là, le problème c'est que nous sommes dans des moments de, ce que j'ai appelé de pulsions de
02:05mort, c'est-à-dire qui ne mènent à rien.
02:06C'est-à-dire qui ne sont pas motivés par un débouché politique, par un espoir, qui ne sont pas
02:11motivés par l'envie d'un autre monde.
02:14Elles sont motivées par l'envie de détruire.
02:16Et quand vous ne voulez plus que détruire, c'est que vous êtes arrivé à un niveau d'exaspération.
02:21Et donc, une forme d'absence d'envie d'être ensemble.
02:25Et c'est ce qui m'inquiète terriblement.
02:27Comment vous mesurez ces pulsions morbides ?
02:32Par le fait que quand vous cassez, quand vous détruisez, quand vous attaquez les institutions par principe,
02:38sans rien proposer, sans rien imaginer, sans porter même un slogan,
02:43monde meilleur, sans savoir forcément le définir.
02:45Mais quand vous n'êtes plus que dans l'individualisme, ce qu'on a observé ces derniers temps,
02:50c'est à la fois des factieux qui voulaient détruire, détruire les institutions,
02:54ce qui s'est passé à Limoges, est quand même emblématique de cette situation.
02:59Et puis vous avez assisté des gens qui se sont simplement dit,
03:01écoutez, tout va mal, alors je vais aller me servir.
03:03Je vais aller me servir dans les magasins, je vais aller piller, je vais aller casser,
03:06je vais aller prendre une espèce de pulsion consumériste morbide,
03:10et qui donne le sentiment que finalement, il n'y a plus d'appartenance commune,
03:13et qu'il n'y a plus d'envie d'aller ensemble, quelque part.
03:15Guillaume Lacroix, président du Parti Radical de Gauche,
03:18vous nous parlez et vous nous faites un constat de ces pulsions morbides,
03:23et de ce moment que l'on traverse aujourd'hui,
03:25et qui se retrouve aussi, j'ai envie de dire, au niveau politique, au niveau des responsables.
03:29On a vu une scène quand même assez forte à l'Assemblée Nationale avant-hier.
03:34Vous avez le sentiment que la concorde est impossible aujourd'hui ?
03:37Moi j'ai l'impression que la République est en danger.
03:39quand la représentation nationale finit de salir et d'humilier,
03:43ce qui normalement doit être le ferment d'une société,
03:46la dignité dans l'épreuve, la dignité dans l'épreuve,
03:49ce qui s'est passé à Trappes, est un crime raciste,
03:52c'est un crime raciste avec une pensée derrière,
03:55qui est que finalement dans les têtes, la guerre civile est là,
03:58chacun veut compter ses morts.
04:00Dans les têtes, chacun se dit, j'ai mon mort,
04:02mon mort à moi il est noir, mon mort à moi il est blanc,
04:04mon mort à moi il est juif,
04:05mais on est dans un monde qui devient dingue et je ne l'accepterai pas
04:09parce que nous ne pouvons aller nulle part,
04:12nous ne pouvons emmener nos enfants nulle part,
04:14nous ne pouvons autoriser la jeunesse à rien
04:16si nous ne lui offrons rien d'autre que la désolation des détestations.
04:21Chacun a son mort, c'est ce que vous nous dites,
04:23dans les heures qui ont suivi, on a vu à l'Assemblée Nationale
04:26une forme de compétition entre différentes formations politiques à ce sujet.
04:30Mais c'est terrible !
04:31Vous avez l'extrême droite qui passe plus de temps
04:33à essayer d'expliquer qu'elle n'est pour rien qu'à se morfondre
04:35de ce qui s'est produit.
04:37L'extrême droite se serait honoré quand même dans ce moment
04:39de dire qu'effectivement l'essentialisme,
04:42le fait de généraliser,
04:44le fait de dire que tous les Arabes sont,
04:46tous les Noirs sont, tous les Blancs sont...
04:48Elle n'essaye pas de le faire,
04:49on a entendu récemment Marine Le Pen préciser ses pensées,
04:52notamment sur ses volontés,
04:53contrairement concernant les musulmans,
04:56en disant que la préférence nationale,
04:58elle s'adresserait à tous les Français
05:00et qu'il n'y aurait pas de différence précisément
05:03entre les religions.
05:04M. Cardoz, quand vous êtes dans la vie politique depuis 30 ans,
05:07que vous en êtes à votre troisième ou quatrième candidature
05:09à la présidentielle,
05:10et que vous êtes obligé de préciser,
05:12c'est que vous n'avez pas été très très clair
05:14sur ce que vous vouliez porter depuis quelques années.
05:18Et ?
05:18Je trouve que l'irresponsabilité aujourd'hui,
05:21elle est particulièrement incarnée par les extrêmes,
05:23tous les extrêmes,
05:24mais que malheureusement l'irresponsabilité,
05:26elle commence aussi à se dessiner
05:28dans le camp des Républicains, des Démocrates.
05:30Alors, on a entendu le maire de Trappes,
05:32Ali Rabet,
05:33ainsi que de nombreux responsables politiques de gauche
05:36accuser Éric Zemmour, le RN,
05:38la ministre Aurore Berger,
05:39ou même Bruno Retailleau,
05:40d'avoir armé idéologiquement le tueur.
05:43C'est pas un peu facile ?
05:45Ah mais moi, je déteste les raccourcis.
05:48Nous sommes dans une société
05:49où chacun a une part de responsabilité.
05:51L'extrême droite, à la sienne, c'est évident.
05:53Sur la généralisation,
05:55la stigmatisation de populations particulières.
05:58Mais tout le monde a sa part de responsabilité.
06:00C'est quand la France a connu des attentats
06:03par des islamistes,
06:05les mêmes,
06:06qui aujourd'hui pointent du doigt à l'extrême droite,
06:08étaient incapables de pointer du doigt,
06:09du doigt à ce qu'était l'islamisme
06:12et ce qu'était le fanatisme religieux.
06:13Donc, moi, je ne choisis pas entre les haines,
06:16M. Cardouze.
06:16C'est la force des Républicains.
06:18Je les combats toutes, je les écrase toutes.
06:20Si je dois me radicaliser,
06:21c'est contre cela.
06:22Contre la haine.
06:23Contre, finalement,
06:24cette bêtise ambiante
06:26qu'on exacerbe
06:27au moment où il faut parler
06:28à l'intelligence des Français.
06:29Et il faut leur dire,
06:30vous voyez bien que ça va mal,
06:31est-ce que c'est vraiment le moment
06:33d'en rajouter nous-mêmes ?
06:34Vous voudriez vous radicaliser
06:36contre les radicaux ?
06:37Moi, je veux me radicaliser
06:38dans la raison, la responsabilité
06:39et la République, oui.
06:40Alors, certains d'entre eux,
06:42de ces radicaux,
06:42se sont offusqués
06:43que certains hommes politiques
06:44désignent Trapp
06:46comme un refuge islamiste.
06:48Mais les faits sont là.
06:49Entre 2005 et 2010,
06:51Trapp a fait l'objet
06:51de nombreuses enquêtes
06:52des services de renseignement
06:54et de la justice antiterroriste
06:56sur ces filières djihadistes.
06:58On a également une cinquantaine d'habitants
07:00qui sont partis vers Daesh.
07:02Est-ce que dans ces conditions,
07:03ce n'est pas un peu facile
07:05de désigner
07:07et d'expliquer
07:08que dès lors que l'on parle de Trapp,
07:09eh bien, on fait une assimilation
07:11avec le racisme ?
07:12Non, moi, je crois
07:13qu'il faut serrer les problèmes.
07:14Moi, je refuse de dire
07:15qu'il y a ce sujet à Trapp
07:17donc c'est quasiment logique
07:18dans ce que vous me dites
07:19qu'il y ait une réaction armée contre.
07:22On ne peut pas prendre
07:23le problème comme ça.
07:24Il faut traiter les problèmes
07:25les uns après les autres.
07:26Il y a dans ce pays
07:27une résurgence,
07:28une remontée du fanatisme religieux,
07:30notamment, pas seulement,
07:32notamment islamiste.
07:33Il y a dans ce pays aussi
07:35une résurgence
07:36et une remontée du racisme.
07:37Ça n'est pas l'un
07:39qui provoque l'autre.
07:40Ce sont deux problèmes
07:41qui doivent être traités
07:43évidemment directement
07:44en rappelant l'essentiel.
07:45Dans ce pays,
07:46tous les enfants de France
07:47sont protégés
07:48par des principes
07:49qui sont les mêmes.
07:50Et c'est là-dessus
07:51qu'il faut tenir.
07:52Parce que si vous êtes lâche
07:54avec la montée
07:55du fanatisme religieux,
07:56effectivement,
07:57vous ne pouvez pas être ferme
07:58avec le racisme.
07:59Mais si vous êtes lâche
08:00avec le racisme,
08:01vous ne pouvez pas être ferme
08:02contre le fanatisme religieux.
08:04Et moi, la fermeté,
08:04l'autorité,
08:05je crois que c'est ce qui manque
08:06vraiment aujourd'hui
08:07dans les discours du pays
08:08et surtout ceux de la gauche.
08:09Alors,
08:10est-ce que les difficultés sociales
08:12ne sont pas
08:12les principaux moteurs
08:13de ces haines en France ?
08:14Est-ce que tout ce que vous décrivez là
08:16ne se trouve pas finalement
08:17dans nos difficultés aussi
08:19à donner un avenir ?
08:20Écoutez,
08:21moi je viens
08:21d'une famille...
08:23Mon père était routier,
08:24ma mère était instite
08:25d'un village
08:26de Lens
08:27en France.
08:28Je ne viens pas
08:29de la cuisse de Jupiter.
08:31Je n'ai pas été élevé
08:32dans l'opulence.
08:33J'ai connu,
08:34j'ai vu
08:35des difficultés
08:36dans ma famille.
08:38Ça ne m'a jamais incité
08:39à la violence.
08:40Ça ne m'a jamais incité
08:42à considérer
08:43que j'avais
08:43un droit de revanche.
08:45Ça m'a incité
08:46à considérer
08:46qu'il fallait se battre
08:48contre le mépris.
08:50Il fallait se battre
08:51contre le mépris de classe.
08:52Il fallait se battre
08:53contre les assignations sociales.
08:55Il fallait se battre
08:56contre le plafond de verre.
08:57Ça, ce sont des bagarres
08:58qui sont utiles au pays.
09:00Mais ça n'est pas la violence.
09:01Moi, je ne ferai jamais de lien
09:02entre difficulté des uns
09:04et droit à la violence des autres.
09:05Alors, vous désignez,
09:08enfin, en tous les cas,
09:09vous condamnez les radicaux.
09:10Est-ce que vous approuvez
09:12la France insoumise
09:12qui désigne directement
09:14Éric Zemmour
09:14comme responsable
09:15de la montée du racisme
09:16en France ?
09:17Ce qui est incroyable,
09:18c'est que Jean-Luc Mélenchon
09:19refuse d'être désigné
09:20comme le responsable
09:21de la montée
09:21de l'antisémitisme en France.
09:23Et il trouve logique
09:24d'aller désigner quelqu'un,
09:26un seul homme,
09:26une seule femme,
09:27qui serait responsable
09:28de la montée
09:29du racisme en France.
09:31La France est aux prises
09:32avec des gens
09:32qui ont des idées,
09:33qui ont décidé
09:34de chauffer à blanc
09:35les esprits.
09:36Ils veulent désigner
09:37des boucs émissaires,
09:38des ennemis.
09:39Ils se servent l'un des autres ?
09:40Mais surtout,
09:41ils font en sorte
09:42que vous ne regardiez pas
09:43le réel,
09:43parce que pendant qu'on se bat
09:44pour savoir si M. Zemmour,
09:45dont je me moque
09:46comme dans le 40
09:47et dont je hais les thèses,
09:48est responsable de quelque chose
09:50ou si M. Mélenchon
09:51est responsable
09:52à lui tout seul
09:53des émeutes
09:54et de l'antisémitisme en France,
09:55on ne parle pas
09:55des vrais sujets.
09:56On ne parle pas
09:56de la crise budgétaire,
09:57on ne parle pas
09:58de la crise financière,
09:59on ne parle pas
09:59du pouvoir d'achat.
10:00Mais qu'est-ce qui intéresse
10:01les gens ?
10:01C'est de pouvoir se loger.
10:02Qu'est-ce qu'ils en ont à faire ?
10:03De savoir si M. Mélenchon
10:06pense que M. Zemmour
10:07est l'ennemi de la République
10:07ou si M. Zemmour
10:08pense que M. Mélenchon
10:09est l'ennemi de la République.
10:10Les ennemis de la République,
10:11c'est ceux qui refusent le réel.
10:13Et là, en l'occurrence,
10:14ils se retrouvent.
10:15Sauf que vous savez bien
10:15comment ça fonctionne.
10:16Il faut des hommes
10:17pour porter des idées
10:18et pour les défendre
10:19dans une campagne électorale.
10:20Est-ce qu'Éric Zemmour
10:21a sa place
10:21dans cette présidentielle ?
10:22Il fait ce qu'il veut.
10:23Il n'aura jamais ma voix.
10:25Oui.
10:27Concernant les médias,
10:28on a assisté
10:28ces dernières heures,
10:29ces derniers jours
10:31à des propos
10:31qui sont un peu inquiétants.
10:35En tous les cas,
10:35ils sont vécus comme tels
10:36par un certain nombre
10:37de journalistes.
10:38On sent que la France Insoumise
10:39dresse presque des listes
10:40de bons et de mauvais médias.
10:42Est-ce que ça vous choque ?
10:44Vous savez, moi,
10:45dès qu'on rentre
10:45dans la théorie du bon
10:46et du mauvais chasseur,
10:47je commence à sourire.
10:48Alors, parfois jaune,
10:48quand il s'agit de la démocratie,
10:50je ne crois pas
10:51qu'il y ait de bons
10:52ou de mauvais médias.
10:53Je crois que la véritable exigence,
10:55c'est d'avoir
10:56que des médias libres,
10:58qu'on n'ait que
10:58des journalistes libres
11:00et accessoirement
11:01qu'ils travaillent.
11:02C'est-à-dire qu'ils soient
11:02capables véritablement
11:04d'aller chercher la vérité
11:05et de l'opposer
11:06à ceux qui viennent raconter
11:07n'importe quoi
11:08dans les studios.
11:09Malheureusement,
11:09je trouve que parfois,
11:10ça manque.
11:11Moi, je défendrais toujours...
11:12Vous savez, je suis de linge,
11:13je vous l'ai dit,
11:14c'était la terre de Voltaire.
11:16Je crois qu'il faut privilégier
11:17la capacité de chacune
11:19et chacun
11:19à s'exprimer partout
11:20et que la liberté médiatique,
11:22c'est la démocratie.
11:22Comment la France
11:23en est arrivée là ?
11:24Ce sont les dix ans
11:25de macronisme aujourd'hui
11:26qui l'ont abîmé ?
11:27Il y a une responsabilité
11:29par principe
11:29de ceux qui gouvernent.
11:30Alors, quand vous gouvernez
11:31dix ans,
11:32votre responsabilité
11:33est forcément grande.
11:34Mais c'est aussi
11:35une somme de lâcheté
11:38depuis des décennies.
11:39Mais parce que
11:40ce pays avait fini par croire
11:42que rien ne pourrait
11:42jamais lui arriver.
11:43Ce pays avait pensé
11:44que son niveau de vie,
11:46la capacité de pouvoir d'achat
11:47du plus grand nombre,
11:48son niveau de croissance
11:49lui permettrait finalement
11:50de surmonter
11:52à peu près
11:53toutes les difficultés
11:53et elle n'a pas voulu
11:54les regarder.
11:55Et puis,
11:55on a eu la crise
11:56des subprimes
11:57sous Sarkozy
11:58et on s'est dit
11:58finalement on n'est pas
11:59si fort.
12:00Puis on a eu
12:01la crise des attentats terroristes
12:02et là on s'est dit
12:03oulala,
12:03on vient nous tuer
12:04chez nous.
12:05Et puis on a eu le Covid
12:06et là on s'est rendu compte
12:07que notre chéquier
12:08ne servait à rien,
12:08on n'arrivait même pas
12:09à acheter des masques.
12:10Et je crois que les Français
12:11se sont mis à comprendre
12:12que ce sentiment
12:14qu'ils avaient,
12:15que la mondialisation
12:16apportait du bon
12:17mais qu'elle apportait
12:17aussi du mauvais,
12:18que l'Europe
12:19apportait du bon
12:20mais qu'elle apportait
12:20aussi des choses
12:21qui n'étaient pas suffisantes
12:22est devenue réelle.
12:24Et que dans ce moment-là,
12:25les politiques ont continué
12:26de faire comme avant.
12:27Ils ont continué
12:28à finalement faire
12:29des promesses intenables,
12:30à faire croire
12:30qu'ils pouvaient tout tenir
12:31tout seuls.
12:33Et là aujourd'hui
12:33on arrive au moment
12:34de l'exaspération,
12:36au moment où tout le monde
12:36a ouvert les yeux
12:37et où ils voient bien
12:38que les gens leur parlent,
12:39soit finalement
12:41en les caricaturant
12:42parce que les extrêmes
12:43ne parlent pas
12:43à l'intelligence des gens,
12:44soit en leur mentant,
12:46en faisant des promesses
12:46irréalistes.
12:47Et c'est avec cela
12:48qu'il faut rompre.
12:48Mais ça c'est une analyse
12:50générale Guillaume Lacroix
12:51mais est-ce qu'Emmanuel Macron
12:54est responsable directement ?
12:55Emmanuel Macron a une responsabilité.
12:57Il a été président de la République
12:58pendant 10 ans.
12:59Il a une responsabilité essentielle.
13:01Emmanuel Macron s'est fait élire
13:02sur l'idée
13:03qu'il allait tout changer.
13:04C'était une forme
13:05de symptôme
13:06du dégagisme.
13:07Il y avait de l'espérance
13:08il y a 10 ans.
13:08Et ce dégagisme-là
13:10portait de l'espoir.
13:10Je n'ai pas voté Emmanuel Macron
13:12mais beaucoup de mes amis
13:13l'ont fait avec sincérité.
13:16Avec l'idée que
13:16on allait en finir
13:18avec les institutions bloquées.
13:20On allait en finir
13:20avec l'esprit de clan politique.
13:22On allait en finir
13:23avec finalement
13:24le refus d'affronter le réel
13:26et qu'on allait répondre
13:26aux enjeux modernes.
13:27Ça veut dire que 2027
13:28c'est 2017 déçu ?
13:30Déçu aussi ?
13:31Absolument.
13:32Oui.
13:32Absolument.
13:33Alors pour 2027
13:34Gabriel Attal
13:36et c'est l'actualité
13:36vient de lancer l'idée
13:37d'une primaire.
13:38Vous y croyez d'abord
13:39à cette primaire
13:40qui pourrait aller
13:40de Raphaël Glucksmann
13:41à Bruno Retailleau peut-être ?
13:43J'ai déjà assez à faire
13:44avec les histoires de ma famille.
13:45Je ne vais pas me mêler
13:46les histoires de famille politique
13:47des autres.
13:47Je n'ai pas été macroniste
13:48pendant 10 ans.
13:49Je ne vais pas embarquer maintenant.
13:50Oui.
13:50Mais lui ouvre la famille
13:53à l'ensemble des démocrates
13:54et à tous ceux
13:55dont vous parlez aussi.
13:56C'est assez étonnant
13:57parce que pendant 10 ans
13:57ils ont refusé de le faire.
13:59Donc c'est un peu particulier
14:00d'arriver en disant
14:01qui n'est pas avec nous
14:02et contre nous.
14:03Ça a été ça pendant 10 ans
14:04pour nous expliquer
14:04que maintenant
14:05pour essayer de sauver
14:06les uns ou les autres
14:07il faudrait qu'on soit là.
14:08Pardon, ma vocation
14:09ce n'est pas de venir sauver
14:11ce qui n'a pas été capable
14:12de démontrer
14:12sa puissance politique.
14:14Moi, je vais vous dire
14:15dans ce moment
14:16un peu dingue
14:17je pense que le vrai sujet
14:18ce n'est pas de savoir
14:19si on organise des primaires
14:20c'est de savoir
14:20si on a quelqu'un de responsable.
14:21Dans ce pays
14:22quand ça allait mal
14:23on est allé chercher
14:24Clémenceau.
14:24Dans ce pays
14:25quand ça allait mal
14:25on est allé chercher Mendès.
14:27Dans ce pays
14:27quand ça allait mal
14:27on est allé chercher De Gaulle.
14:29Dans ce pays
14:30au moment où là
14:30où ça va mal
14:31je ne crois pas
14:32qu'on résoudra
14:32le problème avec des primaires
14:33je crois qu'on le résoudra
14:34avec un peu moins d'égo
14:36un peu plus de sens
14:37de l'intérêt général
14:38et une capacité
14:39à porter un discours politique
14:40qui soit autre chose
14:41que sauver nous.
14:43Parce que moi
14:43je ne suis pas là
14:44pour sauver qui que ce soit.
14:45La France, oui.
14:46La République, oui.
14:47Quelqu'un ou une famille politique, non.
14:49Et la France
14:50Guillaume Lacroix
14:51demande aussi de l'autorité.
14:52Vous avez dit
14:53en début de cet entretien
14:54que la gauche
14:55manquait d'autorité
14:56et de fermeté.
14:57Raphaël Glucksmann
14:58il peut incarner
14:59cette fermeté ?
15:00Moi je suis en accord
15:02sur la ligne politique
15:02avec Raphaël Glucksmann
15:03j'y étais même avant
15:05puisque mon parti
15:05depuis 2022
15:07avait refusé
15:07la NUPES
15:08ou l'NFP
15:08et donc la ligne
15:09anti-LFI
15:10ou sans LFI
15:11pour dire les choses
15:13est une ligne assez claire
15:14que je partage depuis longtemps.
15:16Je suis ravi
15:16qu'elle l'ait emportée.
15:17Mais la ligne claire
15:18n'est pas un projet.
15:20Il ne faut pas que ça devienne
15:20une ligne trouble
15:21parce que
15:22être sans LFI
15:23ça ne résout pas
15:24la crise budgétaire et financière.
15:26Être sans LFI
15:26ça ne donne à manger à personne.
15:28Être sans LFI
15:28ça ne construit pas du logement.
15:30Être sans LFI
15:30ça ne rassemble pas
15:31le camp des Républicains.
15:32Ça n'est pas un argument en soi.
15:34C'est une posture
15:36pour dire qui l'on est.
15:38Le vrai sujet maintenant
15:39c'est d'être capable
15:40de dire où l'on va
15:41et surtout de démontrer
15:42qu'on a compris le réel.
15:43Raphaël Glucksmann
15:44il est dans la posture.
15:44Je trouve qu'aujourd'hui
15:45il parle beaucoup de LFI
15:46moins de la France.
15:47Je l'invite à parler
15:48un peu plus de la France.
15:49Et vous dites que son programme
15:50est vide en tous les cas ?
15:51Je dis que
15:52nous sommes face à des crises budgétaires
15:54à une crise budgétaire
15:55et financière majeure
15:55qui peut encore s'aggraver.
15:57Je ne suis pas sûr
15:58qu'un programme qui repose
15:59sur uniquement la taxe
16:01avec haro sur les milliardaires
16:02et de la dépense nouvelle
16:03soit parfaitement en rapport
16:05avec ce que nous allons
16:06devoir affronter.
16:07Pour le moment
16:07vous avez l'intention
16:08de faire campagne avec lui ou pas ?
16:10Pour l'instant
16:10j'ai l'intention
16:11de parler librement
16:12de la situation du pays.
16:13Je vous l'ai dit
16:13mon rôle, mon devoir
16:15c'est de faire partie
16:16des gardiens de la République.
16:17Guillaume Lacroix
16:18président du parti radical de gauche
16:20est notre invité ce matin.
16:21On vous retrouve
16:21dans la deuxième partie
16:22de cet entretien
16:23avec notamment
16:23la question d'un auditeur
16:25votre carte blanche
16:26et puis il y aura
16:26l'actualité des réseaux.
16:29Le Grand Matin Sud Radio
16:317h10h
16:32Jacques Cardoze
16:33Guillaume Lacroix
16:34président du parti radical de gauche
16:36est notre invité ce matin.
16:37On va commencer
16:38Guillaume Lacroix
16:39dans cette deuxième partie
16:40avec vos 3 minutes
16:41pour convaincre
16:42votre carte blanche.
16:43Vous avez choisi ce thème
16:44rompre avec l'impuissance publique.
16:46Qu'est-ce que ça signifie exactement ?
16:48Ça veut dire de regarder
16:49en face
16:50la situation budgétaire
16:51et financière
16:52et d'y répondre
16:52de manière soutenable.
16:54Parce qu'aujourd'hui
16:54je suis effrayé
16:56que chacun constate
16:57que tout va mal
16:58mais que chacun arrive
16:59aussi avec une solution
17:00simple à l'évidence
17:01qui n'en est
17:02en fait jamais une
17:03et surtout
17:04qui n'est pas soutenable.
17:05Tout miser sur
17:06les retraites
17:07dire finalement
17:08il suffira de travailler plus
17:09pour tout régler
17:09c'est faux.
17:10Tout miser sur le moins d'États
17:12comme le font
17:13les ultra-libéraux
17:14en disant finalement
17:15c'est assez simple
17:16on sabre l'État
17:17alors même que le 17 octobre
17:19tout le monde a demandé
17:19où était la police
17:20quelle longueur de journée
17:21tout le monde demande
17:22où sont les infirmières
17:23et les professeurs
17:23c'est un peu surréaliste.
17:24Et puis il y a ceux
17:25qui arrivent en disant
17:26c'est simple
17:27c'est haro sur les milliardaires
17:29la taxe pour les milliardaires
17:30uniquement
17:31mais sauf que
17:32c'est pas inépuisable
17:32comme recette
17:33et que s'il faut
17:34réinstaurer de la justice
17:35fiscale dans ce pays
17:36c'est évidemment
17:37obligatoire aujourd'hui
17:39ça ne peut pas tout résoudre.
17:40Moi je voudrais simplement
17:41alerter les français
17:42sur le fait que
17:43dans les moments de crise
17:44et de crise grave
17:45comme celle que nous rencontrons
17:46celle où nos enfants
17:48n'ont plus les moyens
17:48de rêver leur avenir
17:50et de l'imaginer
17:51il ne faut pas se laisser avoir
17:53par des charlatans
17:54et leur dire que
17:54la solution elle existe
17:56elle est surmontable
17:57en 5 ans
17:58que ça va demander
17:59des efforts
17:59sur tous les leviers
18:00qu'il va falloir être capable
18:01à la fois
18:02oui
18:03de revoir le régime des retraites
18:04moi je suis pour
18:05faire sauter l'âge plafond
18:07avoir un âge plancher
18:08permettre à ceux qui sont cassés
18:09de partir à 60 ans
18:10mais ensuite
18:11que ça se joue uniquement
18:12sur un nombre de trimestres
18:13qu'il va falloir baisser
18:14et réformer profondément l'état
18:16de ce point de vue
18:16je suis assez d'accord
18:18et souvent d'accord
18:18avec Borloo
18:19sur la façon dont on peut
18:20réformer l'état
18:21et puis
18:22il va falloir évidemment
18:23remettre de la justice fiscale
18:24alors justement
18:26je laisse passer le gong
18:27Guillaume Lacroix
18:28vous venez de citer
18:30Jean-Louis Borloo
18:31est-ce que vous êtes d'accord
18:33avec cette équipe de France
18:34des mécanos de la République
18:35on voit
18:36Natacha Polony
18:37Jean-Louis Borloo
18:39Rélien Pradier
18:39ici même à ce micro
18:40il y a quelques jours
18:41pourquoi pas Dominique de Villepin
18:43dire qu'il faut former
18:44une équipe de France
18:45moi je suis d'accord
18:46avec la coalition des engagés
18:48que propose Bernard Cazeneuve
18:49je suis d'accord
18:49avec les mécanos de la République
18:51que propose Jean-Louis Borloo
18:52je suis en contact
18:53et en proximité avec les deux
18:55et c'est de notoriété publique
18:57je crois beaucoup
18:58à l'idée que
18:59dans les temps qui viennent
19:00et pour le mandat qui s'ouvre
19:02qui va être celui
19:02du rétablissement de la France
19:04et de son redressement
19:05si possible
19:05il faut du désintéressement
19:07il faut de la crédibilité
19:08il faut du courage
19:09en gros il va falloir
19:10quelqu'un qui accepte
19:11de se sacrifier
19:12d'être impopulaire
19:13et de ne pas vouloir
19:14faire gagner un parti
19:15mais de vouloir faire gagner
19:16la République
19:18celui qui en aura le courage
19:19et celui qui sera capable
19:20de rassembler moi
19:21Jean-Louis Borloo
19:22je ne vais pas ici
19:23vous dire ce matin
19:24voilà celui qu'il faut
19:25parce que je ne suis personne
19:26mais c'est une façon
19:27de faire avancer les choses
19:28n'étant pas moi-même candidat
19:30je vous fais une proposition
19:31je suis d'accord
19:32pour tous les invités
19:32à Bourg-en-Bresse
19:33chez moi
19:33tous ceux qui veulent
19:34agir pour la France
19:36dans cet état d'esprit
19:37la redresser
19:38les inviter à Bourg
19:39les enfermer
19:40ne leur donner à manger
19:40et à boire
19:41que quand on sera sorti
19:42avec une solution viable
19:43pour le pays
19:44pour la République
19:45désintéressés
19:46crédibles
19:46ceux qui sont en réserve
19:47de la République
19:48Bernard Cazeneuve
19:49Jean-Louis Borloo
19:49François Hollande
19:51Xavier Bertrand
19:52ceux qui sont déjà
19:53sur la table
19:53et qui pourraient être amenés
19:55à renoncer
19:55parce que ce serait
19:56l'intérêt de la France
19:57mais se dire que
19:58peut-être la solution
19:59elle peut venir
19:59d'une intelligence collective
20:00plutôt que d'un calcul
20:01d'appareil
20:02Guillaume Lacroix
20:02vous leur proposez
20:03une forme de love story
20:05et c'est le meilleur
20:05qui en sortira
20:06non je leur propose
20:08un conclave laïque
20:10mais avec un concours d'idées
20:11et l'idée
20:12qu'il faut avoir
20:13du courage
20:14pour se sacrifier
20:15oui parce que
20:16je crois que
20:16la seule façon
20:17de redresser le pays
20:18là c'est le désintéressement
20:19et de prendre
20:20des mesures courageuses
20:21qui seront forcément
20:22impopulaires
20:22et donc on n'est pas
20:24dans un moment
20:24où on peut jouer
20:25à se dire
20:26je vais faire gagner
20:26mon parti politique
20:27parce que c'est désuet
20:28et parce que par ailleurs
20:29ça ne répond jamais
20:30seul à l'ensemble
20:32des difficultés
20:32mais quand même
20:33sur les noms
20:34est-ce que les noms
20:35que l'on cite là
20:35sont ceux
20:37qui pourraient faire partie
20:38et qui pourraient
20:39incarner ce que vous désignez
20:41Jean-Louis Borloo
20:41Natacha Poligny, Aurélien Pradié
20:43Dominique de Villepin
20:44par exemple
20:44vous ne citez pas
20:45Bernard Cazeneuve
20:45vous avez Bertrand
20:46François Hollande
20:47je ne sais pas pourquoi
20:47vous avez des partis pris
20:48moi je n'en ai pas
20:49moi vous savez
20:50ce qui m'intéresse
20:50je ne suis pas candidat
20:52je n'ai pas cherché à l'aide
20:53j'aurais pu aller dans une primaire
20:54pour me montrer
20:54alors pourquoi pas François Hollande
20:56Guillaume Lacroix
20:57je vous cite un certain nombre
20:58d'acteurs auxquels je pense
21:00il peut y en avoir d'autres
21:01ce n'est pas moi
21:02qui fais la règle
21:03je dis simplement
21:04aujourd'hui
21:05je crois que nous avons besoin
21:07véritablement
21:08de faire la démonstration
21:09d'une équipe
21:10et d'un sens des responsabilités
21:11et c'est ce à quoi j'invite
21:13ceux qui veulent présider la France
21:14ça signifie que la messe
21:15n'est pas dite
21:16ce ne sera pas un duel
21:17Mélenchon-Le Pen
21:17vous n'avez pas le sentiment
21:20que ce sera forcément
21:22ce duel là
21:23pour un républicain laïc
21:24je ne sais pas si la messe
21:25n'est pas dite
21:26ce que je sais
21:27c'est que la fin du film
21:28n'est pas écrite
21:28on va écouter la question
21:30d'un auditeur
21:31Guillaume Lacroix
21:32bonjour monsieur Lacroix
21:33vous aviez fait part
21:34de votre vertige
21:35après une réunion à l'Elysée
21:37sur la situation internationale
21:38pensez-vous que les français
21:40aient pris conscience
21:41des conséquences
21:41sur leur propre vie
21:42d'une telle situation
21:43merci
21:45je pense que les français
21:46à la pompe à essence
21:47ils ont bien pris conscience
21:48de ce qui leur est arrivé
21:49ça il n'y a aucun doute
21:50après je pense qu'ils se font
21:52aussi en fumée
21:52par ceux qui leur expliquent
21:54que si on arrête
21:54d'aider l'Ukraine
21:55ça va faire baisser
21:56le prix de l'essence
21:57parce qu'il n'y a pas
21:57de rapport en fait
21:59si on arrête
22:00d'aider l'Ukraine
22:00c'est pas pour payer
22:01des chèques énergie
22:01à tout le monde
22:02enfin ce serait quand même
22:03un peu risible
22:03de dire on met en danger
22:05notre sécurité
22:07en Europe
22:07pour pouvoir faire
22:08des chèques énergie
22:09parce que
22:09ne pas aider l'Ukraine
22:10ça n'empêche pas
22:11l'Iran et Israël
22:12de continuer la guerre en Iran
22:14les Etats-Unis et Israël
22:15de continuer la guerre en Iran
22:16donc globalement
22:18je crois que les français
22:18ils mesurent surtout
22:19et ça ne joue pas un rôle
22:21sur la Russie
22:22et donc sur le gaz
22:23quand même
22:23surtout qu'on voit bien
22:25que les jeux sont faussés
22:26depuis que Donald Trump
22:28a décidé finalement
22:28que Vladimir Poutine
22:29était un ami fidèle
22:31quand il avait besoin
22:31de pétrole
22:32les gens y comprennent
22:33les français y comprennent
22:34qu'on est dans un désordre
22:35mondial terrible
22:35dans lequel le rapport
22:36de force est immense
22:37il va falloir que les français
22:39aient bien en tête
22:40que celui ou celle
22:41qu'ils choisiront
22:42doit être quelqu'un
22:43qui est capable
22:44de peser dans ce monde
22:45d'avoir une crédibilité
22:47dans ce monde
22:47et de ne pas être l'ami
22:48d'un des fous de ce monde
22:50Guillaume Lacroix
22:50on passe à l'actualité
22:51des réseaux sociaux
22:52avec Benjamin Gleès
22:53qui nous a rejoint
22:53Bonjour Guillaume Lacroix
22:55vous en parliez
22:55des prix des carburants
22:56j'aimerais qu'on revienne
22:57sur une formule employée
22:59par Roland Lescure
23:00qui fait énormément
23:01polémique sur les réseaux sociaux
23:02c'était à l'Assemblée nationale
23:03à propos des prix des carburants
23:05le ministre de l'économie
23:06qui a rappelé que
23:06le gouvernement ne prévoyait
23:08ni de bloquer les prix
23:09comme le propose
23:10la France Insoumise
23:11ni de baisser les taxes
23:12comme le demande l'ERN
23:13et pour défendre
23:14la position de l'exécutif
23:15Roland Lescure a déclaré
23:16que le niveau de fiscalité
23:17sur les prix à la pompe
23:18ne l'empêchait pas de dormir
23:20c'est vrai vous avez raison
23:21les prix de l'essence
23:22sont plus élevés en France
23:23qu'ailleurs
23:23d'aucuns nous demandent
23:24de les baisser
23:25par la baisse des taxes
23:25je considère moi
23:26que la taxation du prix du pétrole
23:28c'est une bonne manière
23:29mais quand vous dites
23:30les prix du pétrole
23:30sont trop élevés en France
23:31la raison essentielle
23:32pour laquelle les prix du pétrole
23:34en France sont plus élevés
23:35qu'ailleurs
23:35c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs
23:37moi c'est pas une taxe
23:38qui m'empêche de dormir
23:39je sais que ça en empêche
23:40d'endormir d'autres
23:41mais moi ça ne m'empêche pas
23:42de dormir
23:43ça permet de financer
23:44plein d'infrastructures
23:45c'est très bien
23:46Elle vous inspire quoi
23:47cette formule de Roland Lescure
23:48Guillaume Lacroix ?
23:49A peu près la même
23:50la même réaction
23:51que lorsqu'elle avait dit
23:52avec 2000 euros
23:53on vit bien
23:53je crois
23:55la déconnexion
23:57la déconnexion
23:58et l'incompréhension
23:59totale du pays
24:00voilà ce que ça m'inspire
24:02il ne faut rien comprendre
24:03au pays
24:04pour ne pas comprendre
24:05que le problème de l'essence
24:05touche d'abord
24:06les territoires ruraux
24:07et périphériques
24:08où les gens ont dû
24:09s'éloigner des métropoles
24:10pour aller habiter
24:11là où ils pouvaient
24:12avoir les moyens d'acheter
24:13où ils ont dû prendre
24:14une voire deux voitures
24:15pour aller travailler
24:16et que c'est tout le sujet
24:18ne pas comprendre
24:18que l'essence
24:19c'est pas simplement
24:20pour aller se promener
24:20le week-end
24:21mais que c'est pour aller bosser
24:22ne pas comprendre
24:22que si les gens
24:23ne vont plus bosser
24:24c'est tout l'appareil économique
24:25qui s'effondre
24:26alors même qu'on a
24:27des prévisions de croissance
24:28qui sont extrêmement faibles
24:29c'est ne rien comprendre
24:30à la fois au pays
24:31mais ne rien comprendre
24:31à l'économie
24:32ça vous empêche de dormir
24:33vous-même
24:34cette question des taxes
24:35sur les carburants
24:36moi ce qui m'empêche de dormir
24:37c'est l'irresponsabilité politique
24:39parce que c'est elle
24:40qui est en train de
24:41rajouter de la crise
24:42à la crise
24:43du chaos au chaos
24:44cette irresponsabilité politique
24:45cette incapacité
24:46à parler aux français
24:47en fait
24:48de vérité
24:48parce qu'il ne s'agit pas de dire
24:50moi demain
24:50on rase gratis
24:51je vous l'ai dit tout à l'heure
24:53on n'a plus les moyens
24:54donc faire croire aux gens
24:55que demain on rase gratis
24:56c'est les prendre
24:57pour des idiots
24:57mais leur dire
24:58je ne comprends pas
24:59que ce sujet est central
25:00et finalement la taxe
25:02dire cette phrase
25:02terrible
25:03la taxe pour la taxe
25:04ne m'empêche pas de dormir
25:05moi ce qui m'empêche de dormir
25:06c'est de voir les français
25:08dans un état
25:09de pré-insurrection
25:10de colère
25:10et de désespoir
25:11qui n'est pas supportable
25:13vous appelez à
25:13ou en tout cas
25:14vous espérez la démission
25:15de Roland Lescure
25:16après cette formule
25:17qui l'appelait
25:18les appels à la démission
25:20c'est un grand classique
25:20pour faire buzzer
25:21sur les réseaux sociaux
25:22ça ne m'a jamais intéressé
25:23chacun prend ses responsabilités
25:24je viens de vous parler
25:25de l'irresponsabilité
25:26qui m'agace
25:27moi je crois que
25:28la responsabilité
25:29quand on est politique
25:30c'est de tirer les conséquences
25:32de ce qu'on fait
25:32de ce qu'on dit
25:33de la réaction que ça provoque
25:34et de se comporter
25:35avec un peu de dignité politique
25:37la démission
25:39il faut aussi
25:40qu'elle soit crédible
25:40parce que déposer une démission
25:41le dimanche soir
25:42pour le lundi matin
25:43en plein milieu d'une crise
25:44de sécurité
25:45ce n'est pas véritablement
25:46un acte de courage
25:47ça ressemble plus
25:48à une désertion
25:48après Sébastien Lecornu
25:50peut le virer aussi
25:51il n'y a pas que la démission
25:52je pense que ce pays
25:53a besoin de remettre
25:54de l'autorité
25:54Emmanuel Macron
25:55a en tous les cas
25:56refusé la démission
25:57du ministre de l'Intérieur
25:58après le 17 octobre
26:00quand vous déposez
26:01votre démission
26:02le dimanche soir
26:02en plein milieu
26:03quand même
26:03on venait de vivre
26:04un week-end
26:05effarant
26:06ça vous a étonné
26:07qu'il refuse la démission ?
26:08non mais ce qui m'étonne
26:08c'est qu'on la dépose
26:09le dimanche soir
26:10pour le lundi matin
26:11se dire il n'y a plus personne
26:12pardon
26:12ça n'est pas responsable
26:1415 jours après
26:15si vous considérez
26:16que vous avez commis une faute
26:17que vous n'étiez pas
26:18à la hauteur
26:19à ce moment là
26:19ça peut se poser
26:20Guillaume Lacroix
26:21on va tenir 6 mois
26:21comme ça ?
26:23à cette allure là
26:24si personne ne remet
26:25un peu de raison
26:26de responsabilité
26:27dans ce moment
26:29non
26:30et alors ?
26:30vous demandez la démission
26:32d'Emmanuel Macron ?
26:32non moi je demande
26:33à ce que chacun
26:34prenne ses responsabilités
26:35si vous nous dites
26:36non c'est la seule solution
26:37oui j'ai pris les miennes
26:38je suis à la tête
26:39vous venez de nous dire
26:40non on ne va pas tenir 6 mois
26:41c'est quoi la solution ?
26:42si on ne remet pas
26:43du sens des responsabilités
26:44et je demande
26:45à Emmanuel Macron
26:46je demande à Sébastien Lecornu
26:47je demande au candidat
26:49à l'élection présidentielle
26:50d'agir avec responsabilité
26:52de peser leur mot
26:53mais ça veut dire quoi
26:53agir avec responsabilité
26:54si vous me dites
26:55dans le même temps
26:55on ne tiendra pas 6 mois ?
26:56ça veut dire que
26:56quand vous avez un ministre
26:57qui à deux reprises
27:00crée des conditions
27:02de j'allais dire
27:03contracter le pays
27:04au moment où il est déjà
27:04très contracté
27:05vous montrez que vous avez
27:07remis de l'ordre
27:08dans votre gouvernement
27:08mais ça c'est pas à moi
27:10d'appeler des démissions
27:11tous les matins et tous les soirs
27:12parce que ça c'est appelé au chaos
27:13moi j'appelle à ceux
27:14qui prennent les responsabilités
27:16qui les acceptent
27:17qui veulent être candidats
27:18à la présidence de la République
27:19qui gouvernent aujourd'hui
27:20de se comporter
27:21à la hauteur
27:21de ce à quoi ils prétendent
27:23une démission
27:23ça permettrait une élection
27:24plus rapide
27:25et de calmer le pays
27:26vous savez si vous avez
27:2740 jours pour organiser l'élection
27:29puisque la règle
27:29c'est celle-là
27:30à la démission du président
27:31de la République
27:3140 jours pour organiser l'élection
27:32je ne suis pas sûr
27:34que vous ne provoquiez pas
27:35encore un peu plus
27:36de chaos dans le chaos
27:37Guillaume Lacroix
27:38a été l'invité
27:39de Sud Radio
27:40merci Guillaume Lacroix
27:41vous êtes président
27:42du parti radical de gauche
27:44et on suivra évidemment
27:47tous vos voeux
27:48et tous ces appels
27:50à la raison
27:51que vous venez d'exprimer
27:52à notre micro
27:53dans un instant
27:54la vérité en face
27:55avec bien sûr
27:56les thèmes
27:57que l'on a évoqués ce matin
27:58le carburant
28:00cette déconnexion
28:00dont on vient de parler
28:01et cette phrase
28:02qui fait beaucoup polémique
28:03et vous nous appelez
28:03au 0826 300 300
28:05sans...

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