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  • il y a 9 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Comme tous les soirs sur BFM, c'est l'heure, tous les débats qui agitent la campagne présidentielle avec ce
00:06soir autour de la table.
00:07Et ils vont entrer sur ce plateau avec ce soir Sabrina Séveille, députée écologiste et sociale des Hauts-de-Seine,
00:11Patrick Vignal, conseiller politique de Gabriel Attal, ancien député Renaissance,
00:15Julien Aubert, vice-président des Républicains, ancien député également, et Victor Hérault qui nous rejoint également.
00:21Bonsoir Victor, journaliste politique à Valeurs Actuelles.
00:23Alors je suis notamment très content de réunir sur ce plateau Patrick Vignal et Julien Aubert.
00:28Ah !
00:28Bah oui parce que vous allez, alors j'ai une heure pour que vous entendiez, d'ici une heure il
00:32faut que vous ayez trouvé une solution.
00:33Vous voulez déjà faire le mariage avant la fin de l'émission ?
00:35Attendez monsieur.
00:36Vous nous connaissez pour Giraud et de Gaulle ?
00:38On verra ça tout à l'heure, c'est pas le premier temps.
00:41Mais qui fait Giraud alors ?
00:42Moi j'ai beaucoup traité avec Julien Arnaud, j'ai beaucoup apprécié.
00:44Julien Aubert.
00:45Aubert quand j'ai fait parler.
00:46Julien Arnaud aussi peut-être.
00:47Julien Arnaud c'est pas tout à l'heure.
00:48Julien Arnaud c'est demain matin en 11h.
00:49Voilà, c'est ce que j'ai à dire, c'est entre 10h et midi sur BFM TV.
00:53Non, je disais Patrick Vignal et Julien Aubert parce que ce soir il y a un appel lancé par votre
00:58candidat Patrick Vignal, en l'occurrence Gabriel Attal,
01:00qui dit à un moment donné à droite on s'entend, il faut qu'on s'entende et qu'on
01:03n'est qu'un seul candidat, on verra si on arrive à vous mettre d'accord là-dessus tout à
01:06l'heure.
01:06Mais d'abord, d'abord, on va parler du pouvoir d'achat, de votre pouvoir d'achat, vous qui nous
01:10regardez ce soir, parce que c'est la déclaration de la soirée et je veux qu'on commence par là.
01:15Le ministre de l'économie, Roland Lescure, qui répondait tout à l'heure à des députés insoumis, on en a
01:19parlé avec Manon Aubry, sur les taxes qui pèsent sur le carburant.
01:22Plus de 50% de taxes sur un litre d'essence, aucun problème pour Roland Lescure.
01:27C'est vrai, vous avez raison, les prix de l'essence sont plus élevés en France qu'ailleurs.
01:31D'aucuns nous demandent de les baisser par la baisse des taxes.
01:33Je considère, moi, que la taxation du prix du pétrole, c'est une bonne manière.
01:37Mais quand vous dites que les prix du pétrole sont trop élevés en France, la raison essentielle pour laquelle les
01:42prix du pétrole en France sont plus élevés qu'ailleurs, c'est qu'on taxe plus qu'ailleurs.
01:47Moi, ce n'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça en empêche d'endormir
01:50d'autres.
01:51Mais moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures. C'est très bien.
01:56Les taxes sur l'essence, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça ne vous empêche pas de dormir non
01:59plus, Patrick Vignal ?
01:59Moi aussi, ça m'empêche de dormir. Parce que l'aide-soignante à Lunel qui met 300 euros de plus
02:04par mois pour aller soigner ma grand-mère, ça me gêne.
02:06Les ambulanciers, les routiers, bien sûr, ça me gêne.
02:09Mais on va en parler avec Julien Aubert. Le pouvoir d'achat aujourd'hui, c'est Donald Trump qui le
02:14tient sur le gaz, sur l'électricité et sur le carburant.
02:17On aura un vrai débat sur la place de l'Europe qui permet de faire ou pas faire baisser le
02:21carburant.
02:22Pourquoi est-ce que le ministre dit ça ce soir ?
02:23Écoutez, je ne sais pas.
02:24Ça ne m'empêche pas de dormir. Quand on a plus de 50% de taxes sur un litre d
02:27'essence, ça vous empêche de dormir ou pas ?
02:30Moi, ce qui m'empêche de dormir, c'est de voir tous ces Français et Françaises qui galèrent à mettre
02:34le plein dans leur voiture.
02:35Quand on sait qu'aujourd'hui, un réservoir de 50 litres est environ 118 euros pour remplir son réservoir,
02:40c'est plutôt ça qui nous empêche de dormir et qui fait que justement, on a fait beaucoup de propositions.
02:45Après, sur la question des taxes, on aura le temps peut-être d'y revenir, mais ce n'est pas
02:49les taxes qui font que le prix a augmenté.
02:51On sait tous pourquoi le prix a augmenté. C'est parce que le détroit d'Ormose est fermé, qu'il
02:54n'y a quasiment plus de pétrole
02:55et qu'en fait, on se retrouve dans une crise parce qu'on est totalement dépendant des énergies fossiles
02:58qui fait qu'on sait qu'on est dans cette crise aujourd'hui de la question du carburant et du
03:02prix à la pompe.
03:03Donc, effectivement, je vois bien la tentation de dire qu'il faut baisser les taxes, etc.
03:07Ah, vous ne vous dites pas ça ?
03:09Non, on a dit que l'une des solutions n'est pas de baisser les taxes.
03:12C'est étonnant parce que vous êtes comme Manon Aubry, alors.
03:15Ah non, pas forcément.
03:16Non, je suis comme une écologiste.
03:20On verra votre solution dans une seconde.
03:22Généau, un petit tour de table.
03:23Monsieur Lescure, chassez le naturel et revient au galop.
03:26Il y a toujours eu une forme de...
03:29Pour moi, c'est une forme de mépris social, en fait, de ne pas comprendre ce qui se passe dans
03:32le pays
03:33et qu'il y a une énorme angoisse pour l'avenir, pour le maintien du pouvoir d'achat,
03:38qui existe d'ailleurs aux États-Unis, quand vous regardez les articles en ce moment de ce qui se passe.
03:43C'est très inquiétant.
03:44Deuxièmement, il se trouve que j'avais présidé une commission d'enquête sur la transparence de la fiscalité écologique.
03:50Si l'intégralité de ces taxes allait à la transition verte, vous pourriez comprendre la position de notre collègue.
03:56En réalité, vous n'avez qu'une petite partie de cette taxation qui va dans la fameuse transition écologique.
04:02Une grande partie va dans les poches percées de l'État.
04:05– Dans les poches percées de l'État, ça s'appelle aussi les services publics, Julien Aubert.
04:08– Non, non, mais attendez, quand je vous dis poches percées, c'est parce que vous avez une partie de
04:11l'argent,
04:11excusez-moi, qui est dissipée dans des services publics qui sont parfois déficients.
04:15Donc oui, l'État gère mal son argent.
04:18Et puis troisièmement, on devrait d'abord commencer, à mon avis, par remettre à plat le système de taxation des
04:24carburants.
04:24Ça n'est pas vrai que c'est juste le détroit d'Hormuz.
04:26Il y a aussi vos amis écologistes qui ont tapé sur les raffineries.
04:30Pendant des années, en réalité, on a moins de raffinerie.
04:32Et donc, on se retrouve avec un problème de goulot qui vient, je dirais, se rajouter au problème d'Hormuz.
04:38Et puis, il faut mettre de la transparence là-dedans en expliquant aux gens où va l'argent.
04:42Ce qui va à la dette, ce qui va dans la transition écologique.
04:46Et puis qu'on supprime notamment des quasi-taxes comme les C2E.
04:49– Sabrina Sévail, vous vous dites qu'il ne faut pas toucher aux taxes.
04:51– Ah non, je pense que, enfin je le redis, ce n'est pas du tout l'une des propositions
04:54que nous on porte.
04:55Nous, il y a d'autres leviers.
04:57Vous savez que les raffineurs ont doublé leurs marges depuis cette crise.
05:00Vous avez des groupes comme Total qui annoncent plus de 11 milliards de bénéfices
05:04juste sur les six premiers mois de l'année.
05:06– Et sur les trois derniers, 8,9.
05:07– Voilà, et donc nous, ce qu'on propose…
05:08– Il faut aller chercher chez les raffineurs, enfin chez les compagnies pétrolières.
05:11– Oui, absolument. Et je vais vous dire pourquoi on n'est pas pour le fait de toucher aux taxes.
05:14Parce que pour que ça fonctionne, il faut que ça soit juste et équitable.
05:17Quand vous touchez aux taxes, n'importe quelle personne qui va mettre du gasoil dans sa voiture
05:23va en bénéficier, y compris ceux qui ont énormément de moyens.
05:27Donc c'est totalement injuste.
05:27– Vous voulez dire une partie de ceux qui payent des impôts, vous voulez dire ?
05:30– Non, mais tout le monde. Moi, je ne mets pas au même niveau une infirmière
05:32qui va utiliser sa voiture pour aller travailler
05:35et qui a besoin qu'on baisse drastiquement le prix de son carburant
05:38pour qu'elle puisse utiliser sa voiture
05:40ou celui de quelqu'un qui a un SUV
05:41qui utilise sa voiture pour du loisir
05:43et qui en a absolument les moyens
05:45et pour qui, aujourd'hui, mettre 150 euros de plein de carburant
05:48ne le dérange absolument pas.
05:49Ce n'est pas la même chose, ce n'est pas vrai de dire cela
05:51et je crois qu'il ne faut pas mentir aux Français.
05:53Donc la baisse des taxes va bénéficier à tout le monde.
05:55Moi, je ne suis pas pour cette mesure, pour la simple et bonne raison
05:57qu'il faut en priorité cibler
05:59les ménages qui en ont le plus besoin.
06:01– Alors, Patriminelle, vous êtes d'accord aussi ?
06:02– Moi, je pense qu'effectivement…
06:04– On ne baissera pas les taxes ?
06:04– Non, mais moi, je vais vous dire, c'est une erreur de baisser les taxes.
06:07D'abord, c'est 10 ou 15 milliards.
06:09Je pense que ceux qui ont le plus en ce moment
06:11peuvent faire en sorte d'aider ceux qui ont le moins.
06:13Nos agriculteurs qui nous nourrissent,
06:15nos routiers, nos ambulanciers.
06:16– Je ne sais pas si vous voulez augmenter,
06:19remettre l'impôt sur la fortune ?
06:20– Non, je n'ai pas dit ça.
06:23J'ai dit plutôt que de baisser les taxes pour tout le monde,
06:25je pense qu'on peut aider ceux qui en ont le plus besoin.
06:28– Donc les chèques ?
06:28– Moi, personnellement, je pense que je pourrais payer plus cher l'essence,
06:31mais je préfère que mon aide-soignante,
06:33que mon infirmier, que les gens qui en ont le plus besoin
06:37profitent d'un chèque.
06:37– Et comment vous les faites, les chèques,
06:38alors qu'il n'y a pas d'argent dans lesquels…
06:40– Alors ça, je vais vous dire,
06:43je rejoins notre ancien député,
06:45c'est un problème d'administration.
06:47Il n'y a plus rien qui marche.
06:49– Vous n'allez pas améliorer le fonctionnement des services publics en deux jours ?
06:51– Mais il faut rêver un peu dans la vie.
06:54Oui, il faut qu'on change ça.
06:56– C'est pour avoir rêvé qu'on en est là.
06:57– Qui ne rêve pas, n'est pas socialiste.
06:59– Mais non, mais je vais vous dire, franchement,
07:00il faut qu'il y ait des normes plus faciles.
07:02Alors, est-ce que c'est par rapport à la fiscalité ?
07:05Est-ce que c'est par rapport au métier ?
07:06– Mais là, il y a l'urgence.
07:08– Eh bien justement, mon aide-soignante, je veux l'aider.
07:11Et le PDG de la société ou moi, je ne veux pas de chèque.
07:13Parce que je peux me payer mon carburant.
07:15– Oui, Victor Heron, ça fait la justice sociale.
07:17– Quand même deux choses, je réponds à Patrick Vignal sur deux points.
07:20D'abord, les 10 ou 15 milliards, ça peut même monter à 20.
07:22– D'accord.
07:23– Non, mais ça, ce serait si on supprimait les taxes.
07:25C'est la totalité des taxes.
07:26Baisser les taxes, ça ne fait pas baisser de 15 milliards les recettes de l'État.
07:29Ensuite, il faut expliquer qu'il y a une partie de ces taxes
07:31qui sont un pourcentage qui, donc, mécaniquement,
07:33ce n'est pas la cause première de l'augmentation du prix.
07:35Mais enfin, si le prix du pétrole augmente
07:37et qu'il y a un pourcentage derrière qui est appliqué,
07:39vous comprenez que ça fait mécaniquement augmenter davantage le prix.
07:42Donc l'État, quelque part, bénéficie.
07:43Vous dites que les pétroliers, les grands pétroliers bénéficient de la crise.
07:45L'État aussi, puisque mécaniquement…
07:48– 200 millions d'euros.
07:49– Non, parce que l'État vous explique qu'aujourd'hui,
07:51en réalité, la consommation baisse.
07:52– Il y a 10% de baisse.
07:54– On avait des chiffres qui étaient hallucinants,
07:55donnés hier par Dominique Schelscher,
07:57le patron de Système U, qui disait,
07:58dans certaines stations, on est à moins 40% au mois d'octobre.
08:01– Oui.
08:01– Moins de 40% de consommation.
08:03– Il y a un calculateur en ligne
08:06qui permet de voir ce que gagne l'État.
08:08Et en réalité, c'est avec ça ce qu'on pense.
08:10Il y avait eu un légère gain il y a deux ans.
08:13Et là, on est à peu près à l'équilibre.
08:14– Donc tout le monde qui perd se flette.
08:15– Maintenant, le problème de votre histoire de ciblage,
08:17c'est qu'en réalité, ça ne marche pas dans la vraie vie.
08:20Si vous êtes une infirmière et que vous êtes marié
08:21à quelqu'un qui gagne 4 000 euros,
08:23alors vous, vous allez payer l'essence moins chère
08:25que votre mari.
08:26Bon, je crois qu'il faut faire simple.
08:28C'est-à-dire que...
08:29Non mais, et puis le problème de ce truc,
08:31c'est qu'évidemment, le PDG, on est tous d'accord.
08:33La question, c'est toujours
08:35à quel moment vous installez le point de bascule.
08:37Et le point de bascule, ça se retrouve généralement
08:38sur une classe moyenne
08:40qui n'a absolument droit à aucune aide,
08:42mais qui en même temps ne se retrouve jamais aidée
08:44lorsqu'on fait ces systèmes justement d'incitation.
08:47Donc, je crois que ça ne ferait quand même pas de mal
08:49de mettre la fiscalité du carburant
08:50à peu près dans la norme
08:52et surtout d'avoir une forme de transparence
08:54pour que les gens comprennent à quoi ça se passe.
08:56Moi, j'avais été choqué
08:57de voir en tant que président de la commission d'enquête
08:59qu'en fait, on m'expliquait la transition verte
09:01dont vous comprenez, c'est pour la planète.
09:03Et à la fin, je réalisais
09:05qu'il y avait 10% qui partaient dans la transition verte.
09:08Et en fait, je lui dis, il y a une expoquerie.
09:10Juste une chose, on parlera des nouvelles manifs
09:11qui arrivent samedi
09:13parce que c'est contre la vie chère aussi
09:15et évidemment, ça rejoint le carburant.
09:17Mais qu'est-ce que vous faites, Sabrina Sebailly,
09:18quand Total, demain, va annoncer visiblement
09:218,9 milliards d'euros de bénéfices
09:24entre juillet et septembre ?
09:25Juillet-août-septembre, 8,9 milliards,
09:27c'est fois deux par rapport à l'an dernier,
09:29dont 3,5 milliards sur le raffinage.
09:31Qu'est-ce que vous dites, vous ?
09:32Qu'est-ce que vous prenez sur ces 8,9 milliards d'euros ?
09:35Mais on a eu le débat tout à l'heure dans l'hémicycle
09:38puisqu'on a proposé une taxe justement sur les pétroliers
09:40et qui a été rejetée par l'Assemblée nationale
09:42qui justement fait le lien avec le fait
09:44que Total a des bénéfices records.
09:46Je l'ai dit, plus de 11 milliards
09:47juste sur les 6 premiers mois de l'année.
09:49Et en réalité, aujourd'hui,
09:50je crois qu'il participe à hauteur de 300 millions
09:52sur l'aide au carburant.
09:55Il pourrait faire beaucoup plus.
09:56Typiquement, Total pourrait nous aider beaucoup plus
09:58et redistribuer ses bénéfices
10:00pour permettre à plus de Français de pouvoir...
10:02Mais c'est les prix davantage ?
10:03Oui.
10:03Parce qu'on redistribue ses bénéfices,
10:05ses bénéfices, il est plus à des 3 millions.
10:06Oui, baisser le prix.
10:07C'est ce qu'il fait avec les 300 millions.
10:09Mais oui, 300 millions et 11 milliards,
10:11il y a de la marge.
10:12C'est d'ailleurs grâce à leur marge
10:14qu'ils peuvent plafonner.
10:16Sans marge, ils ne peuvent plus.
10:16Oui, mais pardon, avec ce que vous dit,
10:18Sabrina Sébailly,
10:18c'est que c'est 300 millions d'efforts
10:20et là, pour les 3 derniers mois,
10:219 milliards de bénéfices.
10:22Il y a quand même aussi quelque chose
10:23dans ce raisonnement-là
10:24qui me dérange un petit peu,
10:25c'est-à-dire de reprocher
10:26à une entreprise
10:27qui produit quelque chose
10:28de gagner davantage
10:28lorsque son produit vaut plus cher.
10:30Enfin, c'est un petit peu buesque.
10:31C'est logique.
10:31Alors, je vais vous dire...
10:32C'est comme entendre hier.
10:33Les entreprises qui vont produire
10:35de l'armement vont s'enrichir davantage.
10:37Non, le sujet,
10:37ce n'est pas de reprocher
10:38à Total de gagner plus.
10:39Le sujet, c'est de dire
10:40qu'à un moment
10:41où le pays vit une crise sociale
10:42sans précédent,
10:43notamment sur la question
10:44du prix du carburant,
10:45que tout le monde doit faire un effort
10:47à la hauteur
10:47de ce qu'il gagne.
10:48D'où le plafonnement des prix.
10:49Et donc,
10:55que celui qui gagne beaucoup moins.
10:57D'abord, vous avez un taux.
10:59Vous avez un taux d'imposition.
11:00Donc, par définition,
11:01plus ils gagnent,
11:01plus ils sont taxés.
11:03Et puis, deuxièmement,
11:03on pourrait avoir
11:04une affection un peu plus avancée.
11:05Parce que moi,
11:06je me mets à la place
11:06d'une entreprise.
11:07L'entreprise, ce n'est pas l'État.
11:08Le rôle d'une entreprise,
11:10ce n'est pas de faire
11:11le boulot de l'État.
11:12En réalité, tout ça vient du fait
11:13que parce que l'État
11:14est désargenté et mal géré,
11:16on est dans l'incapacité
11:17d'aider nos...
11:18Et l'État ne fait rien
11:18pour les entreprises.
11:19On ne fait rien
11:21sur les infirmiers et les agriculteurs.
11:23En revanche,
11:24il y a un sujet du partage
11:25de la valeur ajoutée.
11:26Moi, je préférerais
11:27qu'on invite les entreprises
11:28qui réalisent des profits
11:29à redistribuer massivement
11:31une partie de ces profits
11:32avec notamment
11:33leurs salariés.
11:34Parce que, si vous voulez,
11:35je trouve que c'est une logique,
11:37d'abord qui est plus gaulliste,
11:38mais qui est ensuite
11:39plus intelligente
11:40dans la manière de partager.
11:41Il y a un côté, si vous voulez,
11:42prédation.
11:42Je comprends le raisonnement.
11:44Je comprends, si vous voulez,
11:45qu'on puisse être agacé
11:45de ses revenus.
11:47Maintenant, une entreprise privée,
11:48elle est là pour faire des revenus.
11:49Est-ce que je vois
11:50à quoi vous faites allusion ?
11:51C'est-à-dire à la loi de 1967
11:53qui n'a jamais marché.
11:54La participation...
11:56Vous avez oublié de dire
11:56hélas, Yves.
11:58Hélas.
11:58Voilà.
11:59Hélas.
12:00Hélas.
12:01Hélas, vous êtes parfait.
12:02Je vote pour vous.
12:03On se retrouve avec ce débat
12:05où Total vous dit
12:06je ne fais pas de bénéfice
12:08en France particulièrement.
12:10Donc, ça veut dire
12:10qu'on a toujours un débat
12:12avec la gauche qui dit
12:13il faut plus taxer
12:14et certains disent
12:15que les patrons sont nuisibles
12:17et c'est compliqué.
12:18et je n'y crois pas non plus.
12:20Mais d'un côté aussi,
12:21franchement,
12:22vous oubliez
12:23qu'il y a eu 500 milliards
12:24d'euros donnés
12:25pendant le Covid.
12:26Donc, il y a certainement
12:27des salariés
12:27de M. Pouyanné
12:29qui ont profité
12:30de cela.
12:31Donc, on est en période
12:32très difficile.
12:33L'État est compliqué.
12:34Il n'y a plus de ronds,
12:35il n'y a plus de thunes
12:36pour être poli.
12:36Et moi, j'attends
12:37de ces entreprises
12:38un effort.
12:39Est-ce que c'est la baisse du prix ?
12:40Est-ce que c'est
12:41rogné sur les marges ?
12:42Mais là,
12:42on est dans une période difficile
12:44et on a besoin d'eux
12:45et on ne les insulte pas,
12:47on les aime.
12:47On a besoin d'eux
12:49qui baissent le prix.
12:49– S'ils baissent les prix,
12:50est-ce que vous n'avez pas
12:50leur reproché
12:51de faire la concurrence
12:52déloyale vis-à-vis
12:52des autres distributeurs
12:53qui, eux,
12:53ne peuvent pas baisser leur prix ?
12:54Écoutez, moi,
12:55ce qui m'intéresse,
12:56c'est mon agriculteur
12:57qui me nourrit
12:57et c'est mon infirmière
12:59et mon électorien.
12:59On est d'accord.
13:00– On est au bord
13:01de la guerre civile.
13:02– Il faut qu'on avance.
13:03– Bon, alors,
13:03si on avance, tant pis.
13:04– Non, parce que tout ça
13:04nous a...
13:05– Je garderai ma réflexion
13:06d'intelligence pour moi.
13:07Je verrai si c'est news
13:08ou si c'est ma vie de demain.
13:10– Gardez-la pour notre accord.
13:12– Non, ben, allez-y.
13:12Mais vraiment.
13:13– Non, je voulais dire
13:14à notre ami écologiste
13:15que si elle baisse
13:16les prix du pétrole,
13:18les prix de l'essence,
13:19quelque part,
13:19elle envoie un mauvais signal
13:20par rapport au changement d'usage.
13:21C'est-à-dire,
13:22ce qui accélère aujourd'hui
13:23l'électrification du pays,
13:24c'est que les gens réalisent
13:25que ça coûte cher
13:26et donc c'est pour ça
13:26qu'ils basculent...
13:27– Bah, donc,
13:27vive les taxes alors !
13:28– Non, ce que je veux dire,
13:29c'est qu'attention,
13:29amis écologistes,
13:30vous êtes peut-être en train
13:31de vous tirer une balle dans le milieu.
13:32– Non, moi, je pense que justement,
13:33il ne faut pas du tout opposer
13:34la question sociale
13:35et la question environnementale.
13:36Et là, en l'occurrence,
13:37on est dans une crise sociale
13:38extrêmement importante,
13:39je le dis,
13:39on est dans des multi-crises,
13:41c'est-à-dire qu'il y a un problème
13:42de pouvoir d'achat,
13:43il y a un problème sur l'action du logement.
13:43– Et moi, je suis pour baisser les taxes,
13:44donc si vous voulez...
13:45– Oui, mais non,
13:45mais moi, je ne suis pas pour baisser les taxes
13:46parce que ces taxes,
13:47elles serviraient à autre chose.
13:47Vous voyez, justement,
13:48quand vous parlez de la question
13:50typiquement de quoi elle pourrait servir,
13:52aujourd'hui,
13:52on est dans l'urgence de la crise,
13:53donc il faut la gérer tout de suite.
13:55Mais on pourrait aussi réfléchir
13:56à des mesures structurelles,
13:57par exemple,
13:58développer les transports collectifs,
13:59aller sur du leasing social électrique.
14:01Ça, c'est des choses...
14:02– Ce que le gouvernement fait, madame.
14:03– Et ça avait très bien fonctionné.
14:04Et on n'a pas été jusqu'au bout de la mesure,
14:06c'est bien dommage,
14:06mais en tout cas,
14:07ça a très bien fonctionné.

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