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NewsTranscription
00:00Les vrais voix écoutent la France en compagnie de Mathéo Lamblot, bonsoir Mathéo.
00:03Bonsoir Philippe, bonsoir à tous.
00:05C'est comme tous les soirs sur Sud Radio de 19h à 20h, nous vous écoutons à une émission spéciale
00:09ce soir puisque nous avons un invité.
00:11Alors les commerçants Sud Radio étaient avec eux lundi 19 puisque nous étions en direct à Paris, à Lyon, à
00:17Marseille, à Bordeaux en leur compagnie.
00:19Des commerçants qui se battent encore et toujours à deux mois des fêtes alors que les samedis de manifestation se
00:25succèdent les uns aux autres.
00:27Et nous avons le plaisir, on préférait que les circonstances soient meilleures parce que c'est quelqu'un qu'on
00:31apprécie, d'être en compagnie d'Alain Di Crescenzo, président de CCI France.
00:36Bonsoir Alain Di Crescenzo.
00:37Bonsoir.
00:38Alors on va commencer avec vous puis après on parlera des problèmes de pouvoir d'achat.
00:42Vous êtes commerçant, vous voulez réagir, un seul numéro, c'est comme tous les soirs dans les vrais voix écoutent
00:47la France, le 0826 300 300.
00:50Alors Alain Di Crescenzo, il y a déjà beaucoup comme vous attisez, c'est une expression de radio, de commerçants
00:56qui veulent vous parler.
00:57Mais je vais commencer par deux questions et on prendra déjà une première commerçante.
01:02Qu'est-ce que CCI France et quel rôle joue CCI France avec les commerçants CCI France que vous présidez
01:07?
01:07Alors CCI France c'est l'animation du réseau des chambres de commerce et d'industrie.
01:12Mais sur le terrain ce sont nos CCI départementales et CCI régionales qui agissent.
01:16Voilà, c'est elles qui sont au contact avec le terrain.
01:19Le métier des chambres de commerce et d'industrie, on a trois domaines d'activité.
01:23L'accompagnement des entreprises autour du cycle de vie, de leur cycle de vie, y compris pendant les difficultés.
01:28Et là elles ont leur lot et on a notre lot.
01:31Après vous savez qu'on fait de la formation, on est le premier formateur après l'éducation nationale.
01:35On a formé 500 000 personnes l'an dernier et on gère des petites infrastructures, des ports, des aéroports, des
01:40centres de congrès.
01:40Mais le gros de l'activité des chambres de commerce et d'industrie, c'est l'appui à nos entreprises
01:47et à nos commerçants.
01:48Alors vous avez fait un point presse avec les présidents des CCI de Paris, Lyon et Marseille, le fameux PLM.
01:53Aujourd'hui, qu'en est-il sorti ?
01:55On a fait déjà un point sur l'étendue des dégâts.
01:59Vous savez que nous avons recensé quasiment 2500 commerces qui ont été cassés sérieusement.
02:05Je ne parle pas de petites éraflures sur les vitrines et dont 643 n'ont pas encore été réparés.
02:11Ça a été le premier point que nous avons fait.
02:12Ça c'était pour le 17 et alors que ça devait bien se passer pour le 24, il y a
02:18eu 50 commerces cassés.
02:19Et là je veux dire simplement, j'entends beaucoup de réactions de la ducation en disant
02:22« Ah oui c'est bien, c'est que 50 ».
02:24Non, 50 de trop.
02:25C'est inacceptable.
02:26Et c'est 50 de trop.
02:27C'est 50 de trop, c'est inacceptable.
02:29Il y a eu 1300 interpellations, 1200 interpellations, 200 gendarmes et policiers blessés, c'est inacceptable.
02:35Et c'est pour ça que j'ai demandé de façon très claire une pause.
02:37Parce que nous souffrons, nous avons deux types de commerçants qui souffrent.
02:41Ceux qui ont été cassés, bien sûr.
02:43Mais ceux qui n'ont pas été cassés mais qui ne peuvent pas lever le rideau pour des questions de
02:47sécurité.
02:48Et donc eux, ils font du no commerce.
02:50Un chiffre d'affaires égal à zéro.
02:51C'est de la souffrance et ce n'est pas le moment.
02:53Et bien justement, vous avez parlé des commerçants qui ont été cassés.
02:57Et nous en avons une qu'on connaît qui a voulu réagir en 0826 300 300.
03:01Ah, la ligne a été coupée.
03:03On va la rappeler immédiatement comme elle a essayé de nous joindre.
03:06Alors tiens, est-ce que les pouvoirs publics sont à l'écoute de vos demandes ?
03:12Parce qu'il y a quand même beaucoup, beaucoup à faire.
03:15Alors, on a demandé trois choses aux pouvoirs publics.
03:17La première chose, ça a été le retour au calme.
03:20Oui.
03:20Donc là, c'est un vaste programme.
03:23On n'y est pas encore, c'est pour ça que je demande une pause.
03:25Mais vous pouvez remarquer qu'il y a eu des renforts de police significatifs
03:28qui ont fait que, samedi dernier, ça a été, je dirais, moins pire que le samedi d'avant.
03:34Ça, c'est le point numéro un.
03:35Deuxièmement, on a demandé des aides d'urgence.
03:37Et donc, elles sont arrivées.
03:38On a eu des discussions le dimanche, donc c'était le 18.
03:42Oui.
03:42Et le mardi d'après, c'était en place.
03:45Chômage partiel, des moratoires sur les charges sociales et fiscales.
03:49Donc, une réaction des assureurs, une réaction aussi des banquiers avec des prêts à taux zéro
03:54dont BPI jusqu'à 50 000 euros.
03:56Et après, il y a un fonds de solidarité qui arrive.
03:58Donc, c'est plutôt à la hauteur pour les commerces qui ont été cassés.
04:01Et nous avons retrouvé Rachel.
04:03Voilà, de Rachel, gérante de la boutique Welcome à Lyon.
04:06Rachel, on le rappelle, pour ceux qui n'étaient pas avec nous, le 19 octobre à Lyon,
04:10Rachel a été pillée le 17 octobre.
04:12Enfin, sa boutique a été pillée le 17 octobre.
04:15Et elle, elle a dû fermer également samedi dernier les portes de sa boutique.
04:19Bonsoir, Rachel.
04:19Bonsoir, Rachel.
04:22Bonsoir.
04:22Bonsoir, Philippe.
04:24Bonsoir à tous.
04:25Eh bien, vous êtes en direct sur Sud Radio.
04:26Et Alain Dicreschenzo, votre président, vous écoute.
04:29Alors, juste moi, une petite rectification.
04:32C'est ce que j'ai expliqué la semaine dernière.
04:33Nous, on a pillé parce qu'on a un rideau de fer.
04:37Ils nous ont cassé.
04:37Oui.
04:38Ils nous ont cassé, pardon.
04:39Oui, ils nous ont cassé, c'est ça.
04:40Mais pas pillé.
04:40Voilà, ils ont cassé des vitrines.
04:42Mais pas pillé.
04:43Heureusement, on avait un rideau qui nous a protégés.
04:46Ils n'ont pas pu rentrer, quoi.
04:47Mais ils ont cassé des vitrines, effectivement.
04:49Pris ce qu'il y avait à l'intérieur des vitrines.
04:51Et voilà.
04:52Donc nous, par rapport à l'autre, on va dire qu'on a été plus chanceux.
04:58Et qu'est-ce qui s'est passé le samedi 24 ?
05:01Ça, c'est mieux passé ?
05:02Vous vous êtes en plein centre de Lyon ?
05:05En plein centre.
05:06C'est-à-dire que nous, c'est ce que j'ai dit la semaine dernière,
05:08on est vraiment à côté des boutiques pillées telles que Pyrénix.
05:12Vous savez, je vous avais expliqué la vendeuse qui était partie en courant.
05:16Oui, de peur.
05:18Dégage, sinon on te roule dessus.
05:19Non, non, ce n'était pas de peur.
05:20Oui, bien sûr, il n'a pas de peur, mais parce qu'ils étaient rentrés en lui disant
05:25dégage, sinon tu vas te faire rouler dessus.
05:27Voilà.
05:28Donc nous, on est à, je ne sais pas, 50 mètres de cette boutique.
05:32Sur le même trottoir.
05:34Voilà.
05:34Donc on est vraiment pas loin.
05:35Et dans notre rue, il y a eu quelques boutiques qui ont été complètement pillées, effectivement.
05:40Et qui n'ont pas réouvert.
05:41Et vous avez pu rouvrir cette semaine, ce week-end ?
05:45Alors nous, on a réouvert.
05:48Samedi, on a ouvert jusqu'à 14h30, 14h, 15h, enfin, même pas.
05:54C'est-à-dire qu'on a fermé encore plus tôt que le samedi d'avant, parce que d'abord
05:57la ville était complètement vide.
05:59Oui.
06:00J'ai pris une photo, moi, de mon téléphone à 13h45.
06:04Il y avait, réellement, il y avait trois personnes dans la rue, on se ferait cru un 15 août.
06:08Ah oui, un, un, un, un, un, oui.
06:11Il faut savoir qu'en plus, le mois d'octobre, c'est quand même un gros mois pour les commerçants.
06:16Oui.
06:17Surtout les samedis, et là, ça fait deux samedis, ben, voilà, il y a des problèmes, et la semaine, il
06:24n'y a pas grand monde.
06:27Rachel, Alain Di Crescenzo, le président de CCI France, vous écoute, vous entendez le témoignage de Rachel, Alain Di Crescenzo,
06:33qu'est-ce que vous voulez lui dire ?
06:34Parce qu'elle, elle veut toujours continuer, elle a juste été cassée, papillée, et ils attendent des réponses, ces commerçants.
06:42Donc, ce que je veux dire, premièrement, c'est toute la solidarité, tout le soutien qu'on a, bon, j
06:46'espère que Rachel nous a vus sur le terrain, on avait jusqu'à 200 personnes qu'on avait appointées pour
06:51faire du service de sécurité, ça, c'est la CCI de Lyon qui a fait ça, en plein accord avec
06:56le préfet.
06:57Et donc, ce que je dis à Rachel, je dis qu'il faut tenir le coup, Rachel, premièrement. Deuxièmement, il
07:02faut être prudent, et je crois que, même si ça me fait mal ou bide de vous dire ça, Rachel,
07:07je crois qu'il vaut mieux fermer le rideau plutôt que de se faire agresser. Donc, vous avez le bon
07:11réflexe d'avoir fermé, j'ai compris, à 14h, ça a été globalement le réflexe qu'ont eu beaucoup de
07:16commerçants,
07:17et ça, c'est bon pour la sécurité, et donc, on ne doit pas risquer les personnes, et ce que
07:22je peux vous dire, Rachel, c'est que, je viens d'écrire au midi du travail,
07:26il y a juste avant de rentrer, on a eu beaucoup de discussions, et donc, c'est vrai qu'il
07:29y a beaucoup d'attention qui a été portée sur les commerces qui ont été cassés,
07:33mais il n'y a pas d'attention aujourd'hui qui est portée, pas d'attention, ça veut dire qu
07:37'il n'y a pas de mesure, parce que, bien sûr, tout le monde est dépité de ce qui se
07:40passe,
07:41quel que soit le niveau de l'État ou des concitoyens, et donc, l'idée, si vous voulez, c'est
07:46de regarder comment on peut activer des aides, notamment du chômage partiel,
07:49c'est ce que j'ai demandé, de façon à ce que, si ça dure, si ça dure, et puis
07:53je sais qu'on a deux week-ends devant nous,
07:55vous puissiez être indemnisé là-dessus, au moins pour vos collaborateurs, et qu'on a demandé aussi des prêts à
08:00taux zéro,
08:01et des moratoires aussi sur les charges sociales et fiscales.
08:04Voilà ce qu'on peut faire, en tout cas, on est avec vous, et on va se battre aussi pour
08:08travailler la relance.
08:11Je sais que vous êtes là, que vous avez essayé d'oeuvrer très rapidement pour tout le monde, après, chômage
08:18partiel,
08:19bon, nous, on n'est pas très nombreux, donc je ne sais pas. Lorsque vous me dites, il est plus
08:23prudent de fermer,
08:25nous, on a fermé samedi parce qu'il n'y avait personne, en fait, et pas parce qu'on a
08:30eu peur,
08:31parce qu'en fait, il y avait un tel dispositif de sécurité. Déjà, les gens ne pouvaient pas entrer en
08:37centre-ville,
08:37parce que les ponts étaient fermés, il y avait des hélicoptères, et je pense que les gens,
08:43de toute façon, très honnêtement, ouverts ou fermés, les accès, les gens, je pense qu'ils n'avaient pas envie
08:48de venir.
08:49Avec ce qui s'était passé le samedi d'avant, les gens, à mon avis, ont eu très peur de
08:54venir,
08:55ils n'avaient pas envie de s'aventurer dans une galère comme ça, de se retrouver au milieu d'une
08:59bagarre,
09:00d'une manif, d'un pillage, je ne sais pas. Les gens n'ont pas bougé, quoi.
09:05Ils ne sont pas venus.
09:08C'était pareil, si vous voulez, dans des villes que je connais bien. Moi, j'étais à Marseille,
09:11donc ce week-end, j'ai vu la même chose. J'ai vu des commerces barricadés, fermés,
09:15même si ce n'était pas sur le but de passage des manifestations, et pareil à Toulouse.
09:19Donc, écoutez, c'est pour ça que je demande une pause. Il faut absolument qu'on arrête ces manifestations,
09:24et surtout qu'on ait, à nouveau, envie de consommer dans nos commerces.
09:28C'est là-dessus qu'on travaille aussi, sur un plan de relance du commerce de fin d'année.
09:31C'est ce que je disais la semaine dernière, en fait, quand on m'a demandé le mot de la
09:35fin,
09:36j'ai dit consommer local, c'est-à-dire qu'il faut que les gens aillent dans les commerces du
09:41centre-ville,
09:41il faut qu'ils fassent travailler tous ces gens qui sont actuellement un peu en galère.
09:47Et ce que j'avais oublié de mentionner la semaine dernière, et là, je vais en profiter pour dire,
09:51c'est que, si toutefois, alors je sais que ça peut être très alléchant, très attrayant, les prix,
09:57mais si demain, je parle à tous les Français, les Françaises, qui sont honnêtes,
10:02j'ai envie de leur dire, si demain, on vous propose quelque chose de marque a pris défi en toute
10:08concurrence,
10:09vous savez que ça risque, ça peut venir du 17 octobre, donc ce serait bien de ne pas acheter, en
10:15fait.
10:15Ça, c'est clair.
10:19Et puis, il faut rappeler que c'est illégal, ça s'appelle du recel,
10:23et c'est passible du tribunal correctionnel, parce que c'est un délit, il faut-il le rappeler.
10:27Je suis d'accord avec vous, mais vous savez comme moi qu'aujourd'hui, on ne leur fait pas grand
10:32-chose.
10:33Ça, nous sommes bien d'accord.
10:34Quelqu'un qui va acheter du volet, bon, il ne va pas lui arriver grand-chose.
10:39Déjà que les voleurs, ceux qui sont interpellés, on ne leur fait pas grand-chose.
10:44Donc, vous voyez, ceux qui achètent, je pense qu'on va leur faire encore moins.
10:47Sur ce...
10:48Voilà, j'aimerais juste crier, faire un appel à SOS, à tous les Français qui nous écoutent,
10:55de ne pas acheter tous ces produits qui ont été volés.
11:00Je sais que ça peut être difficile pour des gens, ça peut être un crayon, mais voilà, par respect et
11:06par honnêteté, ne pas acheter, quoi.
11:09Voilà, Rachel, simplement pour vous dire que je participe à ce SOS que vous lancez,
11:14et je veux dire que Serge Papin, qui est le ministre du Commerce et des PME, a aussi joué le
11:19jeu là-dessus.
11:19Elle a rencontré des plateformes, et donc des plateformes ont retiré les objets sur lesquels ils avaient des doutes.
11:25Donc là-dessus, une solidarité qui s'est mis en place, et donc bien sûr, il faut le rappeler, vous
11:29avez raison de le faire.
11:30Dans un instant, on continue de parler des conséquences de ce samedi 17 octobre,
11:35avec Alain Di Crescenzo, président de CCI France.
11:38Que vous soyez commerçant, enfin si vous êtes commerçant, n'hésitez pas, vous nous appelez au 0826 300 300.
11:4619h20, les vraies voix écoutent la France, Philippe David.
11:54Retour des vraies voix écoutent la France, Mathéo Lambleau avec nous, c'est un plaisir,
11:59on préférait l'avoir dans d'autres circonstances, Alain Di Crescenzo, président de CCI France,
12:04les chambres de commerce et d'industrie, et beaucoup de commerçants nous appellent au 0826 300 300.
12:09On était à Lyon, ou pas à Toulouse.
12:12Bonsoir Didier.
12:13Bonsoir Didier.
12:15Bonsoir.
12:16Vous avez composé le 0826 300 300, vous vous êtes commerçant, ou plutôt, vous étiez commerçant, c'est bien ça
12:23?
12:24Oui, c'est ça. J'ai été jusqu'au 1er octobre de cette année-là, et on a été en
12:33liquidation judiciaire.
12:35Oui, pour quelles raisons ?
12:37Les manifs, qu'est-ce qui s'est passé ?
12:41C'est-à-dire que depuis de nombreuses années, on voyait notre chiffre d'affaires baisser.
12:47On est en commerce de proximité, mais pas nécessaire.
12:53Je travaille dans l'ameublement.
12:54Je travaillais, pardon, j'ai du mal encore à me dire que c'est fini.
13:01Donc l'ameublement, je fabriquais des rideaux, je rhabillais des fauteuils.
13:05C'est vrai que c'est un secteur, quand il y a une crise en France, c'est des secteurs
13:11où le travail baisse immédiatement.
13:13Quand il y a des crises financières, de pouvoir d'achat, etc.
13:17Et c'est quoi qui vous a fait le plus mal ? La baisse du pouvoir d'achat, les manifs,
13:22autre chose ?
13:24Baisse ? Alors au départ, pourtant je n'ai rien contre, mais ça a été les gilets jaunes.
13:29Ça a duré trop trop longtemps, la fermeture pendant trois mois obligatoire, sans aucune compensation.
13:36Moi, ça m'a fait perdre 45 000 euros.
13:41Sur les deux ans de Covid, j'ai eu 1 500 euros.
13:46Et je payais, pour vous donner une idée, 1 400 euros de loyer.
13:49Ah oui ?
13:51Oui, le quoi qu'il en coûte n'a pas tellement marché pour vous, manifestement.
13:55Ah, moi du tout, parce que comme on était en difficulté,
13:58les chambres nous disaient, non, on n'aide pas les commerces en difficulté.
14:02D'ailleurs, il y avait une ministre qui avait dit,
14:05qui avait dit, déjà les commerces qui sont en difficulté, on ne les aidera pas.
14:09Effectivement, on ne nous a pas aidés.
14:11Donc, au fur et à mesure, après, il s'est engendré tous les autres problèmes en France.
14:17Et là, la guerre en Iran, le gazole, etc. ça nous a achevés.
14:23D'accord.
14:24Alors, pour relever l'entreprise à partir des gilets jaunes,
14:27moi, j'ai injecté de l'argent d'héritage qui devait être pour ma retraite.
14:32Oui.
14:33Mais bon, ça n'a pas suffi, quoi.
14:35Donc là, on a décidé, au 1er octobre, d'arrêter complètement, quoi.
14:40On était en plan, mais on l'a cassé,
14:43parce qu'on voyait bien qu'on n'allait même pas pouvoir honorer nos remboursements,
14:48qu'on devait rembourser du plan, quoi.
14:52D'accord.
14:52Alors, bon, j'ai...
14:54Oui.
14:57Alain Dicrescenzo vous écoute.
14:58Alors, il connaît très bien Toulouse, on peut le dire,
15:00parce que vous avez été président de la CCI de Toulouse.
15:02Quand vous entendez le témoignage de Didier, qui est très touchant,
15:06qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ?
15:07Je veux dire que j'en suis désolé.
15:11En fait, c'est trop tard, maintenant, d'être désolé.
15:13C'est trop tard.
15:14C'était avant qu'il fallait...
15:17Enfin, nous, on a essayé de frapper à beaucoup de portes,
15:20et très sincèrement, à part mon assurance, qui nous a donné 1 000 euros,
15:25parce que je pense qu'elle avait peur qu'on demande une perte d'exploitation,
15:29mais à part ça, on n'a rien eu d'autre.
15:33Alors, bon, moi, j'étais président de la CCI de Garonne entre 2010 et 2016.
15:39On était en 2018, mais j'étais sur le terrain aussi, puisque j'étais en Occitanie.
15:43Et donc, ce que je peux vous dire, c'est que nous, avec les moyens qui étaient les nôtres,
15:46et donc les règlements, ce n'est pas nous qui les faisons,
15:48on a essayé de faire le maximum.
15:50Moi-même, je me suis battu pour détourner les manifestations,
15:55pour faire en sorte qu'il y ait des postes dans les manifestations.
15:57Donc, les préfets ont joué le jeu, mais il est évident que ça a été une catastrophe.
16:02Et quand je parle de mes commerçants, moi aussi j'ai des commerces,
16:04donc je sais de quoi on parle.
16:06Donc, entre 2018 et aujourd'hui, on va de crise en crise.
16:09Et ça a été bien expliqué par Didier.
16:11Didier, les gilets jaunes, après on a eu le Covid,
16:13après la crise ukrainienne, on a eu l'impression, les émeutes de 2013,
16:16le pouvoir d'achat et la canicule.
16:18Et c'est pour ça que...
16:19Et pour moi, terminer l'histoire.
16:21Et c'est pour ça que ce que je dis,
16:23après je vous parlerai du terminer si vous voulez bien,
16:25et ce que je dis, c'est qu'il faut absolument qu'on ait une pause là-dessus.
16:29Alors, on m'en reproche, parce qu'on me dit que c'est du droit constitutionnel à manifester.
16:33« Oui, mais on est en train de tuer nos commerçants,
16:36on est en train de tuer nos centres-villes,
16:38on est en train de faire des no-man's land. »
16:41Et donc, quand il y a raison d'urgence, c'est une raison d'état,
16:44il faut faire une pause.
16:45Je voudrais simplement vous dire une chose,
16:46si vous le permettez, moi j'ai un parcours d'entrepreneur de 40 ans.
16:51Ça n'a pas toujours été linéaire,
16:53et ce que je veux dire, c'est que les difficultés que vous avez connues,
16:56et j'ai compris que votre entreprise s'est arrêtée,
16:58c'est pas pour ça qu'on ne peut pas repartir, qu'on ne peut pas rebondir.
17:01C'est vrai.
17:01Et donc, simplement, ce que je vous dis, c'est qu'il ne faut rien lâcher.
17:05Et moi-même, j'ai eu des difficultés dans mes entreprises,
17:07j'avais du mal à faire la paie,
17:09puisque j'étais entrepreneur à 24 ans,
17:11mais ne lâchez rien, voilà ce que je peux vous dire.
17:13Et moi, je serais heureux de vous rencontrer à Toulouse,
17:15si vous êtes d'accord, puisque les week-ends, j'essaie de rentrer chez moi.
17:18Moi, il n'y a pas de problème, c'est avec grand plaisir.
17:20On échangera sur les réseaux sociaux, si vous voulez m'envoyer,
17:22je vous enverrai mes coordonnées.
17:23On peut vous donner vos coordonnées, évidemment, en rentaine.
17:28Moi, je vais vous dire une chose, c'est que,
17:32vous voyez, il y a 15 jours, je suis allé voir la mandataire judiciaire,
17:37et je lui ai dit, écoutez, elle me dit, qu'est-ce que vous voulez faire ?
17:40J'ai dit, moi, je veux me réinstaller.
17:42Je veux me réinstaller.
17:44Elle me dit, mais monsieur, vous ne pouvez pas vous réinstaller,
17:47il faut attendre la fin de la liquidation.
17:49Mais j'ai dit, ça va prendre combien de temps ?
17:51Elle me dit, entre 3 mois, 6 mois, et peut-être un an.
17:56C'est fou.
17:56Mais moi, j'ai...
17:58Donc, j'ai dit, ça veut dire quoi ?
18:00Elle me dit, vous pouvez être employé, si vous voulez, mais pas...
18:03Alors, et pourtant, je n'ai pas d'interdiction d'exercer.
18:06D'accord, oui.
18:07Vous avez fait une liquidation judiciaire propre, comme on fait,
18:12comme on dit, en ne laissant pas d'impayés, etc.
18:14Vous avez liquidé la société ?
18:16Non, non, non, non, monsieur, il y a des impayés,
18:19mais il n'y a pas eu de faute de gestion.
18:21D'accord, ok.
18:21Mais quoi que ce soit, c'est juste victime de baisse de chiffre d'affaires.
18:25C'est ça, oui.
18:25Et du coup, non, non, il n'y a pas eu de...
18:28C'est juste baisse de chiffre d'affaires tous les ans, tous les ans, tous les ans.
18:32Et elle m'a dit, il vous faut attendre entre 3 et 1 an,
18:35que la liquidation soit finie.
18:37Mais moi, j'espérais rebondir de suite.
18:39Oui.
18:40Parce que moi, j'ai des clientes qui m'ont dit, nous, on vous suivra.
18:44Oui.
18:45Vous voyez ?
18:46Eh bien, je ne peux pas.
18:48Je trouve ça quand même assez scandaleux.
18:53Didier, j'ai vu qu'il y avait votre numéro, si vous êtes d'accord,
18:57on va me le donner, et puis je vous appelle en antenne.
19:00Ok.
19:01Si vous voulez.
19:01Oui.
19:02Oui.
19:03Et vous avez donc un projet de réinstallation, ça c'est déjà une bonne chose.
19:06Je peux vous poser une question indiscrète, Didier ?
19:09D'habitude, c'est un homme.
19:10Vous avez quel âge ?
19:13Moi, j'ai 59 ans.
19:14Vous êtes encore jeune alors.
19:16Donc vous pouvez repartir sur une nouvelle activité.
19:19Vous êtes plus jeune que moi, donc vous êtes très jeune déjà.
19:22Non, mais c'est gentil.
19:24Non, non, mais moi, j'adore tellement mon métier que oui.
19:28Que oui, mais il y a des choses en France qui sont complètement folles.
19:33Par exemple, quand vous avez un problème de dette de TVA, vous n'avez pas le droit
19:38de répondre à des appels d'offres.
19:40Parce que moi, je travaillais avec les mairies aussi, les particuliers, et on m'interdisait
19:45de répondre à des appels d'offres qui pouvaient me faire rentrer de la trésorerie.
19:52Mais oui, les joueurs disaient, mais non, faites l'inverse.
19:55Payez-vous sur ce que je vais rentrer comme argent de cet appel d'offres, mais ne m'empêchez
20:01pas de le faire.
20:02Autrement, je ne pourrai jamais vous régler si tout continue comme ça en France.
20:06Vous voyez-le ? En fait, le système, il est mal fait.
20:09Il n'est pas fait pour les entreprises qui sont en difficulté.
20:14Je ne sais pas, donc j'en parle pas.
20:16Mais pour celles qui sont en difficulté, il y a un truc qui va pas.
20:19Alain Dicré-Cenzo ?
20:20Non mais Didier a raison.
20:23Lorsqu'on a des dettes fiscales et sociales, effectivement, on ne peut pas répondre au marché
20:27public.
20:27C'est la loi.
20:29Alors, je peux vous dire qu'on a essayé de faire bouger les choses, notamment dans
20:33les territoires d'outre-mer.
20:34Pourquoi ? Parce que les collectivités ont même des dettes envers les entreprises.
20:36Oui, ce qui est problématique.
20:38Bon, je dis, il faut quand même rétablir les choses, mais c'est vrai, vous avez raison Didier.
20:41Mais là-dessus, c'est comme ça que c'est fait et donc c'est la loi.
20:45Merci beaucoup Didier.
20:47On va faire les échanges de téléphone en antenne avec Alain Dicré-Cenzo.
20:50Et on vous souhaite tout le meilleur pour votre future activité du côté de Toulouse.
20:55Une ville qu'on aime beaucoup, bien évidemment, sur Sud Radio, Mathéo.
20:59Et dans un instant, on continue de parler avec Alain Dicré-Cenzo, président de CCI France,
21:03de ses conséquences des manifestations du 17 octobre.
21:07Et comme Didier, si vous êtes commerçant, vous nous appelez au 0826 300 300.
21:13Sud Radio.
21:15Parlons vrai.
21:17Dès votre réveil, écoutez le Grand Matin Sud Radio.
21:21Retour des vrais voix.
21:22Écoute la France avec un invité exceptionnel, Alain Dicré-Cenzo, président de CCI France.
21:27Les chambres de commerce et d'industrie, avant de retrouver vos appels,
21:30vous êtes de très nombreux commerçants à nous appeler au 0826 300 300
21:34pour échanger avec Alain Dicré-Cenzo.
21:36Nous allons parler de la matinale de demain avec notre ami Jacques Cardos.
21:41Bonsoir, Louis de Cargourlet.
21:42Bonsoir, Philippe.
21:43Bonsoir, Mathéo.
21:44Et ça commence demain à 7h.
21:45Exactement.
21:46Justement, vous parliez des différents commerçants.
21:48On retrouve dans les journaux de Claire Pernier deux reportages.
21:51L'un de Clément Barrien qui a été voir les commerçants parisiens,
21:54notamment sur le manque à gagner à cause des différentes casses.
21:58Et puis les commerçants marseillais qui nous parlent,
22:00des jeunes qui viennent faire du repérage des boutiques
22:04qui pourraient venir casser le week-end suivant.
22:06Donc voilà, des témoignages à retrouver dans les reportages des journaux de la matinale.
22:10Sinon, au niveau des talks, 7h10, c'est à la 1.
22:13Nous allons recevoir Laurent Zameshkovski,
22:16exporte-parole de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public
22:19sur cette enquête choc de l'éducation nationale
22:22qui est passée aujourd'hui, parue aujourd'hui un peu sous les radars.
22:24Un tiers des élèves de CE2, CM1 et CM2
22:27déclarent avoir subi des violences sexuelles à l'école.
22:30Une enquête qui date de...
22:32Un tiers !
22:32Un tiers, tout à fait.
22:3334% pour être précis.
22:357h40, on va faire un point avec Sébastien Boussois,
22:38docteur en sciences politiques
22:39et directeur de l'Institut géopolitique européen
22:42sur les élections législatives en Israël.
22:45Les premières élections depuis le 7 octobre.
22:47Donc voilà, ça se passera dans la nuit.
22:48On pourra débriefer de tout ça avec Sébastien Boussois.
22:50Et puis notre invité politique 8h30,
22:52Antoine Léomant, député Léfi de l'Essonne.
22:55Merci beaucoup Louis de Cargorlet et c'est demain à partir de 7h en compagnie de Jacques Cardoz et de
23:00ses invités sur Sud Radio.
23:02Tout de suite, on continue avec Alain Di Crescenzo de parler des conséquences de ce 17 octobre.
23:08Mais aussi, on va parler de l'avenir pour les commerçants.
23:11Quel avenir pour nos commerçants ?
23:12Alors, avant de partir à Marseille,
23:15bonsoir Luc Gabriel.
23:17Bonsoir.
23:18Vous êtes coiffeur, vous êtes président de l'association de commerçants
23:22et vice-président des entrepreneurs des Bouches-du-Rhône
23:24et président de l'association des commerçants Prado-Castellan.
23:27On va poser une question à Alain Di Crescenzo et vous allez échanger.
23:30Alain Di Crescenzo, on a vu notamment à Marseille tout ce qui s'est passé,
23:34le nombre de commerces vandalisés,
23:35et pas seulement un poste de police, la mairie, etc.
23:39Est-ce qu'il y a un élan de solidarité de la part des artisans, par exemple,
23:44pour refaire les boutiques ?
23:46On a vu des cagnottes, certaines étaient faites par des aigles fins,
23:49mais d'autres étaient honnêtes pour venir en aide aux commerçants.
23:51Est-ce que vous sentez un vent de soutien ?
23:54Alors, moi j'ai vu des...
23:55On peut même parler de Marseille, si vous voulez bien.
23:57Oui, très bien.
23:58J'ai été ce week-end.
23:59Alors, j'ai été ce week-end parce que je suis marseillais.
24:01Je suis né à Marseille.
24:02C'est ça, exactement.
24:03Alors, je suis allé voir mes parents.
24:05Voilà, pour être précis.
24:07Donc, j'ai vu la solidarité s'exercer.
24:11J'ai vu des jeunes aussi, que j'ai rencontré,
24:13des associations de jeunes qui sont là pour réparer la casse qui a été faite.
24:16Et ça, je crois qu'il faut le dire.
24:18On a des jeunes aussi mobilisés pour réparer.
24:20J'ai vu le fonds de solidarité qui a été créé à Marseille
24:24entre le conseil départemental, le conseil régional et la métropole.
24:29Et donc, là, c'est 11 millions d'euros auxquels CMACGM a décidé d'abonder
24:33pour faire des aides directes immédiates de 10 000 euros.
24:36Et donc, c'est la chambre de commerce qui va...
24:38La société de transport maritime, l'armateur, CMACGM.
24:41Mais pas que.
24:42Et donc, il y a le G20.
24:43Je crois que c'est comme ça qu'on appelle ou le club des vins,
24:46qui sont les ETI marseillaises, qui vont aussi abonder.
24:50Voilà, je vois cette solidarité-là.
24:51Maintenant, ce que je voudrais, moi, c'est qu'il y ait une autre solidarité,
24:54pour être très clair, la solidarité de faire une pause.
24:56C'est-à-dire que les manifestations s'arrêtent très clairement
24:58pour qu'on puisse raisonnablement se remettre au travail,
25:02gagner notre vie, et puis faire en sorte que cette période de fin d'année
25:06qui représente 40% du chiffre d'affaires de nos commerçants
25:08soit une période qui permette de récupérer un été difficile.
25:10C'est le premier point.
25:12La deuxième solidarité, ça a été dit.
25:13Surtout, il faut qu'on aille consommer auprès de nos commerçants,
25:17de commerces de proximité.
25:18Il faut faire une pause sur les plateformes.
25:22Mais je vois cette solidarité, elle n'est sans doute pas suffisante.
25:25D'accord ?
25:25Mais elle existe, il faut l'encourager.
25:28Luc Gabriel, vous êtes entre Marseillais, avec Alain Di Crescenzo.
25:31Je vous laisse échanger.
25:32Qu'est-ce que vous voulez lui dire ?
25:34Écoutez, M. Di Crescenzo, bonsoir.
25:37J'aime, M. David également.
25:40Les CCI, dans l'ensemble, en tout cas,
25:42celle que je connais, CECN, Marseille-Provence,
25:44fait son boulot de CCI.
25:46Son boulot d'aujourd'hui, c'est notre point centralisateur
25:49de toutes les aides qu'on peut trouver.
25:51Et la CCI et les CMA sont dans leur rôle.
25:55En revanche, on parle d'avenir.
25:57On a entendu ce monsieur tout à l'heure.
25:58L'avenir, pour beaucoup de boutiques,
26:01beaucoup de patrons de boutiques,
26:03ce qui les attendent, c'est ça, c'est la faillite.
26:05Parce qu'un fonds de solidarité, c'est super.
26:08On a eu, vendredi dernier,
26:10des bougées des artisans.
26:12On a trouvé des panneaux de bois
26:13pour les aider à barricader des boutiques.
26:15On a barricadé plus de 20 boutiques
26:18juste à notre initiative d'association de commerçants.
26:21C'est bien, c'est bien.
26:23Mais au bout du compte,
26:24il faut remettre l'ordre des grandeurs
26:27dans la tête des gens.
26:28Une aide de 10 000 euros, c'est formidable.
26:30C'est vraiment quelque chose de génial.
26:32Mais une boutique, ça démarre à 50 000 euros.
26:34Je dirais même 100 000.
26:35Une belle boutique, c'est 200 000, 300 000 euros.
26:38Donc comment ils vont faire,
26:39ces commerçants qui ont été ravagés,
26:42dont on a fusillé leur outil de travail,
26:46on a fusillé leur famille.
26:48Ils ont certainement des prêts en cours,
26:50comme le monsieur qui a fait faillite tout à l'heure,
26:52Didier, disait,
26:53après, avec le Covid,
26:55les gilets jaunes, puis le Covid.
26:56Et le Covid, souvenez-vous, c'est les PGE.
26:58Les PGE, on nous a prêté de l'argent.
26:59Bon, c'était une maladie.
27:00Personne n'était responsable de la maladie.
27:03OK, là, on fait un effort.
27:05Mais là, il y a quelqu'un qui est responsable de la sécurité
27:08et qui n'a pas fait son rôle.
27:09Et on nous dit,
27:09on va te filer 50 000 à taux zéro.
27:11C'est-à-dire qu'on va nous donner un prêt
27:14pour réparer les bêtises qui ont été faites
27:16par d'autres qui sont responsables d'eux
27:18et qu'on a élus.
27:19Il y a quelque chose qui ne va pas.
27:20L'avenir pour les commerçants qui ont été ravagés,
27:22c'est la faillite.
27:23Parce que qui va trouver 100 000 ?
27:25On le fait, 100 000 pour une boutique
27:27et 200 000 pour les stocks de Noël.
27:29Ça fait 300 000.
27:30Et on nous dit, on va te prêter 50,
27:31il va falloir que tu rentres.
27:32Et tiens, en Royal,
27:33il y a quelqu'un qui a trouvé 10 000 balles.
27:34C'est super.
27:35Il n'était pas à la hauteur des dégâts posés.
27:38Est-ce que les assureurs jouent le jeu,
27:40tiens, justement ?
27:41Alors, on a contacté immédiatement
27:44France Assureur,
27:44qui est, si vous voulez,
27:46le chapeau.
27:47Le chapeau.
27:48Donc, il a été négocié très rapidement.
27:50Ça, c'était le mardi.
27:51C'était dès le mardi.
27:52Le fait que, pour déposer
27:54les déclarations de sinistre,
27:55on passe de 5 jours à 30 jours.
27:57Mais, attention,
27:58il ne faut pas utiliser le délai
27:59parce que plus on déclare tard,
28:01moins l'argent et les avances
28:02arrivent rapidement.
28:03D'accord ?
28:03Et deuxièmement, ce qu'on a fait,
28:04c'est de faire en sorte
28:05que les avances se déclenchent
28:07le plus rapidement possible.
28:08Alors, simplement,
28:09ces 10 000 euros ou 15 000 euros
28:11dont vous parlez,
28:12on a bien conscience
28:13que ce n'est pas suffisant.
28:14Par contre, il est clair
28:15que ça sert à faire le pont,
28:16si vous voulez,
28:18entre les avances des assurances
28:20qui arrivent
28:20ou les remboursements des assurances
28:22et, bien sûr,
28:23le moment où on a été cassé.
28:25Alors, voilà ce qu'on a pu faire.
28:26Voilà ce qui a été fait.
28:27Et moi, je suis d'accord,
28:29c'est jamais assez.
28:31Mais là, aujourd'hui,
28:32si on dit casseur-payeur,
28:33vous savez très bien
28:34que ce n'est pas
28:34ce qui va faire entrer de l'argent
28:36pour rembourser,
28:37pour l'instant en tout cas,
28:38pour rembourser
28:38les dégâts qui ont été faits.
28:40Ce que je veux dire aussi,
28:41c'est qu'on travaille aussi.
28:43Et donc, Jean-Luc Chauvin,
28:44avec qui j'étais à midi
28:44et avec qui je serai ce week-end,
28:46que vous connaissez,
28:46c'est le président de la CCI
28:47de Versailles-Provence.
28:49Avec Jean-Luc,
28:49on travaille aussi
28:50et on a bien travaillé
28:51avec votre préfet
28:52qui est vraiment...
28:53Donc, c'est vraiment
28:54sur le terrain,
28:54votre préfet
28:56de département et de région.
28:57Donc, à travailler
28:58à du chômage partiel
29:00et puis aussi
29:01à des moratoires
29:01sur les charges sociales
29:03et fiscales.
29:04Alors, encore une fois,
29:05on a bien conscience
29:06que les difficultés sont là
29:08et nous, on fait ce qu'on peut
29:09avec les moyens
29:09qui sont les nôtres
29:10parce qu'on n'a pas
29:11de capacité de décision
29:13au niveau des chambres
29:13de commerce et de l'industrie.
29:14Et puisque vous êtes entrepreneur,
29:16chez les entrepreneurs,
29:16vous savez bien
29:17quelles sont nos prorogatives
29:18et quelles sont nos obligations.
29:21Bien sûr, bien sûr.
29:22La CCI n'a aucune responsabilité
29:24là-dedans.
29:24On est bien d'accord.
29:25Le responsable aujourd'hui,
29:26c'est l'État.
29:27Et les entrepreneurs
29:28de la région
29:29ont pu aller,
29:30sont allés les entrepreneurs
29:32sur le sud,
29:33discuter avec
29:33le président de région
29:35pour obtenir
29:37le fonds
29:37que vous citiez
29:38tout à l'heure,
29:39région,
29:40CMCGM
29:40et métropole.
29:42Luc Gabriel,
29:43restez avec nous
29:44parce qu'on a Pascal
29:45qui nous appelle,
29:46qui est commerçant
29:47et qui veut réagir.
29:48Bonsoir Pascal.
29:49Bonsoir Pascal.
29:50Bonsoir à toute l'équipe
29:51et bonsoir au président
29:52de la CCI.
29:53Vous avez composé
29:54le 0826-300-300
29:56et vous êtes un commerçant
29:57mais un peu différent
29:58des autres.
29:59Racontez-nous.
30:00Oui, oui, oui, totalement.
30:00Moi, je suis dans l'événementiel.
30:01J'étais commerçant.
30:03J'ai appartenu à CGPME
30:04dans les années 90
30:06quand j'étais en Seine-et-Marne
30:07avec 49 salariés
30:08dans la sécurité.
30:09Ah oui.
30:10Donc là,
30:10ça m'avait fait un peu rire
30:11au niveau de la sécurité.
30:12Prenez les agents de sécurité
30:14pour protéger leur commerce.
30:15Ils n'ont qu'une autorité,
30:16ils n'ont qu'un pouvoir
30:17et ça coûte très cher
30:19et un commerçant
30:19qui est à la dérive
30:22se serait retrouvé
30:23sans pouvoir payer.
30:24Bon, voilà.
30:24Bref,
30:24on va passer
30:26ce côté-là.
30:28Moi,
30:28j'ai arrêté mon entreprise
30:30au moment
30:31de la première gare du Golpe
30:32parce que malheureusement,
30:33je m'étais retrouvé
30:34avec une dette
30:35par rapport
30:35à un très,
30:36très grand groupe
30:37qui n'existe plus
30:38et qui s'appelait
30:39les magasins continents.
30:40Donc,
30:40j'ai rebondi
30:41quelques années après
30:42et en 2005,
30:44je me suis relancé
30:45dans l'événementiel.
30:45J'ai 65 ans,
30:46je suis à la retraite maintenant
30:47mais je continue.
30:48Je continue
30:49parce que c'est mon plaisir
30:50et là,
30:50j'intervenais
30:51parce que,
30:52alors,
30:53il y a deux systèmes
30:55de commerce.
30:55Il y a les commerces
30:57sédentaires
30:57et les commerces ambulants.
30:58Et le syndicat
31:00des marchés de France
31:00fait un appel
31:01en disant,
31:01attention,
31:02c'est pareil
31:02dans les grandes villes,
31:03on bloque tout
31:04mais on ne pense plus.
31:05Alors,
31:05bien sûr,
31:06nous,
31:06sur le Lot-et-Garonne,
31:08le Fumé-Lois,
31:10le BNF-sur-Lotte,
31:11tout ça,
31:11c'est des petits marchés,
31:12on n'est pas trop impactés
31:13mais il y a des grands marchés
31:15où eux vont être impactés
31:17c'est des gens qui ne vont pas
31:18les pouvoir acheter
31:19par la peur,
31:19c'est des commerçants
31:20qui ne vont pas pouvoir
31:21s'installer,
31:22des commerçants
31:22qui vendent du poulet,
31:23qui vendent des produits frais,
31:26se retrouvent avec
31:28des aliments
31:28qui sont périmables
31:31et ce n'est pas les grandes surfaces
31:32et ce n'est pas tout ça.
31:33Alors,
31:33je pense qu'on aurait aussi pu
31:36demander
31:37parce qu'il était temps
31:38qu'au niveau syndicat
31:41qu'au niveau des caisses
31:42des commissions paritaires,
31:44il serait peut-être temps
31:45qu'on fasse peut-être
31:47un progrès
31:50dans le fait
31:51où la part patronale
31:53au niveau des URSA
31:54et au niveau des autres caisses,
31:56on la met de côté
31:57en attendant,
31:58la part salariale
31:58est obligatoire,
31:59ça on ne peut pas passer
32:00à travers,
32:01mais la part patronale
32:02pour permettre déjà
32:03un allègement des charges
32:04et puis qu'au niveau
32:06des impôts,
32:07parce que c'est l'État
32:07qui est en tort,
32:09c'est l'État
32:09qui a traité le 17,
32:11au niveau des impôts,
32:13qu'il soit,
32:13il fait aussi un geste
32:14de ce côté-là
32:14parce que tous ces gens,
32:16tous ces commerces,
32:18quand ils vont vraiment,
32:19malheureusement,
32:19il y en a beaucoup
32:20qui vont se casser la figure,
32:21ils vont aller chercher
32:22l'argent où ?
32:23Ils iront chercher
32:23l'argent où ?
32:24Sur ceux qui ne sont pas
32:25en SRL,
32:26ça c'est sûr,
32:27même parfois des SRL,
32:28mais malheureusement,
32:30malheureusement,
32:30c'est que ça,
32:31on n'y pense pas.
32:32Alors j'ai été ravi
32:34d'entendre le président
32:35de la CCI au niveau France
32:37qui disait
32:38des petits commerces
32:38de proximité,
32:39mais bien sûr,
32:39parce que moi,
32:40même qui suis dans
32:41l'événementiel,
32:42j'organise des marchés
32:44des créateurs,
32:45j'organise,
32:45là on a deux marchés
32:46de Noël,
32:46c'est dans les petits villages,
32:47donc on n'est pas,
32:48je veux dire,
32:49on n'est pas
32:49du tout impacté
32:50pour l'instant,
32:50mais on peut très bien
32:51avoir une décision
32:52du préfet qui dise
32:53aucun marché n'est en place
32:55parce que les événements
32:57ne vont pas en régression,
32:59mais bon,
32:59en augmentant,
33:00et là,
33:01tout le monde
33:01se retrouve impacté.
33:03Donc il y a
33:03ces commerces
33:04de proximité,
33:05il faut que les commerces
33:08que les Français
33:09comprennent
33:09qu'il faut y aller,
33:11ils sont ouverts,
33:13ils sont agréables,
33:14ils ont le souhait,
33:14les commerces de proximité
33:16dans les villages
33:17comme dans les villes
33:18comme dans les grandes villes,
33:19ils sont importants.
33:20Parce qu'un jour ou l'autre,
33:22malheureusement,
33:22rien ne dit
33:23qu'un jour ou l'autre
33:23les grandes surfaces
33:24ne se casseront pas
33:25la figure non plus.
33:26On l'a vu avec le coup
33:27des frigos
33:27qui ont été impactés
33:28sur certains villes.
33:29Sur les piratages, oui.
33:31Voilà.
33:32Donc à un moment donné,
33:33il faut se dire,
33:34on est un pays,
33:35en France,
33:35on a toujours eu
33:36de l'artisanat
33:36depuis la nuit des temps,
33:37on a toujours eu
33:38des commerces
33:38depuis la nuit des temps,
33:39il faut que les gens
33:42comprennent,
33:42excusez-moi,
33:43il faut que les gens
33:44comprennent
33:44qu'à un moment donné,
33:46eh bien,
33:46on peut redémarrer,
33:48on peut remettre
33:48le pied à étrier.
33:49Et ce qui est beau,
33:50ce qui est beau,
33:51c'est qu'au moins
33:52les commerçants
33:53commencent à comprendre
33:54qu'il faut se donner la main.
33:55J'en parlais avec un petit jeune
33:56qui m'a appelé tout à l'heure
33:57qui voulait s'installer
33:57en food truck.
33:58Je lui ai dit,
33:58attends,
33:58arrête le food truck
33:59pour l'instant,
34:00ça ne va pas le faire.
34:01Essaye de voir
34:02avec la chambre des métiers,
34:03tu es dans la fabrication
34:05en tant que cuisinier,
34:06essaye de voir ce que tu peux faire,
34:07mais ne va pas dans les food trucks,
34:08ça ne va pas le faire,
34:09tu vas te planter.
34:10Donc,
34:10c'est vrai qu'on a l'expérience,
34:12on peut les guider.
34:13Mais,
34:14ce que je vois,
34:15moi,
34:15dans les exposants,
34:17les exposants me disent,
34:17mais tu te rends compte,
34:18Pascal,
34:19mais même un emplacement
34:20à 30 euros,
34:20bon,
34:20c'est des petits villages,
34:21je ne vous parlez,
34:22ce n'est pas des foires
34:23comme à Bourges
34:24ou comme à Bourges,
34:25à 5600 euros
34:26à commander 4 jours.
34:28Voilà.
34:28Mais les marchés de Noël
34:29seront impactés.
34:30C'est clair.
34:30Alors, Pascal,
34:31on va faire réagir
34:33brièvement
34:33Alain Di Crescenzo
34:34parce qu'on doit faire
34:35une nouvelle pause
34:36et repartir au 0826 300 300.
34:39Est-ce que ce n'est pas
34:40un peu les oubliés,
34:41les commerçants ambulants ?
34:42Les commerçants ambulants
34:44sont touchés
34:44parce que quand je vois
34:45sur Toulouse,
34:46par exemple,
34:47tous ceux qui tournent
34:47autour de la place du Capitole,
34:49notamment sur le marché de Noël,
34:50il était très évident
34:52que s'il y a de la casse,
34:53ils ne pourront pas
34:54venir commercer.
34:56Je regarde les marchés
34:56autour de Toulouse aussi.
34:58Les marchés de Plainvent,
34:59sur les allées,
35:00c'est la même chose.
35:01Donc,
35:02alors,
35:03ils ne sont pas oubliés,
35:04d'accord ?
35:04Mais simplement,
35:05ils n'ont pas de vendure,
35:06ils n'ont pas été cassés.
35:06Mais ils subissent aussi
35:09qui ont été expliqués
35:10par Pascal.
35:11Sur la ruralité,
35:13Pascal,
35:13aujourd'hui,
35:14elle est épargnée,
35:14la ruralité,
35:15tant mieux.
35:16Donc,
35:16la ruralité est épargnée,
35:17donc,
35:18il n'y a pas de,
35:19aujourd'hui,
35:20on ne voit pas d'injonction
35:20particulière
35:21qui pourrait arriver
35:22en disant,
35:23on va bloquer,
35:23on va interdire
35:24le commerce et les marchés.
35:25Mais c'est vrai que
35:26dans les grandes villes,
35:27donc,
35:27le commerce,
35:29je dirais,
35:29le commerce de Plainvent
35:30est impacté
35:32comme les autres commerces
35:32et c'est pour ça
35:33qu'on demande aussi pour eux
35:34des aides,
35:35je vous l'ai dit,
35:35du chômage partiel,
35:36des moratoires sur les charges
35:38fiscales et sociales,
35:39vous avez parlé
35:39de la part patronale,
35:41mais c'est un moratoire global
35:42qu'on demande.
35:43Et puis,
35:43j'ai compris que vous étiez
35:44de Villeneuve sur l'autre,
35:45c'est ça ?
35:46Oui.
35:46Bon,
35:47j'ai un vieux copain
35:47qui s'appelle Philippe Sella.
35:49Ah,
35:50joueur mythique
35:51que j'adore d'ailleurs.
35:52qui s'appelle Philippe Sella
35:52avec qui j'ai fait
35:53quelques déplacements
35:54sur les tournois,
35:55donc,
35:55vous le saluerez
35:56si vous le croisez.
35:57Ah ben,
35:57on salue Philippe Sella
35:59parce que c'est quelqu'un
35:59que j'ai la chance
36:00de le connaître d'adorable
36:01et j'ai un souvenir magnifique
36:03après un match
36:04du tournoi des 6 nations
36:04dans un restaurant du Sud-Ouest
36:06où avec Philippe,
36:07le chanteur basque,
36:08David Olaït Sella
36:09qui est un ami
36:09et moi-même,
36:10nous avions fait chanter
36:10les deux étages du restaurant
36:12sur des chants du Sud-Ouest.
36:14Un souvenir inoubliable.
36:16J'embrasse d'ailleurs
36:17David et Philippe.
36:18C'est marrant
36:19parce que je m'appelle
36:19Philippe David,
36:20mais c'est pas grave.
36:21Allez,
36:21merci beaucoup
36:22Pascal du Lot-et-Garonne.
36:23Merci beaucoup
36:24Luc Gabriel
36:26de Marseille,
36:26responsable d'association
36:27à Marseille,
36:28de commerçants.
36:29On fait une petite pause
36:30et on va partir à Bordeaux.
36:32C'est ça
36:32et on se retrouve tout de suite.
36:34Vous nous appelez
36:34au 0826 300 300
36:36si vous souhaitez
36:36poser vos questions
36:37à Alain Di Crescenzo,
36:39présidente des CCI France.
36:4219h20,
36:43les vraies voix
36:44écoutent la France.
36:45Vraies voix
36:45écoutent la France.
36:46Philippe David.
36:48Retour des vraies voix
36:49écoutent la France.
36:50Beaucoup d'appels
36:51pour Alain Di Crescenzo,
36:52présidente de CCI France,
36:53Mathéo.
36:54Et oui,
36:54un appel notamment
36:55de Bordeaux
36:56Guillaume Dournoy
36:57nous attend.
36:58Guillaume Dournoy,
36:58vous êtes donc
36:59commerçant à Bordeaux
37:00et président
37:00de l'association
37:02de commerçants
37:02de Saint-Rémy.
37:03Bonsoir Guillaume.
37:04Bonsoir Guillaume.
37:06Bonsoir,
37:06bonsoir tout le monde,
37:07bonsoir Monsieur le Président.
37:08J'espère que ça va
37:09mieux pour vous
37:09que pour nous.
37:10Alors on vous écoute,
37:11la rue Saint-Rémy,
37:12une rue mythique,
37:13pleine de commerce
37:13à Toulouse
37:14qui va de la Garonne
37:15vers le centre-ville.
37:16A Bordeaux,
37:16pardon Bordeaux.
37:17Bordeaux bien sûr.
37:18Absolument,
37:19vous connaissez bien.
37:19Donc j'ai un peu brièvement
37:21écouté votre émission,
37:22là je vais pas,
37:22on va redire les mêmes choses.
37:24On sait pas,
37:25on sait pas comment
37:26ça va se passer à l'avenir.
37:27Le mois de décembre
37:28c'est 20% de notre chiffre
37:29à peu près.
37:31Mais au-delà de cela,
37:32j'ai peur qu'au mois de mars,
37:33parce qu'on gère nos commerces
37:35au jour avec un petit temps
37:36d'avance,
37:37et j'ai peur qu'au mois de mars
37:38les tribunaux de commerce
37:39soient en commun.
37:40Parce que je vois par exemple
37:41pour la rue Saint-Catherine,
37:42la rue Saint-Rémy,
37:43tout ça c'est le même secteur.
37:44Il y a 100 commerces
37:45qui ont été impactés,
37:46donc il y a 8 millions d'euros
37:47de dégâts je crois à peu près.
37:488 millions d'euros ?
37:49Oui à peu près,
37:50mais au-delà,
37:51en comptant un petit peu tout,
37:53les pertes d'exploitation,
37:54etc.
37:55La casse,
37:55les vols,
37:56les vitrines,
37:57etc.
37:58Une centaine de commerces
37:59impactés,
37:5945 complètement pillés.
38:01Ça veut dire que
38:02les vitrines cassées
38:03ne peuvent pas être remplacées
38:04avant un mois
38:05ou trois mois.
38:06Les stocks de Noël
38:07ont été pillés,
38:07donc pour répéter
38:08ce qui a été dit précédemment,
38:10effectivement,
38:11Noël ça va passer à la trappe,
38:13ça veut dire qu'au mois de mars,
38:14on ne pourra pas,
38:15le mois de décembre,
38:16c'est à peu près 20% du chiffre,
38:18donc vous regardez
38:18sur un million d'euros,
38:19à peu près,
38:2020% ça fait 200 000 euros
38:21qu'ils vont passer
38:22à la trappe,
38:24un SMIC c'est à peu près
38:254 000 euros chargés,
38:27le calcul il est vite fait,
38:28ça fait plein de salariés
38:29qui ne pourront pas être payés
38:30au mois de mars,
38:31plein de gens qui vont
38:31se retrouver dans la merde
38:32pour dire les mots,
38:33tout simplement.
38:35Donc pour l'instant,
38:36moi ce que je peux constater
38:37sur Bordeaux,
38:37c'est que tout le monde
38:38fait le job,
38:39que ce soit la CCI,
38:40que ce soit la mairie,
38:41que ce soit l'association
38:43qui regroupe
38:44les petites associations
38:45diverses et variées
38:45de centre-ville,
38:46tout le monde fait le job,
38:49mais on gère l'urgence,
38:50on gère l'urgence,
38:51mais par contre,
38:52dans 6 mois,
38:52on ne sait pas
38:53ce qu'on va devenir,
38:54si ce n'est peut-être
38:54aller frapper à la porte
38:55du tribunal de commerce
38:56qui sont très réactifs,
38:58la CCI de Bordeaux
38:59a mis en place
38:59une cellule d'aide psychologique,
39:01par exemple,
39:02au niveau réactivité,
39:03il y a un commerçant sur deux
39:04qui y est allé,
39:05vous voyez,
39:05donc on est un peu
39:07dans la sidération,
39:08dans la gestion du quotidien,
39:10on essaie de faire
39:10du mieux qu'on peut,
39:12mais j'ai peur
39:13qu'au mois de mars,
39:14encore une fois,
39:15on risque de m'en répéter,
39:16le tribunal de commerce
39:17se retrouve surchargé,
39:18malheureusement,
39:19qu'est-ce que vous en pensez ?
39:20Alain Dicré-Cenzo.
39:21Non mais je pense
39:22que Guillaume
39:23sent bien les choses,
39:25nous on fait,
39:25encore une fois,
39:26on fait ce qu'on peut,
39:27c'est les cellules APESA
39:27que vous avez à Bordeaux,
39:28qu'on a mis dans
39:29toutes les grandes villes,
39:30parce qu'on a des commerçants
39:31qui sont fatigués,
39:32et puis je le dis très clairement,
39:33il y en a qui ont
39:34son même attendant suicidaire,
39:35parce qu'ils sont
39:36au bout du bout.
39:37C'est terrible,
39:37c'est terrifiant.
39:38Et c'est pour ça
39:38qu'il faut intervenir.
39:39Alors donc,
39:40qu'est-ce qu'on peut faire
39:40nous dessus ?
39:41Qu'est-ce qu'on peut faire
39:41par rapport à ce qu'on a
39:42déjà fait ?
39:43C'est mobiliser
39:44les pouvoirs publics.
39:45Moi je passe mon temps
39:46à parler,
39:47là j'étais en ligne
39:47justement encore
39:48avec le ministre du Travail
39:49pour le chômage partiel,
39:51pour les commerces
39:53qui n'ont pas été cassés
39:54mais qui ne peuvent pas ouvrir.
39:56Donc on va se voir
39:57sans doute dès demain
39:57pour parler du sujet
39:58et approfondir.
39:59Donc nous on fait feu
40:00de tous les côtés
40:01pour essayer de vous aider.
40:02Ce que je peux vous dire,
40:03Guillaume,
40:04c'est que je ne sais pas faire plus.
40:06On ne sait pas faire plus.
40:08Nos collaborateurs
40:09n'ont pas pris de vacances,
40:10ne prennent pas de vacances,
40:11nos élus sont sur le terrain.
40:13Donc il faut se battre
40:14et moi je compte sur une chose
40:15si vous voulez,
40:16Guillaume.
40:16Moi ce que je souhaite
40:17c'est un vrai sursaut,
40:19un vrai réveil républicain
40:20là-dessus.
40:21Et c'est pour ça
40:21que je veux arrêter
40:22les manifestations.
40:23C'est pour ça que je souhaite
40:24arrêter les manifestations
40:25dans les centres-villes
40:26parce que c'est là
40:27que ça souffre.
40:28Ce n'est pas sur les périphériques,
40:29c'est sur les centres-villes.
40:30Et là j'en appelle
40:31à la solidarité.
40:32On peut aller manifester
40:33vers le stade
40:33et le parc des expos,
40:35il n'y a pas de problème.
40:35Voilà, donc les parcours
40:37on y tient beaucoup,
40:38on y travaille les préfets
40:38pour dérouter
40:39et faire en sorte
40:40de redonner l'envie
40:42d'aller dans les centres-villes.
40:43Alors simplement
40:44ce que je travaille,
40:45sur quoi nous travaillons aussi,
40:46je l'ai annoncé
40:47une conférence de presse à midi
40:48où il y avait votre président
40:49de la CCI
40:50aussi qui était avec moi.
40:51Donc on veut
40:53trouver les moyens
40:54de faire des animations
40:55de fin d'année
40:55dans les centres-villes
40:56pour essayer de,
40:57je dirais,
40:58de colmater au mieux
40:59ce qui s'est passé.
41:00Voilà, après
41:00il n'y a pas de magie,
41:02il n'y a pas d'incantation
41:03là-dessus.
41:03Il faut que ça s'arrête
41:04et qu'on arrive
41:06à reconstruire
41:07nos commerces.
41:08J'espère que les assurances
41:09marcheront.
41:10Donc moi,
41:11les analyses que j'ai
41:12sur les stocks,
41:13le problème des stocks,
41:14si vous voulez,
41:14je le dis pour les personnes
41:16qui sont autour de moi,
41:17c'est que bien souvent
41:17on assure une moyenne de stock.
41:19Et là,
41:19on a un pic de stock.
41:20Et donc c'est vrai
41:21qu'il se peut
41:23qu'une partie des stocks
41:24ne soit pas assurée.
41:25Mais on fait ce qu'on peut
41:25pour faire en sorte
41:26que les assurances
41:27jouent le jeu à fond
41:28et qu'on ait,
41:30pour faire la pointe,
41:31des éléments
41:31de solidarité économique.
41:34Je suis d'accord avec vous.
41:35Je suis d'accord avec vous.
41:36Pour les stocks,
41:37il n'y a pas de problème.
41:37Et sur la gestion d'urgence,
41:39il n'y a aucun problème.
41:40Par exemple,
41:41dans la situation d'urgence,
41:42on était à une réunion
41:42à la préfecture
41:43l'autre matin.
41:44Madame la préfète
41:45voulait interdire
41:45les manifestations.
41:47Il fallait aller
41:47au tribunal administratif
41:49pour avoir l'accord du juge
41:50qui valide
41:51l'interdiction patati patata.
41:53Ce que je veux dire,
41:53s'il y a une espèce
41:54d'inertie
41:56qui est insupportable,
41:57on n'est pas là
41:57pour faire ni de la politique
41:58ni des kilomètres
42:00de serfins.
42:00On est là pour faire du commerce
42:01avant tout.
42:02C'est clair.
42:03Avant tout.
42:04Effectivement,
42:05dans la gestion des stocks,
42:06c'est bien joli
42:06si les assurances
42:07en prennent une partie
42:08à la recharge.
42:09Ça fait partie du boulot.
42:10Mais encore,
42:11il faut-il que le stock,
42:12on puisse le rentrer
42:13et le trouver.
42:14On est quand même
42:14presque début novembre.
42:16Noël,
42:16ça commence maintenant.
42:17On va se retrouver
42:18avec des magasins
42:18qui n'ont pas de vitrine
42:19et qui ont des panneaux en bois
42:20parce que c'est entre un mois
42:21et trois mois
42:22pour avoir une nouvelle vitrine.
42:24Donc,
42:24on aura une nouvelle vitrine
42:25au mois de janvier.
42:26Et le stock,
42:26on va essayer péniblement
42:28de le retrouver.
42:29Donc,
42:29effectivement,
42:29tout le monde fait le job,
42:30tout le monde gère l'urgence.
42:31Mais au-delà de ça,
42:32il y a des impératifs
42:33qu'on ne peut pas gérer.
42:34Et ces impératifs-là,
42:35ils vont nous mèner
42:35dans une mer de noirs.
42:36Et encore une fois,
42:37je le maintiens,
42:38au mois de mars,
42:39les tribunaux de commerce
42:40vont être surchargés.
42:42Malheureusement,
42:42malheureusement.
42:43Et ça,
42:43c'est un constat,
42:44c'est factuel.
42:45Voilà,
42:45tout simplement.
42:46Donc,
42:46qu'est-ce qu'on fait ?
42:46On gère l'urgence,
42:48effectivement.
42:48Et tout le monde le fait bien,
42:49que ce soit les mairies de Bordeaux,
42:51que ce soit les associations,
42:52que ce soit la CCI,
42:53tout ça,
42:53c'est géré admirablement
42:557 jours sur 7,
42:55il n'y a pas de problème.
42:56Mais qu'est-ce qu'on fait après ?
42:58Alors,
42:58Guillaume,
42:58restez avec nous
42:59parce que Mathéo a une question
43:00complémentaire à ce sujet
43:01pour Alain Di Crescenzo.
43:02Alain Di Crescenzo,
43:03le budget 2027
43:05prévoit une coupe budgétaire,
43:06il me semble,
43:06pour les CCI.
43:08On parle de 20% à peu près.
43:10Quid donc de cet accompagnement
43:12de terrain
43:12si jamais
43:15ça venait à avoir
43:18moins de budget pour vous ?
43:19Écoutez,
43:20moi je n'ai pas envie
43:20de parler de moi aujourd'hui,
43:22je voulais parler
43:22de nos commerçants
43:23parce que
43:24je n'aime pas nous mettre
43:25sur le vent de la scène là-dessus.
43:27Bon,
43:28en résumé,
43:28si on nous enlève 25%
43:29on est mort.
43:30Voilà.
43:31Et donc c'est ce que j'ai dit
43:32au ministre du budget.
43:33Donc moins d'accompagnement
43:33sur le terrain aussi
43:34pour ces petits commerçants ?
43:35On a une chambre sur deux
43:36qui meurt.
43:37Parce qu'à force
43:38de nous en baisser nos budgets,
43:40on va mourir.
43:41Voilà.
43:41C'est comme ça.
43:42Alors j'espère
43:43qu'on va éviter ça
43:44mais pour l'heure
43:45on n'est pas mort
43:46et pour l'heure
43:46on est sur le terrain
43:47avec nos commerçants
43:48et c'est ça qui est important.
43:49Et pour répondre à Guillaume,
43:50vous avez cette inquiétude
43:51pour le mois de mars ?
43:52Mais il a raison Guillaume.
43:54Presque 6.
43:54Guillaume a raison,
43:56c'est pour ça qu'il faut
43:56que ça arrête
43:57le plus rapidement possible.
43:58Il y aura déjà de la casse.
43:59Il a raison.
44:00Parce que ceux
44:00qui ne pourront pas ouvrir
44:01ou qui vont perdre
44:02tellement, tellement
44:03de chiffres d'affaires,
44:05encore une fois,
44:06c'est pas que sporadique
44:07ce qui nous arrive.
44:08Donc il y a eu la canicule,
44:09il y a eu toutes les crises avant.
44:10Il y a eu le Covid,
44:10et donc si vous voulez
44:11on arrive au bout du bout
44:12et je dis que
44:13ces manifestations
44:14que nous vivons là,
44:15cette crise qu'on vit,
44:16c'est le coup de grâce
44:17pour le commerce.
44:17Je ne peux pas le dire autrement.
44:19Donc il y aura déjà,
44:20il a raison,
44:20des répercussions.
44:21Qu'est-ce qu'on essaie de faire Guillaume ?
44:22C'est de faire en sorte
44:23de minimiser la casse.
44:24Je parle de la casse
44:26des entreprises là.
44:27Je ne parle pas des casseurs.
44:28Eux, j'aimerais maximiser
44:30les peines là-dessus.
44:32Et les peines pour ces gens-là
44:33qui font n'importe quoi
44:34et qui abîment la vie
44:36de personnes.
44:37On est en train de ruiner
44:38tout l'effort d'une vie
44:40de certaines personnes
44:41qui commercent.
44:41C'est inacceptable.
44:42C'est vrai.
44:43Merci beaucoup
44:44d'avoir passé toute l'heure
44:45avec nous
44:45à lundi Crescenzo.
44:47On avait beaucoup d'appels.
44:48Beaucoup de commerçants
44:49qui voulaient vous poser
44:50leurs questions.
44:51Vous êtes toujours le bienvenu
44:51dans le studio de Sud Radio.
44:53Merci à vous.
44:54Merci Mathéo.
44:55Merci à toute notre équipe.
44:57Dans un instant,
44:58vous allez retrouver
44:59notre ami Anthony Martin-Smith
45:01pour On vous a compris.
45:02Nous, on se retrouve
45:03bien évidemment
45:04avec Maxime,
45:05avec Aude au Standard
45:06qui était là ce soir,
45:07qui a eu beaucoup de travail,
45:08d'ailleurs,
45:09avec Antonin au web,
45:10Mathéo, bien évidemment,
45:11ma compagnie.
45:12Et évidemment,
45:13à 17h avec Cécile de Ménibus
45:15et Patrick Roger
45:16pour les vrais voix,
45:17on n'a pas pu prendre
45:18vos appels.
45:19Vous étiez nombreux
45:20à vouloir réagir
45:20pour le pouvoir d'achat.
45:22On en parlera évidemment
45:23demain soir
45:24de 19h à 20h.
45:26Tout de suite,
45:27rendez-vous avec Anthony Martin-Smith.
45:28On vous a compris.
45:31Sud Radio.
45:33Parlons vrai.