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  • il y a 3 heures
Cette réunion a été consacrée à l’analyse des résultats 2024 du modèle Prometheus sur la précarité énergétique. Les travaux montrent une hausse de l’indicateur TE3D, qui atteint 11,5 % des ménages, soit près de 3,5 millions de foyers.

Cette augmentation s’explique principalement par la hausse des prix de l’énergie à la suite de la fin progressive des mesures exceptionnelles mises en place pendant la crise énergétique. La progression des revenus des ménages a toutefois contribué à en limiter l’ampleur. La présentation a permis d’analyser les chiffres sous différents angles.

Les échanges ont également rappelé que la précarité énergétique ne peut être appréhendée au travers d’un seul indicateur. Les données de consommation doivent être complétées par d’autres approches prenant en compte le ressenti thermique, les privations, les impayés ou le recours aux aides. Plusieurs approfondissements méthodologiques et statistiques ont été programmés dans la perspective du tableau de bord de l’ONPE et des travaux partenariaux de 2027.

Pour le détail des données présentées : la publication « Les Essentiels »

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Transcription
00:02Donc, bienvenue à tout le monde à ce rendez-vous des partenaires,
00:09qui est donc, pour ceux qui ne connaissent pas bien ce format-là,
00:14tous les partenaires de l'OMPE, nous sommes aujourd'hui 34 partenaires,
00:18sont invités à ces rendez-vous,
00:21où l'un ou l'autre, ou parfois des binômes,
00:24expliquent leurs activités en matière de lutte contre la précaïté énergétique.
00:28Et aujourd'hui, on a le CGDD qui va présenter le document,
00:34les essentiels qu'ils ont édités cet automne.
00:39S'il y a d'autres structures qui ont envie de faire un rendez-vous des partenaires
00:43au premier trimestre ou semestre 2027,
00:46on est preneur de vos candidatures, entre guillemets.
00:50Enfin, tout le monde est accepté, il n'y a pas de sélection,
00:53c'est simplement un choix dans le temps de savoir qu'est-ce qu'on fait quand.
01:00Donc là, je vous invite,
01:03Pristan et Clémentine, de prendre la parole.
01:06On est vraiment très, très contents de pouvoir faire ce rendez-vous avec vous.
01:11J'annonce aussi tout de suite,
01:12je vais le mettre dans le chat,
01:17le webinaire sur le tableau de bord
01:19qui va reprendre certaines données qui sont présentées aujourd'hui,
01:23mais dans un contexte beaucoup plus large.
01:26Le 19 novembre, je ne sais pas si vous l'avez vu passer,
01:29il y a un mailing qui va partir.
01:33Et bien sûr, je vous mettrai aussi dans la conversation
01:36la possibilité de vous inscrire,
01:39puisqu'il faut s'inscrire dans ce webinaire.
01:42Voilà, donc, Tristan, à toi et à Clémentine.
01:49Donc, on prévoit une demi-heure à peu près de présentation
01:54et puis une séquence de questions et de réponses dans la foulée.
02:01Oui, bonjour à tous.
02:02Merci, Christina.
02:04Est-ce que vous voyez mon écran?
02:09Oui, c'est bon.
02:10Ok, et je vais essayer de passer en plein écran,
02:14vous allez me dire si vous voyez toujours.
02:17Oui, c'est bon.
02:19C'est très bien.
02:20Ok, parfait.
02:21Et quand je passe à la première slide,
02:23est-ce que vous voyez toujours?
02:24Parce qu'il y a plusieurs niveaux.
02:26Oui, oui.
02:27Ok, parfait.
02:30Donc, comme l'a dit Christina,
02:32on va vous présenter aujourd'hui
02:33notre dernière publication
02:36sur la précarité énergétique en 2024.
02:42qui est sorti en septembre
02:44dans la nouvelle collection du CGDD
02:47qui s'appelle Les Essentiels
02:48et qui remplace l'ancienne collection
02:50qui avait un nom assez proche
02:52qui s'appelait Théma Essentiel.
02:55Et donc, le message principal de la publication,
02:59c'est qu'en 2024,
03:01la précarité énergétique des ménages a augmenté
03:04par rapport à 2023.
03:07Et ça s'explique très bien.
03:09En fait, en 2024,
03:10les prix de l'énergie ont augmenté
03:12en lien avec la fin progressive
03:16des mesures exceptionnelles de soutien aux ménages.
03:18Donc, par exemple,
03:19le bouclier tarifaire sur l'énergie.
03:21Et comme l'indicateur
03:24qu'on estime dépend de ces prix,
03:26quand les prix augmentent,
03:29le taux de précarité est aussi simple.
03:32Donc, moi, pour commencer,
03:34je vais vous présenter le modèle Prometeus
03:36à partir duquel on estime
03:38l'indicateur de précarité énergétique
03:41TEE3D.
03:42Et ensuite, je laisserai Clémentine
03:44vous présenter les résultats de la publication
03:47plus en détail.
03:50Donc, le modèle Prometeus,
03:52c'est un modèle du CGDD,
03:55un modèle de micro-simulation
03:57qui permet d'estimer
03:59les consommations d'énergie des ménages
04:02à la fois pour le transport
04:05et pour le logement.
04:08Et à partir de ces consommations d'énergie,
04:11on peut estimer les factures énergétiques,
04:14les taux d'effort énergétique,
04:16donc la part des dépenses énergétiques
04:17dans le revenu,
04:18l'empreinte carbone
04:19et le taux de précarité énergétique.
04:24Et on peut faire ces estimations
04:26avec plein d'hétérogénéité
04:27puisqu'on a une base vraiment au niveau,
04:29une base de données au niveau individuel.
04:31Donc, on peut, par exemple,
04:33estimer toutes ces grandeurs
04:34par dixième de niveau de vie.
04:38Alors, si on regarde plus en détail,
04:40parce que vous êtes peut-être un peu curieux
04:41et vous n'êtes pas tous forcément familiers
04:45du modèle,
04:47donc je vais aller assez rapidement
04:48sur ce qu'il y a sous le capot.
04:51Le modèle Prometeus
04:53s'appuie sur deux enquêtes.
04:55L'enquête logement de l'INSEE
04:57et l'enquête mobilité des personnes d'usiness.
05:03Comme ces enquêtes ne concernent pas
05:06les mêmes ménages,
05:06ce ne sont pas les mêmes ménages
05:07qui sont enquêtés,
05:08on réalise un pseudo-appariment
05:12entre les deux.
05:13Donc, à chaque ménage de l'enquête logement,
05:15on fait correspondre un ménage
05:16de l'enquête mobilité des personnes.
05:21Et ce qui nous donne,
05:22ce qu'on appelle, nous,
05:23notre base socle,
05:25qui est une base de données
05:27individuelle
05:28d'un échantillon représentatif de ménage
05:31qui contient pour chaque ménage
05:34sa facture énergétique du logement,
05:36issue de l'enquête logement,
05:38sa facture énergétique,
05:39sa facture de carburant
05:41estimée à partir de l'enquête
05:43mobilité des personnes
05:44et d'autres variables
05:46socio-démographiques.
05:52Ensuite, il y a une étape
05:54de vieillissement
05:54de cette base socle
05:56parce que les enquêtes
05:57sont anciennes.
05:58Donc, si on veut pouvoir
05:59estimer la facture énergétique
06:01des ménages
06:02sur la période récente,
06:05on doit
06:06mettre à jour annuellement
06:08la base socle.
06:10Donc, on le fait à partir
06:11de données
06:11de l'INSEE
06:13et du SEDES,
06:15principalement,
06:18pour chaque année
06:20faire évoluer
06:21les factures des ménages
06:22dans cette base.
06:24et on peut le faire
06:25jusqu'à l'année 2024
06:28et bientôt 2025 aussi.
06:34Une fois qu'on a
06:35cette base vieillie,
06:36on peut estimer
06:37sur la période récente
06:38les factures,
06:39les taux d'efforts énergétiques,
06:40l'empreinte carbone
06:41et le taux de précarité énergétique
06:42qui va nous intéresser aujourd'hui.
06:47Donc, il y a plusieurs manières
06:48de définir la précarité énergétique
06:51et donc, il y a plusieurs indicateurs
06:52qui sont présentés
06:53dans le tableau de bord.
06:54Nous, à partir du modèle
06:55Prométhéus,
06:56on en estime un,
06:58qui est l'indicateur
07:00TE3D.
07:02Selon cet indicateur,
07:04un ménage,
07:04il est en situation
07:05de précarité énergétique
07:07s'il vérifie deux critères.
07:10Premièrement,
07:10s'il fait partie
07:12des 30%
07:12des ménages
07:13les plus modestes
07:14et deuxièmement,
07:16si son taux d'effort énergétique,
07:18donc la part
07:19de sa facture énergétique
07:21dans ses revenus,
07:22est supérieure à 8%.
07:24Donc, ça veut dire
07:25que c'est une précarité énergétique
07:27en un sens monétaire.
07:29Il faut à la fois
07:29faire partie des ménages modestes
07:31et avoir
07:32des dépenses énergétiques
07:34élevées par rapport
07:35à son revenu.
07:38L'indicateur,
07:40on peut le représenter
07:41graphiquement.
07:42C'est ce que vous avez
07:43sur le graphique
07:44en dessous.
07:46Sur ce graphique,
07:47chaque point représente
07:48un ménage de Prométhéus
07:50et avec son niveau de vie
07:53en abscisse
07:53et son taux d'effort énergétique
07:55en ordonnée.
07:57Sur ce graphique,
07:59les ménages modestes,
08:00les 30% des ménages
08:00les plus modestes,
08:01ce sont les ménages
08:02à gauche
08:03de la barre verticale.
08:06Les ménages
08:07qui ont un taux
08:07d'effort énergétique
08:08élevé,
08:09supérieur à 8%,
08:10ce sont ceux qui sont
08:11au-dessus de la barre horizontale.
08:13Les ménages précaires
08:14au sens de cet indicateur,
08:16ce sont ceux
08:16qui sont en haut à gauche
08:18et qui représentent
08:20en 2024
08:2211,5%
08:23de l'ensemble des ménages.
08:27Et maintenant,
08:28je vais laisser la parole
08:29à Clémentine
08:30qui va vous présenter
08:31en détail
08:31les résultats
08:32de la publication.
08:33Pour ça,
08:34je vais lui laisser la main
08:34sur le partage,
08:35ce sera plus pratique.
08:42Merci, Tristan.
08:43Alors,
08:48je vais, pareil,
08:49vous demander
08:50si vous m'entendez bien
08:52et si vous voyez bien
08:54les slides.
08:57Oui, très bien.
08:58Oui.
08:59Super, merci.
09:00Je vais mettre
09:00en plein écran également.
09:02OK.
09:03Moi, je vais vous présenter
09:04les principaux résultats
09:06de notre publication
09:07qui est parue
09:08en septembre
09:10sur la précarité énergétique
09:12en 2024.
09:14Donc,
09:14notre premier graphe,
09:15il présente
09:16l'évolution
09:17de notre indicateur
09:18TE3D
09:19sur les dernières années,
09:21donc de 2016
09:22à 2024,
09:23sans prise en compte
09:24du chèque énergie.
09:26Donc,
09:27sur ce graphique,
09:27on peut observer
09:28deux courbes.
09:28Sur la courbe rouge,
09:30on a notre indicateur brut,
09:31c'est un peu
09:32notre indicateur phare,
09:33mais on présente également
09:35un indicateur
09:36corrigé de la météo,
09:37donc c'est celui
09:37qui apparaît
09:38sur la courbe en bleu.
09:39Ce qu'on peut observer,
09:41c'est qu'entre 2023
09:43et 2024,
09:44le taux de précarité énergétique
09:46a augmenté.
09:47Donc,
09:48avec l'indicateur brut,
09:50on voit qu'il est passé
09:50de 10,8 %
09:52en 2023
09:53à 11,5%,
09:54en 2024,
09:56donc une hausse
09:57de 0,7 point de pourcentage.
10:00C'est aussi important
10:01de noter
10:02qu'on ne retombe pas
10:03nécessairement
10:03sur les chiffres exacts
10:06des publications
10:06des années passées,
10:08puisque comme chaque année,
10:09on met à jour le modèle
10:10avec des nouvelles données,
10:12c'est fréquent
10:13qu'il y ait des révisions
10:13des séries entières
10:14qui nous amènent,
10:15nous aussi,
10:15à réviser
10:17notre série.
10:18Mais ce qui est important,
10:19c'est quand même
10:20d'observer la tendance.
10:22Sur notre indicateur
10:24corrigé de la météo,
10:25on a également
10:26une hausse
10:26de 0,9 point de pourcentage
10:28entre 2023
10:29et 2024.
10:31Ce qu'on fait
10:32avec cet indicateur
10:33corrigé de la météo,
10:34c'est qu'on va,
10:35on corrige
10:36les consommations
10:36en énergie de chauffage
10:38des ménages
10:40en fonction de la météo
10:41qui a été observée,
10:42enfin des températures
10:42qui ont été observées,
10:43selon si elles sont
10:44plus ou moins élevées
10:46qu'une température
10:49tendance,
10:50on va dire.
10:51Donc là,
10:51le fait d'avoir
10:52un indicateur
10:53corrigé de la météo
10:53plus élevé
10:54que notre indicateur brut,
10:56ça indique
10:57qu'on a eu
10:57un hiver en 2024
10:58un peu plus doux,
11:00enfin un peu plus clément
11:01que la normale.
11:04Donc si on avait eu
11:05un hiver
11:07plus raide,
11:08on aurait eu
11:08un taux de précarité
11:09énergétique
11:10plus élevé.
11:12Donc ce qui est intéressant
11:13de regarder après,
11:14c'est quels sont
11:14les facteurs
11:15qui sont à l'origine
11:16de cette hausse
11:17du taux de précarité
11:18énergétique.
11:19Sur ce graphique-là,
11:20à gauche,
11:21on retrouve la variation
11:22de l'indicateur
11:23corrigé de la météo.
11:25Donc ces jours-là,
11:25avant,
11:25on avait bien
11:26ce 0,9 point
11:27de pourcentage de hausse
11:29qui peut s'expliquer
11:31principalement
11:31par la hausse
11:32du prix des énergies
11:34toutes taxes comprises
11:35entre 2023 et 2024.
11:37Il y a eu une hausse
11:38dans le secteur résidentiel
11:39de 12,6 %
11:41du prix de l'énergie.
11:43Donc c'est principalement
11:44dû à la fin
11:45du bouclier tarifaire,
11:47donc je vais en parler
11:47un peu plus
11:48en détail après,
11:49et aussi à une hausse
11:51de laxie sur le gaz,
11:53par exemple.
11:55Donc ici,
11:56si on prenait en compte
11:57que la hausse
11:57du prix des énergies,
11:59on aurait eu
12:00un taux de précarité
12:01énergétique
12:02plus élevé
12:03en 2024
12:03de 1,9 point
12:04de pourcentage
12:05par rapport à 2023.
12:06Donc là,
12:07c'est une analyse
12:07toutes choses égales
12:08par ailleurs.
12:10Mais on a quand même
12:11un facteur
12:12qui vient un peu
12:13compenser cette hausse,
12:14ou au moins
12:15la limiter,
12:16c'est le revenu
12:17des ménages
12:18qui a augmenté
12:19entre 2023
12:19et 2024.
12:21Et donc pareil,
12:22si on isolait
12:22uniquement
12:24ce facteur-là,
12:26on aurait eu
12:26une baisse
12:28du taux de précarité
12:29énergétique
12:29de 0,8 point
12:30de pourcentage
12:31entre 2023
12:32et 2024.
12:34Il y a un autre facteur
12:35qui jouait
12:36un petit peu plus
12:37les années passées
12:38sur la limitation
12:41de la hausse
12:41du taux de précarité,
12:42on va dire.
12:43C'est la consommation
12:44moyenne en énergie
12:45des logements
12:46des ménages.
12:48Ces dernières années,
12:49il y avait plutôt
12:49une tendance
12:50à la baisse,
12:50mais en 2024,
12:53la consommation
12:54a stagné.
12:55Donc ici,
12:55l'impact est nul
12:57sur l'évolution
12:58du taux de précarité
12:59énergétique.
13:01Donc voilà.
13:02Ensuite,
13:04je peux vous donner
13:05quelques éléments
13:06de contexte
13:06sur les mesures
13:08de soutien
13:08qui étaient en place
13:10en 2024.
13:13Donc il y avait
13:13encore un petit peu
13:14de boucliers tarifaires,
13:15mais qui prenaient fin
13:16progressivement.
13:18Donc les boucliers tarifaires,
13:19ils avaient été mis
13:19en place
13:20pour lutter
13:21contre la crise énergétique
13:23en 2021-2023.
13:27Mais le bouclier tarifaire,
13:29sur le gaz,
13:30il a pris fin lui
13:30en juillet 2023.
13:31Donc en 2024,
13:33il n'existait plus du tout.
13:34Le bouclier sur le prix
13:36hors-taxe
13:37de l'électricité,
13:38pardon,
13:38il a pris fin
13:39au 1er février 2024.
13:41Donc dans notre modèle,
13:43on le modélise seulement
13:45sur janvier.
13:47Et par contre,
13:48il restait encore
13:48un peu de résidu
13:51du bouclier
13:51sur l'axi
13:52sur l'électricité
13:52pour les ménages,
13:53puisqu'elle est passée
13:55de son niveau plancher
13:56de 1 euro
13:57par mégawatt-heure
13:58en janvier 2024
14:00à 21 euros
14:02par mégawatt-heure
14:03au 1er février 2024.
14:05Donc ça a augmenté,
14:06mais ça reste inférieur
14:07au taux normal
14:10qui, lui,
14:11est revenu
14:12à partir du 1er février 2025.
14:16Et donc en 2024,
14:18il y a aussi eu
14:18la distribution
14:19du chèque énergie classique,
14:20comme chaque année.
14:22Donc il a été distribué
14:23à 5,5 millions de ménages
14:25qui correspondaient,
14:27enfin qui répondaient
14:28aux conditions de ressources.
14:29Donc le chèque énergie,
14:31il est attribué
14:31aux ménages modestes
14:33qui ont un revenu fiscal
14:34de référence
14:34par unité de consommation
14:35inférieur à 11 000 euros.
14:38Enfin en tout cas,
14:38c'est le barème 2024.
14:40Après,
14:41c'est important de noter
14:42qu'il y a eu
14:43quelques changements
14:45dans la manière
14:46d'attribution du chèque
14:47en 2024,
14:49puisque c'était
14:50la taxe d'habitation
14:51qui permettait
14:52de faire le lien
14:52entre le logement
14:53et les individus,
14:55mais la taxe d'habitation
14:56a été supprimée.
14:57Et donc en 2024,
14:59ce qui a été fait,
14:59c'est que le chèque
15:00a été attribué
15:01automatiquement
15:01à tous les bénéficiaires
15:02de 2023
15:04et un guichet
15:05a été ouvert
15:05pour tous les nouveaux ménages
15:07qui n'en bénéficiaient pas
15:10en 2023,
15:11mais qui étaient éligibles
15:11en 2024.
15:13Nous,
15:13dans Prométhéus,
15:14c'est un peu compliqué
15:15de prendre en compte
15:16ces changements.
15:19Donc ça n'a pas été
15:20pris en compte.
15:21Dans Prométhéus,
15:21ce qu'on fait,
15:22c'est qu'on regarde
15:23le revenu
15:24des ménages
15:25et ce qui coche
15:28bien le critère,
15:30on leur attribue
15:31automatiquement
15:31le chèque énergie.
15:32Donc on fait
15:33l'hypothèse
15:33d'un taux de recours
15:34et d'un taux
15:35d'utilisation
15:36de 100%.
15:36En pratique,
15:38peut-être qu'en 2024,
15:39potentiellement,
15:40il y a eu
15:41un petit peu moins,
15:42on a manqué
15:43quelques ménages
15:43éligibles
15:44avec cette nouvelle
15:45manière de procéder.
15:49Donc ces mesures
15:50de soutien,
15:50on peut voir
15:51leur impact
15:51sur le taux
15:52de précarité énergétique
15:53sur ce graphique,
15:54donc le graphique
15:55numéro 3.
15:56Ce qu'on retrouve
15:56au milieu,
15:57c'est notre courbe
15:57un peu rouge-oranger
15:59qui correspond
16:00à notre indicateur
16:00phare,
16:01donc l'indicateur
16:02brut,
16:02sans prise en compte
16:03du chèque énergie.
16:04On retrouve bien
16:04le 11,5%
16:05de ménages
16:06en situation
16:06de précarité énergétique.
16:08Et nous,
16:09ce qu'on peut faire,
16:09c'est reconstruire,
16:13reconstruire des prix
16:14qui auraient été
16:17mis en place
16:17s'il n'y avait pas
16:18de bouclier tarifaire.
16:20Et dans ce cas,
16:20on aurait eu
16:20un taux de précarité énergétique
16:22de 12,1%.
16:24Et ce qu'on peut faire
16:25également,
16:26c'est modéliser
16:27le chèque énergie
16:28de la manière
16:28dont j'expliquais tout à l'heure.
16:31Et avec prise en compte
16:32du chèque énergie,
16:33on a un taux de précarité énergétique
16:34qui diminue
16:35et qui atteint
16:3610,3%.
16:38Donc ça,
16:39c'est un pourcentage,
16:40mais on peut également voir
16:41sur ce graphique numéro 4
16:42en nombre de ménages
16:45ce que ça donne.
16:46Donc on a toujours
16:46notre colonne rouge
16:48au centre
16:48qui est notre indicateur phare.
16:50Donc avec 3,5 millions
16:52de ménages
16:52en situation
16:53de précarité énergétique.
16:55Sans le bouclier tarifaire,
16:56on aurait été
16:57à 3,7 millions de ménages.
16:59Donc le bouclier tarifaire,
17:01même s'il était
17:02plus réduit
17:03que les années passées,
17:04on va dire,
17:04il a permis
17:05à 200 000 personnes environ,
17:07enfin 200 000 ménages environ,
17:08d'éviter d'être
17:10en situation
17:10de précarité énergétique.
17:12Et sur notre colonne
17:13en vert,
17:15on voit le nombre
17:16de ménages
17:16avec prise en compte
17:17du chèque énergie.
17:18Donc c'est 3,2 millions
17:19de ménages
17:20qui sont en situation
17:20de précarité énergétique.
17:22Et donc là,
17:23on voit que le chèque énergie
17:24a permis de sortir
17:25environ 360 000 ménages
17:27de la précarité énergétique.
17:30Et donc ce graphe,
17:31après,
17:31on peut le décliner
17:33selon différentes variables
17:36socio-démographiques.
17:37donc par dixième
17:38de niveau de vie,
17:39par exemple,
17:39on considère que
17:40les trois premiers
17:40dixièmes de niveau de vie,
17:41puisque ce sont seulement
17:42ces ménages
17:43qui peuvent être
17:45en situation
17:45de précarité énergétique
17:46selon notre indicateur.
17:47Ce qu'on observe d'abord,
17:49c'est que le taux
17:50de précarité énergétique,
17:51il est décroissant
17:53avec le niveau de vie.
17:55Et donc ensuite,
17:56on a toujours
17:56nos mêmes colonnes.
17:58Donc si on regarde
17:59le saut entre
18:00la colonne rouge
18:01et la colonne en vert,
18:03on observe que le saut
18:04est un peu plus marqué
18:05pour les ménages
18:05du premier dixième
18:06de niveau de vie
18:06que pour les autres.
18:08Donc ça,
18:08ça correspond à l'impact
18:08du chèque énergie.
18:10Donc le chèque énergie
18:11a plus bénéficié
18:12aux ménages
18:12du premier dixième
18:13de niveau de vie.
18:13Donc ça,
18:14ça s'explique assez simplement
18:15parce que le chèque énergie
18:17est attribué sous condition
18:17de revenu.
18:19Et le montant du chèque,
18:22il dépend aussi
18:23du revenu du ménage.
18:24Donc les ménages
18:25les plus modestes
18:25ont un montant
18:27de chèque plus élevé.
18:28Et en revanche,
18:29si on regarde le saut
18:31entre la colonne bleue
18:32et la colonne rouge,
18:33qui correspond à l'impact
18:34du bouclier tarifaire,
18:35c'est plutôt homogène
18:39selon les dixièmes
18:40de niveau de vie.
18:41Et ça,
18:41ça s'explique
18:42puisque le bouclier tarifaire
18:43bénéficie à tous
18:44les ménages sans condition.
18:47Donc on a le même graphique
18:48ici,
18:49mais en ventilant
18:49par catégorie de communes.
18:52Ce qu'on peut observer
18:53sur ce graphique,
18:54c'est que les ménages
18:58résidant en communes
18:59hors attraction des villes
19:00et en communes centres
19:01sont ceux qui ont
19:02un taux de précarité énergétique
19:04plus élevé.
19:05Et c'est aussi
19:06les ménages
19:07pour lesquels
19:08les mesures de soutien
19:10ont un impact
19:11un petit peu plus fort.
19:14Et on a ce dernier graphique
19:17qui est un peu
19:17une nouveauté,
19:18on ne l'avait pas fait
19:19dans les publications
19:20des années passées,
19:21c'est de ventiler
19:22par énergie principale
19:23de chauffage.
19:25Donc ici,
19:26ce qu'on remarque,
19:26c'est que les ménages
19:27qui se chauffent principalement
19:28au fioul
19:29ou au chauffage urbain
19:30sont les ménages
19:31avec un taux de précarité
19:33énergétique
19:33les plus fort.
19:35Et ce qu'on peut observer
19:37ici,
19:37toujours quand on regarde
19:38les sauts
19:38entre la colonne bleue
19:41et la colonne rouge
19:41qui correspond à l'impact
19:42du bouclier tarifaire,
19:44on remarque que le saut
19:45est un peu plus élevé
19:46pour les ménages
19:46qui se chauffent
19:47à l'électricité.
19:48Donc Paris,
19:48là, ça fait sens
19:49puisque le bouclier
19:50qui subsiste en 2024,
19:53c'est un bouclier
19:53sur l'électricité,
19:54mais le reste des ménages
19:56en bénéficient quand même
19:57un petit peu
19:58parce que même s'ils ne sont
19:59pas chauffés à l'électricité,
20:01la plupart des ménages
20:02utilisent quand même
20:03un peu d'électricité,
20:04ne serait-ce que pour
20:04l'éclairage ou autre.
20:07Et voilà pour notre présentation
20:10et vous pouvez bien sûr
20:11retrouver tous ces graphiques
20:12dans notre publication
20:13qui est sortie en septembre.
20:18Merci beaucoup.
20:21Vous passez la flamme,
20:24c'est ça ?
20:25C'est ça.
20:25Donc là, effectivement,
20:26on a des questions.
20:29Donc, est-ce que…
20:32Oui, n'hésitez pas.
20:34Pour qu'on ait assez nombreuses,
20:36donc effectivement,
20:36comme Benjamin,
20:37je vous invite à lever la main
20:39pour poser des questions.
20:41J'en ai aussi trois
20:42dans mon stock.
20:44Donc, Benjamin, à toi.
20:46N'hésite pas à allumer la caméra
20:49quand vous posez les questions.
20:50Merci.
20:51Oui.
20:52Bonjour.
20:53Merci pour la présentation.
20:55Du coup, Benjamin Leprête,
20:56moi, je suis chargé
20:56de mission précarité énergétique
20:58au département de la Seine-Saint-Denis.
21:00Et j'ai juste une petite question
21:01sur la slide d'avant,
21:02sur le chauffage urbain.
21:04Je pensais que ça faisait
21:05faire des économies d'énergie.
21:07Donc, j'ai du mal à expliquer
21:09ce lien-là,
21:11si vous avez une réponse.
21:13Oui.
21:18Je ne sais pas qui.
21:19Oui, c'est Clémentine.
21:25Un élément de réponse
21:26que je pourrais avoir,
21:27c'est que les ménages
21:28qui se chauffent au chauffage urbain
21:32sont principalement des ménages
21:33qui vivent dans des villes.
21:36Et on a plus de ménages modestes
21:40en communes centre,
21:42dans des petits logements
21:44et plus précaires.
21:45Donc, même s'ils peuvent avoir
21:48une consommation,
21:50une facture un peu moins élevée
21:53liée au prix du chauffage urbain,
21:55s'ils ont des revenus très faibles,
21:57ça peut ne pas suffire à compenser.
22:00Et donc, le taux d'effort
22:01peut rester élevé.
22:03Oui, donc on serait moins finalement
22:04sur le type d'énergie
22:06que sur les personnes
22:08qui en bénéficient.
22:09Puis, j'imagine qu'aussi,
22:10c'est beaucoup dans des logements
22:11collectifs,
22:12peut-être dans des logements sociaux
22:13aussi.
22:14Donc, ça doit être une...
22:14OK, je comprends mieux.
22:16Merci beaucoup.
22:19Oui, je complète.
22:20En effet, quand on a vu
22:21ce chiffre-là,
22:22je me suis...
22:24Et en réfléchissant deux minutes,
22:27effectivement,
22:27c'est cette conclusion-là,
22:28c'est que les personnes
22:29qui sont pauvres,
22:30ils sont dans les HLM
22:32en ville, etc.
22:34Et ces HLM sont souvent
22:36de préférence raccordés
22:37au système de chauffage urbain.
22:39Donc, ce n'est pas forcément
22:40une question du prix de l'énergie
22:41qui est déterminant,
22:43c'est la pauvreté.
22:50Autre question.
22:53Je pose la mienne,
22:54alors tout de suite.
22:55Actuellement,
22:56vous êtes en train
22:57de travailler sur une base
22:58qui vous vieillissez
22:58et qui date maintenant de 2013.
23:00Donc, elle commence
23:01à être assez vieille.
23:03Enfin, pour quelqu'un
23:04qui passe statisticien,
23:05je me dis ouf, 13 ans,
23:05il se passait beaucoup
23:06de choses depuis.
23:07Et à un moment donné,
23:08est-ce que vous allez pouvoir
23:09utiliser l'ENL 2024
23:10comme base de travail ?
23:15Oui, c'est prévu.
23:18On a le même constat.
23:19C'est vrai que la base
23:20est un peu vieille,
23:20mais on ne pouvait pas
23:21trop faire autrement.
23:22Mais là,
23:24l'ENL 2023-2024,
23:25elle est disponible
23:26à la fin de l'année.
23:27Donc, nous,
23:28on a un peu commencé,
23:30on va poursuivre les travaux
23:32pour l'intégrer.
23:33mais c'est un gros chantier
23:35pour nous
23:36parce que ça nécessite
23:36quand même de revoir
23:38toute la méthodologie du modèle,
23:39revoir notre méthode
23:40de vieillissement.
23:41Donc, on pourra peut-être
23:42l'améliorer d'ailleurs
23:43en voyant si elle était pertinente
23:46jusqu'à aujourd'hui.
23:47Mais ce n'est pas prévu
23:49pour tout de suite,
23:50tout de suite.
23:50Mais bien sûr,
23:51c'est en cours.
23:54Ok.
23:55Mais moi,
23:56j'ai une autre question.
23:57Donc,
23:58quand vous corrigez
24:00les chiffres
24:01avec la douceur de l'hiver,
24:03enfin,
24:03corriger le météo de l'hiver
24:05et vous dites
24:05que la météo,
24:08l'hiver a été
24:09moins rigoureux
24:10que d'autres,
24:12est-ce que vous êtes aussi
24:13amené à modifier
24:14ce avec quoi vous comparez
24:17puisque les hivers
24:19sont quand même
24:21globalement
24:21un peu plus doux
24:22et donc
24:25ça devient moins important
24:27comme facteur d'explication.
24:31Oui,
24:32oui,
24:32tout à fait d'accord.
24:34Mais aujourd'hui,
24:34on n'a pas modifié
24:35notre méthode
24:36de correction.
24:38Donc,
24:38on utilise des données
24:39du ZDES
24:40sur les degrés jour unifiés
24:41et
24:42je n'ai plus exactement
24:43en tête
24:43mais c'est vrai que
24:44je crois que
24:47les températures moyennes
24:49remontent aux années
24:511970
24:51ou un truc comme ça.
24:53Donc,
24:53oui,
24:54idéalement,
24:54il faudrait qu'on actualise
24:55tout ça.
24:58là,
24:59tout de suite,
24:59je n'ai pas trop
25:00d'éléments de réponse
25:01mais c'est un point
25:02sur lequel il faudrait
25:03qu'on se penche un peu.
25:07En fait,
25:07sur les évolutions annuelles,
25:09quand on regarde vraiment
25:10à très court terme,
25:12le choix de la période
25:13de référence
25:14a peu d'impact.
25:15Par contre,
25:16Clémentine,
25:17si tu remontres
25:17le graphique,
25:19le premier graphique,
25:20le fait qu'on ait
25:21une période de référence
25:22sur les températures
25:23qui soient assez anciennes,
25:24c'est ce qui explique
25:25que la courbe bleue
25:27corrigée de la météo
25:27est globalement
25:28au-dessus
25:29de la courbe orange
25:31parce qu'on est
25:32en moyenne
25:33toujours un peu
25:33à des températures
25:35un peu plus élevées
25:36que sur la période
25:37de référence.
25:39Mais sur les...
25:40Disons que sur l'écart
25:42entre 2023 et 2024,
25:44ça ne va pas trop jouer.
25:46Non, bien sûr.
25:47Bien sûr.
25:47Et il y a Karine
25:48qui a levé la main
25:49et avance là,
25:50Jean-Luc Artaud
25:51a posé une question
25:52dans le tchat.
25:54Oui.
25:55Est-ce qu'on connaît
25:56la répartition
25:56entre ménages
25:58en situation
25:58de précarité énergétique
25:59qui résident
26:00dans le parc social
26:01et les autres ?
26:06Non, ce n'est pas
26:06un chiffre
26:08qu'on a produit.
26:11Il est dans l'ENL.
26:15Il n'est pas forcément
26:16ici dans ce que vous présentez,
26:17mais dans l'enquête
26:17nationale du logement,
26:20on a ces données-là.
26:22Donc, on attend
26:23avec impatience
26:24la sortie
26:24de l'ENL 2023-2024
26:27puisque l'ENL
26:29qui a été fait
26:29en 2020
26:30n'est pas vraiment
26:31exploitable
26:31pour différentes raisons,
26:33par le chaos
26:34de 2020
26:35qui a fait
26:35que la collecte
26:37des données
26:37ne s'est pas déroulée
26:38dans des conditions
26:39convenables.
26:41Merci.
26:43En tout cas,
26:43on se note le point
26:44et on regardera
26:45dès que les données
26:46le permettent.
26:49Karine ?
26:50Moi, j'ai toujours
26:51une...
26:52Alors, je suis
26:53le représentant
26:54de l'Observatoire
26:54de la Ville de Paris
26:55et j'ai toujours
26:56une remarque
26:57qui est mon marronnier.
26:58Que faisons-nous
26:59de tous les ménages
27:00invisibles ?
27:01On les estime
27:01quand même
27:02à plus de 60%
27:03à Paris
27:04puisque là,
27:04on affirme
27:05les 10-11%
27:06de ménages
27:07en précarité énergétique
27:08et on considère
27:09que sont en précarité énergétique
27:11les ménages
27:11qui consomment.
27:12Il y a une slide
27:13où vous avez parlé
27:15de ceux qui se privent
27:16et du coup,
27:16ça nous fait sortir
27:17de précarité énergétique
27:19que le chèque énergie
27:20a permis de sortir
27:20de la précarité énergétique
27:22certains ménages.
27:23Ça me dérange toujours
27:25qu'on fasse
27:26un tel distinguo
27:27sur des statistiques
27:28qui rendent des ménages
27:30en précarité énergétique
27:31et ça invisibilise
27:33tous ceux
27:33qui y sont
27:33mis en silence
27:34et donc,
27:35je suis toujours
27:36un petit peu dérangée
27:36par ces catégorisations
27:40qui,
27:40à mon sens,
27:41de ce qu'on voit
27:42sur le terrain
27:42ne correspondent pas
27:43à la réalité.
27:47Désolé.
27:49Oui,
27:50en fait,
27:50nous,
27:50on calcule
27:51un indicateur.
27:52En fait,
27:52la précarité énergétique,
27:54c'est un sujet
27:56multidimensionnel,
27:56donc c'est pour ça
27:57que dans le tableau de bord,
27:59il est important
27:59de présenter
28:00plusieurs indicateurs
28:00qui captent chacun
28:01une facette
28:02de la précarité énergétique.
28:04Nous,
28:05à partir de notre modèle,
28:06vraiment,
28:06la seule chose
28:07qu'on peut étudier
28:09et dont on peut regarder
28:11l'évolution,
28:12c'est un indicateur
28:13qui s'appuie
28:13sur la facture énergétique
28:15des ménages
28:15parce que c'est ça
28:16qu'on mesure bien.
28:18Et donc,
28:18bien sûr,
28:19tous les comportements
28:20de privation
28:21ou tout ce qui est
28:23en lien avec le ressenti,
28:25le froid ressenti,
28:26on ne le capte pas du tout
28:27avec notre indicateur
28:28et donc c'est pour ça
28:29qu'il est vraiment
28:30très important
28:30de le compléter
28:31avec d'autres,
28:32par exemple,
28:33dans le tableau de bord.
28:35Oui,
28:35je complète.
28:36Ça peut représenter
28:37une partie
28:39qui n'est pas majoritaire,
28:40donc ces données
28:42peuvent être biaisées.
28:43on a fait aussi
28:44une étude
28:45sur les impayés
28:46et en gros,
28:47il n'y a que 20%
28:48des ménages
28:48qui étaient connus
28:49des services sociaux
28:50dans l'étude
28:51qu'on a fait
28:52et c'était vraiment
28:53une...
28:55Ceux qui consomment
28:56beaucoup
28:56ne sont pas majoritaires.
28:59Voilà,
28:59donc il faut
29:00bien prendre en compte
29:01cette nuance,
29:02mais sinon,
29:03les nuances
29:04que vous avez apportées
29:04par rapport au climat,
29:05etc.,
29:06sont extrêmement intéressantes.
29:07Donc déjà,
29:08je ne dis pas
29:09que tu es négatif,
29:10merci beaucoup.
29:11C'est intéressant.
29:12Oui,
29:13on peut compléter
29:13ce que vous dites.
29:14Effectivement,
29:15dans le tableau de bord,
29:16on choisit,
29:17l'OMP choisit
29:18de regarder
29:19la précarité énergétique
29:20sous différentes coutures.
29:22Moi,
29:22j'aime bien parler
29:22de Rubik's Cube
29:23parce que si on tourne
29:24un peu le cube,
29:26on voit complètement
29:27autre chose
29:27et donc,
29:28c'est pour ça aussi
29:29qu'on a les deux données
29:30du médiateur
29:31de l'énergie
29:32des chiffres
29:33pour 2026,
29:35donc le baromètre
29:36qu'ils ont fait.
29:37Je ne vais pas
29:38donner les chiffres
29:38puisqu'il y a une conférence
29:39de presse,
29:40etc.,
29:41début novembre
29:41du MNE.
29:42Mais là-dedans,
29:43on distingue aussi bien
29:44les Français en général
29:46dans leur baromètre.
29:47Ensuite,
29:48on a les bénéficiaires
29:49du chèque énergie
29:49pour ceux qui ont eu
29:50très froid
29:51dans leur logement,
29:53chaud dans leur logement
29:54et les deux,
29:56chaud ou froid
29:57en fonction de la saison.
29:59Et on aura aussi
30:00cette année,
30:02on peut parler
30:03de ménage modeste
30:04et pas seulement
30:04des bénéficiaires
30:05du chèque énergie.
30:06Il y aura aussi
30:07des données
30:08de cette nature-là.
30:09Donc là,
30:09ça ressort,
30:11y compris les raisons
30:12pour lesquelles
30:13les personnes
30:13ont eu froid,
30:15c'est donc
30:16par privation,
30:18etc.
30:19Donc là,
30:19on le voit
30:20et on voit aussi
30:21la précarité énergétique
30:23sous l'angle
30:23des impayés
30:24de l'énergie
30:25où on est
30:26à peu près stable
30:26à 1,2 million
30:28d'intervention.
30:32Ça ne veut pas dire
30:331,2 million
30:35de ménages
30:36parce qu'un ménage
30:37peut avoir été
30:38en réduction
30:39de puissance
30:40aux coupures
30:41plus d'une fois
30:43dans l'année.
30:45Donc,
30:45tout ça,
30:46ça permet
30:46de voir
30:46la précarité énergétique
30:48sous les différentes
30:49coutures.
30:49Mais on complète
30:52aussi avec
30:53des données
30:54qui sont relatives
30:55à la pauvreté.
30:55Et année
30:57après année,
30:58on est à des niveaux
31:01plus élevés
31:01que l'année d'avant.
31:02donc le taux
31:03de pauvreté
31:04en France
31:04la dernière donnée
31:06ça doit être
31:07autour de 16%,
31:08à peine 16%.
31:09Donc,
31:09il faut mettre
31:11tout ça en perspective.
31:13Ensemble,
31:14ça montre quand même
31:14des courbes
31:15qui ne sont pas
31:16réjouissantes.
31:17Je reprends
31:18mes questions
31:19dans le chat.
31:21Alma,
31:23je lis.
31:24Pour l'effet
31:25revenu des ménages,
31:26vous utilisez
31:27des données précises
31:28sur l'évolution
31:29de chaque décile.
31:31Est-ce que ça
31:31c'est une question ?
31:32Est-ce qu'on peut
31:33faire la décomposition
31:34des effets,
31:35prix d'énergie,
31:36revenus et autres
31:37pour les trois
31:37premiers déciles ?
31:40Donc,
31:41sur les revenus,
31:44il se trouve
31:44que nous,
31:45au moment
31:45où on produit
31:46notre analyse,
31:47les données
31:48de l'INSEE
31:48sur l'évolution
31:50par dixième
31:50de niveau de vie
31:51ne sont pas
31:52encore disponibles.
31:53Donc,
31:53on fait une prédiction
31:55à partir de tout
31:56ce qu'on observe
31:57sur les évolutions
31:59des prestations
31:59sociales,
32:00du SMIC,
32:01on fait nos propres
32:02prédictions
32:03et cette année,
32:04on était plutôt proches.
32:07c'est plutôt fiable
32:08ce qu'on estime
32:11et on pourrait
32:13regarder
32:15la décomposition
32:16pour chacun
32:16des trois
32:17premiers déciles
32:17et ensuite
32:18on verra
32:19si ça nous semble
32:20robuste.
32:21C'est vrai que c'est
32:21quelque chose
32:21qui peut être
32:22intéressant
32:23et qui pourrait
32:23enrichir aussi
32:24la publication.
32:27Super,
32:28super,
32:28ça nous intéresse.
32:29forcément,
32:31ça nous intéresse.
32:33Morane,
32:34est-ce que tu veux
32:34poser ta question ?
32:36Ce n'était pas
32:37vraiment une question
32:37et finalement,
32:39vous venez de le dire,
32:40donc je reviens
32:41un peu dans votre sens,
32:43mais en effet,
32:43c'était également,
32:44comme on parle beaucoup
32:45des effets
32:46du chèque énergie,
32:48je sais que ça joue
32:50aussi sur les effets
32:51d'impayés
32:52et également,
32:53ça vient prévenir
32:54aussi certains phénomènes
32:55de coupure
32:55ou de réduction
32:56de puissance
32:57de la part
32:58des fournisseurs.
32:59Donc,
33:00c'est vrai que je pense
33:00que c'est un phénomène
33:01et un angle
33:02qui est très intéressant
33:04à observer aussi.
33:06Oui,
33:07il y a beaucoup
33:08de choses à dire
33:09sur le chèque énergie.
33:10factuellement,
33:11il n'a pas été augmenté
33:12en montant
33:13depuis 2019,
33:15il a subi
33:17des aléas
33:18de la suppression
33:19de la taxe d'habitation,
33:20comme vous l'avez dit,
33:23mais il apporte
33:24des protections
33:24importantes aux bénéficiaires.
33:26Donc,
33:26pour quelqu'un
33:28qui reçoit
33:29un chèque énergie
33:30et a tout intérêt
33:31à l'utiliser,
33:33même s'il est
33:33d'un faible montant
33:34par rapport à ce dont
33:35il aurait besoin,
33:36ça engage
33:36ou ça met en place
33:38un certain nombre
33:39de protection
33:39de cette personne
33:40et c'est ça,
33:43c'est très important
33:43en parallèle
33:44du côté économique
33:48de ces chèques.
33:50Et on est en train
33:51à louer un peu
33:52pour ceux qui nous connaissent
33:53un peu moins bien,
33:53on mène un groupe
33:55de travail actuellement
33:55sur le non-recours
33:57au chèque énergie,
33:59notamment pour comprendre
34:00qu'est-ce qui fait
34:00que les personnes
34:01ne l'utilisent pas
34:02ou n'aient pas accès
34:03alors qu'ils devraient
34:05l'avoir,
34:06tout en sachant
34:07que le taux d'utilisation
34:08est à peu près
34:09à 80%,
34:10ce qui est un taux
34:11important
34:11par rapport
34:13à d'autres dispositifs
34:14RSA ou autres.
34:17Donc,
34:17c'est plutôt bien,
34:19mais il reste
34:19encore 20%.
34:20Et donc,
34:21de comprendre
34:22comment ces personnes-là
34:23pourraient avoir accès
34:25ou utiliser
34:26le chèque.
34:27Voilà.
34:30Autre question ?
34:35Juste, Nina,
34:36c'est Isabelle
34:37Medef Solidarité
34:38pour rebondir
34:39sur ce qui a été dit
34:40par rapport
34:40au chèque énergie
34:41et ce n'est pas
34:41tout à fait le sujet,
34:42mais on a quand même
34:43regardé nous aussi
34:44ces impacts-là
34:45et analysé
34:46les causes
34:46du non-recours.
34:48On a quand même
34:49eu des difficultés
34:50de la distribution
34:52automatique
34:52et on a quand même
34:54identifié
34:54que les personnes
34:55les plus vulnérables
34:56qui ne sont pas imposables
34:57pour la plupart
34:58ne font pas
34:58de déclaration de revenus.
35:00Or,
35:00pas de déclaration de revenus,
35:01c'est rédhibitoire
35:02pour l'édition
35:02du chèque énergie.
35:04Donc,
35:04quand on parlait
35:04des invisibles
35:05tout à l'heure,
35:05on a quand même
35:06toute une frange
35:06de gens
35:07qui sont complètement
35:09sortis de ce radar-là.
35:11Puis,
35:11il y a une autre complexité,
35:12évidemment,
35:13la disparition
35:13de la taxe d'habitation,
35:15mais c'est aussi
35:15le fait que
35:17la référence administrative
35:19de la personne
35:20va être exactement
35:20celle du foyer fiscal
35:21de rattachement.
35:23Alors,
35:23quand vous êtes étudiant,
35:24ce n'est pas vous
35:24qui êtes titulaire,
35:25quand vous êtes
35:26dans un logement collectif,
35:28enfin,
35:28vous n'avez pas...
35:29Et là,
35:30c'est l'écart
35:31administratif
35:32de déclaration.
35:33Il suffit
35:33d'un changement
35:34de nom,
35:35voire...
35:35Ça a fait bugger
35:36le système
35:37et donc,
35:37le chèque n'est pas édité.
35:38Donc,
35:39ce sont des choses
35:39qui sont très
35:40pratico-pratiques,
35:41mais qui ont effacé aussi...
35:42Et donc,
35:43c'est vrai que
35:43l'adéquation
35:44de la référence
35:45de la personne
35:45à sa référence fiscale,
35:48donc,
35:48par rapport à
35:49qui a la facture
35:50ou la déclaration
35:51du contrat d'énergie
35:52dans le logement.
35:53On va parler aussi
35:54des gens
35:54qui sont sous location,
35:56des étudiants,
35:56des gens qui sont
35:57dans un logement collectif.
35:58Voilà,
35:58il y a plusieurs situations
35:59à faire quand même
36:00sortir pas mal de gens
36:01qui sont aussi
36:02des très grands précaires.
36:06Oui.
36:08Écoute,
36:09c'est très intéressant.
36:11Vous êtes
36:12dans le groupe de travail,
36:13donc,
36:13ça,
36:13ça permet
36:14de rassembler
36:16les informations
36:17que les uns
36:17et les autres ont.
36:19parce que forcément,
36:20les fournisseurs
36:21vous êtes intéressés
36:22par l'usage
36:23du chèque d'énergie
36:24et que les clients
36:25puissent vraiment
36:27les activer.
36:28Il y a aussi
36:29de non-recours
36:31parce que les personnes
36:32qui ne veulent pas
36:35ouvrir des enveloppes
36:36qui viennent
36:36de l'État
36:37par peur
36:40qu'il y ait un problème,
36:42etc.,
36:42puisque c'est
36:43l'expérience
36:43qu'ils en ont,
36:46et etc.
36:48Bon,
36:48je ne vais pas donner
36:48toutes les bonnes raisons
36:49là,
36:50puisque,
36:50un,
36:50je ne les ai pas toutes
36:51et on est vraiment
36:52en train de travailler
36:53là-dessus.
36:54On a reçu
36:55les offres hier
36:57des candidats
36:58pour travailler
36:59sur cette étude,
37:03Kali et Kanti,
37:03et donc,
37:04les travaux
37:05vont se lancer
37:06en début d'année
37:07sur ce sujet-là.
37:11Est-ce que
37:13vous avez d'autres
37:14questions
37:14dans l'Assemblée ?
37:25Oui,
37:26Florian.
37:30Oui,
37:31bonjour,
37:32merci beaucoup
37:32pour la présentation.
37:37J'avoue que ça
37:37m'avait échappé
37:38le nouveau graphe
37:40avec le taux
37:42de précarité énergétique
37:43en fonction du vecteur
37:44de chauffage,
37:45ce qui est quand même
37:45très intéressant,
37:47je trouve.
37:48Donc,
37:48j'avais deux questions.
37:50La première,
37:52c'est,
37:52je ne suis pas très expert
37:54de ces modèles
37:55et de ce que ça permet
37:56concrètement,
37:57mais c'est,
37:58est-ce que ces résultats-là
38:00peuvent être derrière
38:01sous une certaine forme
38:04territorialisée ?
38:04et si oui,
38:05à quelle échelle ?
38:09Peut-être en lien
38:09avec Géodip,
38:10d'ailleurs,
38:11je ne sais pas,
38:11peut-être que Ressina
38:12pour aussi m'apporter
38:13des éléments là-dessus.
38:17Et notamment
38:18en ce qui concerne
38:18le vecteur de chauffage,
38:19si on est arrivé
38:19à croiser du coup
38:21les ménages
38:21en précarité énergétique
38:22en fonction du système
38:23de chauffage,
38:24ça pourrait être intéressant
38:25pour un peu plus
38:25cibler des approches
38:27d'aller vers.
38:28Et la deuxième chose,
38:29c'est quand vous faisiez
38:31la décomposition
38:33des différents facteurs
38:36d'évolution
38:37de la précarité énergétique
38:38que je faisais par ailleurs là,
38:39j'étais assez étonné
38:40pour le revenu des ménages.
38:44Parce que je ne sais pas,
38:45en général,
38:46on dit le pouvoir d'achat
38:47est joué moins vite
38:48que l'inflation.
38:50Donc,
38:51j'étais étonné
38:51qu'il y ait quand même
38:52une moins 0,8 points.
38:54C'est-à-dire que globalement,
38:55les ménages les plus
38:58pauvres
38:59en France
39:00se sont enrichis
39:03plus vite
39:04que l'inflation
39:11moyenne.
39:12On est arrivé à isoler
39:14dans le prix des énergies,
39:15ce qui est lié
39:17à la conjoncture
39:17ou ce qui est simplement
39:18l'effet de l'inflation globale.
39:19Je ne sais pas
39:20si mon raisonnement est bon,
39:22mais je trouvais ça
39:22un petit peu étonnant
39:23parce qu'on avait plutôt
39:24tendance à penser
39:25que les ménages
39:25s'appauvrissaient.
39:27C'était ça
39:28qui pouvait augmenter
39:29le taux de précarité
39:30analytique.
39:36Clémentine, tu veux...
39:37Je ne sais pas si
39:38ma question a dit
39:38que c'est clair, pardon.
39:40Oui, oui, t'inquiète pas.
39:42OK.
39:44Alors, déjà,
39:44sur la première question,
39:47sur le fait
39:47de territorialiser
39:48les estimations,
39:51nous, on travaille
39:52sur une base
39:53de données
39:53avec environ
39:5420 000 ménages
39:56et qui n'est pas...
39:58Donc, c'est assez peu
39:59si on veut
39:59déjà regarder finement
40:02sur le plan
40:04territorial
40:04et en plus,
40:05l'enquête
40:06n'est pas représentative
40:09de toutes les régions
40:11et départements.
40:13Donc, nous,
40:14la seule chose
40:14qu'on peut faire,
40:16c'est étudier
40:16en fonction
40:17de la catégorie
40:17de commune.
40:18Donc, c'était
40:19le graphique
40:21qu'a montré Clémentine.
40:22Donc, est-ce qu'on est
40:24plutôt en centre-ville
40:25ou plutôt
40:26en couronne
40:27ou plutôt
40:28à l'extérieur
40:30hors attraction de ville
40:31donc dans les communes
40:32les plus rurales.
40:33C'est ça
40:34la dimension géographique
40:37qu'on peut regarder.
40:38On ne peut pas regarder
40:39plus fin.
40:40Donc, éventuellement,
40:41on peut croiser
40:42ces catégories de communes-là
40:43avec l'énergie de chauffage
40:44et voir si on a
40:45encore assez de monde
40:47une fois qu'on a fait
40:48le croisement
40:48pour produire
40:49des estimations
40:53fiables.
40:55En tout cas,
40:56avec notre outil
40:57Prometheus,
40:58on ne peut pas faire
40:58plus fin que ça
40:59sur le plan géographique.
41:02Et ensuite,
41:03sur la question
41:04des revenus,
41:05les revenus
41:06qui sont utilisés
41:08dans...
41:08c'est les revenus
41:09courants,
41:10donc ce n'est pas
41:11corrigé de l'inflation.
41:13Et ces revenus-là,
41:14en fait,
41:14ils augmentent
41:15chaque année.
41:17Même chez les bas revenus,
41:18les prestations sociales,
41:19elles sont indexées
41:21sur l'inflation,
41:23les minimas sociaux
41:23sont indexées
41:24sur l'inflation,
41:25le SMIC aussi.
41:26Donc,
41:26en fait,
41:28parmi les premiers
41:29dixièmes de niveau de vie,
41:30parmi les ménages
41:31les plus modestes,
41:32les revenus
41:33augmentent
41:33chaque année.
41:35Par contre,
41:35selon les années,
41:36ils augmentent
41:37plus ou moins vite
41:38que l'inflation.
41:39Mais ça,
41:40ce n'est pas quelque chose
41:41qu'on regarde.
41:41nous,
41:42dans notre formule
41:43du taux d'effort énergétique,
41:46on regarde le taux d'effort,
41:48on divise la facture
41:50par le revenu,
41:50c'est le revenu courant.
41:53Il n'y a pas de correction
41:55de l'inflation
41:55qui intervient dans ce calcul.
41:57Donc,
41:57c'est pour ça que chaque année,
41:59en fait,
41:59sur toutes nos dernières publications,
42:01le revenu,
42:02c'est toujours un facteur
42:04qui atténue,
42:05qui va dans le sens
42:06d'une baisse
42:07de la précarité énergétique
42:09et les prix de l'énergie,
42:10eux,
42:11ne sont pas
42:12corrigés de l'inflation non plus.
42:14C'est la vraie évolution
42:17des prix de l'énergie.
42:18Ils augmentent aussi
42:19chaque année,
42:20la plupart des années.
42:26Merci.
42:29Morane,
42:30encore une question.
42:32Oui,
42:33encore une dernière question.
42:34C'était sur le graphique
42:37avec les différents types
42:38d'énergie utilisés
42:39qui sont utilisés
42:40dans le logement.
42:41Est-ce que ça,
42:42vous pourriez avoir
42:43les données
42:44pour faire une distinction
42:46par type de logement,
42:48collectif ou individuel,
42:49et par statut d'occupation ?
42:52Je ne sais pas
42:52si c'est des données
42:53qui sont disponibles
42:53dans votre base.
42:56Oui,
42:57on peut regarder.
43:00Effectivement.
43:04Du coup,
43:05on a eu raison
43:05de faire ce nouveau graphique
43:06par énergie de chauffage
43:07parce que je vois
43:08que ça intéresse beaucoup.
43:11Il est vraiment
43:12très intéressant,
43:12en effet.
43:14Oui.
43:16Donc,
43:16si on peut le découper
43:17un peu plus finement
43:18par les statuts d'occupation,
43:20par les déciles,
43:24on aura des données
43:26un peu plus riches.
43:27Et surtout,
43:28quand on pourra le faire
43:29sur le NL
43:30le plus récent.
43:33Florian,
43:34est-ce que tu veux
43:35encore intervenir ?
43:38Ah, pardon,
43:39je n'avais pas baissé ma main.
43:40Non, mais pour revenir
43:41du coup sur ce graphique,
43:45parmi les experts
43:46qui sont entourés à l'intérieur,
43:47c'est génial.
43:48Comment on en...
43:48Je crois que vous avez
43:49de fait une sorte
43:50de nouvelle donnée
43:51ou de nouveaux résultats.
43:56est-ce que ce résultat
43:57peut être exploité ?
43:58Donc, je parlais
43:59de Joudi tout à l'heure,
43:59mais ce n'est peut-être
44:00pas le bon outil.
44:01Mais de quelle manière,
44:02en fait,
44:03on peut utiliser un peu
44:07cet approfondissement
44:07que vous avez réalisé
44:08en fonction du secteur
44:09de chauffage
44:10dans le ciblage
44:13ou dans l'aller vers
44:15des ménages,
44:16dans la mesure où,
44:17voilà,
44:17maintenant,
44:18on a des DPE
44:19sur lesquels
44:20on a les énergies
44:21de chauffage
44:21à l'adresse,
44:22etc.,
44:23pour quand ça existe.
44:26Est-ce qu'il y a
44:27des applications
44:29très concrètes
44:30des nouvelles données
44:32qui peuvent être réalisées
44:36ou est-ce que ça reste
44:37un modèle microéconomique,
44:39comme vous disiez,
44:39basé sur la mine de ménage
44:40et donc on ne peut pas
44:41en faire une réutilisation
44:43telle quelle
44:46pour tous ceux
44:46qui s'occupent
44:47de lutte contre
44:47la précarité énergétique ?
44:55Nous, du coup,
44:55avec notre seul outil,
44:57on ne pourra pas
44:58aller plus loin
44:58que simplement
44:59le diagnostic
45:00qu'on fait là,
45:03éventuellement
45:04en raffinant un peu plus,
45:05mais après,
45:06oui,
45:06peut-être que d'autres outils
45:07comme GeoDeep
45:10qui...
45:10Mais, voilà,
45:11je ne sais pas,
45:11Christine,
45:12si tu veux compléter
45:13sur ce point-là.
45:15Oui,
45:15GeoDeep
45:16parle des factures réelles.
45:18Donc,
45:18le taux de précarité énergétique
45:20dans GeoDeep
45:21est plus élevé
45:22que dans cette modélisation.
45:25Effectivement.
45:29Est-ce que ça répond
45:30à ta question,
45:30Florian ?
45:31Est-ce que tu veux...
45:31Du coup,
45:32pardon,
45:32j'ai...
45:33Désolé,
45:33mais du coup,
45:34GeoDeep,
45:34c'est vraiment...
45:35Enfin,
45:35il est déjà,
45:35en fait,
45:36c'est déjà un outil
45:37qui permet de filtrer
45:37par type d'énergie,
45:39du coup.
45:41Parce que,
45:41par exemple,
45:42si on se dit,
45:42on veut cibler
45:42les ménages fiouls
45:43ou les ménages gaz
45:45ou finalement
45:45les ménages chauffage urbain
45:46parce qu'on voit aussi
45:47que c'est quelque chose
45:47qui les ressort
45:48plutôt que les ménages bois.
45:50On peut déjà le faire
45:51dans GeoDeep
45:52et entre guillemets,
45:53le marché du CGD
45:54permet d'avoir
45:57une vision agrégée
45:59au niveau national.
46:00Donc,
46:01cette décroposition
46:01qui est intéressante
46:02qui n'existait pas
46:03jusqu'à présent,
46:03mais ça ne change pas
46:04forcément concrètement
46:05les choses
46:05pour tous ceux
46:06qui travaillaient déjà
46:07sur...
46:08au niveau territorial
46:10sur ces sujets-là.
46:14Je suis un peu ignorant
46:15en la matière
46:16parce que
46:17GeoDeep,
46:17je ne l'ai pas encore
46:17utilisé
46:18donc je ne sais pas trop
46:18quelles sont
46:19toutes ces fonctionnalités
46:21mais en tout cas,
46:22je trouvais ça intéressant
46:24cette décomposition
46:25et si on peut l'avoir aussi
46:27dans GeoDeep,
46:28c'est tout aussi intéressant.
46:31Tu peux aller
46:32sur GeoDeep
46:33effectivement
46:33pour regarder.
46:34Il y a des choses
46:35qui ne sont pas
46:36par exemple
46:37tout ce qui est bois
46:38ou tout ce qui est GPL
46:39et là,
46:41les chiffres,
46:41ils viennent
46:46dans GeoDeep,
46:47etc.,
46:47ils viennent des factures
46:49et souvent pour le bois,
46:50il n'y a pas forcément
46:50de factures
46:51ni des données
46:55consolidées.
46:56Ce qui va changer
46:57pour GeoDeep
46:58en début d'année,
47:00c'est que
47:01l'outil va être
47:02internalisé
47:02à l'OMPE,
47:03à l'ADEME.
47:04Donc,
47:04nous allons recruter
47:05un data analyste
47:06et qui va être
47:08avec les autres
47:10statisticiens,
47:10économistes,
47:12etc.,
47:13à l'ADEME.
47:13Et ça,
47:14ça nous permettra
47:15aussi
47:15d'avoir beaucoup plus
47:18de marge
47:18de manœuvre
47:19et de souplesse
47:20quand on analyse
47:20des données.
47:21Donc,
47:22en 2027,
47:23on pense effectivement
47:23à un amélioration,
47:25un enrichissement
47:26considérable
47:27et de souplesse
47:29et de réactivité
47:31sur la réflexion
47:32de ce type-là.
47:34On a troqué
47:35le poste chargé
47:36de com'
47:38et donc,
47:39on va avoir
47:40ce type de compétences.
47:43D'accord,
47:44merci.
47:45En fait,
47:45pour vous dire
47:45juste le fond de ma pensée,
47:46c'est que
47:48vous avez peut-être vu
47:49du coup,
47:49le plan électrification,
47:50il y a notamment
47:50une mesure
47:51sur l'allée vert
47:52en matière de fuel
47:55pour essayer
47:56de cibler
47:59les ménages
48:00chauffés au fuel
48:01et installer
48:03potentiellement
48:03des pompes à chaleur
48:04quand c'est possible
48:05chez eux.
48:06Donc,
48:07je me dis
48:07tant qu'à faire,
48:08autant cibler
48:09les ménages
48:09qui sont les plus précaires
48:11énergétiquement
48:12plutôt que de faire
48:13de l'allée vert
48:13généralisée
48:14vers toutes les étiquettes,
48:16vers tous les logements
48:17qui sont chauffés au fuel.
48:18Et donc,
48:18je me demandais
48:19dans quelle mesure
48:20ces nouvelles données
48:21nous permettaient
48:22peut-être
48:23de mieux cibler
48:25cette mesure
48:25du plan électrification
48:28que ce qu'on a
48:29auparavant.
48:29Mais je comprends
48:30que ce n'est pas forcément
48:31révolutionnaire
48:32à ce stade.
48:33C'est juste des données
48:35qui sont intéressantes
48:36au niveau national
48:41sur cette décomposition-là.
48:44Merci beaucoup,
48:45Christina.
48:46Je t'en prie.
48:47Karine,
48:48une autre question
48:49dans le chat ?
48:55Je me demandais
48:56si les fameux 8%
48:58à la base
48:59avaient été calculés
49:00sur une moyenne
49:01de dépense nationale
49:02de 4%.
49:03Donc,
49:03on avait doublé
49:04en se disant
49:04que si on dépense
49:06le double
49:06par rapport
49:07au reste des ménages,
49:08on est susceptible
49:09d'être en précarité énergétique.
49:11Est-ce qu'on a envisagé
49:13de faire bouger
49:13cette ligne
49:14de 8% ?
49:15Est-ce que quelqu'un
49:17saurait estimer
49:18quelle est la moyenne
49:19nationale aujourd'hui
49:20sans remettre en cause
49:21toutes les méthodes de calcul ?
49:23Je conçois
49:23que tout est un peu
49:24un jeu de mi-cadeau.
49:25Mais entre nous,
49:27à quoi ça correspond aujourd'hui ?
49:29Est-ce qu'on a une idée
49:30de quelle est la moyenne
49:31nationale de dépense
49:32avec tous les coûts
49:33et avec tous ces changements
49:36qu'on connaît ?
49:38Donc,
49:39effectivement,
49:39notre seuil de 8%
49:42commence à être un peu daté.
49:45On l'avait repris
49:45d'une publication
49:46de l'INSEE.
49:49et je crois
49:49qu'aujourd'hui,
49:51ce 8%
49:52correspondrait
49:52à 9,2%.
49:56Puisque la part
49:57de l'énergie
49:59dans le revenu
49:59a un peu
50:00augmenté
50:00pour un peu
50:02tout le monde,
50:02donc ce seuil,
50:03il faudrait,
50:04si on voulait
50:05recréer l'indicateur
50:06aujourd'hui,
50:07on prendrait plutôt
50:08celui-là.
50:09Par contre,
50:10il y a quand même
50:10un enjeu
50:11de comparabilité
50:12d'une année
50:13sur l'autre.
50:14On a quand même
50:15intérêt à avoir
50:16un indicateur
50:17qui soit toujours
50:17le même
50:18pour qu'on puisse
50:19facilement interpréter
50:20les évolutions,
50:21alors que sinon,
50:23s'il y a beaucoup
50:23de choses qui bougent
50:24en même temps,
50:25c'est plus difficile
50:26à interpréter.
50:28Mais effectivement,
50:29on pourrait aussi
50:29faire un autre choix
50:31qui serait
50:32d'actualiser
50:32ce seuil
50:33chaque année.
50:37Oui,
50:38en l'actualisant,
50:39ça permettrait,
50:40tout en représentant
50:41les données
50:42avec les 8%
50:43et avec une autre
50:44à 9,2%,
50:46petit à petit,
50:47on pourrait glisser
50:47dans le temps
50:48vers le 9,2%
50:49ou d'avoir deux
50:50présentations
50:51en fonction
50:51de l'indicateur
50:53dont on parle.
50:56Après,
50:58l'enjeu aussi
50:58de ces chiffres,
50:59ce n'est pas les chiffres,
51:00c'est d'en faire
51:01quelque chose.
51:02Donc,
51:02c'est qu'est-ce
51:03qui se passe
51:03quand on voit
51:05que la précarité
51:06énergétique augmente,
51:07que le taux
51:08de pauvreté augmente
51:09et j'allais dire
51:12que la précarité
51:13énergétique
51:14d'été augmente
51:15puisque là,
51:16on n'en a même pas parlé
51:16puisqu'on n'a pas
51:17de données là-dessus.
51:18Mais il y a quand même
51:19des sujets aussi,
51:20c'est comment c'est utilisé
51:22pour l'action publique.
51:24Qu'est-ce qu'on fait
51:25de ces chiffres ?
51:26Ce n'est pas la discussion
51:27d'aujourd'hui,
51:28mais c'est aussi
51:29le rôle de l'OMPE
51:30de fournir
51:32des analyses
51:33et des recommandations
51:34et des éléments
51:37qui aident
51:42à l'action publique.
51:44Donc là,
51:45je vais lire
51:45ce que me dit
51:46aussi Alma,
51:47histogramme
51:48par vecteur énergétique.
51:50Chacun,
51:51est-ce que pour le fuel
51:52c'est de facture élevée
51:53car prix élevé ?
52:04Oui,
52:05c'est de décomposer
52:09effectivement
52:10les énergies
52:11et de trouver
52:12des facteurs
52:13d'explication.
52:15Est-ce que vous avez
52:16les moyens
52:17de faire ça ?
52:19En fait,
52:19oui,
52:20on peut regarder
52:20pour chaque groupe
52:21est-ce que c'est plutôt
52:22un groupe
52:23qui a des revenus élevés
52:24par rapport à la moyenne
52:25ou faible
52:25et comment il se situe
52:28aussi par rapport
52:30à son niveau
52:31de facture énergétique.
52:33Par exemple,
52:33récemment,
52:34on avait regardé
52:34pour les ménages
52:35chauffés au gaz
52:36parce qu'en fait,
52:37on voit qu'ils ont
52:38un taux de précarité
52:39énergétique
52:39un peu plus faible
52:40que la moyenne nationale
52:42et on voyait
52:43qu'en fait,
52:44ils ont des revenus
52:45en moyenne
52:47un peu,
52:47alors je parle
52:48sous le contrôle
52:48de Clémentine,
52:49des revenus en moyenne
52:50un peu plus élevés
52:51que la moyenne
52:52et une facture
52:53un peu plus faible
52:55ce qui fait
52:56qu'ils ont un peu
52:58un taux de précarité
52:58un peu plus faible.
53:00et on pourrait faire
53:01ça pour chacun
53:01des groupes
53:02pour essayer
53:03de décomposer
53:04les effets
53:04parce que ça rejoint
53:05aussi les discussions
53:06sur le chauffage urbain
53:08tout à l'heure
53:08si en fait,
53:09peut-être qu'on a
53:10juste plein
53:11de ménages
53:12modestes
53:13qui sont chauffés
53:14avec le réseau
53:16de chaleur urbaine
53:17et donc c'est pour ça
53:18qu'ils sont nombreux
53:19sur ce graphique
53:20mais effectivement
53:21on pourrait systématiser
53:22cette approche.
53:25Il y a aussi
53:25peut-être des facteurs
53:26qui fait que les gens
53:29limitent leur consommation
53:31de gaz
53:31puisque là
53:32il n'y a pas
53:32de réduction
53:33de puissance.
53:34Soit on a le gaz
53:35soit on n'a pas le gaz.
53:39Bref,
53:40on va vous laisser
53:41travailler sur ça
53:42et on peut refaire
53:43un petit
53:45un rendez-vous
53:46des partenaires
53:47aussi en début d'année
53:49ou fin février
53:51et sur ces thèmes-là
53:52on revient
53:53sur les statistiques
53:54et on les décompose
53:55et on peut comparer
53:56un peu
53:57qu'est-ce que raconte
53:58Zéaudipe,
53:58qu'est-ce que raconte
53:59le Prometheus,
54:01comment ça se parle
54:02et quand est-ce
54:03que ça ne se parle pas
54:04et parmi mes collègues
54:06qui sont là
54:06donc Alma,
54:07Mathieu,
54:08Damien
54:08qui sont dans
54:09cette même direction
54:11exécutive
54:11de la prospective
54:12de la recherche
54:13ils ont aussi
54:14des modèles.

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