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  • il y a 8 heures
Retrouvez le replay du Rendez-vous des partenaires de l’ONPE consacré à la présentation du programme « Toit d’abord », porté par la Fondation pour le logement, avec le témoignage de Soliha Provence.

Cette vidéo met en lumière un dispositif qui répond à trois enjeux majeurs : développer une offre de logements très sociaux, soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et lutter durablement contre la précarité énergétique. Le programme finance la rénovation de bâtiments existants afin de créer des logements à très faibles loyers, portés notamment par des organismes de maîtrise d’ouvrage d’insertion accompagnant les publics les plus fragiles.

Au-delà de la production de logements, « Toit d’abord » accorde une attention particulière à leur qualité. Les projets sont évalués sous l’angle de la performance énergétique, du confort d’hiver et d’été, de la maîtrise des charges, de la qualité architecturale et de l’adaptation aux besoins des occupants. L’objectif est de proposer des logements durables, économes en énergie et adaptés aux situations de vulnérabilité.

Les intervenants présentent également le modèle de financement du programme, fondé notamment sur les certificats d’économies d’énergie (CEE). Depuis 2012, plus de 7 700 logements ont été soutenus, avec des rénovations permettant en moyenne une réduction de 65 % des consommations énergétiques.

À travers plusieurs réalisations portées par Soliha Provence, la vidéo illustre concrètement les solutions mises en œuvre sur le terrain : réhabilitation de bâtiments anciens, amélioration des performances énergétiques, utilisation de matériaux biosourcés ou encore développement d’un projet d’habitat inclusif pour de jeunes adultes autistes.

Cette séquence apporte un éclairage concret sur les leviers permettant de concilier rénovation performante, maîtrise des charges, inclusion sociale et accès à un logement abordable, tout en soulignant les défis croissants liés à l’augmentation des coûts des opérations de réhabilitation.

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Transcription
00:02Juste pour démarrer ma bienvenue, donc aujourd'hui c'est la Fondation pour le Logement et Solia Provence
00:09qui va intervenir. On accueille Hélène Denise et Pascal Rabault qui vont se présenter ensuite.
00:17Moi je profite du début de la réunion, moi je pense que tout le monde me connaît donc ça c
00:22'est bon,
00:23pour vous annoncer les prochains rendez-vous parce que si je le fais à la fin,
00:27certaines personnes sont peut-être déjà parties. Donc pour ces rendez-vous des partenaires,
00:32on a rendez-vous dans 15 jours avec le CGDD qui présente son cahier Les Essentiels,
00:38l'ancienne collection Thémas qui parle de la précarité énergétique et qui est donc
00:43l'exploitation des données 2024 et qui montre des choses intéressantes. Vous l'avez dans les
00:50invitations, vous avez le cahier dans l'invitation du 23. Le rendez-vous des partenaires suivants,
00:58c'est que je n'ai pas annoncé mais je vous inviterai bientôt, c'est le 4 décembre avec le
01:04CLAIR qui présentera différents projets liés à la précarité énergétique et entre tout ça,
01:10nous avons aussi notre grand webinaire annuel sur le tableau de bord qui est le 19 novembre,
01:17le lendemain de la journée de lutte contre la précarité énergétique et vous allez bientôt
01:23avoir une invitation au webinaire à travers le CRM, donc c'est toute une mécanique mais vous
01:31pouvez le noter dès à présent. Ce webinaire, il y aura notamment l'intervention de Stéphanie
01:39Carol qui vient du MNE et puis Jennifer Daud qui parle toujours de la construction du
01:44du tableau de bord qui est quand même une bible mais qui mérite l'explication. Voilà,
01:50donc pour les rendez-vous à venir, donc merci déjà pour ce rendez-vous-ci. Je laisse aussi
01:56Hilaria Casio se présenter puisqu'elle a intégré l'OMPE en tant que directrice exécutive de la
02:04prospective de la recherche à l'ADEME en remplaçant Patrick Jolivet qui a changé de poste.
02:11Donc, bienvenue à l'arrière. Oui, non, je ne remplace pas Patrick Jolivet, je suis
02:16directrice exécutive de la recherche et de la prospective. Patrick, lui, était directeur
02:20à la transition juste et chef de service du service dynamique sociale de la transition.
02:27Donc, en attendant de réorganiser les choses, je prends l'intérim à la fois de service et de la
02:39question de la transition juste que de toute manière est un sujet, comme vous le savez, très
02:43transversal à l'agence. Donc, je suivrai de près les travaux de l'OMPE. Pour ma part, je suis à
02:49la base
02:49chercheuse, maîtresse de conférences à l'université Gustave Eiffel, spécialiste des approches
02:53délibératives de la démocratie. Et dans les dix dernières années, avant d'arriver à l'ADEME,
02:58j'ai été vice-présidente de la Commission nationale du débat public de l'autorité administrative
03:02indépendante en charge de la garantie de droit dans le domaine de la démocratie environnementale.
03:08Donc, je regarde avec beaucoup d'intérêt les travaux de l'OMPE parce que dans pas mal de
03:12concertations réglementaires de débats, la question de la justice énergétique est revenue à plusieurs reprises
03:19dans les dossiers que j'ai pu avoir à traiter. Voilà. Et juste peut-être qu'il prend un four,
03:24je réponds donc le travail sur la feuille de route de transition juste. Nous visons une publication de
03:28la feuille de route de transition juste dans laquelle il y a pas mal de questions qui sont liées à
03:32la
03:32justice énergétique ou de moins à la précarité pour janvier 2027. Donc, ça va être aussi un rendez-vous
03:39important. Merci. Donc, maintenant, la parole est à Hélène pour commencer. Merci beaucoup et merci à
03:52ceux qui nous ont rejoints en cours de route. Donc, je te laisse la parole.
03:59Merci, Christina. Bonjour à toutes et tous. Donc, je me présente. Hélène Denise, je travaille à la
04:06Fondation pour le logement des défavorisés, ex-Fondation Abbé Pierre et je suis responsable
04:11du secteur offre-nouvelle de logement qui part notamment le programme Toi d'abord que je vais
04:15vous présenter aujourd'hui. Vous comprendrez un petit peu mieux ce que veut dire intitulé le
04:19nom de poste. Je remercie Andier qui est dans mon équipe et qui va s'occuper de passer les slides.
04:24Donc, vous allez m'entendre le mentionner et Pascal Rabot de Soudé à Provence qui est un des
04:29partenaires du programme et qui vous présentera un petit peu, qui illustrera un petit peu mes propos.
04:36Andier, je pense que tu peux passer à la deuxième ou troisième slide. La Fondation, je vais
04:44présenter un petit peu le fonctionnement de la Fondation qui est, je pense, surtout connue au sein
04:48de l'ONPE pour notre plaidoyer sur la précarité énergétique, sur la rénovation énergétique, les
04:53coupures d'électricité, le chèque énergie ou encore l'habitabilité des logements en été, comme
04:58l'étude qu'on a sortie en juin 2026. Je crois que ma collègue Maïder est dans la liste des
05:05participants. C'est aussi nous qui organisons la journée contre la précarité énergétique, en tout cas
05:10la pilotons depuis sa création. Donc voilà, je pense que la Fondation est davantage connue au sein de
05:16cet écosystème pour ce travail-là. Peut-être un peu moins sur la question du soutien à l'action qui
05:23est
05:23quand même le cœur de la Fondation, de toute Fondation, puisque notre rôle, au-delà du plaidoyer,
05:29de l'interpellation, c'est de récolter des dons et de les redistribuer auprès du secteur associatif
05:36et notamment auprès du secteur associatif qui lutte contre le mal logement. Tu peux passer à la prochaine
05:42slide. On est donc un siège à Paris qui porte le plaidoyer, qui porte l'essentiel du soutien à l
05:49'action,
05:50qui porte aussi la récolte des dons. Mais on a aussi neuf agences régionales réparties un petit
05:57peu partout dans l'Hexagone et à la Réunion pour porter un peu un plaidoyer local et le lien avec
06:03le tissu associatif. Tu peux passer en dié. Et donc la direction au sein de la Fondation qui porte
06:12ce qu'on appelle le soutien à l'action, c'est-à-dire la redistribution des fonds qui nous sont
06:17confiés
06:17par les donateurs et les donatrices. C'est ce qu'on appelle la direction des missions sociales.
06:22Et cette direction, elle est organisée, divisée par secteur thématique que vous voyez sur la slide
06:28et qui couvre ce qu'on estime à peu près toutes les formes de la lutte contre le mal logement.
06:40Donc il y a agir de la rue au logement, on va soutenir des boutiques solidarité, c'est-à-dire
06:44des accueils de jour, le fonctionnement de pension de famille, des programmes pour l'accès
06:50à un domicile pour les personnes qui en sont privées, soutenir l'engagement des habitants
06:55avec des micro-projets, des projets de capacitation, agir en solidarité internationale, donc avec
07:01des projets un petit peu à l'international à la marge, prévenir et lutter contre la
07:06privation des droits. On va soutenir tout un tas d'associations qui vont aider les locataires
07:12qui sont en difficulté, les propriétaires et ceux qui sont privés de lugement à faire
07:16valoir leurs droits. Il y a un petit secteur peut-être que vous connaissez un petit peu
07:21mieux, qui est celui de la lutte contre l'habitat indigne et précaire, qui porte notamment
07:24le programme SOS Study et qui porte le sujet de la rénovation du parc privé, puisque
07:30ce programme SOS Study permet de venir apporter un complément de reste à charge aux propriétaires
07:37privés pauvres, vulnérables, qui ont mobilisé des aides comme celle de la NAAM.
07:42La prime rénove, mais qui n'ont pas la possibilité d'aller au bout du reste à charge
07:47qu'on leur demande. Et donc, on vient financer le dernier kilomètre, parfois jusqu'à 20 000,
07:5430 000 euros en complément des aides publiques. Et donc ça, c'est un secteur que vous connaissez
07:59peut-être lié à ça. Celui que je représente, c'est celui qui s'appelle Offre Nouvelle de
08:04Logement et qui porte notamment le programme Toi d'abord, que je vais vous présenter aujourd'hui,
08:10qui porte en fait ce secteur, notamment des projets d'investissement, de travaux, mais
08:15plutôt dans le parc social. C'est ce que représente toi d'abord. On vient aussi aider à la rénovation
08:21du parc de l'habitat des compagnes et des compagnons, qui a un bien besoin de rénovation.
08:26Et comme nous sommes cousins, nous avons pris ce rôle. Et puis, on finance aussi un certain nombre
08:32de projets, par exemple, de tiers-lieux, de lieux hybrides. Tous les sujets un petit peu
08:37du droit à la ville nous reviennent et traités un petit peu dans notre secteur.
08:41Et puis, on va financer des réseaux, par exemple, le réseau Rappel, que vous connaissez bien,
08:46par exemple. Il faut savoir que le soutien à l'action à la fondation, il est surtout
08:54de projets individuels à projets individuels. Finalement, la répartition par programme,
08:58c'est assez rare. C'est vraiment comme dans Toi d'abord et SOS te dit, on se fait un
09:02point
09:02d'honneur à ne pas faire d'appel à projets, parce qu'on sait que ça met en difficulté
09:05le monde associatif. Tu peux passer un dié. Et donc, grosso modo, on finance 850 projets
09:12par an, environ 21 à 25 millions d'euros qui sont engagés chaque année. Et donc, 87% sont
09:18financés par des dons privés, très peu dépendants des fonds publics. Donc, la fondation
09:22pourra à la fois continuer à avoir cette prise de parole qui soit complètement
09:26indépendante, mais aussi pour pouvoir soutenir qui on veut sans avoir de compte à rendre
09:30au maximum. À nouveau, le programme Toi d'abord que je vais présenter aujourd'hui, il
09:34fait figure d'exception, puisqu'il est financé par les certificats d'économie d'énergie.
09:38J'y reviendrai. Ce qui fait aussi qu'en fait, ce programme, c'est le ligne de financement
09:42le plus important pour la fondation, à la fois pour le nombre de projets qui sont soutenus
09:45chaque année et pour le montant qu'on va aussi investir chaque année dans ces types
09:50de projets. Donc, je vais maintenant rentrer dans le dur de ma présentation sur le programme
09:54Toi d'abord. Tu peux passer en dié. La prochaine slide. Donc, ce programme, il a été conçu
10:01parce qu'on cherchait la fondation. Tu peux passer encore. On visait à concevoir un programme
10:08qui permettrait à la fois de lutter contre la pénurie de logements d'inéabordables,
10:12qui est vraiment le cœur de l'action de la fondation, à soutenir le pouvoir d'achat
10:16des ménages les plus modestes et puis à prévenir aussi des situations de précarité
10:20énergétique pour ces ménages qui sont par définition pauvres dans les logements
10:25qu'ils investiraient, donc en portant une attention particulière au niveau des charges
10:28énergétiques, mais aussi au confort thermique des logements produits. Et donc, on a conçu
10:33ce programme Toi d'abord. Tu peux passer en dié. Donc, c'est un programme concrètement
10:37qui participe financièrement à l'investissement pour des projets de rénovation du parc existant
10:43pour le transformer en logements très sociaux.
10:48Je crois qu'il y a un micro qui est ouvert.
10:51Oui, il a fermé.
10:55Et donc, les partenaires qu'on vient soutenir viennent capter du parc privé pour le transformer
11:01en logements très sociaux. Et donc, les logements sociaux qui sont produits, ils sont proposés
11:05au niveau des loyers les plus bas, très faibles, en moyenne 5 euros du mètre carré.
11:10Ils s'accompagnent aussi d'une gestion locative, sociale, adaptée, qui permet de sécuriser
11:15durablement le parcours résidentiel des ménages qui sont accueillis.
11:18Et donc, c'est des projets qui sont portés par ce qu'on appelle les organismes de la maîtrise
11:23d'ouvrage d'insertion, la MOI dans le jargon, qui sont en fait, pour l'expliquer simplement,
11:29des bailleurs associatifs, qui ont des structures qui ont pour mission de produire et de gérer
11:38des logements qui sont destinés aux ménages qui rencontrent le plus de difficultés, notamment
11:42dans leur accès au logement. Et donc, pour ça, elles ont les agréments nécessaires
11:46pour capter les financements du logement social, qui seraient les plus adaptés à ces
11:50publics, donc ce qu'on appelle du PLAI, du prêt PLAI, et aussi des financements
11:55ANA Organisme Très Social. Voilà. Je ne vais pas rentrer dans ce détail-là.
12:00On finance aussi à la marge des bailleurs sociaux classiques, quand ils sont en lien
12:03souvent avec un gestionnaire qui porte le projet social. Et donc, en tout, on finance
12:08à peu près 150 partenaires partout en France, dans l'Hexagone et à la Réunion.
12:14Les projets qu'on va soutenir, ils ont une très forte attention à la performance et à
12:20la cohérence du projet de rénovation énergétique. On veut soutenir du logement
12:24très social, mais on veut soutenir du logement très social de qualité, qui ne
12:27mette pas les occupants en situation possible de précarité énergétique. Et donc, on
12:32regarde de très près le programme de travaux. Est-ce que les équipements sont
12:35adaptés au ménage ? Est-ce qu'ils ne sont pas surdimensionnés ? Est-ce qu'ils ne sont
12:38pas trop couteaux à l'usage ? Est-ce qu'il n'y a pas de surchauffe ? Aussi, on
12:41était
12:41évidemment. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas seulement de viser un gain de DPE, mais
12:47c'est aussi de produire des logements qui sont vraiment, réellement
12:50qualitatifs. Et on regarde aussi le projet architectural. Est-ce que
12:54les cuisines sont équipées ? Est-ce que les revêtements de sol sont adaptés ? Est-ce
12:57que ce n'est pas carrelé du sol au plafond et même dans les chambres ? Personne n'a
13:01envie de vivre comme ça. Quelle attribution des logements derrière ? Donc voilà, on va
13:05faire une instruction très fine des projets qui nous sont présentés. Et donc, très
13:10concrètement, qu'est-ce qu'on vient faire ? Les projets viennent nous être présentés
13:14et on va pouvoir financer jusqu'à 10% du prix de revient des opérations, c'est-à-dire
13:19qui intègrent foncier, travaux et ingénierie. En moyenne, c'est des projets par logement
13:24qui vont coûter à peu près entre 100 000 et 150 000 euros par logement. Et donc, on vient
13:29apporter une aide en moyenne entre 10 000 et 15 000 euros.
13:34Tu peux passer, Andier. Et donc, les logements qui sont produits sont essentiellement des
13:41logements familiaux, ce qu'on appelle les logements familiaux classiques, c'est-à-dire
13:44dans le diffus. Donc, c'est souvent des opérations de 2, 3, 4 logements, 3 logements en moyenne.
13:50Mais pas que, parce qu'on va également soutenir des projets de logements accompagnés, des pensions
13:55de famille, des résidences accueil, des foyers de jeunes travailleurs, des résidences
13:59sociales jeunes qui permettent d'aller au plus près des besoins des personnes qui
14:04ont besoin de ces logements. Et donc, on finance en moyenne 500 à 600 logements très
14:09sociaux par an, à l'aide de Toi d'abord. Et donc, c'est un programme qui existe sous
14:15cette forme depuis 2012. Il a été reconnu, programme de lutte contre la précarité énergétique
14:20à cette date, et est devenu ainsi éligible au C2E, est devenu un programme C2E. Mais en fait,
14:26la fondation soutient la production de logements très sociaux depuis 2005. Et donc, ce type
14:30de projet, on en finance depuis bien plus longtemps. Ce qui est intéressant avec le fait d'être
14:36éligible au C2E, c'est l'effet levier que ça peut produire auprès des partenaires,
14:42la légitimité qu'on peut avoir à demander des exigences de performance thermique pour
14:47les logements qu'on vient soutenir, mais aussi pour doubler finalement la mise que met
14:52la fondation, puisqu'en fait, la moitié des financements qui sont mobilisés provient
14:56des fonds propres de la fondation, que vient doubler finalement les financements issus
15:02des C2E, qui sont eux consacrés complètement au soutien direct aux opérations de logement.
15:08Et donc, la part annuelle qui est allouée à ces projets-là, c'est 5,7 millions d'euros
15:14pour le programme Toi d'abord, dont 2,7 millions d'euros qui vient des C2E. Et donc,
15:20les objets sont EDF et ENGIE, dont EDF qui est le partenaire de Toi d'abord depuis
15:25le tout début, donc depuis 2012. Tu peux passer en 10.
15:31Et donc, ce qui est intéressant, c'est que finalement, en fait, le programme Toi d'abord,
15:36il a vraiment un rôle complémentaire aux dispositifs publics existants, parce qu'il a vraiment
15:39la capacité à rénover des logements là où les autres dispositifs, ils peinent à intervenir.
15:43Parce qu'en fait, le programme, il vient vraiment cibler la production de logements
15:47grâce à la rénovation de petits immeubles de plusieurs logements dans le diffus,
15:50qui sont souvent vacants, qui sont souvent très dégradés, et qui sont souvent des opérations
15:54trop complexes, à la fois pour les bailleurs sociaux qui ne vont pas aller sur des opérations
15:58aussi petites, et puis pour les propriétaires privés, les particuliers, pour qui souvent
16:04Pascal Rabeau, il viendra tout à l'heure, c'est des projets qui sont très lourds.
16:08Et donc, il y a un vrai besoin d'aller rénover ce parti du bâtier existant, le rénover
16:13de façon performante, et en plus, pour lui donner une vocation sociale.
16:17Et ces acteurs, justement, de la maîtrise de logements, ils ont cette capacité à intervenir
16:21sur des opérations de petite taille, dans le bâtier existant, avec des économies
16:25qui sont beaucoup plus fragiles, beaucoup plus fragiles que les organismes HLM qui ont besoin
16:31un peu d'effets d'échelle.
16:32C'est pourquoi les partenaires de Toi d'abord, souvent, ont des équilibres économiques
16:37ténus, qui dépendent beaucoup des subventions publiques, mais aussi d'acteurs privés de
16:41financement complémentaire, comme le nôtre.
16:44Et donc, le programme Toi d'abord, il joue vraiment un rôle déterminant, parce qu'il
16:47permet d'apporter ce petit financement complémentaire, 10% n'est pas forcément
16:52petit, mais en tout cas pour apporter de la qualité à ces logements dont les équilibres
16:58économiques sont déjà très ténus, comme je le disais, et donc pour produire des
17:02logements qui sont vraiment confortables, dignes, durables, et puis sobres surtout en
17:07énergie, parce que le programme de la précarité énergétique.
17:10Et donc, c'est des rénovations globales, avec un gain moyen de 65%, donc c'est à peu
17:14près 4 classes de DPE, et avec des études d'audit qui montrent qu'en fait, les énergies
17:19sont en général supérieures aux estimations issues des DPE.
17:23Je parlais d'effets leviers tout à l'heure, parce que voilà, ça nous permet aussi
17:26d'avoir la légitimité, de demander parfois aux partenaires d'aller plus loin dans leur
17:31projet de rénovation énergétique.
17:33On peut dire, par exemple, là, ça pourrait être intéressant d'installer des brasseurs
17:37d'air, est-ce que vous avez pensé à mettre une pompe à chaleur plutôt que garder
17:41la gédère existante ? Est-ce qu'on pourrait peut-être aller tester des matériaux biosourcés
17:46plutôt que rester sur des isolants minéraux ? Et donc voilà, ça nous permet un petit peu
17:51de travailler le projet comme ça avec les partenaires, et notamment actuellement, on essaie
17:55vraiment de faire levier pour que la question de l'habitabilité des logements en été
17:58soit davantage pris en compte et que les logements qui sont livrés soient vraiment confortables
18:04été comme hiver.
18:05Tu peux passer en dix, j'ai bientôt terminé.
18:09On n'accompagne pas que financièrement à la Fondation, on veut vraiment donner des
18:13outils aussi à nos partenaires, et donc dans ce cadre de ce programme, on est accompagné
18:17par un bureau d'études, le Gephosat, qui vient nous aider, nous, quand on vient sur les
18:22projets, mais qui peut aussi aider nos partenaires s'ils ont des questions.
18:25Et qui vient aussi construire un tout un tas d'outils, par exemple, un mémento sur
18:29les enjeux de la rénovation énergétique, qui vient regarder un peu tous les aspects
18:33qui nous intéressent sur ces sujets, mais aussi des outils comme la simulation du coût
18:40d'usage des logements rénovés, où les partenaires pour entrer un petit peu tous
18:43les paramètres du logement et voir quelles seront les charges in fine qui devront être
18:48payées par le locataire, et ça peut ajuster un petit peu les choix, notamment techniques
18:52qui sont faits. Et ensuite, la dernière slide sur les grands chiffres du programme, donc
18:587700 logements soutenus depuis 2012, 500 logements soutenus chaque année, je le disais, 12000
19:06euros à nouveau, tout ça j'ai déjà dit, donc en tout cas voilà, à peu près 70 millions
19:10de soutiens financiers accordés au total depuis 2012, donc 40% financés par les
19:15C2E. Voilà, et je donne la parole à Pascal pour illustrer tout ça par des projets concrets
19:21qu'on a pu financer avec le programme.
19:25Bonjour à tous, merci Hélène. Donc Pascal Rabeau, je suis directeur du pôle patrimoine
19:31et production d'habitats d'insertion chez Souvia Provence, qui regroupe trois services,
19:36un service de patrimoine sur le point de vue stratégique, un service de développement,
19:43donc en tant que maître d'ouvrage, d'organisme agréé de maîtrise d'ouvrage d'insertion,
19:49donc à quoi faisait référence Hélène, et un atelier d'architecture. Petite particularité
19:53de Souvia Provence, c'est qu'on est à la fois maître d'ouvrage et maître d'oeuvre.
19:57Donc on n'est pas un bailleur social, on est vraiment un organisme agréé MOI.
20:02On ne fait pas que ça, je fais vite un petit tour sur nos métiers, on a un gros pôle
20:08de
20:0880 personnes chez Souvia Provence d'accompagnement des personnes, on fait de la réhabitation
20:12accompagnée, dans ce pôle-là on s'occupe beaucoup de prestations de services pour les élus,
20:16pour les privés, pour les collectivités locales, dans le but de pallier à l'habitat indigne
20:21et tout un tas d'autres choses. Et on a un pôle de gestion locative sociale, qui
20:26donc gère notre parc, et un pôle de développement, d'innovation sociale, plus mon pôle donc
20:32de développement et d'atelier d'architecture. Tout ça regroupé autour d'un groupe, et on
20:37a trois autres structures qui viennent s'ajouter à ça. On a une agence immobilière
20:44et sociale qui fait essentiellement de la captation, et on a une société anonyme qui
20:51nous permet aussi de faire de la maîtrise d'ouvrage dans d'autres départements que ceux
20:56de Souvia Provence. Souvia Provence travaille dans le 13 et dans le 04, donc dans les Bouches
21:01du Rhône et dans les Alpes d'Haute-Provence. Et on peut, avec notre coopérative, donc aller
21:06en PACA, dans sa totalité, un petit morceau de l'héros. Et on a aussi une société de
21:12Viage et Vie, qui fait du Viage et Vie Social, et une autre boîte qui fait, qui s'appelle
21:17Bati Truck, qui est une entreprise d'insertion dans le second oeuvre, qui s'occupe particulièrement
21:23de l'entretien de notre patrimoine. On a 2400 logements dans 1000 en pleine propriété,
21:29dont je vais vous montrer donc deux des projets en cours qui ont été financés par la Fondation.
21:36Et nous, on travaille depuis, enfin pour ma part, très longtemps, depuis plus de 25 ans,
21:43donc avec ce programme-là, dans pratiquement toutes nos réhabilitations. On s'est spécialisé
21:49depuis 2000, depuis les années 2000, dans la réhabilitation des centres anciens et dans
21:56le diffus, dans le département du 13, du 84 essentiellement, du 04, un petit peu aussi.
22:03Et donc là, le premier exemple, c'est à Pernes-les-Fontaines, dans le 84, où on a une collectivité
22:11qui est labilisée ville et métier d'art, et donc qui essaye de récupérer des biens
22:22qui sont souvent abandonnés, qui sont pratiquement en train de s'écrouler, de tomber, dans deux
22:31buts. Un, les réhabiliter, de participer donc à la revitalisation du centre ancien,
22:36mais aussi de récupérer les rez-de-chaussée, de manière à installer d'autres artisans d'art.
22:43Et donc, on en est au cinquième projet. Donc là, on est aux 42 rues de la Halle.
22:47Ça marche comment ? Ben la collectivité, elle achète le bien. Elle est souvent portée
22:53par, financièrement, le PFR, l'Établissement public foncier, qui porte le bien, pendant
22:59que nous, on fait l'ensemble des études. Donc là, on est sur un bail à réhabilitation
23:04d'une durée de 45 ans. On ne va sortir que deux logements de type 3, en logement social
23:11privé. Donc, on va chercher les financements d'ANA Organisme, comme Hélène le disait
23:16tout à l'heure. Et on a donc l'ANA qui vient nous financer, la région, la collectivité,
23:22la fondation pour les défavoriser. Et tout ça, c'est accompagné d'un prêt de la caisse
23:28des dépôts et des consignations. L'opération, 660 000 euros. Montant des travaux, 580 000
23:35euros. Donc, vous pouvez voir qu'on a 4 170 euros du mètre carré de travaux. Pourquoi ? Parce
23:41qu'on n'a que, finalement, dans notre équilibre qui est financé, on n'a que deux logements.
23:46Donc, on est dans un centre historique, en secteur patrimonial remarquable. Du coup,
23:53une possibilité de surélever. Par contre, il faut s'occuper quand même du dernier
23:58niveau. Vous voyez les petites fenêtres sur la façade. Donc, du coup, c'est une reprise
24:03complète du bâtiment. Si on peut passer la slide, peut-être ? Merci. C'est une reprise
24:10complète du bâtiment avec beaucoup de surprises. Donc, comme on a souvent, en règle générale,
24:18sur ce type de bâtiment ou pendant les travaux, on a beaucoup de choses qui sont tombées et
24:24qu'on a dû aussi faire tomber. Donc, il y a beaucoup de reprises. Il y a pratiquement
24:28la partie arrière sur pratiquement deux niveaux a été intégralement reprise. Et on a mis
24:34plus de dix mois avant de stabiliser le bâtiment et les avoisinants, avant de pouvoir commencer
24:41à mettre le second œuvre en place. Donc, c'est des bâtiments qui nécessitent vraiment une grosse,
24:47grosse reprise de structure. C'est là où on a le plus gros du travail. Et c'est aussi ça,
24:53parfois, qui nous empêche d'aller plus loin sur d'autres thématiques.
25:02Petite particularité, il y avait ce bâtiment-là. Il était répertorié comme étant le quatrième
25:08bâtiment qui était un lieu de reproduction d'hirondelles. Ça aussi, ce n'est pas simple
25:14à gérer parce que, du coup, les hirondelles, quand elles ont une temporalité de reproduction,
25:22assez importante, pendant lesquelles il ne faut pas les déranger. Donc, ça a été un vrai travail
25:27avec un monsieur de la protection des animaux qui nous a quand même l'air de rien, rajouter
25:38pratiquement un an de chantier. On peut peut-être basculer la slide suivante. Merci.
25:45Merci. Donc, une fois qu'on a bien repris le bâtiment et le conforté et que plus personne
25:54ne risque rien, on a isolé la boîte. Alors, on est tout le temps, nous, depuis très longtemps,
26:03sur des matériaux biosourcés, sur des menuiseries bois parce qu'on est en secteur protégé. Donc,
26:08on n'a pas trop le choix. On travaille beaucoup avec les architectes des bâtiments de France
26:12sur l'intégralité de nos projets. On essaye de faire au mieux, donc, de faire pas mal de réemplois
26:20avec ce qu'il y a sur site. Alors, c'est souvent limité quand même au niveau des tuiles
26:27qu'on arrive à récupérer entre 20, 30 et 40 % qu'on va mettre en couvert. Parfois, on arrive
26:34aussi, quand on doit faire des génoises, à s'en servir. Après, on a aussi tout ce qui est
26:37des carreaux. Là, on a des carreaux de terre cuite qu'on a réussi à récupérer où l'entreprise
26:43a été sympa parce qu'elle a mis pratiquement un mois avant de faire en sorte qu'ils soient
26:49réutilisables. Mais bon, ça fait un bel effet à la fin. On est sur un mode de chauffage
26:54électrique avec une production d'eau chaude sur un ballon d'eau chaude thermodynamique
26:59et une ventilation mécanique simple flux hygro A. On a une orientation qui est est-ouest,
27:05si je ne me trompe pas. Et donc, du coup, on passe de F à un niveau C, pratiquement B,
27:12sur ces deux logements-là.
27:18Passer la slide suivante. Merci. Donc, ça, c'est un autre projet qui est en cours, qui n'est pas
27:24encore commencé en travaux, qui est sur la ville de Saint-Chama dans le 13. On est sur
27:31exactement le même principe avec une petite particularité, c'est qu'on a une association
27:36qui est l'association à part, qui nous a amené le projet, qui s'occupe de jeunes autistes,
27:43qui a un projet d'habitat inclusif. Et donc, du coup, avec la ville de Saint-Chama, on a passé
27:48un bail à réhabilitation. Donc là, nous, on est un peu le porteur immobilier de l'opération.
27:53On a dédié donc le rez-de-chaussée et le premier étage à l'escampette, donc en
27:57habitat inclusif, qui fait donc neuf logements, plus des espaces collectifs et des espaces
28:03extérieurs aussi. On a un local de transition entre l'habitat inclusif et le centre-ville
28:09de la collectivité, qui reste encore à définir en termes de qu'est-ce qu'on va vraiment,
28:15enfin, qu'est-ce que l'escampette va vraiment y faire dedans. Mais le but, c'est que les jeunes
28:19puissent avoir un local sur lequel ils puissent travailler, mais qu'ils puissent aussi les
28:24amener en relation avec les habitants du centre-ville. Et au-dessus, donc, au dernier
28:29niveau, on a fait, nous, six logements sociaux. Donc, du coup, Solia, il est porteur de l'intégralité
28:36du projet, qui se divise en trois programmes, on va dire, donc l'escampette, le local et la
28:43foudrerie. Au final, 15 logements. 15 logements qui, donc, là, sont financés en logements
28:50sociaux publics. On va chercher du PLI adapté.
28:53Loyer moyen, 295 euros. Je ne sais pas si on peut revenir à la slide d'avant. On était
28:58sur du privé en ANA-MOI, encore deux fois, s'il te plaît. Et on était sur un loyer
29:05moyen à 351 euros par mois. Si tu peux revenir, c'était juste pour faire la comparaison entre
29:12les deux. On est, voilà, sur les mêmes, pratiquement les mêmes niveaux de loyer.
29:20Coût d'opération de l'ensemble, 2,8 millions d'euros. Coût des travaux, 2 millions 215
29:26mille euros. La slide suivante. Donc, là, en financement, donc, on a l'État, la région,
29:36le département, la métropole, la collectivité, qui, donc, en plus de donner, de la même manière
29:44que la ville de Perne, de transmettre son bien en droit réel immobilier, donc, via un bail
29:51à réhabitation à l'euro symbolique, participe aussi financièrement à l'opération. Là,
29:58dans ce cas-là, elle participe sur l'opération qui est l'opération d'habitat inclusif.
30:02Elle ne participe pas financièrement à l'opération de logement social. La fondation
30:09pour le logement est favorisée, donc, qui abonde à hauteur de 280 000 euros. Et la caisse
30:14des dépôts des consignations. Donc, le bâtiment que vous avez en bas à gauche, c'est le bâtiment
30:17en l'État existant. Et là, c'est les planches permis, puisqu'aujourd'hui, donc, on a notre
30:22permis qui est purgé de recours des tiers et on a notre appel d'offres qui est fructueux.
30:26On attend encore la région et le département pour lancer les travaux qui, normalement,
30:32devraient démarrer en janvier. Petite slide d'après. Je crois qu'il y en a encore. Voilà.
30:39Donc, ça ressemble un petit peu à ça. Là, c'est un bâtiment qui est beaucoup moins dégradé
30:42que celui que je vous ai montré tout à l'heure. D'un point de vue structurel, il est plutôt
30:47cohérent.
30:49On va quand même devoir reprendre un peu les planchers en termes d'efforts et de certaines
30:56choses. Mais bon, on n'a pas un bâtiment qui va nous tomber dessus dès qu'on va rentrer
31:00dedans. Donc, ça va être essentiellement du second oeuvre. Et du coup, ça nous a permis,
31:06si on peut mettre la slide qui suit, ça nous a permis d'être un peu plus généreux.
31:13Alors, pas d'un point de vue isolation, parce que bon, on l'est.
31:18Là, on a pu, par contre, aller sur une isolation phonique un peu plus spécifique
31:23par rapport aux autistes qui ont besoin d'avoir un cadre calme. Donc, à la fois d'un point
31:31de vue isolation, mais aussi, par exemple, sur les plafonds où on va avoir des suspentes
31:36anti-vibratiles, sur tout un tas de choses. On va aussi, sur tous les doublages, avoir une
31:43isolation renforcée en périphérie. Donc, en fait, à chaque fois qu'un matériau rencontrera
31:47un autre matériau, il aura une petite membrane qui va faire que l'intégralité de ces 15
31:54logements est complètement accessible aux personnes à mobilité réduite. On a un
31:58ascenseur et l'intégralité des logements, sauf un, au dernier niveau, à cause de la
32:06charpente et les arrêtis qui ne le permettent pas. Mais sinon, on a donc 14 logements qui
32:13sont complètement PMR. On va essayer de faire un peu plus que ce que l'on fait d'habitude
32:19au niveau réemploi. Donc, ça va se décider. Aujourd'hui, on a un lot qui est complètement
32:25séparé du marché de l'entreprise générale là-dessus, avec une entreprise spécialisée.
32:29On verra, au fur et à mesure de la dépose, ce qu'on va réellement pouvoir en faire. En
32:36tout cas, l'ambition est là. Et donc, la particularité, c'est qu'on va pouvoir avoir
32:42une chaudière biomasse collective qui sera gérée par la part et qui nous permettra de faire
32:49à la fois le chauffage et l'eau chaude sanitaire. On a deux variantes qu'on n'a pas encore
32:58validées.
32:59On aura soit une diffusion du chauffage par des radiateurs classiques, soit par un plancher
33:03chauffant, voire même rafraîchissant. Ça, c'est quelque chose qu'on va étudier en phase
33:08chantier, en fonction... Alors, pas de la capacité au plancher à supporter ça parce qu'on va
33:16les reprendre. Mais on a quand même, au dernier niveau, pareil, c'est un bâtiment, comme
33:20vous avez pu le voir, qui n'est pas classé, mais il est quand même remarquable. Il fait
33:23partie d'un site qui, lui, est classé. Donc, du coup, on n'a pas pu rehausser le bâtiment.
33:28Et puis, bon, la charpente était plutôt correcte. La couverture aussi. Du coup, ça ne valait
33:34pas le coup. Mais par contre, on a, au dernier niveau, on a quand même nos 6 logements qui
33:38sont là et qui sont vraiment un petit peu pile-poil en termes de hauteur. Et donc, c'est
33:47certainement... C'est ça qui va nous... C'est ce complexe. Enfin, c'est une fois
33:52qu'on aura vu comment on va restructurer les planchers et qu'on connaisse réellement
33:57les différentes épaisseurs qu'un plancher chauffant rafraîchissant va nous imposer,
34:03qu'on verra si on le fait ou pas. Donc voilà, on a tout un tas de variantes et d
34:08'options
34:08qui vont être amenés lors du chantier. On a aussi des brasseurs d'air dans chaque
34:16séjour et chambre et l'intégralité des fenêtres de toit qu'on va créer qui auront
34:22des stores à commande électrique. Ensuite, bon, nous, on a des volets partout. Donc,
34:27on a un confort d'été qui, quand même, sur ce type de bâtiment où les murs du rez-de
34:31-chaussée
34:32font 60 centimètres, les murs de premier font 50 et ainsi de suite. On a, une fois
34:38qu'on arrive à isoler ça correctement et avoir une enveloppe correcte, on a quand même
34:42en règle générale quelque chose qui fonctionne bien. De plus, on a une charpente qui, aujourd'hui,
34:48est traditionnelle avec des dalles de terre cuites en sous-face qu'on va conserver parce
34:57que c'est un matériau hyper isolant et qui marche très bien. Voilà. Je ne pense pas
35:02que j'ai d'autres slides. Si, peut-être. Voilà. Merci.
35:09Merci beaucoup à tous les deux. Je trouve que c'est passionnant de voir des choses concrètes
35:16quand on reste dans nos bureaux, j'allais dire parisiens, ce n'est pas mon cas, mais
35:20enfin dans nos bureaux et on ne voit pas bien ce qui se passe sur le terrain et je trouve
35:25que c'est toujours archi riche de voir concrètement ce qui se passe aussi en termes
35:31de rénovation et voilà. Mais bon, l'idée, ce n'est pas que je parle. L'idée, c'est
35:35que je vous laisse la parole aux participants. Je vous propose d'enlever le partage de slides
35:43et donc vous êtes invité à poser des questions à Hélène et à Pascal. N'hésitez pas à allumer vos
35:55caméras. On n'est pas très nombreux, donc ça peut être sympathique si c'est possible pour vous.
36:05Ah, voilà. Les têtes que je reconnais, c'est comme le plus sympa. Est-ce qu'il y a une
36:11première
36:11question ? Il suffit d'ouvrir vos micros dans ce cas-là. Enfin, levez la main au cas où il
36:16y en a plusieurs.
36:18Oui, Jérémy.
36:21Merci beaucoup pour cette présentation. C'était très intéressant. Comme Christina a dit, ça permet
36:26vraiment de concrètement nous aider à comprendre la façon dont l'organisation utilise les fonds
36:35générés par les CEEE. Donc, merci beaucoup pour ça. Et j'avais une question à ce sujet. On est d
36:40'accord
36:40que le gros des fonds utilisés est pour l'acquisition des appartements issus du parc privé et ensuite la
36:48conversion, la rénovation, comme vous l'avez présenté dans les deux cas précédents. Mais ensuite, une fois
36:53que le logement est acquis, les coûts d'opération sont assez modestes, en fait, à part peut-être dans
36:58les résidences accueil où il y a des personnes qui sont là pour l'accueil, etc. Mais sinon, pour les
37:04logements que vous avez présentés, par exemple, une fois que le logement est acquis et rénové, les coûts
37:08d'opération sont modestes. Et ce qui signifie, ma question est, le gros du financement généré par
37:14CEEE sert à ces coûts d'acquisition et de rénovation, mais pas à des coûts opérationnels
37:20autres plus diffus. Voilà, c'était ça ma question.
37:25Alors, je vais commencer à répondre. Et puis, Pascal, si tu voudras compléter
37:29complètement. Alors, la plupart des opérations qu'on va financer ne sont pas forcément des
37:36acquisitions. C'est-à-dire, comme Pascal l'a présenté pour le projet, là, le bien
37:40n'est pas acquis, il est en bail à réhabilitation. C'est-à-dire que la commune va mettre à
37:45disposition
37:45le droit réellement du bâtiment ou du foncier. Et donc, le partenaire, le partenaire
37:55de la moyenne n'aura pas vraiment de frais foncier. Et donc, le gros de l'opération
38:01sera surtout sur les travaux et les honoraires. Donc, en fait, oui, il y a un certain nombre
38:06d'opérations. Il faudrait qu'on extraite, on a la possibilité d'extraire les chiffres
38:09qui vont participer à l'acquisition du foncier pour un certain nombre de projets. Mais pour
38:16beaucoup, c'est surtout sur les travaux et les honoraires.
38:21Et dans ce cas-là, les... Comment dire ? Qui... Enfin... OK. Dans ce cas-là, du coup, le propriétaire
38:31du bien touche un loyer quand même, qui est un loyer très réduit ou quasiment nul.
38:37Non.
38:37Mais non, pas de loyer dans le trait socialiste.
38:40En fait, un bail à réhabitation, c'est comme un bail amphithéotique ou un bail à construction.
38:44Donc, c'est un bail de longue durée. C'est une sorte de démonbrement, en fait.
38:50On devient... On passe chez le notaire. Donc, on a un droit réel immobilier.
38:54Donc, pendant la durée du bail, on est le propriétaire, en gros.
38:59On a... On paye l'impôt foncier. Le propriétaire, qui est en général les collectivités,
39:06n'a plus le droit de rien faire. Si jamais elle était amenée à le vendre, le bâtiment,
39:10il faudrait que... Un, on lui en donne la permission. Et deux, il faudrait
39:14qu'elle partage le gain de sa vente avec nous. Donc, c'est un vrai droit réel immobilier.
39:19Pendant cette durée du bail, c'est nous qui gérons tout et qui avons la responsabilité
39:23à 100% de tout ce qui peut se passer.
39:25La seule chose sur laquelle la collectivité peut être recherchée,
39:30c'est sur l'assise foncière qu'elle a donnée à la base.
39:33Mais ça ne m'est jamais arrivé en 25 ans.
39:36Par contre, nous, on se doit, en fait, au bout de ces 45 ans, de lui redonner son bien
39:41en état de fonctionnement dans 45 ans et en ayant continué à assumer la réhabilitation
39:49et l'entretien de ses biens et la mise aux normes aussi de ces trucs-là.
39:53Et vous payez pour ce bail ?
39:55Et je n'ai pas. Alors, on peut avoir, dans le même cas, en fait, si vous voulez,
39:59la mairie, elle va mettre ça à disposition.
40:02Suivant l'équilibre financier du bien, l'équilibre financier du projet.
40:07Donc, le projet, ça va être un coût d'acquisition, il est ridicule.
40:10C'est les frais de notaire qui vont être le plus important.
40:13Après, on va avoir de l'ingénierie et on va avoir des travaux et du préfinancement.
40:18Et à côté de ça, on va avoir des financeurs et des prêts.
40:20Si jamais le projet est déséquilibré, la collectivité, on va lui demander
40:23de participer en tant que subvention d'équilibre au foncier.
40:28C'est une subvention, d'ailleurs, si jamais elle est impactée par la loi SRU
40:32et qu'elle a des pénalités, c'est une subvention qu'elle pourra défalquer
40:34de ces pénalités.
40:36Si jamais le projet est à l'équilibre, et donc il est, on va dire,
40:42je ne connais même pas le mot, en fait, tellement ça arrive rarement.
40:45Enfin, ça n'arrive plus.
40:46C'est arrivé il y a 10-15 ans, mais là, j'avoue que ça fait au moins 15 ans
40:49que ça ne m'est pas arrivé.
40:50Si le projet, donc, est fructueux.
40:53Là, effectivement, on peut éventuellement donner ce qu'on appelle une soult.
40:57Donc, c'est une somme d'argent à la signature du bail qui est en fait du loyer
41:03à la collectivité.
41:04Ça arrive vraiment très rarement.
41:07Alors, pourquoi ça arrive très rarement ?
41:08C'est parce que je me situe vraiment sur des biens extrêmement dégradés,
41:12que ce soit dans le diffus ou des îlots ou des rues.
41:15Et donc, du coup, en règle générale, on est sur des prix au mètre carré
41:18tellement chers en termes de travaux qu'on est tout le temps déséquilibré.
41:21On va vraiment, on s'est vraiment nous spécifiés là-dessus.
41:25On a eu quelques opérations où, sur Marseille, avec la PHM,
41:29les hôpitaux de Marseille, qui nous ont fait le même principe,
41:33mais sur des bâtiments qui étaient structurellement chouettes,
41:37avec des façades qui n'avaient pas grand chose à faire si ce n'est les nettoyer.
41:40on est arrivé à leur reverser des soules assez conséquentes à la signature du bail.
41:49Très intéressant, merci beaucoup.
41:55D'autres questions ?
42:03Moi, j'ai une question sur comment, à la Fondation,
42:07vous choisissez les projets que vous soutenez.
42:11Mais c'est quoi les critères ?
42:17Alors, on a un certain nombre de critères qui sont liés au fait
42:21qu'on soutient des projets de rénovation globale.
42:24On a des critères liés aux projets sociaux aussi.
42:27Comme je disais tout à l'heure, en fait, les projets vont nous être proposés.
42:30On est identifié par la plupart des acteurs de la maîtrise d'ouvrage d'insertion,
42:34comme Solia Provence, qui font ce type de projet
42:37et qui ont besoin d'un complément de financement.
42:39Ils nous connaissent.
42:40Ils connaissent le programme Toi d'abord, C2E.
42:43Et donc, ils viennent nous présenter leur projet en disant
42:46« Voilà, on aura besoin de 10% du prix de revient à l'opération.
42:49Donc, on va regarder, nous, les plans.
42:50On va regarder le projet social.
42:52On va regarder le plan de financement.
42:54On va regarder les DPE, l'audite thermique.
42:56On va vraiment regarder tous les documents du projet.
42:58Et comme je disais tout à l'heure, on va s'intéresser à la qualité,
43:03la cohérence du projet de rénovation thermique.
43:06On va s'assurer du niveau de loyer qui sont bien conventionnés,
43:10PLAI ou ANATRES SOCIAL et qui s'adressent vraiment au public
43:14pour lequel le projet de la fondation.
43:17On va regarder les matières qui sont utilisées.
43:20On va regarder est-ce que les cuisines sont équipées.
43:21Enfin, voilà, on va regarder un petit peu tout.
43:23Et si on estime que le projet correspond au programme Toi d'abord,
43:28sur le plan thermique, de confort, de qualité,
43:31eh bien, on va le présenter en comité du soutien à l'action
43:35pour proposer au bureau de la fondation un financement.
43:41Par contre, l'instruction peut durer parfois plusieurs mois,
43:44plusieurs années pour certains projets,
43:46puisqu'on va regarder vraiment le projet dans le détail.
43:48On va aussi parfois essayer de discuter avec nos partenaires
43:51pour voir si on peut améliorer certains aspects.
43:55Par exemple, en ce moment, on est particulièrement attentif
44:01au sujet de confort d'été.
44:03Là, par exemple, le projet que Pascal a présenté,
44:05les brasseurs d'air étaient prévus.
44:08Mais sur d'autres projets, d'autres partenaires,
44:10dans des régions qui sont peut-être moins acculturées
44:14à ces équipements-là,
44:15eh bien, ça ne va pas forcément de soi.
44:17On peut avoir des doutes sur la gestion locative.
44:19Donc, nous, on va leur dire, on va essayer de les convaincre
44:21d'expérimenter, par exemple, sur un projet.
44:24Parfois, on va aller un petit peu plus loin dans le financement.
44:26Si, par exemple, à la base, ils nous demandaient 8%,
44:29on va dire, écoutez, si vous voulez, on va jusqu'à 9%,
44:32mais vous passez en matériaux biosourcés,
44:34ou alors vous essayez des brasseurs d'air.
44:36Et donc, ça nous permet aussi de faire levier
44:37pour aller plus loin sur la qualité énergétique des projets.
44:41C'est assez rare qu'on refuse en bloc des projets
44:45qui nous sont apportés, à part s'ils ne sont pas conventionnés
44:48ou qu'il n'y a pas du tout de projet de rénovation prévu.
44:50Là, on dit, ça ne rentre pas dans les critères de toi d'abord.
44:53Mais sinon, on va vraiment essayer de travailler le projet.
44:55Et en fait, on en refuse assez peu,
44:57parce que je pense que le secteur commence à nous connaître aussi
45:01et commence à comprendre aussi les projets
45:02qui peuvent rentrer, oui ou non, dans les clous.
45:07OK, merci.
45:09Jérémy, tu veux reparler ?
45:13Oui, c'était un peu sur une question proche
45:15sur le parc de logements qui est encore disponible
45:18pour faire les travaux de rénovation de toi d'abord.
45:22En fait, je me demandais si, de manière schématique,
45:24est-ce qu'on peut dire que plus on avance dans le temps,
45:26plus les logements qui restent à rénover
45:28sont de plus en plus chers,
45:29parce que vous attaquez en priorité à des logements,
45:31disons, les moins coûteux à rénover.
45:33Et du coup, est-ce que vos coûts augmentent
45:35avec le temps à la production de logements,
45:36ou est-ce que non, il y a un tel parc de logements à rénover
45:39qui sont disponibles,
45:41qu'en fait, les coûts sont assez constants
45:43et qu'on ne doit pas s'attendre forcément
45:44à des hausses de coûts à l'avenir ?
45:47Alors, je vais essayer, Pascal, répondre
45:48sur la disponibilité des biens.
45:50Mais en tout cas, nous, ce qu'on observe à la Fondation,
45:52c'est que quand même, les coûts,
45:53les prix de revient des opérations
45:55ont considérablement augmenté ces dernières années.
45:57Il y a encore 5-6 ans,
45:59le financement moyen qu'on accordait
46:03était de 10 000 euros par logement.
46:05Donc, ça voulait dire qu'on était en moyenne
46:08à 8-9 % dont les prises d'opérations
46:11étaient plutôt autour de 100 000, 120 000 par logement.
46:13Et maintenant, on est autour de 12 500, voire 13 000.
46:17Et là, ça commence, continue,
46:19ça continue à augmenter.
46:21Et donc, on voit bien que les prix de revient
46:22ont considérablement augmenté.
46:23C'est à la fois le coût des travaux,
46:26des honoraires.
46:27Et sur le foncier, la disponibilité,
46:29là, je laisserai Pascal compléter.
46:32Alors, sur la disponibilité du foncier,
46:35en PACA, mais je pense qu'à Paris, c'est pareil.
46:39C'est un peu compliqué, quand même.
46:40Donc, on n'a pas beaucoup de...
46:43Je n'ai pas l'impression de maîtriser
46:44quoi que ce soit là-dedans.
46:45Je suis vraiment sur l'opportunité.
46:51Et on a rarement le choix
46:53d'aller sur les bâtiments
46:56qu'on a envie d'aller.
46:58Voilà.
46:58Bon, après, moi, je suis vraiment...
46:59Je suis dans une branche très, très spécifique.
47:02Ça fait 20 ans qu'on s'est spécialisé
47:03dans les centres historiques,
47:05dans les biens qui sont très, très dégradés.
47:07On travaille dans les PN Arcanes,
47:09les plans nationaux de requalification
47:10de quartier ancien,
47:12où là, en général, c'est complètement effondré.
47:15Et puis, on est ceux débattis du 12e, 13e, 15e, 16e.
47:20Donc, je n'ai pas ce luxe-là.
47:22Je ne peux pas trop répondre à votre question.
47:25Mais par contre, d'un point de vue coût,
47:27que ce soit l'ingénierie ou les travaux,
47:30ils ont explosé depuis 15 ans.
47:35Et ça ne cesse, en fait.
47:36Et ça continue.
47:37Et je ne pense pas que ça va s'arrêter.
47:39Et par contre, les loyers,
47:42ils sont toujours à 5 euros.
47:44Par contre, juste pour compléter,
47:46on va aussi financer beaucoup de logements
47:48qui voient dans des copropriétés.
47:49Par exemple, des partenaires qui vont capter
47:50un logement dans une copropriété,
47:53deux logements,
47:54des petits lots.
47:56Et donc, on va financer la rénovation
47:58dans ce lot-là.
47:59Et donc, par exemple, à Paris,
48:00je pense à notre partenaire SNL,
48:02que vous connaissez sans doute,
48:04qui va capter, eux, principalement
48:07un appartement ici, un appartement là.
48:09Et c'est comme ça qu'ils produisent moins
48:12en acquérant des immeubles entiers
48:14pour en faire des logements,
48:15comme ce que Pascal nous a présenté.
48:17Alors bon, nous, on le fait aussi.
48:20Évidemment, on a varié plein de choses.
48:22Mais là, aujourd'hui, par exemple,
48:26il y a 9 ans,
48:27Marseille a subi quelques effondrements.
48:30Je pense que vous êtes au courant.
48:31Et du coup, Solia Provence
48:33s'occupe aussi du relogement
48:35de ces personnes.
48:37Parce qu'aujourd'hui, encore,
48:38on a juste 20 salariés
48:40qui font ça tous les jours, en fait.
48:41Aujourd'hui, encore,
48:42il y a des bâtiments
48:44qui sont mis en péril
48:45où il faut reloger des personnes, etc.
48:47Et donc, du coup,
48:48comme ça fait quand même maintenant
48:49pratiquement 10 ans,
48:51avec l'État,
48:52avec les services de l'État,
48:53avec la SPL-AIN,
48:54avec tout un tas d'acteurs,
48:55on travaille pour essayer
48:56d'aider à sortir
48:59ces propriétaires
49:00et ces locataires
49:01de la complexité
49:03dans laquelle ils sont
49:04à beaucoup de niveaux.
49:07Et donc, du coup,
49:07on se porte acquéreur aussi.
49:09On essaye, c'est très compliqué
49:11de venir soulager
49:12un propriétaire
49:13qui ne sait plus du tout
49:14comment faire,
49:15qui n'a pas les moyens.
49:16Ou parfois, déjà,
49:17par exemple, hier,
49:18j'ai eu une dame
49:19qui a hérité
49:20d'un bien de 4 logements
49:22qui est mis en péril
49:22avec 4 locataires.
49:23Elle est incapable
49:25de...
49:25Elle n'a pas les moyens financiers
49:26déjà de payer la succession,
49:27mais elle n'a vraiment pas
49:29du tout la possibilité
49:30de faire des travaux.
49:31Et donc, on va lui proposer...
49:33On va essayer de voir
49:33comment on peut arriver
49:35en faisant du démembrement,
49:37parce que je ne vous ai parlé
49:38du bail à réhabilitation,
49:39mais il y a plein de façons
49:41de faire du démembrement.
49:43On a fait aussi des ventes
49:45à rénover.
49:47C'est un peu comme des VFA
49:50en y superposant
49:51un usufruit locatif social,
49:53ce qui permet de faire
49:54une VFA,
49:55mais sur une durée, en fait.
49:56Donc, on est propriétaire,
49:57mais sur une durée courte.
49:59Et derrière,
50:00on revend à des propriétaires
50:01qui, eux,
50:01font de la défisque.
50:03Bon, il y en a plein
50:03des sujets, en fait.
50:05On achète aussi...
50:06On a fait du transfert
50:07de patrimoine
50:08avec des bailleurs sociaux
50:09où on récupère un peu
50:11à droite, à gauche.
50:12Là, les bailleurs,
50:12depuis 10 ans,
50:13ils se réunissent tous ensemble
50:15dans les régions.
50:16Et du coup,
50:17ils essayent de centraliser
50:18leur parc.
50:19Et tout ce qu'ils ont acheté
50:20au fil du temps
50:21dans les petites communes
50:22à droite, à gauche,
50:24nous, on le récupère aujourd'hui
50:25en bloc, en lot.
50:27Et donc, du coup,
50:28on se retrouve aussi
50:29à avoir quelques logements
50:33dans le diffus,
50:34comme ça, à droite, à gauche,
50:35où on ne fait pas du tout
50:36les mêmes travaux
50:36que je vous ai montrés
50:37tout à l'heure.
50:39Mais oui,
50:40enfin, voilà,
50:40après, moi,
50:41c'est vraiment
50:41toute notre production,
50:45elle est à l'opportunité.
50:49Du coup,
50:50on regarde tout,
50:51ça marche, ça marche,
50:52ça ne marche pas,
50:52on ne prend pas.
50:53Mais je n'ai pas le choix
50:54de me dire
50:55je vais préférer
50:56celui-ci ou celui-là.
50:58Ça n'existe pas, ça.
51:02Merci.
51:03Je trouve impressionnant
51:04la technicité de la chose, là.
51:10il y a un savoir-faire
51:11dans vos métiers, là,
51:15juridique, technique,
51:17et tout ça,
51:18on ne se rend pas
51:18forcément compte
51:19quand on regarde ça de loin
51:20puisque on ne connaît pas.
51:23Donc, merci beaucoup
51:24d'avoir montré ça.
51:26Est-ce qu'il y a
51:27d'autres questions ?
51:35Moi, j'en avais une aussi
51:36pour Pascal,
51:37qui était,
51:38est-ce que vous avez
51:40une ou deux pépites
51:41à partager avec nous
51:42des projets
51:44qui vous ont un peu marqué
51:46ces dernières années
51:47et dont vous êtes
51:48particulièrement fier ?
51:54Oui.
51:56J'en ai quelques-uns.
52:00On a fait un projet
52:03à Luine,
52:04il y a une petite
52:05dizaine d'années,
52:06mais bon,
52:07en neuf, là.
52:09Donc,
52:09on avait d'abord
52:10fait un bail
52:11à réhabitation
52:12avec un privé
52:14dans une petite commune
52:15de l'Aix-en-Provence,
52:17donc à Luine,
52:17en campagne,
52:19entre la voie
52:20de chemin de fer
52:21de 4 voies
52:23et la départementale.
52:25Donc,
52:25un espèce de petit couloir
52:27très peu agréable.
52:29On avait pris
52:30une vieille ruine
52:31à un privé,
52:32donc on fait aussi
52:33des bails à réhabitation
52:34avec des privés.
52:35C'est plus complexe
52:36parce que les durées
52:38sont longues.
52:39On a donc réhabilité
52:40sa ruine
52:41et on avait fait
52:42deux logements
52:43qu'on a donné
52:44à une association
52:44derrière
52:45qui s'appelle,
52:47je ne me souviens
52:48plus le nom,
52:52et qui avait
52:53un dispositif
52:54qui s'appelait
52:54les Pritanes.
52:55Ça voulait dire quoi
52:56les Pritanes ?
52:57C'était
52:59une expérimentation
52:59canadienne
53:00sur comment
53:04héberger
53:05et loger
53:06sur du long terme
53:07les grands errants,
53:08donc des gens
53:08qui sont dans la rue
53:09depuis 20,
53:1030,
53:1040 ans.
53:11d'une autre manière
53:12que les CHRS font.
53:14Et en gros,
53:14on les prend
53:15avec leurs chiens,
53:16leurs bouteilles,
53:18leur tout,
53:19et puis on les amène
53:21sur une fin de vie
53:23digne, etc.
53:24Donc on a fait ça
53:24à Aix-en-Provence.
53:26À un moment donné,
53:27on leur a donné
53:27ces deux logements
53:28où ils ont commencé
53:30et le voisin à côté
53:31s'est mis à vendre
53:31le bien.
53:32Donc c'était
53:33une vieille baraque
53:34avec des annexes
53:36où il y avait
53:37de la prostitution.
53:39Et donc du coup,
53:41on ne pouvait rien faire.
53:42Le PLU,
53:43il ne nous autorisait
53:44rien du tout.
53:45Et j'étais au culot
53:47voir la maire
53:47de Aix-en-Provence
53:48en lui disant
53:49écoutez,
53:49j'ai envie de faire ça
53:50et je vais prendre
53:50vos SDF
53:51qui sont devant votre mairie
53:54et je vais les amener
53:55à la campagne.
53:56Ça va les aérer.
53:57Elle a adoré
53:58et du coup,
53:59on a réussi
53:59à faire ce projet-là
54:00et on a fait
54:00un beau projet
54:01d'un point de vue
54:02architecture
54:02et beaucoup de choses.
54:06Donc on a fait neuf,
54:07on a appelé ça
54:08des unités d'habitation
54:09avec des espaces collectifs
54:13tout en ossature bois
54:14préfabriqués,
54:15bâtiments passifs
54:16avec un label Passive House
54:19plus de la géothermie.
54:21On a tout fait.
54:23Tout ça avec de l'isolant
54:25en laine de bois,
54:27que de la laine de bois partout,
54:29de la végétalisation,
54:31des jardins partagés,
54:33etc.
54:34Ça fonctionne depuis 10 ans.
54:36Ça marche bien,
54:37les gens s'y sentent bien.
54:38C'est un programme
54:39qui fonctionne bien.
54:41Les gens retrouvent
54:42de la dignité.
54:43Malheureusement,
54:43ce n'est pas simple
54:44parce que du coup,
54:45ils viennent pour mourir.
54:47Donc c'est un truc
54:49en termes de gestion,
54:50c'est compliqué.
54:52Donc il y a celui-là
54:54qui est chouette.
54:55On a été primé
54:57sur plein de trucs.
55:00Et la ville d'Orgon,
55:02ça c'est un peu spécifique,
55:05mais c'est exactement
55:05ce que je fais
55:07à Pernes-les-Fontaines
55:08ou à Saint-Chama.
55:10On l'a fait à Marignane,
55:12on l'a fait à Martigues
55:14où en fait,
55:15c'est vraiment des rencontres.
55:17On rencontre un maire
55:19et il se dit
55:20tiens,
55:21ça peut marcher,
55:21mais il faut du temps.
55:23Et donc,
55:24il n'y en a pas beaucoup
55:24qui ne pensent
55:25qu'à leur mandat.
55:26Il y en a qui ont
55:27un peu plus d'ouverture.
55:28Et donc,
55:28sur 15 ans,
55:29on l'a aidé
55:30à refaire son village.
55:32Et donc,
55:32son village
55:33qui était complètement
55:35en train de mourir,
55:35en faisant
55:371, 2, 3, 4, 5,
55:3810, 15, 20 OP,
55:40comme je vous ai montré
55:41tout à l'heure,
55:42c'est un tout petit village.
55:43Lui,
55:44à côté de ça,
55:44il a refait les voiries,
55:47etc.
55:48Je lui ai mis des commerces,
55:50il y avait la route nationale 10
55:53qui passait,
55:54il a interdit les camions.
55:55Bref,
55:55le village est redevenu
55:57un village qui vit.
56:00On a donné aussi l'exemple,
56:02donc en force de faire
56:03les pareilles secteurs classés,
56:05donc ABF aussi,
56:08en montrant l'exemple
56:10de comment on fait un enduit,
56:11comment on récupère une porte,
56:14comment on fait une génoise,
56:15etc.
56:17À côté de ça,
56:18on a monté,
56:18avec mes autres collègues,
56:20des OPA.
56:21On lui a fait monter
56:22une opération
56:23d'habitat programmé
56:24et ça leur a permis
56:26d'inciter
56:28les autres propriétaires
56:29à faire des travaux.
56:31On les a aussi aidés
56:32à ce niveau-là,
56:33etc.
56:33Et en fait,
56:34sur 15 ans,
56:35ce village,
56:35il a redonné vie.
56:38On a fait la même chose
56:39à Martigues,
56:40à Marignane aussi,
56:42à Carpentras.
56:44Voilà.
56:45Mais voilà,
56:46c'est deux...
56:47J'aime bien en fait
56:48cet effet boule de neige
56:49à petite échelle
56:50sur la durée.
56:52OK.
56:54Merci,
56:54merci beaucoup.
56:56Là,
56:56il est 11h59,
56:58et on va terminer
57:02ce rendez-vous.
57:03Merci vraiment
57:03pour cette plongée
57:05dans les activités
57:07vraiment concrètes
57:08sur le terrain
57:08et aussi
57:09ce programme CE,
57:12à quoi ça sert
57:13et qu'en quoi,
57:14effectivement,
57:15ça a une place
57:16importante.
57:16ce n'est pas que
57:17des décisions
57:19dans le bureau parisien
57:20pour dire
57:20on soutient
57:21ou on soutient pas,
57:22c'est que ça donne
57:23une vraie...
57:25Enfin,
57:26ça change quelque chose
57:27sur le terrain
57:27et ça aussi,
57:28je trouve que c'est important
57:29quand on est à l'OMPE
57:31d'aller sur toute la chaîne
57:34entre les décisions
57:35dans le ministère
57:36qui ont une importance cruciale
57:38et de voir
57:39que ça se joue
57:41sur le terrain
57:41et ça change
57:42la vie des gens.
57:44Enfin,
57:44je suis tout touchée,
57:45mais je dirais même
57:46que ça change
57:46la mort des gens
57:48parce que c'était ça
57:48l'exemple de l'huile.
57:50Bref,
57:51vous savez,
57:51je pleure souvent
57:52en réunion.
57:54Je vais me recéder.
57:56Bon,
57:56c'est mon côté sensible.
57:58Bon,
57:58sur ça,
57:59je vous remercie déjà
58:00pour cette présentation
58:02et pour la présence
58:03des partenaires
58:05et donc,
58:06il y a des FOSI
58:07qui soutient ce projet
58:08et ça,
58:09c'est important.
58:10Et puis,
58:11on se retrouve
58:12au plus tard
58:13dans 15 jours
58:14avec le CGDD
58:16qui nous parlera
58:17de chiffres.
58:18Donc,
58:19on aura un peu moins
58:19de concrets
58:20mais on aura aussi
58:20de chiffres
58:21et ça,
58:21les données,
58:22c'est aussi
58:23dans le cœur
58:24du métier de l'OMPE.
58:25Donc,
58:26merci à vous
58:27et puis le replay
58:29sera rapidement,
58:30enfin rapidement,
58:30assez rapidement
58:31mis sur notre Daily Motion
58:33et vous pourrez le partager
58:35avec vos collègues.
58:36Et on pourra avoir
58:37les slides aussi
58:38pour qu'on puisse le diffuser
58:39notamment en interne
58:40des GEC,
58:40nos collègues C2E.
58:42Ça permet de diffuser
58:44concrètement
58:44le super travail.
58:46Un grand merci,
58:46Pascal,
58:47Hélène et Christine
58:48bien sûr
58:48pour la gagnation.
58:49Oui,
58:50je t'envoie les slides
58:50directement dans la foulée
58:52et dès qu'il y a le replay,
58:54je t'invite aussi
58:55à le transférer
58:56à tes collègues.
58:58On fera,
58:59très bien.
58:59Super.
59:00Merci beaucoup.
59:01Bonne journée.
59:02Merci.
59:02A bientôt.
59:04Au revoir.
59:05Au revoir.
59:05Au revoir.
59:09Sous-titrage FR ?

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