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  • il y a 13 heures
Alain Bauer, professeur émérite de criminologie et auteur de "Il faut sauver nos enfants", était invité sur le plateau de BFMTV, ce jeudi 22 octobre.

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Transcription
00:00On veut comprendre, une note des renseignements, on demande, l'État, le chef de l'État, le ministre de l
00:04'Intérieur et tutti quanti, si je peux dire,
00:07demandent une note au renseignement sur samedi, il y a bien marqué toutes les menaces.
00:12Oui, mais pas la quantité, toutes les menaces y sont, à part le pillage, qui est un élément qui ne
00:17peut apparaître.
00:17C'est peut-être plus important la quantité, non ?
00:19Ah bah oui, mais si vous décidez que c'est les vacances, que tout le monde va partir, qu'on
00:24croit aux politiques et donc qu'on leur fait plaisir en disant
00:27« Oui, oui, le mouvement s'essouffle, M. le ministre, ou M. le Premier ministre, ou M. le Président, dans
00:31ce cas précis. »
00:31Donc, il a pu y avoir des notes et du coré.
00:33Vous savez, une fois, dans ma vie, quand j'étais avec Michel Rocard à Matignon, un de ses amis voulait
00:38être candidat dans une cantonale ingagnable.
00:42Ingagnable. Il y allait pour la cause.
00:44Arrive la note du renseignement général, à l'époque, il faisait des notes politiques pour dire que le candidat avait
00:50une chance d'être élu.
00:51Michel Rocard, à qui on ne la fait pas, dit « Je n'y crois pas une seconde ».
00:55Voilà. Et il se trouve, par un merveilleux hasard, nous avons pu reconstituer la note du service local qui avait
01:00fait la première étude de proximité,
01:02qui disait « Il sera battu 55-45 », six notes plus tard, en remontant la hiérarchie, pour faire plaisir
01:08au Premier ministre.
01:09J'allais dire, à part lui, ce n'est pas grave. Mais là, ce qu'on a mis en cause,
01:12c'est des millions de dégâts.
01:14Mais c'est la même chose. C'est notre intégrité.
01:15C'est la même chose.
01:16C'est-à-dire que vous sous-estimez un mouvement social. Ça arrive à tout le monde.
01:22Vous croyez qu'il ne se mobilisera pas parce que c'est les vacances.
01:25À l'abord, rassurez-moi, au plus haut sommet de l'État, ils ont conscience de la violentisation de la
01:28société. Ils sont au courant.
01:31Je n'ai pas les preuves suffisantes pour vous donner un avis sur la question.
01:35En général, je suis toujours surpris, à la fois par la lucidité des politiques, et je vous l'ai déjà
01:39dit, par leur lâcheté opérationnelle pour dire aux gens des choses.
01:42Mais de temps en temps, ils sous-estiment les mouvements.
01:45Mais je l'ai vécu quand j'étais vice-président de l'UNEF et que j'avais face à moi
01:49des dirigeants politiques qui n'étaient pas les plus idiots que j'ai rencontrés,
01:52à part Alain Devaquet, à qui je rends un hommage posthume parce que lui, il a bien compris ce qui
01:56était en train de se passer.
01:56Mais autour de Jacques Chirac, et à part Jacques Chirac, tous les autres expliquent que tout allait bien.
02:01Le seul homme politique qui a compris immédiatement ce qui était en train de se passer était Charles Pasquois.
02:07Charles Pasquois qui dit...
02:08Il aurait dit, s'il était de ce monde, il faut terroriser les pilleurs, les casseurs.
02:14Lui, il a dit, on arrête. Comment vous voulez qu'on fasse ? À quel moment vous voulez qu'on
02:18fasse ? Est-ce que vous êtes sûr que ça va s'arrêter ?
02:20Et il a tenu intégralement. Oui, ce n'est pas un secret.
02:23Qui est notre Charles Pasquois aujourd'hui ?
02:25Malheureusement, la production a été arrêtée.
02:26Qui est notre Charles Pasquois.

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