00:00Vous avez un phénomène qui s'est développé massivement depuis quelques années,
00:04qui est le retour à ce qu'on appelle l'instinct de mort,
00:06la capacité à ne plus comprendre que la vie humaine a une valeur.
00:10Parce que l'univers est devenu un univers viral, un univers tiktokisé.
00:14C'est-à-dire que plus rien n'a jamais de conséquences.
00:17Il n'y a pas d'après le moment et un moment d'un temps jouissant sur le moment.
00:22Comme le disait l'avocat du jeune homme ou le procureur parlant de ce que le jeune homme aurait dit...
00:28Il y a eu l'avocat et il y a eu le procureur.
00:30Mais qui dit « j'ai été submergé par l'adrénaline ».
00:34Voilà, donc en général on fait du sport, ça permet de décompenser.
00:38Mais la question centrale aujourd'hui c'était que le passage à l'acte,
00:42le passage à l'acte violent, le niveau d'homicidité en France,
00:45homicide et tentative d'homicide, par exemple l'année dernière,
00:47était le plus élevé des 50 dernières années.
00:50Le niveau de la violence physique et pas seulement des agressions sexuelles,
00:53qui est déjà un autre sujet, sont des éléments absolument majeurs
00:57et moteurs de ce qui est en train de se passer dans le pays.
01:00Et donc la jeunesse n'y échappe pas.
01:01Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'habitude de la violence génère la violence ?
01:04Oui, bien sûr. L'habitude de la violence subie et l'habitude de la violence émise.
01:08Et parfois même les deux.
01:11Je raconte ça en matière sexuelle dans le livre qui paraît...
01:15Je vais le citer évidemment, mais je ne voudrais pas que ça crée de la confusion.
01:19Il se trouve que votre livre s'appelle « Il faut sauver nos enfants ».
01:22Mais ce n'est pas sur la question là des enfants au sens des lycéens,
01:26c'est sur la pédocriminalité en France et le fait qu'il faut sauver nos enfants de la pédocriminalité.
01:30Ça concerne aussi beaucoup de très jeunes qui reproduisent la violence subie en matière sexuelle.
01:35Je veux dire par là, la référence que je fais n'est pas aussi éloignée qu'il n'y paraît.
01:39La violence subie, c'est souvent de la violence émise.
01:41Et de ce point de vue-là, notre incapacité à gérer les pulsions de violence,
01:46le retrait général de l'État dans toutes ses dimensions,
01:49social, éducatif, familial, le fait que les parents ne sont pas démissionnaires,
01:53beaucoup d'entre eux sont licenciés, ce n'est pas la même chose,
01:55qui ont peur de leurs propres enfants et qui sont dans une immense difficulté à les gérer.
01:59et moi,
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