- il y a 33 minutes
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NewsTranscription
00:0021h, 21h, on vous a compris !
00:03Anthony Martin Smith
00:04Madame Monsieur, bonsoir à vous, nous sommes en direct jusqu'à 21h sur ce On vous a compris édition spéciale
00:11toute la semaine.
00:12On vous donne la parole au 0826 300 300.
00:16Vous avez été directement touché, concerné, c'est pour ça que Sud Radio vous écoute.
00:21Sud Radio est au plus près de ceux qui sont sur le terrain, de ceux qui vivent réellement les choses,
00:27pas de ceux qui les racontent.
00:30Avec moi autour de cette table, sur ce plateau, Antonin Durand pour les réseaux sociaux.
00:34Bonsoir Anthony, bonsoir à tous.
00:36Comment allez-vous ?
00:37Vous attendez les réactions de nos auditeurs sur les questions que nous leur posons.
00:41Julien Alcaraz, bonsoir.
00:43Bonsoir Anthony.
00:44Justement, les questions que nous vous posons, mesdames et messieurs, mais vous pouvez aborder tous les sujets que vous avez
00:49envie.
00:50Bien évidemment, on est sur un format antenne libre, radio libre comme on disait dans les années 80.
00:55Mais ça a toujours cette fraîcheur particulière, surtout quand vous nous appelez.
01:00Les questions que nous vous posons, gilets jaunes, acte 2, pensez-vous aller manifester ?
01:06Peut-être même avez-vous peur de le faire, Julien ?
01:09Et oui Anthony, c'est une nouvelle grande journée d'ampleur qui s'annonce samedi avec de nombreux secteurs mobilisés.
01:15Lycéens, étudiants, syndicats et surtout les gilets jaunes.
01:18A l'heure actuelle, déjà 340 mobilisations sont recensées partout en France et ça devrait continuer à s'accélérer.
01:24On rappelle également la présence exceptionnelle ce samedi de militaires sentinelles ainsi que la BRAVEM et le GIGN pour, je
01:31cite,
01:31« soulager les effectifs de gendarmerie et de police ».
01:34Ce sont près de 1000 policiers et gendarmes qui ont malheureusement été blessés depuis le début des manifestations et 600
01:41rien que sur la journée du 17 octobre.
01:43Et puis comment venir en aide à nos commerçants sinistrés ?
01:46Peut-être pensez-vous participer à ces cagnottes en ligne qui pullulent ou allez-vous changer vos habitudes de consommation
01:53pour aller acheter directement chez eux
01:56ou plutôt que de le faire dans les boutiques épargnées, Julien ?
01:593000 commerces, 3000 en France ont subi des dégradations et nombre d'entre eux ont vu leurs rayons complètement vidés,
02:06saccagés, détruits par les pillards.
02:08Hier, la plateforme Litchi comptait 79 cagnottes créées pour soutenir les commerçants suite à ces événements,
02:13en totalisant plus de 185 000 euros, énormément portés par les réseaux sociaux.
02:18Ces cagnottes sont parfois un succès, mais peuvent aussi être source malheureusement d'arnaques quand certains ont tout perdu,
02:25d'autres tentent de transformer ce malheur en argent.
02:27Des profiteurs de crimes.
02:29Exactement.
02:29De guerre plutôt, comme on dit.
02:30Et ils sont nombreux parce que plus de centaines de fausses cagnottes ont été créées,
02:34se faisant passer pour le commerce en question, pour les commerces en question, afin de récupérer des dons.
02:39Pour rappel, le ministre de l'économie, Roland Lescure, a annoncé la mise en place hier d'un prêt taux
02:46zéro jusqu'à 50 000 euros pour tous les commerces ministrés,
02:49et c'est à partir de vendredi.
02:50Oui, ça, ça n'a pas fait l'unanimité, d'ailleurs, hier soir, dans vos réactions, même sur les réseaux
02:54sociaux, 0826 300 300,
02:56avec Aude qui vous attend au standard, ça vous a fortement agacé, d'ailleurs, cette idée de prêt à taux
03:01zéro.
03:02Mais on va continuer avec vos réactions.
03:04Déjà, ça appelle beaucoup au standard, vous êtes assez nombreux et nombreux, comme hier, à nous appeler.
03:09Et merci pour cela.
03:10On va commencer avec Thierry du côté de Saint-Lys.
03:12Bonsoir, Thierry.
03:14Oui, bonsoir à tous.
03:15Merci beaucoup de m'accueillir sur votre antenne, libre antenne.
03:19Et vous rigolez, Thierry.
03:20Merci à vous de prendre le temps ce soir, alors que peut-être vous devriez être à table, non ?
03:26J'ai dîné avant, pour tout vous dire.
03:28Ah, d'accord.
03:29Pour être plus disponible.
03:31On dîne proche des poules.
03:33C'est ça.
03:34Vous savez, quand j'étais en Irlande, j'ai vécu en Irlande avec ma fille et mon épouse, 2019-2020.
03:44Irlande, République d'Irlande ou Irlande du Nord ?
03:46À 17h30.
03:47À 17h30.
03:48Non, non, non.
03:49Dublin.
03:50Ah oui, d'accord.
03:51Donc, République d'Irlande.
03:52D'accord.
03:53Donc, on dînait à 17h30.
03:55Ah oui, c'est tôt.
03:56Ouais, ouais, mais bon.
03:57Ça fait en Irlande, l'hiver, c'est 16h.
04:00Le soleil se couche à 16h.
04:02Thierry, vous êtes ancien policier de ce qu'on m'a écrit.
04:05Oui.
04:06Vous vouliez réagir sur ces mobilisations, comment, je crois, les contenir et en venir à bout ?
04:13C'est vrai qu'on se pose vraiment cette question.
04:15Est-ce qu'on va parvenir à stopper ces violences ?
04:21Moi, je pense que oui, bien évidemment.
04:23Moi, je pense que c'est M. Nunez qui a mal géré la chose.
04:28Je ne sais pas.
04:29Je me pose des questions s'il fait...
04:31Enfin, je vais paraître un peu complotiste, mais s'il fait...
04:34S'il s'était, comment dire, voulu, ou alors manipulé, ou alors c'est de...
04:42Enfin, c'est de, comment dire, de...
04:46Incapable de gérer une situation comme celle-ci pour un ministre de l'Intérieur.
04:50C'est hallucinant, quoi.
04:52Et avant toute chose, ce que j'entendais, là, M. Nunez qui nous dit...
04:56Attention, vous allez voir ce que vous allez voir.
04:59Samedi prochain, on sera là.
05:01Et puis, j'ai donné des ordres.
05:03Et ils vont...
05:04Tout le monde va être très sévère.
05:06Je dis à M. Nunez, attention.
05:08Attention, parce que ce genre de choses, ça peut être problématique.
05:12À force de presser, de compresser les forces de l'ordre, à force de les pousser, pousser à bout avec
05:18la fatigue, etc.
05:20On risque d'avoir des problèmes.
05:21On risque d'avoir des personnes qui risquent.
05:24Moi, c'est mes anciens collègues, donc c'est vrai qu'ils sont professionnels.
05:28Mais vous savez, avec ce que l'on vit actuellement, et ce que je vois sur le terrain, il y
05:33en a beaucoup qui sont énormément fatigués.
05:35Énormément fatigués.
05:36Et fatigue...
05:37Quand on est fatigué, on ne peut pas faire des bêtises.
05:41Alors, j'espère que, justement, avec M. Nunez qui est là et qui va mettre la pression monstrueuse sur les
05:48forces de l'ordre, je dis attention.
05:51Attention, M. Nunez, parce que si jamais il y a un mort, ce sera votre faute.
05:56Voilà, c'est ce que je dis.
05:58Déjà dans un premier temps.
06:00Mais, pour l'instant, on ne le sait pas encore parce qu'il y a des enquêtes,
06:03mais il y a quand même des conséquences à ces manifestations.
06:08Peut-être des morts, en tout cas, par effet collatéral.
06:12Oui, absolument.
06:14Alors, moi, effectivement, j'ai été dans la police...
06:17Alors, je précise, police municipale, pendant quelques années, quand même.
06:23Oui, mais vous voyez, moi, j'ai du mal à faire cette distinction entre police municipale, police nationale.
06:27Je veux dire, quand vous faites face à des difficultés, la violence, elle est la même.
06:33Absolument, tout à fait.
06:34Je suis d'accord avec vous.
06:36On porte un uniforme, je suis armé, j'ai des responsabilités énormes.
06:42Et quand on a une action à mener, on a quelques secondes, voire très peu de temps,
06:47pour mener une action, une réaction.
06:49Et par contre, vous avez les magistrats qui ont quelques années derrière, après, pour vous juger.
06:54Donc, effectivement, vous avez la raison de ne pas faire la distinction entre police nationale et municipale.
07:00C'est très difficile comme métier, Thierry.
07:03Oui, c'est un métier très difficile.
07:05Déjà, moi, comment partir le matin, en se disant peut-être que ce soir, je ne rentrerai pas,
07:11ou en tout cas, je rentrerai peut-être avec vous, je rentrerai à l'hôpital.
07:15Ça vous a légié, ça ?
07:16Je ne me suis jamais posé la question.
07:18Ah ouais ?
07:19Jamais.
07:21Non, parce que sinon, vous partez avec la peur au ventre.
07:23Non, non.
07:25Moi, je suis là pour ce métier, je l'ai fait par passion.
07:28Mais votre compagne, peut-être ?
07:31Elle ne m'en a jamais fait pas, j'avoue.
07:34Mais effectivement, c'est un métier dangereux.
07:36Bien évidemment, j'ai vécu des choses.
07:38Il m'est arrivé de sortir mon arme pour différentes choses.
07:43C'est arrivé très rarement, mais c'est arrivé.
07:47Donc, effectivement, c'est un métier où vous avez, je vous l'ai dit, une énorme responsabilité.
07:53Vous êtes scruté parce que vous avez un uniforme sur le dos, vous avez une arme.
07:57Et vous avez des prérogatives, des devoirs, beaucoup de devoirs, très peu de droits.
08:04Et pour répondre à votre question, oui, effectivement, j'ai des collègues qui...
08:09Il y a certains cow-boys, effectivement, dans la police.
08:13Moi, j'en ai vu, je les ai dénoncés.
08:14Oui, il y en a, il y en a, effectivement.
08:16Il y en a, mais...
08:17On ne peut pas essentialiser toute la police, non plus.
08:19C'est systémique, machin, etc.
08:21Comme dit LFI, c'est scandaleux.
08:23C'est absolument scandaleux.
08:26Maintenant, ça, chez les policiers, il y a de tout horizon, je veux dire, de toute origine, de toute couleur
08:32de peau, de toute origine, de toute...
08:33Enfin, je veux dire, c'est... Voilà.
08:35Thierry, vous comprenez, vous, les mobilisations des Gilets jaunes ?
08:39Parce que, en fait, c'est vrai que la violence est telle et inouïe qu'on parle, évidemment, beaucoup, voire
08:46que de cela.
08:47Mais il y a quand même, là-dessus, sur fond de cette crise, des vraies revendications.
08:53Le pouvoir d'achat, où on est complètement étranglé.
08:56Les lycéens qui demandent des conditions d'études beaucoup plus dignes et respectueuses de leur temps scolaire.
09:06Vous iriez, vous, manifester, la samedi, avec ce qui s'est passé samedi dernier ?
09:10Alors, j'ai déjà été manifesté quand il y avait les Gilets jaunes.
09:16Je suis allé samedi dernier, j'ai été à Toulouse, pour manifester avec ma fille, son copa, mon épouse.
09:23Et c'est vrai que quand je suis monté au métro Jaurès, et que j'ai vu tout ce monde,
09:29je n'avais jamais vu un monde pareil.
09:31Et quand j'ai vu, effectivement, que déjà, ça commençait à péter,
09:35qu'il y avait déjà des lacris, qu'il y avait déjà, etc.,
09:37j'ai dit, bon, écoute, vous restez, si vous voulez, moi, je repars.
09:42Et du coup, j'ai été au cinéma, à Toulouse, et voilà.
09:48Donc, je n'ai pas voulu continuer, parce que je me suis dit,
09:50là, c'est vraiment, il va y avoir vraiment la problématique.
09:54Vraiment une grosse problématique.
09:56Et je ne suis pas sûr que rester là-dedans, ce soit vraiment judicieux.
10:00Donc, samedi prochain ?
10:01Je l'ai senti.
10:02Samedi prochain, vous n'irez pas ?
10:05Samedi prochain, je n'irai pas.
10:07Je ne sais pas si ma fille, ma famille, ils vont.
10:11Mais moi, je n'irai pas.
10:12Ça vous fait peur pour votre famille ?
10:14Oui, un petit peu.
10:16Mais bon, je sais que mon épouse, ma fille, sont costauds, sont prudents.
10:23Voilà, ils restent très prudents.
10:24Mais moi, effectivement, bon, comme je suis, j'ai été de l'autre côté de la barrière,
10:30on peut dire ça un petit peu comme ça, mais voilà.
10:32Donc, je ne me sentais pas de...
10:35Voilà.
10:35Si c'est pour aller manifester avec des personnes calmes,
10:38on manifeste, c'est le droit, c'est la constitution, on a le droit de manifester.
10:42Et bien évidemment, ça ne sert pas à grand-chose, malheureusement.
10:47Quand on voit Emmanuel Macron, il s'en fout complet, complet.
10:51Et ce gouvernement, pareil.
10:54Donc, pour tout vous dire, moi, j'ai quitté la police municipale en 2022,
10:59qu'après, je me suis dirigé vers la formation continue pour adultes,
11:03puis l'éducation nationale,
11:05puisque en 2024, j'ai fait des remplacements,
11:07puis en 2025-206, j'ai été contractuel, embauché par l'éducation nationale
11:13pour être prof économique de droit dans un lycée à Toulouse,
11:18professionnel, donc bac pro sécurité.
11:21Du coup, tout ça, c'est loin derrière vous, quoi ?
11:24La police...
11:25Non, pas du tout.
11:26Bon, je ne voulais pas étonner tout ça,
11:29mais je peux vous dire, parce qu'on est là en toute transparence.
11:33Ça fait 25 ans que je suis dans la réserve opérationnelle de la gendarme.
11:38Ça veut dire que, malgré tout, j'ai quand même un pied dedans,
11:42même si je me suis retiré, là, parce que j'en maladie,
11:45mais je me suis retiré, parce que voilà.
11:48Mais sinon, je connais le terrain.
11:51J'ai fait des missions...
11:53Mais on entend une certaine forme de déception quand vous parlez, Thierry.
11:57Permettez-moi de le dire ainsi, mais je sens que vous êtes déçu.
12:02Vous êtes déçu de ce qui se passe ?
12:05Déçu de voir qu'effectivement, on a un gouvernement qui n'est pas à la hauteur...
12:11Et qui n'est pas à l'écoute.
12:12Et qui n'est pas à l'écoute.
12:14Mais on est le dernier rempart, en fait.
12:17Nous sommes, la police et la gendarmerie,
12:19nous sommes le dernier rempart,
12:21parce que vous avez un gouvernement qui n'écoute rien.
12:25Thierry, je suis vraiment désolé,
12:27je n'ai pas envie de vous couper,
12:28parce que ce que vous nous racontez, moi, me passionne très perso.
12:31Oui, j'aurais pu vous en dire encore pendant 4 minutes.
12:33Mais malheureusement, j'ai une horloge qui tourne,
12:36et que je dois suivre.
12:38Je veux vous embrasser très fort, Thierry.
12:39Merci de nous avoir consacré du temps ce soir.
12:43Votre témoignage est précieux.
12:44L'ancien policier que vous êtes nous apprend aussi
12:47que parfois, les policiers,
12:49ils y vont quand même tête baissée,
12:51alors qu'ils mettent leur vie en danger.
12:52Merci pour ça, Thierry.
12:53Pression. Merci beaucoup.
12:55Vous continuez vos réactions sur les réseaux sociaux.
12:57Antonin vous lit au 0826 300 300.
13:00Aude attend vos appels.
13:01Évidemment, sur ces questions,
13:03Gilets jaunes, acte 2,
13:04allez-vous manifester ?
13:05Avez-vous peur ?
13:06Et puis, comment venir en aide
13:07à nos commerçants sinistrés ?
13:09Est-ce que vous pensez participer
13:10à ces cagnottes en ligne ?
13:11Ou est-ce que vous allez directement
13:13aller acheter chez eux
13:14plutôt que dans les boutiques épargnées ?
13:15A tout de suite sur Sud Radio.
13:1720h, 21h, on vous a compris.
13:1921h, on vous a compris.
13:22Anthony Martin Smith.
13:23De retour avec vous,
13:24mesdames et messieurs,
13:25jusqu'à 21h.
13:26On est en direct de façon très spéciale.
13:29Une édition particulière de
13:30On vous a compris
13:31parce que c'est la libre antenne.
13:33C'est vous qui faites de la radio avec nous.
13:36On est ensemble.
13:37On est entre nous.
13:380826 300 300.
13:40Appelez-nous vraiment.
13:41N'ayez pas peur
13:42parce qu'il n'y a pas de jugement.
13:44On peut tous dire
13:45tant qu'on le fait,
13:46dans le respect,
13:47mesdames et messieurs.
13:48Il y a des sujets
13:49que j'aimerais qu'on aborde ensemble
13:50mais on aborde aussi
13:52ceux que vous voulez.
13:53Gilets jaunes,
13:54acte 2,
13:55c'est samedi.
13:55Est-ce que vous allez manifester ?
13:57Avez-vous peur peut-être
13:58de le faire ?
13:59Julien Alcaraz ?
14:00C'est une nouvelle
14:01grande journée d'ampleur
14:02qui s'annonce samedi
14:03avec de nombreux secteurs mobilisés.
14:05Les lycéens,
14:05les étudiants,
14:06les syndicats
14:07et surtout les gilets jaunes.
14:08A l'heure actuelle,
14:09déjà 340 mobilisations
14:11sont recensées
14:11partout en France
14:12et ça devrait continuer
14:13à s'accélérer.
14:14On rappelle également
14:15la présence exceptionnelle
14:16ce samedi
14:16des militaires sentinelles
14:18ainsi que la BRAVEM
14:19et le GIGN
14:20pour, je cite,
14:20soulager les effectifs
14:21des gendarmes
14:22et de police.
14:231000 policiers
14:24et gendarmes
14:24ont été blessés
14:25depuis le début
14:26des manifestations
14:27et 600 rien que
14:28sur la journée
14:28du 17 octobre.
14:29Et puis un autre sujet
14:31que je vous mets sur la table,
14:32comment aider
14:33nos commerçants sinistrés ?
14:35Peut-être allez-vous
14:35participer à ces cagnottes
14:37en ligne ?
14:37Peut-être allez-vous
14:39directement aller acheter
14:39chez eux plutôt
14:40que dans les boutiques épargnées ?
14:413000 commerces,
14:423000 commerces
14:43en France ont subi
14:44des dégradations
14:45et nombre d'entre eux
14:46ont vu leurs rayons
14:46complètement vidés,
14:48saccagés, détruits,
14:49parfois un travail
14:50de toute une vie
14:51qui est partie
14:52de l'enfumée.
14:53Hier, la plateforme Litchi
14:54comptait 79 cagnottes
14:56créées pour soutenir
14:57les commerçants
14:57suite aux événements
14:58totalisant plus de
14:59185 000 euros.
15:01Énormément portés
15:02évidemment par les réseaux sociaux,
15:03ces cagnottes
15:04sont parfois un succès
15:05mais sont aussi
15:05malheureusement
15:06parfois sources d'arnaques.
15:07Des arnaques, oui.
15:08Des arnaques tout le temps
15:09et surtout actuellement
15:10quand certains ont tout perdu,
15:12d'autres tentent
15:13de se faire de l'argent dessus
15:14et de transformer
15:14ce malheur en argent
15:16se faisant passer
15:17la plupart du temps
15:18pour le commerce
15:19ou les commerçants
15:20en question.
15:21Pour les victimes,
15:21c'est scandaleux Julien.
15:23Moi je suis désolé.
15:23Vous appelez au 0826 300 300
15:25si vous voulez réagir,
15:26je suis désolé
15:26mais moi ça me révolte.
15:28Ça me révolte
15:29parce que là
15:30on a des gens
15:31qui sont réellement
15:32dans la souffrance.
15:333000 commerçants
15:34qui sont en souffrance,
15:35qui parfois ont perdu
15:36l'oeuvre
15:37de toute leur vie
15:38et puis il y en a
15:40qui vont encore profiter
15:41du malheur des autres.
15:42Et malheureusement ça marche,
15:43les gens tombent dans le panneau
15:44et ces gens-là
15:45se font de l'argent dessus.
15:46Si ça vous fait réagir,
15:47si ça vous met hors de vous
15:49tout comme nous,
15:50appelez-nous
15:50au 0826 300 300
15:52mesdames et messieurs.
15:53Si vous voulez aussi
15:53aider les commerçants
15:55qui sont sinistrés,
15:56si vous avez des bonnes idées
15:57à nous partager,
15:58appelez-nous également
15:59au Détout Standard.
16:00Vous êtes nombreuses
16:01et nombreux à nous appeler.
16:03Tiens, on va faire
16:03un doublé Maxime
16:06qui est à la réalisation.
16:07On va aller à Perpignan
16:08et à Paris en même temps.
16:09Alors je sais,
16:09c'est pas facile à faire
16:12géographiquement parlant
16:13mais on va quand même prendre...
16:13Ah c'est un grand écart.
16:14Oui, c'est un grand écart
16:15comme dirait Max.
16:17On va le faire.
16:18On va prendre Simon
16:19qui est de Perpignan.
16:20Vous êtes là Simon ?
16:22Oui, bonsoir.
16:22Antony.
16:23Ah, je suis content
16:24de vous entendre Simon.
16:25Vous allez bien ?
16:26Très très bien.
16:27Oui, pour moi,
16:28nous, pour les sens ici,
16:29on est relativement préservés.
16:31Bon.
16:31Donc tout va bien.
16:32Allez, je vous emmène à Paris.
16:33Ça vous dérange pas ?
16:34Ah non, j'y ai vécu
16:35quelques années
16:36donc je sais ce que c'est.
16:38Oui, vous avez bien raison
16:39d'être parti.
16:40Marc, bonsoir Marc.
16:43Bonsoir, bonsoir.
16:44Vous allez bien ?
16:46On essaie de faire aller
16:47face à l'actualité
16:48qu'on connaît.
16:48Oui.
16:49Bon alors messieurs,
16:50vous voulez parler de quoi
16:51tous les deux ?
16:52Marc, tout d'abord.
16:53C'est le moral des policiers.
16:56Tout à fait.
16:56Moi, je suis policier
16:57sur Paris
16:58et en même temps
17:00dirigeant associatif.
17:01Donc je suis fondateur
17:02de l'Amicale
17:03de la Police Nationale
17:04qui est une association
17:05d'entraide et d'action sociale
17:06qui vient en aide
17:07aux policiers,
17:08pompiers, gendarmes
17:08sur toute la France.
17:10Sur quel genre d'action
17:11exactement ?
17:12Ça peut être
17:13l'accompagnement
17:14au niveau d'un poste
17:15choc trop traumatique
17:17qu'un policier,
17:18un pompier,
17:18gendarme peut avoir.
17:20autentissement psychologique.
17:21On est malheureusement,
17:23comme on l'a entendu aussi
17:25sur votre plateau
17:25juste à l'instant
17:26avec notre auditeur,
17:28la profession touchée
17:29par le plus de suicides,
17:31le plus de divorces.
17:33On a des plans de rappel,
17:34des décalages.
17:35C'est un métier
17:36qu'on aime,
17:37qu'on veut y aller.
17:41Et c'est vrai
17:41que dans ces situations
17:43qu'on a pu connaître
17:45et voir sur nos écrans,
17:47on est choqués,
17:48nous,
17:48policiers de terrain.
17:49On a ce sentiment
17:51d'avoir été
17:51un petit peu oubliés.
17:53Mais on sait que
17:54par rapport au sondage,
17:56par rapport aux...
17:56On ne vous oublie pas
17:57sur Sud Radio,
17:59mon cher Marc.
18:00Merci beaucoup.
18:00Et c'est vrai
18:01qu'on reçoit
18:01énormément de messages
18:02à la police nationale
18:05des internauts,
18:06des auditeurs,
18:07de tous citoyens
18:08qui aiment,
18:09qui sont attachés
18:10à ces valeurs
18:10de la République,
18:11de cette France
18:12qu'on aime.
18:13Et c'est vrai
18:13que de passer à l'antenne
18:15aujourd'hui,
18:16de se crier en même temps
18:18à l'aide
18:19pour des policiers
18:20qui en ont besoin,
18:21qui ont besoin
18:22de ces messages
18:23d'amour du cœur.
18:24Et on va essayer
18:26de tout faire justement
18:27pour garantir
18:28la sécurité
18:29de notre pays
18:29et d'aller de l'avant.
18:31Mais à côté de ça,
18:32il y a des femmes
18:33et des hommes engagés
18:33il y a des enfants
18:35de policiers
18:35qui pleurent.
18:36On a reçu encore
18:37tout à l'heure
18:37le témoignage
18:38d'un enfant
18:39par téléphone
18:41qui nous disait
18:42est-ce que papa
18:43va revenir
18:44quand il y aura
18:45toute cette folie,
18:46etc.
18:47Donc c'est vrai
18:48que c'est important
18:49de vous le dire.
18:51Et même les commerçants
18:52se met avec eux,
18:53les commerçants
18:54qui n'ont rien demandé,
18:54des fleuristes,
18:55des pharmaciens,
18:56des pharmaciennes,
18:57c'est toute une vie
18:58qui est basculée
19:00pour quoi ?
19:00Pour de la folie,
19:03c'est des voyous
19:03qui veulent tout saccager
19:05et ils n'ont pas conscience
19:06du humain
19:08de l'après
19:08des bus
19:09qui les emmènent
19:10à l'école,
19:11peut-être même
19:11leurs parents
19:12qui prennent les transports,
19:14qui sont brûlés,
19:14etc.
19:15vandalisés
19:16par haine,
19:17par vengeance
19:17du système
19:18mais d'un système
19:19de quoi ?
19:19On a tout aujourd'hui.
19:20On a tout pour être heureux
19:21et je pense qu'ils l'ont oublié
19:23et c'est malheureux.
19:25C'est très fort
19:26ce que vous dites.
19:26Paré table de crédit du cœur,
19:27la marque.
19:28Julien Alcares,
19:29oui.
19:29Marc,
19:30vous n'avez rien à vendre
19:31donc je peux vous laisser
19:32faire de la pub.
19:34On a juste une cagnotte.
19:35On a juste une cagnotte.
19:36La migale des policiers nationaux,
19:39on vous retrouve comment ?
19:41S'il y a des policiers
19:43qui nous écoutent.
19:45Donc ça s'adresse
19:46à tous les policiers,
19:47à tous les pompiers,
19:47à tous les gendarmes
19:48s'ils ont besoin
19:48d'une écoute attentive,
19:50d'une main chaleureuse
19:51dans le cadre d'un accompagnement,
19:52aussi bien les citoyens.
19:54C'est vrai que des fois,
19:55on a envie d'en parler.
19:56On n'ose pas peut-être
19:57faire le 17 police secours
19:58parce que c'est réservé
19:59aux appels d'urgence.
20:00Mais en tout cas,
20:01voilà,
20:01on est là
20:01en tant que citoyen,
20:03en respectant les valeurs
20:04de la République,
20:05en essayant d'aider,
20:07d'assister
20:07et d'accompagner
20:08du mieux qu'on peut.
20:09La migale de la police nationale.fr,
20:11on a lancé une campagne
20:12à l'Odon
20:14qui atteint
20:15aujourd'hui
20:15presque 100 000 euros.
20:17Et c'est vrai
20:17que ça permettra,
20:18je l'espère,
20:19d'accompagner
20:20ces policiers,
20:21pompiers, gendarmes
20:21longement blessés,
20:23ces familles,
20:24endeuillées parfois,
20:25et notre caisse
20:26de secours
20:27et de solidarité.
20:28Moi, j'ai vraiment peur,
20:29je vous le dis,
20:29en tant que citoyen,
20:31là, c'est pas le journaliste
20:31qui parle,
20:32mais j'ai vraiment peur
20:33qu'à un moment,
20:33nos policiers craquent,
20:35ils disent
20:35« moi, je dépose le casque,
20:37je dépose la matraque,
20:38je dépose mon arme
20:38et je reste avec ma famille
20:41parce que je ne vais pas sortir
20:42pour me faire caillasser. »
20:44vous entendez Marc,
20:45j'imagine ?
20:46Alors, je ne sais pas
20:46sur quoi vous vouliez témoigner,
20:48mais peut-être
20:48voulez-vous répondre à Marc ?
20:50Ça vous touche ?
20:51Déjà,
20:51je voulais témoigner
20:52directement
20:54sur cette situation-là
20:55parce que moi,
20:56je constate,
20:57pour avoir
20:58des connaissances
21:00dans cette institution,
21:02que je dirais,
21:03j'irais même plus loin,
21:04ils sont désabusés,
21:06démoralisés
21:07et surtout,
21:08ils sont bridés
21:09parce que de toute façon,
21:10on ne leur donne jamais
21:11des directives claires,
21:12précises
21:13pour pouvoir utiliser
21:15la force légitime
21:16nécessaire
21:16pour justement
21:17canaliser
21:18ces violences
21:19et avec le risque
21:21inhérent derrière
21:22de se retrouver
21:23en justice
21:24et ostracisés
21:25pour ne pas dire
21:26punis pénalement
21:27parce que
21:30l'ordre,
21:31je veux dire,
21:31la défense
21:32a été excessive
21:33parce que
21:34ce n'est pas toujours évident
21:35de pouvoir maîtriser,
21:37quand vous êtes
21:38en face
21:38d'un troupeau
21:41hostile
21:41de gens
21:43agressifs
21:44qui sont prêts
21:44à vous tuer,
21:45je ne sais pas
21:46comment je dirais.
21:46J'appelle plusieurs
21:47des gens,
21:47Simon,
21:49on est sur des comportements
21:51instinctifs
21:51que je ne qualifierais
21:52pas différemment
21:53mais pour ne pas
21:55tomber dans des propos
21:57que je ne tiendrais pas
21:58sur cette antenne.
21:59Simon,
21:59on va juste regarder
22:00ce qui se passe
22:00du côté des réseaux sociaux
22:01de Sud Radio,
22:02vous ne bougez pas
22:02Marc et Simon,
22:04moi je vous garde
22:05parce que
22:06ce que vous nous racontez
22:07c'est vraiment
22:08très touchant.
22:09Antonin ?
22:09Oui,
22:10vous êtes nombreux
22:11à réagir à la question
22:12des cagnottes en ligne,
22:13c'est sûrement
22:14le plus concernant
22:15mais vous répondez
22:16non à la question
22:16êtes-vous prêt
22:17à participer
22:17aux cagnottes en ligne ?
22:18Largement,
22:19c'est très largement le nom.
22:20Alors c'est un peu
22:20marronnier si ce n'est pas
22:21vous qui allez payer,
22:22qui est-ce qui va payer ?
22:23Il y a Adeline qui dit
22:24pourquoi toujours
22:24nous demander de participer ?
22:26C'est au casseur de payer.
22:27Il y a Pascal
22:28qui complète
22:29et qui nous dit
22:30et si on faisait payer
22:31le responsable
22:32ce ne serait certainement
22:33pas moi.
22:33Et il y a Myriam
22:34qui finit en disant
22:35je ne vais pas donner
22:36un seul centime
22:37où vont nos impôts
22:38je pense payer déjà assez
22:39ce n'est pas à moi
22:40d'assumer.
22:41Oui,
22:41bien sûr
22:42et en même temps
22:42la réponse pour l'instant
22:44du gouvernement
22:45c'est un prêt
22:46à taux zéro
22:47jusqu'à concurrence
22:48de 50 000 euros.
22:50Laetitia hier soir
22:51qui passait ici
22:52sur notre antenne
22:53sur Sud Radio
22:540826 300 300
22:55et d'ailleurs
22:56appelez-nous
22:56s'il vous plaît
22:57parce que vraiment
22:57je veux vous entendre
22:58je veux vous entendre réagir
22:59elle disait
23:00ben non
23:0150 000 euros
23:02Muriel aussi le disait
23:04vous ne pouvez pas
23:05vous ne pouvez pas
23:07refaire un stock
23:07vous ne pouvez pas
23:08refaire une boutique
23:08avec 50 000 euros.
23:09On va peut-être
23:10y revenir
23:11dans un instant
23:12sur Sud Radio
23:12avec vous
23:13avec Marc Simon
23:14que vous restez avec nous
23:15sur le 0826 300 300
23:19le numéro
23:20pour faire de la radio
23:21avec nous
23:21à tout de suite.
23:23Sud Radio
23:24Radio Libre
23:26très spécial
23:26puisque
23:27on vous écoute
23:29au 0826 300 300
23:30et on revient
23:31très largement
23:31sur ce qui s'est produit
23:32le week-end dernier
23:33ces casseurs
23:34ces pilleurs
23:34qu'ont mis
23:35la France
23:36en dessus
23:36dessous
23:373000 commerçants
23:38impactés
23:39touchés
23:39qui parfois
23:40ont perdu
23:41l'oeuvre
23:41de leur vie
23:42vous nous appelez
23:43au 0826
23:44300 300
23:45on est en direct
23:46et ensemble
23:46ça me fait d'ailleurs
23:48très plaisir
23:49et chaud au coeur
23:50d'avoir nos auditeurs
23:51comme Marc
23:52qui est policier
23:54qui nous parle
23:54de son association
23:55l'amicale
23:56de la police nationale
23:57et puis Simon
23:58de Perpignan
23:59qui bien lui aussi
24:01est toujours avec nous
24:02la question
24:03que j'ai envie
24:04de vous poser
24:05Gilets jaunes acte 2
24:06est-ce que vous avez
24:07envie de participer
24:08quand vous voyez
24:09ce qui se passe
24:10est-ce que vous avez
24:11peur de participer
24:12Julien Alcaraz
24:13on en est où
24:15d'ailleurs
24:15des chiffres
24:16on sait que c'est
24:17une nouvelle journée
24:17d'ampleur
24:18qui va se profiler
24:19samedi
24:20340 mobilisations
24:21déjà recensées
24:23malheureusement
24:23plus de 1000 policiers
24:25et gendarmes
24:25blessés
24:26dont 600
24:26rien que samedi dernier
24:27la Bravem
24:29le GIGN
24:29et surtout
24:30les sentinelles militaires
24:30vont faire leur apparition
24:31samedi
24:32et puis comment venir
24:33en aide
24:34à nos commerçants
24:35sinistrés
24:35ça aussi
24:36c'est une question
24:36que je voudrais
24:37qu'on se pose
24:38avec
24:39aussi sur les réseaux sociaux
24:40de Sud Radio
24:41on vous la pose
24:42est-ce que vous pensez
24:44participer
24:44aux cagnottes en ligne
24:46pour l'instant
24:47vous êtes une grande majorité
24:48à nous dire non
24:48mais est-ce que
24:49vous envisagez
24:51d'aller acheter
24:51directement
24:52chez nos commerçants
24:53impactés
24:54chez nos commerçants
24:55qui bien
24:56ont tout perdu
24:58mais pour le peu
24:59qu'il en reste
25:00est-ce que vous seriez prêt
25:01à l'acheter
25:02pour les aider
25:03plutôt que dans les boutiques
25:04qui sont épargnées
25:05Julien
25:06là aussi
25:06les chiffres sont édifiants
25:08édifiants tout à fait
25:093000 commerces
25:10qui ont été détruits
25:11dévastés
25:12minimum 3000
25:12je dirais
25:13avec des cagnottes
25:14qui ont été lancées
25:15sur plusieurs plateformes
25:17notamment Litchi
25:18où ça réunit
25:19et des profiteurs de guerre
25:20et des profiteurs
25:21des profiteurs partout
25:22parce que ces cagnottes
25:23ont totalisé
25:24185 000 euros
25:25mais surtout
25:26on réunit
25:27malheureusement
25:27plein d'arnaqueurs
25:28qui se sont dit
25:29que c'était
25:29l'occasion
25:30de faire du profit
25:31pour des fausses victimes
25:32de cassage
25:33de pillage
25:34moi ça me scandalise
25:36appelez-nous
25:37au 0826 300 300
25:38si vous aussi
25:39ça vous fait réagir
25:40est-ce qu'on a toujours
25:42Perpignan
25:42et Paris ?
25:44oui
25:44ils font Paris
25:44sur présence
25:45quel mélange
25:45je me suis permis
25:47de faire l'accent
25:48non pas pour le parodier
25:49mais j'ai vraiment
25:49de la famille
25:50dans ce coin-là
25:50et à Perpignan
25:52Simon
25:53oui
25:55juste avant
25:55que je nous interromps
25:57tout à l'heure
25:58pour voir ce qui se disait
25:59du côté des réseaux sociaux
26:00vous réagissiez
26:01entre autres
26:02à ce que disait
26:02Marc de Paris
26:04Marc vous êtes toujours là
26:04vous aussi
26:05oui tout à fait
26:06super
26:06bon alors allez-y Simon
26:07on continue notre conversation
26:09je voudrais rajouter
26:10concernant toujours
26:11la police
26:12qui ne sont pas soutenus
26:14par les gens
26:14qui devraient les soutenir
26:15les premiers
26:15c'est-à-dire
26:18les décideurs
26:18le membre du gouvernement
26:20et le gouvernement
26:21le président lui-même
26:22il y a des propos
26:23qui sont assez clairs
26:24là-dessus
26:26voilà
26:27donc comment voulez-vous
26:29que ces forces-là
26:30puissent agir sereinement
26:32et qu'ils soient
26:33d'une efficacité optimale
26:35quand on ne cesse
26:37de les ostraciser
26:38d'autant plus
26:39que ce gouvernement
26:40ne les soutient pas
26:42pour la bonne et simple raison
26:43c'est qu'on a
26:44des partis politiques
26:45comme LFI
26:46qui parlent
26:47de violences policières
26:49à tout voir
26:50et il n'y a jamais
26:51d'action judiciaire
26:52à l'encontre
26:52des déclarations
26:53comme ça
26:53tempestives
26:54qui n'ont aucun argument
26:56à exposer
26:57pour justifier
26:58ce genre de déclaration
27:00moi j'appelle ça
27:01de la diffamation
27:02vis-à-vis de l'institution
27:03quand même
27:03qui est essentielle
27:04pour l'Etat
27:05le gouvernement
27:06ne l'a jamais fait
27:07même les syndicats
27:08ne le font pas
27:09ou les font vraiment
27:10à la marge
27:11quand ça va trop loin
27:11c'est pas suffisant
27:13ça devrait être
27:13quelque chose
27:14sur lequel on devrait
27:16mettre un coup d'arrêt
27:17avec une interdiction absolue
27:18sauf s'il y a des éléments
27:20tangibles
27:20pour l'étayer
27:22donc voilà quoi
27:23ce qui veut dire
27:24que ce gouvernement
27:26implicitement
27:27soutient un peu
27:28l'exélection
27:29parce que ça leur rend
27:30le service
27:30indirectement
27:31sans aller
27:32jusqu'à valider
27:33je veux dire
27:34ce qui se passe
27:34à l'heure actuelle
27:35voilà
27:36donc quand un gouvernement
27:37doit soutenir
27:38ces forces de police
27:39qui sont quand même
27:40une force régalienne
27:41qui sont essentielles
27:42pour l'équilibre
27:43de la nation
27:43je ne comprends pas
27:45cette attitude
27:46j'ai du mal à saisir
27:48voilà
27:49on laisse aussi
27:50les partis politiques
27:51ce même parti politique
27:52traiter les autres
27:53les autres partis
27:55de l'opposition
27:56de fascistes
27:57ça c'est pareil
27:58ça devrait être sujet
27:59de toute façon
28:00en réaction
28:00et à poursuite judiciaire
28:02parce que de toute façon
28:03ça c'est de la diffamation
28:04publique
28:05ouverte
28:06et qui s'implisse
28:07parce qu'on peut dire
28:08de son voisin
28:09parce qu'on ne l'aime pas
28:10que c'est ceci
28:11c'est cela
28:12voilà
28:12non
28:13non
28:13c'est pas possible
28:14on ne doit pas accepter
28:15ce genre de dérive
28:16et en acceptant
28:17ce genre de dérive
28:18ça veut dire
28:19qu'on s'y associe
28:20des situations catastrophiques
28:22dans nos commissariats
28:23nos policiers
28:25pour certains
28:26ont décrit
28:27par moments
28:27des locaux
28:29complètement vétustes
28:30des cafards
28:31des fuites d'eau
28:32hein Marc
28:33ça vous en avez
28:35forcément
28:35des témoignages du genre
28:36tout à fait
28:37et il y a juste
28:39à regarder
28:39notre Facebook
28:40ou nos réseaux
28:41de l'amitié
28:41de la police nationale
28:42ou des policiers
28:43nous sollicitent parfois
28:45justement
28:45concernant ce manque
28:47de clients
28:47de matériel
28:48et notre caisse de secours
28:50et de solidarité
28:51intervient
28:51ne serait-ce que pour offrir
28:53une climatisation
28:53dans l'accueil du commissariat
28:55où en période d'été
28:56il fait 40 degrés
28:57où l'administré
28:58vient pour déposer plainte
28:59où les conditions d'accueil
29:00sont vraiment malheureusement
29:02des fois loin de la réalité
29:04pardonnez-moi de vous interrompre
29:05mais moi j'ai quand même l'impression
29:07parfois on oublie
29:08que derrière le costume
29:11du policier
29:12de l'uniforme
29:13pas un costume
29:14pardon
29:15derrière l'uniforme
29:16il y a une femme
29:17il y a un homme
29:17des êtres vivants
29:19des êtres humains
29:19qui ressentent
29:20qui ont des émotions
29:21tout à l'heure
29:21vous parliez de gens
29:22en burn-out
29:24vous parliez
29:24de gens qui se suicident
29:26qui perdent leur femme
29:27ou leur mari
29:28qui divorcent
29:29c'est des vraies situations de vie
29:32que monsieur et madame
29:32tout le monde vivent
29:33vous êtes monsieur et madame
29:34tout le monde Marc
29:34tout à fait
29:35tout à fait
29:36vous l'avez si bien dit
29:37tout à l'heure
29:38et j'ai reçu un petit message
29:39on a des collègues
29:40qui vont être rappelés
29:41qui étaient censés
29:43être en repos
29:43ce samedi
29:44et lorsqu'on pose la veste
29:45à la maison
29:46on se dit
29:46bon ben c'est bon
29:47on pourra un petit peu souffler
29:48par rapport à ce qu'on a vécu
29:49et ben non
29:50il y a un plan de rappel
29:51et c'est tout à fait normal
29:52face à l'agressivité
29:55à tout ce qu'on peut apercevoir
29:56sur nos écrans
29:57et ben on remet les gants
29:59en fait
29:59on va retourner sur le terrain
30:01et en espérant
30:02ne pas être de la chair à canon
30:03parce qu'il faut qu'aussi
30:05comme le dit si bien
30:07l'auditeur avec nous
30:09il faut que l'état
30:11réagisse aussi
30:12nous donne les moyens
30:13de faire face
30:13à ces voyous
30:15qui veulent tout saccager
30:17qui veulent
30:17qui veulent casser du flic
30:19qui veulent casser la république
30:20et nous en tout cas
30:22on le fait
30:22avec l'amour de notre pays
30:24on le fait avec le coeur
30:25j'imagine bien
30:26vous le faites pas pour l'argent
30:27parce que c'est pas pour ce que vous êtes payé
30:29j'imagine
30:30que vous vous engagez
30:31dans ce métier là
30:32et j'imagine aussi
30:33que vous le faites
30:34par vraie conviction
30:35on devient pas policier
30:36juste pour la gloire
30:38tout à fait
30:39et même nos collègues
30:40qui sont à l'accueil
30:41d'un commissariat
30:42où le commissariat
30:42peut être vandalisé
30:43saccagé
30:44brûlé
30:45celui qui va en police secours
30:47qui fait la police du quotidien
30:48qui porte assistance peut-être
30:50à de la famille
30:52de ces casseurs
30:52qui sont peut-être ignorants
30:54je voudrais rejoindre ce que vous dites
30:57Marc
30:57si vous voulez
30:58moi ça m'est arrivé
30:58de pousser la porte d'un commissariat
31:00pour déposer plainte
31:01parce que j'ai été victime
31:03de plusieurs choses
31:04vous savez moi je suis non-voyant
31:05donc je suis accompagné d'un chien guide
31:06donc régulièrement
31:07ça m'arrive de me faire refuser
31:09avec mon chien
31:09alors même que c'est interdit
31:11et à chaque fois
31:12j'ai un visage
31:13alors que je ne vois pas
31:14mais je ressens
31:15si vous voulez
31:15j'entends dans la voix
31:17de la considération
31:19de l'humanité
31:22alors c'est inégal
31:24d'une personne à une autre
31:24évidemment
31:25chacun réagit
31:26face à ses émotions
31:28et aux émotions
31:29des gens que vous recevez
31:30forcément dans les commissariats
31:31mais il y a toujours
31:32de l'empathie
31:32chez un policier
31:33ou chez une policière
31:34et moi
31:34pour ça
31:35je suis très heureux
31:36que vous témoignez ce soir
31:37et je voudrais que d'autres
31:38policiers et policières
31:40décrochent leur téléphone
31:40et nous appellent
31:41sur Sud Radio
31:430826 300 300
31:44merci d'être là Marc
31:45et n'hésitez pas
31:46c'est aussi ça
31:47la radio libre
31:48au quotidien
31:49vraiment vraiment
31:49c'est ce qu'on fait
31:50au quotidien
31:50avec l'amicale
31:51de la police nationale
31:52on est des policiers bénévoles
31:53sur toute la France
31:54des pompiers
31:54des gendarmes
31:55et on essaye
31:56d'aider
31:57franchement
31:57nos frères d'armes
31:58face à des situations
32:00terribles
32:00face à la détresse
32:02c'est vrai qu'il y en a
32:03beaucoup qui ne parlent pas
32:04parce qu'on pense
32:05que le policier
32:06c'est le Robocop
32:07qui met sa tenue
32:08comme vous le dites si bien
32:10mais derrière
32:11il y a une famille
32:11derrière il y a des enfants
32:12moi j'ai un ami
32:14de la famille
32:14qui est policier
32:15et qui de son temps
32:17parlait
32:18non pas de force de l'ordre
32:20mais de gardien de la paix
32:21et pas gardien de la paix
32:23où vous démarrez
32:24dans le métier
32:25mais
32:25et où on a un regard
32:27péjoratif dessus
32:28mais bel et bien
32:29de
32:29non moi je suis un gardien
32:31réellement
32:31de la paix
32:32et pas
32:33je suis pas juste là
32:34pour le maintien de l'ordre
32:35et je pense que votre métier
32:36malheureusement
32:37a été un peu
32:38détourné
32:39de son objectif initial
32:40non ?
32:41malheureusement oui
32:42par certains
32:43entre guillemets
32:43qui veulent tout détruire
32:44qui n'ont rien compris
32:45et qui
32:46et qui
32:47qui veulent tout saccager
32:48franchement
32:49c'est
32:49c'est une minorité
32:51mais cette minorité
32:52malheureusement
32:52elle rend le climat
32:54de la France
32:55instable
32:56et nous on est là
32:57pour faire face
32:58on est vraiment là
32:58pour faire face
32:59on est là pour remettre
33:00cet équilibre
33:01on y croit
33:02on veut
33:03le croire encore
33:04et il nous faut
33:05les moyens
33:05et que la justice
33:07fasse aussi
33:08également son travail
33:09parce que
33:09c'est vrai qu'on n'a pas
33:10l'habitude de faire
33:11de la politique
33:12au niveau de l'amicale
33:13de la police nationale
33:14mais aujourd'hui
33:15le constat
33:16il est tellement alarmant
33:17mais vous
33:18ces scènes de
33:19c'est des scènes de guérilla
33:20qu'on a vu
33:21sur nos écrans
33:21on se croirait
33:22même pas en France
33:22et Marc justement
33:23il y a pas mal de
33:24il y a pas mal de
33:26jeunes
33:26ou peut-être
33:27d'étudiants etc
33:28qui veulent peut-être
33:29se lancer dans la police
33:30et qui ont peut-être peur
33:30en voyant ces images
33:31peut-être qu'ils se disent
33:32qu'il y a 30-40 ans
33:33être policiste
33:34c'était quelque chose
33:34d'incroyable
33:35on était fier
33:35de le dire
33:36de l'annoncer
33:36de le montrer
33:37d'être qu'aujourd'hui
33:38c'est différent
33:38peut-être qu'aujourd'hui
33:39on a peur
33:39qu'est-ce qu'on peut
33:40leur dire à ces gens-là ?
33:42Que l'espoir fait vivre
33:43franchement c'est un métier
33:44vraiment honorable
33:46c'est un métier
33:46qu'on fait avec passion
33:47avec l'amour de notre pays
33:50on est là
33:50pour défendre
33:51pour défendre tout le monde
33:53pour essayer de trouver
33:54cet équilibre
33:55qu'on aime tant
33:56et de trouver la paix aussi
33:58mais
33:59voilà
34:00c'est cette main chaleureuse
34:01que l'amicale
34:02de la police nationale
34:03accompagne
34:03cette cagnotte
34:05allodon.fr
34:06est là pour justement
34:08soutenir malheureusement
34:09dans la détresse
34:09dans l'accompagnement
34:11psychologique
34:12on a beaucoup d'agents
34:13qui vont avoir
34:14des retours psychologiques
34:15des familles
34:15qui devront faire face
34:17entre guillemets
34:17vous savez
34:18quand on claque la porte
34:19de chez nous
34:20on se dit
34:20bon on va revenir tout à l'heure
34:22mais heureusement
34:24heureusement
34:25qu'on n'a pas ces idées
34:26en tête
34:26malheureusement
34:27à chaque fois
34:27qui sont sombres
34:28parce que derrière
34:29il y a des familles
34:30vraiment vraiment
34:31il y a des familles
34:31et en mettant
34:33cette tenue
34:33en partant en patrouille
34:35en étant à l'accueil
34:36du commissariat
34:36comme je l'ai si bien dit
34:37voilà
34:38c'est vraiment
34:39l'humain qui parle
34:40et on veut y croire
34:41vraiment
34:41et au-dedans
34:44de la cagnotte
34:44parce qu'il y avait
34:45un sondage
34:46est-ce qu'il faut
34:47soutenir les cagnottes
34:48etc
34:49est-ce qu'elles sont
34:49sérieuses
34:50pas sérieuses
34:51bah également
34:52si n'importe quel
34:53citoyen voulait
34:54également soutenir
34:56l'amicale de la police
34:57nationale
34:57il peut le faire
34:58par chèque également
34:59alors de l'amicale
35:00de la police nationale
35:01au ministère de l'Intérieur
35:02place Beauvau
35:0375 008 Paris
35:05je pense y retrouveront
35:06toutes les infos
35:07sur le site internet
35:09Marc
35:09mais si ça vous dérange pas
35:11j'aimerais vous entendre
35:12sur un autre sujet
35:13tous les deux
35:13avec Simon
35:15et vous Marc
35:17sur le prêt à taux zéro
35:18vous savez on en a parlé
35:19hier
35:20on en a encore parlé
35:21un petit peu tout à l'heure
35:2150 000 euros
35:23c'est ce qu'on propose
35:24aux commerçants
35:25qui ont déjà tout perdu
35:28de leur prêter de l'argent
35:29sans intérêt
35:30pour pouvoir reconstruire
35:32étaler ça
35:33bien
35:34sur une certaine durée
35:35j'ai pas les modalités
35:36on va regarder ça
35:37et on vous dira ça
35:38dans un instant
35:39Julien
35:39et puis un étalement
35:42un étalement des charges
35:43Simon
35:46ça vous fait
35:47ça vous fait réagir
35:48comment ça
35:48vous
35:49est-ce que je peux passer
35:51un message
35:51avant toute chose
35:52mais allez-y
35:52Marc
35:53de tout à l'heure
35:54passe son message
35:54vous pouvez passer le vôtre
35:56non non
35:57mais moi je ne vais pas
35:58passer un message
35:58je vais passer un message
36:00très simple
36:01je demande à tout un chacun
36:02surtout ceux qui se sentent
36:04de toute façon
36:06en marge de la société
36:07qui voudraient manifester
36:09Gilets jaunes
36:09et tout autre
36:10qui ont des revendications
36:11légitimes
36:12bien entendu
36:12puisque l'état
36:14était déficient surtout
36:15donc je les comprends
36:17d'autant plus
36:17mais à la limite
36:19il ne faut pas
36:20qu'ils soient les idiots
36:21utiles justement
36:22de ces raziers
36:23parce qu'en étant
36:24dans les manifestations
36:25qu'est-ce qu'ils vont
36:25ils vont favoriser
36:26les black box
36:27et cette facaille
36:29et s'il y a
36:31beaucoup moins de gens
36:31dans les manifestations
36:32quitte à reporter
36:33ultérieurement
36:34ces manifestations
36:35ou à agir
36:36d'une autre manière
36:37parce qu'il y a
36:37d'autres manières
36:38à faire
36:40que forcément
36:40défiler dans la rue
36:43remettre à plus tard
36:44cela
36:45de toute façon
36:46ils auront l'occasion
36:47de s'exprimer en 2027
36:48et voilà quoi
36:50parce que de toute façon
36:52tout ce qu'ils vont faire
36:53vous dites que ça ne sert
36:55à rien aujourd'hui
36:56de manifester
36:57parce que dans 6 mois
36:57on peut voter
36:58et qu'on peut changer
36:59les choses
36:59non non
37:00c'est pas ça que je dis
37:01c'est pas le moment
37:02de manifester
37:03sachant comment ça se déroule
37:04parce que de toute façon
37:05on le voit
37:06toutes les revendications
37:07actuelles
37:08même des étudiants
37:09étudiants
37:09entre guillemets
37:10pour certains
37:12voilà
37:12ont été complètement oubliés
37:14et là pour l'instant
37:15ce qui est urgent
37:16c'est de gérer
37:17justement
37:18le désordre
37:19voilà
37:20donc je ne comprends pas
37:22que des gens puissent
37:23insister en disant
37:24quoi qu'il arrive
37:25moi c'est mon
37:26c'est mes soucis
37:27c'est le fait
37:28que j'ai des problèmes
37:29pour joindre les débouches
37:30ce qu'on peut entendre
37:31sans difficulté
37:32bien entendu
37:33mais il faut savoir
37:35à un moment donné
37:36réfléchir
37:36réfléchir
37:37et peser le pour le contre
37:39est-ce que je dois manifester
37:40et favoriser
37:41la racaille
37:42pour continuer
37:43sa destruction
37:43et donc dénaturer
37:45les mouvements
37:45ou est-ce que
37:46je me
37:47je me retire
37:48momentanément
37:49de telle manière
37:50que par la suite
37:51je puisse éventuellement
37:52retourner dans la rue
37:53et organiser ça
37:54de manière différente
37:55parce qu'il ne faut surtout
37:56pas s'associer à l'éthique
37:57en tout cas
37:57Simon
37:58tous les gens d'extrême gauche
37:59vous êtes très doué
38:00autant qu'un homme politique
38:01vous n'avez pas répondu
38:02à ma question
38:03non mais je vais répondre
38:04à votre question
38:05non non non
38:05c'était parce que
38:06avant que vous répondiez
38:07à ma question
38:08je peux regarder
38:09ce qui se passe
38:09du côté des réseaux sociaux
38:10de Sud Radio
38:11allez-y
38:11allez-y
38:11si vous voulez regarder
38:13ce qui se passe
38:13du côté des réseaux
38:14je vais vous éclairer
38:15Anthony
38:15il y a beaucoup
38:19de réactions
38:19à la question
38:20irez-vous manifester
38:21ce week-end
38:23en avez-vous peur
38:23il y a Étienne
38:25qui retourne un peu
38:25la question
38:25et qui nous dit
38:26oui mais aux urnes
38:27il n'y a plus que ça
38:28à faire
38:28alors il y a Bruno
38:29qui lui répond
38:30je n'ai pas peur du tout
38:31mais quand on voit le bordel
38:32je n'irai pas non plus
38:33je soutiens uniquement
38:34les non-casseurs
38:35et les mouvements pacifiques
38:36ah oui parce que ça discute entre eux
38:37exactement
38:38bah oui c'est le principe
38:39des commentaires
38:39et il y a Pablo
38:40merci de me prendre
38:41pour en demeurer
38:43excusez-moi
38:43il y a Pablo
38:44qui nous dit
38:47franchement pas
38:49je ne veux pas me retrouver
38:50au milieu des pilleurs
38:51et des casseurs
38:53non mais entre vous
38:54et Simon
38:54là je crois que j'ai la totale
38:56Julien vous avez quelque chose
38:57à rajouter peut-être
38:57non moi je trouve ça
38:58je trouve ça génial
39:00comme interaction
39:00oui oui
39:01non mais bien sûr
39:02mais on est entre nous
39:03Radio Lime
39:03sur Sud Radio
39:06Simon vous n'allez pas
39:08me la faire deux fois
39:09le prêt à taux zéro
39:11qu'est-ce que vous en pensez vous
39:12je vais me transformer
39:13en homme politique sincère
39:15pour une fois
39:15ce qui n'est pas le cas
39:16sur le théâtre politique
39:18voilà
39:20sur les 50 000 euros
39:22pourquoi pas
39:23c'est une chose
39:23mais c'est vraiment
39:24un minimum
39:24c'est toujours pareil
39:26c'est toujours des mesurettes
39:28que je qualifierais
39:30presque de lamentables
39:31au lieu d'essayer
39:32de trouver des solutions
39:34plutôt pérennes
39:35c'était avant
39:36qu'il fallait y réfléchir
39:37il fallait trouver des solutions
39:39pour éviter que ça se produise
39:41le mal est déjà fait pour vous
39:42par exemple
39:42quand on dit
39:43que les réseaux sociaux
39:45on le sait très bien
39:46pourquoi les réseaux sociaux
39:47ne sont pas suivis
39:48de manière drastique
39:49de telle manière
39:50qu'on puisse voir
39:51les messages
39:52qui sont échangés
39:52et on aurait pu évaluer
39:54effectivement les risques
39:55mais simplement
39:56c'est que comme tout le monde
39:58agit un peu
39:59à l'importe qui
39:59sans savoir
40:00de toute façon
40:00et sans organisation
40:01parce que de toute façon
40:02on a un gouvernement
40:04qui ne sait même pas
40:05ce que c'est que gouverner
40:06parce que gouverner
40:07c'est prévoir
40:07regardez
40:08j'ai Pascal
40:09qui m'écrit
40:10sur Instagram
40:10et qui me dit
40:11c'est totalement ridicule
40:13un commerçant
40:14perd tout
40:14et il doit
40:15repayer
40:16alors que
40:17notre gouvernement
40:18pense qu'il fait
40:19un cadeau
40:20c'est ce que vous dites
40:22Simon
40:22non pas tout à fait
40:23il dit que c'est une honte
40:24oui
40:25non mais je le rejoins
40:27mais partiellement
40:27mais simplement
40:28ce que je dis
40:29moi
40:29ça peut être une avance
40:31sur présorerie
40:31éventuellement
40:32le temps
40:33qu'il y ait des remboursements
40:34et des choses comme ça
40:35ça peut permettre
40:36de relancer l'activité
40:38plus rapidement
40:38que si on attend
40:39mais vous êtes commerçant
40:41vous n'avez rien demandé
40:42Simon
40:42on vous casse tout
40:44et on vous dit
40:45si vous voulez
40:46continuer à vivre
40:47bah on va vous prêter
40:49de l'argent
40:49mais moi j'ai rien demandé
40:51oui mais le mal est fait
40:52que voulez-vous
40:53rendez-moi les choses
40:54le mal est fait
40:55il faut essayer
40:56de trouver un soutien
40:57ce que j'ai dit
40:59ça c'est vraiment
40:59un minimum
41:00mais c'est presque
41:01se moquer du monde
41:02vous êtes indulgent Simon
41:04c'est ça
41:04vous êtes un homme politique indulgent
41:06l'Etat prend en charge
41:07aussi 100%
41:08le chômage partiel
41:09évidemment
41:09des commerces touchés
41:11encore heureux
41:11encore heureux
41:13il faudrait protéger
41:13avant que ça casse
41:14en fait
41:15Marc
41:15vous êtes encore là
41:16vous aussi
41:17toujours là
41:18toujours là
41:18je vous fais réagir
41:19dans un instant
41:20il faut juste
41:21qu'on tourne
41:22une petite page
41:23mais on reste toujours
41:25sur la même histoire
41:25à tout de suite
41:26sur Sud Radio
41:2820h 21h
41:29on vous a compris
41:33jusqu'à 21h
41:34on est ensemble
41:34sur l'antenne
41:35de Sud Radio
41:35avec vos réactions
41:360826 300 300
41:38on avait Camille
41:38et Iris
41:39qui voulaient réagir
41:41mais vous avez raccroché
41:42donc n'hésitez pas
41:43à nous rappeler
41:44Aude vous attend
41:45au standard
41:45on est encore là
41:47une quinzaine de minutes
41:48ensemble
41:48ça me ferait plaisir
41:49de vous accueillir
41:50je voulais faire réagir
41:52Marc
41:52qui est de Paris
41:54qui est notre
41:54policier chouchou
41:55ce soir
41:56de l'amicale
41:57des policiers
41:58de la police nationale
41:59Marc
42:00sur ce prêt
42:01à taux zéro
42:01proposé par le gouvernement
42:03à concurrence
42:03de 50 000 euros
42:05vous en pensez quoi ?
42:06Simon dit
42:07ça peut nous permettre
42:08de mettre
42:09un petit peu de carburant
42:11dans la voiture
42:11qui a été complètement arrêtée
42:12je le paraphrase
42:14volontairement
42:14mais c'est un peu ça
42:15l'idée
42:15là où Pascal
42:17m'a écrit sur Instagram
42:18en disant que c'était une honte
42:19que le gouvernement
42:20fait passer ça
42:21pour un cadeau
42:22alors même que
42:22on perd tout
42:23et on doit encore payer
42:25en ces moments difficiles
42:26je pense que toutes les aides
42:27sont bonnes à prendre
42:28honnêtement
42:29mais malheureusement
42:30la situation
42:31on aurait pu la gérer
42:32peut-être autrement
42:33et il y a des responsabilités
42:34à prendre
42:36ouais
42:37et comment on aurait pu gérer
42:38mieux la situation
42:39par exemple ?
42:40on va protéger
42:41tous les commerces
42:42par exemple
42:42c'est ça que je veux dire
42:42alors protéger
42:43tous les commerces
42:44non mais
42:44tous ces voyous
42:45entre guillemots
42:46on a vu les images
42:47voilà on était malheureusement
42:48dépassés
42:48je pense que
42:50oui je vous écoute
42:51non non non
42:51elle finissait
42:52parce qu'il y a une question
42:53qui me brûle les lèvres
42:54donc allez-y terminer
42:56il y avait certains
42:57on a parlé tout à l'heure
42:58de certains syndicats de police
42:59comme le syndicat Alliance
43:00qui avait
43:02qui a carrément déposé
43:03plainte contre l'Etat
43:04pour mise en danger
43:04de la vie d'autrui
43:05etc
43:05où il y avait des
43:07il y avait des proxys
43:08qui permettaient aujourd'hui
43:09de dire entre guillemets
43:10que ça allait déborder
43:11etc
43:12nous on est là
43:13pour assurer la sécurité
43:14et la paix du quotidien
43:16on a sous-estimé
43:18la menace
43:19sous-estimé l'agression
43:20et aujourd'hui
43:22il faut faire face
43:23à ses responsabilités
43:24le gouvernement
43:25à lui de prendre
43:26ses responsabilités
43:27à lui d'aider
43:28tous les commerçants
43:29tout ce qui a été
43:30saccagé etc
43:31et de soutenir
43:32sa police du quotidien
43:34alors moi la question
43:35qui me brûle les lèvres
43:36Marc
43:37on a eu des témoignages
43:38moi je voudrais savoir
43:39si vous avez eu écho
43:41de ça
43:41si vous même
43:41vous avez été destinataire
43:43de ça
43:43d'une injonction
43:44à ne pas intervenir
43:46face au cassage
43:47et au pillage
43:49non j'ai pas vu ça passer
43:51non j'ai pas vu ça passer
43:52je sais qu'on était
43:53vraiment en sous-effectif
43:56on s'attendait pas
43:57à une telle violence
43:59voilà
43:59c'est vraiment
44:00les retours qu'on a
44:02parce que
44:02si on avait connaissance
44:03sous-effectif
44:04ça vous confirmez
44:06qu'en revanche
44:07ça partait de partout
44:09ça a commencé
44:10à 10h du matin
44:11ça a recommencé
44:12le lendemain
44:13le temps de faire
44:14des plans de rappel
44:15de mettre
44:16tout ce qu'il faut
44:17en opérationnel
44:18voilà
44:19on a dépassé
44:21entre guillemets
44:22toutes les attentes
44:24et franchement
44:25nous policiers de terrain
44:26voilà
44:26on a pris très très cher
44:28les gendarmes pareil
44:29les pompiers pareil
44:30il y a eu une insurrection
44:31et on a eu
44:33ces jeunes
44:33voyous
44:33qui s'en foutent de tout
44:35en fait
44:35s'en foutent complètement
44:36de tout le système
44:37et qui devront répondre
44:39je l'espère
44:39de leurs actes
44:40et que le gouvernement
44:42prendra des sanctions
44:43exemplaires
44:43pour cesser
44:45entre guillemets
44:45tout ça
44:45et puis une information
44:46qui vient de nous parvenir
44:48les rassemblements
44:49et les manifestations
44:50interdites
44:51demain
44:51sur Paris
44:52de 8h à 20h
44:53est-ce que les interdictions
44:54administratives
44:55peuvent avoir
44:56un effet
44:57vous de votre expérience
44:58de policier Marc ?
45:00je pense que oui
45:01si celles-ci
45:02sont
45:02sont recommandées
45:03on va le dire
45:04comme ça
45:05je pense que ça nous permettra
45:06à nous d'analyser
45:07encore plus
45:08plus fort les réseaux
45:11les personnes
45:12qui voudraient s'y rendre
45:13et aussi interpeller
45:15ceux et celles
45:16qui commis
45:17tous ces délits
45:18voire certains
45:18ça concerne pas mal
45:20de secteurs
45:20l'Elysée
45:21Matignon
45:22l'Assemblée Nationale
45:22le Sénat
45:23et le Louvre également
45:24et les Champs-Elysées
45:25ce n'est pas assez logique
45:27vu les zones
45:28en général
45:29vous allez rarement
45:30être autorisé
45:31à manifester
45:32près des lieux de pouvoir
45:33sur les Champs-Elysées
45:36on a vu ce que ça avait donné
45:37pendant la première série
45:39des Gilets Jaunes
45:40donc on imagine bien
45:42que ça concerne ces secteurs
45:43ça paraît évident
45:44Simon
45:45vous avez entendu
45:47ce qu'on s'est dit
45:48avec Marc
45:49oui tout à fait
45:50moi j'aurais une autre solution
45:52qui avait déjà été
45:53vous êtes notre homme politique
45:55du soir
45:56voilà
46:00simplement
46:01oui effectivement
46:01je m'intéresse énormément
46:02à la politique
46:03mais effectivement
46:06on pourrait faire
46:07comme les interdits de stade
46:09c'est à dire que
46:10de toute façon
46:10dès qu'on a une interpellation
46:12au-delà de la condamnation
46:13qui devrait être
46:14relativement sévère
46:15ce qui n'est pas le cas
46:16bien entendu
46:18mais ça c'est un
46:18corps de la condamnation
46:19du gouvernement
46:21et puis le fait
46:22qu'il manque de place de prison
46:23mais on pourrait
46:24payer longtemps
46:25sur ce sujet là
46:27simplement
46:28l'interdition de stade
46:29permettrait éventuellement
46:31dès qu'on était interpellé
46:32sur une manifestation
46:34vous êtes obligé
46:36de vous manifester
46:37auprès d'un commissariat
46:38pour signer
46:39que
46:41effectivement
46:41lors de la manif
46:43et lors du match
46:47vous ne pouvez pas
46:48vous rendre
46:48sur le stade
46:49et vous êtes obligé
46:49de pointer au commissariat
46:50et en plus
46:51ça permet
46:52une deuxième chose
46:53c'est que
46:53si vous êtes interpellé
46:54une deuxième fois
46:56il faudrait faire ça
46:57avec beaucoup de personnes
46:58là pour le coup
46:58là je n'imagine pas
46:59la tête des commissariats
47:00si bon
47:02parce que
47:03quand même
47:03combien de
47:052400 interpellations
47:072500 interpellations
47:08c'est pas pour les
47:09racontes
47:09c'est les black blocs
47:11c'est surtout pour les black blocs
47:13qui sont moins nombreux
47:14et qui seraient de plus
47:16qui seraient de toute façon
47:18là signalés de fait
47:19et on pourrait les interpeller
47:21par anticipation
47:22dès qu'on fait des contrôles
47:24avant d'arriver
47:26sur une manifestation
47:27parce que de toute façon
47:28c'est relativement simple
47:29ils sont reconnaissables
47:31et puis à un moment donné
47:32il y a un atoutement avant
47:34on fait des contrôles d'identité
47:36et voilà
47:36avec des consultations
47:38et puis derrière
47:39on voit que c'est des issues interdites
47:41et puis voilà
47:42et puis là dans ce cas là
47:43on les interpelle
47:43Vous vouliez répondre Marc ?
47:45Oui je disais que
47:46ça va être compliqué
47:47surtout dans des commissariats
47:48où des gens
47:49en sous-effectifs
47:49sur le 93
47:50à Marseille etc
47:51on va avoir des demandes
47:53qui vont arriver
47:53parce qu'ils sont tous interdits
47:55ils vont rentrer
47:56dans le hall du commissariat
47:57ça va être un petit peu compliqué
47:59ça va être la sécurité sociale
48:03ça va débander
48:03même si c'est pas drôle
48:05mais c'est vrai que
48:06les laines planchers
48:07éventuellement
48:08ça peut être une solution
48:09en disant que voilà
48:09celui-ci a déjà été interpellé
48:11sur une manifestation
48:13en train de foutre la merde
48:14en train de casser
48:15Simon pose une vraie question Marc
48:16et moi je me la pose tout autant
48:17c'est-à-dire que
48:18on sait les interpeller
48:20durant un événement comme cela
48:22on sait les identifier
48:24pourquoi on les interpelle pas
48:25avant une manifestation
48:26pourquoi on les garde pas
48:28je veux dire
48:29à portée de regard
48:31si je puis dire
48:31Parce que c'est compliqué
48:33le contrôle
48:34le contrôle aléatoire
48:35déjà il est présent
48:36et les caméras nous permettent
48:38aussi d'identifier
48:38certaines personnes
48:40on a aussi
48:41d'autres associations
48:42qui nous interdisent
48:43ceci cela
48:44sous le prétexte
48:45de la liberté
48:46des droits de l'homme
48:47etc
48:47donc c'est vrai
48:48que c'est compliqué
48:49c'est compliqué
48:50parce qu'il faut
48:51non seulement tenir une position
48:52en tout cas
48:53je veux vous remercier
48:54Marc
48:54je suis désolé
48:55je vois l'heure
48:55qui défile
48:56c'est affolant
48:58merci infiniment
48:59d'avoir pris le temps
48:59de prendre du temps
49:01ce soir
49:01sur l'antenne de Sud Radio
49:02avec Simon également
49:04de Perpignan
49:04je veux vous embrasser
49:06tous les deux
49:07l'amicale de la police nationale
49:09Marc
49:09c'est l'association
49:10que vous dirigez
49:11merci infiniment
49:12à tous les deux
49:12vous n'hésitez pas
49:13à nous rappeler
49:13au 0826 300 300
49:14Louis Decaire-Gorlet
49:16qui nous a rejoint
49:16demain dans la matinale
49:17de Sud Radio
49:18on va aborder
49:18on va parler notamment
49:20à la une des émeutes
49:21du 17 octobre
49:22les syndicats vont-ils
49:22ralentir ou accélérer
49:24les manifestations ?
49:25on sera avec Christelle Thieff
49:26une présidente de la CFE CGT
49:28à 7h40
49:29Sud Radio vous explique
49:30les peines prononcées
49:32contre les émeutiers
49:32sont-elles assez sévères
49:34comme Gérald Darmanin
49:35l'a réclamé
49:35on en discutera
49:36avec Nicolas Bastuc
49:37chef du pôle
49:38droit et justice
49:39au journal Le Point
49:40et puis à 8h30
49:42notre invité politique
49:43Jean Didier Berger
49:44ministre délégué
49:45auprès du ministre
49:46de l'Intérieur
49:46et puis dans un instant
49:48vous retrouvez Jacques Pessis
49:49les clés d'une vie
49:49avec son invité
49:50Louis Sampion-Bouglion
49:51je veux vous remercier
49:52infiniment de nous avoir
49:53appelé au 0826 300 300
49:55je veux remercier Aude
49:56je veux remercier
49:56Maxime Sénat
49:57Antonin Durand
49:58vous mon cher Julien Alcaraz
50:01et puis vous aussi
50:03Louis Decaire-Gorlet
50:04merci à vous
50:05on revient demain
50:06sur l'antenne de Sud Radio
50:08dès 5h
50:08avec Benjamin Glace
50:09dans le petit matin
50:10très belle soirée à vous
50:12Sud Radio