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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Punchline. Aujourd'hui jusqu'à 18h30, l'État va-t-il vraiment employer la
00:00:05méthode forte pour empêcher une nouvelle flambée de violences samedi prochain ?
00:00:08Le dispositif de sécurité est renforcé, mais le président Macron refuse l'état d'urgence. Qu'en est-il de
00:00:13la réponse de la justice ?
00:00:14Si les peines qui tombent sont insignifiantes, cela envoie un message clair au casseur.
00:00:19Vous pouvez continuer car au fond, vous ne risquez pas grand-chose. C'est ce que l'on verra.
00:00:22On s'intéressera aussi à ce qui se passe pour les commerçants qui ont vu leur magasin dévasté.
00:00:26Et puis on analysera cette culture de l'émeute qui s'est installée dans notre pays avec des émeutiers professionnels
00:00:32à la fois issus de l'ultra-gauche et des casseurs venus de banlieue.
00:00:36Jérôme Fourquet sera notre invité à 17h50. Voilà pour les grandes lignes de notre émission.
00:00:41Mais tout de suite, il est prêt pile 17h lors du rappel des grandes lignes de l'actualité avec Félicité
00:00:46Kindoki. Bonsoir Félicité.
00:00:49Bonsoir Laurence, bonsoir à tous. Nouveau couvre-feu décrété de 23h à 6h du matin pour cette nuit.
00:00:56À Paris comme à Lyon, dans certains secteurs, notamment la place de la République dans la capitale.
00:01:02Tout rassemblement non déclaré est interdit dès 20h ce soir autour de l'Elysée, l'Assemblée nationale, le Sénat, l
00:01:07'avenue des Champs-Elysées ou encore les gares.
00:01:09Il s'agit de la troisième nuit consécutive d'interdiction de rassemblement non déclarée.
00:01:13Un dispositif policier déployé pour veiller au strict respect de ces mesures.
00:01:17Alors qu'il est en tournée présidentielle dans le Golfe pour gérer la crise des carburants, Emmanuel Macron s'est
00:01:22de nouveau exprimé sur les violences urbaines.
00:01:24Du 17 octobre, le chef de l'État a dénoncé des scènes inacceptables avant de revenir sur son allocution de
00:01:30dimanche soir.
00:01:31Depuis le Qatar, il a précisé son rôle dans les mesures prises et mises en place pour empêcher tout nouveau
00:01:36débordement samedi prochain.
00:01:37Gérald Darmanin, lui, s'est déplacé au tribunal judiciaire de Marseille pour suivre les comparutions immédiates liées aux scènes de
00:01:44violences urbaines.
00:01:45Au total, 700 commerces ont été pillés dans la cité phocéenne et après une nuit calme de couvre-feu, le
00:01:51ministre de la Justice est venu s'assurer de la fermeté de la réponse pénale.
00:01:55Au total, en France, sur les 2500 gardes à vue, 917 personnes ont été déférées avec poursuite et 174 personnes
00:02:02ont été incarcérées.
00:02:03Élan de solidarité immédiat pour la reconstruction de l'hôtel de ville de Limoges.
00:02:08Après avoir été ravagé par les flammes lors d'un incendie en marge des manifestations samedi, 60 000 euros ont
00:02:14déjà été collectés en moins de 24 heures pour sa restauration.
00:02:18Une collecte d'urgence a été lancée hier et a rapidement mobilisé des centaines de donateurs.
00:02:22On termine avec cette triste nouvelle. Le cofondateur du GIGN, Paul Baril, est décédé à l'âge de 80 ans.
00:02:29Il avait participé à la création en 1974 de l'unité d'élite de la Gendarmerie nationale.
00:02:36Malade depuis de longues années, Paul Baril avait confié en 2014 être atteint de la maladie de Parkinson.
00:02:42C'était l'essentiel de l'information.
00:02:44Merci beaucoup. Félicité Kinnoky. On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:02:48Je salue André Valigny qui est là, avocat ancien ministre, Rachel Katt.
00:02:50Bonjour Laurence.
00:02:51Julien O'Doul, député de Lyon et porte-parole du Rassemblement national.
00:02:54Merci d'être là.
00:02:55Et Geoffroy Lejeune qui est journaliste au GDD.
00:02:58Patron même du GDD, on va peut-être le dire.
00:03:00On va évoquer ce samedi, ce nouveau samedi.
00:03:03Va-t-il bien se passer ?
00:03:04En tout cas, visiblement, le gouvernement prend ses dispositions.
00:03:07On fait le point avec Sarah Fézaret et je vous passe la parole pour voir si on peut, malgré tout,
00:03:12s'attendre à des débordements dans certaines villes de France.
00:03:15C'est un dispositif de sécurité XXL que promet le gouvernement pour samedi.
00:03:21Le dispositif de samedi prochain sera massif.
00:03:24Il sera présenté au ministre de l'Intérieur.
00:03:27J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter.
00:03:30Une réponse à la hauteur des violences du week-end dernier.
00:03:34Cette fois, l'exécutif entend déployer les grands moyens.
00:03:37Il nous faut renforcer le volume d'effectifs disponibles, renforcer les unités déployées en mobilisant l'Aberie, le RAID, le
00:03:44GIGN, les hélicos, les centaures, les engins, leurs sordos.
00:03:47Parmi les renforts envisagés, les militaires de l'opération Sentinelle.
00:03:51Ils sont 10 000 engagés sur le territoire et vont être déployés sur des positions statiques pour sécuriser les édifices
00:03:59publics.
00:04:00Au-delà des moyens, c'est aussi la stratégie d'intervention que le ministre de l'Intérieur et les autorités
00:04:07vont faire évoluer.
00:04:08Avoir une doctrine qui soit plus axée sur la réactivité et la mobilité pour aller chercher ces groupes éparses qui
00:04:14sont extrêmement mobiles pour éclater le dispositif policier.
00:04:17Après les violences du 17 octobre, le gouvernement entend éviter de nouveaux débordements.
00:04:22Avec un impératif, celui de garantir le droit de manifester sans laisser le chaos et les violences défigurer le pays.
00:04:30On ne sait pas exactement quels seront les contours de ces dispositifs de sécurité.
00:04:34Est-ce que c'est de nature à vous rassurer, Julien Audeau ?
00:04:36Est-ce que quand même on peut dire que le gouvernement a pris la mesure du danger qui est assez
00:04:40vite dans nos rues ?
00:04:41Je pense qu'il n'a pris aucune mesure et qu'il n'a pas pris surtout la réalité de
00:04:47son fiasco.
00:04:48Puisque c'est le fiasco du gouvernement, le manque d'anticipation du gouvernement.
00:04:52Et ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir.
00:04:54À chaque fois, on nous annonce effectivement le grand soir sécuritaire.
00:04:58On nous annonce une prise de conscience généralisée.
00:05:01Et nous avons des échecs retentissants, que ce soit pour les matchs du PSG,
00:05:04que ce soit à la suite des manifestations des gilets jaunes qui étaient infestées par les Black Blocs,
00:05:09ou que ce soit avec cette manifestation qui n'était pas du tout anticipée.
00:05:12Donc malheureusement, avec ce gouvernement, la réussite de l'échec est toujours assurée, si je puis dire.
00:05:18Donc malheureusement, peut-être que M. Nunez sera là,
00:05:21puisqu'il nous a dit que là, il serait présent et qu'il s'en occuperait.
00:05:24Ce qui n'était pas le cas la semaine dernière.
00:05:27Je ne sais pas s'il était aux Champignons, s'il avait piscine, poneys.
00:05:31Il a répondu à ma collègue Laura Lavalette en disant qu'il ne s'était pas occupé de cette manifestation.
00:05:35Alors je ne sais pas à quoi sert le ministre de l'Intérieur,
00:05:37si ce n'est à commenter le nombre de casseurs, le nombre de boutiques qui ont été ravagées,
00:05:44le nombre de pilleurs.
00:05:45Mais on aimerait bien avoir effectivement un pouvoir qui soit bien présent.
00:05:48Rachel Kahn, votre livre c'est « Culture de l'ultra-violence ».
00:05:51On est en plein dedans.
00:05:53Il y a une culture de l'émeute, c'est la question que je poserai tout à l'heure à
00:05:55Jérôme Fourquet,
00:05:55mais on a l'impression qu'on est rentré dans quelque chose qui est devenu rituel dans notre pays désormais.
00:06:00Tout à fait, culturelle, qui a déjà commencé par la colonisation des esprits
00:06:04via la propagande de l'extrême gauche et notamment de LFI.
00:06:09Et après on sent bien comme une forme de protocole qui est toujours le même,
00:06:14l'insulte évidemment par les mots, la bordélisation de nos institutions,
00:06:18l'Assemblée nationale, cibler certaines personnes,
00:06:21alors que ce soit les juifs, les policiers, les institutions, les riches, etc.
00:06:26Et puis ensuite jusque dans la rue avec effectivement la conjugaison des haines
00:06:31et donc la conjugaison de cette violence.
00:06:33André Valigny, là quand même, le ministre de l'Intérieur n'a aucun intérêt à ce que ça recommence
00:06:38parce que là je pense que cette démission serait acceptée pour le coup
00:06:40si on se retrouve dimanche soir avec les mêmes scènes qu'on a eues tout le week-end dernier.
00:06:44Oui ?
00:06:45Oui, d'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi Emmanuel Macron a refusé la démission de M. Nunez.
00:06:50D'abord parce que M. Nunez l'a reconnu lui-même, des dysfonctionnements ont eu lieu.
00:06:55Un jour il a même dit, je crois qu'hier il a dit, c'est un petit dysfonctionnement ou un
00:06:58petit raté.
00:06:58Non, c'est un gros raté, c'est un gros dysfonctionnement.
00:07:01J'apprends par M. O'Doul qu'il n'était même pas présent.
00:07:04Ce qu'il a répondu à Laure Lavalette.
00:07:06Oui, alors c'est encore plus grave.
00:07:07Là cette fois il allait s'en occuper.
00:07:08Ah oui ?
00:07:09Enfin, donc je pense que s'il avait démissionné et que Macron accepte sa démission,
00:07:13ça aurait donné un signal quand même d'une prise de conscience.
00:07:17Il aurait fallu le remplacer, bien sûr.
00:07:19Mais on trouve toujours des volontaires pour aller au gouvernement.
00:07:22Ah oui.
00:07:23Oui, enfin pour être efficace, c'est moins évident.
00:07:25Alors on ne parle pas de la même chose, effectivement.
00:07:27Pour y aller, il y a des volontaires, s'ils sont bons.
00:07:29Donc j'espère que samedi, les choses seront en ordre, c'est le cas de le dire.
00:07:34Il y aura assez de forces de sécurité parce qu'il y a eu non seulement un manque d'anticipation,
00:07:37ils l'ont reconnu, mais en plus une mauvaise application des consignes.
00:07:41Six consignes, il y a eu, parce qu'on ne sait même pas quelles consignes ont été données.
00:07:43Exactement, elles ont été assez floues et assez contradictoires.
00:07:46Emmanuel Macron était en déplacement aujourd'hui à Doha.
00:07:48Il s'est exprimé notamment sur le fait qu'il a refusé aussi l'état d'urgence.
00:07:51Écoutez-le.
00:07:52Il faut là aussi savoir raison garder.
00:07:54Tout ce que je vous ai dit et qui permet d'ailleurs de retrouver le calme depuis lundi, n'a
00:07:59pas besoin de l'état d'urgence.
00:08:00On a des dispositifs dans notre droit qui permettent à nos préfets, au regard de la situation locale, de prendre
00:08:08des couvre-feu, d'interdire des regroupements.
00:08:11Nous avons en parallèle évidemment les enquêtes qui se poursuivent.
00:08:15Des premières décisions de justice sont tombées et donc ça nous irons au bout avec la plus grande fermeté.
00:08:20Donc tout ça ne requiert pas l'état d'urgence.
00:08:23Évidemment, si la situation le justifiait, il pourrait être pris.
00:08:26Mais l'objectif que nous poursuivons, c'est un retour au calme par la fermeté, par les mesures d'ordre
00:08:32et pour les demandes légitimes par le dialogue.
00:08:35Geoffroy Lejeune, pas l'état d'urgence, dit le président de la République.
00:08:37On n'en a pas besoin, dit-il.
00:08:38On va voir samedi.
00:08:41J'ai écouté la déclaration en direct ce matin et j'avoue, je suis un peu surpris, si vous voulez,
00:08:45parce qu'il y a une forme...
00:08:46En fait, moi, ce qui me dérange le plus depuis le début de cette séquence, c'est le syndrome de
00:08:50« c'est pas notre faute, on n'est pas responsable ».
00:08:52Il y a eu un raté gigantesque qu'on a tous vu à l'œil nu le week-end dernier,
00:08:56malgré, je crois, les alertes du renseignement, etc.
00:09:00Le gouvernement a été le seul à être surpris de ce qui s'est passé.
00:09:03Et depuis, on nous explique que par contre, il ne fallait pas faire différemment, mais en même temps, on va
00:09:06faire complètement différemment samedi prochain.
00:09:08Donc moi, je suis un peu perdu.
00:09:09Et ensuite, le ton martial adopté par le président de la République, moi, je suis très content quand j'entends
00:09:15ça.
00:09:15Le problème, c'est qu'il n'a absolument pas la main sur les condamnations.
00:09:17Et on a quand même quelques exemples récents qui peuvent nous prouver.
00:09:20Par exemple, elles étaient faméliques après les incidents, après la victoire du PSG l'été dernier.
00:09:24Donc si vous voulez, ça fait beaucoup de gesticulations, de moulinets pour un résultat qui ne change pas et des
00:09:30images qui se répètent.
00:09:31Donc je commence à trouver ça un peu agassant.
00:09:33Écoutez, on verra sur le dispositif du maintien de l'ordre.
00:09:35J'aimerais qu'on s'intéresse maintenant aux commerçants.
00:09:38Nombre d'entre eux ont été attaqués, pillés, vandalisés.
00:09:41On va d'abord écouter un commerçant dans le 11e arrondissement de Paris.
00:09:43On ira ensuite à Marseille aussi pour voir et à Nice.
00:09:46Là, il a été vandalisé parce qu'il y avait une banderole, un drapeau LGBT au-dessus de sa boutique.
00:09:51Écoutez son témoignage.
00:09:54C'est un magasin de PD, c'est un magasin de PD.
00:09:56Il faut qu'on le casse.
00:09:57Ils se sont approchés de moi.
00:09:57Je me suis fait agresser.
00:09:59PD, PD, magasin de PD.
00:10:00Pourquoi ils ont dit magasin de PD ?
00:10:01Il y avait un grand drapeau LGBT derrière la vitrine parce qu'on avait fait un événement pour la gay
00:10:05pride.
00:10:05En fait, ils m'ont poussé, craché dessus en me disant c'est ton magasin, c'est ton magasin.
00:10:09C'est un magasin qui existe depuis 25 ans.
00:10:11Ce que nous ont dit les policiers, le fait qu'il y avait un drapeau LGBT en vitrine, c'est
00:10:15ça qui a poussé à la haine en plus.
00:10:16Je pense que c'est même que des homophobes.
00:10:18C'est que je me retrouve pour avoir une plainte agressive et violence homophobe pour quelqu'un qui n'est
00:10:23pas homo.
00:10:24Voilà pour ce commerçant qui a témoigné de la violence qu'il a subie.
00:10:29On va s'intéresser maintenant à Nice.
00:10:31Là, c'est un magasin de moto qui a été complètement ravagé.
00:10:38Juste ici, on s'est couché par terre quand il y a eu les feux d'artifice.
00:10:41Vraiment juste là, ils les ont envoyés ici.
00:10:43On a failli se les prendre en pleine tête avec mes collègues.
00:10:45Pareil pour devant le magasin aussi, on s'en est pris dans les jambes, etc.
00:10:49Donc non, plus de peur que de mal, mais bon, ça aurait pu vraiment très vite dégénérer.
00:10:53Il y avait des barres de fer, des feux d'artifice, des mortiers.
00:10:55Enfin, ça va très très vite, quoi.
00:10:56Moi, j'espère que c'est des gens qui viennent ici.
00:10:59Mais il y en a un qui est sorti avec un casque, on a son visage.
00:11:02Il est passé le matin.
00:11:04On a son nom, son prénom.
00:11:06Ce qui est hallucinant, c'est que tout le monde sait quasiment qui a fait ça.
00:11:09En tout cas, c'est vrai que les commerçants ont payé un lourd très beau.
00:11:11On a été rejoint par Odélia.
00:11:12Bonsoir, vous êtes pharmacienne.
00:11:14Votre témoignage a ému beaucoup de gens parce que vous vous avez été interrogé juste après.
00:11:18Votre pharmacie a été complètement ravagée, saccagée.
00:11:22Où est-ce que vous en êtes là à l'heure où on se parle ?
00:11:25Est-ce que déjà vous avez retrouvé la niaque, je dirais, pour reconstruire, j'imagine ?
00:11:31Ça y est, là.
00:11:31Ça y est, vous êtes repartie ?
00:11:33Le choc est passé.
00:11:33Le choc est passé.
00:11:34Vous avez déblayé un peu ?
00:11:35Non, je n'ai pas encore le droit.
00:11:37Parce que l'expert d'AXA vient demain matin.
00:11:39Donc du coup, on va voir.
00:11:41Mais là, ça y est, le choc est bien passé.
00:11:44J'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup pleuré.
00:11:47Et là, ça y est, voilà.
00:11:49Maintenant, j'ai changé d'état d'esprit.
00:11:51Je suis, je veux recommencer, je veux tout déblayer, tout ranger, tout réarranger, réouvrir le plus vite possible, même si
00:12:01c'est avec des meubles de fortune.
00:12:06Il y a quelque chose d'hyper positif dans cette histoire, mine de rien.
00:12:10C'est que j'ai reçu un soutien de la part du monde entier complètement délirant.
00:12:15C'est vraiment, on a, c'est vraiment génial parce que des dizaines de gens que je ne connais pas
00:12:22du tout m'ont envoyé des messages, que ce soit, alors, on a une chaîne Instagram qui s'appelle Madame
00:12:28Pharma où les gens m'ont envoyé mille messages.
00:12:31Je n'ai même pas eu le temps de répondre à tout le monde, mais je le ferai.
00:12:34Mais on a des gens dans la rue qui m'arrêtent, du coup, avec les différents passages qui me reconnaissent
00:12:39et qui me disent tout mon soutien.
00:12:42La façade de ma pharmacie, c'est devenu un mur où tout le monde a tagué des messages de soutien.
00:12:47Franchement, je remercie le monde pour ça parce que sans ça, je ne tiens pas.
00:12:50Vraiment, ça a été le baume au cœur qui me manquait.
00:12:53Alors après, oui, voir l'œuvre de sa vie détruite en quelques heures, c'est violent.
00:13:02C'est très, très violent.
00:13:04Et d'autant que vous nous avez dit à ce moment-là, moi, j'ai des médicaments pour des gens
00:13:07qui sont malades.
00:13:09Rachel, on a tous été émues parce que vous nous disiez, il y a un médicament qui est hyper cher
00:13:14dans mon frigo qui a été saccagé.
00:13:15Je vais vous dire, le degré, c'est que j'ai découvert l'histoire sur TikTok.
00:13:19Je n'avais pas mon portable, j'étais pour une fête de famille à Strasbourg.
00:13:25J'ai, comment dire, j'ai un ami de ma sœur qui lui a écrit un message disant, dis-moi,
00:13:32ce ne serait pas la pharma de ta sœur.
00:13:34Et donc, je vais sur, je tape pharmacie, république, saccagé et je tombe sur ça.
00:13:39Et donc, je fais une énorme crise d'angoisse en me disant, mon Dieu, c'est chez moi, c'est
00:13:42chez moi, c'est chez moi.
00:13:43Au second, c'est chez moi.
00:13:44Et en fait, à ce moment-là, je me suis dit ça.
00:13:47J'ai appelé le patient pour lui dire, on va avoir un problème avec votre traitement, là, je sens.
00:13:52C'est le premier coup de fil que vous avez passé ?
00:13:53Le premier.
00:13:55C'est vraiment, c'est parmi les premiers coups de fil que j'ai passé parce que je me suis
00:13:58dit, mais mince, comment il va faire ?
00:14:00Parce que là, je me suis dit, ils vont tout ravager.
00:14:03Je me suis dit, allez, peut-être qu'il...
00:14:04En fait, je l'ai appelé au moment où j'ai vu que ma caméra de surveillance ne fonctionnait pas.
00:14:08Parce qu'ils me disent, ils ont dû couper le courant, donc je n'ai plus de frigo.
00:14:10Et là, vous avez dit son traitement.
00:14:12Lui, c'est question vie ou mort, on est d'accord, il en a besoin.
00:14:15C'est primordial, c'est obligatoire, ça va plus faire des douleurs qu'un décès, mais c'est...
00:14:23Mais c'est évident.
00:14:24On a la limite.
00:14:25Voilà.
00:14:26Julien Vendoul, quand vous entendez ces témoignages, quand on voit les images, on se dit, évidemment, que ces commerçants ont
00:14:31été abandonnés.
00:14:32Évidemment.
00:14:33Tout à fait.
00:14:34Et c'est vrai que votre témoignage est bouleversant.
00:14:37Parce que, en fait, vous appartenez à cette France silencieuse, à cette majorité silencieuse, qui travaille, qui respecte les règles,
00:14:45qui respecte les lois, qui se lève tous les matins.
00:14:49Et qui est dévasté, ravagé, pillé en quelques heures.
00:14:53Parce que, à la fois, des racailles et des pilleurs ont décidé de s'adonner à leur passe-temps favori
00:15:00et de réduire votre outil de travail en un champ de ruines.
00:15:04Et puis, parce que le gouvernement, un État, n'a pas fait son travail.
00:15:08Et c'est ça qui est insupportable.
00:15:10C'est que, vous, tous les matins, vous vous levez, vous décidez de servir nos concitoyens.
00:15:19Vous avez votre activité.
00:15:21Vous ne demandez rien d'autre.
00:15:23Vous, effectivement, on vous rattrapera si vous ne réglez pas vos charges, si vous ne réglez pas ce que vous
00:15:29devez.
00:15:30Et vous avez une autre France qui a l'impunité pour tout dévaster, pour tout casser.
00:15:35Et pour, encore une fois, dénaturer totalement notre pays.
00:15:38C'est ça qui est insupportable.
00:15:40Et bravo, en tout cas, de garder le moral et de rester positive, compte tenu de ce que vous avez
00:15:45vécu.
00:15:46Odélia.
00:15:47Ça fait très bizarre de se revoir encore.
00:15:49Ben oui, oui, je...
00:15:50Parce que la journaliste, elle était vraiment là au bon moment pour elle.
00:15:55C'était vraiment, elle m'a dit ce que je pouvais interviewer.
00:15:57J'ai dit, mais qu'est-ce que je pouvais interviewer, il n'y a plus rien.
00:15:59Donc, j'étais vraiment, j'étais au bout du rouleau à ce moment-là.
00:16:02C'était affreux.
00:16:03Parce que vraiment, je découvrais en même temps que...
00:16:06Elle.
00:16:07En même temps qu'elle, quasiment, le désastre.
00:16:10Et honnêtement, je ne m'attendais pas à un tel degré de désastre.
00:16:14De désastre, oui.
00:16:15Il y a des...
00:16:15Vous voyez, les gondoles, là, par exemple, qu'on voit à l'intérieur, on les a dessinées.
00:16:19Ce n'est pas du...
00:16:19Ce n'est pas de la...
00:16:20C'est vraiment, c'est du sur-mesure.
00:16:21On voulait que ce soit d'une certaine façon.
00:16:23Ma pharmace, c'était vraiment un cocon.
00:16:25C'est vrai qu'honnêtement, le métier de pharmacien, c'est un métier dont on parle peu.
00:16:29Mais les gens peuvent venir à n'importe quel moment pour un conseil, une écoute, un petit problème.
00:16:38Vraiment, c'est...
00:16:39Un gros problème.
00:16:40Un gros problème, bien sûr, aussi.
00:16:41Il y a des gens qu'on suit tout le temps, tous les mois.
00:16:45Alors, honnêtement, c'est vrai qu'il y a des casseurs.
00:16:47Mais de tout temps, il y a toujours eu des gens qui enfreignent la loi et qui font des horreurs
00:16:57de ce genre-là.
00:16:59Mais ce n'est pas la France...
00:17:02Je ne les défends pas loin de là, mais ce n'est pas la majorité des Français.
00:17:06C'est une très petite minorité qui nous a certes bien pourri ce week-end, qui nous a vraiment pourri
00:17:12la vie à beaucoup de monde.
00:17:13Mais vraiment, moi, ce que j'ai vraiment retenu de cette histoire, c'est le degré de soutien des Français.
00:17:21Et ça, vous avez raison de souligner.
00:17:22Et à ce moment-là, franchement, j'ai eu un élan de...
00:17:26J'adore mon pays.
00:17:28Énorme, après ça.
00:17:29C'est marrant, c'est un peu paradoxal.
00:17:31Je devrais dire que je déteste ce pays, je vais partir.
00:17:34Mais en fait, j'ai eu vraiment un élan de...
00:17:37De solidarité.
00:17:38Ok, il y a des gens pourris, mais des gens pourris, il y en a eu, il y en aura
00:17:40toujours.
00:17:43Et la majorité de la population a eu un degré.
00:17:45Il y en a un peu plus qu'avant.
00:17:47Ce que l'on vit depuis dix ans, objectivement, et malheureusement, que ce soit les journalistes, les commentateurs ou les
00:17:54simples citoyens,
00:17:55voient le climat d'ensauvagement, le climat de violence qui n'existait pas auparavant.
00:17:59Effectivement, il y a toujours eu des individus malhonnêtes, il y a toujours eu des délinquants, il y a toujours
00:18:03eu des criminels.
00:18:04Mais ce niveau-là de sauvagerie, et surtout ce niveau de récidive et d'impunité, on ne l'avait jamais
00:18:10connu.
00:18:11C'est ça le grand changement.
00:18:13Impunité, on verra les comparutions médias.
00:18:16Exactement, mais l'intensité de cette violence, c'est ça qui est très choquant.
00:18:21Et moi, j'en veux une nouvelle fois, et pardon d'insister, parce que cette violence-là, elle a été
00:18:26nourrie par une idéologie qui, au nom du bien,
00:18:31au nom de l'humanitaire, au nom de la décolonisation, au nom du racialisme, au nom de toutes les formes
00:18:37d'injustice,
00:18:38on va défoncer une pharmacie qui est vitale pour certaines personnes.
00:18:41Une pharmacie, une boulangerie, un monoprix, c'est une marque, des chaussures, André ?
00:18:49Chaussures de sport.
00:18:50Chaussures de sport, mais de tout, ils ont tout pris.
00:18:52Là, sur le coup, moi je suis...
00:18:53Oui, j'entendais Alain Duhamel, qui est un expert de la politique française depuis très longtemps.
00:18:59Qui ?
00:18:59Alain Duhamel.
00:19:00Ah oui, Alain Duhamel, pardon, je n'avais pas entendu.
00:19:02Vous savez, ce journaliste...
00:19:03Ah mais écoutez, oui, c'était mon parent de mémoire, donc je vois bien qui est Alain Duhamel.
00:19:07Il m'a surpris en disant l'autre jour qu'en 1968, les choses avaient été beaucoup plus violentes.
00:19:13Moi, j'avais 12 ans, mais enfin, je ne crois pas qu'en 1968, on ait assisté à un tel
00:19:18déferlement de violence.
00:19:19Il n'y avait pas les pièges.
00:19:19En 1968, les étudiants jetaient des pavés sur les forces de l'ordre, c'est vrai, boulevard Saint-Michel, boulevard
00:19:24Saint-Germain,
00:19:25mais ils n'attaquaient pas les vitrines.
00:19:27Là, on a eu affaire...
00:19:28Ce n'est pas mieux d'attaquer un policier, on est d'accord.
00:19:30Non, bien sûr, il n'y a pas eu cette espèce de déferlement.
00:19:33Vous n'avez pas acheté des pavés, André ?
00:19:34Comment ?
00:19:35Vous avez acheté des pavés, vous ?
00:19:35Non, j'avais 12 ans.
00:19:36Ah, ça va, alors.
00:19:37Non, non, ça va.
00:19:38Mais j'aurais peut-être fait mes 68 si j'avais été plus âgé.
00:19:41Mais en tout cas, je ne vois pas pourquoi Duhamel dit que c'était plus violent en 68.
00:19:45Ce qu'on a vu ce week-end n'était plus violent que ce qu'on a vu en 68.
00:19:48On va juste écouter Claude Maluret, qui est sénateur, qui a inverti le gouvernement.
00:19:52Il dit que le 17 octobre, pour lui, ce n'est qu'une répétition générale.
00:19:55Écoutez-le.
00:19:57Le 17 octobre n'était qu'une répétition générale.
00:20:00L'objectif est de continuer jusqu'à ce que les deux extrêmes se retrouvent face à face au deuxième tour
00:20:04de la présidentielle.
00:20:06Et lorsque l'un d'eux aura gagné, l'autre aura trouvé le prétexte pour finir d'enflammer le pays.
00:20:11Je crois le jeune sur ce que dit Claude Maluret, puisqu'on vient d'entendre de la part de cette
00:20:15commerçante,
00:20:16cette pharmacienne qui dit qu'il y a le pire et le meilleur aussi en même temps.
00:20:19C'est des choses très différentes.
00:20:20Je vous trouve très courageuse parce que dans votre histoire, il y a à la fois la détresse qu'on
00:20:25a tous ressentie,
00:20:26vous plus que nous, mais qu'on a tous ressentie ce week-end.
00:20:28Et en même temps, quelques jours après, vous êtes déjà remonté sur votre cheval
00:20:32et vous êtes prête à voir le positif et à rouvrir votre pharmacie.
00:20:35Donc je trouve ça magnifique.
00:20:36Sur ce que dit Claude Maluret, je suis beaucoup moins à l'aise.
00:20:39Pardonnez-moi, mais en fait, on est en train de vivre la dictature du relativisme.
00:20:42On a des émeutiers, des casseurs, vous les appelez comme vous voulez,
00:20:45qui sont la Nouvelle France de Mélenchon, en gros, c'est-à-dire les gens qui viennent des banlieues
00:20:49et ceux qui viennent d'extrême-gauche qui ont mis à sac plusieurs grandes villes dans ce pays.
00:20:54Et ils trouvent le moyen de mettre dos à dos le RN et Mélenchon.
00:20:57Ça n'a absolument rien à voir.
00:20:58Par ailleurs, il dit en attendant que l'un et l'autre gagnent pour finir de mettre à sac le
00:21:01pays.
00:21:02On va pouvoir demander à M. Oudoul, mais est-ce que si par hasard Mélenchon gagne,
00:21:05vous allez déclencher des émeutes et mettre le feu partout ?
00:21:08Je ne suis pas sûr. En tout cas, je ne l'ai pas lu dans votre programme.
00:21:09Pas le genre de la maison, en tout cas.
00:21:11Et effectivement, Claude Maluret, qui dans son obsession à la fois anti-LFI,
00:21:16et on peut la comprendre, et anti-RN, met nos deux parties sur le même plan,
00:21:22je n'ai pas entendu Marine Le Pen exhorter des hordes à s'interposer, à passer à l'acte.
00:21:29Je n'ai pas entendu des maires du RN légitimer la violence.
00:21:32Ça n'existe pas. Et d'ailleurs, on observe quand même un deux poids deux mesures,
00:21:36puisque si le quart des propos qui ont été tenus par les membres de la France insoumise
00:21:40avaient été tenus par des membres du RN, je pense qu'il y aurait eu des sanctions extrêmement fermes.
00:21:46Je pense qu'il y aurait eu des révocations.
00:21:47Et peut-être la question de l'interdiction du RN aurait été posée.
00:21:51Mais j'observe que pour la France insoumise, il y a un climat d'impunité,
00:21:54comme pour d'ailleurs les ministres d'extrême-gauche et comme pour les racailles de banlieue.
00:21:57Tout est permis, tout est possible.
00:21:59Les propos les plus jorduriers, les plus incendiaires, les plus stigmatisants,
00:22:03les plus violents, les plus antisémiques, les plus racistes, tout est possible.
00:22:06Une dernière question, Odélia.
00:22:07Quand est-ce que vous pensez pouvoir rouvrir la pharmacie ?
00:22:10Est-ce que vous quantifiez en jours, en semaines ?
00:22:12En mois.
00:22:13En mois.
00:22:13En mois, c'est une catastrophe.
00:22:16Vous n'avez pas les images.
00:22:17Je pense que, je dis que demain, une fois que l'expert serait passé,
00:22:21je ferai une vidéo parce que je voulais montrer vraiment l'état délirant de ma réserve.
00:22:26Ils ont tout brûlé.
00:22:28Brûlé ?
00:22:29Il y a un point sur lequel je suis d'accord,
00:22:31c'est que les revendications de base sur la vie chère,
00:22:35là, elles ne sont pas celles.
00:22:37Ce n'est pas du tout un problème de vie chère.
00:22:39À la limite, ils se sont dit, allez, on n'a pas les crèmes,
00:22:41j'ai entendu quelqu'un dire ça, on veut faire un cadeau de Noël,
00:22:44on n'a plus les moyens ou quoi, et donc on va voler.
00:22:48À la limite, je l'aurais entendu.
00:22:50Ça, on ne peut pas l'entendre, on ne peut pas, ce n'est pas possible.
00:22:53Ce qu'on a vécu, c'est de l'ordre du délire.
00:22:57Il faut voir l'état de ma pharmacie.
00:22:58J'ai des photos, dommage, j'aurais dû vous les envoyer
00:23:00parce qu'en fait, ils ont brûlé ma réserve.
00:23:02Mais quand je dis qu'ils l'ont brûlé, ils ont tout brûlé.
00:23:05Mais tout est en feu.
00:23:06Elle dit, demain, je vais faire une vidéo là-dessus
00:23:08parce qu'il faut que je monte.
00:23:11Je suis d'accord sur le fait que là, on a passé à un stade.
00:23:15Je ne comprends pas.
00:23:15Ils ont arraché mon ballon d'eau chaude,
00:23:17il y a mes frigos qui sont brûlés.
00:23:19Il y a mon robot qui a été fracassé.
00:23:22Mais tout est piétiné.
00:23:24Regardez, c'est fou.
00:23:26D'accord, ils ont volé, mais les gondoles dans cet état,
00:23:28les ordi, ils sont servis d'une chaise.
00:23:30On voit dans une des vidéos que ma voisine d'en face a filmé
00:23:33parce qu'elle m'a dit qu'elle voulait me le montrer après.
00:23:35Super.
00:23:37On voit quelqu'un prendre une chaise pour péter le miroir.
00:23:42Attention à mon langage.
00:23:43Pour casser le miroir qui est en hauteur.
00:23:45Il est où, on a perdu l'objectif ?
00:23:49Sur ce point-là, oui, c'est vrai que c'est délirant.
00:23:53Mais il y a autre chose, il y a quelque chose qui me gêne.
00:23:55C'est qu'on parle beaucoup de ces gens-là
00:24:00comme étant des gens de banlieue.
00:24:02Mais que ce soit dans ma pharmacie,
00:24:04que ce soit dans ma vie,
00:24:08vraiment, ce n'est pas vrai.
00:24:10Les gens de banlieue, on ne peut pas trop généraliser.
00:24:14Parce que moi, par exemple, j'ai une personne qui bose dans ma pharma,
00:24:18qui a son titre de séjour, qui est ultra réglo,
00:24:20qui fait tout pour être un Français nickel.
00:24:23Alors, évidemment qu'on ne peut pas parler...
00:24:25Quand vous parlez de société, moi, je parle de personne
00:24:28parce qu'évidemment, on ne parle pas à la même échelle.
00:24:32Mais moi, j'avoue que quand j'entends que c'était les immigrés
00:24:37un peu dans leur ensemble, les gens de quartier dans leur ensemble...
00:24:41Et il n'y avait pas que ça, sans doute, dans les gens
00:24:44qui s'en sont pris à votre magasin, j'imagine.
00:24:46Il y avait des gens qui ont laissé tomber la morale.
00:24:50Absolument. Merci.
00:24:51Qui ont laissé complètement tomber la morale pour attaquer une pharma.
00:24:54Merci en tout cas, Odélia, de ce beau témoignage.
00:24:56Parce qu'on se dit que vous allez repartir
00:24:58et qu'il y a des gens qui vont vous aider.
00:25:00Merci beaucoup d'être venus.
00:25:01On se retrouve dans un instant d'un punchine.
00:25:03On partira au tribunal judiciaire pour voir la réponse pénale,
00:25:06la réponse de la justice.
00:25:07Qu'est-ce qu'on va donner comme peine ?
00:25:08Et là, André Valigny va nous aider,
00:25:10l'avocat, à juger les jugements, à juger les juges.
00:25:14A tout de suite dans Punchline sur CNews.
00:25:1917h32, on se retrouve en direct dans Punchline sur CNews,
00:25:22direction le tribunal judiciaire de Paris,
00:25:23où se trouve Célia Barotte avec Axel Rebault.
00:25:26Bonsoir, Célia.
00:25:27Où est-ce qu'on en est des comparutions immédiates ?
00:25:29Qui a défilé à la barre aujourd'hui ?
00:25:30Est-ce que c'est moins chaotique qu'hier, d'abord, pour commencer ?
00:25:36Oui, Laurence, une journée moins chaotique,
00:25:39mais toujours aussi désorganisée,
00:25:42puisque quatre salles sont consacrées à ces comparutions immédiates.
00:25:46Mais aujourd'hui, on juge les dernières gardes à vue,
00:25:48notamment pour des faits qui ont eu lieu le 19 octobre dernier,
00:25:52ou encore hier.
00:25:53C'était le cas d'Edouardo, âgé de 22 ans.
00:25:57On lui a reproché d'avoir, lundi, devant son établissement scolaire,
00:26:02d'avoir craché et insulté un membre des forces de l'ordre.
00:26:06Il avait également le visage dissimulé, le visage caché.
00:26:10Il a donc demandé à être jugé plus tard,
00:26:13à ce que son procès soit renvoyé à une date ultérieure.
00:26:16Il sera jugé le 24 novembre prochain.
00:26:19En attendant, il a été placé sous contrôle judiciaire.
00:26:22Pourtant, le parquet de Paris avait demandé
00:26:24à ce qu'il soit placé en détention provisoire.
00:26:26Pour quelles raisons ?
00:26:27Eh bien, parce qu'il y a un risque de réitération des faits,
00:26:30notamment avec la prochaine manifestation
00:26:32qui aura lieu le 24 octobre prochain.
00:26:35Voilà, Laurence, des audiences,
00:26:37en tout cas des affaires qui sont jugées.
00:26:39Mais c'est long, ici, au tribunal judiciaire de Paris.
00:26:41Mais une dernière image, avant de vous laisser,
00:26:43eh bien, ce sont ces personnes,
00:26:45ces nombreuses personnes qui sont présentes
00:26:47au tribunal judiciaire de Paris.
00:26:49Toutes les salles affichent complets.
00:26:51Il faut faire preuve de patience
00:26:52pour assister à ces audiences
00:26:54et comprendre le fonctionnement de la justice
00:26:56et savoir quelles peines, eh bien,
00:26:59ces casseurs, ces pilleurs vont être condamnés.
00:27:02Merci, Célia Barotte et André Valigny.
00:27:05C'est long, effectivement.
00:27:07Est-ce qu'on a du mal à avoir un aperçu, réellement ?
00:27:10On est à 160, je ne sais plus,
00:27:1314, disait ce matin Gérald Darmanin,
00:27:15mis en détention.
00:27:16Mais sur l'ensemble des interpellés
00:27:18et puis l'ensemble des comparutions immédiates,
00:27:20les cantums des peines,
00:27:21on a du mal à se faire une idée très objectivement.
00:27:23On a endroit par endroit,
00:27:24mais on n'a pas la grande photo.
00:27:26Pour le moment, c'est assez dispersé comme résultat.
00:27:31Donc, il faut attendre un résultat global.
00:27:33J'ai entendu Gérald Darmanin,
00:27:34sur votre chaîne d'ailleurs,
00:27:36se féliciter de la rapidité de la justice,
00:27:38ce qui est vrai,
00:27:39et de la sévérité de la justice.
00:27:41Les réquisitions sont sévères.
00:27:43Les parquets ont demandé des peines sévères.
00:27:45On va voir si les juges du siège
00:27:46prononcent des peines aussi sévères.
00:27:49Donc, voilà, il faut attendre.
00:27:50On ne sait pas encore
00:27:51si la sévérité est au rendez-vous.
00:27:52Moi, je suis partisan de la plus grande sévérité,
00:27:54c'est clair.
00:27:55Il faut punir sévèrement
00:27:57ceux qui ont commis ces actes odieux,
00:28:00les pillages notamment.
00:28:02Mais je me demande quelle peine est efficace.
00:28:04Au-delà de la punition,
00:28:05envoyer quelqu'un en prison,
00:28:06c'est une punition.
00:28:07On dit même que les courtes peines
00:28:08peuvent être utiles.
00:28:09Pourquoi pas ?
00:28:10170 sur 6 000 gardes à vue.
00:28:13Mais je me demande,
00:28:14quand ils ressortent de prison,
00:28:15est-ce qu'ils ont vraiment changé ?
00:28:16Est-ce qu'ils ne sont pas prêts à recommencer ?
00:28:19La mythologie de la prison
00:28:20qui serait criminogène...
00:28:22Mais est-ce que ça suffit ?
00:28:23Non, je ne dis pas qu'elle est criminogène.
00:28:25Je dis que lorsqu'ils ressortent...
00:28:26Il suffit à protéger la société déjà.
00:28:27Oui, pendant un certain temps,
00:28:28mais ils vont ressortir à éviter la réitération.
00:28:30C'est ce qu'on demande à la prison.
00:28:32On a un système aujourd'hui totalement fou
00:28:33où on a fait passer la réinsertion,
00:28:36le bien-être du détenu
00:28:38avant la protection de la société.
00:28:40La réparation pour les victimes.
00:28:42Si, si, si.
00:28:43Et aujourd'hui, il faut que la prison
00:28:44retrouve sa vocation première.
00:28:46Ça passe évidemment par la construction massive
00:28:48de places de prison.
00:28:49J'observe que les promesses de M. Macron
00:28:52en 2017,
00:28:53c'était 15 000 places de prison
00:28:55sur un quinquennat.
00:28:56Au bout d'un décennat,
00:28:57on en est à...
00:28:58Moins de 5 000.
00:28:59Voilà.
00:28:59Donc, c'est quand même affligeant.
00:29:01Après, ce n'est pas aussi simple que ça.
00:29:03Chacun en est conscient.
00:29:05La situation sécuritaire de notre pays
00:29:08impose un choc au niveau des places de prison
00:29:10parce que ça conditionne effectivement
00:29:13aussi l'échelle des peines.
00:29:15Ça conditionne les décisions qui sont prises
00:29:17et aussi la mise en insécurité des Français.
00:29:19Quand vous avez des gens de cette nature-là
00:29:21qui agressent des forces de l'ordre,
00:29:22qui constituent une menace pour la société,
00:29:24de les laisser en liberté
00:29:25ou avec des peines de substitution
00:29:27avec un bracelet électronique
00:29:28ou un travail d'intérêt général
00:29:30qu'ils ne feront pas,
00:29:31tout ça est évidemment dangereux.
00:29:32M. Audou, je suis d'accord.
00:29:33Il faut être très sévère
00:29:35et les punir très sévèrement.
00:29:36Et pourquoi pas les mettre en prison ?
00:29:38Je pose la question de l'après.
00:29:39Quand ils ressortent au bout de 6 mois ou un an,
00:29:42est-ce qu'ils ressortent dans le même état ?
00:29:43Est-ce qu'ils ont envie de recommencer ?
00:29:45Ou est-ce que ça leur a servi de leçon ?
00:29:47Moi, je n'en sais rien.
00:29:47Espérons que ça serve à quelque chose,
00:29:49André, la peine.
00:29:50Je ne sais pas.
00:29:50Vous nous dites qu'il ne faut pas les mettre en prison ?
00:29:52Mais non, c'est le contraire, Laurence.
00:29:53Il faut les mettre en prison.
00:29:55C'est un avocat qui vous le dit,
00:29:56de gauche en plus,
00:29:57où j'ai tous les défauts.
00:29:58Je dis qu'il faut les mettre en prison,
00:30:00mais il faut que la prison soit utile.
00:30:02Et peut-être qu'il faut, après la prison,
00:30:03les mettre dans des structures spécialisées
00:30:05pour aller apprendre un métier,
00:30:06leur apprendre à se lever le matin,
00:30:08à respecter l'ordre,
00:30:09à être poli,
00:30:10à être civilisé.
00:30:10Ça s'appelle l'armée.
00:30:12Ça s'appelle l'armée.
00:30:13Je vous assure, ça s'appelle l'armée.
00:30:14Écoutons juste Marine Le Pen,
00:30:16qui dénonce une forme de complaisance
00:30:18chez certains juges.
00:30:20À Tours, sur 31 interpellations,
00:30:23il y a eu 20 pillages,
00:30:2414 policiers blessés,
00:30:26tous quasiment ont bénéficié
00:30:28d'un classement sans suite.
00:30:29Donc moi, je veux,
00:30:30tribunal par tribunal,
00:30:32que les Français,
00:30:33au nom de qui la justice est rendue,
00:30:35soient capables de se faire une opinion
00:30:37sur le respect par les procureurs
00:30:39des instructions qui sont données
00:30:41par le ministre de la Justice.
00:30:43Mais ce sont les juges qui jugent.
00:30:44Non, mais là, le classement sans suite,
00:30:45ce n'est pas les juges qui jugent.
00:30:46C'est le procureur qui décide
00:30:48de ne pas poursuivre.
00:30:49Excusez-moi, bon,
00:30:50ce qui pose un énorme problème.
00:30:53Donc voilà, je souhaite cela.
00:30:55Concernant les juges,
00:30:56il y a des juges qui ont,
00:30:58à l'égard de tout cela,
00:30:59une forme de complaisance.
00:31:01Complaisance, je crois le jeune.
00:31:02On verra, on verra au final,
00:31:03effectivement,
00:31:03si ce dit Marine Le Pen
00:31:04est avéré par les condamnations,
00:31:06en définitive.
00:31:07Oui, bien sûr.
00:31:08Alors déjà,
00:31:08sur la question des classements sans suite
00:31:10dont elle parle,
00:31:10Marine Le Pen,
00:31:11à Tours,
00:31:11c'est intéressant
00:31:12parce que ça va relancer
00:31:12le vieux débat qu'on a
00:31:13avec André Valigny.
00:31:14Mais c'est cette loi anti-casseur
00:31:15qui aujourd'hui est jugée
00:31:19inconstitutionnelle.
00:31:20Mais qui...
00:31:21Oui, enfin,
00:31:22moi je me trompe à chaque point.
00:31:23Antipostitutionnellement.
00:31:24Voilà, exactement.
00:31:26Mais ce sujet-là,
00:31:27pour moi,
00:31:28est un sujet très important.
00:31:29En 2018,
00:31:29on a essayé de remettre
00:31:30des dispositions dans le droit
00:31:32et ça a été censuré
00:31:32par le Conseil constitutionnel.
00:31:34C'est une mauvaise chose
00:31:34parce qu'aujourd'hui,
00:31:35ces classements sans suite,
00:31:36c'est parce que c'est des gens
00:31:36qu'on n'a pas réussi
00:31:37à reconnaître formellement
00:31:38sur les images,
00:31:38à identifier...
00:31:39Ou erreur de procédure,
00:31:40etc.
00:31:40Ou erreur de procédure.
00:31:41C'est un maquis,
00:31:42en fait,
00:31:42à la fin,
00:31:42et c'est très compliqué
00:31:43de condamner les gens.
00:31:44Après,
00:31:44il y a l'autre partie.
00:31:45Moi,
00:31:45je suis d'accord
00:31:45avec ce que disait André
00:31:46tout à l'heure
00:31:46sur le fait que très souvent
00:31:48les peines requises
00:31:49sont sévères
00:31:50et correspondent au code pénal.
00:31:52Et puis derrière,
00:31:52vous avez la réalité.
00:31:53C'est ce qui s'est passé
00:31:54d'ailleurs après les émeutes
00:31:55du PSG au mois de juin dernier.
00:31:57Et les peines sont inexistantes
00:31:58ou quasiment.
00:31:59Et si vous voulez,
00:32:00les magistrats
00:32:00qui ne prononcent pas les peines
00:32:01ne sont pas des gens
00:32:02hors la loi non plus.
00:32:03C'est-à-dire qu'ils se servent
00:32:04de ce qu'il aurait donné
00:32:04dans le droit
00:32:05pour libérer des gens.
00:32:06Donc c'est aménagement de peine,
00:32:08Brasse Téléchronique,
00:32:09Julien Audou le disait,
00:32:10ou pas d'ailleurs,
00:32:11en dessous de deux ans
00:32:12vous n'allez quasiment jamais
00:32:12en prison.
00:32:13Et ça aussi,
00:32:14c'est possible en réformant
00:32:15la loi, le code pénal,
00:32:16de faire en sorte
00:32:16que les magistrats
00:32:17qui soient d'extrême gauche
00:32:18ou pas n'aient plus
00:32:19la possibilité de laisser
00:32:20quelqu'un qu'on a vu
00:32:21jeter un parpoing
00:32:22sur un policier
00:32:22dormir le soir chez lui.
00:32:24Rachel, là-dessus,
00:32:25sur la justice
00:32:31mais il y a quand même
00:32:32urgence pour l'État.
00:32:33Et je pense que ça passe
00:32:34évidemment par la justice
00:32:35et tous nos piliers,
00:32:37la justice,
00:32:38l'école
00:32:39et autres,
00:32:40l'Assemblée,
00:32:41les institutions,
00:32:41nos mairies
00:32:42doivent être debout
00:32:44et remettre la rigueur
00:32:45en place
00:32:45qui fasse tenir ce pays.
00:32:47Et c'est vrai
00:32:47que c'est absolument détestable.
00:32:48Toutes les personnes,
00:32:50les victimes
00:32:50qui ont fréquenté
00:32:51les prétoires
00:32:52sont un peu désabusées
00:32:55de cette justice
00:32:55trop laxiste.
00:32:56On a évoqué aussi
00:32:57l'action de la France insoumise,
00:33:00en tout cas l'influence
00:33:00qu'a eu la France insoumise
00:33:02sur certains groupuscules.
00:33:03C'est d'ailleurs
00:33:04Laurent Miez
00:33:04qui a très clairement
00:33:06pointé du doigt
00:33:06comme Sébastien Lecornu
00:33:07et la France insoumise.
00:33:08On va écouter
00:33:09le ministre de l'Intérieur
00:33:10parler des groupuscules
00:33:11d'ultra-gauche.
00:33:14Monsieur le député,
00:33:14c'est qu'elles sont suivies
00:33:15de très près ces mouvances
00:33:16et dans des conditions
00:33:18et dans des conditions
00:33:20qui, en général,
00:33:21sont entourées
00:33:21de beaucoup de sécurité
00:33:22mais je peux vous dire
00:33:23que nous le connaissons.
00:33:24Et il y a des individus
00:33:25effectivement
00:33:25qui font l'objet de suivi.
00:33:26Vous avez cité
00:33:27le fait de l'individu
00:33:28interpellé à Limoges
00:33:30qui a été dit depuis
00:33:31par la presse
00:33:31effectivement à l'individu
00:33:32de l'ultra-gauche
00:33:33effectivement.
00:33:34Ce que je peux vous dire
00:33:35c'est que cette mouvance
00:33:36elle est suivie de très près.
00:33:38À preuve,
00:33:39après l'effet dramatique
00:33:41de Limoges,
00:33:41vous aurez noté
00:33:42que l'interpellation
00:33:43a eu lieu très rapidement.
00:33:44Ce que vous me dites
00:33:45c'est qu'il eut fallu
00:33:46l'interpeller
00:33:47de manière préventive.
00:33:49Non,
00:33:49ce n'est pas comme ça
00:33:50que fonctionne un état de droit.
00:33:51Dans un état de droit
00:33:51il y a les services
00:33:52de renseignement
00:33:53qui surveillent
00:33:53des individus dangereux
00:33:54qui peuvent effectivement
00:33:56se livrer à des activités
00:33:57de subversion violentes
00:33:58collectives
00:33:59et c'est ce qui a été fait
00:34:00dans ce genre de situation.
00:34:02Alors,
00:34:02Laurence qui évoquait
00:34:03l'incendie de la mairie
00:34:04de Limoges
00:34:05ça vous satisfait
00:34:07comme réponse
00:34:07Julien Oudoul ?
00:34:08En fait,
00:34:08c'est l'état
00:34:09de quel droit ?
00:34:10C'est le droit de qui ?
00:34:12Le droit des casseurs ?
00:34:14Le droit des pilleurs ?
00:34:15Le droit des racailles ?
00:34:16On a l'impression
00:34:16que le droit des honnêtes
00:34:17de gens
00:34:18il n'existe jamais.
00:34:19À chaque fois
00:34:20nous avons nos gouvernants
00:34:21qui se retranchent
00:34:22derrière l'état de droit
00:34:23qui est un état
00:34:23d'impuissance
00:34:24et de lâcheté.
00:34:25Il y a effectivement
00:34:26comme vous le disiez
00:34:28une connivence
00:34:28une complaisance
00:34:29pour ne pas dire
00:34:29une collaboration active
00:34:31entre certains partis
00:34:32et les groupuscules
00:34:33extrémistes
00:34:34d'ultra-gauche
00:34:35qui sont en première ligne
00:34:37pour semer la dévastation.
00:34:38J'en veux pour preuve
00:34:39que la mairie de Grenoble
00:34:40mairie écologiste
00:34:42qui a pourtant été
00:34:44C'est en l'isère
00:34:44chez M. Lavalini
00:34:45Exactement
00:34:46ça tombe bien
00:34:46la mairie écologiste
00:34:48qui a été élue
00:34:48grâce aux voix de LFI
00:34:50grâce au soutien de LFI
00:34:51qui a vu d'ailleurs
00:34:52il y a quelques semaines
00:34:54des membres
00:34:55du conseil municipal
00:34:56LFI
00:34:57agressé
00:34:57des agents
00:34:58municipaux
00:34:59la mairie
00:35:00LFI
00:35:01l'absurde révélateur
00:35:02écologiste
00:35:03avait octroyé
00:35:05une salle
00:35:05pour la tenue
00:35:06d'une conférence
00:35:07d'un groupuscule
00:35:08extrémiste
00:35:08dont Jung
00:35:10je ne sais quoi
00:35:11qui voulait
00:35:13engager la révolution
00:35:14comment s'interposer
00:35:16et comment finalement
00:35:17violenter
00:35:18les forces de l'ordre
00:35:19la mairie écologiste
00:35:20avait octroyé
00:35:21une salle
00:35:21grâce aux élus
00:35:23du rassemblement national
00:35:24qui sont montés
00:35:24au créneau
00:35:26elle a en catastrophe
00:35:27il y a quelques heures
00:35:29annulé cette réservation
00:35:30mais vous voyez bien
00:35:31encore une fois
00:35:31que tout est gangréné
00:35:33les soulèvements
00:35:33de la terre aussi
00:35:34puisque celui
00:35:35qui a manifestement
00:35:37incendié la mairie
00:35:38de Limoges
00:35:38était proche
00:35:39des soulèvements
00:35:39de la terre
00:35:40qui n'est pas
00:35:40un groupe
00:35:42bienfaisant
00:35:43bienveillant
00:35:43qui veut les pâquerettes
00:35:44et du bon air
00:35:46pour tous
00:35:47mais qui est un groupe
00:35:48éco-terroriste
00:35:49qui ravage
00:35:50le travail
00:35:50de nos agriculteurs
00:35:51qui agresse
00:35:52les forces de l'ordre
00:35:53et tout cela est lié
00:35:54c'est l'avant-garde
00:35:55de LFI
00:35:56et des écologistes
00:35:57André Valény
00:35:58là-dessus
00:35:58oui là il faut faire
00:35:59une différence
00:36:00monsieur Odoul
00:36:00entre LFI
00:36:01et les écologistes
00:36:02notamment
00:36:02je n'en fais aucune
00:36:03ah bah oui
00:36:03moi je n'en fais aucune
00:36:04parce qu'à Grenoble
00:36:05madame Ruffin
00:36:07n'a pas de pire opposant
00:36:09que monsieur Brunon
00:36:10qui est le leader
00:36:11LFI sur Grenoble
00:36:12il y a eu un accord
00:36:13technique
00:36:13que j'ai regretté
00:36:14au deuxième tour
00:36:15c'est vrai
00:36:15mais dès le deuxième tour
00:36:17terminé
00:36:17monsieur Brunon
00:36:18monsieur Brunon
00:36:19s'est mis dans l'opposition
00:36:21et il n'a de cesse
00:36:22d'attaquer madame Ruffin
00:36:23et madame Ruffin
00:36:24mais ils se réunissent
00:36:25toujours en vrai
00:36:25c'est la même idéologie
00:36:27écoutez
00:36:27c'est le même projet politique
00:36:28c'est le même projet politique
00:36:28c'est le même projet politique
00:36:29c'est le même projet politique
00:36:29la mairie écologiste de Grenoble
00:36:31a été enfoncée
00:36:32par les émeutiers
00:36:32ils ont pénétré
00:36:33dans la mairie de force
00:36:34donc vous voyez
00:36:35qu'il y a quand même
00:36:35une différence
00:36:36entre ce qui s'est passé samedi
00:36:38et madame Ruffin
00:36:38maire écologiste de Grenoble
00:36:40ils reçoivent encore une fois
00:36:42la monnaie
00:36:43de complaisance
00:36:45de voix aussi
00:36:46parce que quand vous acceptez
00:36:47effectivement
00:36:48de gagner une mairie
00:36:49avec les voix de LFI
00:36:50vous en assumez les conséquences
00:36:52et je le redis
00:36:53entre LFI
00:36:54la meute LFI
00:36:55et les verts
00:36:56c'est la même idéologie
00:36:58islamo-gauchiste
00:36:59il n'y a pas
00:37:00une feuille de papier à cigarette
00:37:01entre ce que pense
00:37:02Jean-Luc Mélenchon
00:37:03et ce que pense
00:37:04madame Châtelain par exemple
00:37:05c'est exactement la même chose
00:37:06et c'est pas pour rien d'ailleurs
00:37:07que les deux veulent faire alliance
00:37:08à la présidentielle
00:37:09après ce qui est très pénible
00:37:11dans ce qui se passe
00:37:12c'est qu'on a des services
00:37:13de renseignement
00:37:13on a des policiers
00:37:15qui sont sur le terrain
00:37:16mais on a aussi
00:37:17des policiers
00:37:18qui enquêtent
00:37:18et qui passent du temps
00:37:19à enquêter
00:37:20qui font des rapports
00:37:21qui documentent
00:37:22qui font des auditions
00:37:23etc
00:37:24et ensuite
00:37:25la justice
00:37:26ne pénalise jamais
00:37:27c'est à dire
00:37:28qu'on sait
00:37:29on connait la dangerosité
00:37:30des faits
00:37:30et après
00:37:31on a une justice
00:37:32les magistrats
00:37:32qui ne statuent pas
00:37:33on va écouter Jean-Luc Mélenchon
00:37:34et je vous passe la parole
00:37:35Geoffroy
00:37:36parce que demain
00:37:37le Premier ministre
00:37:38doit recevoir
00:37:38les chefs de partis
00:37:39politiques
00:37:40pour les tenir au courant
00:37:41j'imagine
00:37:42du dispositif de sécurité
00:37:44et tout est pointi
00:37:44alors déjà
00:37:46Marine Le Pen
00:37:46et Jordan Barnella
00:37:47on dit qu'on n'ira pas
00:37:47Eric Ciotti non plus
00:37:49et alors écoutez
00:37:50ce qu'a dit
00:37:50Jean-Luc Mélenchon
00:37:51lui n'ira pas
00:37:51mais il aura
00:37:52certains des membres
00:37:53dans les Français
00:37:54qui iront
00:37:54mais écoutez le programme
00:37:57La République
00:37:57tient par cette conviction
00:37:59commune
00:37:59qu'aucun désaccord
00:38:00aucune colère
00:38:00aucune ambition politique
00:38:02ne peut justifier
00:38:02le recours à la violence
00:38:04cette conviction
00:38:05engage chacun d'entre nous
00:38:06dans ses paroles
00:38:06comme dans ses actes
00:38:07tu vas nous faire signer
00:38:08un certificat
00:38:09c'est ça que tu veux
00:38:10tu crois vraiment
00:38:11qu'on va le faire
00:38:11bien sûr que non
00:38:12on va y aller
00:38:13on va te pourrir la réunion
00:38:16alors sous les acclamations
00:38:18du public
00:38:18on va te courir
00:38:19à la réunion
00:38:20dit-il
00:38:20en tutoyant
00:38:20le Premier ministre
00:38:21au Froid Le Jeune
00:38:23c'est intéressant
00:38:24parce qu'il a commencé
00:38:24samedi dans les cortèges
00:38:25en disant
00:38:26c'est normal
00:38:27les affrontements
00:38:27entre les manifestants
00:38:28et la police
00:38:29au moment où ça commençait
00:38:31parce que ça a commencé
00:38:31tôt
00:38:31samedi
00:38:32c'est pas des échauffoirés
00:38:33de fin de soirée
00:38:34dès le matin
00:38:35il y avait déjà
00:38:35des heures
00:38:37et toute la journée
00:38:38ça a été
00:38:39le champ de bataille
00:38:40donc au moment
00:38:41où ça se passait
00:38:41il a expliqué
00:38:42que c'était normal
00:38:42et qu'il fallait arrêter
00:38:43de diaboliser
00:38:43cette vie
00:38:44violence qui s'exprimait
00:38:45c'est la première chose
00:38:46ensuite il a dit
00:38:47qu'il n'avait rien à voir
00:38:47vraiment rien à voir
00:38:48ça c'était la manière
00:38:49assez utile
00:38:50d'intimider
00:38:51tous ceux qui pourraient dire
00:38:52attention il y a une connivence
00:38:53entre la France Insoumise
00:38:53et ce qui s'est passé
00:38:55et d'ailleurs il ne se privera pas
00:38:56je pense d'attaquer en justice
00:38:57des gens qui ont essayé
00:38:58de faire ce parallèle
00:38:59même s'il est étayé
00:39:00quand même par tous les gens
00:39:01qui notamment
00:39:02dont c'est le métier
00:39:03les renseignements
00:39:04le ministre de l'Intérieur
00:39:05etc
00:39:05et pour terminer
00:39:06il y a cette menace
00:39:07presque
00:39:08parce qu'on va te pourrir
00:39:09la réunion
00:39:10et puis
00:39:15on va te signer un certificat
00:39:17la phrase qui est dite
00:39:17juste avant
00:39:18est quelque chose
00:39:18qui devrait rassembler tout le monde
00:39:19quoi que vous pensiez
00:39:20gauche droite
00:39:20peu importe
00:39:21on devrait tous être d'accord
00:39:22pour dire que la violence
00:39:23n'a pas sa place
00:39:23dans le débat public
00:39:24de résoudre les conflits
00:39:26etc
00:39:26et donc puisqu'il se moque
00:39:28de cette formulation
00:39:30ça veut dire qu'il n'est pas d'accord
00:39:31ou qu'il est mal à l'aise
00:39:31avec l'idée de signer
00:39:32de ratifier cette phrase
00:39:35André
00:39:35ça vous fait réagir
00:39:36je suis d'accord
00:39:37avec ce qui vient d'être dit
00:39:38mais au-delà de ça
00:39:40il y a une espèce
00:39:41d'abaissement
00:39:42du niveau de la politique
00:39:43du débat public
00:39:45comment voulez-vous apprendre
00:39:46aux nouvelles générations
00:39:48à être respectueux
00:39:49des règles
00:39:50et des interlocuteurs
00:39:51et des institutions
00:39:52quand le leader
00:39:53du premier parti de gauche
00:39:54s'exprime de cette façon
00:39:56face au premier ministre
00:39:58et en tutoyant le premier ministre
00:39:59en disant
00:40:00on va te pourrir la vie
00:40:00c'est lamentable
00:40:01dernier élément
00:40:02que je voulais vous faire écouter
00:40:03c'est un échange
00:40:04à distance entre Donald Trump
00:40:05et Emmanuel Macron
00:40:06à propos de ses émeutes
00:40:07de ce week-end
00:40:08le président américain
00:40:10estime qu'il y a
00:40:11un vrai lien
00:40:11entre les émeutes
00:40:12et l'immigration
00:40:13il a sévèrement
00:40:15dit ce qu'il pensait
00:40:16on va écouter
00:40:17la réponse d'Emmanuel Macron
00:40:18juste après
00:40:19il y a des gens
00:40:23qui arrivent dans des pays
00:40:24dont ils n'aiment pas la culture
00:40:25quelqu'un l'a très bien dit
00:40:26je l'ai très bien dit moi-même
00:40:28ils n'aiment pas les bâtiments
00:40:29ils n'aiment pas l'art
00:40:30ils n'aiment rien de ce pays
00:40:31et ils n'aiment pas ses habitants
00:40:36ils n'ont aucune raison
00:40:37de ne pas agir
00:40:38comme ils l'ont fait en France
00:40:39je l'ai dit au président Macron
00:40:40qui est un ami
00:40:41je le connais depuis le tout début
00:40:43je l'ai rencontré
00:40:43juste après ma première élection
00:40:44et il m'a plu
00:40:46il m'appelait toujours
00:40:47mais je lui ai dit
00:40:48si vous ne résolvez pas
00:40:49le problème de l'immigration
00:40:50il ne restera plus rien
00:40:51de votre pays
00:40:53s'ils ne mettent pas un terme
00:40:54à tout cela
00:40:54et ne renvoient pas ces personnes
00:40:55je ne parle pas seulement
00:40:56d'arrêter les arrivées
00:40:57il faut faire partir les gens
00:40:59les virer purement
00:41:00et simplement
00:41:01alors il ne restera plus rien
00:41:03il y a eu une manipulation étrangère
00:41:06de l'information
00:41:07à la suite
00:41:08ça oui
00:41:09qui a donné lieu
00:41:09à des commentaires inacceptables
00:41:11autant que stupides
00:41:12de la part de beaucoup
00:41:12y compris de dirigeants étrangers
00:41:14on a des gens qui ont expliqué
00:41:15qu'on avait été envahi
00:41:16par des hordes de migrants
00:41:17et d'islamistes
00:41:17qui est totalement faux
00:41:18il y a des gens qui font campagne
00:41:19sur l'eau de la France
00:41:20quand je vois des dirigeants
00:41:21qui sont dans des situations
00:41:22de campagne
00:41:22dans la région
00:41:23ou de l'autre côté de l'Atlantique
00:41:26qui parfois
00:41:27avec crédulité
00:41:28reprennent ce qu'il y a
00:41:28dans l'intelligence artificielle
00:41:30ou qui relaient
00:41:31ce qu'évidemment
00:41:32des sphères
00:41:33veulent faire croire
00:41:35de ce qui s'est passé en France
00:41:37mais ils font campagne
00:41:38sur notre dos
00:41:38Voilà pour cet échange à distance
00:41:39Julien O'Doul
00:41:40sur Donald Trump
00:41:42Emmanuel Macron
00:41:42qui ne sont pas tendres
00:41:44même s'ils disent
00:41:45qu'ils s'aiment beaucoup
00:41:46l'un et l'autre
00:41:47C'est le retour du boomerang
00:41:49Emmanuel Macron
00:41:49pendant 10 ans
00:41:50a donné ses bons points
00:41:52et ses mauvais points
00:41:52à tous les dirigeants
00:41:53de la planète
00:41:54en faisant de l'ingérence
00:41:56en disant que celui-là
00:41:58allait bien
00:41:58qu'il aimerait
00:41:59que celui-là soit élu
00:42:00etc.
00:42:01Et là il se plaint
00:42:01que les dirigeants
00:42:02du monde
00:42:03s'offusquent
00:42:04de la situation
00:42:05en France
00:42:05parce que ce qu'Emmanuel Macron
00:42:07n'a pas compris
00:42:08ou peut-être qu'il n'a pas
00:42:09pris conscience de cela
00:42:10c'est qu'il a la tête
00:42:11d'un pays
00:42:11qui pour le monde entier
00:42:13incarne quelque chose
00:42:14Voilà
00:42:15la France
00:42:15quand on voit
00:42:17des émeutes à Paris
00:42:18quand on voit
00:42:18des dévastations
00:42:19sur des avenues
00:42:20et des boulevards
00:42:21qui sont connus
00:42:21dans le monde entier
00:42:22ça émeut
00:42:23effectivement
00:42:24le monde entier
00:42:25de se dire
00:42:26que ce pays
00:42:26qui est la 7ème puissance
00:42:27du monde est tombé
00:42:29bien bas
00:42:30et sur le constat
00:42:31de Donald Trump
00:42:31effectivement
00:42:33on ne peut que le partager
00:42:34malheureusement
00:42:34Je crois un tout petit mot
00:42:35sur le lien que fait
00:42:36Donald Trump
00:42:37entre les émeutes
00:42:37et l'immigration
00:42:38Moi je suis évidemment
00:42:39d'accord avec ce qu'il a dit
00:42:40mais au-delà de savoir
00:42:41si on partage ou pas
00:42:42j'étais assez frappé
00:42:43assez même étonné
00:42:44quand même
00:42:44qu'Emmanuel Macron
00:42:45je crois a dit
00:42:46le mot stupide
00:42:46à propos de ce que
00:42:47Donald Trump avait dit
00:42:49et surtout a dit
00:42:50alors je crois
00:42:51l'avoir entendu
00:42:52mais en fait
00:42:52j'ai écouté en direct
00:42:53pardonnez-moi
00:42:54et la deuxième chose
00:42:54qu'il a dit
00:42:55c'est que ces gens-là
00:42:56n'aiment pas la France
00:42:56les gens qui posent
00:42:57ce diagnostic
00:42:57n'aiment pas la France
00:42:58et si vous voulez
00:42:59moi ce qui me dérange
00:43:00énormément
00:43:01c'est que
00:43:03selon Emmanuel Macron
00:43:04aimer la France
00:43:04c'est poser le même
00:43:05diagnostic que lui
00:43:06sur ce qui s'est passé
00:43:07par ailleurs
00:43:07ce qui s'est passé
00:43:08c'est pas de l'intelligence
00:43:08artificielle
00:43:09les images qu'on voit
00:43:09sur CNOS
00:43:10depuis samedi dernier
00:43:11c'est pas de l'IA
00:43:12il n'y a pas besoin
00:43:12de manipuler les images
00:43:13pour être scandalisé
00:43:14par ce qu'on voit
00:43:15et si vous voulez
00:43:16lui en gros
00:43:17vous explique
00:43:17qu'il y a eu
00:43:18des choses inadmissibles
00:43:19mais la justice
00:43:19sera très sévère
00:43:20et le gouvernement
00:43:21d'ailleurs
00:43:21a pris les bonnes décisions
00:43:22même si l'état d'urgence
00:43:23n'est pas utile
00:43:24et la justice
00:43:25vous allez voir
00:43:25ce que vous allez voir
00:43:26et on a l'habitude
00:43:27de voir ce qu'on voit pas
00:43:28et en fait
00:43:29je suis choqué
00:43:31parce qu'il vous impose
00:43:32une grille de lecture
00:43:33Donald Trump
00:43:34a vu autre chose
00:43:34Donald Trump
00:43:35a posé un autre diagnostic
00:43:36c'est pas détester la France
00:43:37que de dire
00:43:37attention
00:43:38ce qui s'est passé
00:43:38n'est pas normal
00:43:39une dernière question
00:43:40et je vous passerai la parole
00:43:40après on y reviendra
00:43:41sur ce sujet là
00:43:42il y a le congrès du RN
00:43:43ce week-end à Orléans
00:43:45Laurent Nunez
00:43:46annonce qu'il y aura
00:43:47plusieurs dizaines
00:43:48de milliers
00:43:48de contre-manifestants
00:43:50qui seront là
00:43:51on parle de 40 000 personnes
00:43:52qui viendraient
00:43:53pour protester
00:43:54à la venue du RN
00:43:55dans cette ville
00:43:56est-ce que ça vous fait réfléchir
00:43:57est-ce que vous avez envisagé
00:43:58à un moment
00:43:59de décaler la date
00:44:00de ce congrès
00:44:01ou pas du tout
00:44:01tout va très bien se passer
00:44:03je veux rassurer
00:44:04tout le monde
00:44:05et tous les adhérents
00:44:06du RN
00:44:06qui vont participer
00:44:07à une belle fête
00:44:08puisque c'est le lancement
00:44:10le grand lancement
00:44:10de la campagne
00:44:11de Marine Le Pen
00:44:12avec un grand discours
00:44:13dimanche
00:44:14le gouvernement
00:44:15nous a assuré
00:44:15qu'il avait mis
00:44:16les moyens nécessaires
00:44:17et qu'il n'y avait aucun risque
00:44:19pour la sécurité
00:44:19des participants
00:44:20donc moi je tiens
00:44:22à être extrêmement rassurant
00:44:24et positif
00:44:24et il faut que notre vie
00:44:26démocratique
00:44:26puisse continuer
00:44:28puisse justement
00:44:30intéresser les français
00:44:31ne soit pas perturbé
00:44:32par ces casseurs
00:44:34par ces pilleurs
00:44:35qui veulent effectivement
00:44:36tout bouleverser
00:44:38dans notre pays
00:44:39donc
00:44:39tout aura lieu
00:44:41comme il se doit
00:44:42ce week-end
00:44:43et tout se passera bien
00:44:44merci beaucoup
00:44:45petite pause
00:44:45on se retrouve dans un instant
00:44:46on sera avec Jérôme Fourquet
00:44:48qui publie un livre
00:44:49et qui surtout porte
00:44:50un regard assez
00:44:53juste
00:44:53sur ces émeutiers
00:44:54il parle d'une culture
00:44:55de l'émeute désormais
00:44:56en France
00:44:56à tout de suite
00:44:57dans Punchline
00:44:57sur ces news
00:45:02et on se retrouve
00:45:03pour la suite
00:45:04de Punchline
00:45:04sur ces news
00:45:05la France est-elle
00:45:06en train de s'installer
00:45:07dans une culture
00:45:07de l'émeute
00:45:08samedi après samedi
00:45:09qui sont ces émeutiers
00:45:10qui piquent
00:45:11qui cassent tout
00:45:11en étant parfaitement organisés
00:45:13d'où viennent-ils
00:45:14que cherchent-ils réellement
00:45:15le chaos
00:45:16des sensations fortes
00:45:17ou un butin
00:45:18à la façon de l'attaque
00:45:19de la diligence
00:45:19on va en débattre
00:45:20dans un instant
00:45:21avec notre invité
00:45:22Jérôme Fourquet
00:45:22qui décrypte ces mouvements
00:45:24et qui publie
00:45:24un livre édifiant
00:45:25sur les mutations
00:45:26de la société française
00:45:27homo-occidentaliste
00:45:28voilà pour les grandes lignes
00:45:29de Punchline
00:45:30jusqu'à 18h30
00:45:31tout de suite
00:45:31le rappel des grandes lignes
00:45:32de l'actualité
00:45:33avec Félicité Kindoki
00:45:34Félicité
00:45:37Bonsoir Laurence
00:45:38bonsoir à tous
00:45:38les sites internet
00:45:40de toutes les préfectures
00:45:42dont la préfecture
00:45:43de police de Paris
00:45:44et du ministère
00:45:44de la justice
00:45:45sont inaccessibles
00:45:47depuis cet après-midi
00:45:48une demande
00:45:48de l'agence de sécurité
00:45:49des systèmes informatiques
00:45:51à la suite
00:45:51de la détection
00:45:52d'une vulnérabilité
00:45:53critique de sécurité
00:45:55c'est ce qu'a expliqué
00:45:55le ministère de l'Intérieur
00:45:57les Etats-Unis
00:45:58recommandent
00:45:58une mise à jour
00:45:59immédiate
00:46:00et des équipes françaises
00:46:01sont d'ores et déjà
00:46:02mobilisées
00:46:02pour procéder
00:46:03à des opérations
00:46:03dans les meilleurs délais
00:46:04Sébastien Lecornu
00:46:06l'a rappelé au Sénat
00:46:07cet après-midi
00:46:07après les violences
00:46:08et pillages sous-estimés
00:46:10du 17 octobre
00:46:10un dispositif
00:46:11de sécurité
00:46:12massif
00:46:13sera déployé
00:46:14pour la nouvelle journée
00:46:15de mobilisation sociale
00:46:16prévue samedi
00:46:17notamment
00:46:18des interdictions
00:46:19de manifester
00:46:19le recours
00:46:20à des blindés
00:46:21aux forces militaires
00:46:22sentinelles
00:46:23et aux unités
00:46:24d'élite de police
00:46:24de gendarmerie
00:46:25selon les détails
00:46:26du ministre de l'Intérieur
00:46:27les moyens seront renforcés
00:46:29la doctrine adaptée
00:46:31les moyens
00:46:31et la doctrine
00:46:32donc bien en mesure
00:46:33les diverses organisations
00:46:35syndicales
00:46:36reçues à Matignon
00:46:37ce matin
00:46:37sont déçues
00:46:39elles ont estimé
00:46:40que le Premier ministre
00:46:40n'avait annoncé
00:46:41aucune mesure concrète
00:46:43aux revendications
00:46:43des travailleurs
00:46:44et des lycéens
00:46:45ils appellent à la grève
00:46:46le 5 novembre prochain
00:46:47avec un nouveau cap
00:46:48dans la mobilisation
00:46:50direction Marseille
00:46:51où Sébastien Delogu
00:46:52est jugé devant
00:46:52le tribunal correctionnel
00:46:54pour recel de vol
00:46:55le député LFI
00:46:56est accusé
00:46:57d'avoir divulgué
00:46:57des informations privées
00:46:59sur son compte Instagram
00:47:00après le vol de documents
00:47:01dans le cadre
00:47:02d'un conflit social
00:47:03des documents privés
00:47:04appartenant à un ancien
00:47:05responsable du CRIF
00:47:06Isidor Aragonès
00:47:07et pour finir
00:47:09ne manquez pas
00:47:10ce rendez-vous
00:47:10duel
00:47:11ce soir
00:47:11sur notre antenne
00:47:12présenté par vous-même
00:47:14Laurence Ferrari
00:47:14vous recevrez
00:47:15Jean-Philippe Tanguy
00:47:17et Bruno Le Maire
00:47:17les deux hommes seront
00:47:18en face à face
00:47:19pour une heure de débat
00:47:20dès 21h
00:47:20Merci beaucoup
00:47:21Félicite
00:47:22et rendez-vous
00:47:23pour tous ceux
00:47:23qui aiment les débats
00:47:24à 21h
00:47:25Je salue Jérôme Fourquet
00:47:26qui nous a rejoint
00:47:26Bonsoir Jérôme
00:47:27Analyste politique
00:47:28Vous publiez ce livre
00:47:30Homo occidentalis
00:47:31Que sommes-nous devenus
00:47:32aux éditions du Seuil
00:47:33Vous auscultez depuis
00:47:34plusieurs ouvrages
00:47:34La société française
00:47:36Ses fractures
00:47:37Son archipélisation
00:47:38Là évidemment
00:47:39c'est un livre
00:47:40qui ausculte
00:47:41plein d'aspects
00:47:42de notre pays
00:47:42mais ce qui est intéressant
00:47:44aussi c'est qu'on peut
00:47:45y lire l'origine
00:47:46peut-être des émeutes françaises
00:47:48et vous dites aussi
00:47:48qu'il y a une culture
00:47:49de l'émeute
00:47:50qui est en train de se mettre
00:47:50en place dans notre pays
00:47:51samedi après samedi
00:47:52avant de vous passer la parole
00:47:53j'aimerais qu'on écoute
00:47:54quelques-uns de ces émeutes
00:47:55parce que finalement
00:47:56on les a vus
00:47:56on les a vus masqués
00:47:57on les a vus cagoulés
00:47:58et c'est sur les réseaux sociaux
00:47:59bien sûr qu'ils s'expriment
00:48:00et on va écouter
00:48:01alors c'est décousu
00:48:02parfois
00:48:03parfois ça l'est beaucoup moins
00:48:04on va écouter ce qu'ils disent
00:48:06et puis on va écouter
00:48:06un jeune commerçant
00:48:08qui explique
00:48:09qu'ils avaient vraiment
00:48:10envie de tout casser
00:48:12et voire de tuer
00:48:13merci Paris
00:48:15voilà merci Paris
00:48:17merci Paname
00:48:17les gars
00:48:18les CRS
00:48:19on vous a tué
00:48:20vous avez couru comme ça
00:48:22avec vous
00:48:22les gars
00:48:22on vous a éteint
00:48:23ouais l'87
00:48:24c'est incroyable
00:48:25ces trucs
00:48:26le 24
00:48:27il y a partie 2 ou pas
00:48:28dans les commentaires
00:48:29date, heure, tout
00:48:30j'ai besoin de toutes les infos
00:48:31aujourd'hui les gars
00:48:32j'ai une grande annonce
00:48:33à vous faire
00:48:34le samedi 24 octobre
00:48:35c'est le début
00:48:36de la révolution française
00:48:37on va montrer à l'état
00:48:39qu'on n'est pas des dindes
00:48:40on va montrer à l'état
00:48:41qu'on n'est pas des dindes
00:48:42on va juste écouter
00:48:43ce commerçant à Marseille
00:48:44qui les a vus
00:48:44qui leur a fait faire
00:48:45parce que le nombre
00:48:45de commerçants se sont
00:48:46interposés pour tenter
00:48:47de protéger leur magasin
00:48:48et ils disent
00:48:49qu'il a lu dans leur regard
00:48:51à 10 heures
00:48:52on a vu 2000 personnes
00:48:53partir en courant
00:48:54et se diriger
00:48:55vers le commissariat
00:48:56de la police municipale
00:48:58qui est en face du magasin
00:48:59et en l'espace de 2 minutes
00:49:01ils ont complètement
00:49:01pillé le commissariat
00:49:02ils ont mis le feu
00:49:03ils lançaient
00:49:04ils mettaient
00:49:06du produit extincteur
00:49:07par terre au sol
00:49:08de telle sorte
00:49:09parce que les policiers
00:49:10quand ils chargent
00:49:10glissent dans l'angle
00:49:12et donc les policiers
00:49:13sont arrivés en courant
00:49:14toute la compagnie
00:49:15elle a glissé
00:49:15ils se sont fait fracasser
00:49:17il y en a un
00:49:17il s'est cassé la cheville
00:49:18l'autre s'est ouvert le tibia
00:49:19l'autre s'est pris un pavé
00:49:20sur la clavicule
00:49:21la clavicule explosait
00:49:22et on n'avait pas du tout
00:49:23à faire à des étudiants
00:49:24on avait à faire à des fous furieux
00:49:26en fait
00:49:26c'est pas autre chose
00:49:27c'était des fous furieux
00:49:28et ils avaient une vraie envie
00:49:30c'était de tuer
00:49:32c'était pas de casser
00:49:33ou quoi que ce soit
00:49:34c'était une envie de tuer
00:49:36voilà
00:49:36ils voulaient littéralement
00:49:37tuer les policiers
00:49:38Jérôme Fouquet
00:49:39c'est ce que vous constatez aussi
00:49:40c'est qu'il y avait
00:49:40deux types d'émeutiers
00:49:42mais qui se sont rejoints
00:49:43dans le même mouvement
00:49:43on est d'accord
00:49:44peut-être même trois
00:49:45trois
00:49:46d'abord un peu la
00:49:48j'allais dire
00:49:48la pointe avancée
00:49:49et la plus professionnelle
00:49:51dans l'émeute
00:49:51était composée
00:49:52par les militants
00:49:54de l'ultra-gauche
00:49:55les fameux black blocs
00:49:56ou autres
00:49:57quand on regarde
00:49:58parce que souvent
00:49:59on signe
00:49:59on signe ses exactions
00:50:01donc quand on regardait
00:50:01les tags
00:50:03qui ont été laissés
00:50:03les graffitis
00:50:05sur abat l'état policier
00:50:07vive l'anarchie
00:50:08à cab
00:50:09à cab etc
00:50:09donc on voit
00:50:11à quoi ça fait référence
00:50:13alliance de circonstances
00:50:14avec des délinquants
00:50:16chevronnés
00:50:16qui pour certains
00:50:18avaient fait des repérages
00:50:19s'étaient organisés
00:50:21pour savoir
00:50:22à quelle heure
00:50:22on faisait telle boutique
00:50:23et comment on passerait
00:50:24ensuite
00:50:25à telle autre
00:50:27et puis
00:50:29la masse de manœuvres
00:50:30si l'on peut dire
00:50:31ceux qui ont fourni
00:50:32le gros des troupes
00:50:33sont plutôt ceux
00:50:34à qui vous avez donné
00:50:36la parole
00:50:37via les
00:50:37on a pris
00:50:38leurs témoignages
00:50:40qui sont constitués
00:50:41de jeunes individus
00:50:42alors tous ces publics-là
00:50:44manifestement
00:50:45à 90%
00:50:45ce sont des hommes
00:50:47assez jeunes
00:50:48entre une quinzaine
00:50:50et 15 et 30 ans
00:50:51et le dernier groupe
00:50:54le plus nombreux
00:50:55va être sur des individus
00:50:56qui viennent
00:50:58régler des comptes
00:50:59avec la police
00:51:01pratiquer la délinquance
00:51:02d'opportunité
00:51:03mais aussi
00:51:04vivre le grand frisson
00:51:06éprouver le sentiment
00:51:07de toute puissance
00:51:08parce que la rue
00:51:09vous appartient
00:51:10parce que
00:51:10à Marseille
00:51:11sur la Canebière
00:51:12ou ailleurs
00:51:13dans les beaux quartiers
00:51:14de Paris
00:51:15c'est vous
00:51:15qui faites la loi
00:51:17retourner les voitures
00:51:19se mettre en scène
00:51:20devant des incendies
00:51:22qu'on a soi-même
00:51:25allumés
00:51:25et donc on voit là
00:51:26comment toute une série
00:51:28de mécanismes
00:51:30de canalisation
00:51:30des affects
00:51:31ou des pulsions
00:51:33ne fonctionnent plus du tout
00:51:34alors c'est le premier verrou
00:51:35le deuxième verrou
00:51:36c'était un verrou moral
00:51:38alors il ne faut pas casser
00:51:39il ne faut pas tuer
00:51:40il ne faut pas piller
00:51:40et puis le troisième verrou
00:51:42c'était offert par la société
00:51:43ou assuré par la société
00:51:44logiquement
00:51:45c'est la peur du gendarme
00:51:46et de la sanction
00:51:47et là manifestement
00:51:48auprès de ces publics-là
00:51:50les trois verrous
00:51:51n'opèrent plus
00:51:54et événement après événement
00:51:55on voit
00:51:55c'est pour ça que j'ai parlé de ça
00:51:56d'une culture de l'émeute
00:51:57qui s'installe
00:51:58c'est-à-dire qu'il s'agisse
00:51:59d'un match du PSG
00:52:00alors fort heureusement
00:52:01ça s'est bien passé
00:52:02c'est plutôt bien passé
00:52:03mais
00:52:04un mouvement revendicatif
00:52:06une soirée d'Halloween
00:52:07un 14 juillet
00:52:08ou un 31 décembre
00:52:09dès qu'il y a une foule
00:52:10suffisamment nombreuse
00:52:12et bien ces individus
00:52:13quand ils le peuvent
00:52:15passent à l'action
00:52:16sans hardice
00:52:17se professionnalisent
00:52:19les détails qui sont donnés
00:52:20sont assez éclairants
00:52:22de ce point de vue-là
00:52:22l'affaire des extincteurs
00:52:24qui sont répandus
00:52:25pour faire glisser
00:52:26les policiers
00:52:27le fait qu'à Marseille
00:52:28ou ailleurs
00:52:28on se soit dispersé
00:52:29et distribué les rôles
00:52:31et qu'on est attaqué
00:52:32dès le début de la matinée
00:52:33et pas à la fin
00:52:35du cortège
00:52:35comme c'est l'habitude
00:52:36et puis quand vous avez vu
00:52:37d'autres vidéos
00:52:38typiquement celle-ci
00:52:39la vitesse à laquelle
00:52:40on lève un rideau de fer
00:52:42on fracasse une vitrine
00:52:44on la soutient
00:52:45pendant que les collègues
00:52:46si je puis dire
00:52:47rentrent en quelques instants
00:52:49dans la boutique
00:52:50et la pillent en quelques minutes
00:52:51donc tout ça dénote
00:52:53une professionnalisation
00:52:54de ces émeutes
00:52:55à la fois des Black Blocs
00:52:57et donc des casseurs
00:52:57les Black Blocs sont très entraînés
00:52:59eux ils sont très entraînés
00:52:59dans notre monde militaire
00:53:01mais les autres il y a une espèce
00:53:01de transfert de compétences
00:53:03qui s'opère manifestement
00:53:05et puis cette culture de l'émeute
00:53:07et bien malheureusement
00:53:08elle est aussi en train
00:53:10d'être appropriée
00:53:12par les victimes
00:53:12vous voyez que sur certains parcours
00:53:14maintenant dès qu'on annonce
00:53:15qu'il y a une manifestation
00:53:16vous pouvez vous promener
00:53:18vous allez voir
00:53:18des plaques de métal
00:53:19des plaques de contreplaqué
00:53:21des boutiques qui ont fermé
00:53:23qui ont baissé pavillon
00:53:25parce qu'on anticipe
00:53:27à l'avance
00:53:28ce genre de débordement
00:53:30et de fracas
00:53:31alors avec cette édition
00:53:34du 17 octobre
00:53:36qui a été particulièrement spectaculaire
00:53:37au regard de l'ampleur
00:53:39des protagonistes
00:53:40et du bilan
00:53:42on évoque 3000 boutiques
00:53:45ou magasins
00:53:45qui ont été attaqués
00:53:47un millier de membres
00:53:48des forces de l'ordre
00:53:48un millier sur une journée
00:53:50qui ont été blessés
00:53:52et puis une des villes
00:53:53qui va rester comme un peu
00:53:54l'emblème
00:53:55de ce qui s'est passé
00:53:56c'est Limoges
00:53:59grosse ville moyenne française
00:54:00130 000 habitants
00:54:01et le préfet d'Haute-Vienne
00:54:03nous indique
00:54:03que les services de police
00:54:05ont fait face à
00:54:063 000 individus déterminés
00:54:08enfin violents
00:54:09dont un millier déterminés
00:54:11sur une ville de 130 000 habitants
00:54:12et avec le parquet
00:54:13national antiterroriste
00:54:14qui est saisi
00:54:15alors là on a encore une fois
00:54:16pour j'allais dire
00:54:17comme on disait jadis
00:54:18l'avant-garde éclairée
00:54:20manifestement des éléments ultra
00:54:21qui s'étaient distingués
00:54:24mais à eux seuls
00:54:25on ne peut pas composer
00:54:27un cortège
00:54:28de 3 000 individus
00:54:29déterminés en découdant
00:54:30il y a aussi cette affiche
00:54:31qui circule beaucoup
00:54:32sur les réseaux sociaux
00:54:33à propos
00:54:34alors non pas de ce week-end là
00:54:36mais celui de Halloween
00:54:37quand il y a un nocote
00:54:39alors Bismillah
00:54:40c'est les dénèbres
00:54:40ça veut dire quoi déjà
00:54:41ça c'est un cri de ralliement
00:54:43alors c'est comme souvent
00:54:44dans les mobilisations
00:54:46de mobilisation sociale
00:54:47et ou dans les mouvements
00:54:49de jeunesse
00:54:50on a des slogans
00:54:51qui fleurissent
00:54:52on se souvient de
00:54:52sous les pavés
00:54:53la plage en 68
00:54:54aujourd'hui c'est plutôt
00:54:55sous les pavés la rage
00:54:56et là Bismillah
00:54:57c'est les ténèbres
00:54:59c'est un slogan
00:55:01qui est sorti
00:55:01sur les réseaux sociaux
00:55:02puisqu'il est prêté
00:55:04à un message
00:55:06que la rumeur publique
00:55:09attribue à un policier
00:55:10qui aurait voulu s'infiltrer
00:55:11dans les conversations
00:55:12ou les réseaux
00:55:13de jeunes
00:55:14en mimant
00:55:16ou en essayant
00:55:16de reprendre à son compte
00:55:17le langage
00:55:18le langage des cités
00:55:19et une des phrases
00:55:22qui a beaucoup fait sourire
00:55:23manifestement
00:55:23ces jeunes lycéens
00:55:25ces jeunes émutiers
00:55:25c'est cette formule
00:55:27Bismillah
00:55:28qui maintenant
00:55:29est un peu
00:55:29un cri de ralliement
00:55:30et puis vous voyez
00:55:31ce qu'on disait
00:55:32c'est à dire que
00:55:32le rendez-vous maintenant
00:55:33c'est Halloween
00:55:35mais ça fait des années
00:55:36maintenant que dans
00:55:36tous les commissariats
00:55:37de France
00:55:38la date d'Halloween
00:55:39est marquée d'une pierre blanche
00:55:41parce qu'on sait
00:55:42qu'il va y avoir du grabuge
00:55:43comme le 14 juillet
00:55:44comme le 31 décembre
00:55:46etc
00:55:46Rachel Kahn
00:55:47on a un constat implacable
00:55:49de Jérôme Fourquet
00:55:49qui ausculte la société française
00:55:51depuis longtemps
00:55:51et une tradition de l'émeute
00:55:53donc on revient
00:55:54200 ans en arrière
00:55:55je veux dire
00:55:56c'est presque
00:55:58un quasi retour
00:56:00finalement
00:56:00au Moyen-Âge
00:56:01et juste par rapport
00:56:02à votre ouvrage
00:56:03j'ai vu le sous-titre
00:56:05que sommes-nous devenus
00:56:06est-ce que vous ne croyez pas
00:56:07que là
00:56:08l'électrochoc
00:56:08qu'on a eu ce week-end
00:56:09on a véritablement
00:56:11comme un dessin
00:56:13de la fin
00:56:14de nos démocraties
00:56:16alors mais
00:56:17il ne faut pas être
00:56:17il ne faut pas être défaitiste
00:56:19non je ne suis pas défaitiste
00:56:20juste cette photographie
00:56:22ou pessimiste
00:56:23on a du mal
00:56:24à être optimiste
00:56:25Jérôme
00:56:26franchement
00:56:27on attend
00:56:28on attend
00:56:28on espère
00:56:30que ça va se calmer
00:56:31alors
00:56:31ça ne se calmera pas tout seul
00:56:33on attend la réaction
00:56:35des forces
00:56:36de l'état
00:56:38de la société
00:56:39je prenais l'exemple
00:56:40de
00:56:40de Limoges
00:56:42Limoges
00:56:42le lendemain
00:56:44ou là
00:56:4448 heures après
00:56:45que 3000 émeutiers
00:56:46et 1000 feux
00:56:47à l'hôtel de ville
00:56:48plusieurs milliers
00:56:49de limougeaux
00:56:49étaient au pied
00:56:51de leur hôtel de ville
00:56:52pour affirmer
00:56:54leur attachement
00:56:55à la république
00:56:56et donc
00:56:56on voit bien là
00:56:57que les sous-bassements
00:56:59donc c'est un sens de la société civile
00:57:01que vous évoquiez Jérôme
00:57:02de la société civile
00:57:03mais aussi
00:57:03de l'appareil d'état
00:57:05donc on a vu
00:57:06les premières mesures
00:57:06de couvre-feu
00:57:07on voit aussi la solidarité
00:57:08j'allais dire
00:57:09élémentaire
00:57:10avec les commerçants
00:57:11beaucoup d'habitants
00:57:11qui viennent donner un coup de main
00:57:12aux commerçants
00:57:13qui ont été pieds hauts
00:57:14donc ne grossissons pas le trèfle
00:57:16c'est très spectaculaire
00:57:18ce qui s'est passé
00:57:18mais fort heureusement
00:57:19toute une majorité
00:57:20de la population
00:57:20qui désapprouve
00:57:22totalement
00:57:22mais on est arrivé à un stade
00:57:24où le nombre
00:57:26de protagonistes
00:57:26est tel
00:57:27qu'on est
00:57:28aujourd'hui
00:57:29en situation
00:57:30d'un état
00:57:31qui vacille
00:57:32d'ailleurs
00:57:33le ministre de l'Intérieur
00:57:34l'a reconnu lui-même
00:57:35quand il a dit
00:57:36que les services
00:57:37de police
00:57:38et de gendarmerie
00:57:38avaient perdu le contrôle
00:57:40dans un certain nombre
00:57:41de villes
00:57:42lors de la journée
00:57:44du 17
00:57:44on va juste écouter
00:57:45un échange
00:57:45cet après-midi
00:57:46au Sénat
00:57:46entre Bruno Retailleau
00:57:47et Laurent Nunez
00:57:48et puis je vous laisserai
00:57:49poser des questions
00:57:50des français totalement sidérés
00:57:52sidérés de voir
00:57:53la république reculer
00:57:55tous posent une seule question
00:57:57y a-t-il encore un chef
00:58:00y a-t-il encore un état
00:58:02je peux vous assurer
00:58:03et vous me connaissez
00:58:04puisque nous nous connaissons bien
00:58:05nous avons travaillé ensemble
00:58:07moi sous votre autorité
00:58:08je peux vous rassurer
00:58:09la fermeté que j'avais
00:58:10comme préfet de police
00:58:11c'est la même
00:58:11comme ministre de l'intérieur
00:58:12sous l'autorité
00:58:13du premier ministre
00:58:14et du président de la république
00:58:16et il y a un état
00:58:16et la main de l'état
00:58:17ne tremble pas
00:58:18ces hésitations
00:58:19sont révélatrices
00:58:20parce que
00:58:21elles sont la marque
00:58:23d'un pouvoir
00:58:23qui n'ose plus assumer
00:58:25la légitimité
00:58:26justement
00:58:27de la force
00:58:28le monopole
00:58:28de la force légitime
00:58:30il faut déclarer
00:58:32décréter
00:58:32monsieur le premier ministre
00:58:33il faut décréter
00:58:34l'état d'urgence
00:58:35lâcher en lit
00:58:36ça suffit
00:58:37donner aux préfets
00:58:38donner aux forces de l'ordre
00:58:39les moyens
00:58:40qu'ils n'ont pas
00:58:40voilà Jérôme Fouquet
00:58:42état d'urgence
00:58:42légitimité
00:58:43de la république
00:58:45ce sont des mots
00:58:46qu'utilise beaucoup
00:58:47Breno Rotaillot
00:58:47oui alors
00:58:49tout ça
00:58:50il y a un continuum
00:58:50comme dirait l'autre
00:58:52un continuum sécuritaire
00:58:53il y a d'abord
00:58:54le premier maillon
00:58:55ce sont les forces de l'ordre
00:58:56qui sont présentes
00:58:57sur le terrain
00:58:58et leur attitude
00:58:59face à ces exactions
00:59:01et aux gens
00:59:02qui les commettent
00:59:02et puis ensuite
00:59:03il y a la justice
00:59:04et donc là
00:59:05il y a un moment
00:59:07très important
00:59:08qui est en train
00:59:08de se jouer
00:59:08c'est les comparutions
00:59:10immédiates
00:59:11des milliers
00:59:12d'individus
00:59:12qui ont été interpellés
00:59:13donc il y a ce que
00:59:14les procureurs
00:59:16demandent
00:59:18préconisent
00:59:18et donc on est
00:59:19entre guillemets
00:59:19un peu dans l'affichage
00:59:20puisque là
00:59:21il y a des consignes
00:59:22qui sont données
00:59:22à l'oreillette
00:59:23de la place Vendôme
00:59:25qui dit
00:59:25qu'il faut que
00:59:26la main de l'Etat
00:59:27ne tremble pas
00:59:27et puis ensuite
00:59:28il y a ce que
00:59:28les juges
00:59:29vont vouloir
00:59:30ou pouvoir faire
00:59:32en rappelant
00:59:32qu'on est en
00:59:33surpopulation carcérale
00:59:34que tout ça
00:59:35c'est très compliqué
00:59:36etc.
00:59:37mais dans cette culture
00:59:38de l'émeute
00:59:38qui s'installe
00:59:40il y a aussi
00:59:41l'impunité
00:59:43qui a permis
00:59:44cette culture de l'émeute
00:59:44c'est-à-dire que
00:59:45les gens
00:59:46qui se filment
00:59:47sur les réseaux sociaux
00:59:48avec leur butin
00:59:50ils n'ont pas peur
00:59:51d'être reconnus
00:59:52d'être tracés
00:59:54les sites de vente
00:59:55en ligne
00:59:55entre particuliers
00:59:57indiquaient même
00:59:57le lendemain
00:59:58que des produits
00:59:59étaient disponibles
01:00:00à la vente
01:00:00et puis un peu
01:00:00vous savez
01:00:01comme le marailleur
01:00:02on indiquait
01:00:03pêche du jour
01:00:04là ça a été volé hier
01:00:05c'était même marqué
01:00:06dans certains commentaires
01:00:07volé hier
01:00:07donc c'est tout neuf
01:00:08vous pouvez y aller
01:00:08et donc là on se dit
01:00:09il y a décidément
01:00:11toute une série
01:00:12de repères élémentaires
01:00:14ou de
01:00:14oui de repères
01:00:16qui ont sauté
01:00:17et qui s'ingient
01:00:18de restaurer
01:00:19ça ne va pas se faire
01:00:20d'un claquement de doigts
01:00:21et donc c'est
01:00:22politique de civilisation
01:00:24en fait
01:00:24dont il est question
01:00:26ici
01:00:28il y a un mot
01:00:30qu'on n'a pas prononcé
01:00:31encore
01:00:31c'est celui
01:00:31d'immigration
01:00:33je vais
01:00:34alors je ne vais pas
01:00:34vous avez distingué
01:00:35trois catégories
01:00:36de casseurs
01:00:36des meutiers
01:00:37qui étaient
01:00:38les blagues
01:00:38de l'extrême gauche
01:00:39les délinquants
01:00:40et puis la masse
01:00:41qui vient par opportunité
01:00:43piller etc
01:00:44je ne vais pas vous faire
01:00:45l'insulte
01:00:46de vous poser naïvement
01:00:46la question
01:00:47y a-t-il un rapport
01:00:47avec l'immigration
01:00:48mais je vais plutôt vous dire
01:00:49ce que moi j'ai observé
01:00:49et ce que je pense
01:00:50sans avoir de preuves scientifiques
01:00:52puisqu'il n'y a pas
01:00:52évidemment de recensement
01:00:53de cette population
01:00:54mais on entend des voilà
01:00:55on entend des wesh
01:00:56on a le bismillah
01:00:57évidemment c'est les ténèbres
01:00:58on sait aussi que
01:00:5920% des gens
01:01:00qui ont été arrêtés à Paris
01:01:01venaient seulement de Paris
01:01:02et les autres venaient
01:01:03a priori de la banlieue proche
01:01:05qui sont des zones
01:01:06avec une forte densité
01:01:07de population
01:01:07issue de l'immigration
01:01:08est-ce que vous avez vous
01:01:09des éléments aujourd'hui
01:01:10pour expliquer
01:01:10pour dire
01:01:11quel est le lien
01:01:14en réalité
01:01:14entre ce qui s'est passé
01:01:15samedi dernier
01:01:15et l'immigration
01:01:16alors les éléments
01:01:18dont il faudrait disposer
01:01:19c'est le profil
01:01:22démographique des individus
01:01:24quand on regarde
01:01:25un certain nombre
01:01:26de vidéos
01:01:26ou autres
01:01:27on peut constater
01:01:28de la même manière
01:01:28qu'il y a une très forte
01:01:29surreprésentation
01:01:30des hommes
01:01:31et des jeunes
01:01:32qui a aussi manifestement
01:01:33une surreprésentation
01:01:35des personnes
01:01:36qui sont issues
01:01:37des immigrations
01:01:39mais il faudrait
01:01:40pouvoir le quantifier
01:01:42de manière plus précise
01:01:43alors comment tout ça
01:01:44peut s'articuler
01:01:45avec ce que j'expliquais
01:01:46tout à l'heure
01:01:47et bien
01:01:47ce fait que
01:01:49tous ces individus
01:01:50se soient lâchés
01:01:51dans le grand défouloir
01:01:53le défoulement
01:01:53pulsionnel
01:01:55la livresse
01:01:56de pouvoir
01:01:57tout casser
01:01:57on se dit
01:01:58ça veut dire
01:01:58qu'il y a des mécanismes
01:01:59qui ne fonctionnent plus
01:02:00mais ils peuvent
01:02:02d'autant moins bien
01:02:03fonctionner
01:02:04si toute une partie
01:02:06de ces individus
01:02:06a le sentiment
01:02:08qu'on va commettre
01:02:09ces exactions
01:02:10dans une société
01:02:11ou dans un pays
01:02:13auquel
01:02:13on ne se sent pas
01:02:14totalement
01:02:16affilié
01:02:17le président de la république
01:02:18dit
01:02:18mon choix
01:02:19a dit
01:02:19qu'ont-ils dans la tête
01:02:20peut-être qu'il y a
01:02:22ces pulsions
01:02:23mais que ces pulsions
01:02:24ils peuvent
01:02:24d'autant plus
01:02:26les exprimer
01:02:27que tout ça
01:02:28je l'ai dit tout à l'heure
01:02:29est à moindre frais
01:02:30en termes de sanctions
01:02:32possibles
01:02:32mais aussi
01:02:33moralement
01:02:34en disant
01:02:34en fait
01:02:35c'est pas au nôtre
01:02:36ou c'est pas à notre pays
01:02:38que nous faisons
01:02:39que nous faisons ça
01:02:39donc ça peut être
01:02:40le open bar général
01:02:41puisqu'on est quelque part
01:02:43dans une terre
01:02:44qui est au Nika
01:02:44ou en tout cas
01:02:45qui n'est pas
01:02:45complètement la nôtre
01:02:46et c'est un des éléments
01:02:47qui sans doute
01:02:48peut permettre
01:02:48de répondre
01:02:50en partie
01:02:50à votre question
01:02:51sous réserve
01:02:52de quantification
01:02:55ou d'analyse
01:02:56plus appropriée
01:02:57dans votre livre
01:02:57homo-occidentaliste
01:02:58vous parlez aussi
01:02:58du règne du moi
01:02:59et du narcissisme de masse
01:03:01vous dites
01:03:01que le tag et le selfie
01:03:03ce sont devenus
01:03:04des manifestations culturelles
01:03:05du narcissisme de masse
01:03:07on en est là en fait
01:03:08on tag
01:03:08on se prend en photo
01:03:09et en vidéo
01:03:10c'est ce qu'on a vu
01:03:10c'est pas forcément très grave
01:03:11mais vous voyez que
01:03:13ce narcissisme de masse
01:03:14il s'exprime en toutes circonstances
01:03:15y compris pendant des émeutes
01:03:17la première chose
01:03:18c'est de se filmer
01:03:20et puis non seulement
01:03:21c'est de se filmer
01:03:21mais ça sert
01:03:22ou se prend en photo
01:03:24mais surtout
01:03:24on va relayer
01:03:25ou diffuser
01:03:26sa photo
01:03:26et son image
01:03:27en toutes circonstances
01:03:28on parlait de ce
01:03:29si on est un peu
01:03:30dans les anecdotes
01:03:31mais ce culte du moi
01:03:33c'est aussi un culte du corps
01:03:34donc je parlais du tatouage
01:03:35etc.
01:03:36du gros développement
01:03:38de la pratique sportive
01:03:39et donc
01:03:40on m'a remonté une vidéo
01:03:42on est place de la république
01:03:43samedi
01:03:44avec beaucoup d'individus
01:03:45qui ressemblent à ceux-ci
01:03:46et on voit une jeune femme
01:03:48en tenue de running
01:03:49qui traverse
01:03:51imperturbable la place
01:03:52en train de faire son running
01:03:54donc là on est complètement
01:03:55dans ce qu'on décrit
01:03:56le nouveau régime psychique
01:03:57le nouveau rapport au corps
01:03:58c'est-à-dire en toutes circonstances
01:03:59qu'il vente
01:04:00qu'il pleuve
01:04:00ou qu'il y ait émeute
01:04:01on va pratiquer le running
01:04:03pendant que les autres
01:04:03se filment
01:04:04en train de commettre
01:04:05leurs exactions.
01:04:06André Valigny
01:04:06peut-être une question
01:04:07et après Rachel ?
01:04:08Non c'est pas vraiment une question
01:04:10je rebondis sur ce que vous disiez
01:04:12à savoir qu'il faut attendre
01:04:13la quantification précise
01:04:14pour savoir de quelle origine
01:04:16notamment géographique
01:04:18sont issus
01:04:19les casseurs
01:04:20et les pilleurs
01:04:22parce que
01:04:23il y a sans doute
01:04:24beaucoup de jeunes
01:04:26issus de l'immigration
01:04:26dans ceux qui ont cassé
01:04:27et pillé
01:04:28mais on entendait
01:04:29une pharmacienne
01:04:30tout à l'heure
01:04:30ici sur le plateau
01:04:32qui est à République
01:04:33dont la pharmacie
01:04:34a été totalement saccagée
01:04:36dévastée
01:04:37et qui disait
01:04:38qu'elle était malheureuse
01:04:38pour les gens
01:04:39issus de l'immigration
01:04:40qui sont tout à fait
01:04:40tranquilles
01:04:41qui vivent tranquillement
01:04:43dans leur vie de famille
01:04:45dans leur vie professionnelle
01:04:46on connaît tous
01:04:46on connaît tous des centaines
01:04:47de gens issus de l'immigration
01:04:49qui sont d'ailleurs mortifiés
01:04:51de ce qui se passe
01:04:52bien sûr
01:04:52ils sont mortifiés
01:04:53ils sont en colère
01:04:54on a vu d'ailleurs
01:04:54des commerçants
01:04:55sur ces news
01:04:55j'ai vu des commerçants
01:04:56issus de l'immigration
01:04:58qui sont fous de rage
01:04:59contre ces petits voyons
01:05:00qui ont tout cassé
01:05:01et dont l'image rejaillit
01:05:03sur toute l'immigration
01:05:04et donc vous voyez aussi
01:05:05qu'à Paris
01:05:06comme dans
01:05:07beaucoup d'autres grandes villes
01:05:09ces personnes
01:05:10issues de l'immigration
01:05:11sont souvent aussi
01:05:12surreprésentées
01:05:12par exemple
01:05:13dans les services
01:05:14de la voirie
01:05:14et donc c'est eux
01:05:15qui aux aurores
01:05:16vont nettoyer
01:05:17je passe tous les matins
01:05:19place de la république
01:05:20enlever les tags
01:05:22minutieusement
01:05:23qui seront méticuleusement
01:05:25retagués
01:05:26samedi
01:05:27etc etc
01:05:28beaucoup de ces
01:05:30des personnes
01:05:31issues de différentes
01:05:32immigrations
01:05:32se sont aussi
01:05:34intégrées
01:05:35et assimilées
01:05:35via le travail
01:05:36et notamment
01:05:37via le travail indépendant
01:05:38en montant
01:05:39des affaires
01:05:40des boutiques
01:05:40qui ont été ravagées
01:05:41et donc vous voyez
01:05:43dans la vision
01:05:45d'une guerre civile
01:05:47ou autre
01:05:48sur fond
01:05:48de guerre ethnique
01:05:50je pense que
01:05:52les individus
01:05:52cagoulés
01:05:53ils n'ont pas fait
01:05:54dans le détail
01:05:55sur les boutiques
01:05:56qui ont été fracassées
01:05:57c'est à dire
01:05:58que tout y est passé
01:05:59y compris
01:06:00si des gens
01:06:02qui peuvent avoir
01:06:03les mêmes origines
01:06:03qu'eux
01:06:04en étaient
01:06:05soit les propriétaires
01:06:06soit les salariés
01:06:08et peut-être
01:06:08sur cette
01:06:10cette pharmacie
01:06:11dont on a vu
01:06:12l'image
01:06:12il y a une scène
01:06:13qui est assez saisissante
01:06:14donc les pierres
01:06:15rentrent dedans
01:06:16et vous voyez
01:06:16qu'on est bien
01:06:17dans la pulsion
01:06:17destructrice
01:06:18parce qu'on voit
01:06:19les boîtes
01:06:20de médicaments
01:06:21voler
01:06:21par poignet
01:06:23et envoyer
01:06:23à la foule
01:06:24et donc si vous n'avez
01:06:25pas besoin
01:06:25de ce médicament là
01:06:26il ne vous servira
01:06:28à rien
01:06:28et beaucoup d'entre eux
01:06:29n'ont pas de vertu
01:06:30psychotrope
01:06:30donc même sur le marché
01:06:31noir
01:06:32ils ne vont avoir
01:06:33aucune utilité
01:06:33autant casser
01:06:35un bar tabac
01:06:36on va piquer
01:06:37la caisse
01:06:37l'alcool et les jeux
01:06:39de gratte-gratte
01:06:40autant une pharmacie
01:06:42vu la façon
01:06:43dont elle était pillée
01:06:44on était vraiment là
01:06:45dans la pulsion nihiliste
01:06:47et le sentiment
01:06:48de toute puissance
01:06:48un chel
01:06:49un chel
01:06:49vous me demandiez
01:06:50d'être positif
01:06:51tout à l'heure
01:06:52sur la question
01:06:53de la démocratie
01:06:54et sur la question
01:06:55de notre pays
01:06:55effectivement
01:06:56de rester
01:06:57d'espérer
01:06:58mais alors justement
01:07:00selon vous
01:07:01comment on en sort
01:07:02comment on casse
01:07:04cette nouvelle culture
01:07:06émeutière
01:07:06cette nouvelle culture
01:07:07de la violence
01:07:09il n'y a pas de recette miracle
01:07:11d'abord
01:07:11puisqu'on parlait de pharmacie
01:07:13il y a un remède d'urgence
01:07:15c'est le coup d'arrêt
01:07:16en disant
01:07:16voilà maintenant
01:07:17c'est plus open bar
01:07:18et donc
01:07:19il y aura du répondant
01:07:20en face
01:07:21vous avez ce jeune
01:07:22qui disait
01:07:23on leur a mis la misère
01:07:25on les a éteints
01:07:26etc
01:07:26non non
01:07:27demain
01:07:27c'est les forces de l'ordre
01:07:29qui vous éteindront
01:07:30pour parler comme eux
01:07:31et si c'est pas
01:07:32les forces de l'ordre
01:07:32c'est la justice
01:07:34et donc ça
01:07:35c'est à court terme
01:07:35pour que tout ça cesse
01:07:36en tout cas
01:07:37que la température retombe
01:07:38et puis
01:07:39à plus long terme
01:07:40il y a
01:07:41un énorme travail
01:07:42d'éducation
01:07:44de prise de conscience
01:07:45à tous les niveaux
01:07:46puisque au moment
01:07:47où ces scènes
01:07:48se déroulent
01:07:50dans les
01:07:50je vais dire
01:07:51en souterrain
01:07:52dans le métro parisien
01:07:53il y a une grande campagne
01:07:54de la RATP
01:07:55qui met en scène
01:07:56des agents de la RATP
01:07:57qui ont été victimes
01:07:58de crachats
01:07:59de coups de poing
01:08:00d'agressions
01:08:01et puis la RATP dit
01:08:02voilà
01:08:02il faut pas cracher
01:08:03sur nos agents
01:08:04il faut pas violenter
01:08:05nos agents
01:08:06et donc
01:08:06une institution
01:08:07comme la RATP
01:08:08dépense des centaines
01:08:08de milliers d'euros
01:08:09pour rappeler
01:08:10qu'il faut pas cracher
01:08:11ou agresser
01:08:12leurs machinistes
01:08:13leurs guichiers
01:08:14qui est la base
01:08:14de l'éducation
01:08:15et donc
01:08:15pour répondre à votre question
01:08:16tout un chacun
01:08:18doit prendre ça
01:08:19en considération
01:08:21regarder la violence
01:08:21des invectifs
01:08:22sur les réseaux sociaux
01:08:24toutes les interruptions
01:08:25au quotidien
01:08:26une queue de poisson
01:08:27quelqu'un qui veut pas
01:08:28attendre dans une file d'attente
01:08:29et comme on dit aujourd'hui
01:08:32le pétage de plomb
01:08:33est systématique
01:08:34cette expression
01:08:35elle est très intéressante
01:08:36on est bien dans la
01:08:38surcharge
01:08:38tout le temps
01:08:38ce qu'on essaye
01:08:39avec Ruben Ravinovic
01:08:40je racontais dans ce livre
01:08:41notamment
01:08:41c'est comment
01:08:42les mécanismes
01:08:43qui faisaient
01:08:43qu'on prenait sur soi
01:08:45et donc
01:08:46on était capable
01:08:47de canaliser
01:08:48ces affects
01:08:48ou ces pulsions
01:08:49aujourd'hui
01:08:50manifestement
01:08:51pas uniquement
01:08:51dans des contextes émeutiers
01:08:52mais dans des interactions
01:08:54de tous les jours
01:08:54tout ça monte
01:08:57peut-être en bominant
01:08:58un peu le film
01:08:59ces émeutes
01:09:00font suite
01:09:01au mouvement lycéen
01:09:02qui se déroule
01:09:05dans notre pays
01:09:05depuis quelques semaines
01:09:06maintenant
01:09:07et donc
01:09:07c'est pas la première fois
01:09:08qu'il y a des mouvements lycéens
01:09:09ou étudiants en France
01:09:09la référence ultime
01:09:11en la matière
01:09:12c'est 68
01:09:13et donc
01:09:14il y a des scènes
01:09:15très ritualisées
01:09:16d'affrontements
01:09:16entre les jeunes
01:09:17et les forces de l'or
01:09:18on peut le regretter
01:09:19mais c'est ainsi
01:09:20et donc ça a toujours existé
01:09:21si je puis dire
01:09:22la grande différence
01:09:23avec 68
01:09:23ou les mouvements
01:09:24qui ont succédé
01:09:25c'est que
01:09:25au bilan là
01:09:26nous avons 150 membres
01:09:28de l'éducation nationale
01:09:29qui ont été
01:09:30blessés
01:09:31agressés
01:09:32proviseurs
01:09:32CPE
01:09:34enseignants
01:09:34et de la manière
01:09:35que je dis
01:09:36que les mécanismes
01:09:36de canalisation pulsionnelle
01:09:38ne fonctionnent plus
01:09:38les totems d'immunité
01:09:41symboliques
01:09:41dont bénéficiaient
01:09:42le chauffeur de bus
01:09:43le pompier
01:09:44le prof
01:09:45le proviseur
01:09:47manifestement
01:09:47dans une partie
01:09:48de la population
01:09:48pas dans toute la population
01:09:50fort heureusement
01:09:50ne fonctionnent plus
01:09:51encore un mot
01:09:52parce que
01:09:52vous avez un chapitre
01:09:53le premier
01:09:54qui s'appelle
01:09:54la fin de la famille
01:09:56patriarcale
01:09:56clé de voûte
01:09:57de l'ancien régime psychique
01:09:58et vraiment
01:09:59la fin de la famille
01:10:01patriarcale
01:10:01c'est sans doute
01:10:02une des clés aussi
01:10:02c'est que ces enfants là
01:10:03ils n'ont pas de père
01:10:05alors soit ils n'ont pas de père
01:10:06soit
01:10:06où il est absent
01:10:09où il est absent
01:10:12sont moins en capacité
01:10:13aujourd'hui
01:10:13pour tout un tas de raisons
01:10:14de
01:10:17encore une fois
01:10:18inculquer
01:10:18des limites
01:10:20le jeune enfant
01:10:21il faut qu'il se bute
01:10:22à quelque chose
01:10:23et qu'on lui dise
01:10:23à un moment
01:10:24ça non on ne peut pas le faire
01:10:24ça tu dois prendre
01:10:25ton mal en patience
01:10:26on ne va pas s'aider
01:10:27tout de suite
01:10:28et Ruben Rabinovitch
01:10:29raconte
01:10:30quand les patients
01:10:31venaient voir Freud
01:10:32ou Lacan
01:10:33il venait les voir
01:10:34même adultes
01:10:34en tant que fils
01:10:36vous avez aidé moi
01:10:37à régler le conflit
01:10:38avec le père castrateur
01:10:40etc
01:10:40je ne suis pas à la hauteur
01:10:41j'ai parfois envie
01:10:42de le tuer
01:10:43le psy expliquait
01:10:44qu'il ne faut pas
01:10:45avoir envie de tuer
01:10:46son papa
01:10:47et aujourd'hui
01:10:48les gens
01:10:48quand ils viennent
01:10:49voir le psy
01:10:50sur des histoires
01:10:50de famille
01:10:51ils viennent non plus
01:10:52en tant que fils
01:10:53mais en tant que parents
01:10:54en disant
01:10:55monsieur le psy
01:10:55aidez nous
01:10:56à gérer nos enfants
01:10:57donc on voit comment
01:10:58et ce n'est pas uniquement
01:10:59dans les familles
01:11:00les plus défavorisées
01:11:01ces rapports
01:11:02ont bougé
01:11:03et qu'en fin de cycle
01:11:05dans les cas
01:11:06les plus extrêmes
01:11:07on peut aboutir
01:11:08à des situations
01:11:08comme celle-ci
01:11:09donc c'est une vraie
01:11:10question de civilisation
01:11:11vous voulez poser
01:11:12une dernière question
01:11:13rapidos
01:11:14il me reste une minute
01:11:15alors il faut vous lancer
01:11:16André
01:11:17comment on en sort
01:11:18parce qu'on parle souvent
01:11:20de les mettre en prison
01:11:21pourquoi pas
01:11:21moi je suis le premier
01:11:22à dire qu'il faut
01:11:22qu'ils soient punis
01:11:23sévèrement
01:11:24que ça leur serve
01:11:24de leçon
01:11:25comme on dit
01:11:25mais est-ce qu'on est sûr
01:11:26que quand ils vont
01:11:27ressortir de prison
01:11:28ils n'auront pas envie
01:11:28de recommencer
01:11:30alors il faut que
01:11:31il faut que tout ça
01:11:32soit quand même
01:11:33relativement dissuasif
01:11:34il y a la prison
01:11:35mais il peut y avoir
01:11:35d'autres sanctions
01:11:36des sanctions financières
01:11:38par exemple
01:11:38pour ceux qui
01:11:39pour qui sont solvables
01:11:40parce que là
01:11:41vous voyez
01:11:41la grande question
01:11:42c'est qui va payer
01:11:43je vous donne
01:11:44le scoop
01:11:44c'est nous
01:11:46donc c'est soit
01:11:46la puissance publique
01:11:47soit les assurances
01:11:48soit les assurances
01:11:49donc c'est nous
01:11:49donc c'est nous
01:11:50vous connaissez le sujet
01:11:52au milieu des années 86
01:11:54on crée une taxe attentat
01:11:55qui s'applique
01:11:56à tous les contrats
01:11:56d'assurance
01:11:57pour abonder un fonds
01:11:58qui va permettre
01:11:58d'aider les personnes
01:12:00qui ont été victimes
01:12:00d'attentats
01:12:01on peut penser
01:12:02c'était déjà
01:12:02dans un projet de loi
01:12:03qu'on aura une taxe émeute
01:12:05puisque les assureurs
01:12:06disent bien sûr
01:12:07on parlait
01:12:08la vitrine
01:12:09on parle de milliards
01:12:10on parle d'un milliard d'euros
01:12:12les émeutes
01:12:12Post-Nahel
01:12:13c'est un milliard
01:12:13et en Calédonie
01:12:15c'est un milliard également
01:12:16et donc
01:12:16les assureurs
01:12:18nous expliquent
01:12:19que voilà
01:12:20aujourd'hui
01:12:20il y a certains territoires
01:12:22qui ne sont plus assurables
01:12:23et qu'il va falloir
01:12:25passer à la solidarité nationale
01:12:27merci beaucoup
01:12:27Jérôme Fourquet
01:12:28homo occidentaliste
01:12:29que sommes-nous devenus
01:12:30que devenons-nous
01:12:31aux éditions du Seuil
01:12:32avec Robin Rabinovitch
01:12:34merci à vous tous
01:12:35Geoffroy, Rachel, André
01:12:36dans un instant
01:12:37Christine Kelly
01:12:38évidemment
01:12:38pour Face à l'info
01:12:40n'oubliez pas le rendez-vous
01:12:41à 21h
01:12:42Jean-Philippe Tanguy
01:12:43face à Bruno Le Maire
01:12:43c'est notre duel de la semaine
01:12:45et demain matin
01:12:46à 8h10
01:12:47sur CNews et Europe 1
01:12:48notre invité sera
01:12:49Robert Ménard
01:12:49le maire de Béziers
01:12:50bonne soirée
01:12:50à tout à l'heure
01:12:51à 21h
01:12:52Sous-titrage Société Radio-Canada
01:12:55Sous-titrage Société Radio-Canada
01:12:56Sous-titrage Société Radio-Canada