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  • il y a 14 heures
La demande pour le poulet est tellement forte que la production française n'arrive pas à suivre. La France doit aujourd'hui importer de l'étranger plus de la moitié du poulet qu'elle mange.
Et le grand gagnant de cette crise, c'est la Chine. Les exportations de volailles chinoises vers l'Europe ont bondi : de 27% en un an, 57% en deux ans.
Regardez L'enquête RTL avec Joanna Chabas du 21 octobre 2026.

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Transcription
00:037h, 9h30, RTL Matin, avec Céline Landreau.
00:087h16, l'enquête RTL maintenant sur le poulet dont les Français raffolent.
00:12La demande est tellement forte que la production française n'arrive plus à suivre.
00:15Plus de la moitié du poulet consommé est donc importé.
00:18Bonjour Johanna Chabas.
00:19Bonjour.
00:20L'un des grands gagnants c'est la Chine.
00:22Les exportations vers l'Europe ont bondi de 57% en deux ans.
00:25Et ce poulet chinois, Johanna, il est déjà bien présent dans nos rayons.
00:30Oui, du poulet cuit dans des salades, des sandwiches déjà préparés,
00:33dans des produits transformés aussi comme des nuggets,
00:36et même dans certains restaurants.
00:38Au Salon de l'agroalimentaire à Paris cette semaine,
00:40un importateur de poulet chinois est fier de m'expliquer que de grands industriels l'utilisent.
00:45Il me présente un kilo de poulet cuit, il ne sait pas qu'il est enregistré.
00:50Les Chinois c'est l'option la moins chère.
00:52Par exemple là, c'est 4,70 le kilo, alors que le poulet polonais ça serait 5,50.
00:56Et la volaille française c'est bien plus de 7 euros le kilo.
01:00Ce poulet arrive par bateau et met 4 semaines à atteindre le port de Rotterdam aux Pays-Bas
01:05avant d'être envoyé dans des usines européennes.
01:08Comment font ces producteurs chinois pour proposer du poulet si peu cher ?
01:11Eh bien, ils le bradent.
01:12En Chine, on consomme plutôt les ailes, les cuisses et les pattes de poulet,
01:15mais moins le blanc.
01:16Les entreprises chinoises se débarrassent donc de ces filets à très bas prix,
01:20qu'elles vendent en masse.
01:22Au salon de l'agroalimentaire, en micro cachet, j'ai rencontré un de ces producteurs.
01:27Nous avons 4 abattoirs, les employés n'ont que 4 jours de repos par mois.
01:31On peut abattre jusqu'à 1 million de poulet par jour.
01:33J'étais accompagnée de Paul-Henri Lava, il travaille pour la filière européenne de la volaille.
01:38Il est quelque peu sonné.
01:39Il y avait des photos des outils de production,
01:41et on voit que c'est clairement surdimensionné par rapport à ce qu'on a en Europe.
01:45On se sent un peu petit pour le coup, ça s'avère aussi complètement neuf.
01:49Donc on voit que le gouvernement chinois met en place des outils de production importants.
01:53C'est un peu inquiétant pour nos producteurs.
01:55Mais est-ce qu'il y a des risques sanitaires, Johanna ?
01:57Alors tout est très encadré.
01:59L'Union européenne ne fait entrer que du poulet cuit venant d'une région spécifique de la Chine,
02:04avec en théorie les mêmes normes sanitaires.
02:06Mais la Commission européenne a envoyé des enquêteurs dans ces abattoirs chinois.
02:10Nous avons pu lire ce rapport.
02:11Les observateurs ont retrouvé des matières fécales sur des carcasses,
02:15du matériel mal stérilisé ou des problèmes de traçabilité.
02:18La Commission européenne a demandé à la Chine de se mettre en conformité.
02:22Un nouvel audit doit avoir lieu cet automne.
02:24Bon, et le consommateur, en rayon, il peut savoir s'il achète du poulet chinois ?
02:28Eh bien non.
02:29Et c'est là tout le problème.
02:30Pour le moment, sur les emballages, vous ne verrez que origine hors UE.
02:34Mais cela peut être du poulet ukrainien, brésilien ou chinois.
02:38La filière de la volaille française et des associations consommateurs demandent donc
02:41à ce que le pays d'origine apparaisse.
02:43Au restaurant, par contre, cela doit être clairement affiché.
02:46Enquête RTL avec Johanna Chabas ce matin.
02:49Merci Johanna.
02:50Merci.
02:50Merci.

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