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  • il y a 17 heures

Face aux débordements du 17 octobre, le Rassemblement national a fait le choix de se positionner en parti de l'ordre, face, selon eux, à un gouvernement dépassé et une France insoumise fautrice de troubles. Vont-ils capitaliser sur ces violences pour attirer davantage d'électeurs autour d'une rhétorique autoritaire ?

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Transcription
00:00Le Rassemblement national, avant même la mobilisation du 17 octobre, avait décidé d'incarner principalement ce qu'il a toujours
00:10été, je dirais, presque dans son histoire, c'est-à-dire le parti de l'ordre.
00:15Et justement de s'opposer, en tout cas de dire qu'il s'agissait d'une manifestation, peut-être avec
00:21des motifs légitimes, parce que quand même, Marine Le Pen, qu'est-ce qu'elle veut ?
00:25Elle veut quand même servir de catalyseur dans les urnes de cette colère populaire, de cette colère sociale.
00:30Mais tout cela en rejetant évidemment la violence sur ce qu'elle appelle l'extrême gauche, à savoir Jean-Luc
00:38Mélenchon.
00:39Elle est rejointe d'ailleurs en cela par le gouvernement qui veut aussi refiler le mystique gris, en tout cas
00:44de l'origine de ces violences, à la gauche radicale.
00:47Et donc, on pourrait penser que Marine Le Pen est un petit peu au milieu du guet, mais pas du
00:52tout.
00:53Ils ont totalement assumé, dès le début au Rassemblement national, de condamner en fait par avance ce rassemblement, de dire
00:58qu'il y aurait des débordements et que c'était de l'instrumentalisation, etc.
01:03Donc c'est vrai que, bon, vous avez plusieurs observateurs qui disent, en cette période-là, on a le sentiment
01:09que le Rassemblement national n'a pas grand-chose à faire pour récolter un petit peu les fruits, en tout
01:15cas, des débordements.
01:18Et c'est vrai que, en tout cas, lorsque vous avez eu les deux allocutions quasiment concomitantes, à la fois
01:24de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron, quasiment Marine Le Pen était dans une posture plus présidentielle qu'Emmanuel
01:30Macron.
01:31Vous entendez Jordan Bardella, il a davantage de réponses à apporter.
01:34Alors évidemment, c'est pas des choses…
01:37Quand on est dans l'opposition, c'est vrai, mais c'est vraiment très facile pour eux, je dirais, de
01:42dérouler à ce moment-là.
01:43Et en fait, ils sont même dans une posture, ils sont même presque aidés, je dirais un petit peu dans
01:50le même schéma qu'il y avait en 2022,
01:52par Reconquête et Éric Zemmour, qui est très invité sur tous les plateaux de télé pour parler de remigration,
01:59pour tenir un discours raciste, en fait, en disant qu'il s'agit d'un problème principalement d'immigration
02:05et qu'il faut renvoyer des Français dans leur pays d'origine.
02:10Et donc, finalement, le discours de Marine Le Pen et de Jordan Bardella apparaît quasiment mesuré par rapport à lui.
02:16Et en même temps, c'est un discours de fermeté et d'ordre qui est assez classique pour le parti.
02:21Quand vous regardez les enquêtes d'opinion, et c'est d'ailleurs un des chiffres qui est dans notre rapport
02:25sur la démocratie,
02:26où 7 Français sur 10 considèrent qu'en France, il faut un vrai chef, c'est-à-dire cette idée
02:31qu'on a un besoin d'autorité forte,
02:35presque parfois avec une tentation autoritariste.
02:39Mais c'est la réponse à quoi, finalement ?
02:42C'est la réponse à une inefficacité politique qui, pour certains, samedi soir, en est encore un exemple et encore
02:49une expression.

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