- il y a 2 jours
Le 15 octobre, la commission des affaires sociales du Sénat auditionnait Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Le ministre a présenté le budget de la Sécu pour 2027, qui vise un retour du déficit à 12,7 milliards d’euros, alors qu'il est de 21,8 milliards d’euros en 2026. Parmi les mesures proposées par le gouvernement : une désindexation partielle des pensions de retraite au-delà de 1 260€ et un abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10% de 4 439 à 3 000€, ou encore l’intégration des compléments de salaires aux rémunérations prises en compte dans l’assiette de calcul des revenus soumis aux exonérations de cotisations patronales. Une mesure a fait réagir les sénateurs de gauche : l'instauration d'un délai de résidence régulière d’un an pour les étrangers non-européens pour ouvrir la perception des prestations familiales et logement. Le ministre du Travail a pris ses distances avec cette proposition. Il s'est dit, à titre personnel, "favorable à l'immigration de travail". Année de Production :
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:09Top départ du marathon budgétaire au Parlement.
00:00:13La semaine dernière, le ministre du Travail était entendu par les sénateurs pour connaître
00:00:17et comprendre la copie du gouvernement en matière de budget, de la sécurité sociale.
00:00:22Jean-Pierre Farandou est venu détailler ses objectifs.
00:00:25Je vous propose de revoir cette audition, on en reparle juste après.
00:00:28Mes chers collègues, nous allons débuter nos travaux dans le cadre du projet de financement de la sécurité sociale pour
00:00:362027.
00:00:37Nous accueillons ce matin M. Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités.
00:00:42Bien entendu, nous profiterons de sa présence pour évoquer également le PLF, qui sera examiné dans les prochaines semaines.
00:00:49Je vous précise que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat
00:00:53et qu'elle sera consultable en vidéo à la demande.
00:00:56M. le ministre, je vous remercie d'avoir accepté l'invitation de notre commission.
00:01:00Dans le cadre du PLFSS, vous avez plus particulièrement la charge des branches vieillesse et accès en du travail, maladie
00:01:06professionnelle, à TMP.
00:01:08Pour ce qui concerne la branche vieillesse, le déficit serait ramené de 8 milliards d'euros en 2026 à 4
00:01:13,8 milliards d'euros en 2027,
00:01:16principalement sous l'effet de la dérogation à l'indexation automatique des pensions de retraite sur l'inflation,
00:01:21en renvoyant à un décret la fixation de coefficient de revalorisation des pensions de retraite supérieures à 1260 euros par
00:01:29mois.
00:01:29On relèvera aussi la prise en charge par la branche famille des majorations de pensions pour enfants versés par la
00:01:35CNRACL,
00:01:36qui se traduirait par une économie de 0,8 milliards d'euros à partir de 2027.
00:01:41Quant à la branche ATMP, qui a longtemps fait figure de branche en bonne santé au sein de la Sécurité
00:01:47sociale,
00:01:48elle s'enfoncerait à compter de 2027 dans une situation de déficit structurel atteignant 1,5 milliard d'euros dès
00:01:54l'année prochaine.
00:01:56Voilà, donc l'idée c'est de pouvoir d'abord vous faire réagir sur ces grandes masses avant de rentrer
00:02:01dans des éléments plus précis.
00:02:03Voilà, et en outre vous pourrez bien sûr comploter vos propos par un regard sur l'émission liée au PLF,
00:02:10dans lequel nous serons amenés à faire un deuxième examen dans un deuxième temps,
00:02:14mais on profite de votre présence pour aborder les deux grands sujets.
00:02:17Ce que je propose, monsieur le ministre, c'est de très rapidement vous laisser la parole,
00:02:20puis ensuite je proposerai à nos rapporteurs, notre rapporteur général, nos rapporteurs de branche et aux sénateurs de vous interroger.
00:02:27Voilà, merci monsieur le ministre.
00:02:30Merci monsieur le président, que je salue, monsieur le rapporteur général, cher Olivier Henault,
00:02:35mesdames et messieurs les sénateurs.
00:02:37Écoutez, je commence par féliciter les sénateurs et sénatrices, nouvellement élus ou réélus.
00:02:43Voilà, donc on est reparti pour un tour.
00:02:47Bon, en tant que ministre du Travail et des Solidarités, je souhaite poursuivre le travail que nous avons engagé
00:02:52depuis maintenant plus d'un an avec le Sénat, et je trouve qu'il s'est passé tout à fait
00:02:56correctement,
00:02:57en particulier avec cette commission sur l'ensemble des textes qui relèvent de mon périmètre,
00:03:01et toujours avec la méthode, je pense, qui est chère au Sénat, de dialogue, d'écoute et de respect pour
00:03:05avancer.
00:03:07Et au-delà des textes budgétaires, il y aura aussi d'autres sujets qui arriveront d'ici février,
00:03:11et on aura peut-être l'occasion aussi d'y revenir dans la discussion.
00:03:13Rapide retour sur l'année 26, qui a été une année quand même particulièrement difficile,
00:03:18donc marquée par des tensions internationales liées au conflit entre les Etats-Unis et l'Iran,
00:03:24le blocage d'Hormuz dont on n'est pas sorti.
00:03:25On voit bien que c'est quand même un événement international majeur qui vient handicaper notre économie,
00:03:31dans la durée, avec la hausse des carburants, qui est un véritable enjeu aussi, bien sûr, pour les Françaises et
00:03:35les Français.
00:03:37Ensuite, le changement climatique ne nous a pas épargnés.
00:03:41Incendies, canicules, sécheresses particulièrement aigües cette année,
00:03:46et dès le mois de mai, et dans des régions qui, jusqu'alors, avaient été un peu épargnées.
00:03:50On voit bien que là, la canicule n'épargne plus aucune région,
00:03:52avec ce méga feu de Gironde très impressionnant,
00:03:55et qu'on a eu du mal à juguler, avec des conséquences pour les entreprises,
00:04:00pour les salariés, pour les habitants, des impacts très lourds.
00:04:03Tout ça, bien sûr, a ralenti la croissance, inévitablement,
00:04:07et donc la partie recette des comptes publics s'en est trouvée aussi affectée,
00:04:12donc une année compliquée.
00:04:14Pour autant, on n'a pas fait que gérer des crises,
00:04:16on a aussi essayé de faire avancer des réformes structurelles, des actions structurelles.
00:04:22D'abord, on reviendra sur le fait que l'an dernier, on verra cette année,
00:04:25on a réussi à voter une loi de financement de la Sécurité sociale,
00:04:30et qui avait le grand mérite d'éviter le dérapage.
00:04:33C'est-à-dire que, si on n'avait pas eu cette loi,
00:04:35le déficit aurait atteint 30 milliards d'euros.
00:04:38Donc ça sert aussi à ça, les lois, et de voter des lois,
00:04:41ça permet de juguler les pentes et les tendances
00:04:43qui peuvent nous faire arriver, sinon à des sommes très impressionnantes.
00:04:47Donc ça, il faut le rappeler, rendre hommage à Elisabeth Donneau,
00:04:50qui a changé de commission,
00:04:53et au travail qu'elle a effectué, notamment sur le sujet très aigu et très spécialisé,
00:04:58mais ô combien important, de la trésorerie de la Sécurité sociale,
00:05:01avec un transfert qu'on a pu organiser de 15 milliards à la CADES,
00:05:04dont on avait absolument besoin pour préserver les comptes
00:05:07et la solidité des comptes de la Sécurité sociale.
00:05:11Revenir rapidement, et le rapporteur Eno nous a bien aidés,
00:05:14sur la loi pour mieux lutter contre la fraude sociale et fiscale,
00:05:19mais moi, ce qui me concerne, c'est la sociale,
00:05:20notamment tout ce qui est travail dissimulé, fraude à la formation,
00:05:23on a de nouveaux outils qui nous permettent d'être plus solides là-dessus,
00:05:28et même si ce n'est pas dans le dur du budget,
00:05:32moi, j'espère bien qu'on récupérera au moins 300 millions d'euros
00:05:34par une action plus efficace sur la fraude sociale,
00:05:36donc c'est important.
00:05:38Dire aussi, et là aussi, le Sénat nous a aidés à faire adopter la loi
00:05:45qui transposait l'accord des partenaires sociaux sur les ruptures conventionnelles,
00:05:49qui permet d'accroître les revenus de l'UNEDIC d'un milliard d'euros.
00:05:54Toujours sur l'UNEDIC, je me suis battu au niveau européen,
00:05:57je pense que certains sénateurs le savent, que ce sont les sénateurs des territoires concernés,
00:06:01donc l'Est de la France et les Savoies,
00:06:06qui sont concernés par le transfrontalier avec la Suisse,
00:06:08on a réussi à revenir sur un règlement européen très injuste
00:06:13qui faisait que l'UNEDIC française payait les indemnités chômage
00:06:17de travers transfrontalier qui s'étaient fait virer au Luxembourg ou en Suisse,
00:06:20là où ils avaient cotisé, donc c'était quand même quelque chose de très anormal.
00:06:22Je pense qu'on a réussi à revenir sur ce sujet-là,
00:06:25donc voilà, une action, je pense, solide pour nos comptes publics.
00:06:29Alors cette année, vous l'avez dit, M. le Président,
00:06:33on a une ambition forte, à la fois dans le PLF et dans le PLFSS,
00:06:38alors 5% de déficit, ça ne paraît pas énorme par rapport aux 5,4% qu'on va faire
00:06:44cette année,
00:06:45aux 5,1% de l'année 2025,
00:06:47mais on sait qu'en fait, c'est un gros point de gagné par rapport au tendanciel.
00:06:51Voilà, et là, chercher un point de déficit, ça, c'est compliqué,
00:06:54c'est pour ça qu'on arrive à des sommes importantes,
00:06:56c'est le fameux 43 plus 11, 11 milliards de conséquences,
00:07:01de décisions déjà prises, mais 43 milliards de nouvelles décisions,
00:07:04là pour lesquelles on va retrouver les éléments et les mesures dans le budget.
00:07:09Bon, je fais vite, mais je pense que c'est un enjeu de sauvegarde nationale,
00:07:13il faut absolument qu'on arrive à tenir nos déficits,
00:07:15on est très regardé par les marchés financiers,
00:07:18et regardé et malmené,
00:07:19donc si on veut éviter que ça s'aggrave encore plus,
00:07:22on n'a pas d'autre choix que d'arriver à un déficit,
00:07:265%, c'est pas bien non plus,
00:07:28quand on se compare à l'Europe,
00:07:29on est quand même dans les mauvais élèves européens,
00:07:30enfin, on sait que c'est très dur à obtenir,
00:07:32qu'on fait les débats qu'on aura,
00:07:34et ici au Sénat et à l'Assemblée,
00:07:35mais pour autant, c'est le minimum, j'allais dire,
00:07:39donc voilà, donc on a une situation compliquée.
00:07:42PNFSS aussi, une ambition importante,
00:07:45puisqu'on veut en gros réduire par deux le déficit,
00:07:48parce qu'on veut corriger une situation normale,
00:07:49c'est pas normal que la Sécu soit en déficit,
00:07:51la Sécu doit être à l'équilibre,
00:07:53le statut normal des comptes de la Sécurité sociale,
00:07:56c'est l'équilibre,
00:07:57on connaît l'histoire récente,
00:07:58on est à peu près réussi,
00:08:00en 2019, on était quasiment à l'équilibre,
00:08:02le Covid est passé par-dessus,
00:08:03bon, ça, on peut comprendre le caractère exceptionnel du Covid,
00:08:06moins de recettes d'un côté, plus de dépenses de l'autre,
00:08:08mais le problème, c'est que depuis le Covid,
00:08:09on n'a jamais réussi à revenir à l'équilibre,
00:08:11voilà, donc ça, c'est embêtant,
00:08:12parce qu'on s'installe dans un continuum
00:08:14d'une vingtaine de milliards de déficits par an,
00:08:16et 20 milliards s'ajoutent aux 20 milliards,
00:08:18ça fait 40, 60, 80,
00:08:19et là, il y a un problème,
00:08:20puisque c'est pas fait pour,
00:08:21donc là, on a un vrai sujet de maîtrise,
00:08:24peut-être moins perçu par les Françaises et les Français,
00:08:26mais nous, on le sait bien,
00:08:29notamment dans cette commission,
00:08:30voilà, donc la volonté de réduire le déficit
00:08:33de manière très significative,
00:08:34c'est qui, pour le coup, si c'était poursuivi,
00:08:37pourrait nous permettre de revenir à l'équilibre
00:08:38en deux ou trois exercices,
00:08:40voilà, donc l'objectif serait atteint.
00:08:43Bon, qui dit réduction de la dépense,
00:08:46et réduction de déficit,
00:08:48dit des économies, bien évidemment,
00:08:50pour autant, et je dois dire que là-dessus,
00:08:52le Premier ministre nous l'a proposé,
00:08:55et je l'ai saisi,
00:08:55nous avons eu le droit d'avoir des priorités,
00:08:58alors quand on a des priorités,
00:08:59on sauvegarde les budgets,
00:09:00mais ça veut dire qu'on fait plus d'efforts sur le reste,
00:09:02il n'y a pas de mystère,
00:09:02c'est ça que ça veut dire, des priorités.
00:09:04Bon, moi, les priorités,
00:09:05j'en ai vécu une, au fond,
00:09:06enfin, il y en avait une principale,
00:09:08puis après, il y en a d'autres,
00:09:09mais la principale, c'est la jeunesse,
00:09:11et j'ai fait ça avant les lycées,
00:09:13moi non plus,
00:09:13je n'avais pas vu arriver la grogne dans les lycées,
00:09:16mais je pense que je ne me suis pas trompé,
00:09:18et quand les lycéens nous demandent un avenir,
00:09:20je pense que 800 000 apprentis par an,
00:09:22c'est de l'avenir,
00:09:24270 000 contrats d'engagement jeune,
00:09:26c'est une main tendue,
00:09:27à 270 000 jeunes qui sont dans la difficulté,
00:09:29ouvrir un épître supplémentaire à Maubeuge l'année prochaine,
00:09:32c'est un avenir à des jeunes gens
00:09:34qui sont en situation très compliquée,
00:09:35enfin bref, je pense que c'est une bonne chose
00:09:38d'avoir mis comme priorité la jeunesse,
00:09:40avec toutes les conséquences qui vont avec,
00:09:42ensuite vous avez aussi une autre priorité,
00:09:45c'est très vite,
00:09:45c'est-à-dire dans ce contexte budgétaire difficile,
00:09:49sauvegarder les plus démunis,
00:09:50donc là pour le coup,
00:09:50très rapidement,
00:09:51on a dit,
00:09:52le RSA,
00:09:53l'allocation adulte handicapé,
00:09:56et le minimum vieillesse,
00:09:58ils seront indexés,
00:09:59le reste est discutable,
00:10:01confère ce qui a été dit sur les retraites,
00:10:03mais même les retraites,
00:10:04on a dit tout de suite,
00:10:04au moins les petites retraites,
00:10:05alors c'est quoi une petite retraite,
00:10:06on l'a défini à 1265 euros,
00:10:09c'est 85% du SMIC,
00:10:11voilà,
00:10:11il y a le débat sur le seuil,
00:10:12mais en tout cas,
00:10:13tout de suite on a dit,
00:10:14on protège les petites retraites,
00:10:16et on protège les allocations de survie,
00:10:19on va dire,
00:10:20les allocations de base.
00:10:21Troisièmement,
00:10:22et on aura certainement le débat,
00:10:24on aura certainement le débat,
00:10:25on a voulu aussi continuer,
00:10:27une action que j'ai entreprise,
00:10:28depuis que je suis ministre,
00:10:29il y a un an,
00:10:30sur tout ce qui tourne autour
00:10:31de l'égalité professionnelle femme-homme,
00:10:32voilà,
00:10:32je pense que c'est une cause importante,
00:10:34il y a encore du boulot à faire dans ce pays,
00:10:35sur ce sujet,
00:10:38alors on l'a fait,
00:10:39il y a l'égalité salariale,
00:10:41il y a l'orientation,
00:10:42et sur les retraites,
00:10:44alors vous connaissez la problématique,
00:10:45c'est comme les femmes ont des carrières
00:10:46plus hachées,
00:10:47et sur des métiers moins rémunérés,
00:10:50l'écart de retraite est très important,
00:10:52il est de 35% en moyenne,
00:10:54il s'arrange un peu,
00:10:55entre guillemets,
00:10:55avec les pensions de reversion,
00:10:56puisque la Russie en moyenne,
00:10:58les femmes restent seules,
00:10:59et les maris décèdent plus tôt,
00:11:01donc je crois,
00:11:02après pension de reversion,
00:11:03c'est 20 et quelques pourcents,
00:11:04ça fait encore 20%,
00:11:06et pourquoi ?
00:11:06Parce que c'est les carrières d'avance,
00:11:08c'est les cotisations,
00:11:08c'est le fait que les femmes
00:11:10n'ont pas pu cotiser suffisamment,
00:11:11elles arrivent donc à des retraites inférieures.
00:11:13Bon, là il y a la volonté
00:11:15de travailler sur ce sujet,
00:11:16je sais que c'est un thème qui fait débat,
00:11:18donc on aura certainement le débat,
00:11:20c'est sur les droits familiaux,
00:11:21pour trois enfants et plus,
00:11:23j'ai considéré que là on avait
00:11:24une espèce d'injustice,
00:11:26double injustice,
00:11:27parce que c'est quand même plutôt
00:11:27les femmes dans notre pays
00:11:28qui élèvent les enfants
00:11:29plutôt que les papas,
00:11:30il ne faut pas être genré,
00:11:32mais enfin c'est une réalité sociologique,
00:11:34et deuxièmement,
00:11:35comme elles ont des retraites
00:11:35moins élevées,
00:11:38et comme c'est proportionnel
00:11:39à la retraite,
00:11:40finalement un enfant,
00:11:41un troisième enfant et plus,
00:11:42rapporte beaucoup moins
00:11:43à une femme qu'à un homme.
00:11:44Bon, on peut s'interroger
00:11:46sur ce sujet-là,
00:11:47et deuxièmement,
00:11:48tant qu'on y était,
00:11:49on a dit aussi un petit sujet,
00:11:51par exemple les allocations familiales,
00:11:52c'est forfaitisé,
00:11:54c'est indépendant du revenu,
00:11:56on a dit,
00:11:56mais pourquoi on ne fait pas pareil
00:11:57pour les droits familiaux aussi,
00:11:58au fond,
00:11:59donc voilà,
00:11:59donc il y a une proposition
00:12:01d'égalisation,
00:12:04à la fois femme homme
00:12:04et à la fois retraite élevée,
00:12:06retraite moins élevée,
00:12:07qui se traduit par un forfait,
00:12:09voilà,
00:12:09c'est dans le PLFSS,
00:12:12et ça sera certainement débattu,
00:12:13parce que j'entends déjà des voix
00:12:14me disant qu'ils ne sont pas d'accord,
00:12:16bon ben voilà,
00:12:17c'est le débat démocratique,
00:12:18il aura lieu.
00:12:20Voilà un peu les priorités principales,
00:12:22si je reviens maintenant
00:12:22sur les mesures les plus spectaculaires,
00:12:25j'allais dire,
00:12:26bon,
00:12:26à coup sûr,
00:12:26les retraites,
00:12:28c'est quoi le raison ?
00:12:28On n'a rien contre les retraites,
00:12:30on n'est pas acharné
00:12:30contre les retraités,
00:12:31parce qu'on nous a collé
00:12:32cette étiquette,
00:12:33non,
00:12:34non,
00:12:34c'est l'effort partagé,
00:12:35parce que pour faire
00:12:36les économies que j'évoquais,
00:12:37il faut que tout le monde
00:12:39contribue.
00:12:40Les retraités,
00:12:41c'est 25% de la population,
00:12:43on attend une contribution
00:12:44des retraités
00:12:45à hauteur de 5 milliards et demi
00:12:47sur 400 milliards
00:12:47et quelques de retraites,
00:12:48quand même,
00:12:49et
00:12:52donc ça fait 10%
00:12:53de l'effort
00:12:53pour 25% de la population,
00:12:55on estime qu'il n'est pas
00:12:56illogique,
00:12:57alors le débat peut avoir lieu,
00:12:58il aura lieu,
00:12:58je pense aussi,
00:12:59de faire appel
00:13:00à la solidarité
00:13:01aussi des retraités,
00:13:02la manière,
00:13:03ça c'est le principe,
00:13:04la manière de la faire,
00:13:06qui est dans la copie de départ,
00:13:07comme on dit,
00:13:08il sera forcément aussi discuté
00:13:09et amendé,
00:13:10on n'en doute pas,
00:13:11il y a deux dispositifs,
00:13:13un dans le PLF,
00:13:14l'autre dans le PLF,
00:13:14et on peut combiner
00:13:15ces dispositifs,
00:13:16le premier,
00:13:17c'est de revenir
00:13:18sur l'indexation à 100%,
00:13:19comme vous l'avez dit
00:13:20M. le Président,
00:13:21que ce soit très clair,
00:13:22dans la maquette de l'État,
00:13:24c'est indexé à 100%
00:13:25jusqu'à 1960,
00:13:27au-delà,
00:13:27il y a un seuil à 2000,
00:13:28mais en fait c'est zéro
00:13:29dans les deux seuils,
00:13:30de 1260 à 2000,
00:13:31c'est zéro,
00:13:31pas d'index,
00:13:32c'est pareil au-delà,
00:13:32voilà,
00:13:33donc c'est assez rude,
00:13:34c'est bon,
00:13:34voilà,
00:13:35c'est comme ça,
00:13:35en toute transparence,
00:13:36je vous indique le mode de calcul,
00:13:39et si on fait comme ça,
00:13:41ça dégage 4 milliards d'économies,
00:13:43et c'est complété
00:13:44par un milliard et demi
00:13:45ou un milliard 4,
00:13:46dans l'autre patte du PLF,
00:13:49en revenant,
00:13:50d'ailleurs je crois que le Sénat
00:13:51avait proposé des choses comme ça
00:13:52l'année dernière,
00:13:53en abaissant le plafond
00:13:55de l'abattement
00:13:55de 4 000 et quelques à 3 000,
00:13:57je crois que c'est quelque chose
00:13:58qu'on avait vu apparaître,
00:13:59je crois,
00:13:59dans le Sénat l'année dernière,
00:14:01donc peut-être de ce côté-là,
00:14:01l'accueil au Sénat
00:14:02sera peut-être plus positif,
00:14:05voilà,
00:14:05donc ça c'est,
00:14:06voilà,
00:14:06peut-être aussi,
00:14:10côté allègements généraux,
00:14:12parce que ça aussi,
00:14:12il faut en parler,
00:14:15contribution de tous,
00:14:16les retraités,
00:14:17je vais en parler,
00:14:17les entreprises aussi,
00:14:19alors les entreprises,
00:14:19il faut faire attention,
00:14:20moi le premier,
00:14:20je défends les entreprises,
00:14:21l'emploi vient des entreprises,
00:14:23le travail vient de l'emploi
00:14:24et les cotisations viennent du travail,
00:14:25donc il faut faire attention,
00:14:27le monde des entreprises,
00:14:28en plus en ce moment,
00:14:29c'est compliqué,
00:14:30ils ont pris la crise
00:14:31de plein fouet,
00:14:32les carburants eux aussi,
00:14:34enfin,
00:14:34voilà,
00:14:35la concurrence internationale,
00:14:36le salon de l'automobile,
00:14:38en ce moment,
00:14:39on voit bien la concurrence
00:14:40des véhicules chinois,
00:14:41enfin bon,
00:14:42c'est pas simple,
00:14:42bon,
00:14:43pour autant,
00:14:43il n'est pas anormal
00:14:44de faire appel
00:14:45à la solidarité
00:14:46aussi des entreprises,
00:14:48en ce qui me concerne,
00:14:49donc la modalité consiste
00:14:53à intégrer dans le calcul
00:14:55de la rémunération
00:14:56des éléments variables
00:14:57de rémunération
00:14:58qui n'étaient pas jusqu'à maintenant,
00:14:59notamment ceux liés
00:15:00à l'intéressement,
00:15:02etc.,
00:15:02alors les mesures fiscales
00:15:03pour le salarié
00:15:03ne sont pas touchées,
00:15:04les avantages fiscaux
00:15:05de partage de la valeur
00:15:06ne sont pas touchés,
00:15:07il faut dire tout de suite,
00:15:08par contre,
00:15:08on rentre ça dans le calcul
00:15:09comme on l'avait fait en 2024,
00:15:10je crois,
00:15:11pour la prime de partage
00:15:12de la valeur,
00:15:12elle avait été intégrée,
00:15:13c'est la même idée,
00:15:14mais comme on augmente
00:15:15du coup le revenu,
00:15:16on se déplace dans la courbe
00:15:17pour les connaisseurs,
00:15:18en se déplaçant dans la courbe,
00:15:19on réduit les allégements,
00:15:20et au total,
00:15:21ça fait une économie
00:15:21de 3,6 milliards,
00:15:22donc ce n'est pas négligeable,
00:15:24d'ailleurs,
00:15:24les organisations patronales
00:15:25le disent,
00:15:26on l'entend,
00:15:26mais en tout cas,
00:15:27voilà le pourquoi
00:15:28et le quoi.
00:15:31Tout ce qui est,
00:15:32alors sur les autres branches,
00:15:34ATMP,
00:15:35effectivement,
00:15:35il y a un dérapage des comptes
00:15:38avec l'apparition d'un déficit,
00:15:40ça, ça veut dire
00:15:41qu'il y a plus de maladies
00:15:42et plus d'accidents,
00:15:43dont déjà la première réponse,
00:15:44c'est la prévention,
00:15:45il faut toujours se dire
00:15:46que dès lors qu'on raisonne
00:15:47accident du travail,
00:15:48la première réponse
00:15:49est la prévention
00:15:49dans les entreprises,
00:15:50donc il faut consolider.
00:15:52Bon, une fois qu'on a dit ça,
00:15:53il fallait prendre aussi
00:15:54des mesures plus paramétriques,
00:15:55de régulation de la dépense,
00:15:57on a donné quelques thèmes
00:15:59de travail aux partenaires sociaux,
00:16:02en paritaire,
00:16:02qui ont, on va dire en gros,
00:16:05validé le plan
00:16:06qu'on leur proposait,
00:16:07il y a deux mesures sociales
00:16:09et une mesure fiscale,
00:16:10au total,
00:16:11ça fait 800 et quelques millions
00:16:12d'euros d'économies
00:16:13qui sont donc intégrées
00:16:14dans le budget
00:16:15de la branche ATMP,
00:16:15dont on ne revient pas
00:16:16à l'équilibre,
00:16:16mais enfin on réduit,
00:16:17on met un coup de frein
00:16:18quand même au dérapage
00:16:19du déficit
00:16:19et arrêt du travail,
00:16:21arrêt maladie,
00:16:21qui est à la fois
00:16:22chez Madame Riste
00:16:23et chez moi,
00:16:23on est un peu entre les deux,
00:16:24là aussi vous le savez,
00:16:25je me suis exprimé ce matin
00:16:26à la télé,
00:16:27et on a demandé
00:16:28aux partenaires sociaux
00:16:29une réforme,
00:16:30les arrêts maladie,
00:16:31ça ne va pas,
00:16:3218 milliards,
00:16:33beaucoup d'argent,
00:16:341 milliard de plus
00:16:34par an tous les ans,
00:16:35ça ne va pas,
00:16:369 millions d'arrêts maladie,
00:16:3810% en quelques années
00:16:39de plus,
00:16:40ça ne va pas,
00:16:41bon,
00:16:41alors après,
00:16:42il y a des raisons médicales,
00:16:43il faut les travailler,
00:16:44il y a aussi des raisons
00:16:45parfois d'abus,
00:16:45notamment sur les arrêts courts,
00:16:46bref,
00:16:47on demande une réforme
00:16:48aux partenaires sociaux
00:16:49pour moins protéger
00:16:50les arrêts courts,
00:16:51pour moins inciter
00:16:51aux arrêts courts,
00:16:52peut-être mieux protéger
00:16:53les arrêts longs,
00:16:54sur les arrêts longs,
00:16:55travailler avec des réponses médicales,
00:16:56donc je m'arrête là
00:16:57parce que je ne suis pas médecin,
00:16:57mais il y a des moyens thérapeutiques
00:17:00de réduire la durée
00:17:01des arrêts longs,
00:17:01notamment sur les troubles
00:17:03musculosquelétiques
00:17:03et sur les dépressions,
00:17:04il y a des réponses thérapeutiques
00:17:05qui font qu'on peut aller plus vite,
00:17:08et enfin,
00:17:09il y a un autre trou dans la raquette,
00:17:10il y a 3 millions de salariés
00:17:11qui sont mal couverts,
00:17:12travailleurs indépendants,
00:17:13travailleurs intérimaires,
00:17:14pas travailleurs indépendants,
00:17:14pourtant,
00:17:16salariés intérimaires,
00:17:17intermittents,
00:17:19des gens,
00:17:19femmes de ménage,
00:17:20hommes de ménage,
00:17:20parce qu'ils n'ont pas
00:17:21de complémentaire employeur,
00:17:22donc eux,
00:17:23ils perdent beaucoup
00:17:23quand ils sont en arrêt maladie,
00:17:25c'est peut-être aussi
00:17:25l'occasion d'y réfléchir,
00:17:26voilà,
00:17:26donc on a demandé
00:17:27aux partenaires sociaux
00:17:28de plancher là-dessus,
00:17:30je pense que j'ai dû citer
00:17:32les éléments les plus importants,
00:17:36mais il y en a plein d'autres,
00:17:38mais peut-être les majeurs
00:17:39et les plus importants
00:17:40ont été cités,
00:17:41c'est que l'Unidic,
00:17:42j'aurais certainement
00:17:42une question sur l'Unidic,
00:17:43donc je laisse venir la question,
00:17:45voilà,
00:17:46et j'y répondrai
00:17:47pour ne pas être trop long
00:17:48pour démarrer,
00:17:50voilà,
00:17:51donc si je résume,
00:17:55pour sauvegarder
00:17:56la sécurité sociale,
00:17:57il faut la remettre
00:17:57à l'équilibre,
00:17:59donc l'économique
00:17:59est au service
00:18:00de la sauvegarde,
00:18:01on ne fait pas de l'économique
00:18:01pour l'économique,
00:18:02on fait de l'économique
00:18:03parce qu'il faut,
00:18:04voilà,
00:18:04il faut dire ça,
00:18:05et donc à partir de là,
00:18:06il y a des mesures
00:18:06qui amènent des économies,
00:18:09on espère qu'elles sont réparties
00:18:11assez équitablement
00:18:12dans l'ensemble
00:18:12de la population,
00:18:13enfin des entreprises,
00:18:14l'État lui-même,
00:18:15ça c'est plutôt côté PLF,
00:18:16l'État lui-même
00:18:16fait des efforts,
00:18:19voilà,
00:18:20et qu'ensemble
00:18:21on arrivera
00:18:21à redresser
00:18:22et dans le PLF,
00:18:24là aussi,
00:18:25la situation
00:18:26de nos finances publiques
00:18:27est sérieuse,
00:18:29grave peut-être,
00:18:30les marchés
00:18:31sont après nous,
00:18:32il faut que ce soit clair,
00:18:34il y a eu une période
00:18:35qui faisait peur,
00:18:35on perdait 0,1 point
00:18:37de taux d'intérêt
00:18:38tous les 3 jours,
00:18:39donc ça,
00:18:40c'était quand même
00:18:40très inquiétant,
00:18:41tout ça alourdit
00:18:42bien sûr
00:18:43la charge de la dette
00:18:44et qui devient
00:18:45le premier budget
00:18:46de l'État,
00:18:46enfin il y a quand même
00:18:47un problème,
00:18:48et donc il faut absolument
00:18:50traiter le sujet,
00:18:51il y a peut-être,
00:18:52d'ailleurs derrière tout ça
00:18:53il y a des réformes
00:18:53de fonds,
00:18:54mais il y a aussi un budget
00:18:55qu'il faut y passer,
00:18:56au passage,
00:18:57je sais que c'est un débat
00:18:59et je suis prêt à la voir
00:19:00si vous le souhaitez,
00:19:01il faut un budget,
00:19:02voilà,
00:19:02il faut un budget,
00:19:03l'absence de budget
00:19:04ça fait filer les dépenses
00:19:06et si on les laisse filer,
00:19:07elles vont filer,
00:19:08donc il faut un budget
00:19:09pour essayer de les maîtriser
00:19:10et deuxièmement
00:19:12il y a des avis
00:19:13parfois un peu différents
00:19:14là aussi
00:19:14mais je pense
00:19:15qu'on est sûr de nous
00:19:17une loi spéciale
00:19:18pendant deux mois
00:19:19ça va,
00:19:19pendant dix mois
00:19:20ça va pas,
00:19:21voilà,
00:19:21l'État fonctionne pas,
00:19:22l'État s'est perversé face
00:19:23à des aléas,
00:19:24donc il y a aussi
00:19:25cette toile de fond
00:19:26qui consiste en responsabilité
00:19:28à créer les conditions
00:19:29les uns et les autres
00:19:29d'avoir des budgets,
00:19:31alors on part des formes
00:19:32diverses et variées
00:19:32mais au moins d'avoir
00:19:33un budget,
00:19:34deux budgets si possible
00:19:36et pour la sécurité sociale
00:19:37et pour le pays.
00:19:39Merci Monsieur le Ministre
00:19:41Je vais tout de suite
00:19:42donner la parole
00:19:43à Olivier Henault
00:19:44notre rapporteur général
00:19:45Merci Monsieur le Président
00:19:48Merci Monsieur le Ministre
00:19:50La majorité sénatoriale
00:19:52aborde ce débat
00:19:54avec gravité
00:19:55et responsabilité
00:19:56conscient du déficit
00:19:58un déficit
00:19:59de plus de 20 milliards
00:20:01ça représente 700 euros
00:20:03par foyer français
00:20:04c'est évidemment considérable
00:20:06pour le financement
00:20:07de notre protection sociale
00:20:08et ça ne peut pas être durable
00:20:10et puis il y a le montant
00:20:11de la dette
00:20:12qui ne peut plus être
00:20:13une variable d'ajustement
00:20:14s'ajoute à ça
00:20:15le taux d'intérêt
00:20:17et le coût de l'argent
00:20:18et donc les économies
00:20:22sont une obligation morale
00:20:23par rapport aux générations
00:20:25qui vont nous suivre.
00:20:27La difficulté c'est que
00:20:29on est contraint
00:20:30à donner un coup de frein
00:20:32mais à donner des coups de frein
00:20:33sans réforme structurelle
00:20:35c'est la réalité politique
00:20:36dans laquelle nous nous trouvons.
00:20:38Alors Monsieur le Ministre
00:20:39au fond
00:20:40votre marque de fabrique
00:20:43c'est le dialogue social
00:20:46et la méthode
00:20:48donc moi
00:20:48pour ne pas empiéter
00:20:49sur les compétences
00:20:52des rapporteurs de branches
00:20:54je vous interrogerai plutôt
00:20:56sur cette méthode
00:20:57et sur cette négociation
00:20:59avec les partenaires sociaux.
00:21:00Sur les indemnités journalières
00:21:03d'abord
00:21:03même si ce n'est pas directement
00:21:04votre compétence
00:21:05on l'a abordé hier
00:21:06avec la ministre de la Santé
00:21:08mais tout de même
00:21:09comment vous voulez atteindre
00:21:11ces 1 milliard d'euros
00:21:13d'économies
00:21:14quel est le dialogue
00:21:15sur l'unédic également
00:21:17puisque vous avez dit
00:21:18un objectif d'un milliard d'euros
00:21:21sur la question
00:21:22de l'article 6
00:21:24du PLFSS
00:21:25et notamment
00:21:26du régime social
00:21:27applicable aux indemnités
00:21:29de rupture
00:21:30qui doit rapporter
00:21:32la 300 millions
00:21:33comment ça se passe
00:21:35avec la rationalisation
00:21:37du régime social
00:21:39applicable aux objectifs
00:21:40de simplification
00:21:42et notamment
00:21:43est-ce que ça ne va pas conduire
00:21:44à renchérir le coût
00:21:46du licenciement
00:21:48et des ruptures conventionnelles
00:21:49pour l'employeur
00:21:50enfin comment
00:21:50vous voyez les choses
00:21:52par rapport à cet objectif
00:21:54par rapport aux allégements généraux
00:21:56aussi
00:21:58quel dialogue
00:22:00avec les partenaires sociaux
00:22:02et les responsables patronaux
00:22:05comment vous organisez
00:22:07ces choses là
00:22:08et enfin
00:22:09en excusant
00:22:12mon collègue
00:22:14Burgoa
00:22:14qui est rapporteur
00:22:16sur la branche
00:22:16ATMP
00:22:19sur la réforme
00:22:20de la tarification
00:22:21des ATMP
00:22:22qui selon l'annexe 3
00:22:23du PLFSS
00:22:24doit aussi correspondre
00:22:26à un gain
00:22:26de 300 millions
00:22:27en quoi cela consiste-t-il
00:22:30concrètement
00:22:30et quel serait
00:22:31le véhicule
00:22:33juridique
00:22:34et le calendrier
00:22:35mis en oeuvre
00:22:36je vous remercie
00:22:36je m'excuse par avance
00:22:38de ne pas pouvoir rester
00:22:39tout au long
00:22:39de cette audition
00:22:40puisque je dois
00:22:42participer à une table ronde
00:22:43à l'association
00:22:45des départements
00:22:45de France
00:22:46à Reims
00:22:46merci
00:22:48monsieur le ministre
00:22:49je vous laisse répondre
00:22:49comme ça
00:22:50monsieur Héné
00:22:51entendra une partie
00:22:52volontiers
00:22:54la question de fond
00:22:55sur la réforme structurelle
00:22:56bien sûr
00:22:56elle se pose
00:22:57les retraites
00:22:58en sont un bon exemple
00:22:59les retraites
00:23:00il faut une réforme structurelle
00:23:01d'ailleurs
00:23:01ce sera au coeur
00:23:02je pense
00:23:02de l'élection présidentielle
00:23:04puisque chaque candidat
00:23:05a sa réforme
00:23:07donc
00:23:07ça sera tranché
00:23:09démocratiquement
00:23:10la personne élue
00:23:11aura sa réforme
00:23:12et j'espère
00:23:13une majorité
00:23:14à l'Assemblée
00:23:14pour la faire voter
00:23:17donc ça
00:23:17c'est une forme structurelle
00:23:19pour autant d'ailleurs
00:23:20et je peux le mentionner
00:23:22je ne l'ai pas dit
00:23:23en propos introductif
00:23:24il y a une variante
00:23:25il y a une variante
00:23:27d'un amendement
00:23:28qui n'est pas encore écrit
00:23:29mais qui pourrait se greffer
00:23:31au fond
00:23:32je pense que
00:23:33l'informe structurelle
00:23:34passe par une discussion
00:23:35sur le mécanisme
00:23:36d'indexation automatique
00:23:37à 100%
00:23:39c'est quand même
00:23:40il faut en prendre la mesure
00:23:40ce mécanisme
00:23:42d'indexation à 100%
00:23:43quand on regarde
00:23:44de combien il a
00:23:45augmenté la charge de retraite
00:23:46depuis 2020
00:23:47sur l'année 2026
00:23:4850 milliards
00:23:50et la seule année
00:23:512024
00:23:5115 milliards
00:23:53c'est à dire
00:23:53c'est une machine
00:23:54automatique
00:23:55à augmenter
00:23:57qui n'est pas sous contrôle
00:23:58en fait
00:23:59comme tout ce qui est automatique
00:24:01et moi
00:24:02l'idée que j'amène
00:24:03c'est qu'il y ait
00:24:03une décision
00:24:04une décision
00:24:05en s'inspirant
00:24:07de ce qui marche
00:24:07d'ailleurs c'est dans
00:24:08l'actualité
00:24:08à Chircarco
00:24:09les partenaires sociaux
00:24:10décident chaque année
00:24:11du montant de revalorisation
00:24:13cette année
00:24:14ils sont arrivés
00:24:15sur un 4
00:24:15vous voyez qu'un 4
00:24:16c'est pas 9
00:24:17ou c'est pas 2
00:24:17donc il y a un accord
00:24:19c'est à dire que
00:24:19les partenaires sociaux
00:24:20patronaux et syndicaux
00:24:21se sont mis d'accord
00:24:22pour sous-indexer
00:24:24en maturité
00:24:25en sens des responsabilités
00:24:26pour l'équilibre du régime
00:24:27ça doit peut-être
00:24:29nous inciter
00:24:29à réfléchir
00:24:30et moi j'aimerais bien
00:24:31on verra si le débat
00:24:32parlementaire le permette
00:24:33qu'on réfléchisse
00:24:34en prenant inspiration
00:24:35de cette méthode
00:24:36à ce qu'on dit
00:24:37chaque année
00:24:38il y aurait une espèce
00:24:38de négociation annuelle
00:24:39de revalorisation
00:24:40des retraites
00:24:41alors une seule
00:24:42pas autant que d'entreprises
00:24:43mais une seule
00:24:44on pourrait demander
00:24:45aux partenaires sociaux
00:24:46ce qu'ils en pensent
00:24:46parce qu'après tout
00:24:47ce sont les financeurs
00:24:48les entreprises
00:24:49à travers les cotisations patronales
00:24:50et les salariés
00:24:51à travers les cotisations
00:24:52et la CG
00:24:54salariés
00:24:54donc voilà
00:24:54après tout
00:24:55ça serait pas idiot
00:24:55de leur dire
00:24:56mais qu'est-ce que vous en pensez
00:24:58et qu'à la fin
00:24:59l'état tranche quand même
00:24:59on laisserait pas sur l'épaule
00:25:01le soin d'arbitrer
00:25:02aux partenaires sociaux
00:25:03mais voilà
00:25:03donc je pense
00:25:04cette méthode
00:25:04ça ça pourrait être une rupture
00:25:05pour le coup
00:25:06ça serait une réforme
00:25:07beaucoup plus structurelle
00:25:08qui repenserait
00:25:09la manière
00:25:10dont ce pays
00:25:10réévalue
00:25:11ses retraites
00:25:12chaque année
00:25:15dialogue social
00:25:16moi je suis
00:25:17un fervent partisan
00:25:18de dialogue social
00:25:19pour tout ce qui touche
00:25:19au travail
00:25:21alors d'ailleurs
00:25:22monsieur Larcher
00:25:23avait fait des choses
00:25:24quand il est ministre du travail
00:25:25c'est le fameux L1
00:25:26le célèbre L1
00:25:28du président Larcher
00:25:31il a raison
00:25:33et ça marche
00:25:34moi de mon expérience
00:25:35là de quelques mois
00:25:37on a demandé
00:25:38aux partenaires sociaux
00:25:38de travailler
00:25:39sur le pire conventionnel
00:25:40ils se sont mis d'accord
00:25:41un milliard de gains
00:25:42sûr
00:25:43moi je préfère
00:25:43un milliard sûr
00:25:44à 4 milliards hypothétiques
00:25:45le milliard il est là
00:25:46et après on l'a transposé
00:25:48dans une loi
00:25:49et merci de m'avoir aidé
00:25:51les partenaires sociaux
00:25:52sur ATMP
00:25:55ils se sont mis d'accord
00:25:56en deux mois
00:25:57sur 800 millions d'euros
00:25:58d'économies
00:26:00voilà
00:26:00donc c'est pas mal
00:26:02donc on a une capacité
00:26:04ils ont travaillé
00:26:05dans la conférence travail
00:26:06emploi retraite
00:26:06vous l'avez pas trop vu
00:26:07ce truc là
00:26:07mais il est là le rapport
00:26:08et vous avez en sortie
00:26:10ils ont appelé ça joliment
00:26:12des voies de convergence
00:26:13ça ressemble quand même
00:26:14à une réforme des retraites
00:26:15pré-mâché
00:26:16pré-discuté
00:26:17bon c'est pas inintéressant
00:26:18par les temps qui courent
00:26:20donc moi j'ai confiance
00:26:22dans la capacité
00:26:22des partenaires sociaux
00:26:23à converger
00:26:26et donc sur les arrêts maladie
00:26:27on va faire pareil
00:26:30moi je leur donne
00:26:30un cahier des charges
00:26:31c'est trois paradoxes
00:26:34qu'on lève
00:26:35nous en France
00:26:36et quand on se compare
00:26:38à d'autres pays européens
00:26:38c'est très net
00:26:39on protège beaucoup
00:26:40les arrêts courts
00:26:41du coup
00:26:42c'est pas une citation
00:26:42mais presque
00:26:43d'ailleurs franchement
00:26:44les arrêts courts
00:26:44sont très protégés
00:26:46sauf dans la fonction publique
00:26:47où il y a les jours de carence
00:26:48mais dans le privé
00:26:49il y a des accords
00:26:50d'entreprise
00:26:50qui neutralisent
00:26:51les jours de carence
00:26:52bon donc voilà
00:26:54donc au fond
00:26:54c'est facile entre guillemets
00:26:55de prendre un arrêt court
00:26:56comme ils sont courts
00:26:57vous n'avez pas le temps
00:26:58de contrôler
00:26:58le temps que la machine
00:26:59se mette en place
00:26:59en deux ou trois jours
00:27:00ça marche pas
00:27:01donc de facto
00:27:02c'est quelque chose
00:27:03qui est pas sous contrôle
00:27:05les arrêts longs
00:27:06à l'inverse
00:27:07et les arrêts longs
00:27:08c'est des maladies sérieuses
00:27:09si vous avez un arrêt long
00:27:09c'est que vous avez
00:27:10un gros problème de santé
00:27:11ah ben là
00:27:13ils sont moins bien couverts
00:27:14donc on protège
00:27:15beaucoup les arrêts courts
00:27:17et on protège
00:27:18peut-être pas suffisamment
00:27:19les arrêts longs
00:27:21premier paradoxe
00:27:22deuxième paradoxe
00:27:23je vous dis
00:27:233 millions de salariés
00:27:24qui sont mal couverts
00:27:25ça interroge
00:27:27et enfin vous avez
00:27:28un troisième paradoxe
00:27:29alors c'est dans le domaine
00:27:30de ma collègue de la santé
00:27:31mais enfin je l'exprime
00:27:32c'est quand on regarde
00:27:33les prescriptions
00:27:34il y a vraiment souvent
00:27:37des prescripteurs
00:27:37dont des médecins
00:27:39qui arrêtent plus longtemps
00:27:40que les recommandations
00:27:41de la haute autorité de santé
00:27:42donc il y a un petit sujet
00:27:43de surprotection
00:27:45en tout cas sur des critères
00:27:46officiels
00:27:47bah bon
00:27:47donc ça aussi il faut regarder
00:27:49voilà
00:27:49donc au fond
00:27:50l'idée quand on dit tout ça
00:27:51c'est qu'ils proposent des mesures
00:27:53l'idée c'est de bien soigner
00:27:54les gens
00:27:54que ce soit très clair
00:27:55c'est pas quelque chose
00:27:56qui est là pour pas soigner
00:27:56les gens au contraire
00:27:58et les arrêts longs
00:27:58mieux les soigner
00:27:59par des protocoles
00:28:00plus intensifs
00:28:01ce qui fait qu'au lieu
00:28:02de rester 3 ans arrêtés
00:28:03on reste que 6 mois arrêtés
00:28:04c'est mieux pour tout le monde
00:28:04pour la personne elle-même
00:28:05qui revient au travail plus vite
00:28:07pour l'entreprise
00:28:08qui récupère un salarié
00:28:09et pour les comptes de la sécu
00:28:10donc c'est vraiment
00:28:10de l'intérêt général
00:28:13et sur les arrêts courts
00:28:14bah faire en sorte
00:28:15qu'on en ait moins
00:28:15parce qu'en les protégeant
00:28:17un peu moins
00:28:17bah on incitera un peu moins
00:28:18peut-être à considérer
00:28:20je l'ai dit ce matin
00:28:21on voit bien que
00:28:22dans la vox populi
00:28:24un arrêt maladie
00:28:25c'est comme un congé
00:28:25je pose un arrêt maladie
00:28:27ah non c'est un congé
00:28:28qu'on pose
00:28:28un arrêt maladie
00:28:29on le pose pas
00:28:29voilà donc il y a des choses
00:28:30là qu'il faut revoir
00:28:31dans des usages
00:28:32pas forcément absolus
00:28:34mais en fait
00:28:35qui commencent à se répondre
00:28:36et qu'il faut
00:28:37à mon avis réguler
00:28:38et j'ai confiance
00:28:39aux partenaires sociaux
00:28:40l'UNEDIC
00:28:40alors là j'ai les partenaires sociaux
00:28:42contre moi
00:28:42il faut être clair
00:28:43il faut appeler un chat un chat
00:28:45oui
00:28:45bon là
00:28:46là pour le coup
00:28:47il fonctionne
00:28:47le dialogue social fonctionne
00:28:49comment ?
00:28:50oh presque
00:28:51et pas que
00:28:54ils savent aussi faire bloc
00:28:55pour challenger le gouvernement
00:28:57donc ça me va
00:28:58c'est le jeu normal
00:29:00donc l'UNEDIC
00:29:01c'est un principe
00:29:02alors qui date
00:29:03de quelques années
00:29:04qui consiste à dire
00:29:06au fond
00:29:06il n'est pas anormal
00:29:08de demander
00:29:09une contribution
00:29:10à l'UNEDIC
00:29:11notamment pour financer
00:29:12indirectement
00:29:13mais en fait
00:29:13dans les caisses de l'Etat
00:29:14des efforts
00:29:14pour réduire le chômage
00:29:15au fond
00:29:16l'Etat fait des efforts
00:29:17par France Travail
00:29:18etc
00:29:18par la formation
00:29:19par l'accompagnement
00:29:20par le BRSA
00:29:22il y a des efforts
00:29:23qui sont faits
00:29:24pour réduire le chômage
00:29:26il faut de l'argent public
00:29:27pour faire ça
00:29:28et donc ça profite
00:29:29à l'UNEDIC
00:29:30puisqu'il y a moins de chômeurs
00:29:31s'il n'y avait pas ces efforts
00:29:32il y aurait plus de chômeurs
00:29:32et l'UNEDIC
00:29:33serait confronté
00:29:34à une demande
00:29:35d'énalité plus importante
00:29:36donc au fond
00:29:36il n'est pas anormal
00:29:38de demander un soutien
00:29:39voilà
00:29:39ça c'est le principe
00:29:41après il y a l'ampleur du soutien
00:29:43il y a l'ampleur du soutien
00:29:44l'année dernière
00:29:44le soutien était très élevé
00:29:45il a dépassé 4 milliards
00:29:47je ne vous cache pas
00:29:47qu'il y a eu des débats internes
00:29:48ça nous arrive aussi
00:29:49d'avoir des sensibilités
00:29:50différentes au sein du gouvernement
00:29:51moi je me suis battu
00:29:53alors c'est peut-être
00:29:53une victoire à la pyrus
00:29:54mais enfin c'est quand même
00:29:54une victoire
00:29:55c'est moins pire
00:29:55pour que le déficit
00:29:57permette d'être
00:29:57à peu près à l'équilibre
00:29:58alors selon
00:30:00si c'est la police
00:30:01ou les manifestants
00:30:04la perspective
00:30:05du calcul de déficit
00:30:06n'est pas la même
00:30:07bon en gros
00:30:07on est autour de l'équilibre
00:30:09voilà et le 2 milliards
00:30:09permet normalement
00:30:10de rester à l'équilibre
00:30:12voilà d'où ça vient
00:30:12voilà donc
00:30:13c'est ma réponse
00:30:14je pense à la question
00:30:15sous-jacente
00:30:16qui était posée
00:30:19sur
00:30:20effectivement
00:30:20il y a une mesure
00:30:22l'effort partagé
00:30:23j'ai parlé des entreprises
00:30:24j'ai parlé des retraités
00:30:26il faut aussi parler
00:30:27des gens aisés
00:30:28des salariés aisés
00:30:29il y en a quelques-uns
00:30:30et tant mieux
00:30:30moi je n'ai rien
00:30:31contre les salariés aisés
00:30:32les salariés aisés
00:30:33dont les 4 sup
00:30:34voire les 4 dirigeants
00:30:35quand ils rompent
00:30:36leur contrat de travail
00:30:37ils optimisent
00:30:40et généralement
00:30:41et je n'irai l'avoir
00:30:43l'avoir vu
00:30:44mais j'en ai entendu parler
00:30:49le licenciement
00:30:49est plus exempté
00:30:51de cotisation
00:30:51qu'une rupture
00:30:52de travail négociée
00:30:53voilà
00:30:54et on s'est dit
00:30:54ça c'est pas normal
00:30:55donc on a voulu unifier
00:30:57la manière
00:30:58dont on accompagnait
00:31:00d'un point de vue
00:31:01exonération
00:31:01les ruptures
00:31:02des contrats de travail
00:31:03de manière homogène
00:31:04une seule manière
00:31:04pour éviter justement
00:31:06que des dispositifs
00:31:07l'emportent
00:31:08les uns sur les autres
00:31:10et en fait
00:31:11on a mis
00:31:11on a mis
00:31:14un plafond
00:31:14à 50 000 euros
00:31:15en considérant
00:31:16que 50 000 euros
00:31:17c'est l'indemnité
00:31:17dont l'indemnité
00:31:18n'est pas
00:31:19exonérée
00:31:19au-delà
00:31:20on peut considérer
00:31:21qu'on bascule
00:31:21dans quelque chose
00:31:21qui ressemble
00:31:22à une rémunération
00:31:23complémentaire
00:31:23au moment du départ
00:31:24et là donc
00:31:24il n'est pas anormal
00:31:26de le fiscaliser
00:31:27de le mettre
00:31:27sous cotisation
00:31:29et quand on regarde
00:31:30l'application
00:31:31de cette règle
00:31:3195% des départs
00:31:33ne seront pas concernés
00:31:34donc il y a les 5%
00:31:35les plus élevés
00:31:36et deux
00:31:37pour vous donner
00:31:38une idée
00:31:40sur une indemnité
00:31:41je crois
00:31:41de 100 000 euros
00:31:42c'est ça
00:31:42un truc comme ça
00:31:44la personne
00:31:45serait amenée
00:31:45à payer
00:31:455 000 euros
00:31:46de cotisation
00:31:48bon
00:31:48c'est pas
00:31:49complètement déraisonnable
00:31:50et ça fait partie
00:31:51de la solidarité
00:31:51que j'expliquais
00:31:52des hauts salaires
00:31:54qui doivent eux aussi
00:31:54contribuer
00:31:55à l'équilibre général
00:31:56à l'effort général
00:31:57que nous sollicitons
00:31:59voilà
00:31:59j'espère avoir répondu
00:32:01les agents généraux
00:32:02oui
00:32:02j'ai parlé
00:32:04avec le MEDEF
00:32:05pas plus tard
00:32:06que la semaine dernière
00:32:06bon ils sont pas contents
00:32:08ils ont des arguments
00:32:09parce que ça
00:32:10ça touche le coût du travail
00:32:11moi je suis sensible
00:32:12au coût du travail
00:32:12parce que je sais que le coût du travail
00:32:13il joue sur l'emploi
00:32:14oui
00:32:15ça a été fait pour ça d'ailleurs
00:32:16on a allégé les cotisations
00:32:17pour permettre aux entreprises
00:32:19d'embaucher davantage
00:32:20notamment autour du SMIC
00:32:20c'est fait pour ça
00:32:21et ça a marché
00:32:22qui plus est
00:32:22donc voilà
00:32:23il faut faire attention
00:32:25c'est ça
00:32:25qui est l'objectif
00:32:26de cette mesure
00:32:26bon
00:32:27par les temps difficiles
00:32:28où nous sommes
00:32:28on est amené à réfléchir
00:32:30des économies
00:32:30et je vous cache pas
00:32:31que là encore
00:32:32on est au début
00:32:33il peut y avoir des discussions
00:32:34on verra comment tout ça avance
00:32:36et on verra comment tout ça évolue
00:32:38dans le cadre du débat parlementaire
00:32:39mais pour le moment
00:32:40on a besoin de cet argent
00:32:41pour contribuer aux 5%
00:32:44merci beaucoup
00:32:45merci beaucoup
00:32:45je donne maintenant la parole
00:32:46à Marie-Louise Schliemann
00:32:47qui est rapporteur
00:32:47de la branche du GES
00:32:49merci monsieur le président
00:32:50monsieur le ministre
00:32:51merci d'avoir contextualisé
00:32:54l'esprit de la discussion
00:32:56de ces textes budgétaires
00:32:58et puis d'avoir aussi souligné
00:32:59très justement
00:33:00que le Sénat
00:33:01et singulièrement
00:33:02la commission des affaires sociales
00:33:03étaient toujours à sa place
00:33:05et partie prenante
00:33:06pour proposer des solutions
00:33:08justes, responsables
00:33:09et je peux dire
00:33:11à la hauteur des enjeux
00:33:12et puis aussi d'avoir
00:33:14partagé avec nous
00:33:15quelques-unes
00:33:16de vos futures suggestions
00:33:18on en discutera
00:33:19alors je voudrais
00:33:21vous interroger
00:33:21en ma qualité de rapporteur
00:33:23de la branche vieillesse
00:33:23sur l'article 35
00:33:25pour démarrer
00:33:26qui prévoit
00:33:26vous le savez
00:33:27de déroger au droit commun
00:33:29de revalorisation
00:33:29des pensions
00:33:30sur l'inflation
00:33:32alors vous l'avez ébauché
00:33:33dans votre propos liminaire
00:33:34mais je voudrais
00:33:35que vous en triez
00:33:36si vous le voulez bien
00:33:37un peu plus dans le détail
00:33:38le texte prévoit
00:33:39plusieurs seuils
00:33:40de revalorisation
00:33:41qui sont fixés
00:33:42par décret
00:33:42je voudrais savoir
00:33:44si le gouvernement
00:33:45a l'intention
00:33:46de revaloriser
00:33:47certaines pensions
00:33:47supérieures
00:33:48au seuil
00:33:49fixé à 1260 euros
00:33:51de pension par mois
00:33:52vous avez aussi prévu
00:33:54un seuil
00:33:55à 2000 euros
00:33:56de pension par mois
00:33:58qu'un prochain gouvernement
00:34:00pourrait modifier
00:34:01dans le cadre
00:34:02du budget
00:34:03dit réversible
00:34:04nous voudrions savoir
00:34:05sur quels critères
00:34:06ces deux seuils
00:34:07de 1260 euros
00:34:09et 2000 euros
00:34:10de pension
00:34:11mensuelle
00:34:12ont été retenus
00:34:13c'est aussi
00:34:14un point important
00:34:16pour pouvoir apprécier
00:34:18la pertinence
00:34:19la justesse
00:34:20et discuter
00:34:21ces mesures
00:34:22avec vous
00:34:23enfin sur la population
00:34:25totale des retraités
00:34:26combien serait
00:34:27concerné
00:34:28par l'application
00:34:29de chacun
00:34:29de ces seuils
00:34:30vous l'avez évoqué
00:34:31dans votre présentation
00:34:33il y a aussi
00:34:34l'idée
00:34:34de l'acceptabilité
00:34:36des mesures
00:34:37il faut expliquer
00:34:38il faut informer
00:34:39et je pense
00:34:40qu'il faut partager
00:34:41l'information
00:34:42pour pouvoir
00:34:43faire en sorte
00:34:44que nos concitoyens
00:34:45soient en situation
00:34:46de nous accompagner
00:34:47puisque vous nous dites
00:34:48et nous en sommes conscients
00:34:49que tout le monde
00:34:50devra faire des efforts
00:34:51mais pour accepter
00:34:52l'effort
00:34:53il faut comprendre
00:34:54l'effort
00:34:55ensuite je voudrais
00:34:58vous interroger
00:34:59sur l'article 34
00:35:00du PLFSS
00:35:01pour 2027
00:35:02qui concerne
00:35:03aussi la branche
00:35:04vieillesse
00:35:05en ce qui concerne
00:35:06notamment
00:35:06le remplacement
00:35:07de la majoration
00:35:08de 10%
00:35:09des pensions
00:35:10versées aux parents
00:35:11qui ont au moins
00:35:123 enfants
00:35:13par une majoration
00:35:15qui serait
00:35:15elle forfaitaire
00:35:16alors l'étude
00:35:17d'impact
00:35:17justifie cette mesure
00:35:19au coût budgétaire
00:35:20qui sera nul
00:35:21ça aussi c'est un sujet
00:35:22parce qu'on est là
00:35:23pour faire des économies
00:35:24mais en même temps
00:35:25il y a aussi
00:35:26cette volonté
00:35:26d'amorcer
00:35:29un effort
00:35:31d'équité
00:35:32c'est en tout cas
00:35:33c'est ce que
00:35:33beaucoup de personnes
00:35:34le comprennent
00:35:35par une volonté
00:35:36de revaloriser
00:35:37les petites pensions
00:35:38des femmes
00:35:38pour lutter
00:35:40contre les inégalités
00:35:42de genre
00:35:42pardon
00:35:43c'est un objectif
00:35:45que nous sommes
00:35:45très nombreux
00:35:46à partager
00:35:47c'est sûr
00:35:47mais vous le savez aussi
00:35:49des fois s'élèvent
00:35:50pour discuter
00:35:51ce choix
00:35:52et nous devons aussi
00:35:54de les entendre
00:35:55et de leur apporter
00:35:55des réponses
00:35:56en particulier
00:35:58le chef d'état-major
00:35:59des armées
00:35:59monsieur Fabien Mandon
00:36:01s'est récemment ému
00:36:02devant la commission
00:36:03de la défense
00:36:04de l'Assemblée nationale
00:36:05du fait que
00:36:06cette mesure
00:36:07portée par l'article 34
00:36:09pourrait avoir
00:36:10des conséquences
00:36:11je le cite
00:36:12désastreuses
00:36:12pour les militaires
00:36:14bon
00:36:15vous savez aussi
00:36:16c'est pas moi
00:36:16qui vais vous l'apprendre
00:36:17que la défense
00:36:19et le budget de la défense
00:36:20sont aussi au coeur
00:36:21des priorités
00:36:22du gouvernement
00:36:23et puis de nous tous
00:36:24donc nous avons aussi
00:36:25le souci
00:36:26d'entendre
00:36:27le corps des militaires
00:36:29alors monsieur Mandon
00:36:30a estimé qu'un sous-officier
00:36:31perdrait ainsi
00:36:32jusqu'à 90 000 euros
00:36:34sur l'ensemble
00:36:35de sa retraite
00:36:36ce qui est une somme
00:36:38significative
00:36:39et qu'une telle mesure
00:36:39créerait
00:36:40les conditions
00:36:41d'un départ massif
00:36:43des cadres de l'armée
00:36:44et peut-être
00:36:45une moindre attractivité
00:36:46de cet engagement
00:36:49pouvez-vous nous indiquer
00:36:51la part de majorations
00:36:52versées aux hommes militaires
00:36:53parmi l'ensemble
00:36:54des majorations
00:36:55de pensions versées
00:36:56au titre
00:36:58des enfants
00:36:59ou de familles
00:37:00de plus de trois enfants
00:37:01et enfin
00:37:02quels seraient
00:37:03les effets
00:37:03d'une exclusion
00:37:04des militaires
00:37:05de ce dispositif
00:37:06alors juste
00:37:08à titre d'information
00:37:08sous réserve
00:37:09pour notre bonne
00:37:10information
00:37:11enfin de manière
00:37:12plus générale
00:37:13est-ce que vous disposez
00:37:14d'une vision précise
00:37:16des gagnants
00:37:17et pardon pour le terme
00:37:18et des perdants
00:37:19de cette réforme
00:37:21c'est aussi important
00:37:22de le connaître
00:37:22et est-ce que vous disposez
00:37:24d'études statistiques
00:37:25à nous transmettre
00:37:27pour compléter
00:37:28notre information
00:37:29je vous remercie
00:37:29merci beaucoup
00:37:31je donne la parole
00:37:32maintenant à Mécheline Jack
00:37:33qui est rapporteur
00:37:34pour avis
00:37:34de la mission
00:37:35solidarité
00:37:36insertion
00:37:37égalité des chances
00:37:38merci monsieur le président
00:37:40monsieur le ministre
00:37:41le programme
00:37:42157
00:37:43handicap
00:37:44et dépendance
00:37:44augmente
00:37:45de 5,5%
00:37:47pour atteindre
00:37:4717,3 milliards
00:37:49en 2027
00:37:51cette hausse
00:37:52est principalement portée
00:37:53par la dynamique
00:37:54des dépenses
00:37:55d'allocations
00:37:56adultes handicapées
00:37:57dont le nombre
00:37:57de bénéficiaires
00:37:58devrait progresser
00:37:59de 1,9%
00:38:01en 2027
00:38:02pourtant
00:38:03les objectifs
00:38:04d'insertion professionnelle
00:38:06restent modestes
00:38:07puisque le taux
00:38:09des bénéficiaires
00:38:10de l'allocation
00:38:11adultes handicapées
00:38:12exerçant une activité
00:38:14en milieu
00:38:14ordinaire
00:38:16ne devrait
00:38:17augmenter
00:38:18que de 0,2%
00:38:19entre 2025
00:38:21et 2027
00:38:22donc le PAP
00:38:24reconnaît par ailleurs
00:38:25que le moratoire
00:38:26sur les créations
00:38:27de places
00:38:28en ESAT
00:38:28en vigueur
00:38:29depuis 2013
00:38:30pèse sur les perspectives
00:38:32d'emploi
00:38:33en milieu protégé
00:38:34la progression
00:38:35continue
00:38:36des dépenses
00:38:36d'allocations
00:38:38adultes handicapées
00:38:39traduit naturellement
00:38:40une réponse
00:38:41à des besoins
00:38:42sociaux importants
00:38:43mais elle ne saurait
00:38:44dispenser le gouvernement
00:38:45d'une politique
00:38:47ambitieuse
00:38:48d'insertion professionnelle
00:38:49comment expliquez-vous
00:38:51la faiblesse
00:38:52des perspectives
00:38:53de progression
00:38:53de l'emploi
00:38:54des bénéficiaires
00:38:55de l'AH
00:38:56en milieu
00:38:57ordinaire
00:38:58envisagez-vous
00:38:59de lever le moratoire
00:39:00sur les créations
00:39:01de places
00:39:02en ESAT
00:39:02et de renforcer
00:39:04les passerelles
00:39:04vers les milieux
00:39:05ordinaires
00:39:06plus fondamentalement
00:39:07comment entendez-vous
00:39:08faire évoluer
00:39:09notre politique
00:39:10du handicap
00:39:11pour que l'accompagnement
00:39:12vers l'autonomie
00:39:13et l'emploi
00:39:14constitue un objectif
00:39:15aussi central
00:39:16que le soutien
00:39:17financier
00:39:19Merci beaucoup
00:39:20je donne la parole
00:39:20au ministre
00:39:21en sachant que
00:39:21notre rapporteur
00:39:23on va avoir
00:39:23une réponse globale
00:39:24puisque l'audition
00:39:25est quand même
00:39:26très centrée
00:39:26sur le PNFSS
00:39:27et nous aurons
00:39:28des compléments
00:39:28d'informations
00:39:29qui nous seront envoyés
00:39:30on transmettra
00:39:31également les questions
00:39:32d'accord
00:39:33Monsieur le ministre
00:39:34je vous laisse répondre
00:39:34à nos deux rapporteurs
00:39:36Très bien
00:39:36alors sur la construction
00:39:39effectivement
00:39:40de la proposition
00:39:41de départ
00:39:41sur une revalorisation
00:39:44ajustée des retraites
00:39:46pour l'année prochaine
00:39:47dont on attend
00:39:48je voudrais dire
00:39:48le quantum
00:39:484 milliards d'euros
00:39:50il y a deux seuils
00:39:52les seuils
00:39:53c'est la loi
00:39:53c'est pour ça
00:39:54que les seuils
00:39:55le 1265
00:39:55et le 2000
00:39:56alors le 1265
00:39:57c'est 85% du SMIC
00:39:58il y a une explication
00:39:59c'est un seuil
00:40:00qu'on utilise
00:40:00dans le monde
00:40:00des retraites
00:40:01alors c'est un seuil
00:40:02un peu historique
00:40:03c'est la notion
00:40:04de petite retraite
00:40:06administrativement parlant
00:40:07on peut en débattre
00:40:08à l'infini
00:40:08mais bon
00:40:10le 2000
00:40:10il n'a pas de raison
00:40:11c'est un compte rond
00:40:122000
00:40:12alors là pour le coup
00:40:13c'est 2000
00:40:14bon pour autant
00:40:15ce qui est important
00:40:16pour vous les parlementaires
00:40:17c'est que si vous voulez
00:40:18changer ces seuils
00:40:19c'est la loi
00:40:20c'est l'amendement
00:40:21le taux
00:40:22lui par contre
00:40:23ce qu'on propose
00:40:23alors si
00:40:24on verra bien
00:40:24comment tout ça évolue
00:40:25c'est par décret
00:40:27l'idée d'ailleurs
00:40:28du décret
00:40:28c'est
00:40:29c'est la notion
00:40:30de décret réversible
00:40:31c'est la notion
00:40:32de réversibilité
00:40:33le Premier ministre a dit
00:40:34c'est un budget
00:40:34pour quelques mois
00:40:35au fond
00:40:35parce qu'il y a une élection
00:40:36présidentielle
00:40:37l'année prochaine
00:40:39et donc
00:40:39quand on met
00:40:40des dispositions
00:40:41par décret
00:40:41ça permet
00:40:41au nouveau gouvernement
00:40:42s'il veut bouger
00:40:43il peut bouger
00:40:44il peut aller vite
00:40:45donc il peut mettre en place
00:40:47lui c'est politique à lui
00:40:48pour lesquelles il a été élu
00:40:48alors il peut aller
00:40:50ça peut être qu'à la hausse
00:40:50le décret peut marcher
00:40:51que pour rajouter
00:40:52pas pour diminuer
00:40:53mais bon
00:40:53si un nouveau gouvernement
00:40:55trouvait que les niveaux
00:40:57arrêtés par nous
00:40:58étaient insuffisants
00:40:59il pourrait très vite
00:41:00les changer
00:41:00c'est pour ça que
00:41:01c'est ça le sens du décret
00:41:03c'est pas pour faire du décret
00:41:04c'est pour permettre
00:41:05de réagir
00:41:06plus vite
00:41:06à un nouveau gouvernement
00:41:07là aussi c'est une proposition
00:41:08si le parlement ne le souhaite pas
00:41:09ça n'y sera pas
00:41:11c'est pour être précis
00:41:14alors c'est sûr que
00:41:16l'attitude en tout cas
00:41:17du gouvernement
00:41:17dans les amendements
00:41:19qui vont arriver
00:41:19c'est le quantum
00:41:20nous au fond
00:41:20on a deux dispositifs
00:41:23indexation partielle
00:41:24et
00:41:27abattement revu
00:41:28à la baisse
00:41:28nous c'est l'addition des deux
00:41:30voilà
00:41:30alors c'est dans deux instruments différents
00:41:32donc on verra
00:41:33comment tout ça avance
00:41:34mais
00:41:35ce qu'on sait
00:41:36c'est que si on veut
00:41:37si on veut se mettre
00:41:38sur les freins
00:41:38sur la dépense
00:41:41sociale
00:41:41pour l'année prochaine
00:41:42je rappelle
00:41:43les retraites
00:41:43si on ne fait rien
00:41:44c'est 13 milliards
00:41:45pouf
00:41:46deux moitiés
00:41:46à peu près égales
00:41:47la première
00:41:48alors là
00:41:48en dehors d'une réforme
00:41:49on ne peut rien faire
00:41:49c'est le vieillissement
00:41:51il y a plus de retraités
00:41:52il y a plus de gens
00:41:53qui rentrent à la retraite
00:41:53de ceux qui en sortent
00:41:54et en plus
00:41:55ceux qui rentrent
00:41:55ils ont en moyenne
00:41:56des revenus un peu supérieurs
00:41:58parce que l'air de rien
00:41:58au fil des années
00:41:59et des années
00:41:59et des années
00:42:00les revenus des salariés
00:42:01ils augmentent
00:42:01bon voilà
00:42:02donc là c'est un effet mécanique
00:42:07c'est pas celui
00:42:07enfin en tout cas
00:42:08ce stade
00:42:09de la discussion d'aujourd'hui
00:42:10et donc le seul
00:42:12frein qu'on a
00:42:13c'est l'indexation partielle
00:42:14ou l'abattement
00:42:15voilà
00:42:15donc ça c'est le pourquoi
00:42:19l'acceptabilité
00:42:19la compréhension
00:42:20de l'effort
00:42:21oui c'est important
00:42:21effectivement
00:42:22et c'est vrai
00:42:23que
00:42:23c'est ce que j'essaie de dire
00:42:25moi
00:42:26il ne faut pas nous caricaturer
00:42:27en disant
00:42:28qu'on s'acharnerait
00:42:28quand on est retraité
00:42:29c'est pas vrai
00:42:30l'argument principal
00:42:32je trouve qu'il est assez juste
00:42:32c'est 25% de la population
00:42:3410% de l'effort
00:42:35si on fait 54 milliards d'efforts
00:42:375 milliards et quelques
00:42:38c'est 10%
00:42:39donc il y a une proportion
00:42:41il y a aussi le sujet
00:42:42à manipuler avec précaution
00:42:44et je ne veux surtout pas
00:42:45opposer les générations
00:42:46mais on sait aussi
00:42:47que les actifs sont attentifs
00:42:49à ne pas se sentir
00:42:50seulement sollicités
00:42:51et que l'effort soit partagé
00:42:53on le sait
00:42:54on l'entend
00:42:55donc c'est pour ça
00:42:56qu'il ne me paraît pas anormal
00:42:57mais le débat aura lieu
00:42:58il a déjà lieu
00:42:59de faire appel
00:43:00aux retraités
00:43:01pour participer à l'effort
00:43:02voilà
00:43:03mais ça c'est un débat
00:43:04plus de fond
00:43:04mais ça il faut l'expliquer
00:43:05effectivement aux retraités
00:43:06il faut dialoguer
00:43:07il faut expliquer
00:43:08je pense
00:43:09certains retraités
00:43:10commencent à le comprendre aussi
00:43:12ils veulent aussi participer
00:43:13à l'effort
00:43:14pour leurs enfants
00:43:14pour leurs petits-enfants
00:43:15ou bien qu'à ce souci
00:43:16aussi d'un peu
00:43:17de tout le monde
00:43:17de participer à l'effort
00:43:18général
00:43:20mais il y a certainement
00:43:21encore de la pédagogie
00:43:22à faire
00:43:22les débats au parlement
00:43:22d'ailleurs permettront peut-être
00:43:24aussi de faire cette pédagogie
00:43:25alors sur les majorations pour enfants
00:43:31et le cas des militaires
00:43:33vous l'avez dit
00:43:33je reviens très vite
00:43:35la majorité pour enfants
00:43:36la majoration pour enfants
00:43:38c'est
00:43:38et je crois que dans vos propos
00:43:39je pense que vous partagez
00:43:41un peu ce principe
00:43:41d'être plus équitable au fond
00:43:43bon
00:43:43historiquement
00:43:44il y a une différence
00:43:46très marquée
00:43:47les hommes
00:43:48c'est 62% du total
00:43:50et les femmes dont 38
00:43:51il n'y a pas de raison
00:43:53je redis
00:43:53et vous l'avez dit
00:43:54il n'y a pas d'objectif
00:43:56budgétaire
00:43:57c'est à masse équivalente
00:43:58parce que là aussi
00:43:58au début
00:43:59les gens ont cru
00:43:59qu'on voulait
00:44:00bon
00:44:00ils ont raison d'être créatifs
00:44:02mais en tout cas
00:44:02je rassure tout le monde
00:44:04c'est un objectif de justice
00:44:05alors on peut en discuter
00:44:06mais voilà
00:44:07donc en gros
00:44:08vous avez les hommes là
00:44:08les femmes là
00:44:09on fait ça
00:44:10alors il y a les gagnantes
00:44:11c'est les femmes
00:44:11les perdants c'est les hommes
00:44:12les premières réponses
00:44:13à votre question
00:44:14et au passage
00:44:15comme en forfaitisme
00:44:15vous avez un deuxième mouvement
00:44:16c'est les hautes retraites
00:44:17et les petites
00:44:18voilà
00:44:19donc les hautes retraites
00:44:22sont des gagnants
00:44:23bon ça c'est le principe
00:44:24alors on peut être d'accord
00:44:25ou pas d'accord
00:44:25mais comme vous dites
00:44:26il y a des gagnants
00:44:27et des perdants
00:44:27les gagnants on les attend pas trop
00:44:28les perdants s'expriment
00:44:29bon
00:44:31où ils se sont exprimés
00:44:33c'est les militaires
00:44:33alors je vais essayer
00:44:34de peser mon commentaire
00:44:38juste préférer
00:44:39que cette discussion
00:44:39ait lieu
00:44:41au sein du gouvernement
00:44:42entre ministres concernés
00:44:44je pense que
00:44:45quand on est
00:44:45le chef d'état-major
00:44:46des armées
00:44:47c'est-à-dire
00:44:47le personnage militaire
00:44:49le plus élevé du pays
00:44:51voilà
00:44:51je pense qu'on a
00:44:53on a le droit
00:44:53bien sûr
00:44:54d'avoir des préoccupations
00:44:55des désaccords
00:44:56c'est la vie
00:44:56mais la manière
00:44:57de les traiter
00:44:58à mon avis
00:44:58ne passe pas
00:44:59par les articles
00:44:59dans les journaux
00:45:00voilà
00:45:00je pense que
00:45:00le débat démocratique
00:45:02le débat interne
00:45:02le débat partagé
00:45:03au parlement
00:45:04me paraît de meilleure nature
00:45:05pour aborder ces sujets
00:45:07qui tout de suite
00:45:07sinon prennent un tour
00:45:08voilà
00:45:09passionnel
00:45:10les mêmes
00:45:12deuxièmement
00:45:12deuxièmement
00:45:13là encore
00:45:14mais c'est après tout
00:45:16au chef militaire
00:45:17de choisir
00:45:18c'est vrai que
00:45:21notre mesure
00:45:21elle désavantage
00:45:22les officiers supérieurs
00:45:23c'est vrai
00:45:24elle avantage
00:45:25les hommes de troupes
00:45:27après il appartient
00:45:28de qu'on voit
00:45:29parce que c'est une pyramide
00:45:31donc
00:45:33les perdants
00:45:34c'est effectivement
00:45:34les officiers supérieurs
00:45:36les gagnants
00:45:37à coup sûr
00:45:37c'est les hommes de troupes
00:45:38bon là aussi il faut
00:45:39laisser les chefs militaires
00:45:41apprécier
00:45:41où est l'intérêt général
00:45:43du corps militaire
00:45:45voilà
00:45:45donc après
00:45:46ce que je peux vous dire
00:45:47c'est
00:45:48je n'ai pas
00:45:49l'information
00:45:50là pour le coup
00:45:51je vais prendre
00:45:52la proposition
00:45:53du président
00:45:54pour la part
00:45:55de comment ça représente
00:45:55les militaires
00:45:56dans le total
00:45:56ça je ne sais pas
00:45:57ils ont un système
00:45:58à part les militaires
00:45:59en plus
00:45:59donc voilà
00:46:00je vous donnerai
00:46:01la réponse
00:46:03les gagnants
00:46:04les perdants
00:46:04là aussi
00:46:05il faut qu'on calcule
00:46:05de manière un peu plus précise
00:46:07le seuil à peu près
00:46:08comme le forfait
00:46:09est à 200 euros
00:46:10pour la fonction publique
00:46:11et les militaires
00:46:11font partie
00:46:12de la fonction publique
00:46:13si 200 euros
00:46:14c'est 10%
00:46:15ça veut dire
00:46:15qu'on pivote
00:46:17à 2000 euros
00:46:18donc si vous êtes
00:46:19en dessous de 2000 euros
00:46:19vous êtes à peu près
00:46:20sûr d'être gagnant
00:46:20au dessus
00:46:21vous perdez
00:46:22vous perdez peu
00:46:23si vous êtes peu
00:46:23au dessus de 2000
00:46:24si vous êtes
00:46:25à une retraite
00:46:25à 7000 euros
00:46:26là vous commencez
00:46:26à perdre davantage
00:46:27et la perte
00:46:28est proportionnée
00:46:28aussi au nombre d'enfants
00:46:29donc plus vous avez
00:46:30une retraite élevée
00:46:30et plus vous avez
00:46:31un nombre d'enfants élevé
00:46:32forcément le quantum
00:46:33de perte
00:46:39voilà
00:46:40et l'exclusion
00:46:41des militaires
00:46:42elle est possible
00:46:42puisque comme ils ont
00:46:43effectivement
00:46:44un système
00:46:44de retraite à part
00:46:46c'est déjà
00:46:47détouré
00:46:48en quelque sorte
00:46:48donc s'il fallait
00:46:49ne pas toucher
00:46:50à la mesure
00:46:51en général
00:46:51sauf pour les militaires
00:46:53c'est techniquement possible
00:46:54voilà
00:46:54parce qu'il y a un détourage
00:46:55qui est fait
00:46:56au sein du calcul
00:46:58des retraites
00:47:01Madame
00:47:01alors
00:47:02Madame la rapporteure
00:47:03pour
00:47:03alors je ne veux pas
00:47:04me défiler
00:47:05c'est pas mon style
00:47:05je vais répondre
00:47:06à une partie
00:47:06de votre question
00:47:08je ne suis pas
00:47:08le ministre délégué
00:47:11des personnes
00:47:11sur le handicap
00:47:12bon
00:47:13moi je suis ministre
00:47:13du travail
00:47:14donc je vais vous répondre
00:47:15pour la partie
00:47:15travail
00:47:17et j'ai plutôt
00:47:18une bonne nouvelle
00:47:19alors c'est pas souvent
00:47:19mais bon
00:47:20comme là j'ai une bonne nouvelle
00:47:21je vais me faire plaisir
00:47:22de vous la dire
00:47:24donc effectivement
00:47:25les budgets
00:47:26des entreprises adaptées
00:47:29c'est chez moi
00:47:31dont les ESSAT
00:47:31et bien ils vont augmenter
00:47:33et franchement
00:47:33par les temps qui courent
00:47:34avoir une ligne budgétaire
00:47:35qui augmente
00:47:36ça pour le coup
00:47:37c'est une forme
00:47:38d'expression
00:47:38de priorité
00:47:38aussi
00:47:39puisqu'ils vont passer
00:47:42à 432 millions
00:47:44ça fait
00:47:44c'est une petite augmentation
00:47:45mais c'en est une
00:47:46c'est 1,636%
00:47:48d'augmentation
00:47:48ils sont au moins
00:47:49préservés
00:47:49voire augmentés
00:47:50bon ça montre
00:47:51l'importance
00:47:52que nous accordons
00:47:52à la politique
00:47:53que vous dites
00:47:54et par ailleurs
00:47:55en prenant un poil
00:47:56en dézoomant un peu
00:47:58ça va mieux
00:47:59mais il faut continuer
00:47:59le taux de chômage
00:48:01des personnes
00:48:01en situation de handicap
00:48:02est passé de 17%
00:48:03à 11%
00:48:04mais il n'est pas
00:48:05à 8%
00:48:06donc on a encore
00:48:073 points
00:48:08à peu près
00:48:08qui est 8%
00:48:09c'est à peu près
00:48:09ou un peu plus
00:48:10c'est le taux de chômage
00:48:11général
00:48:12on a effectivement
00:48:12encore des efforts
00:48:13à faire
00:48:13l'objectif il est très clair
00:48:14c'est que ce soit
00:48:15le même taux
00:48:16et si possible
00:48:16le plus bas possible
00:48:17pour l'ensemble
00:48:17de la population
00:48:18et ça c'est la politique
00:48:19de l'emploi
00:48:19mais en général
00:48:20en ce qui concerne
00:48:21les personnes
00:48:21en situation de handicap
00:48:22oui
00:48:22ils ont le droit
00:48:23à travailler
00:48:24et il faudrait
00:48:25on y tend
00:48:25mais il y a encore
00:48:26un peu de travail
00:48:26avec la GFIP
00:48:27avec Kéops
00:48:28avec France Travail
00:48:29avec les entreprises
00:48:30il faut qu'on accueille
00:48:31effectivement
00:48:31toutes les personnes
00:48:32en situation de handicap
00:48:33quel que soit leur handicap
00:48:34et leur trouver
00:48:35une place
00:48:36et un emploi
00:48:36dans nos entreprises
00:48:39très bien
00:48:40et donc on vous communiquera
00:48:41les questions
00:48:42pour pouvoir bénéficier
00:48:43des réponses
00:48:43dans un deuxième temps
00:48:45je vais maintenant
00:48:46ouvrir le débat
00:48:47et je donne la parole
00:48:48à Monique Lubin
00:48:51Merci Monsieur le Président
00:48:53Moi Monsieur le Ministre
00:48:55j'aurais
00:48:56et mes collègues
00:48:57nous aurons beaucoup
00:48:58de choses à dire
00:48:58mais on les dira
00:48:59forcément pendant les débats
00:49:00mais quand même
00:49:02simplement commencer
00:49:03par vous dire
00:49:03que vous avez commencé
00:49:04votre propos
00:49:05en disant que
00:49:06votre projet de budget
00:49:07épargne les plus démunis
00:49:08non
00:49:09il épargne
00:49:10les plus démunis
00:49:11des plus démunis
00:49:12en ne touchant pas
00:49:14notamment aux prestations
00:49:15du RSA
00:49:16par exemple
00:49:17mais il n'est pas
00:49:18épargne pas
00:49:19les plus modestes
00:49:20parce que
00:49:21le gel des prestations
00:49:23va toucher
00:49:25forcément
00:49:25les plus modestes
00:49:26et quand vous dites
00:49:27qu'il faut partager
00:49:28l'effort
00:49:29moi je constate
00:49:30Monsieur le Ministre
00:49:31qu'il est toujours
00:49:31partagé par les mêmes
00:49:33parce que
00:49:34ceux qui n'ont pas
00:49:35de prestations
00:49:36sont ceux
00:49:36qui ont des revenus
00:49:37on va dire
00:49:38un peu plus élevés
00:49:39que les autres
00:49:40et donc quand on touche
00:49:41au gel des prestations
00:49:42on touche forcément
00:49:43aux plus modestes
00:49:44donc ne dites pas
00:49:46que ce projet de budget
00:49:47ne va pas
00:49:48ne va pas
00:49:49concerner
00:49:49essentiellement
00:49:50les plus pauvres
00:49:51parce qu'il va
00:49:51concerner
00:49:53essentiellement
00:49:53les plus pauvres
00:49:56sur les retraites
00:49:57on aura
00:49:58on aura aussi
00:49:59le temps d'en parler
00:49:59mais
00:50:011260 euros
00:50:02ça va faire
00:50:02effectivement
00:50:02l'objet d'un débat
00:50:05est-ce qu'on peut dire
00:50:06qu'à 1260 euros
00:50:08on est un retraité
00:50:09non pas aisé
00:50:10mais tranquille
00:50:11même pas
00:50:12quand à 1260 euros
00:50:14on vit seul
00:50:15vous avez parlé
00:50:16notamment des femmes
00:50:17bon
00:50:18quand on a encore
00:50:19un loyer à payer
00:50:20il ne faut pas s'imaginer
00:50:20que tous les français
00:50:21sont propriétaires
00:50:22de leur logement
00:50:23comment on fait
00:50:24avec 1260 euros
00:50:26alors certes
00:50:27on n'est pas
00:50:28sous le seuil
00:50:29de pauvreté
00:50:29enfin
00:50:30si voilà
00:50:31tout juste
00:50:32tout juste
00:50:33voilà
00:50:33comment on fait
00:50:35à 1260 euros
00:50:36donc vous allez me dire
00:50:37à 1260 euros
00:50:38on va revaloriser
00:50:40enfin on va
00:50:40très bien
00:50:41mais entre 1260 et 2000
00:50:43ça sera moindre
00:50:44en dessous de 2000 euros
00:50:46quand on est tout seul
00:50:47je le répète
00:50:48qu'on a un loyer à payer
00:50:49ainsi de suite
00:50:49on n'est pas
00:50:50un retraité aisé
00:50:51alors bien sûr
00:50:52qu'il y aura ce genre
00:50:53de discussion
00:50:53et qu'on n'en sortira pas
00:50:55mais moi ce que je constate
00:50:56quand même
00:50:57c'est que quand vous parlez
00:50:58de l'effort partagé
00:51:01sur ce budget
00:51:02et la situation
00:51:04budgétaire de ce pays
00:51:05qui effectivement
00:51:06est dramatique
00:51:07on aura l'occasion
00:51:08de rappeler quand même
00:51:09comment on en est arrivé là
00:51:10moi ce que je constate
00:51:12c'est que vous ne parlez
00:51:13que de
00:51:14baisses de dépenses
00:51:17et que ces baisses
00:51:18de dépenses
00:51:19elles concernent
00:51:20toujours les mêmes
00:51:21mais jamais
00:51:23vous ne parlez
00:51:24d'augmentation de recettes
00:51:25et jamais
00:51:26vous ne parlez
00:51:27des français
00:51:29les plus aisés
00:51:30et je suis au regret
00:51:32de dire
00:51:33que quand même
00:51:33le constat
00:51:34c'est que
00:51:35vous dites
00:51:36que l'effort
00:51:37doit être partagé
00:51:38mais il est partagé
00:51:39toujours par les mêmes
00:51:40et il est partagé
00:51:41toujours du même côté
00:51:43des classes
00:51:44des classes sociales
00:51:45de notre pays
00:51:46sur l'UNEDIC
00:51:48moi j'admire
00:51:48j'admire
00:51:50vos efforts de langage
00:51:51franchement
00:51:53monsieur le ministre
00:51:53je sais que
00:51:55bon
00:51:55quand on présente
00:51:57certains budgets
00:51:58certaines
00:51:58il faut quand même
00:52:00voilà
00:52:01il faut faire des efforts
00:52:02de langage
00:52:03mais là
00:52:04sur l'UNEDIC
00:52:05quand même
00:52:06vous organisez
00:52:07quand je dis
00:52:08vous
00:52:08le gouvernement
00:52:10organisez
00:52:10la faillite
00:52:11de l'UNEDIC
00:52:12en fait
00:52:12vous ponctionnez
00:52:14chaque année
00:52:15chaque année
00:52:16chaque année
00:52:16dans les caisses
00:52:18de l'UNEDIC
00:52:19chaque année
00:52:20et donc forcément
00:52:22le budget
00:52:23de l'UNEDIC
00:52:24est en baisse
00:52:24et donc forcément
00:52:26après
00:52:26vous expliquez
00:52:27aux demandeurs d'emploi
00:52:28qu'ils doivent faire
00:52:29des efforts
00:52:29et on ne cesse
00:52:31de réduire
00:52:32l'indemnisation
00:52:33des demandeurs d'emploi
00:52:34on en est aujourd'hui
00:52:35à 15 mois
00:52:36on va voir ce que ça donne
00:52:3715 mois
00:52:38pour certaines catégories
00:52:39de personnes
00:52:41de demandeurs d'emploi
00:52:42dans la situation
00:52:44économique
00:52:44dans laquelle nous sommes
00:52:46et je pense notamment
00:52:48à ceux qui ont plus de 50 ans
00:52:49n'est-ce pas
00:52:50parce qu'on nous explique
00:52:52notamment le MEDEF
00:52:53nous explique
00:52:54que nous devons travailler
00:52:55plus longtemps
00:52:55mais dans le même temps
00:52:57se refusent à employer
00:52:58des gens de plus de 55 ans
00:53:00voire les mettent à la porte
00:53:01dès qu'il en a l'occasion
00:53:03c'est un autre débat
00:53:06donc sur l'UNEDIC
00:53:08quand même
00:53:08je vous avoue
00:53:10que moi
00:53:10pour le coup
00:53:11j'ai du mal
00:53:12à aller trouver les mots
00:53:14tellement je trouve
00:53:15que la ficelle
00:53:16est énorme
00:53:17voilà
00:53:18très bien
00:53:19pardon
00:53:20non non
00:53:21c'est terminé
00:53:21nous aurons de riches débats
00:53:23merci
00:53:24je donne la parole
00:53:24à Martin Lévrier
00:53:27merci monsieur le président
00:53:28merci monsieur le ministre
00:53:30de vos propos
00:53:31quelques questions
00:53:31je reviens un peu rapidement
00:53:33sur les retraites
00:53:33mais moi je suis convaincu
00:53:35qu'effectivement
00:53:36il faut qu'on trouve
00:53:37une solution
00:53:38pour que les retraités
00:53:40participent plus
00:53:41à la solidarité nationale
00:53:44parce qu'effectivement
00:53:45c'est un sujet
00:53:45pour autant
00:53:47je rappelle qu'en 2018
00:53:48quand on a fait
00:53:49notre première réforme
00:53:50sur le transfert
00:53:51de toutes les allocations
00:53:52chômage et autres
00:53:53sur la CSG
00:53:55ce sujet a déjà été mis
00:53:56sur la table
00:53:57et on avait dit
00:53:58à l'époque
00:53:58la CSG
00:53:59pour tous les retraités
00:54:00et est arrivé
00:54:01les gilets jaunes
00:54:01et fin 2018
00:54:03on a monté le seuil
00:54:04de mémoire
00:54:05à 2000 euros
00:54:05notre groupe
00:54:07dès le début
00:54:08de ce débat
00:54:09avait demandé 1800 euros
00:54:10donc bien avant
00:54:11donc je dis attention
00:54:121200 euros
00:54:13et là je rejoins
00:54:14mes collègues socialistes
00:54:15je dis attention
00:54:15c'est un sujet
00:54:16quand même très sensible
00:54:17je ne suis pas certain
00:54:19que commencer
00:54:20au plus bas
00:54:21est une solution
00:54:22qui sera comprise
00:54:23or on a besoin
00:54:24d'être compris
00:54:25et je pense
00:54:26qu'il faut peut-être
00:54:26demander plus à d'autres
00:54:28et peut-être
00:54:29se poser la question
00:54:29du minimum vieillesse
00:54:30qui est quasiment
00:54:31au même montant
00:54:32que la retraite minimale
00:54:33donc là il y a un sujet
00:54:34aussi qui moi
00:54:34me pose problème
00:54:35je le dis clairement
00:54:36je ne vois pas
00:54:37j'ai du mal à comprendre
00:54:39que quelqu'un
00:54:39qui n'a pas cotisé
00:54:40donc qui n'a pas participé
00:54:41à la solidarité nationale
00:54:42pendant toute sa vie
00:54:44j'allais dire
00:54:45touche autant
00:54:47qu'un retraité
00:54:48qui touche
00:54:48le minimum
00:54:49la retraite minimale
00:54:51c'est un vrai sujet
00:54:52qu'il faut aussi aborder
00:54:53je pense
00:54:53peut-être dans ces discussions
00:54:55j'en sais rien
00:54:56autre sujet
00:54:58sur l'apprentissage
00:54:59je voulais vous remercier
00:55:00vous en avez parlé
00:55:01et vous savez
00:55:02combien je suis attaché
00:55:03à l'apprentissage
00:55:03et combien je me battrai
00:55:04jusqu'au bout
00:55:04sur ce sujet là
00:55:05donc je vous remercie
00:55:06de continuer le travail
00:55:09pour continuer
00:55:10à développer
00:55:10ces formations
00:55:11qui sont je pense
00:55:12une richesse
00:55:12pour nos jeunes
00:55:13d'abord
00:55:14et pour notre pays
00:55:15ensuite
00:55:16mais j'ai une question
00:55:17à la marge
00:55:18sur la formation continue
00:55:19il y a eu des annonces
00:55:20qui ont été faites
00:55:22vous savez
00:55:23que la philosophie
00:55:23de la formation continue
00:55:25telle qu'elle avait été construite
00:55:26en 2018
00:55:27était une logique
00:55:28où chaque individu
00:55:29prenait la main
00:55:30sur sa formation
00:55:31est-ce qu'on continue
00:55:33dans cette logique là
00:55:34ou est-ce que petit à petit
00:55:35on revient
00:55:36sur la logique ancienne
00:55:37qui était l'employeur
00:55:39doit prendre la main
00:55:40sur ce sujet
00:55:41ou beaucoup plus
00:55:41prendre la main
00:55:41ou est-ce qu'on trouve
00:55:42un juste équilibre
00:55:43je crois que c'est important
00:55:43que vous nous expliquiez
00:55:44un peu
00:55:45les propositions
00:55:46que vous faites
00:55:46à ce sujet là
00:55:47sur le chômage
00:55:48vous aviez l'année dernière
00:55:49créé
00:55:49j'ai plus le nom
00:55:50en tête
00:55:51mais une forme
00:55:52de task force
00:55:53avec les industries
00:55:55qui voulaient recruter
00:55:56je pense à la défense
00:55:56en particulier
00:55:57et d'autres
00:55:57est-ce qu'il y a eu
00:55:58une évaluation
00:55:59qui a été faite
00:55:59et est-ce qu'on continue
00:56:00dans ce sens là
00:56:01parce que moi
00:56:02je fais les auditions
00:56:02pour l'instant
00:56:03parce que je suis rapporteur
00:56:04sur un sujet
00:56:05qui touche le temps de travail
00:56:06et quand je vois
00:56:07le nombre d'entreprises
00:56:08qui cherchent des salariés
00:56:10et qui n'en trouvent pas
00:56:12là aussi
00:56:13il y a une dissonance
00:56:14qui nous échappe
00:56:15complètement
00:56:15et il y a peut-être
00:56:16des gros efforts
00:56:17pour affaire quelque part
00:56:18pour donner envie
00:56:20de trouver des salariés
00:56:21qui ont envie
00:56:22de prendre ces métiers
00:56:22bon voilà
00:56:23est-ce que vous continuez
00:56:25à travailler sur ce sujet là
00:56:25et est-ce que vous avez
00:56:26des évaluations
00:56:28et puis une question
00:56:29peut-être idiote
00:56:30mais quand on parle
00:56:31de solidarité
00:56:32et que vous parliez
00:56:33de l'accident du travail
00:56:33tout à l'heure
00:56:34je me suis dit
00:56:34l'accident du travail
00:56:35maladie
00:56:36c'est la collectivité
00:56:38qui paye l'accident du travail
00:56:39c'est la solidarité
00:56:40qui paye l'accident du travail
00:56:41et qui paye l'arrêt maladie
00:56:42or de plus en plus
00:56:44on parle de générations
00:56:45de plus en plus
00:56:46d'individualistes
00:56:47ce qui n'est pas faux
00:56:49est-ce que ça serait pas intéressant
00:56:50de faire des messages
00:56:51de prévention
00:56:51au même titre
00:56:52qu'on l'avait fait
00:56:52pour la maladie
00:56:53sur l'antibiotique
00:56:54c'est pas automatique
00:56:55et qui ont fonctionné
00:56:56moi je me demande
00:56:57si finalement
00:56:58il faut pas rappeler
00:56:59ce qu'est la solidarité
00:57:01et que quand on est
00:57:02en accident de travail
00:57:03ou dans la maladie
00:57:03c'est la solidarité
00:57:04qui le paye
00:57:05et donc les individus
00:57:06doivent tous faire attention
00:57:08à la façon
00:57:08dont on aborde ce sujet là
00:57:10bon c'est sous le sujet
00:57:11de prévention
00:57:12pas de culpabilisation
00:57:13mais de prévention
00:57:13en disant
00:57:14attention parfois
00:57:15il y a peut-être des sujets
00:57:16sur lesquels il faut travailler
00:57:17voilà je m'arrête là
00:57:17merci
00:57:18merci
00:57:18la parole à Nadia Slegoob
00:57:21merci monsieur le président
00:57:22merci monsieur le ministre
00:57:23moi je voudrais vous parler
00:57:24de l'article 5
00:57:25et de la suppression
00:57:26des exonérations sociales
00:57:28pour les ateliers
00:57:28et chantiers d'insertion
00:57:30nous avons eu
00:57:31dans l'été
00:57:32un débat
00:57:32nourri
00:57:33sur
00:57:35les personnes
00:57:36qui sont
00:57:37les plus éloignées
00:57:38de l'emploi
00:57:38et
00:57:38j'ai vraiment
00:57:40j'ai compris
00:57:40comme ce sujet
00:57:41vous tenez à coeur
00:57:42et d'ailleurs
00:57:42je partage complètement
00:57:44votre préoccupation
00:57:45mais le message
00:57:46que j'ai souhaité porter
00:57:47c'est qu'il y a
00:57:48divers dispositifs
00:57:49d'insertion
00:57:50et pour ramener
00:57:51les personnes
00:57:51les plus éloignées
00:57:52de l'emploi
00:57:52jusqu'à l'emploi
00:57:53et qu'on ne peut pas
00:57:55se permettre
00:57:56de
00:57:56enfin ma théorie
00:57:58c'est de dire
00:57:58on ne peut pas se permettre
00:57:59de favoriser un dispositif
00:58:00par rapport à un autre
00:58:01qu'il faut traiter
00:58:02tout le monde
00:58:02de façon égalitaire
00:58:03et que voilà
00:58:05les chantiers d'insertion
00:58:06dans les territoires
00:58:07même s'il y a
00:58:07d'autres dispositifs
00:58:08pour ramener
00:58:09les personnes
00:58:11à l'emploi
00:58:11c'est essentiel
00:58:13ça va faire
00:58:14de la casse
00:58:14c'est certain
00:58:15parce qu'il y a
00:58:15beaucoup de contrats
00:58:16donc les exonérations
00:58:18c'est
00:58:20très important
00:58:21dans le budget
00:58:22de ces chantiers
00:58:22d'insertion
00:58:23là on parle
00:58:24de 15 millions
00:58:25d'euros
00:58:25enfin moi je vous entends
00:58:26parler de milliards
00:58:27depuis tout à l'heure
00:58:28et j'attire vraiment
00:58:30votre attention
00:58:31sur le fait que
00:58:32pour nous
00:58:32ce sera vraiment
00:58:33extrêmement important
00:58:34c'est grave
00:58:35et voilà
00:58:36s'il vous plaît
00:58:37monsieur le ministre
00:58:37soyez attentifs
00:58:38à nos chantiers
00:58:39d'insertion
00:58:39on ne peut pas
00:58:40déshabiller Paul
00:58:41pour habiller
00:58:42Pierre ou Jacques
00:58:43je ne sais pas
00:58:44qui
00:58:45allez
00:58:47après Jacques
00:58:48je passe à Nile
00:58:49Huérou
00:58:53merci
00:58:53monsieur le ministre
00:58:54monsieur le président
00:58:55moi je voulais
00:58:56vous interroger
00:58:57sur les exonérations
00:58:58et les exemptions
00:58:59de cotisations sociales
00:59:00vous même
00:59:00vous dénoncez
00:59:01une trappe à SMIC
00:59:02créée par les allègements
00:59:03généraux
00:59:04il coûte 75 milliards
00:59:06d'euros par an
00:59:07c'est effectivement
00:59:08une source de recettes
00:59:09importante pour rétablir
00:59:11les comptes
00:59:11de la sécurité sociale
00:59:13les allègements généraux
00:59:16et généreux pour certains
00:59:17n'ont pas démontré
00:59:18d'efficacité pour l'emploi
00:59:19au delà de 1,6 mix
00:59:21c'est le rapport
00:59:22Bozio-Wazner
00:59:23qui le démontre
00:59:24mais également
00:59:24d'autres économistes
00:59:26l'assiette des cotisations sociales
00:59:27devrait être l'assiette
00:59:28de tous les revenus
00:59:30d'activité
00:59:30soumis à la CSG
00:59:31et donc tous les compléments
00:59:33de salaire
00:59:33dans leur diversité
00:59:34intéressement
00:59:35actionnariat salarié
00:59:36indemnité de rupture
00:59:37ne serait-il pas plus efficace
00:59:39de prévoir
00:59:40simplement
00:59:41et clairement
00:59:42les allègements généraux
00:59:43à 2 SMIC
00:59:44soit 3 734 euros
00:59:46bruts mensuels
00:59:47en plus du manque
00:59:48de lisibilité
00:59:49et de complexité
00:59:50que vous instauriez
00:59:52là dans le texte
00:59:53les exemptions
00:59:55d'assiettes
00:59:55en sus
00:59:56des exonérations
00:59:57profitent d'abord
00:59:58aux grandes entreprises
00:59:59et aux plus hauts revenus
01:00:00dans la mesure
01:00:02où vous souhaitez
01:00:02un effort collectif
01:00:04et partagé
01:00:05pourquoi ne pas
01:00:06mettre à contribution
01:00:07avant de geler
01:00:08les maîtres
01:00:09dont je viens de parler
01:00:11les grandes entreprises
01:00:11et les plus hauts revenus
01:00:13avant de geler
01:00:15les prestations
01:00:16des familles
01:00:16et des retraités
01:00:17qui seront affectés
01:00:18ça a été dit tout à l'heure
01:00:19par la désindexation
01:00:21dès le seuil
01:00:22de pauvreté
01:00:22à 1260 euros
01:00:23pourquoi
01:00:24et je rejoins aussi
01:00:26je voulais poser
01:00:27la question
01:00:28sur les exonérations
01:00:29sociales
01:00:29que vous supprimez
01:00:30pour les ateliers
01:00:32et chantiers d'insertion
01:00:34ceci joue un rôle
01:00:35absolument essentiel
01:00:36dans le retour
01:00:37à l'emploi
01:00:38des personnes
01:00:39les plus éloignées
01:00:4064 000 salariés
01:00:42sont concernés
01:00:43et dans votre budget
01:00:45c'est une économie
01:00:46entre guillemets
01:00:46de 15 millions d'euros
01:00:48ce qui n'est pas grand chose
01:00:49dans le cadre général
01:00:52alors tout le monde
01:00:53doit participer
01:00:54à l'effort
01:00:55dites-vous
01:00:55mais en réalité
01:00:57dans ce budget
01:00:58ce sont plus certains
01:01:00que d'autres
01:01:01merci
01:01:02très bien
01:01:03je donne la parole
01:01:03à Jean-François Rapin
01:01:05merci monsieur le président
01:01:07monsieur le ministre
01:01:09juste deux points
01:01:10un sur ATMP
01:01:11je voudrais savoir
01:01:12comment le gouvernement
01:01:13s'étonne-t-il
01:01:14d'une branche
01:01:15qui a été bénéficiaire
01:01:17qui a même contribué
01:01:18au déficit de la sécurité sociale
01:01:19pendant plus de 10 ans
01:01:21et qui là
01:01:22brutalement
01:01:22depuis deux années
01:01:23est déficitaire
01:01:24la branche ATMP
01:01:25donc il y a sûrement
01:01:27des causes à cela
01:01:28il y avait une contribution
01:01:29très forte
01:01:30alors peut-être pas
01:01:31à la hauteur
01:01:32de ce qui était attendu
01:01:33par la sécurité sociale
01:01:35le fait de non-déclarations
01:01:37d'ATMP
01:01:37passer en maladie
01:01:38enfin je vous passe
01:01:40les détails
01:01:40donc je voudrais avoir
01:01:41une réponse
01:01:42qui est une question
01:01:43d'ordre général
01:01:44bien sûr
01:01:44la deuxième
01:01:45vous avez dérivé
01:01:47un petit peu
01:01:48sur la branche santé
01:01:50branche maladie
01:01:50notamment au travers
01:01:52les arrêts maladie
01:01:55considérant que
01:01:56les recommandations
01:01:59de l'HAS
01:01:59sur les arrêts de travail
01:02:01n'étaient pas forcément
01:02:02respectées
01:02:04voire
01:02:06analysées
01:02:07comme plus protectrices
01:02:09par les professionnels
01:02:10de santé
01:02:10monsieur le ministre
01:02:11je voudrais vous dire
01:02:12pour avoir la pratique
01:02:14notamment
01:02:15de ces logiciels
01:02:17que
01:02:17et c'est peut-être
01:02:19un détail
01:02:19dans la masse générale
01:02:20des indemnités journalières
01:02:23que
01:02:23l'HAS
01:02:24dans ses recommandations
01:02:26ne prend pas en compte
01:02:27ou très peu
01:02:28la polypathologie
01:02:28et donc
01:02:31quelquefois
01:02:31c'est assez fréquent
01:02:33que la polypathologie
01:02:35alors que vous faites
01:02:36un diagnostic
01:02:37précis
01:02:38sur une maladie
01:02:39peut engendrer
01:02:40un arrêt de travail
01:02:41beaucoup plus long
01:02:41voilà
01:02:42donc simplement
01:02:43à titre de remarque
01:02:45merci bien
01:02:46la parole
01:02:47à Giseline Senet
01:02:51oui
01:02:51bonjour
01:02:52alors
01:02:52bon
01:02:53il y a des tonnes
01:02:54de sujets
01:02:55et nous aurons
01:02:56l'occasion
01:02:57d'en débattre
01:02:58lors du PLFSS
01:02:59mais moi
01:03:00je voulais surtout
01:03:01vous interroger
01:03:01sur l'article 37
01:03:04sur
01:03:04qui concerne
01:03:06la restriction
01:03:07des prestations
01:03:08familiales
01:03:09pour des étrangers
01:03:09extra-union européenne
01:03:11dans un courrier
01:03:13qui vous a été
01:03:14adressé
01:03:15dès le mois de septembre
01:03:1621 syndicats
01:03:17et organisations
01:03:18des champs
01:03:19de la lutte
01:03:20contre la pauvreté
01:03:21le logement
01:03:22de l'asile
01:03:24de l'enfance
01:03:25de la famille
01:03:26et du grand âge
01:03:27sont vent debout
01:03:28vous le savez
01:03:29contre ce projet
01:03:30d'instauration
01:03:31d'un délai de carence
01:03:32pour l'accès
01:03:33aux personnes étrangères
01:03:34en situation régulière
01:03:36aux prestations sociales
01:03:38non contributives
01:03:40présentées
01:03:41comme visant
01:03:41les prestations
01:03:42qui ne dépendent pas
01:03:44du travail
01:03:45la mesure frapperait
01:03:47pourtant d'abord
01:03:48les personnes
01:03:48qui travaillent
01:03:49notamment
01:03:50des salariés
01:03:51de bas salaire
01:03:51qui cotisent
01:03:53et paient l'impôt
01:03:54plus particulièrement
01:03:55cela toucherait
01:03:56les personnes
01:03:56qui travaillent
01:03:57dans les métiers
01:03:57en tension
01:03:58pour lesquelles
01:03:59l'Etat organise
01:04:00elle-même
01:04:01le recrutement
01:04:02de travailleurs étrangers
01:04:03aide-soignantes
01:04:05cuisiniers
01:04:06agents d'entretien
01:04:09privés
01:04:10des salariés
01:04:12des aides
01:04:12au logement
01:04:13et des prestations
01:04:13sociales
01:04:14dont finalement
01:04:15bénéficient
01:04:15leurs collègues
01:04:16à situation
01:04:17identique
01:04:18fragiliseraient
01:04:19des secteurs
01:04:20déjà en difficulté
01:04:21de recrutement
01:04:22et qu'on titredirait
01:04:24les objectifs
01:04:25de la politique
01:04:26d'emploi
01:04:26alors monsieur
01:04:27le ministre
01:04:29du travail
01:04:29et des solidarités
01:04:30comment justifier
01:04:31que des salariés
01:04:33qui
01:04:33des salariés
01:04:34en situation
01:04:35régulière
01:04:36qui cotisent
01:04:37et paient
01:04:37l'impôt
01:04:38seraient exclus
01:04:39de droits
01:04:40dont bénéficient
01:04:41leurs collègues
01:04:42à situation
01:04:43strictement identique
01:04:44merci
01:04:45je redonne la parole
01:04:46à Monique Lubin
01:04:46qui avait oublié
01:04:48oui merci monsieur le président
01:04:50de me donner une deuxième fois
01:04:51la parole
01:04:51oui comme on a dit
01:04:52que l'audition
01:04:53concernait aussi
01:04:54le PLF
01:04:55PLFSS
01:04:56PLF
01:04:57moi j'ai une question simple
01:04:58quand allez-vous mettre fin
01:05:00à cette petite musique
01:05:02qui commence à monter
01:05:03grâce à certains médias
01:05:05sur le coup
01:05:05de la retraite
01:05:07des fonctionnaires
01:05:08parce qu'on voit bien
01:05:09que ça reprend
01:05:10quand même
01:05:11ce qui n'avait pas fonctionné
01:05:13il y a maintenant
01:05:14deux ans
01:05:15je crois au corps
01:05:16avec la possibilité
01:05:18d'une troisième convention
01:05:19qui incluait
01:05:20cette question
01:05:22de la retraite
01:05:23des fonctionnaires
01:05:24ça ne servira
01:05:26qu'à monter
01:05:27qu'à continuer
01:05:28à monter
01:05:28les français
01:05:29les uns contre les autres
01:05:30je pense que ça n'est
01:05:31vraiment pas le moment
01:05:33parce que là
01:05:34on voit sortir
01:05:35le coup
01:05:36de la retraite
01:05:36des fonctionnaires
01:05:37par ministère
01:05:38après on imagine bien
01:05:40quels sont les commentaires
01:05:41qui vont arriver
01:05:42et quels sont les pourcentages
01:05:44qui vont être étudiés
01:05:46sur le déficit
01:05:49des retraites
01:05:50et ainsi de suite
01:05:50donc moi je pense
01:05:51monsieur le ministre
01:05:52qu'il faut mettre fin
01:05:53très très vite
01:05:54à cette petite musique
01:05:56merci
01:05:57et dernière demande de parole
01:05:58pour Dominique Théophile
01:06:02très bref
01:06:04monsieur le ministre
01:06:05vous avez bien conscience
01:06:08que
01:06:09tout ce que vous avez
01:06:11je vais dire
01:06:12dit ce matin
01:06:14concernant le budget
01:06:15ne concerne presque pas
01:06:18l'outre-mer
01:06:19et notamment
01:06:19nos territoires
01:06:21aux Antilles
01:06:22puisque nous
01:06:23ne sommes pas
01:06:24dans le même paradigme
01:06:25quand on parle des chiffres
01:06:27au niveau national
01:06:29que vous évoquez
01:06:30ça ne parle pas
01:06:32aux Antilles
01:06:3334%
01:06:34de la population
01:06:36en dessous du seuil
01:06:37de pauvreté
01:06:38un petit marché
01:06:39peu d'industrie
01:06:40beaucoup de précarité
01:06:42et surtout
01:06:43un déclassement
01:06:43puisque plus d'un tiers
01:06:44des débutants
01:06:45qui occupent un emploi
01:06:46en dessous
01:06:47de leur diplôme
01:06:48pour le choix
01:06:49de rester au pays
01:06:50des bacs plus 5
01:06:51qui de toute manière
01:06:53ne peuvent pas aller
01:06:54plus loin
01:06:55puisque le marché
01:06:57est exigu
01:06:57donc toutes ces questions
01:06:59là nécessitent
01:07:00et moi je vais
01:07:01vous faire une suggestion
01:07:03puisque
01:07:03pas simplement
01:07:04évoquer les problèmes
01:07:05je l'ai déjà dit
01:07:07première chose
01:07:08je crois
01:07:10que la France
01:07:11devait
01:07:12modifier
01:07:13sa maquette budgétaire
01:07:14on ne peut pas
01:07:16je vais dire
01:07:17faire une maquette budgétaire
01:07:19qui parle
01:07:19de la France
01:07:21hexagonale
01:07:22alors que
01:07:23les territoires
01:07:24d'outre-mer
01:07:24c'est tout autre chose
01:07:26donc il faudrait
01:07:27un espace
01:07:28déjà dans la maquette
01:07:29présentation
01:07:29un budget
01:07:30outre-mer
01:07:31le budget
01:07:32outre-mer
01:07:32qui nous est présenté
01:07:33ce n'est pas un budget
01:07:34c'est une ligne
01:07:35outre-mer
01:07:36c'est à dire
01:07:37vous avez la défiscalisation
01:07:38et tout
01:07:38et c'est fini
01:07:39je crois qu'il faut
01:07:40dans la maquette
01:07:41qu'il y ait une discussion
01:07:42un débat
01:07:43outre-mer
01:07:45pour évoquer
01:07:45les mêmes problèmes
01:07:46à des échelles
01:07:48à d'autres échelles
01:07:49les mêmes problématiques
01:07:50mais à d'autres échelles
01:07:51on comprendra
01:07:52puisque
01:07:54ça coûtera moins cher
01:07:55à la France
01:07:56puisqu'on va évoquer
01:07:58le problème
01:07:58de la coopération
01:07:59avec notre bassin
01:08:00il faut bien comprendre
01:08:02que ce n'est pas un danger
01:08:04c'était les années 60
01:08:05c'est quand on avait
01:08:06cette appréhension
01:08:08est-ce que ces territoires
01:08:10vont partir
01:08:10avec les autres pays
01:08:12c'est une chance
01:08:13pour la France
01:08:14d'avoir
01:08:15un environnement
01:08:16je veux dire
01:08:18les Etats-Unis
01:08:19je ne dis même pas
01:08:20les Etats-Unis
01:08:21mais de tous les autres pays
01:08:22qui sont autour
01:08:23de coopération
01:08:24qu'on ne peut pas
01:08:25parce que la France
01:08:26met un veto
01:08:27ne serait-ce que
01:08:28pour le sport
01:08:29on nous interdit
01:08:30de participer
01:08:31à des championnats
01:08:31à l'extérieur
01:08:32parce qu'on a peur
01:08:33que le drapeau français
01:08:34soit
01:08:36je vais dire
01:08:36un peu
01:08:37comme ils disent
01:08:38divulgué comme ça
01:08:39pour des territoires
01:08:40il faut repenser cela
01:08:42parce que
01:08:43nous avons aussi
01:08:44changé de paradigme
01:08:45au niveau du national
01:08:47et ce qui se fait
01:08:48aujourd'hui
01:08:48les mouvements sociaux
01:08:51vont être très durs
01:08:52sur les revendications
01:08:53et on va revenir
01:08:54sur les revendications
01:08:55d'indépendance
01:08:56et de tout cela
01:08:57et d'insécurité
01:08:58je crois que c'est maintenant
01:08:59à la fin
01:08:59du quinquennat de Macron
01:09:01qui a duré 10 ans
01:09:02qui va durer 10 ans
01:09:05amorcer ça
01:09:06pour qu'il y ait
01:09:06une perspective
01:09:07ne laissons pas
01:09:08les autres le faire
01:09:09ce qui va se passer
01:09:10parce qu'on ne sait pas
01:09:11à quel sein
01:09:12on sera voué
01:09:14donc voilà une suggestion
01:09:16parce que je ne me retrouve pas
01:09:17je me retrouve en tant
01:09:18je veux dire
01:09:19ne pas en mon métier
01:09:20bon tout le monde n'est pas
01:09:22je veux dire
01:09:22les 34% d'accord
01:09:24mais
01:09:25nous avons fait des études
01:09:26un peu partout
01:09:27on maîtrise
01:09:28je veux dire
01:09:29autant que
01:09:29mais quand
01:09:30je veux rendre cela
01:09:32ce qui se passe
01:09:34au niveau local
01:09:35et pour leur expliquer
01:09:36ils n'arrivent pas
01:09:37à comprendre
01:09:38comment
01:09:39vous ici
01:09:40au niveau
01:09:41nous quand on parle
01:09:42au niveau national
01:09:43la vraie réalité
01:09:45et donc
01:09:46c'est toute cette difficulté
01:09:48donc
01:09:49faites un focus
01:09:51quand même
01:09:51sur l'outre-mer
01:09:53puisque
01:09:53au niveau travail
01:09:55solidarité
01:09:56rien ne se colle pas
01:09:58merci beaucoup
01:10:00merci beaucoup
01:10:00monsieur le ministre
01:10:01je vous laisse répondre
01:10:02à nos différents intervenants
01:10:06plaisir
01:10:08bon avec madame Lubin
01:10:09on aura quelques nuances
01:10:11dans l'échange
01:10:12mais c'est sans surprise
01:10:14moi je ne suis pas d'accord
01:10:16quand vous dites
01:10:16essentiellement
01:10:17les plus pauvres
01:10:18non
01:10:19je vous l'ai expliqué
01:10:19on ratisse large
01:10:21et comme j'entends d'ailleurs
01:10:22par exemple
01:10:22ce que me raconte le MEDEF
01:10:23il est concerné
01:10:24il se sent très concerné
01:10:25donc
01:10:25j'allais dire
01:10:26de ce côté là
01:10:27je n'ai pas une manière
01:10:27de se consoler
01:10:28mais ça râle de partout
01:10:30bon
01:10:30c'est peut-être le signe
01:10:31qu'on est à l'équilibre
01:10:32quand ça râle de partout
01:10:33voilà
01:10:34en tout cas
01:10:34ce n'est pas notre intention
01:10:35après vous pouvez
01:10:36vous pouvez nous dire
01:10:37que vous le ressentez comme ça
01:10:38et je l'entends
01:10:38mais ce n'est pas notre intention
01:10:41on souhaite
01:10:41alors c'est toujours compliqué
01:10:42la notion d'effort partagé
01:10:44c'est quoi le partage
01:10:45je comprends bien
01:10:46qu'il y a débat
01:10:46en tout cas
01:10:47c'est bien notre intention
01:10:49là où on est en désaccord
01:10:50que j'assume davantage
01:10:51c'est effectivement
01:10:53on cherche à limiter
01:10:54le recours à l'impôt
01:10:54et à la taxe
01:10:55oui ça c'est vrai
01:10:56oui dans la partie recettes
01:10:58on sait très bien
01:10:58ça c'est un débat de fond
01:10:59qu'on a déjà eu l'an dernier
01:11:01certaines peut-être avant
01:11:01mais l'an dernier
01:11:02j'étais pas là
01:11:02dans les dernières on l'a eu
01:11:04on commence à l'avoir à nouveau
01:11:05et on va continuer à l'avoir
01:11:07voilà
01:11:07ça c'est
01:11:09faut-il recourir à la fiscalité
01:11:10pour augmenter les recettes
01:11:12c'est qui la fiscalité
01:11:13c'est combien la fiscalité
01:11:14bon
01:11:15de manière un peu générique
01:11:16je considère
01:11:17que notre taux de prélèvement obligatoire
01:11:19il est très élevé
01:11:20donc aller chercher encore
01:11:21de la fiscalité
01:11:24en tout cas en termes de barémique
01:11:25parce qu'il peut y avoir
01:11:26des effets d'assiette
01:11:26etc
01:11:27mais en termes de
01:11:28non on n'y est pas favorable
01:11:30et d'ailleurs
01:11:31d'ailleurs d'ailleurs
01:11:31on a indexé
01:11:33pour le coup
01:11:35le barème
01:11:35de l'impôt sur le revenu
01:11:36pour éviter
01:11:37qu'il y ait
01:11:37on a fait attention
01:11:38à ce qu'il n'y ait pas davantage
01:11:39de gens modestes
01:11:40dans l'impôt sur le revenu
01:11:42là on a posé un acte
01:11:43pour le coup
01:11:43qui évite plus d'impôts
01:11:45bon voilà
01:11:45donc là dessus
01:11:47c'est un vrai débat de fonds
01:11:48pour le coup
01:11:49j'ai à dire de société
01:11:50presque celui-là
01:11:50donc celui-là
01:11:51il est plus compliqué
01:11:51à trouver
01:11:52pour trouver des équilibres
01:11:54l'UNEDIC
01:11:54bon j'ai compris
01:11:56votre argument
01:11:57je vous ai expliqué le mien
01:11:58donc
01:12:00voilà
01:12:01on peut
01:12:01on peut
01:12:01on va pas refaire
01:12:03réamorcer les arguments
01:12:05je vais vous dire la même chose
01:12:05donc c'est
01:12:06c'est peut-être pas utile
01:12:08ou vous avez raison
01:12:09sur le
01:12:11c'est
01:12:12c'est un vrai sujet
01:12:14c'est l'emploi des seniors
01:12:16enfin les 50 et plus
01:12:16ça c'est un vrai sujet
01:12:19et
01:12:21ceux
01:12:22dont je fais partie
01:12:22qui pensent
01:12:24que pour réformer
01:12:25les retraites
01:12:25il va falloir
01:12:26demander aux français
01:12:27de travailler plus longtemps
01:12:28il faut traiter ce problème
01:12:29sinon on n'est pas cohérent
01:12:30effectivement
01:12:31il faut faire en sorte
01:12:33que les gens
01:12:33de 48 ans
01:12:3450 ans
01:12:3552 ans
01:12:3555 ans
01:12:3660 ans
01:12:3662 ans
01:12:37travaillent
01:12:37sinon il y a un problème
01:12:38voilà
01:12:39là vous avez raison
01:12:40c'est un point que je prends
01:12:41je me bats d'ailleurs là-dessus
01:12:42pour que les seniors
01:12:44comme on dit
01:12:44trouvent du boulot
01:12:45mais c'est un point fondamental
01:12:47et les entreprises
01:12:48ont joué un rôle important
01:12:49je vous suis aussi
01:12:50dans la piste que vous avez
01:12:52par exemple
01:12:53moi je souhaiterais
01:12:53que les entreprises
01:12:54aient une vraie politique RH
01:12:56tournée vers les seniors
01:12:57leurs seniors
01:12:58qu'elles les gardent
01:12:59quitte à aménager
01:13:00les postes de travail
01:13:00à comprendre
01:13:01quels sont les besoins
01:13:02qu'elles leur fassent confiance
01:13:03qu'elles les forment
01:13:04et pourquoi pas
01:13:05qu'elles en embauchent
01:13:05quelques-uns venant d'ailleurs
01:13:07voilà je pense que là
01:13:07c'est un point de politique
01:13:10publique
01:13:10en matière d'emploi des seniors
01:13:11qui est fondamental
01:13:12qui ne se retrouve pas forcément
01:13:13dans le budget
01:13:14mais ce point là
01:13:15est un point important
01:13:18retraite des fonctionnaires
01:13:18oui alors je ne sais pas
01:13:20d'où c'est sorti
01:13:21pas du ministère du travail
01:13:22en tout cas
01:13:22puisque
01:13:24ah
01:13:24bon très bien
01:13:26c'est pas nouveau
01:13:27on sait comment ça marche
01:13:28la retraite des fonctionnaires
01:13:29on sait que c'est porté
01:13:30par le budget de l'état
01:13:32qu'on le retrouve
01:13:33dans la comptabilité
01:13:33des ministères
01:13:34que les ministères
01:13:35ne sont pas d'ailleurs
01:13:36logés à la même enseigne
01:13:37selon le poids
01:13:38du nombre de fonctionnaires
01:13:39qu'ils ont dans leur ministère
01:13:40dont l'éducation nationale
01:13:41en a beaucoup
01:13:41c'est pour ça que les chiffres
01:13:42sont spectaculaires
01:13:43il y a d'autres ministères
01:13:44le mien d'ailleurs
01:13:44le mien j'en ai beaucoup moins
01:13:46bon voilà
01:13:47c'est pas un problème nouveau
01:13:48ce problème
01:13:49on en connait l'origine principale
01:13:50qui est un problème de démographie
01:13:52c'est à dire
01:13:54mais il n'y a pas que
01:13:55la fonction publique
01:13:55il y a des problèmes de démographie
01:13:57voilà
01:13:57donc c'est en fait
01:13:58l'application du principe
01:13:59de solidarité et de démographie
01:14:00mais qui passe par le fait
01:14:01que c'est l'état l'employeur
01:14:02dont l'état le porte
01:14:03directement dans son budget
01:14:04voilà donc
01:14:05voilà ma réponse
01:14:06à votre question
01:14:08au point que vous avez
01:14:09soulevé
01:14:11sur
01:14:13alors
01:14:14sur
01:14:15alors sur la formation
01:14:19dans les CPF
01:14:21je pense que
01:14:21l'objet qui est visé
01:14:22le principe
01:14:24que c'est bien
01:14:25le titulaire du CPF
01:14:26qui décide
01:14:27est maintenu
01:14:27voilà
01:14:31ce qu'on rappelle
01:14:32là encore
01:14:33devant un élargissement
01:14:34parfois un peu excessif
01:14:35du choix des formations
01:14:37c'est que quand même
01:14:37l'esprit c'était une formation
01:14:38à orientation
01:14:39d'un projet professionnel
01:14:42on rappelle que c'est de l'argent
01:14:43qui vient des entreprises
01:14:43quand même
01:14:44un petit peu complété par l'état
01:14:45donc quand même
01:14:46il n'est là encore pas illogique
01:14:47qu'on envoie des signes
01:14:48en ce sens
01:14:50donc chacun peut choisir
01:14:51ce qu'il veut
01:14:51dans un très large catalogue
01:14:52de formation
01:14:53mais on va mettre en place
01:14:54des tickets modérateurs
01:14:55ils sont nuls
01:14:57si c'est dans le cas
01:14:58d'un projet professionnel
01:14:58pas forcément dans son entreprise
01:15:00on n'est pas prisonnier
01:15:01de son entreprise
01:15:01on peut souhaiter
01:15:02changer de métier
01:15:03changer d'entreprise
01:15:04et là
01:15:04il n'y a pas de problème
01:15:04sur l'IA par exemple
01:15:06on va accélérer la formation
01:15:07l'IA
01:15:07ça sera sans ticket modérateur
01:15:09bien sûr
01:15:09puisqu'on voit qu'il faut inciter
01:15:11tous les salariés de France
01:15:12à acquérir des compétences minimales
01:15:14sur l'IA
01:15:15qui va devenir
01:15:15un outil pratiqué
01:15:16dans toutes les entreprises
01:15:17et après on a un système
01:15:18de ticket modérateur
01:15:19selon l'éloignement qu'on a
01:15:20de ce principe
01:15:21d'un projet professionnel
01:15:23voilà
01:15:23donc c'est ça l'idée
01:15:24mais on ne renonce pas au principe
01:15:25chacun est libre de choisir
01:15:27c'est important
01:15:30merci d'avoir lancé ce sujet
01:15:31alors qu'il est
01:15:31parce qu'il a une petite traduction budgétaire
01:15:33oui c'est une action
01:15:35que j'ai lancée en arrivant
01:15:36je me suis rendu compte
01:15:37qu'on avait un risque
01:15:38non nul
01:15:38que les secteurs
01:15:40qui vont se développer
01:15:40parce qu'il y en a dans notre pays
01:15:41qui vont se développer
01:15:42et heureusement
01:15:42et qui vont fournir des emplois
01:15:44et de bons emplois
01:15:45parce que c'est des emplois
01:15:46industriels
01:15:46qui sont plus qualifiés
01:15:47mieux rémunérés
01:15:48et qui ont du sens
01:15:49puisqu'ils servent
01:15:50à la souveraineté de notre pays
01:15:51donc il y a tout ce qui est
01:15:52industrie de la défense
01:15:53il y a tout ce qui est nucléaire
01:15:54énergie
01:15:55et même transition écologique
01:15:56la défense
01:15:57c'est 100 000 emplois
01:15:57d'ici 2030
01:15:58entre les emplois créés
01:16:00et les remplacements
01:16:01à la retraite
01:16:02parce qu'on arrive aussi
01:16:02à des vagues de départs
01:16:03à la retraite
01:16:03100 000 emplois
01:16:04industrie de la défense
01:16:06500 000 emplois
01:16:08nucléaires
01:16:08énergie
01:16:08et transition écologique
01:16:10donc c'est énorme
01:16:11n'oublions pas les agriculteurs
01:16:12il y a beaucoup de chefs
01:16:13d'exploitation
01:16:13qui vont arrêter
01:16:14il faudra même
01:16:14en trouver des successeurs
01:16:15c'est pratiquement
01:16:16200 000 emplois
01:16:17de chefs d'exploitation
01:16:17dans les quelques années
01:16:18qui viennent
01:16:18donc on est sûr
01:16:19qu'il faudra trouver des gens
01:16:20et si on ne les trouve pas
01:16:21ça ne tournera pas
01:16:22et j'ai eu le sentiment
01:16:24en partie justifié
01:16:25que
01:16:25c'est pas qu'on faisait rien
01:16:26il faut toujours être humble
01:16:27bien sûr qu'ils faisaient des choses
01:16:28mais qu'il fallait peut-être
01:16:29passer la sur-multiplier
01:16:30il fallait faire un effort
01:16:32complémentaire
01:16:33supplémentaire
01:16:33alors j'ai fait dans l'ordre
01:16:34j'ai testé
01:16:35sur l'industrie de la défense
01:16:36en recrutant une générale
01:16:37d'ailleurs
01:16:38voilà au passage
01:16:40qui a fait le pont
01:16:41entre deux
01:16:42la défense est un peu fermée
01:16:44secret défense
01:16:45c'est un secteur
01:16:45qui
01:16:47marque
01:16:47fonctionne en autarcie
01:16:48bon
01:16:49et le monde du travail
01:16:50il est aussi un peu complexe
01:16:51donc c'est deux mondes
01:16:52qui travaillent ensemble
01:16:53mais qui pouvaient mieux
01:16:53travailler ensemble
01:16:54et six mois après
01:16:55on a fait un prototype
01:16:57dans le Var
01:16:57on a un process
01:16:59on sait comment faire
01:17:00on a les données
01:17:00on a une cartographie
01:17:01avec l'ensemble des besoins
01:17:02sur le territoire
01:17:03par type de métier
01:17:03on l'avait pas
01:17:04donc on peut faire une GPEC
01:17:05maintenant
01:17:06c'est-à-dire que
01:17:07mon côté DRH
01:17:08reprend le dessus
01:17:09je suis capable d'organiser
01:17:10des recrutements
01:17:11des formations
01:17:11des centres d'apprentissage
01:17:12créer des écoles
01:17:13voilà
01:17:14je suis capable d'organiser
01:17:15la fabrication des ressources
01:17:16nécessaires aux besoins
01:17:17voilà
01:17:18on l'a
01:17:18donc on va le faire
01:17:19et j'ai écrit d'ailleurs
01:17:20à une quinzaine
01:17:22une vingtaine de préfets
01:17:23parce qu'on l'a localisé
01:17:24en fait il y a des projets
01:17:25territoriaux qui vont se faire
01:17:26autour des métiers de la défense
01:17:27et on va recommencer
01:17:28pour le nucléaire etc
01:17:29donc on a des premiers effets
01:17:31très concrets
01:17:31avec des passages à l'acte
01:17:33et du passage à l'échelle
01:17:34sur l'ensemble du territoire
01:17:38alors pour peut-être
01:17:39pour l'information de tout le monde
01:17:42les accidents du travail
01:17:43c'est les employeurs qui payent
01:17:44les arrêts maladie
01:17:45c'est la solidarité
01:17:46voilà
01:17:46et pourquoi les accidents du travail
01:17:48maladie professionnelle
01:17:49c'est les employeurs
01:17:49parce qu'ils sont
01:17:50chargés de la prévention
01:17:51ils sont chargés d'âme
01:17:52un employeur
01:17:54il est responsable
01:17:55juridiquement
01:17:56moralement
01:17:56techniquement
01:17:57de la santé de ses travailleurs
01:17:58voilà
01:17:59c'est un principe de fond
01:18:00fondamental
01:18:01et il s'ensuit
01:18:02tout un tas d'obligations
01:18:03le document unique
01:18:04d'évaluation
01:18:04et de prévention
01:18:05des risques etc
01:18:06c'est ça la base
01:18:07et donc au fond
01:18:09le fait qu'ils soient
01:18:10responsables économiquement
01:18:11les incite
01:18:11à faire plus de prévention
01:18:13parce qu'une fois de plus
01:18:14il faut éviter les accidents
01:18:16alors après
01:18:16quand ils sont là
01:18:17il faut les gérer
01:18:18et réparer
01:18:19mais la majeure
01:18:20c'est la prévention
01:18:21et la prévention
01:18:21peut demander des moyens
01:18:23des adaptations
01:18:24aux postes de travail
01:18:24des éléments de sécurité
01:18:26supplémentaires
01:18:27à mettre pour le travailleur
01:18:28etc
01:18:29voilà
01:18:30et là-dessus
01:18:31c'est un peu le principe
01:18:31pollueur-payeur
01:18:32et c'est pour ça d'ailleurs
01:18:33qu'il y a des cotisations variables
01:18:34une entreprise
01:18:34qui a beaucoup d'accidents du travail
01:18:36voire son taux de cotisation
01:18:37augmenter
01:18:37voilà
01:18:38une série de pénalisation
01:18:40saine au fond
01:18:41de dire
01:18:41faites attention
01:18:43vous êtes là
01:18:43pour protéger
01:18:44vos salariés
01:18:45arrêt maladie
01:18:46là c'est plus la solidarité
01:18:47donc là le discours
01:18:48de solidarité
01:18:48comme je dis ce matin
01:18:49un arrêt maladie
01:18:50c'est pas un congé quoi
01:18:51voilà
01:18:51donc il faut faire appel
01:18:53à la solidarité
01:18:53de tous
01:18:54et au sérieux de tous
01:18:56sur les ateliers
01:18:57et les chantiers d'insertion
01:18:58en fait
01:19:00vous avez
01:19:00évoqué
01:19:01un système de justice
01:19:02c'est un système de justice
01:19:03parce que
01:19:04les autres n'étaient pas exonérés
01:19:05donc en fait
01:19:06quand on regarde
01:19:07ce qui se fait
01:19:07dans le droit commun
01:19:08des employeurs publics
01:19:09on aligne tout le monde
01:19:10voilà
01:19:11donc après il y aura le débat
01:19:12oui
01:19:13ben oui
01:19:13voilà
01:19:13donc c'est en fait
01:19:15une mesure de justice
01:19:16qui est le principe
01:19:17que vous avez évoqué
01:19:18donc on rentre bien
01:19:19là-dedans
01:19:19sur les alégements généraux
01:19:24les alégements généraux
01:19:25d'ailleurs
01:19:26purs
01:19:26c'est à dire vraiment
01:19:26la réduction des charges
01:19:27c'est 65 milliards
01:19:28ils ont beaucoup baissé
01:19:29à l'air de rien
01:19:29ils sont montés
01:19:31à presque 90
01:19:31ou 85
01:19:32ils ont perdu 20 milliards
01:19:36donc on est
01:19:36il y a quand même
01:19:37une ligne de pente
01:19:38qui va bien vers l'allègement
01:19:39enfin la réduction des allégements
01:19:41voilà
01:19:41donc premièrement
01:19:42deuxièmement
01:19:43sur les seuils
01:19:45il y a débat
01:19:46j'ai parlé de l'industrie
01:19:46l'industrie
01:19:47les niveaux de salaire
01:19:48sont plus élevés
01:19:48et quand vous discutez
01:19:50avec les gens de l'industrie
01:19:52ils sont très attachés
01:19:53à trois fois le SMIC
01:19:55parce qu'ils ont pas mal
01:19:56de salariés
01:19:57qui sont dans ces niveaux-là
01:19:58donc quand on écoute
01:20:00les employeurs
01:20:01les employeurs
01:20:03de l'industrie
01:20:04sont attachés
01:20:04à ces niveaux
01:20:05relativement élevés
01:20:06dans le segment
01:20:08des alégements généraux
01:20:09donc à manipuler
01:20:10avec précaution
01:20:11d'autant plus que j'ai dit
01:20:11qu'on voulait encourager
01:20:12l'industrie
01:20:13on voulait promouvoir l'industrie
01:20:14donc là
01:20:15attention aux signaux
01:20:16qu'on peut envoyer
01:20:18par ailleurs
01:20:19je le dis là
01:20:19alors c'est pas dans le PLFSS
01:20:20mais je l'ai dit aussi
01:20:21aux entreprises
01:20:22je pense qu'on coupera pas
01:20:24une réforme de fond
01:20:24sur les alégements généraux
01:20:25le fameux rapport
01:20:26Bozio-Warsmer
01:20:27pour ceux qui l'ont lu à l'époque
01:20:28il faut s'en inspirer
01:20:30voilà
01:20:30parce que sinon
01:20:32vous l'avez évoqué aussi
01:20:33le côté trapasmique
01:20:34qui est redoutable
01:20:35puisque
01:20:36on envoie
01:20:37de mauvais stimuli
01:20:38aux patrons
01:20:38dans les entreprises
01:20:39puisque si on veut sortir
01:20:41quelqu'un du SMIC
01:20:41et lui filer 100 euros de plus
01:20:42ça coûte 450 euros de plus
01:20:44à l'entreprise
01:20:45forcément elle hésite
01:20:46bon ça
01:20:46cette barrière là
01:20:47il faut d'une manière
01:20:48ou d'une autre
01:20:48y revenir dessus
01:20:49parce qu'elle provoque
01:20:51une concentration
01:20:52des salaires autour du SMIC
01:20:53qui est quand même
01:20:54le plus bas
01:20:55techniquement
01:20:56à temps plein
01:20:56voilà
01:20:56là il y a un sujet
01:20:58qui supposera
01:20:59une réforme
01:20:59plus en profondeur
01:21:00de ce système
01:21:01et je l'ai dit
01:21:02aux MEDEF
01:21:03et ils le savent
01:21:03et au fond
01:21:04parce qu'ils l'admettent
01:21:05bon après maintenant
01:21:06quelle réforme
01:21:07mais en tout cas
01:21:07c'est sur la table
01:21:10alors pourquoi ça dérape
01:21:11les accidents du travail
01:21:12et les maladies professionnelles
01:21:15ça dérape
01:21:18il y a des cibles
01:21:21sur lesquelles
01:21:21il faut faire attention
01:21:22les jeunes
01:21:23les primo-arrivants
01:21:24de manière générale
01:21:24c'est souvent les jeunes
01:21:25qui arrivent pour la première fois
01:21:26dans l'entreprise
01:21:26il y a un niveau de risque
01:21:27plus élevé
01:21:27donc dans le plan de sécurité
01:21:29au travail
01:21:29qu'on a lancé cette année
01:21:30on demande aux entreprises
01:21:31de renforcer
01:21:32la prise en charge
01:21:33des jeunes
01:21:34on dit des jeunes
01:21:34ou des nouveaux arrivants
01:21:35dans l'entreprise
01:21:36les statistiques montrent
01:21:37qu'il y a plus d'accidents
01:21:38donc il faut y faire attention
01:21:39parfois des drames
01:21:41on voit des drames
01:21:41pour personne
01:21:42mais encore moins
01:21:43pour un jeune
01:21:45donc premièrement
01:21:45deuxièmement
01:21:46il y a
01:21:47il faut
01:21:48on a aussi
01:21:49la santé mentale
01:21:50est un sujet de santé
01:21:51vous êtes médecin général
01:21:52mais dans les entreprises
01:21:53aussi
01:21:54donc il faut faire plus attention
01:21:56à ces sujets là
01:21:56alors ça peut être
01:21:57l'importation dans l'entreprise
01:21:58d'un problème de santé mentale
01:21:59dont la cause est extérieure
01:22:00mais ça peut être aussi
01:22:01l'entreprise
01:22:02qui peut provoquer
01:22:03des sujets de santé mentale
01:22:04par un management trop nocif
01:22:06enfin une surcharge de travail
01:22:07des burn-out
01:22:08des organisations
01:22:09menées un peu à la usarde
01:22:10enfin voilà
01:22:11les entreprises elles-mêmes
01:22:12doivent reconnaître
01:22:12qu'elles peuvent être source
01:22:14de non santé mentale
01:22:15et donc y faire très attention
01:22:16en matière de prévention
01:22:17il y a des choses aussi à faire
01:22:18il y a les troubles musculosquelettiques
01:22:20ça reste encore
01:22:22une des grandes causes
01:22:23d'accident du travail
01:22:23ça fait râler
01:22:24parce que c'est quelque chose
01:22:25sur lequel on devrait pouvoir
01:22:26mieux travailler
01:22:27ne serait-ce que les gestes et postures
01:22:29déjà
01:22:29les équipements
01:22:31on a quand même des exosquelettes
01:22:32le port de charge lourde
01:22:33on peut le faire de manière mécanique
01:22:34voilà
01:22:35enfin il y a quand même des moyens
01:22:36qui devraient permettre
01:22:37de réduire
01:22:38assez sensiblement
01:22:41ces accidents
01:22:42merci pour votre remarque
01:22:44ce matin j'ai dit
01:22:45que j'étais pas médecin
01:22:45je suis donc très humble
01:22:46avec les médecins
01:22:47et moi je ne donne
01:22:48aucun ordre aux médecins
01:22:49voilà
01:22:50voilà
01:22:51voilà
01:22:51donc voilà
01:22:52et je vous entends
01:22:54et je vous écoute
01:22:54et je sais que ce que David
01:22:55dit est juste
01:22:56donc j'ai beaucoup de respect
01:22:57pour les médecins
01:22:58et voilà
01:23:00sur
01:23:00alors sur les étrangers
01:23:02bon je pourrais me débiler
01:23:03en disant que c'est pas chez moi
01:23:04donc c'est quand même
01:23:04une manière de le dire
01:23:05quand même aussi
01:23:06quand même
01:23:07bon moi
01:23:07je vais parler de moi
01:23:08puisque c'est moi
01:23:09qui suis là
01:23:09moi je suis partisan
01:23:11d'immigration du travail
01:23:12déjà
01:23:13parce que je suis conscient
01:23:14où les entreprises
01:23:14elles ont besoin
01:23:15de salariés étrangers
01:23:18parce qu'il y a des Français
01:23:19qui répugnent à faire
01:23:20certains métiers
01:23:20il faut être clair
01:23:20et il faut les faire
01:23:21ces métiers
01:23:23voilà
01:23:23et on en a plein autour de nous
01:23:24le matin
01:23:24quand je vois le personnel
01:23:25de nettoyage
01:23:27voilà
01:23:27je ne demande pas
01:23:28leur carte d'identité
01:23:28mais en fait
01:23:29on peut s'interroger
01:23:30quand je travaillais à la SNCF
01:23:31le nettoyage
01:23:33des matériels
01:23:33roulant la nuit
01:23:34dans les chantiers
01:23:35voilà
01:23:37ils sont en situation légale
01:23:38mais en fait voilà
01:23:38donc sur le BTP
01:23:41idem
01:23:43la restauration
01:23:43retollerie
01:23:44idem
01:23:44les métiers du soin
01:23:46idem
01:23:46etc etc
01:23:47et c'est pas forcément
01:23:48d'ailleurs que des métiers
01:23:49peu rémunérés
01:23:50vous avez des médecins étrangers
01:23:51on est constant
01:23:51de les avoir
01:23:52pour faire tourner nos hôpitaux
01:23:53etc etc
01:23:54donc voilà
01:23:54moi je suis très clair
01:23:55oui notre pays
01:23:56aura besoin
01:23:57encore plus
01:23:57puisqu'on vieillit
01:23:58enfin je veux dire
01:23:58on a aussi le vieillissement
01:23:59qui montre bien
01:24:00que je ne vois pas
01:24:01comment on se passerait
01:24:02de l'immigration du travail
01:24:03voilà
01:24:04donc je suis favorable
01:24:04à l'immigration du travail
01:24:05et d'ailleurs
01:24:06avec mon collègue
01:24:06ministre de l'Intérieur
01:24:07on est en train de regarder
01:24:08comment on donne une suite
01:24:09à la directive Rotaillot
01:24:10qui s'arrête fin d'année
01:24:10il faut absolument
01:24:11qu'il y ait quelque chose
01:24:12parce que sur les métiers
01:24:13en tension
01:24:13il faut qu'on soit en capacité
01:24:15de régulariser
01:24:15et de permettre aux gens
01:24:17qui le méritent
01:24:18avec les mesures
01:24:20qu'il faut mettre en place
01:24:22pouvoir s'insérer
01:24:23dans notre pays
01:24:23travailler dans notre pays
01:24:24et voilà
01:24:25donc là dessus
01:24:25ce sera ma réponse
01:24:27à votre question
01:24:28sur les Outre-mer
01:24:29d'abord je vous comprends
01:24:31je ne suis pas un spécialiste
01:24:33des Outre-mer
01:24:33mais je mesure bien
01:24:34que ce n'est pas comme l'Hexagone
01:24:36il faut l'admettre
01:24:37à tout point de vue
01:24:38géographiquement
01:24:39culturellement
01:24:40les continents
01:24:41vous l'avez dit
01:24:42vous sentez peut-être
01:24:42autant américain
01:24:43qu'européen
01:24:44vous êtes européen
01:24:45administrativement
01:24:45mais de culture
01:24:46vous êtes caribéen même
01:24:47voilà
01:24:48et il faut l'entendre
01:24:49les Outre-mer aussi
01:24:50c'est autant de cas particuliers
01:24:51les Antilles
01:24:52ne sont pas à la Réunion
01:24:53qui ne sont pas à Mayotte
01:24:54qui ne sont pas à la Polynésie
01:24:55qui ne sont pas à la Guyane
01:24:56et j'en oublie peut-être
01:24:57avec son passé
01:24:58Pierre-Émile-Colomb
01:24:59etc
01:24:59donc quand on dit
01:25:00l'Outre-mer
01:25:02si on va dans votre sens
01:25:04de regarder
01:25:04de manière plus précise
01:25:05il faudrait presque regarder
01:25:06chaque territoire
01:25:07d'Outre-mer
01:25:07qui a aussi
01:25:08parce que
01:25:10tout part du projet économique
01:25:11d'ailleurs là-dessus
01:25:11quand je me penche
01:25:13sur ces sujets
01:25:13parce qu'on a avancé
01:25:14sur l'Outre-mer
01:25:15alors les Antilles
01:25:16il y a l'Aldéum
01:25:18vous savez que finalement
01:25:18on n'y touche pas
01:25:19l'Aldéum
01:25:19c'est quand même un système
01:25:20qui permet de prendre en charge
01:25:22justement
01:25:22tout ce qui est charge
01:25:23pour les entreprises
01:25:24tout part de l'économie
01:25:25moi je souhaiterais
01:25:27travailler
01:25:28avec chaque territoire
01:25:30sur le projet
01:25:32le projet de développement
01:25:32ça part de là
01:25:33voilà
01:25:34il faut
01:25:34chaque territoire
01:25:35a ses avantages
01:25:36et ses forces
01:25:37peut-être ses faiblesses
01:25:49là on est en dehors
01:25:50de ce sujet
01:25:51en tout cas
01:25:52on a travaillé sur Mayotte
01:25:53vous savez qu'on a beaucoup
01:25:54enfin voilà
01:25:55on a un petit bilan
01:25:55sur l'Outre-mer
01:25:56dans mon ministère
01:25:57on va donner un cadre
01:25:58convergent social à Mayotte
01:26:00et ça nous a pris l'année
01:26:01quasiment
01:26:01donc on progresse
01:26:02l'Aldéum
01:26:03on la stabilise
01:26:05on a ajusté
01:26:05des dispositifs
01:26:07en faveur de l'Outre-mer
01:26:08autour des contrats aidés
01:26:09alors que la politique générale
01:26:10c'est plutôt de baisser
01:26:11sauf l'Outre-mer
01:26:12on est attentif
01:26:13parce qu'il y a un usage
01:26:13particulier de ces contrats là
01:26:15et on l'a compris
01:26:16dans les territoires
01:26:16voilà donc
01:26:17ne croyez pas
01:26:18qu'on ne regarde pas
01:26:20l'Outre-mer
01:26:20dans ses spécificités
01:26:21alors peut-être pas
01:26:21c'est votre goût
01:26:22je peux l'entendre
01:26:23mais ne croyez pas
01:26:24que c'est étranger
01:26:24de notre action
01:26:25vous allez vexer des gens
01:26:26qui ont passé des heures
01:26:27et des heures
01:26:28et des semaines
01:26:28à travailler
01:26:29sur ces sujets là
01:26:30chaque année
01:26:33c'est un combat
01:26:34pour revenir
01:26:35sur un dispositif
01:26:36qu'on a décidé
01:26:37en N-1
01:26:39en N-1
01:26:40c'est pour cette raison
01:26:41que je parle
01:26:41de loi programme
01:26:42chaque année
01:26:43vous voyez le mouvement
01:26:44des ultramarins
01:26:45pour discuter
01:26:46pour maintenir
01:26:47un dispositif
01:26:48c'est pas normal
01:26:49un dispositif économique
01:26:50c'est pas chaque année
01:26:51vous allez vous battre
01:26:52pour le savoir
01:26:53à deux mois
01:26:54est-ce que vous l'avez
01:26:54l'Odéum justement
01:26:55justement l'Odéum
01:26:56qu'on allait raboter
01:26:57de 50%
01:26:58qu'on a sauvé
01:26:59qu'on a sauvé
01:27:00qu'on a sauvé
01:27:03mais chaque année
01:27:04vous pouvez pas
01:27:05projeter
01:27:05c'est comme
01:27:07tous les allégements
01:27:08de charges
01:27:08tous les ans
01:27:09au revoir
01:27:09une loi programme
01:27:10parce qu'on parle
01:27:11de territoire
01:27:11bien
01:27:12en tous les cas
01:27:13merci
01:27:14le message entendu
01:27:16merci monsieur le ministre
01:27:18pour ces sujets
01:27:21on vous communiquera
01:27:22avec quelques questions
01:27:23à nos rapporteurs
01:27:24et puis je vais ramener
01:27:25à ce revoir
01:27:26notamment
01:27:27d'ici le PLF
01:27:29voilà donc pour cette audition
01:27:30du ministre du travail
01:27:32Jean-Pierre Farandou
01:27:32qui vise un retour
01:27:33du déficit
01:27:34à 12,7 milliards d'euros
01:27:36contre 21,8
01:27:38actuellement
01:27:39les débats sur le budget
01:27:40de la sécu
01:27:41devraient susciter
01:27:42quelques crispations
01:27:43dans l'hémicycle
01:27:44on suivra ça
01:27:44bien évidemment
01:27:46sur Public Sénat
01:27:47voilà c'est la fin
01:27:48de cette émission
01:27:48merci de l'avoir suivi
01:27:49restez avec nous
01:27:50l'information politique
01:27:51continue sur notre antenne
01:27:52merci de l'avoir regardé cette vidéo
01:27:54merci de l'avoir regardé cette vidéo