00:00Michel de l'histoire, j'utiliserai le terme « nous sommes dans des insurrections, une séquence pré-révolutionnaire ou potentiellement
00:05révolutionnaire ».
00:06Donc ça ne veut pas dire que nous allons y basculer inévitablement, mais les éléments convergent pour que demain la
00:12France ne soit plus au seuil du chaos, mais bascule dans le chaos.
00:17Alors, je note soit dit en passant, il y a une espèce de volonté, déjà, déjà, on est lundi, déjà
00:23une volonté de recouvrir les événements d'une interprétation fallacieuse.
00:28Donc, globalement, il se serait plus ou moins passé quelque chose, c'est la photo-force de l'ordre, fondamentalement,
00:34il n'y a rien à voir avec l'immigration, il y a tout ce discours de négation du réel
00:38qui est mis en place en ce moment.
00:40Alors, je pense qu'il faut correctement décortiquer ce qui s'est passé et les forces qui sont en place.
00:47Premier élément, il faut une force prétexte, il faut un élément prétexte, et qu'est-ce que c'est?
00:50C'est évidemment les révoltes lycéennes, qui sont le point de départ de tout cela, qui fournissent le matériau premier
00:57à la crise sociale.
00:59Mais très rapidement, on a dépassé cela, donc qu'est-ce qu'on a vu se mettre en place samedi?
01:05Premièrement, ne l'oublions pas, le rôle de LFI qui pousse à l'émeute, qui pousse à l'insurrection depuis
01:11plusieurs semaines, on pourrait même dire depuis plusieurs mois d'ailleurs,
01:15qui pousse à l'insurrection tout au dernier moment en disant « Ah là là, mais nous ne sommes pas
01:19solidaires des casseurs ».
01:20Donc, on fait tout pour pousser la France jusqu'au seuil du chaos, et quand le chaos arrive, on dit
01:24« Nous n'avons rien à voir avec cela ».
01:26Vous noterez qu'il y a une partie de la jeunesse, et ça, ça me fait de la peine de
01:29le dire, mais il y a une partie de la jeunesse qui est ravagée psychiquement aujourd'hui,
01:32et on a pu le voir dans tant de vidéos, je crois qu'une professeure de sociologie est devenue célèbre,
01:35bien malgré elle, depuis hier,
01:37où elle explique que la violence, c'est nécessaire, la révolution armée, c'est presque nécessaire,
01:43une forme de volonté de déconstruire et de détruire quand les gens sont menacés, quand des commerces sont brûlés,
01:48ce n'est que la propriété qui est privée qui est brisée, quand une femme est menacée de viol, c
01:53'est une conséquence,
01:54en fait, c'est un dommage collatéral de l'insurrection, donc qu'est-ce qu'on voit à travers cela
01:57?
01:57On voit à travers ce discours d'une professeure de sociologie comme tant d'autres,
02:00qui a imprégné l'esprit d'une bonne partie de la jeune génération, qui trouve normal aujourd'hui de faire
02:07usage de la violence.
02:08Il y a dans la tête de beaucoup trop de jeunes aujourd'hui des concepts comme racisme structurel,
02:13violence policière, racisme policier, donc on a ravagé l'esprit d'une génération,
02:19et LFI capitalise politiquement sur cet effondrement psychique.
02:23Quand on a entendu, ça m'a rendu fou, que les violences que l'on voit ne sont que la
02:27réponse à la violence institutionnelle
02:29de l'État ou du système néolibéral, ça, ce sont des idées qui circulent aujourd'hui bien au-delà des
02:34marges.
02:36Troisième élément, il faut le prétexte, la crise étudiante.
02:39Il faut le grand parti qui a la vitrine légale de la Révolution, LFI.
02:44Il y a maintenant ce que j'appelle le Parti révolutionnaire organisé, qui déborde LFI, mais qui n'est pas
02:49complètement sans lien avec lui.
02:50Donc ça, ce sont l'ensemble des associations d'extrême-gauche, Antifa, Autonomes, différentes tendances communistes,
02:57ou les tendances de soulèvement de la terre, qui préparent leurs militants depuis des années à la guérilla urbaine.
03:03Il faut comprendre ce dont on parle ici, ce sont des militants entraînés, ce sont des miliciens entraînés à la
03:08guérilla urbaine.
03:09Ils sont préparés à des techniques de combat pour être capables de neutraliser les policiers.
03:14Ils savent quoi attaquer dans une manifestation. Ils savent comment attaquer dans une manifestation.
03:19Et là, il faut le nommer une chose, il y a un désir atroce qui existe dans le cœur humain,
03:22qui existe et qui s'est libéré ces derniers jours.
03:24C'est le désir de tuer. Il faut bien comprendre.
03:26Quand on s'en prend des policiers, quand on leur lance soit des cocktails Molotov, quand on cherche à les
03:31agresser physiquement,
03:32il y a toujours la possibilité que quelqu'un y passe.
03:34Nous sommes dans un moment où la violence, qui peut aller jusqu'au meurtre politique, est en train d'être
03:39légitimée.
03:40Et ces gens-là, ça peut aussi culminer, on l'a vu, à Limoges, un hôtel de ville brûlée.
03:45On peut aussi décider de s'emparer d'une mairie, on l'a vu, à Marseille.
03:50Tous ces éléments doivent être pensés à la lumière de ce parti révolutionnaire organisé,
03:55cette ultra-gauche militante et militienne qui est capable aujourd'hui de frapper partout.
04:00Alors, qu'on se comprenne, je ne dis pas qu'il y a un commandement centralisé quelque part
04:03avec un monsieur qui donne des appels avec un coup de téléphone « attaquez maintenant Limoges ».
04:07Non, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
04:08Il y a des techniques de coordination qui permettent justement de frapper à plusieurs endroits,
04:12de disperser les forces policières et, en dernière instance, de les déborder complètement.
04:17Autre élément, il y a la frange racaille des banlieues,
04:19ce qui a amené certains à parler d'émeute ethnique.
04:22Le terme est fort, mais le terme circule.
04:25Pourquoi? Parce que nous sommes aussi devant une forme de revanchisme contre-colonial,
04:29une logique de pillage, une logique de razia.
04:32Autant l'ultra-gauche veut affronter les policiers,
04:35l'ultra-gauche veut s'en prendre aux institutions, l'ultra-gauche veut détruire.
04:39Elle est dans un conflit politique.
04:41Ceux qui viennent, les racailles qui viennent des banlieues,
04:44sont dans une logique de pillage, sont dans une logique de razia,
04:47sont dans une logique de « ce que je veux, je m'en empare maintenant,
04:50ce que je veux, je vous en détrousse ».
04:52Il y a une volonté aussi d'humiliation, il ne faut pas l'oublier,
04:55une volonté d'humiliation du commun des mortels avec cela,
04:59et un désir de détruire.
05:01On aime piller, on aime piller le luxe de préférence, si je peux me permettre.
05:04Donc, on veut s'emparer des biens qu'on n'est pas capable de s'acheter par soi-même
05:07parce qu'on n'aura pas travaillé.
05:10Cette violence racaille, elle a plusieurs visages.
05:12Là, c'était le visage justement du pillage généralisé,
05:14mais il faut comprendre que c'est la même logique,
05:16pas la même ampleur, que ce qu'on a vu à Crépole
05:18et ce qu'on voit quelquefois de temps en temps
05:20à la violence ordinaire au quotidien dont le font l'expérience des Français.
05:23Il y a à cela, ajouté, la démission des institutions
05:26qui ne se croient plus en droit de défendre les Français.
05:29Il faut bien comprendre ça.
05:30C'est-à-dire, on renonce.
05:31La notion de zone de non-droit.
05:33Auparavant, on disait qu'il n'y a pas de zone de non-droit,
05:34oui, peut-être en banlieue un peu ces derniers jours.
05:37Enfin, samedi, au cœur de Paris,
05:39dans les arrondissements, les quartiers les plus protégés
05:41où vit l'oligarchie, il y avait des zones de non-droit
05:44où les bandes, soit d'ethniques, soit d'ultra-gauche,
05:47étaient en capacité de semer la terreur.
05:51Ajoutez à ça, et je pense que c'est très important
05:53dans les circonstances actuelles, le parti du déni.
05:56Tout ce que je viens de dire ici en ayant le souci des formes,
05:58la prudence des formules,
06:00si vous l'exprimez plus vertement, plus clairement,
06:02en gros, si vous décrivez clairement ce que vous avez vu,
06:05eh bien, vous devenez le scandale du jour.
06:07Regardez ce qui se passe là.
06:08Soit Zemmour, soit Maréchal, soit Ciotti
06:10se font accuser d'avoir tenu des propos odieux.
06:12Ce qui est odieux, ce n'est pas les commerces attaqués,
06:15les gens insultés, les gens humiliés.
06:17Non, ça, le saccage n'est pas grave, n'est pas odieux.
06:20Ce qui est odieux, c'est de nommer le saccage
06:21en n'utilisant pas des termes harcomisés.
06:24Vous avez parlé d'hémote technique.
06:26Cette formule n'est pas trop forte.
06:27Vous allez faire partie de ceux qui sont ciblés.
06:29Alors, moi, je me contente de noter que certains l'utilisent.
06:32Vous savez, quelquefois, c'est un peu comme ça dans la vie.
06:34On constate que des gens nomment une réalité
06:36et on constate ensuite qu'il y a tout un dispositif
06:38qui se met en place pour nier la réalité,
06:42pour nier la réalité.
06:43Et c'est ce qu'on voit.
06:44Soit dit en passant, le premier ministre polonais,
06:46le premier ministre hongrois,
06:47vous savez, c'est lui qui a battu Orban.
06:48Il ne doit pas être complètement mauvais.
06:49Tout le monde l'a apprécié.
06:50Bravo, vous avez battu Orban.
06:52Bon, ces gens-là ont dit,
06:53ce qu'on veut dans la vie,
06:54c'est que notre pays ne devienne pas comme la France.
06:56Parce que la France a connu un tel bouleversement
06:58à cause de l'immigration massive
07:00qu'on ne peut pas,
07:01on ne veut pas que ça devienne comme ça.
07:03Saccagez votre pays librement
07:04par une immigration incontrôlée,
07:05si vous le souhaitez.
07:06Chez nous, ça ne se passera pas comme ça.
07:08J'ajouterais une chose.
07:10Il faut accepter,
07:12parce que j'ai vu cet échange,
07:13je ne sais sur quelle chaîne,
07:14quelqu'un dit, il y a des émeutes ethniques,
07:16là on dit, mais qu'est-ce qui vous fait dire ça?
07:17Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça?
07:18L'immigration a un rôle à jouer,
07:19mais qu'est-ce qui vous fait dire ça?
07:21Et là, il faut simplement dire,
07:23nous avons des yeux pour voir
07:24et des oreilles pour entendre.
07:25À un moment donné, la gauche, voilà, se fait entendre.
07:27Ce que nous avons devant nous,
07:29c'est une réalité
07:30que toute une théorie sociologique,
07:33universitaire, dominante,
07:34fait pour qu'on ne voit pas.
07:35Donc, il y a un espèce de système
07:36d'invisibilisation du réel.
07:39Là, vous avez l'autre argument.
07:40On nous dit, oui, mais ils sont français.
07:41Ils sont français, ça vient clore le débat.
07:43Oui, ils sont français, je ne dis pas le contraire,
07:45mais ça ne vient pas clore le débat manifestement
07:47parce qu'il y a plusieurs manières d'être français
07:49aujourd'hui en France.
07:50Aujourd'hui, je le conteste,
07:51il y a quelque chose
07:52comme un revanchisme contre-colonial,
07:53je l'ai déjà dit.
07:54Et je pense qu'à bien des égards,
07:55ce qu'on a vu samedi,
07:57c'est qu'on ne peut plus se contenter
07:57de parler des problèmes liés à l'immigration.
07:59Bien sûr qu'on peut.
08:00Mais il faut parler de contre-colonisation,
08:02de razia, de racisme anti-blanc,
08:04de piraterie nouveau genre.
08:05Et ce qu'on a vu là,
08:06ce sont des troupes instrumentalisées.
08:08Je ne dis pas que chacun est méchant
08:09au fond du problème blanc,
08:11chacun aime sa mère.
08:11Mais globalement,
08:13vous avez une conjonction de forces
08:15entre l'ultra-gauche dont je vous ai parlé,
08:17les troupes venues,
08:18en fait les racailles venues des banlieues,
08:20les deux s'accouplent,
08:22les deux se fécondent
08:23et ça crée un effet d'amplification tel
08:24que personne n'était capable
08:26de contrôler ce qu'il y a eu samedi
08:27et même dimanche,
08:27on dit en passant.
08:28Ça se poursuivait dimanche.
08:30Emmanuel Macron a pris la parole hier soir.
08:32Mathieu Bocoté.
08:32a-t-il repris en main la situation?
08:36Alors, j'ai tout le respect du monde
08:38pour le président de la République,
08:39mais je me suis dit, c'est lunaire.
08:41C'est lunaire.
08:42C'est un discours déconnecté
08:43à côté de la plaque.
08:44Il demande comment des Français
08:46peuvent-ils faire cela à la France?
08:48Rien ne l'explique.
08:49Ah bien, j'ai peut-être
08:50deux ou trois explications pour lui.
08:51Je lui enverrai cet édito, peut-être,
08:52ça pourrait l'intéresser.
08:55Le président de la République,
08:56hier soir, a cherché à ramener,
08:58je l'ai dit,
08:58une crise qui relève à la fois
09:00d'un parti,
09:00d'une ultra-gauche révolutionnaire,
09:02violente,
09:04aussi de problèmes liés
09:05à l'échec de l'immigration
09:06à grande échelle,
09:07dont on voit les conséquences aujourd'hui.
09:09Il cherche à ramener ça
09:10à la crise étudiante
09:11en disant qu'il veut discuter
09:12avec les leaders étudiants
09:13dans une discussion légitime.
09:15Je me demandais,
09:15est-ce qu'il est au courant
09:16de ce qui vient de se passer?
09:17Il n'a peut-être pas vu.
09:18Il faut dire qu'il était
09:19au spectacle de Céline Dion la veille.
09:20Peut-être qu'il chantait
09:21encore des chansons.
09:22Mais je voyais en cela,
09:23je me dis,
09:24discuter avec les étudiants,
09:25parlementer avec eux,
09:26recréer du lien,
09:26ce n'est plus le sujet.
09:28Et quand, en plus,
09:28il dit que c'est la faute
09:29à Trump, à l'Iran,
09:30et ainsi de suite,
09:30je me dis,
09:31dans quel pays vit-il?
09:33Pourtant,
09:33il est le président de la République.
09:34Mais encore une fois,
09:35je l'ai dit,
09:35la veille,
09:36il était en train de voir
09:37Céline Dion,
09:38comme quoi il ne se laisse pas
09:39absorber par la crise.
09:41Une part de lui
09:41demeure joyeuse.
09:42le chef de...