00:00Dénoncer la violence, c'est le slogan du moment.
00:02On dénonce la violence politique, on se désole du retour de la violence politique.
00:06Mais que veut dire dénoncer la violence politique si on ne dit pas qui sont les violents?
00:11Si on ne prend pas la peine de nous dire qui est violent dans les circonstances.
00:14À certains égards, je trouve qu'une forme de comparaison quand on dénonçait le terrorisme,
00:18sans jamais dire de quel terrorisme il s'agissait.
00:20Terrorisme islamiste, terrorisme bouddhiste, terrorisme tibétain, quand sais-je,
00:24terrorisme islamiste, encore une fois.
00:26Donc, de quelle violence parlons-nous en ce moment?
00:28Nous le savons qu'il s'agit d'une violence d'ultra-gauche.
00:32Mais pour ne pas le nommer, pour dissoudre ça, on dit que c'est la violence des extrêmes.
00:36Ou alors, c'est le président de la République qui dit que les extrêmes doivent faire le ménage dans leur
00:40rang.
00:41C'est encore, on va nous dire, c'est une violence qui serait partout dans la société.
00:45On oublie que dans les circonstances, c'est la jeune garde qui a frappé.
00:48Ce n'est pas Némésis.
00:49Et on accuse Némésis de provoquer en disant que vous provoquez,
00:52et à la fin, vous voulez vous faire frapper pour vous victimiser.
00:54Ils ne sont quand même pas à la recherche des coups au visage, si je peux me permettre.
00:58Et j'ajouterai un truc qui me semble assez intéressant.
01:00C'est la théorie de la RICS appliquée à l'échelle collective.
01:04Donc, rappelez-vous, après Charlie, on nous disait finalement, en France,
01:07il y a d'un côté, c'était la tonaille identitaire,
01:09il y a l'islamisme, et de l'autre côté, il y a l'extrême droite.
01:12On ne pouvait pas dénoncer l'islamisme sans dénoncer l'extrême droite au même moment.
01:16De la même manière, en ce moment, on ne peut pas dénoncer l'ultra-gauche qui frappe,
01:20l'ultra-gauche qui tue, sans dénoncer au même moment
01:22un groupe comme Génération Identitaire autrefois, par exemple,
01:24qui, à que je sache, n'avait frappé personne,
01:26mais, comme vous le disiez plus tôt,
01:28déployait les slogans des banderoles
01:30qui faisaient scandale.
01:32Un slogan, une banderole,
01:34ce n'est pas l'équivalent d'un coup de pied au visage.
01:37Dans les circonstances, dénoncer la violence
01:38sans dénoncer l'ultra-gauche,
01:40c'est se donner l'impression
01:42d'être très vertueux,
01:43mais c'est être impuissant d'écrire la réalité des faits,
01:45et peut-être même chercher à maquiller ce qui se passe aujourd'hui.
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