00:00On va évidemment revenir avec vous sur ce qui s'est passé, sur ce qu'on a vécu ce week
00:04-end.
00:04Écoutez tout d'abord Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle,
00:07qui a appelé à décréter l'état d'urgence ce matin. Il était sur RTL.
00:11Il faut que tous les moyens, y compris administratifs, qui peuvent être utilisés le soient.
00:15Donc perquisition administrative, assignation à résidence.
00:18S'il faut pour ça décréter un état d'urgence, il faut le faire.
00:22Et ça doit servir des mesures qui vont être utiles pour régler le problème.
00:25Ensuite, trois, il faut qu'il y ait très vite des exemples.
00:27Il faut que les Français et les jeunes voient 48 heures après le début de ces événements
00:31que vous avez des personnes qu'on va chercher chez elles parce qu'elles ont été identifiées.
00:35Et pardon, mais quand on regarde aujourd'hui et quand on voit que vous avez des jeunes
00:38qui, sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de vente en ligne,
00:42s'affichent avec des biens qui ont été volés pour les revendre,
00:46on doit pouvoir en identifier un certain nombre.
00:48Et on doit pouvoir aller les chercher pour faire des exemples.
00:51On ne peut pas faire dans la dentelle aujourd'hui.
00:52– Pas d'état d'urgence, c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu il y a quelques instants d
00:57'ailleurs.
00:58Il estime que les couvre-feux partiels sont pour l'instant plus adaptés.
01:01Que pensez-vous en général de la réponse du gouvernement ?
01:03On les a entendus dès hier, que ce soit Emmanuel Macron ou Laurent Nunez,
01:07Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Jean-Michel Salvatore.
01:10– Moi je trouve que cette réponse, elle n'est pas adaptée.
01:12C'est une politique des petits pas.
01:15Et je pense que là, ce qui s'est passé samedi est tellement important,
01:18tellement fort, tellement traumatisant,
01:21que le gouvernement devrait poser un acte très fort.
01:24Et c'est vrai que déclarer l'état d'urgence,
01:26ça fait partie de ce qu'il est possible de faire.
01:29Souvenons-nous que Dominique de Villepin l'avait fait en 2005,
01:33lorsqu'il y a eu des émeutes urbaines également,
01:36et ça avait duré deux mois.
01:37Et c'est vrai que cet état d'urgence aurait, à mon avis, trois avantages.
01:41D'abord, si vous voulez, ça rassurerait les Français,
01:43et ça crée un véritable électrochoc.
01:45Et là, le pouvoir dirait aux Français,
01:47on a compris la gravité de la situation.
01:50Le deuxième avantage, je trouve,
01:52c'est que ça serait véritablement perçu
01:54comme un véritable acte d'autorité avec des contraintes,
01:57parce que nous sommes dans une situation exceptionnelle
01:59qui exige donc des mesures exceptionnelles.
02:02Et puis troisièmement, je pense que ça permettrait aussi
02:04de soulager le travail des policiers qui sont à bout de force.
02:08Il y a énormément de policiers qui ont enchaîné des journées
02:10de 10 ou de 15 heures.
02:12Et c'est vrai que l'état d'urgence permet, malgré tout,
02:15d'interdire les rassemblements le soir.
02:17En fait, l'état d'urgence,
02:18la principale application de l'état d'urgence,
02:20c'est les couvre-feux dans les villes.
02:22Et donc, ça permettrait de mieux utiliser les policiers
02:25et qui seraient moins mis à contribution qu'aujourd'hui,
02:28parce que là, on ne voit pas où on va, si vous voulez.