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  • il y a 13 minutes
Mobilisation du 17 octobre : pourquoi les forces de l'ordre ont-elles été débordées ? La doctrine de maintien de l'ordre est-elle en cause après les scènes de chaos qui se sont multipliées dans plusieurs villes ? Quelle réponse politique face à la mobilisation d'un demi-million de manifestants ? L'ancien Premier ministre Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, est l'invité de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 19 octobre 2026.

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Transcription
00:02RTL Matin, Céline Landreau
00:04A 7h43 l'invité d'RTL Matin, bonjour Gabriel Attal
00:08Bonjour Céline Landreau
00:08Candidat Renaissance à la Présidence de la République, nous ressentons de la honte et de la colère
00:13ça c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier soir lors de son allocution complétée
00:17donc ce matin à 7h par un communiqué de l'Elysée
00:20pour expliquer d'abord que le Président avait refusé la démission de son ministre de l'Intérieur Laurent Nouniès
00:25qu'il lui avait demandé de mettre en place de nouveaux modes d'action face aux casseurs
00:29le chef de l'État reconnaît aussi des défaillances d'anticipation et de renseignement
00:33c'est un aveu d'échec ce communiqué matinal de l'Elysée, Gabriel Attal ?
00:37D'abord il y a une urgence, c'est de rétablir l'ordre
00:40et les Français n'attendent qu'une seule chose, pas une nuit de plus
00:44c'est ça qu'attendent les Français aujourd'hui
00:46et donc il doit y avoir des décisions qui permettent de le garantir
00:49d'abord il faut que l'ensemble des forces de l'ordre de notre pays
00:53soient concentrées sur la protection des Français et la protection des biens
00:57on a su le faire, j'étais Premier ministre à l'époque, à l'époque des Jeux Olympiques
01:01toutes les forces de l'ordre, il n'y avait plus de congés, il n'y avait pas de repos
01:04ils étaient tous concentrés sur un objectif
01:06est-ce qu'il y a encore des forces de l'ordre aujourd'hui
01:08qui sont chargées de garder en statique des bâtiments ?
01:11si c'est le cas, ils doivent être envoyés sur le terrain
01:14et s'il faut temporairement, ils ne sont pas là pour faire du maintien de l'ordre
01:17donc juste pour tenir des bâtiments publics en statique
01:20avoir recours à des forces armées, il faut le faire
01:23c'est ça que vous demandez aujourd'hui au chef de l'État, c'est de déployer l'armée
01:26pour remettre de l'ordre dans le pays ?
01:27non, parce qu'elle n'est pas chargée du maintien de l'ordre
01:30ce que je dis, c'est qu'il faut que l'ensemble des forces de police
01:32et de gendarmerie aujourd'hui soient concentrées sur un objectif
01:35qui est d'assurer la sécurité des Français
01:37et que si sur certaines missions où ils peuvent être remplacés
01:39qui ne sont pas du maintien de l'ordre, ils le sont temporairement
01:41il faut le faire
01:43deuxième chose
01:43ce que vous dites aussi, c'est que le pouvoir a failli
01:46manifestement, évidemment
01:47d'abord, la responsabilité première, c'est celle des casseurs
01:50et j'entends les responsabilités politiques qui sont demandées
01:53d'un côté vers les filles
01:54de l'autre vers le gouvernement
01:56mais n'oublions pas de rappeler que la première responsabilité
01:59elle est celle des casseurs
02:01deuxièmement, il y a manifestement
02:02une faillite dans la capacité
02:04à anticiper et à gérer cet événement
02:07et troisièmement, il y a des
02:08responsables politiques qui soufflent sur les braises
02:11qui considèrent que la violence est légitime
02:12voilà pour moi les responsabilités, mais je vais au bout
02:14parce que je pense que les Français ce matin, je vais vous dire
02:16ils n'en sont pas encore à se demander les responsabilités
02:18ils veulent juste que ça s'arrête et qu'il n'y ait pas une nuit de plus
02:21la deuxième chose
02:22il fallait prendre des mesures dès hier soir
02:24lors de son allocution, le chef de l'état
02:26n'a pas pris de mesures fermes
02:28il fallait décréter l'état d'urgence
02:29il fallait instaurer un couvre-fait
02:31dis-moi ce que je considère qui doit être fait aujourd'hui
02:33pour régler cette situation
02:35ensuite, je le dis, il faut que
02:37tous les moyens, y compris administratifs
02:39qui peuvent être utilisés, le soient
02:40donc perquisition administrative
02:43assignation à résidence
02:45s'il faut pour ça décréter un état d'urgence
02:48il faut le faire
02:48mais ça doit servir des mesures qui vont être utiles pour régler le problème
02:52ensuite, trois
02:53il faut qu'il y ait très vite des exemples
02:55il faut que les Français et les jeunes
02:57voient 48 heures après le début de ces événements
02:59que vous avez des personnes
03:00qu'on va chercher chez elles
03:02parce qu'elles ont été identifiées
03:03et pardon, mais quand on regarde aujourd'hui
03:05et quand on voit que vous avez des jeunes
03:06qui, sur les réseaux sociaux
03:08ou sur des plateformes de vente en ligne
03:10s'affichent avec des biens qui ont été volés pour les revendre
03:13on doit pouvoir en identifier un certain nombre
03:16et on doit pouvoir aller les chercher
03:17pour faire des exemples
03:19on ne peut pas faire dans la dentelle aujourd'hui
03:20ce qui entraîne ce mouvement
03:23et qui fait que ce mouvement se poursuit
03:24c'est une forme de sentiment
03:26d'impunité qui est renvoyée
03:28donc il faut des exemples
03:29et il faut des images
03:30et il y a la possibilité aujourd'hui
03:32d'aller chercher des personnes
03:33qui sont identifiées
03:34il y a des choses qui ont été volées
03:37matériel informatique
03:38qui à mon avis peuvent être géolocalisés
03:39il y a par ailleurs des annonces
03:40qui sont mises en ligne
03:41il y a un grand nombre de vidéos
03:43qui ont été postées sur les réseaux sociaux
03:44et pour l'avenir d'ailleurs
03:45je plaide pour ça depuis très longtemps
03:47il faudra qu'on puisse utiliser
03:48la reconnaissance faciale
03:49et l'intelligence artificielle
03:50pour identifier des personnes
03:52via des vidéos
03:53soit de vidéoprotection
03:54soit des vidéos qui sont postées en ligne
03:56mais je le dis ici Céline Landreau
03:58ça c'est le court terme
04:00c'est ce qui peut être fait
04:01pour rétablir la situation
04:02pour garantir le maintien de l'ordre
04:04d'ici à l'élection présidentielle
04:05et ensuite il y aura un certain nombre
04:07de choix à faire
04:08parce qu'on n'est pas que dans une question
04:09de maintien de l'ordre
04:10on est dans une question civilisationnelle
04:12comment on peut accepter
04:14comment on peut regarder
04:16une partie de la jeunesse
04:18qui considère qu'il y a une telle impunité
04:20et une telle absence de collectif
04:22qui peuvent la nuit
04:24aller piller
04:24aller frapper
04:25aller s'en prendre à des commerçants
04:27c'est ça le vrai sujet
04:28et moi j'ai été caricaturé parfois
04:30pour mon attente d'autorité
04:32quand j'ai dit tu casses
04:33tu répares
04:34quand j'ai présenté un projet de loi
04:35de lutte contre la délinquance des mineurs
04:36mais juste sur le court terme
04:38le président de la République
04:40aurait dû accepter en l'état
04:41la démission de son ministre de l'Intérieur
04:43ça fait partie des symboles
04:45qui sont nécessaires aussi ?
04:46je vais vous dire
04:46je comprends que le ministre de l'Intérieur
04:47ait présenté sa démission
04:49et je comprends que le président de la République
04:50l'ait refusé dans le coeur de la crise
04:52parce que là
04:52vous avez encore hier soir
04:54des événements
04:54je pense que
04:56dans ce très court terme
04:57de gestion de la crise
04:58on n'a pas besoin
04:59d'avoir
04:59le moindre balbutiement
05:01à la tête du ministère de l'Intérieur
05:03donc
05:03voilà ma réponse sur ce sujet là
05:05mais encore une fois
05:06il y a le court terme
05:07et il y a ensuite ce qu'on peut faire
05:08sur le long terme
05:08et je me mets à la place
05:09des français
05:10qui nous écoutent
05:11qui sont en colère
05:12qui sont inquiets
05:13pour certains
05:13qui ont peur
05:14je veux leur dire
05:15qu'il n'y a pas de fatalité
05:16avec des décisions fortes
05:17des décisions prises
05:19des décisions assumées
05:20des décisions tranchées
05:21c'est possible d'agir
05:22je leur dis aussi
05:22de se méfier
05:23de ceux qui crient le plus fort
05:24parce que
05:27vous avez été
05:28vous l'avez dit
05:29un petit peu caricaturé
05:29il y a 3 ans
05:30en janvier 2024
05:31lors de votre discours
05:32de politique générale
05:33vous assénez avec force
05:34devant les parlementaires
05:35tu casses
05:35tu répares
05:36tu salis
05:36tu nettoies
05:37tu défies l'autorité
05:38on t'apprend à la respecter
05:39on n'a pas l'impression
05:40que près de 3 ans plus tard
05:41cette leçon
05:42sur l'autorité
05:43elle ait été comprise
05:44vous avez failli
05:45vous aussi ?
05:46je suis arrivé à Matignon
05:48j'ai dit qu'un des problèmes
05:49de la France
05:50c'est le défaut d'autorité
05:52et le sentiment d'impunité
05:53et vous n'avez pas réussi
05:54à la restaurer
05:54et donc j'ai dit effectivement
05:55tu casses
05:56tu répares
05:56tu salis
05:57tu nettoies
05:57tu défies l'autorité
05:58on t'apprend à la respecter
05:59j'ai annoncé un projet de loi
06:00de lutte contre la délinquance
06:02des mineurs
06:02qui devait être examiné
06:04par le parlement
06:05à l'été 2024
06:05qu'est-ce qui s'est passé
06:06entre temps ?
06:08la dissolution
06:09qui m'a empêché
06:10d'aller au bout de ce texte
06:10et vous vous rendez compte
06:11Céline Landreau
06:12que ça va faire 2 ans
06:13et c'est 2 ans après
06:15qu'arrive le texte
06:16casseur-payeur
06:17au parlement
06:18puisque c'est en octobre
06:18qu'il va être examiné
06:24c'est vrai que j'ai été caricaturé
06:25sur ce sujet
06:25je l'ai été vous savez
06:26quand j'ai été secrétaire d'état
06:28à la jeunesse
06:28et que j'ai voulu rétablir
06:30le service national universel
06:31je l'ai été quand j'ai été
06:32ministre de l'éducation nationale
06:33et que j'ai voulu
06:34une autorité
06:35et des sanctions plus fortes
06:36à l'école
06:36je l'ai été quand j'étais
06:37premier ministre
06:38et que j'ai voulu une loi
06:38pour lutter contre la délinquance
06:40des mineurs
06:40la réalité
06:41c'est que nous avons un problème
06:43civilisationnel
06:44avec une partie de la jeunesse
06:45qui considère
06:46qu'il n'y a aucun collectif
06:48et que donc on peut faire
06:49ce qu'on veut
06:50et que par ailleurs
06:51il y a une telle impunité
06:52qu'on ne risque pas
06:53de venir nous chercher
06:53quand on commet de la délinquance
06:55c'est ça le problème profond
06:56que nous avons aujourd'hui
06:57et pardon
06:58je ne l'ai pas identifié aujourd'hui
06:59puisque vous l'avez rappelé
07:00j'ai eu l'occasion
07:01dans toutes mes fonctions
07:02de vouloir agir sur ce sujet
07:03sans pouvoir le régler
07:04dans ce contexte
07:05la manifestation du 5 novembre prochain
07:07à l'appel des syndicales
07:08doit pouvoir se tenir
07:08Gabriel Attal ?
07:10la France c'est un grand pays
07:11une grande démocratie
07:11on ne peut pas accepter
07:12qu'il ne puisse plus y avoir
07:13de manifestation en France
07:15et je le dis ici
07:15parce que malheureusement
07:16on est tellement occupé
07:17à parler de ces problèmes
07:18de sécurité et de violence
07:19il y a des français
07:21ce week-end
07:22qui ont manifesté
07:23totalement pacifiquement
07:25totalement dans le respect
07:26des lois de la république
07:27qui ont des revendications
07:28qui ont évidemment
07:29leur légitimité
07:30qu'il faut entendre
07:31et auxquelles il faut répondre
07:32pour éviter
07:33évidemment qu'il y a une réponse
07:34sécuritaire
07:34à cette crise
07:35qui est absolument nécessaire
07:36mais la réponse
07:37ne peut pas être seulement
07:39sécuritaire
07:39et je le dis ici
07:40moi je n'oublie pas
07:41les revendications
07:41des jeunes notamment
07:43qui se sont mobilisés
07:44je n'oublie pas
07:44les attentes des français
07:45qui sont descendus dans la rue
07:46je n'oublie pas par ailleurs
07:47les attentes des français
07:48qui ne sont pas descendus
07:49dans la rue
07:49mais qui n'en pensent pas moins
07:50sur lesquelles il faut des réponses
07:51Pour éviter que ça dégénère
07:52le 5 novembre prochain
07:53Valérie sur l'application RTL
07:55s'interroge
07:55et nous dit
07:56pourquoi on ne coupe pas
07:56les réseaux sociaux
07:57lors de ces rassemblements ?
07:59Je vais vous dire
07:59vous avez des phénomènes
08:03des meutes
08:03dont on voit
08:04qu'ils passent à travers
08:05les réseaux sociaux
08:06c'est-à-dire que
08:07vous avez à la fois
08:08des points de convergence
08:09et de rassemblement
08:10qui sont organisés
08:10via les réseaux sociaux
08:11Et du coup on les coupe ?
08:12Et deuxièmement
08:13vous avez un mimétisme
08:14qui est organisé
08:15par les réseaux sociaux
08:16Il se trouve que
08:17quand j'étais Premier Ministre
08:18et que nous avons eu
08:19des émeutes en Nouvelle-Calédonie
08:20j'ai pris la décision
08:21de bloquer l'accès
08:23à un réseau social
08:24sur le territoire
08:25de la Nouvelle-Calédonie
08:25D'ailleurs l'État
08:26a été condamné pour ça
08:27Temporairement
08:28Le Conseil d'État a dit
08:29qu'on pouvait bloquer
08:30des réseaux sociaux
08:31Mais que le cadre réglementaire
08:31n'avait pas été respecté
08:32En l'occurrence
08:33là il y avait une question
08:34de proportionnalité
08:35Je le dis ici
08:36évidemment
08:36que ça doit faire partie
08:38des outils
08:38qui doivent pouvoir
08:39être utilisés
08:40si le mouvement
08:41se poursuit
08:42et qu'il est établi
08:44comme c'est le cas aujourd'hui
08:45que les réseaux sociaux
08:46sont utilisés pour cela
08:47Il faut que ce soit
08:48un blocage
08:49temporaire
08:50ciblé
08:51sur les territoires
08:52où se déroulent
08:53les émeutes
08:54parce qu'encore une fois
08:55vous avez des points
08:56de convergence
08:56qui se font via les réseaux sociaux
08:57et vous avez un mimétisme
08:58qui s'organise
08:59Vous avez des jeunes
09:00qui sont chez eux
09:00qui voient leurs camarades
09:01qui vont piller
09:02qui donnent le sentiment
09:03que c'est en impunité
09:04ils le voient sur les réseaux sociaux
09:05et ils y vont aussi
09:06c'est ça qui est en train
09:07de se passer
09:07On est à six mois
09:08presque jour pour jour
09:09du premier tour
09:09de la présidentielle
09:10Gabriel Attal
09:11Ça va être possible
09:11de faire campagne
09:12normalement
09:13dans un contexte pareil ?
09:14Il faut une vraie campagne
09:16On parlait à l'instant
09:17François Langlais
09:17parlait des questions financières
09:19qui sont absolument majeures
09:20aujourd'hui
09:21On parle de ces questions
09:22d'autorité
09:22Il y a beaucoup de sujets
09:23sur lesquels
09:24on est attendu
09:25par les Français
09:25et par ailleurs je le dis
09:27tout cela montre
09:28qu'il faut un nouveau pacte
09:29pour la jeunesse
09:29C'est pas possible
09:30de voir à la fois
09:31des jeunes
09:32qui veulent étudier
09:33qui veulent bien faire
09:35qui ont envie
09:36de trouver une place
09:36dans la société
09:37et qui n'y arrivent pas
09:38pour des raisons
09:39de moyens
09:40qui sont mis à l'école
09:41et deux
09:42c'est pas possible
09:42d'avoir des jeunes
09:43qui se livrent
09:44à une violence
09:44en toute impunité
09:45et qui manifestement
09:46n'ont pas la volonté
09:48de faire partie de la nation
09:49Et vous réclamez donc
09:50des exemples
09:51on l'a compris ce matin
09:51Merci Gabriel
09:52Merci Gabriel
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