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00:00On va vous parler d'une autre candidate. Elle a annoncé sa candidature aujourd'hui même, Natacha Polony.
00:05Elle va nous rejoindre et peut-être voir un extrait de sa déclaration de candidature. Regardez.
00:11Pendant des années, j'ai observé, alerté, proposé aussi.
00:16Mais arrive un moment où commenter ne suffit plus. Il faut prendre ses responsabilités.
00:22Aujourd'hui, je prends les miennes. C'est pourquoi je suis candidate à la présidence de la République.
00:28A chacun de décider ce que nous voulons transmettre à nos enfants.
00:33Cette force existe. Elle est en vous. Elle est en nous. Nous sommes la France.
00:39Vive la République. Vive la France.
00:42Nous sommes la France. Bonsoir, Natacha Polony.
00:45Bonsoir.
00:46Merci d'avoir accepté notre invitation ce soir. Vous êtes donc candidate à l'élection présidentielle, auteur également du livre
00:51La France, corps et âme.
00:53Justement, on va en parler de la France. Vous avez donc annoncé ce matin votre candidature.
00:58Vous dites que vous ne pouvez pas voir et encore moins laisser notre pays s'effondrer.
01:02En quoi, dites-nous ce soir, et vous ne serez pas dans les prochains mois et les prochaines semaines, une
01:07simple candidature de plus ou une simple candidature de témoignage ?
01:12Vous savez, la situation, je pense que tous les Français la connaissent.
01:16Et vous la commentez à longueur de temps. Et vous avez vous-même montré toutes ces images d'une crise
01:24lycéenne tragique.
01:25Elle révèle une angoisse de la part de notre jeunesse. Des violences aussi.
01:31Une fracturation de la société. Des violences inacceptables.
01:35Et une remise en cause de l'autorité. Mais derrière, en effet, une absence totale de perspective.
01:42Et puis, vous aviez tout à l'heure, là aussi sur votre plateau, des débats sur la crise de la
01:47dette.
01:48Là aussi, nous voyons à quel point la France est en train, petit à petit, de s'appauvrir.
01:54Et sous la menace de marchés financiers qui sont en train d'entraver les possibilités même pour les citoyens de
02:01décider de leur destin.
02:03C'est tout ça qui se joue dans un cadre qui est un cadre international extrêmement dangereux.
02:08Nous sommes entrés dans une guerre pour les matières premières entre les États-Unis et la Chine.
02:13Et on voit à quel point l'Europe s'affaiblit et en Europe, la France s'affaiblit.
02:19C'est ça, la situation. La situation, elle est absolument scandaleuse.
02:24Et quand vous voyez cette situation, vous vous dites, je vais être candidate à l'élection présidentielle.
02:29Certains diraient, mais est-ce que je me jette dans un tel bain, une telle galère ?
02:33Alors, en effet, ça n'est absolument pas...
02:38Vous voyez, vous parlez de candidature, de témoignage, mais ça n'a rien à voir avec ça.
02:42Moi, je suis une citoyenne qui ne peut pas supporter la situation actuelle.
02:49C'est-à-dire que j'aime la France profondément, je la connais.
02:53Depuis des années, je vais partout en France rencontrer des paysans, rencontrer des patrons de PME, rencontrer des professeurs.
03:01Et nous sommes tous honteux de l'État dans lequel est la France.
03:07C'est ça, le moteur ?
03:08C'est ça, le moteur.
03:09C'est ça qui nous a fait basculer ?
03:10Moi, je ne peux pas ne pas agir.
03:12Et quand on est dans une démocratie, la seule manière d'agir, c'est de se présenter au suffrage des
03:20Français pour dire qu'un autre chemin peut se dessiner.
03:24Et je le crois profondément.
03:26C'est pour ça, je veux dire, depuis des années, j'analyse, je commente, je regarde, je n'ai pas
03:31fait que ça.
03:32J'ai été professeur, j'ai créé une entreprise, j'ai fait beaucoup de choses dans ma vie.
03:36Mais ce que je vois surtout, c'est que j'ai essayé, moi, de là où j'étais, de faire
03:42des propositions systématiquement.
03:44Ma philosophie, ce n'est pas de critiquer, parce que c'est très facile la critique.
03:48C'est de proposer.
03:49Et ce que je vois aujourd'hui m'oblige à dire que nous sommes très nombreux en France à ne
03:57pas supporter ça.
03:58Et surtout, à être convaincu qu'il y a d'autres manières de faire, il y a un chemin.
04:02Et la différence, c'est que maintenant, c'est vous qui allez porter ces propositions que vous auriez pu proposer
04:07à d'autres.
04:08Si vous permettez, ce soir, on pose toutes les questions, vraiment, sur votre ambition et sur les raisons de cette
04:13candidature.
04:13Et puis, on va arriver sur les différents sujets, le fond des sujets.
04:16On peut légitimement, Natacha Polony, se demander, ce soir, au-delà des obstacles qui vous attendent,
04:21si vous comptez aller jusqu'au bout ou si c'est vraiment une candidature pour un ralliement déjà négocié.
04:26Vraiment franchise.
04:27Est-ce qu'en somme, c'est une ambition pour la France ou est-ce que c'est un positionnement
04:30personnel stratégique ?
04:31Alors, écoutez, la facilité, mais bien sûr, la facilité pour moi, c'était de rester là où vous êtes.
04:40Je gagnais bien ma vie, j'ai une notoriété, je pense que j'ai fait mes preuves.
04:45C'était très simple, je pouvais continuer.
04:47Je n'ai besoin de rien, ce n'est pas ça le problème.
04:50Le problème, la question, c'est la France.
04:52Ce n'est pas moi la question.
04:53La question, c'est la France, l'avenir de la France, l'avenir de nos enfants, des miens, de tous
04:59ceux.
04:59Enfin, et encore, même pas des miens, parce que les miens, ils s'en sortiront.
05:02Je suis d'un milieu social qui fait qu'ils s'en sortiront.
05:06Le problème, c'est l'abandon total de tout ce qui fait le pacte politique français.
05:12Et le pacte politique français, il repose sur la promesse de la méritocratie.
05:16Donc, Natacha Poligny ne suivra pas dans quelques semaines, dans quelques jours, dans quelques mois, une autre candidature, déjà négociée
05:22?
05:22Mais s'il y avait une autre candidature dans laquelle je me reconnaisse, ça aurait été formidable.
05:26Donc, c'est un sacrifice.
05:27C'est une candidature de sacrifice.
05:29C'est un devoir.
05:30C'est un devoir.
05:31Et c'est le refus de continuer ce qui se passe depuis des années, c'est-à-dire d'avoir
05:37des Français qui vont voter par défaut en se bouchant le nez.
05:41C'est ça qui se passe.
05:43Regardez l'état de la scène politique.
05:46Là, les candidatures, il y en a beaucoup, tout le monde le sait, en effet.
05:50Vous êtes d'ailleurs la 28e ou 29e.
05:52Oui, mais justement, le sujet, c'est quoi ?
05:57C'est que dans ce paysage, pour l'instant, il ne se passe rien.
06:00Et ce qu'on nous explique, c'est que le destin est écrit.
06:03Tous les sondages nous le disent.
06:05Nous allons tout droit vers un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
06:10C'est ça qui est en train de se dérouler.
06:12Et on nous explique qu'on y va tout droit et que les uns et les autres seront priés de
06:17se déterminer par défaut.
06:19Vous refusez la fatalité.
06:20C'est ce qui détruit la France.
06:21Vous allez me dire comment ?
06:22Juste une chose, parce que moi, ce que je vois depuis des années, quand je vais partout en France, quand
06:28je discute, ce que je vois, ce sont des majorités populaires.
06:32Il y a des majorités en France pour certains sujets, pour des projets.
06:37Regardez, il y a eu une majorité en 2005 qui a dit nous ne voulons pas de ce système économique,
06:42nous ne voulons pas de ce libre-échange qui nous détruit et nous désindustrialise.
06:45C'est ce qui s'est passé ?
06:45Il y a eu une majorité populaire, dans les premiers temps des Gilets jaunes, une majorité populaire pour soutenir ce
06:53mouvement, parce que ce mouvement disait on doit pouvoir vivre de son travail dignement.
07:26C'est ça le sujet.
07:26C'est un appel à tous les orphelins de la politique.
07:29Cet appel, il a été entendu.
07:30Je veux dire, nous avons énormément de gens qui nous ont rejoints.
07:34Et même depuis ce matin, c'est assez intéressant.
07:36Qu'est-ce que je vois depuis cette annonce de candidature ?
07:39Alors, je vois un milieu politique qui, visiblement, est agacé.
07:44Vous avez vu de l'agacement, de l'ironie, parfois, des mots-crits.
07:47De l'ironie, bien sûr.
07:48Mais vous savez, ça c'est logique.
07:49En somme, la tâche à politique, combien de divisions ?
07:51Attendez, c'est très simple.
07:53Depuis que je vois des campagnes politiques, je vois, en effet, un milieu politique et un milieu journalistique qui a
08:01beaucoup de mal à accepter ce qui ne rentre pas dans les cadres préétablis.
08:05Sauf que là, la situation de la France ne correspond pas au cadre préétabli.
08:11De sorte que là, ce n'est pas la réaction d'un petit milieu qu'il faut regarder.
08:16Moi, depuis ce matin, je vois des maires qui m'écrivent pour me dire, je veux vous donner mon parrainage.
08:23Je vois des Français qui disent, enfin, un peu d'espoir.
08:24Vous avez déjà quelques promesses, Natacha Polony, de parrainage ?
08:28Mais évidemment, évidemment.
08:29Mais vous pensez vraiment que vous allez les réunir les 500, honnêtement ?
08:33Mais oui, bien sûr.
08:34Vous n'avez aucun doute.
08:35C'est une marge qui est très haute.
08:37Est-ce que vous pensez que je me suis levée un matin en me disant, tiens, je vais me lancer
08:42là-dedans ?
08:43Est-ce que vous ne pensez pas que tout cela, je l'ai travaillé, préparé ?
08:48Que justement, si j'ai lancé cet appel, d'abord, c'est pour voir.
08:52J'aurais pu me retrouver toute seule, zéro division, peu importe.
08:55Ce que j'ai vu m'a convaincue que je devais répondre à la situation actuelle du pays.
09:02Il y a une armée derrière Natacha Polony, avec des troupes, des soutiens, de l'argent et des parrainages à
09:07venir.
09:08Mais bien sûr, je ne vous dis pas que ça va être facile.
09:10Je ne prétends pas que tout ça est simple.
09:12Regardez, la règle des 500 signatures, elle a été durcie par Emmanuel Macron en 2022,
09:17justement pour verrouiller un peu plus le système.
09:19Pour autant, une candidature, pour autant, une candidature, mais au nom de quoi ?
09:27Relisez les déclarations du général de Gaulle au moment de 1962.
09:32Il répondait à ses ministres qui voulaient mettre des parrainages.
09:36Il leur disait, mais pourquoi avez-vous peur du peuple français ?
09:39Pourquoi le peuple français irait-il voter pour un candidat fantaisiste ?
09:43Donc il faut avoir confiance dans les citoyens.
09:45Il faudrait pouvoir accéder comme ça et se présenter à la présidentielle en tant que moment.
09:48Ce qui compte, ce ne sont pas tout le monde, ce ne sont pas les personnes.
09:52Ce qui compte, ce sont les projets.
09:53Ce qui compte, c'est la vision qu'on a de la France.
09:55Moi, j'ai écrit un livre qui est une vision de la France.
09:58On la partage ou pas, mais c'est une vision qui part de l'histoire de la France,
10:03de ce que nous avons en commun,
10:05des valeurs qui sont spécifiques à notre pays
10:08et qui ne sont pas négociables, en fait,
10:11et que nous devons absolument perpétuer
10:13et nous devons les transmettre à tous ceux qui viennent d'ailleurs
10:16et à nos enfants, aux nouvelles générations.
10:19Et puis ce livre raconte aussi ce vers quoi il faut aller,
10:22c'est-à-dire à quoi doit ressembler la France dans 10 ans, dans 20 ans.
10:25Avant d'en parler, à qui souhaitez-vous vous adresser ?
10:28Est-ce que vous vous adressez ?
10:29Est-ce que Natacha Polony, candidat, s'adresse aux abstentionnistes,
10:32mais aussi à ceux qui ont, justement, qui ont choisi un candidat
10:35par défaut en réalité, ou par dépit peut-être ?
10:38Alors, déjà, premier point, il y a une majorité de Français actuellement
10:40qui ne se reconnaît pas dans l'offre politique telle qu'elle est.
10:43Ce qui prouve bien que la question n'est pas celle du nombre et des personnes,
10:47la question est celle des projets.
10:49Il y a une carence d'offres politiques.
10:51Et derrière, nous sommes depuis des années
10:55soumis à une communication politique
10:57qui vous explique qu'il y aurait des créneaux,
10:59qu'il faut s'adresser, on saucissonne le peuple français,
11:02et on dit, alors, il y a tel électorat à cet endroit-là, tel autre.
11:06Je vous le répète, il y a une majorité potentielle dans ce pays.
11:11Quand on écoute les Français, quand on va les rencontrer,
11:14on comprend quelle est l'attente.
11:15Et cette attente, elle repose sur différents fondamentaux
11:18qui, d'ailleurs, viennent du plus profond du pays.
11:20Qu'est-ce que c'est ?
11:21L'indépendance, la justice sociale,
11:24l'ordre, la capacité à décider de son destin,
11:27la méritocratie, le fait que personne ne soit assigné à résidence.
11:31Et puis, derrière, des questions de bon sens,
11:34la question, regardez, on parle de la question budgétaire,
11:37on parle de la dette.
11:38Au cœur de cette question-là,
11:40il y a tout simplement les politiques
11:43qui permettent de recréer de la richesse
11:45et qui permettent de flécher l'argent
11:47vers l'économie française.
11:49C'est ça le sujet aujourd'hui.
11:50C'est un candidat du bon sens, à part le devoir.
11:53Je l'entends également ce soir, Natacha Poligny.
11:55Mais à tous les candidats qui pourraient grappiller quelques points
11:58si vous arrivez jusqu'à la ligne de départ,
12:00la question rituelle, vous la connaissez.
12:02Sans doute, vous l'avez vous-même, d'ailleurs,
12:03posé à des précédents candidats.
12:06Si vous êtes candidate,
12:07c'est pour éviter un second tour Le Pen-Bélenchon
12:09ou pour l'encourager, en réalité ?
12:11Si je suis candidate...
12:12Mais c'est vous qui êtes en train d'accélérer ce duel.
12:16Mais vous ne comprenez pas ce que...
12:18En fait, pourquoi on en est là ?
12:20Pourquoi on est face à ce duel ?
12:22Parce que les politiques qui ont été menées
12:24depuis 30 ans ont échoué.
12:27Donc, qu'est-ce qu'il faut faire
12:28pour éviter ce duel ?
12:30Refaire les mêmes politiques
12:32et amplifier encore le problème.
12:33Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon,
12:35c'est les mêmes politiques ?
12:36Non, je vous dis que les mêmes politiques
12:38ont été menées depuis 30 ans
12:40par ceux qui ont exercé le pouvoir
12:42et par tous les courants politiques
12:44qui ont exercé le pouvoir.
12:46Ça a abouti à la situation
12:47avec les politiques
12:48qui ont leur vision de la France.
12:51Si on les résume,
12:52on a la Nouvelle-France d'un côté,
12:54on a une forme de France éternelle de l'autre.
12:56Moi, ce que je veux,
12:57c'est d'abord toute la France.
12:59C'est-à-dire dans toute son histoire...
13:00Entre la Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon
13:01et la France éternelle...
13:02Il y a toute la France dans toute son histoire,
13:05c'est-à-dire sa puissance,
13:07c'est-à-dire ses valeurs et ses principes,
13:09sa grandeur.
13:10Et c'est la France pour tous.
13:12Parce que, justement,
13:13nous devons intégrer l'ensemble...
13:15Ça veut dire que pour Jean-Luc Mélenchon
13:16et Marine Le Pen,
13:17ce n'est pas la France pour tous.
13:18L'ensemble des générations,
13:19ce sont deux forces qui fracturent.
13:23Et c'est d'ailleurs pour ça
13:23qu'elles sont minoritaires.
13:26Et tout le problème,
13:27c'est que nous avons aujourd'hui
13:29une démocratie qui fonctionne
13:31sur des forces minoritaires.
13:33Donc l'enjeu,
13:34c'est de retrouver
13:35cette majorité populaire
13:37qui s'exprime régulièrement
13:39dans l'histoire de notre pays
13:40mais qui ne trouve pas
13:41de débouchés politiques.
13:42Je ne sais pas si vous pensez être
13:44la femme providentielle
13:46si vous y croyez dans ce pays.
13:47Non, ce n'est pas une question de personne.
13:48J'ai bien entendu.
13:49Candidature de devoir,
13:50de bon sens,
13:51je vous fais réagir
13:51à Marion Maréchal ce matin.
13:53Elle vous dit bienvenue,
13:54bienvenue Natacha Polony.
13:55Elle ne prend pas avec
13:56moquerie ni ironie
13:57votre candidature,
13:58mais elle se demande
13:58si c'est le moment
13:59d'avoir une énième candidature
14:00souverainiste
14:01et il lui semblerait plus utile,
14:02vous allez lui répondre,
14:03que vous soyez rangé,
14:04que vous rangiez derrière
14:05Marine Le Pen.
14:06Non mais bien sûr,
14:07chacun trouve plus utile
14:09qu'on se range derrière lui,
14:10ce n'est pas le problème.
14:11La question, encore une fois,
14:12est celle de la vision
14:13qu'on a de la France.
14:14Or, la vision que je propose
14:16de la France,
14:17elle repose sur trois éléments
14:18qui me semblent
14:19absolument essentiels.
14:21D'abord,
14:22la production
14:23sur le sol français.
14:24Nous n'aurons pas
14:25de marge de manœuvre
14:27si nous ne produisons pas
14:29sur notre sol.
14:30Et pour ça,
14:30il faut mener
14:31une politique extrêmement précise.
14:33Derrière,
14:34méritocratie.
14:35Et derrière,
14:36retour d'une véritable démocratie.
14:39La souveraineté du peuple,
14:40c'est-à-dire la capacité
14:41pour le peuple
14:41à décider de son destin.
14:43Vous parliez tout à l'heure
14:44du Conseil constitutionnel,
14:45ça fait partie de ce sujet-là.
14:46On voudrait comprendre
14:46votre positionnement politique,
14:48on le sait depuis un certain temps,
14:49souverainiste,
14:50plutôt chevainementiste.
14:52Par exemple,
14:52si je vous montre
14:52ces trois photos,
14:53trois personnalités
14:55emblématiques,
14:56Dominique de Villepin,
14:58Jean-Louis Borloo,
14:58François Ruffin.
15:00Dominique de Villepin,
15:01ancien Premier ministre,
15:02dont vous voyez aujourd'hui,
15:03certains disent
15:04l'évolution et le positionnement.
15:06Jean-Louis Borloo,
15:06plutôt inclassable,
15:07avec des propositions
15:09qui fédèrent de tous les côtés.
15:11Si je peux dire,
15:11François Ruffin,
15:12on peut lui reprocher
15:13beaucoup de choses,
15:14mais il est engagé.
15:14C'est quelqu'un de profondément
15:16estimable et qui met l'accent
15:19sur la souffrance sociale.
15:21Et dans un moment
15:22où justement
15:22cette souffrance sociale
15:23s'exprime,
15:25notamment à travers
15:26les problèmes
15:26de pouvoir d'achat
15:27qu'ont les Français,
15:28c'est absolument essentiel.
15:29Quant à Jean-Louis Borloo,
15:30il a parfaitement raison
15:31sur la question
15:33du millefeuille territorial.
15:35C'est un des enjeux.
15:36C'est-à-dire que si vous voulez
15:36retrouver de la marge de manœuvre,
15:38il faut non pas aller renier
15:40des bouts de ficelle,
15:41des petits bouts de chandelle,
15:42etc. Il faut d'abord
15:45aller sur les masses.
15:47Et la masse d'argent,
15:48c'est notamment
15:50l'immensité des doublons,
15:52de l'organisation du territoire.
15:54Cela dit,
15:55ça c'est une des dimensions.
15:57Mais le principe de base,
15:59oui, nous devons
16:01réformer l'État,
16:02les collectivités,
16:03bien sûr.
16:04Mais le sujet,
16:05c'est comment on gagne
16:06de l'argent ?
16:07Comment on crée de la richesse ?
16:09Et comment on y arrive
16:09pour mettre en place tout cela ?
16:11Il pourrait y avoir un arc
16:13de Mique de Villepin,
16:14Il y a des proximités,
16:15il y a des proximités,
16:17bien sûr.
16:17Il y a des visions,
16:18mais bien entendu.
16:19Programmatique.
16:20Mais bien sûr,
16:20programmatique,
16:21je viens de vous le dire.
16:22Sur la question,
16:23sur l'analyse,
16:24par exemple,
16:24des blocages
16:25de la société française,
16:27quand je discute
16:28avec un maire,
16:29par exemple,
16:29qui m'explique
16:30qu'il lui a fallu
16:32dix ans
16:33de documents,
16:35de documents,
16:36de paperasses
16:37pour réussir
16:38à faire
16:39une salle polyvalente
16:40et qu'à la fin,
16:41la préfecture lui dit
16:42on va rajouter
16:45encore 50 000 balles
16:46d'études
16:47pour vérifier encore.
16:48Quand j'en ai un autre
16:49qui me dit
16:50mais moi en 2020,
16:51je voulais réutiliser
16:52mes eaux grises,
16:52c'est fondamental
16:53dans une crise de l'eau,
16:54je voulais réutiliser
16:55mes eaux grises,
16:55alors là,
16:56c'était interdit.
16:57Alors maintenant,
16:58on a le droit,
16:59ça y est,
17:00parce qu'il a une station
17:01d'épuration
17:01sur sa commune,
17:03alors il a le droit,
17:04sauf qu'on a mis
17:05tellement de réglementations
17:06supplémentaires
17:06que les eaux grises,
17:08ça lui coûte plus cher
17:08que l'eau potable.
17:09Ça y est,
17:10dans ses normes,
17:11dans ce qui étouffe
17:12la France,
17:13là je vais vous montrer
17:14un soutien
17:14qui va dans votre sens,
17:16vous le connaissez bien,
17:17sans doute là,
17:17il y a plus que des
17:19proximités programmatiques,
17:20Arnaud Montebourg.
17:21Bien sûr.
17:21Écoutez-le,
17:22c'était il y a quelque temps,
17:23sur ce plateau,
17:23voici ce qu'il disait de vous.
17:25Moi j'admire
17:26depuis très longtemps
17:27ses écrits,
17:28ses positions,
17:29sa constance
17:30et sa vérité
17:32tempérée
17:33et humble.
17:34C'est très important
17:35et je vous en remercie.
17:36Parce que dans le débat public,
17:37on en a besoin.
17:38Et,
17:39donc je veux vous rendre
17:40cet hommage,
17:40en disant,
17:41il faut faire une équipe
17:43de France,
17:43de la reconstruction,
17:45de la République.
17:45Elle est là l'équipe Arnaud.
17:47Vous pouvez rassembler
17:48comme ça,
17:49moi je serai votre adhérent,
17:50je vous soutiendrai.
17:51J'ai peut-être trouvé
17:51ma candidate du Maine
17:53in France,
17:53c'est madame Natacha Polony.
17:55Il vous l'a dit ce matin,
17:56il vous a appelé depuis ?
17:57Bien sûr,
17:59mais vous savez,
18:00donc c'est votre premier soutien.
18:02Nous sommes nombreux,
18:04en fait,
18:04nous sommes nombreux à penser
18:06que les politiques
18:08qui ont été menées
18:09nous ont conduits
18:10dans le mur
18:11et qu'il est temps
18:12de changer.
18:13En fait,
18:13les Français disent
18:15à longueur
18:16de sondages,
18:18de recherches,
18:18qu'ils veulent en fait
18:20une rupture,
18:21une rupture radicale.
18:23En revanche,
18:24ils ne veulent pas
18:25de brutalité
18:26et de fracturation.
18:27Vous êtes pour la France
18:28tranquille aussi.
18:29La France apaisée,
18:31la France apaisée.
18:31Personne n'a envie
18:32d'aller vers la guerre civile,
18:34personne n'a envie
18:35de violence
18:35et je crois que les Français
18:37nous le montrent
18:37à chaque fois,
18:39à chaque...
18:39Vous êtes dans une France
18:40chrétimatique
18:41pour certains
18:41qui rêvent d'un grand soir
18:42parce que nous sommes
18:43dans une France
18:44en souffrance.
18:45Et vous parlez
18:45d'une France apaisée.
18:46Mais bien sûr,
18:47moi je propose
18:48une France apaisée
18:48justement parce que
18:50une France
18:51qui retrouve
18:52ses majorités populaires,
18:54qui respecte
18:55le vote des citoyens,
18:56qui respecte
18:57ce qu'ils expriment
18:58systématiquement
18:59depuis des années,
19:00mais vous apaisez
19:01les choses.
19:01D'où vient-elle
19:02cette violence ?
19:03Enfin, pardon,
19:04mais on a vu
19:06la brutalité d'abord
19:07des politiques
19:08qui ont été menées
19:09depuis des années,
19:10qui ont détruit l'État,
19:11qui ont détruit
19:12les services publics.
19:12Nous avons des gouvernants
19:14qui n'ont ni le sens
19:15de l'État
19:16ni le sens de la nation.
19:18Qu'est-ce que je veux dire
19:19par là ?
19:20La nation,
19:21ça veut dire tout simplement
19:22considérer
19:23que le rôle
19:23d'un représentant
19:24c'est de défendre
19:25les intérêts vitaux
19:27de la nation.
19:28Ce que nous ne faisons pas,
19:29notamment sur la scène européenne,
19:31ce que nous ne faisons pas
19:32quand nous vendons
19:33des actifs stratégiques
19:34parce que c'est plus facile,
19:36parce qu'on s'en désintéresse,
19:37parce qu'il y a des fonds
19:38américains qui viennent.
19:39Et ensuite,
19:39le sens de l'État.
19:40Et là,
19:41je veux dire,
19:41c'est très à la mode
19:42de venir avec sa tronçonneuse
19:43et d'expliquer
19:44que l'État ne sert à rien.
19:45L'État,
19:45en effet,
19:48sur-administre.
19:49En revanche,
19:50l'État a un rôle.
19:51Il est celui
19:52qui protège,
19:53il est celui
19:54qui prévoit.
19:55Je vais en parler.
19:55C'est un État stratège
19:56dont nous avons besoin.
19:57Mais tout d'abord,
19:58la France apaisée,
19:59ça me dit quelque chose
20:00comme slogan.
20:00Il faudra vérifier
20:01si ça n'a pas été utilisé.
20:03Le problème,
20:03vous savez,
20:04tous les slogans
20:05ont été utilisés.
20:07C'est d'ailleurs pour ça
20:07qu'il faut sortir des slogans.
20:09Moi,
20:09quand je vous dis
20:10que je veux de l'apaisement,
20:11ce n'est pas un slogan.
20:12J'ai analysé
20:13pendant des années,
20:15j'ai écouté
20:15ce que disaient les Français
20:16et ça me permet
20:18d'être convaincue
20:19que les Français
20:20ne veulent pas
20:20de brutalité.
20:22Souverainiste,
20:22assurément,
20:23Natacha Pauline.
20:24Il faut m'expliquer
20:25ce que veut dire
20:26souverainiste.
20:27Parce que
20:27souverainiste,
20:28ça donne l'impression
20:29qu'il y aurait
20:29une espèce de courant
20:30bizarroïde idéologique.
20:31Je suis pour la souveraineté
20:33du peuple
20:33et c'est la définition...
20:35de la France
20:35ou de la souveraineté européenne
20:37d'ailleurs ?
20:37Je suis d'abord
20:38pour la souveraineté du peuple
20:39qui est la définition même
20:40de la démocratie.
20:41Le gouvernement du peuple
20:42par le peuple
20:43pour le peuple.
20:44Souveraineté nationale
20:45et souveraineté européenne.
20:46Pour que le peuple
20:47puisse exercer
20:48sa souveraineté,
20:49c'est-à-dire décider
20:51pour lui-même
20:51en dernier ressort,
20:52c'est ça que ça veut dire,
20:53il faut que la nation
20:54ne soit pas entravée.
20:55C'est-à-dire que
20:56si vous n'êtes pas libre,
20:58si vous dépendez
20:58d'un autre pays,
20:59par exemple,
21:00pour les principes actifs
21:00de vos médicaments,
21:02vous n'êtes pas libre.
21:03Donc,
21:03le peuple ne peut pas
21:04exercer sa souveraineté.
21:05La question de
21:06cette fameuse
21:07souveraineté européenne.
21:08Dans la mesure
21:10où la souveraineté
21:12signifie
21:12la capacité
21:13à décider
21:14pour soi-même
21:14en dernier ressort,
21:16elle relève
21:17des États-nations
21:18et c'est la règle même
21:19de l'Europe
21:20qui,
21:21je le rappelle,
21:22est avant tout
21:23une confédération
21:25d'États-nations.
21:26En revanche,
21:27nous avons besoin
21:28d'indépendance
21:34de l'Europe
21:35et nous avons
21:36une échelle européenne
21:38qui est indispensable.
21:39Nos entreprises,
21:40elles agissent
21:41à l'échelle européenne.
21:42Nos entreprises
21:43de défense,
21:44elles travaillent
21:45en accord.
21:45On a des systèmes
21:49anti-missiles
21:50franco-italiens.
21:51Je le dis
21:52de manière générique,
21:53soit tu acceptes
21:53les règles,
21:54soit tu quittes le terrain.
21:55Est-ce que la candidate
21:56que vous êtes
21:57accepte les règles
21:58de l'UE ?
21:59Mais les règles
21:59de l'UE,
22:00il faut,
22:01à un moment donné,
22:03imposer
22:04qu'elles respectent
22:05nos intérêts vitaux.
22:06Vous aussi,
22:06vous voulez les changer
22:07de l'intérieur.
22:07Ce n'est pas
22:09les changer de l'intérieur.
22:10C'est faire
22:11comme tous les autres
22:11pays européens,
22:13c'est-à-dire
22:15décider
22:16qu'il y a
22:16des lignes rouges.
22:17Regardez,
22:18l'Allemagne...
22:18Vous tapez du poing
22:19sur la table.
22:20Bien sûr.
22:20L'Allemagne,
22:21par exemple,
22:22protège
22:23ses intérêts vitaux.
22:24La Cour constitutionnelle
22:27allemande...
22:28Vous voulez me dire
22:30que l'Allemagne
22:31a fait des excédents
22:33budgétaires
22:33sur le dos
22:34de ses voisins
22:35européens
22:36et donc aujourd'hui
22:37est en train
22:38d'imposer,
22:39je termine ma phrase,
22:40est en train
22:41d'imposer
22:41que nous ne nous protégions
22:43pas à l'échelle européenne
22:44contre la Chine
22:45pour préserver
22:46ses propres exportations.
22:48Vous voulez dire
22:49que l'Allemagne
22:49continue à acheter
22:51des armes américaines,
22:52ce qui signe
22:5340 ans de dépendance
22:54pour les pays européens ?
22:56C'est ça que fait l'Allemagne.
22:57Bon,
22:57pourquoi peut-elle le faire ?
22:59Parce que nous la laissons faire.
23:01Parce que nous la laissons faire.
23:02Je pose action
23:02parce que la France
23:03est en passe
23:04de devenir lanterne rouge.
23:05donc moi je me demande
23:06avec quel point
23:07vous tapez sur la table
23:08avec tous les autres partenaires
23:09quand vous êtes
23:10le petit canard noir
23:11de la bande
23:13et la question,
23:13par exemple,
23:14vous au pouvoir,
23:15qu'est-ce que vous faites
23:15pour la contribution
23:17française à l'Union européenne ?
23:17Est-ce que vous dites
23:18moi je suspends,
23:19j'ai besoin d'argent,
23:20je suspends ?
23:20Non, je ne suspends pas.
23:22En revanche,
23:23si on ne me laisse pas
23:25faire ce que je veux
23:26par exemple
23:26sur un élément
23:28qui est fondamental,
23:29nous n'arrivons pas
23:30en Europe
23:31à imposer
23:32la préférence européenne
23:34dans la commande publique.
23:36Stéphane Séjourné,
23:37vice-président
23:37de la Commission européenne,
23:38a essayé,
23:39il s'est fait retoquer.
23:40Pourquoi ?
23:41Tout simplement
23:42parce qu'il y a
23:42des pays européens
23:43qui n'ont pas intérêt
23:44à ça.
23:46Eh bien,
23:47nous devons imposer,
23:48nous Français,
23:49la priorité
23:50à la production française
23:51dans la commande publique.
23:52Pourquoi ?
23:53Parce que nous,
23:55notre déficit commercial,
23:57qui est la cause
23:58de notre déficit budgétaire ?
24:00Nous ne gagnons pas assez,
24:01nous nous sommes
24:01désindustrialisés.
24:02Eh bien,
24:03notre déficit commercial,
24:04il est vis-à-vis
24:05de nos voisins européens
24:06en grande partie,
24:06en plus d'être vis-à-vis
24:07de la Chine.
24:08Donc,
24:08on le fait.
24:09Pourquoi cela n'a pas été fait avant ?
24:10Et si on vient nous expliquer
24:12« Oh,
24:12ce n'est pas possible,
24:13parce que c'est ça qui se passe ».
24:14C'est ce qui a été dit avant.
24:15Voilà.
24:15Le problème que nous avons,
24:17c'est avant tout
24:18l'impuissance acceptée
24:20de tous les dirigeants.
24:22Pourquoi ?
24:23Parce qu'ils sont enfermés
24:24dans des dogmes
24:25et en particulier
24:26parce qu'ils veulent
24:27à tout prix
24:28expliquer que nous allons être
24:29les bons élèves de l'Europe.
24:31Tous les autres demandent
24:32des dérogations,
24:33sauf nous.
24:33Tous les autres demandent
24:35ce qu'on appelle des opt-out,
24:36la possibilité de sortir
24:37de certains procédés,
24:38sauf nous.
24:39Donc,
24:39nous sommes en train
24:40de nous appauvrir
24:41vis-à-vis du reste de l'Europe.
24:42Certains vous dirait que la France
24:42a un rôle particulier
24:44dans cette Union européenne
24:44et que si on ne demande pas
24:45ces dérogations,
24:46c'est parce qu'on a ce rôle
24:47fondateur et très important.
24:49Mais justement !
24:50Est-ce que vous,
24:50vous mettriez en dehors du jeu
24:52et donc des traités
24:53si vous le demandez ?
24:54Du tout, Sonia Mabrouk.
24:55Nous, nous sommes la France,
24:57justement.
24:57Nous sommes la France.
24:58Ça veut dire justement
24:59que nous pesons
25:00dans cette Europe
25:01et que c'est ça
25:02que nos dirigeants
25:02ont oublié
25:03depuis trop longtemps.
25:04C'est-à-dire qu'ils sont
25:04en train de s'excuser.
25:05C'est sûr qu'on pèse beaucoup
25:06vu notre dette.
25:07Mais notre dette...
25:08Est-ce que vous ne parlez pas
25:09d'un pays
25:10parfois grand malheureusement
25:11d'Apolloni ?
25:12Premier point.
25:14Les mêmes qui nous expliquent
25:16qu'ils essayent
25:17d'être les bons élèves
25:17de l'Europe
25:18ont fait 1 500 milliards
25:19de dettes
25:19en 10 ans.
25:21Donc je pense que déjà
25:23niveau leçon,
25:24là, c'est vraiment
25:25pas la peine.
25:27Deuxième point.
25:28Cette dette,
25:29il faut bien expliquer
25:30aux Français.
25:30Le problème,
25:31ce n'est pas la dette.
25:32Le problème,
25:32ce sont les intérêts
25:33de la dette.
25:34Et les intérêts
25:35de la dette,
25:36là, en gros,
25:38vont représenter
25:3950%
25:40de notre déficit
25:41budgétaire annuel.
25:43C'est une situation
25:46dangereuse.
25:46En revanche,
25:47ce qu'il faut préciser,
25:48nous empruntons
25:49maintenant à 5%.
25:50C'est gigantesque.
25:51Nous empruntons
25:53à plus cher
25:54que l'Italie
25:55et la Grèce,
25:56alors même que nous sommes
25:57mieux notés
25:57par les agences de notation
25:58que la Grèce et l'Italie.
26:00Comment vous allez
26:00taper du poids sur la table ?
26:01Je termine le raisonnement.
26:03Ce qu'il est important,
26:04il faut que les Français
26:04le comprennent.
26:05C'est que nous continuons
26:07à emprunter.
26:08Nous pourrions même
26:09emprunter beaucoup plus,
26:10en fait,
26:10si nous voulions.
26:10Nous avons toujours
26:11des créanciers.
26:12Pourquoi ?
26:13Parce qu'en fait,
26:13ils ont parfaitement confiance
26:14en la signature de la France.
26:16Ils savent que nous sommes solvables.
26:18Ils savent que nous avons
26:19des richesses.
26:20En revanche,
26:21plus les taux montent
26:21et plus ils s'enrichissent
26:23sur notre dos.
26:25Il y a donc là
26:25une hypocrisie absolue.
26:27Vous demandez des efforts
26:28si vous avez vos pouvoirs
26:29et des réformes structurelles
26:30avec du sang.
26:31C'était la fin.
26:32C'était la fin
26:33de mon raisonnement.
26:34Pendant ce temps-là,
26:35le semestre européen
26:36exige de nous
26:37que nous vendions
26:38par exemple
26:39des actifs stratégiques
26:40pour rembourser
26:41cette dette.
26:42Ce qui nous fera perdre
26:43définitivement
26:44toute notre indépendance,
26:45toute notre souveraineté.
26:47Donc, la réponse à ça,
26:48quelle est-elle ?
26:48Premier point,
26:50évidemment,
26:50qu'il faut des réformes
26:51structurelles de fond.
26:53Je citais la question
26:54du millefeuille territorial.
26:55C'est une évidence.
26:57Mais deuxième point,
26:58il faut retrouver
26:59des marges de manœuvre
27:00et donc recréer
27:01de la richesse
27:02en urgence.
27:03Donc, par une vraie
27:04politique de production,
27:06état d'urgence
27:06de la production
27:07et des salaires.
27:08C'est ça, c'est majeur.
27:09Parce que le salaire,
27:12voilà,
27:12le travail
27:13doit payer en France.
27:15Vraiment,
27:15c'est très important
27:16sur ce point
27:16parce que je vous lis
27:17depuis des années
27:18et je voudrais comprendre.
27:19Voilà quelques années,
27:20vous vous êtes définie
27:21vous-même,
27:22Natacha Polini,
27:22vous allez me dire
27:23si c'est exact,
27:23comme étant antilibérale
27:25et favorable
27:26à la décroissance.
27:28Expliquez-nous,
27:28ce soir,
27:29les yeux dans les yeux,
27:29comment on peut être
27:30dans une logique
27:30de décroissance
27:31et vouloir relancer
27:32la production de la France.
27:33C'est une question
27:35de vocabulaire.
27:37Mais bien sûr,
27:38la question de la décroissance...
27:39Pour moi,
27:39la décroissance,
27:39c'est assez clair.
27:40Non, mais je sais,
27:42le problème n'est pas
27:43d'empêcher la croissance
27:45ou de prôner une décroissance
27:47qui serait une récession.
27:49Quand vous avez vu,
27:50vous êtes favorable à la décroissance,
27:51je me dis,
27:51mais comment elle va relancer
27:52la production de la France ?
27:52Non, je suis favorable
27:53au fait de sortir
27:55d'un système
27:56qui, en fait,
27:58prétend créer de la croissance
27:59en faisant fabriquer
28:00à l'autre bout du monde
28:02des produits que l'on fait venir
28:03par porte-container.
28:05Ce qui est une absurdité écologique
28:07et qui est une absurdité sociale.
28:09Donc, je suis pour un système
28:11dans lequel la consommation
28:13n'est pas une consommation
28:15forcée par la publicité
28:17et la manipulation des individus
28:18pour faire marcher
28:20une machine économique
28:21qui n'enrichit même plus
28:22les gens qui consomment
28:23puisque les produits
28:24sont faits ailleurs.
28:25Donc, votre décroissance,
28:26ce n'est pas la récession ?
28:27Non, ce n'est pas la récession.
28:29C'est une...
28:30On appelle ça croissance.
28:34Je pense que vous allez devoir
28:35changer le mot
28:35si vous êtes candidat
28:37à la présidentielle.
28:38On est bien d'accord.
28:38La croissance, ça fait peur
28:39à certains.
28:40Non, mais je sais que ça fait peur.
28:41C'est pour ça.
28:41Mais là, encore une fois,
28:43allons au fond des choses.
28:44La question,
28:45c'est une croissance
28:46de la production
28:47sur notre sol
28:48selon nos normes.
28:49C'est-à-dire
28:50des normes environnementales
28:52exigeantes.
28:53Mais, justement,
28:53le principe,
28:54c'est de ne pas
28:55se mettre en concurrence
28:56avec des gens
28:57qui n'ont aucune norme
28:58environnementale.
28:59parce que le problème
29:00que nous avons,
29:00c'est que jusqu'à présent,
29:01on nous a vendu
29:02l'écologie,
29:03alors qu'on appelle ça
29:04des croissances
29:05ou ce qu'on veut,
29:05ce n'est pas le problème.
29:06On nous a vendu
29:07une écologie
29:07qui consistait en fait
29:09à se donner
29:10bonne conscience.
29:12Qu'est-ce qu'il y a ?
29:12Au contraire.
29:12Ça va à nos côtés ?
29:13Non, mais attendez.
29:14Au contraire.
29:15Comment ça ?
29:15Mais vous recréez
29:16de la richesse.
29:17Quand vous produisez
29:18sur votre sol,
29:19vous recréez de la richesse.
29:20Le problème qu'on a,
29:21je vous le disais,
29:21c'est que nous,
29:22on fait produire ailleurs
29:23tout en se disant
29:24on va faire de l'écologie,
29:26ça va être formidable,
29:26c'est normal,
29:27on ne fait plus rien.
29:28Mais qu'est-ce qui va,
29:30justement,
29:30nous sortir de là
29:31où nous sommes ?
29:32Je le rappelle,
29:33produire sur notre sol,
29:35c'est-à-dire
29:35recréer de l'emploi,
29:36c'est-à-dire
29:37faire rentrer
29:37de la fiscalité
29:39et c'est tout simplement
29:40lutter contre
29:41la destruction,
29:43le délitement
29:44de notre société
29:45parce que le chômage de masse,
29:46la désindustrialisation,
29:47le fait d'avoir
29:48un des plus grands nombres
29:49en Europe de jeunes
29:50qui ne sont ni en emploi
29:51ni en formation,
29:52c'est ça qui nous coûte cher.
29:53Je continue à interroger
29:54votre positionnement.
29:55Vous plaidez,
29:56Natacha Apolli,
29:56pour un État stratège
29:57et ça depuis très longtemps
29:58qui planifierait
30:00et organiserait
30:00les investissements,
30:01qui protégerait
30:02nos filières stratégiques
30:03et ça c'est très important.
30:04Mais est-ce que vous ne croyez pas
30:05qu'on souffre déjà
30:06de cette omniprésence
30:08gargantueuse
30:08d'un État
30:09qui étouffe
30:10au lieu de protéger ?
30:11Mais justement,
30:12c'est tout le problème.
30:13L'État stratège,
30:14c'est un État présent,
30:15trop présent.
30:16Attendez,
30:17l'État ne joue plus son rôle.
30:18C'est-à-dire que
30:19vous avez en effet
30:20un État obèse
30:22qui s'occupe de tout,
30:23qui décide
30:24de ce que vous devez faire,
30:26qui décide
30:26de la hauteur
30:28à laquelle vous mettez
30:29un extincteur
30:30dans une entreprise.
30:31C'est délirant.
30:33Mais ce n'est pas ça l'État.
30:34Et je comprends
30:35qu'on veuille supprimer ça
30:36et il faut le faire.
30:37L'État n'a pas
30:38à se mêler de ça.
30:38Vous savez,
30:39il y a un principe de base,
30:40ça s'appelle la subsidiarité.
30:41C'est-à-dire qu'à chaque échelle,
30:42on va décider
30:44du bon degré d'action
30:46de chaque structure.
30:49Et bien donc,
30:49le rôle de l'État,
30:50ce n'est pas
30:51de se mêler
30:52de votre vie,
30:53de la hauteur,
30:53des barrières,
30:54etc.
30:54Le rôle de l'État,
30:56c'est de garantir
30:57les intérêts vitaux
30:58des Français.
30:59C'est-à-dire
31:00de définir,
31:00en gros,
31:01que pour protéger
31:03la population française,
31:04il faut avoir
31:05de quoi la nourrir.
31:06Donc,
31:06il faut avoir
31:07une agriculture
31:07qui fonctionne.
31:09Il faut avoir
31:09de l'énergie.
31:11Pourquoi ?
31:11Parce que sans énergie,
31:12vous ne faites rien.
31:13Il faut avoir
31:14des métaux,
31:16des matières premières.
31:17Donc,
31:17il faut sécuriser
31:18les approvisionnements.
31:19Et il faut une politique
31:20d'investissement
31:21dans le recyclage
31:22parce que toutes les matières
31:23premières que nous n'avons pas,
31:24nous devons les récupérer
31:26sur nos produits.
31:26de l'énergie nucléaire
31:27avec Natacha Polony,
31:28par exemple.
31:28Mais bien sûr.
31:29Mais bien sûr.
31:30Une énergie décarbonée,
31:32une énergie qui nous permet
31:33de nous projeter dans l'avenir.
31:34Donc,
31:35ça veut dire travailler
31:36sur ce qu'on appelle
31:37la fermeture du cycle,
31:38c'est-à-dire non seulement
31:39construire les EPR,
31:40mais être sur la génération suivante
31:42qui a été interrompue en 2019
31:43par Emmanuel Macron,
31:44on ne sait pas pourquoi.
31:46Et derrière l'énergie,
31:49vous devez avoir
31:50pour être indépendant
31:51une industrie de défense.
31:52Donc,
31:53vous devez,
31:54par exemple,
31:54faire en sorte
31:55que cette industrie de défense
31:56ne se fasse pas torpiller,
31:58ce qui est le cas actuellement,
32:00par une Allemagne
32:01qui veut se réarmer
32:02sur notre pays.
32:03Et c'est un véritable sujet.
32:04C'est un sujet gigantesque.
32:05D'ailleurs,
32:06en parlant de défense,
32:07vous,
32:08candidate,
32:10demain,
32:10est-ce que vous maintenez
32:11l'aide à l'Ukraine
32:12telle qu'elle
32:12ou est-ce que vous pensez
32:13qu'il faut recalibrer
32:15cette aide ?
32:15L'aide à l'Ukraine,
32:17elle est indispensable
32:18à une condition,
32:20c'est qu'elle aille
32:21à des armes européennes.
32:23Pour l'instant,
32:24l'Europe est en train
32:26de s'appauvrir
32:27en achetant
32:28des armes américaines
32:29pour compenser
32:30le retrait
32:31des Américains.
32:32C'est-à-dire que
32:33nous sommes perdants
32:33sur tous les tableaux.
32:35les Ukrainiens ont le luxe
32:35des conditions
32:36que vous mettez en avant.
32:38Mais ce n'est pas
32:39les Ukrainiens
32:40qui ont le luxe,
32:41c'est le rôle
32:42des pays.
32:43Juste,
32:44je vous explique
32:44une chose.
32:45Avant de réorienter
32:45vers les armes européennes,
32:46vous maintenez l'aide
32:47ou pas ?
32:48Les armes européennes,
32:49oui,
32:49vers des armes européennes.
32:51Ça,
32:51c'est le premier point.
32:52Vous avez,
32:52par exemple,
32:53un système
32:53qui est le Mamba,
32:55qui est un système
32:56franco-italien
32:57et Mme von der Leyen
32:58est allée expliquer
32:59qu'on allait acheter
32:59des patriotes
33:00pour faire plaisir
33:01à Donald Trump.
33:01C'est scandaleux.
33:03Donc,
33:04ça,
33:04c'est le premier point.
33:05Et deuxième point,
33:05l'aide à l'Ukraine,
33:06elle doit avoir
33:08un objectif
33:09qui est de mettre
33:10l'Ukraine
33:11en bonne position
33:12pour discuter
33:13de la paix.
33:14C'est-à-dire que
33:15le but ne doit pas être
33:16de poursuivre
33:17indéfiniment
33:18une guerre
33:19qui est en train
33:19de détruire l'Ukraine.
33:21Est-ce que c'est le cas
33:21actuellement ?
33:22Est-ce que l'aide
33:22telle qu'elle est aujourd'hui
33:23donne la possibilité
33:25à l'Ukraine ?
33:25Vous voyez bien
33:26que pour l'instant,
33:27les Européens
33:28se sont mis
33:29dans une position
33:29où ils ne sont pas
33:31à la table
33:32des négociations
33:32et où, en fait,
33:34ils vont être
33:35les perdants.
33:36Avec M. Poutine
33:37à la table des négociations ?
33:38Alors,
33:39le principe
33:40d'une négociation,
33:41c'est qu'on négocie
33:41avec nos ennemis.
33:43Parce qu'a priori,
33:44avec nos ennemis...
33:44quand vous dites cela,
33:45on vous fait passer
33:46certains,
33:47justement,
33:48comme d'autres,
33:49justement,
33:49pour un suppôt de Poutine ?
33:51Alors,
33:51je ne sais pas
33:52qui fait cela,
33:53mais vous savez,
33:54tous les Français
33:55savent très bien
33:55que pour arrêter
33:56une guerre,
33:57il faut discuter
33:58et négocier
33:59et que ça ne veut pas dire
34:00qu'on va réussir
34:02par magie
34:03à tout arrêter.
34:04Ça va être très compliqué.
34:05Il va falloir
34:06tenir compte
34:07de la réalité.
34:08Mais pour l'instant,
34:09c'est une guerre sale
34:10en Ukraine.
34:10C'est une des guerres
34:12les plus sales
34:13qu'on ait vu.
34:13toutes les armes
34:18actuellement
34:18qui sont testées.
34:19Il n'y a pas de guerre
34:20les drones.
34:22Celle-là
34:23est particulièrement
34:24ignoble
34:24parce qu'elle est en train
34:25de mettre en place
34:27tous les mécanismes
34:28d'utilisation
34:29de l'IA
34:30des drones,
34:31c'est-à-dire
34:31des choses
34:31qui ensuite
34:32seront utilisées
34:34dans la vie civile
34:35et de façon
34:36extrêmement malsaine.
34:38Donc,
34:38et c'est en train
34:39de détruire
34:40la jeunesse ukrainienne,
34:41de ravager ce pays.
34:43Donc,
34:44nous devons sortir
34:45de ce conflit
34:46et nous devons le faire
34:47dans une position
34:48qui soit bénéfique
34:50pour l'Ukraine.
34:51J'ai encore
34:52quelques questions.
34:52Elles sont importantes aussi.
34:53Une question
34:54sur l'immigration.
34:56Est-ce que vous estimez
34:56que nous sommes
34:57un pays vieillissant
34:58en attache à Polony
34:59et que nous avons
35:00donc besoin d'immigration
35:01ou alors qu'il faut
35:02au contraire
35:02marquer un coup d'arrêt ?
35:04Stop.
35:06Moi,
35:06je n'ai jamais compris
35:07comment on pouvait
35:08s'imaginer
35:09que les êtres humains
35:10étaient des pions
35:11qu'on faisait passer,
35:12vous voyez,
35:13d'un continent à l'autre,
35:14d'un élément à l'autre
35:15pour des raisons économiques.
35:16Nous avons en France
35:18plus de médecins tunisiens
35:20qu'il y en a en Tunisie.
35:21Est-ce que réellement
35:22c'est digne ?
35:23C'est-à-dire que la Tunisie
35:24nous demande d'arrêter,
35:25en fait,
35:26de pomper
35:27toute sa richesse.
35:29Ça ne peut pas
35:31être une solution.
35:32Donc,
35:33il y a une immigration
35:35qui existe
35:36qui sera nécessaire
35:37pendant quelque temps.
35:39De travail familial ?
35:39Bien sûr,
35:39de travail.
35:41Il faut mettre
35:42un terme,
35:43premier point,
35:44à l'immigration
35:45auto-alimentée.
35:46C'est-à-dire
35:47quelque chose
35:48sur lequel on a perdu
35:49totalement la main
35:50parce que vous avez
35:51des règles,
35:52des jurisprudences
35:54qui font qu'on explique
35:55aux Français
35:55qu'ils n'ont plus
35:56à décider
35:56qui vient sur leur sol.
35:58Ça,
35:58ça n'est pas possible.
35:59Le principe
35:59d'une nation,
36:01c'est qu'elle décide
36:02qui vient sur son sol
36:03selon quelles règles.
36:04Et donc,
36:04ceux qui ont vocation
36:06à rester,
36:06qui viennent légalement,
36:08qui travaillent,
36:08qui respectent les règles,
36:09les Français d'ailleurs
36:11le disent,
36:11ils les acceptent.
36:12En revanche,
36:13ils veulent choisir
36:14et c'est parfaitement normal.
36:15Et derrière,
36:16nous devons travailler
36:18à la formation
36:19de nos jeunes,
36:20nous devons travailler
36:20à une véritable politique
36:22démographique
36:23parce que venir expliquer
36:24que c'est par l'immigration
36:25qu'on va régler
36:26le problème
36:27de notre système
36:27de retraite,
36:28c'est absolument scandaleux.
36:30Il y a une politique
36:31familiale à mener.
36:33Là,
36:33si vous regardez les chiffres,
36:35la démographie,
36:35c'est un sujet essentiel
36:37et il y a une politique.
36:38Il faut mettre
36:39toute la politique familiale
36:42sur le premier
36:43et le deuxième enfant.
36:44Il y a une bascule à faire.
36:45On n'a pas le temps
36:46d'expliquer.
36:47Vous noterez que je vous interroge
36:48sur différents sujets
36:49et pas sur votre sujet
36:50de prédélicie à l'école
36:51parce qu'on l'a souvent entendu.
36:52l'objet,
36:53c'était de vous entendre
36:54sur les autres sujets.
36:55J'ai quelques questions.
36:56Si vous pouvez répondre
36:57à la fin,
36:57vraiment,
36:58des réponses rapides,
36:59votre toute première mesure
37:00si vous arrivez
37:01à l'Élysée ?
37:03Vous savez,
37:04c'est un ensemble.
37:05J'essaye de vous faire...
37:06Une première mesure
37:07complématique.
37:08Je vous ai expliqué
37:09que la priorité
37:10à la production française
37:12dans la commande publique,
37:13c'est une mesure essentielle
37:14qui peut être mise en place
37:15tout de suite.
37:16Mais encore une fois,
37:17c'est dans une architecture
37:18complète,
37:19c'est une vision.
37:20Architecture aussi
37:22des gens autour de vous.
37:23Qui serait votre Premier ministre ?
37:25Ça,
37:26ce n'est pas le genre
37:26de question.
37:27Vous savez que
37:27l'article 20
37:28de la Constitution
37:30explique que
37:31c'est le gouvernement
37:32qui détermine
37:33et conduit
37:33la politique de la nation
37:35et que donc,
37:36il faut avoir
37:36un respect
37:37pour le Parlement.
37:38Ça fait partie
37:39des institutions.
37:40Quelle serait
37:40la première personnalité
37:41internationale
37:42que vous inviteriez ?
37:43Alors là,
37:43vous voyez,
37:44c'est pareil,
37:45ça dépend du moment.
37:47Vous êtes déjà
37:48candidate
37:48pour la langue de bois
37:49politique.
37:49Mais pas du tout,
37:50ce n'est pas ça.
37:51Ce serait ridicule
37:51de vous dire
37:52la situation du monde
37:54en mai 2027.
37:56Il faudra s'adapter
37:56justement parce que
37:57la géopolitique
37:58est en train de bouger.
38:00Alors je change
38:00ma question.
38:01Quelle est la personnalité
38:01politique internationale
38:02que vous admirez ?
38:06Vous savez,
38:07il y a énormément...
38:08Ce n'est pas
38:09Mme Ursula von der Leyen,
38:10je l'ai compris.
38:10Non, ce n'est pas
38:11Mme Ursula von der Leyen.
38:13Je pourrais vous citer
38:14sur différents éléments,
38:16que ce soit
38:16le Premier ministre canadien
38:18actuellement
38:19qui a fait un discours
38:19formidable à Davos,
38:21que ce soit par exemple
38:22Mette Frédéric Sen
38:24qui est au Danemark
38:26et qui est une social-démocrate,
38:28mais qui a une vision lucide
38:29de ce que doit être
38:30la gauche sociale-démocrate.
38:32Il y a plein de dirigeants
38:34intéressants,
38:34de dirigeants
38:35qui apportent des choses.
38:36Et sur un ton plus léger
38:37à présent,
38:37faites partie de ces couples
38:39médiatiques
38:39avec Perico Léga,
38:40ce n'est pas un secret
38:41on peut le dire,
38:42qui a été critique gastronomique,
38:45chroniqueur aujourd'hui,
38:45qui a sa propre émission.
38:47On a beaucoup parlé
38:47de Léa Salamé
38:48retirée du 20h
38:49avec la candidature
38:50de Raphaël Glucksmann.
38:51Est-ce qu'on doit
38:51forcément s'effacer
38:52l'un pour l'autre
38:53quand on a des ambitions
38:54pour la France ?
38:55Il y a une spécificité,
38:57c'est le 20h
38:58du service public.
38:59C'est quelque chose
39:00de très particulier.
39:02Après,
39:03de même que Léa Salamé
39:05garde sa carrière
39:06et heureusement pour elle,
39:09dans un couple,
39:11on peut n'être d'accord
39:12sur rien
39:13et pourtant s'aimer
39:14et avancer ensemble
39:16et partager des valeurs
39:18et un amour de la France.
39:20Et ça, c'est l'essentiel.
39:21Merci Natacha Polony,
39:23candidate à l'élection présidentielle
39:25et on notera
39:25que vous avez eu
39:26dès aujourd'hui
39:27des soutiens,
39:27vous avez dit,
39:28des maires
39:29pour vos futurs parrainages.
39:30On va suivre cela.
39:31Merci encore.
39:32Merci à vous.

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