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  • il y a 15 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à vous.
00:03A partir de 20h, nous vous proposons une soirée spéciale avant le débat décisif de la primaire socialiste Place Publique
00:10qui se tient donc ce soir sur BFM TV.
00:13Ce sera dans la foulée de cette émission.
00:15C'est vraiment le débat décisif entre les différents candidats.
00:18Pourquoi ? Parce que c'est le dernier débat.
00:20Tout peut se jouer ce soir entre le favori et les challengers.
00:24Soyez au rendez-vous, ce sera à suivre tout à l'heure.
00:26Mais avant cela, et comme tous les dimanches, passe à présent votre rendez-vous avec Romain Ménard.
00:31Et puis vous le savez, viendront ensuite nos éditorialistes pour débattre et échanger avec lui.
00:36Mais avant cela, on vous salue. Bonsoir Robert Ménard.
00:39Bonsoir Sonia Mabou.
00:40Je voudrais vous soumettre trois images, trois images extrêmement fortes qui ont marqué à la fois la semaine et qui
00:47ont aussi marqué les esprits alors qu'un nouvel appel à se rassembler est prévu ce mardi.
00:51La première est celle d'un collège en flamme à Metz, le collège Rabelais en Berménard.
00:57La piste volontaire, intentionnelle, donc criminelle, est nettement privilégiée.
01:01Les dégâts sont très importants, comme on peut s'en douter.
01:04Des actes insupportables qui se sont multipliés dans d'autres villes, comme à Nantes, notamment au lycée Nelson Mandela et
01:10beaucoup d'autres établissements dans différentes communes.
01:13La facture est très élevée et une écrasante majorité de citoyens ne veut pas, évidemment, payer pour le saccage des
01:19autres.
01:20Autre image à présent.
01:22Un professeur à la CIOTA qui a été agressé avec une violence inuit.
01:27Ce professeur a été aspergé d'essence directement au visage, le tout à côté d'un feu allumé.
01:32Évidemment, la situation aurait pu rapidement dégénérer.
01:36Regardez bien cette scène.
01:38Ça n'a pas été suffisamment souligné.
01:40Hélas, personne n'intervient auprès du professeur pour l'aider.
01:44Et puis cette troisième image maintenant, avec un policier, commandant de police, lynché, roué de coups, y compris et surtout
01:49à la tête, isolé, il se fait littéralement tabasser et perd brièvement connaissance.
01:55Juste avant, comme précisé par le procureur de Belfort, ce même commandant a essayé sans succès d'interpeller un individu
02:01au bord d'une rivière.
02:03Ce même individu qui a reconnu lui avoir asséné des coups après.
02:07Et l'avocat de cette personne, je le précise, porte également plainte et affirme que c'est son client qui
02:15a été mis en danger.
02:17On écoutera d'ailleurs tout à l'heure à la fois le procureur et l'avocat, maître Ari Alimi.
02:21Plus largement, il y a eu aussi Robert Ménard, des lycéens blessés.
02:24L'un d'entre eux, un jeune de 17 ans, a perdu l'usage d'un œil.
02:27500 établissements seront fermés demain.
02:29Et c'est de nouveau un mardi noir qui est redouté.
02:32Est-ce qu'on est condamné, Robert Ménard, à vivre de telles violences ?
02:36Est-ce qu'on est condamné à vivre un tel scénario qui ressemble à des émeutes urbaines ?
02:42Je ne sais pas.
02:445 000 gamins qui sont interpellés.
02:48Ce n'est pas 50, c'est 5 000.
02:50Les images que vous montrez, moi ça me révolte.
02:52Dans ma ville, il y a eu des problèmes et pas des problèmes de ce type-là.
02:55J'ai essayé d'aller discuter.
02:58Attendez, d'abord tout de suite, l'immense majorité de ces gamins et gamines,
03:00ils demandent un certain nombre de choses.
03:03Mais ils n'acceptent pas ces procédés-là.
03:08Moi, ça me laisse bouche bée.
03:12Qu'est-ce qu'on va pouvoir faire ?
03:14Qu'est-ce qu'on fait, madame ?
03:16Qu'est-ce qu'on fait quand des gosses,
03:18même s'ils ont des revendications ?
03:22Oui, enfin attendez, moi je connais les lycées chez moi, ça va.
03:26On y met de l'argent et tout, je vous propose d'aller dans le monde entier,
03:29vous verrez dans quel état sont les lycées.
03:31Juste se calmer, en plus je le dis, parce que ce n'est même pas la ville.
03:34Les villes, vous savez, c'est les régions qui s'occupent des lycées
03:37et ils essayent d'y mettre de l'argent.
03:40Attendez, oui, il y a des problèmes.
03:42Oui, il manque des profs.
03:43Mais enfin, c'est parce que tu as des problèmes dans ton lycée
03:45que tu lui fous le feu.
03:46C'est parce qu'il y a des problèmes avec un manque de profs
03:50que tu tapes sur les profs.
03:52C'est parce qu'il y a des problèmes d'insécurité
03:54que tu menaces les flics.
03:56Enfin, attendez, qu'est-ce que c'est cette logique-là ?
03:58Cette logique-là, ce n'est pas la logique des lycéens.
04:00C'est la logique des gens, oui, qui manipulent les lycéens.
04:04Il y a des gens qui sont là, qui ne sont pas lycéens, madame.
04:07Moi, il y avait des gens à Béziers chez moi qui n'étaient pas de Béziers,
04:10pas plus lycéens que de Béziers.
04:12Vous parlez de gens infiltrés, cagoulés, masqués,
04:15qui viennent en découdre directement avec les politiques.
04:16Vous savez, ils arrivent avec leur quasi-uniforme.
04:18Vous les reconnaissez et vous avez un certain nombre de leaders politiques.
04:22Et pour citer, tout à l'heure j'écoutais, il faut dire,
04:25la France insoumise.
04:26La France insoumise.
04:28Ce n'est pas des groupuscules, il y en a sûrement,
04:30mais c'est d'abord la France insoumise.
04:31Qui quoi ?
04:32Vous dites comme le gouvernement qu'ils ont un rôle incendiaire ?
04:35Pardon ?
04:36Vous dites comme le gouvernement et les renseignements
04:38que la France insoumise a un rôle incendiaire dans ces violences ?
04:41Je crois que ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
04:43Mais ce n'est pas même moi qui le dis.
04:45Qu'est-ce qu'il dit le camarade Mélenchon ?
04:48Il parle de sauvagerie policière.
04:51C'est les policiers qui se font en cause dans cette histoire-là ?
04:54Non mais enfin, on renverse systématiquement les choses.
04:57Vous avez remarqué, quand il y a un problème
04:59entre la police et des voyous,
05:01spontanément, de ce côté-là de l'échiquier politique,
05:04c'est tout vous, tout vous, tout vous.
05:07Il y a la police qui est montrée du noir.
05:08Vous venez d'écouter Dominique de Villepin,
05:10qui est l'invité de l'émission précédente avec Marc et Marie.
05:13Il lui dit qu'il y a un réel problème du maintien de l'ordre.
05:15On n'envoie pas, dit-il, des forces de l'ordre à des enfants, des gamins.
05:19Enfin, il se fout du monde.
05:20Pourquoi ?
05:21Et vous envoyez quoi ?
05:22Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
05:24Parce que vous pensez que lundi matin,
05:27devant les établissements chez moi,
05:28il n'y aura pas des forces de l'ordre ?
05:30Mais enfin, je ne suis pas cinglé, madame.
05:32Qu'est-ce que vous voulez ?
05:33Je ne vais rien faire et pour qu'ils foutent le feu.
05:35Mais bien sûr, c'est de la démagogie de dire ça.
05:38C'est croire qu'en disant des choses comme ça,
05:40on se met les jeunes dans la poche.
05:42Mais je ne le crois pas.
05:43Moi, je ne suis pas méprisant par rapport aux jeunes gens.
05:46Et je ne fais pas ce démago de monsieur qui dit
05:50« Mais non, on ne va pas envoyer la police, mes petits chéris et tout. »
05:53Parce que ce n'est pas ce qu'ils attendent.
05:55Écoutez, moi, il y a des gens qui sont venus me voir dans ma ville.
05:58Parce que contrairement à monsieur de Villepin,
06:01moi, je les vois réellement, les gens, dans ma ville, tous les jours.
06:04Et ces jeunes gens, ils me font part d'un certain nombre de choses.
06:08Mais tous ceux que j'ai vus me disaient en même temps
06:10« Monsieur le maire, attendez, nous, on n'est pas comme cela.
06:14Nous, on ne fait pas ça.
06:15Mais vous les prenez pour qui, madame ? »
06:16Enfin, je sais bien que vous ne le faites pas, vous.
06:18Mais vous croyez que c'est tous des petites frappes,
06:20des petits voyous, des petites crapules ?
06:23Mais bien sûr que non.
06:24Et les petites frappes, les petits voyous, les petites crapules,
06:28oui, on leur envoie la police.
06:29Il faut m'expliquer comment.
06:30Le problème, c'est qu'on ne l'a pas envoyé assez vite.
06:33Que maintenant, non, pas cette fois-ci,
06:35mais généralement, on prend toujours des gants.
06:38Ce n'est pas le premier scénario de violences urbaines.
06:41La France a connu ce scénario en 2005, Robert Ménard,
06:44mais aussi après la mort de Naël en 2023,
06:47mais aussi après la finale de la Ligue des champions.
06:50Qui peut s'habituer à un tel chaos ? Qui ?
06:52Mais nous, on est en train de l'accepter.
06:55On est en train d'accepter.
06:56Mais bien sûr, on trouve tout le temps des excuses
06:58aux gens qui se comportent comme des saligots.
07:02Saligots.
07:02Il y avait « Sauvageons » de Jean-Pierre Cheveux.
07:05Vous voyez ce que je veux dire ?
07:07Il y a des gens, vous avez envie que vos enfants ressemblent à ça ?
07:10Mais j'allais vous demander, comme parents...
07:12Mais moi, je n'ai pas envie de ça.
07:14Vous imaginez que votre enfant, votre fille...
07:17Je serais inquiet à cause de ces petits saligots.
07:20Alors, j'allais dire « salopard »,
07:21je ne vais pas faire tout un éventail d'insultes,
07:25mais c'est ça.
07:26Les parents, ils ont juste envie d'être tranquilles.
07:29Vous avez vu, on a vu même des images,
07:30enfin, enfin, de parents qui allaient chercher leur gosse.
07:34Vous savez, moi, quand il y a eu l'affaire du petit Naël,
07:38du petit Naël,
07:40Naël, on va rester là, de Naël,
07:42il y avait des images chez moi
07:44avec une centaine de gens
07:46qui mettaient le feu
07:48et qui détruisaient dans leur quartier,
07:51la maison de quartier.
07:52Il faut être juste dingue, madame,
07:53parce que la maison de quartier, c'est pour eux.
07:55Ils te la brûlent, en fait, tu ne comprends même pas la logique.
07:58Moi, ce qui m'a tué, vous savez ce qui m'a tué ?
08:00C'est que j'ai vu sur toutes les images,
08:02parce que je les ai vues, les images,
08:03un seul, un seul père de famille arrivé,
08:07prendre son gosse par la peau des fesses,
08:10le foutre dans la bagnole et le ramener chez lui.
08:12Les parents, c'est aussi leur boulot.
08:14Mais alors, qui a le monopole de la violence ?
08:16Vous avez entendu cette phrase,
08:18et même si Bali Bagayoko, depuis, en tous les cas,
08:20essaie d'amoindrir son propos,
08:22sinon, malgré tout, de ne pas appeler à davantage de désordre,
08:26qui a encore le monopole de la violence ?
08:28Est-ce que, vraiment, le monopole de la violence légitime
08:30est encore entre les mains de l'État ?
08:32Manifestement, non.
08:34Mais attendez, le maire de Saint-Denis,
08:36il se rattrape, il rétropédale,
08:38mais spontanément, de quel côté il est ?
08:40De quel côté, c'est-à-dire ?
08:41Le côté des voyous, de qui il est ?
08:45Quand tu dis, la violence peut être légitime,
08:48ça veut dire quoi en français ?
08:49La violence peut être légitime, ça veut dire quoi ?
08:51Ça veut dire qu'on peut trouver des excuses
08:52à un certain nombre de formes de violences.
08:54Il estime qu'il y a une forme de violence d'État,
08:56ou une violence sociale,
08:58qui a conduit à cela.
09:00Non, mais vous...
09:01C'est une plaisanterie.
09:03Il y a quelque chose, aujourd'hui,
09:05il y a une violence de l'État français
09:06qui explique et qui justifierait
09:09qu'on fasse ça dans les lycées.
09:10Mais enfin, c'est ce foutre du monde.
09:13Mais plus que ça, je vais vous dire,
09:14vous savez ce qui m'a le plus tué ?
09:16Plus que le maire de Saint-Denis
09:18ou M. Mélenchon,
09:20on a droit à tellement d'énormité,
09:21une de plus.
09:22Le syndicat de la magistrature,
09:24ce n'est pas tout à fait rien, madame,
09:25le syndicat de la magistrature qui dit
09:27il faut cesser de réprimer la jeunesse
09:30pour la faire taire.
09:31Mais comment tu peux être magistrat et dire ça ?
09:34On réprime la jeunesse pour la faire taire ?
09:36Pas un mot pour les forces de l'ordre ?
09:38Mais ils s'en foutent des forces de l'ordre.
09:39Ils choisissent, madame, ils choisissent.
09:41Et ils choisissent toujours, toujours du même côté.
09:44Mais Robert Ménard, vous, aux responsabilités,
09:47imaginons, parce qu'on va parler quand même
09:49de la puissance ou de l'impuissance publique,
09:52que faudrait-il faire ?
09:53Est-ce que lundi, est-ce que demain
09:55et a fortiori, mardi,
09:57qui s'annonce vraiment, on le verra,
09:58mais une journée compliquée,
10:00est-ce qu'il faut de nouveau le même dispositif,
10:02de nouveau la même gestion du maintien de l'ordre,
10:06les mêmes ordres donnés ?
10:07Attendez, comment vous voulez faire autrement ?
10:09Mais il faut m'expliquer.
10:10Moi, encore une fois, j'ai appelé,
10:11c'est une préfète chez moi,
10:13et je lui ai dit, il y avait des CRS le vendredi,
10:15et je lui ai dit, j'espère bien qu'ils seront lundi et mardi,
10:18parce que je suis juste réaliste.
10:20Il y a des gens avec qui vous discutez.
10:22Moi, je vais discuter avec un certain nombre de gens.
10:24Madame, il y a des gens avec qui vous,
10:25pas plus vous que moi,
10:26on irait discuter.
10:28Vous discutez avec quelqu'un.
10:29Vous avez vu, enfin, j'ai vu des images chez vous,
10:31où tu jettes un spray au visage d'une dame.
10:33Qu'est-ce que tu fais ?
10:35Vous allez discuter.
10:36Ah, écoute, c'est pas très bien.
10:38Il faudrait pas que tu fasses ça.
10:39Mais lui, lui, il faut lui faire payer ce geste-là.
10:43Lui faire payer.
10:45C'est pas aussi simple que ça.
10:47Et quand il s'agit de mineurs ?
10:49Et alors, à 17 ans, tu peux...
10:51On voit cette image, justement,
10:52une femme brûlée, une passante,
10:54qui en plus tentait de protéger la brébus
10:56et elle est brûlée, effectivement, au premier degré.
10:58Il a 17 ans et vous lui trouvez une excuse.
11:00Je sais pas s'il a 17 ans.
11:01Il aurait 18 ans, on le frapperait,
11:05on le sanctionnerait brutalement,
11:07et à 17 ans, non.
11:08Mais enfin, personne ne veut ça.
11:10Mais alors, quelle image donne notre pays, Robert Ménard ?
11:12Est-ce qu'il y a une France majoritaire
11:13qui veut la paix, l'autorité, le calme,
11:16l'ordre public, que ses enfants puissent travailler,
11:18évoluer, s'accomplir ?
11:19Et puis, une minorité agissante, bruyante,
11:22très présente, à qui elle seule
11:24peut tout faire basculer ?
11:25Vous en doutez, mais bien sûr,
11:27l'immense majorité des gens,
11:29et même les comédies, comme dit
11:31le syndicat de la magistratus,
11:34les jeunes racisés, vous savez,
11:36pour parler, parce que les jeunes racisés,
11:37ça fait vite de dire les droits et les arabes,
11:39pour parler clairement,
11:40les jeunes racisés des banlieues,
11:41mais les jeunes racisés des banlieues,
11:43messieurs les juges,
11:44ils ont autant envie,
11:46pour l'immense majorité d'entre eux,
11:48d'être dans un bahut tranquille,
11:50où ils vont réussir leurs études,
11:52parce qu'ils ne sont pas assez cons,
11:53pour croire qu'en jetant des cocktails Molotov,
11:56tu te construis un avenir.
11:58Et leurs parents, ils sont aussi attachés
12:00que vous ou moi, madame, à ça.
12:02Simplement, jusqu'au syndicat de la magistrature,
12:04pour trouver des excuses à ces gens-là.
12:07Mais enfin, c'est le monde à l'envers.
12:08Le monde à l'envers.
12:09Ceux qui soufflent, en fonction de ce que vous avez dit,
12:12mais ce qu'a dit le gouvernement,
12:13les renseignements, soufflent sur les braises,
12:15certains élus.
12:16Alors, vous avez dit une énormité de plus.
12:18Que veut la France insoumise, selon vous, Robert Ménard ?
12:20L'élection, ou alors, comme certains disent, l'insurrection ?
12:23Non.
12:24D'abord, ils pensent que plus il y aura du bordel,
12:27plus tout un tas de gens vont voter pour eux,
12:29et quitter la gauche convenable.
12:31Donc, tous ces primo-votants, jeunes,
12:33qui, en 2027, auront l'âge de...
12:35Exactement, c'est toujours pareil.
12:36Ils font la même chose,
12:37en pensant que si tu es antisémite et anti-israélien,
12:40tu vas gagner le vote musulman,
12:42et si tu applaudis à ces petites saloperies-là,
12:46tu vas gagner le vote des jeunes.
12:47Je crois que c'est un calcul perdu d'avance,
12:48mais c'est ça.
12:49Et puis, attendez,
12:50ils se jouent à, quoi, 8 mois ?
12:53On est à 8 mois, c'est ça, à peu près.
12:55Des élections se disent...
12:57Ils préparent.
12:58C'est ce qu'ils feront
12:59si Marine Le Pen est au pouvoir.
13:00Moi, je ne suis pas un militant
13:03du Rassemblement national,
13:05mais je n'ai pas envie d'imaginer
13:07que le lendemain de la victoire de Marine Le Pen,
13:10qui serait une victoire légitime,
13:11expliquez-moi pourquoi.
13:12Enfin, attendez, on va voter,
13:13vous allez voter, je vais voter,
13:15on va voter, donc on va voter,
13:16ça ne se discute pas.
13:17C'est ça qu'ils nous préparent.
13:19Mais ils l'ont laissé entendre,
13:20se rappeler avec deux ou trois trucs,
13:22en disant...
13:22Une forme de désobéissance.
13:24Vous pensez que c'est la préparation
13:25d'un scénario de délégitimation
13:28d'une victoire potentielle de Marine Le Pen ?
13:30Mais madame, ces modèles à Jean-Luc Mélenchon,
13:32on en oublie les choses.
13:33Ces modèles à Jean-Luc Mélenchon,
13:35c'était Cuba et le Venezuela.
13:38Moi, je sais, je suis allé à Cuba,
13:40au Venezuela, c'est un dieu,
13:41c'était un dieu,
13:42M. Mélenchon.
13:44Ces modèles, c'est des régimes dictatoriaux.
13:47Écoutons, parce que lui,
13:48il en appelle aussi aux parents,
13:49et il veut que les parents aient un rôle,
13:51un rôle de casque blanc, peut-être.
13:53Écoutons-le.
13:54Moi, j'invite les adultes,
13:56les parents,
13:57à se mettre un casque blanc
13:59ou un brassard blanc
14:00et à entourer les manifestations
14:02pour que...
14:03On l'avait déjà fait
14:04dans les années après la mort
14:05de Malik Ousekine
14:06ou dans les années 90
14:08pour protéger.
14:09On a un devoir, d'abord,
14:10de protection.
14:12Il fait référence à un épisode
14:16traumatisant pour tout gouvernement,
14:17Malik Ousekine.
14:18C'est l'obsession.
14:19C'est pour ça qu'il y a des mesures
14:22en termes de sécurité
14:23qui ne sont jamais suffisantes
14:24parce que tout gouvernement se dit
14:25« Ah non, on ne va pas revivre cette histoire. »
14:27Un drame.
14:27Et là, véritablement,
14:29la situation serait hors de contrôle.
14:30Mais c'est une saloperie
14:31qu'il vient de dire là.
14:33Le casque blanc, c'est quoi ?
14:35C'est quelqu'un qui vient séparer...
14:37Attendez, pardon,
14:38moi, ça a été mon boulot
14:39dans ma vie tout le temps.
14:40Le casque blanc,
14:41c'est quelqu'un qui vient séparer
14:43deux groupes armés
14:44pour éviter qu'il se fasse la guerre
14:46et que, d'une certaine façon,
14:48vous renvoyez dos à dos.
14:49Il n'y a pas un agresseur
14:51et un agressé.
14:52Il n'y a pas un responsable
14:53de ces violences
14:54et celui qui tente,
14:56même s'il peut y avoir des problèmes
14:57et c'est compliqué,
14:58de maintenir l'ordre
14:59et la tranquillité publique.
15:01Et non, moi, je ne renvoie pas.
15:03Moi, je ne demande pas
15:04à ce que les parents soient...
15:05Moi, je ne rends pas
15:06à ce que les parents soient
15:07des casques blancs.
15:07Je demande aux parents
15:09de foutre la paire de gifles
15:11que le gosse mérite
15:12car il se comporte mal.
15:14C'est ça, le rôle des parents.
15:15Le vôtre et le mien.
15:16Vous appelez à une éducation...
15:20Une éducation de compte.
15:21Une correction.
15:21Pourquoi ?
15:21Vous n'avez jamais pris
15:22une paire de gifles ?
15:23Ça m'est arrivé,
15:24mais pas pour...
15:24Vous en êtes morte ?
15:26Il y en a marre.
15:27Dès que je dis ça...
15:27Non, non, Robert Menard,
15:28je ne sais pas conseiller.
15:29La question...
15:30Je sais.
15:30Dès que je dis ça...
15:31Pas du tout.
15:32Je dis chacun agit dans son foyer,
15:34mais véritablement,
15:35moi, je pose l'action
15:36en termes de puissance
15:38ou d'impuissance publique.
15:39Le gouvernement, Robert Menard,
15:40il a multiplié les réunions
15:41de crise des cellules
15:43interministérielles.
15:43Mardi, ce sera une nouvelle
15:44journée de protestation.
15:47Qu'est-ce qu'on va faire ?
15:48Ah mais je ne sais pas.
15:50Mais le rôle de la puissance publique,
15:51c'est de dialoguer,
15:52c'est d'ouvrir des espaces.
15:53Moi, je vais me dépatouiller.
15:54On se dépatouille
15:55comme on peut, madame.
15:56Le premier qui est en contact
15:58dans les lycées,
15:59c'est le maire.
16:00Pardon.
16:01C'est là que ça se passe.
16:02Ça ne se passe pas
16:03dans un ministère.
16:04Et je vais discuter,
16:06continuer à discuter
16:07avec les gosses,
16:08essayer de voir les parents
16:09en leur disant
16:10« Allez les chercher,
16:11ne les laissez pas là.
16:12Je vais prier le bon Dieu
16:14qui a assez de forces
16:15de sécurité pour être
16:16dans tout un tas d'endroits
16:17dans la ville. »
16:20Les médiateurs de la ville
16:21vont sur place.
16:22Là, j'ai eu tout à l'heure
16:23le patron de la police municipale.
16:25Il m'a dit à 6h15,
16:26je serai devant les lycées
16:28pour voir,
16:29pour calmer les choses
16:29et pour empêcher
16:30ceux qui veulent faire
16:31des bêtises.
16:32Plus que des bêtises.
16:34Qu'est-ce que vous voulez ?
16:34Moi, je n'ai pas
16:35de recette miracle.
16:37Vous savez, madame,
16:37c'est pour ça que c'est tellement
16:38important la présidentielle
16:39qu'on a à faire.
16:40Parce que je pense
16:41que c'est le produit
16:42d'un truc qu'on a laissé filer.
16:44Vous savez,
16:44et filocher.
16:45Vous savez,
16:45quand un pull,
16:46tu laisses un truc,
16:48il se défait petit à petit.
16:49C'est ce qu'on fait.
16:50C'est une forme de délitement ?
16:51Oui, il y a un problème
16:53d'autorité, madame.
16:55D'autorité.
16:56Oui, mais alors aussi
16:57d'une école
16:57qui ne répond pas
16:58à ses besoins,
16:59d'une école déculturée,
17:00de manque de moyens aussi,
17:01finalement.
17:02Mais attendez,
17:03il y a un problème.
17:04Attendez,
17:04je n'ai pas dit
17:04qu'il n'y avait pas
17:05un problème de moyens.
17:06Il y a un problème de moyens.
17:07Mais il y a d'abord
17:08un problème d'autorité.
17:10Vous aurez beau,
17:11je vous le dis tout de suite,
17:12vous aurez beau diviser
17:13les effectifs par deux,
17:16ça ne règlera pas le problème.
17:17Mais moi, je le vois chez moi.
17:19Le problème,
17:19c'est d'abord l'autorité.
17:22Respecter les gens.
17:23Moi, je suis sidéré.
17:23Donc l'autorité du professeur ?
17:25L'autorité du professeur.
17:27L'autorité de l'élu.
17:28Il ne faut pas se laisser faire.
17:30Moi, je ne trouve jamais une excuse.
17:31Je me retiens de temps en temps.
17:34L'autorité des parents.
17:36L'autorité de tout le monde.
17:37On a un problème d'autorité
17:39dans ce pays.
17:39On a un problème
17:40de rappel à l'ordre.
17:41On a un problème
17:42où on dit aux gosses,
17:43il y a des choses
17:44qui ne se font pas.
17:44Vous pensez que l'autorité,
17:45c'est une des réponses
17:46à cette jeunesse ?
17:46Absolument.
17:48C'est pour ça que tout à l'heure,
17:49je vous ai dit
17:49que je me dépatuyais
17:50parce que le problème d'autorité,
17:51ça ne va pas se faire
17:52dans les 15 jours.
17:53On ne va pas le régler, ça.
17:54Prendre des années.
17:55Mais il faut donner des signaux,
17:56des signaux forts.
17:57Et en attendant,
17:58il faut gérer comme on peut
18:00mais surtout,
18:01entre les casseurs
18:02et les flics.
18:03Moi, je choisis les flics.
18:04Je vous le dis.
18:05Un signal
18:05parce que les dégâts
18:06sont considérables
18:07et à vous entendre,
18:09j'ai bien compris
18:09qu'il faut faire payer
18:11sans doute les parents,
18:12demander aux parents
18:12d'être financièrement responsables.
18:14Il en est où d'ailleurs
18:15le principe du casseur-payeur ?
18:17Vous vous souvenez
18:17de la phrase de Gabriel Attal ?
18:18Tu casses, tu répares,
18:20tu salues, tu nettoies,
18:21tu défies l'autorité,
18:21on t'apprend à la respecter.
18:23On est un peu loin.
18:24C'est formidable comme programme
18:25et il faut le mettre en œuvre.
18:27Mais si vous saviez
18:28le mal qu'on a
18:30à virer par exemple
18:32des familles
18:32de trafiquants de drogue,
18:34de logements sociaux
18:35alors que normalement
18:36on peut le faire,
18:37ça nous prend des années, madame.
18:39Des années tellement c'est compliqué.
18:41Bien sûr, tout à l'heure
18:42j'entendais M. de Villepin
18:44qui n'osait pas répondre
18:44à une question très précise.
18:46Oui, il faut enlever
18:47les allocations familiales
18:48à un certain nombre de gens
18:50qui ne...
18:51Ce n'est pas seulement...
18:52Donc là, dans ce cas aussi,
18:53si vous identifiez le casseur,
18:56si vous identifiez l'agresseur...
18:57Comment tu expliques aux gens ?
18:59Tu leur fais une leçon de morale ?
19:01Vous croyez que ça sert
19:02à quelque chose
19:02d'aller leur dire...
19:03Ah, tu sais,
19:04ce n'est pas bien
19:05que vos enfants fassent ça.
19:06Vous devriez vous en occuper
19:08un peu mieux.
19:08Mais il y a des gens
19:09qui s'en foutent.
19:10Alors il y a des gens
19:10qui ont des excuses.
19:11C'est pour ça qu'il ne faut pas
19:12dire tout le monde.
19:13Mais dans un certain nombre de cas
19:15et on le sait,
19:16on les connaît.
19:17Enfin, attendez,
19:18moi je préside à nos fils
19:19des HLM,
19:20il y a 7000 familles,
19:21il y a des gens
19:22qui les connaissent et tout.
19:23On sait les familles
19:24de je m'en foutiste
19:26où ils n'en ont rien à faire
19:27de ce que font leurs gosses.
19:28Tu les sanctionnes.
19:29Et la seule sanction
19:31entendable,
19:31c'est les allocs.
19:32Je vous ai montré tout à l'heure
19:34et on a montré
19:35dans nos téléspectateurs,
19:36sans doute ont déjà vu
19:37cette image de ce policier,
19:39ce commandant de police.
19:39D'ailleurs,
19:40à Belfort,
19:40qui a été roué de coups
19:42et les coups étaient portés
19:43à la tête,
19:44l'un des individus
19:45qui a été interpellé,
19:46mineur de 17 ans,
19:48russophone,
19:49de nationalité,
19:51bulgare,
19:51qui est en France
19:52depuis quelques années,
19:54lui et son avocat
19:55affirment qu'il y a eu
19:56une tentative de meurtre
19:57à son endroit.
19:58Avant cette vidéo,
19:59je voudrais qu'on écoute
20:00à la fois le procureur
20:01de Belfort
20:02et puis l'avocat
20:04de ce jeune homme
20:05qui est maître
20:06Arie Alimi.
20:08Les images
20:09largement commentées,
20:11largement diffusées,
20:11dont nous disposons
20:12évidemment en quantité importante
20:13et qui ont fait l'objet
20:14d'une exploitation
20:15très minutieuse,
20:16lui ont été soumises
20:17dans leur intégralité.
20:19Voyant ces images,
20:21il a reconnu
20:22que le commandant
20:23était bien en train
20:23de procéder
20:24à son interpellation
20:25au moment où
20:25il était arrivé
20:26dans son dos
20:28et lorsqu'il lui était
20:29posé la question
20:29de savoir s'il pensait
20:31que ce policier
20:31avait tenté de le noyer,
20:33il a répondu
20:34par la négative.
20:35Je vous confirme
20:36de manière absolue
20:37puisque j'ai eu accès
20:38aux éléments du dossier,
20:39moi également,
20:40que M. le procureur
20:42de la République
20:42a menti aux journalistes.
20:43Alors je répète
20:44que mon client
20:45est russophone,
20:46qu'il s'exprime mal
20:47et comprend mal
20:48le français,
20:50que pendant sa garde à vue,
20:51il n'a pas été assisté
20:54par un interprète,
20:55que tout a été mis en œuvre
20:57par M. le procureur
20:57de la République de Belfort
20:59pour organiser
21:00une procédure
21:01visant à éteindre
21:02le scandale
21:03de cette tentative
21:04de meurtre.
21:06Voilà aussi
21:06ce à quoi
21:08la justice
21:09va avoir à faire
21:10et à démêler aussi.
21:12Ah oui, d'accord,
21:12je ne connais pas le dossier.
21:14Non, non, je ne connais pas le dossier,
21:15mais entre ceux qui hurlent
21:16aux violences policières
21:17et ceux qui hurlent
21:19à la sauvagerie
21:19contre les policiers,
21:21voilà ce qu'on a ici.
21:22Il y a combien de policiers,
21:24d'enseignants
21:25qui ont été blessés,
21:27pris à partie,
21:28malmenés,
21:28des centaines,
21:30des centaines.
21:30Alors sur ce cas-là,
21:32j'en sais rien.
21:32Écoutez,
21:33je dois être un peu simpliste,
21:35sûrement,
21:35je pense que je suis un peu
21:36trop simpliste.
21:37Honnêtement,
21:38entre le proc
21:39et l'avocat,
21:41pour l'instant,
21:42je vais entendre le proc.
21:45Je le disais tout à l'heure,
21:46les revendications
21:47sont légitimes,
21:48Robert Ménard,
21:49pour de nombreux lycéens,
21:50mais parmi ces revendications,
21:52il y a des choses
21:52éloignées des lycées.
21:53Il y a eu,
21:54on l'a vu,
21:54plusieurs drapeaux
21:55aux Palestiniens,
21:56bien sûr,
21:56on peut apporter,
21:57et c'est tout à fait normal,
21:58son soutien aux Palestiniens,
22:00mais devant le lycée
22:01de Carpentras,
22:02à Carpentras,
22:03il s'est passé autre chose.
22:04Ce sont des propos
22:04très graves
22:05qui ont été tenus.
22:06Ça n'a pas été
22:07suffisamment souligné.
22:08La ville de Carpentras
22:09a saisi d'ailleurs
22:09la justice,
22:10on va le voir.
22:11Les propos rapportés
22:12sont les suivants.
22:14On a brûlé Israël,
22:15c'est qui les Juifs,
22:16on les piétine.
22:17Un appel explicite
22:18à s'en prendre aux Juifs,
22:20vous voyez,
22:20et ça c'est vraiment
22:21le site de la mairie
22:23de Carpentras.
22:27Petit salopard.
22:29Petit salopard ?
22:30De dire des choses comme ça.
22:32Qu'est-ce que vous voulez dire ?
22:33Vous savez,
22:35malheureusement,
22:36malheureusement,
22:37dès que les gens,
22:38il y a plein dans ces mouvances-là,
22:40plein de gens
22:41qui sont complotifs,
22:42il y a toujours quelqu'un
22:43derrière,
22:44qui se réunit
22:45en secret et tout.
22:46Gérald,
22:47ça c'est la première marche
22:48et la deuxième marche,
22:49qui sont derrière tout ça ?
22:50Les Juifs.
22:51Voilà.
22:51Ce sera éternellement ça.
22:54C'est pour ça
22:54qu'il faut être derrière
22:55la communauté juive.
22:56Il faut le dénoncer,
22:57voilà,
22:57et la mairie de Carpentras
22:59porte plainte.
23:00Et le même,

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