- il y a 2 semaines
Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, répond aux questions de Laurence Ferrari.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:06Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Robert Ménard.
00:10Bonjour à vous.
00:10Bonjour.
00:11Merci.
00:12Le syndicat de police Alliance annonce déposer plainte, Robert Ménard,
00:16contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui.
00:19Il dénonce des injonctions contradictoires faites aux policiers
00:21qui selon lui sont esselés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte.
00:28Ils disent entre les déclarations de Laurent Nunez à l'Assemblée Nationale
00:31et la réalité des consignes qui sont susurrées à l'oreille des compagnies de CRS,
00:35il y a un fossé qui est absolument incroyable.
00:37Vous comprenez cette démarche du syndicat de police ?
00:39Ce n'est pas que je comprends, c'est que je t'approuve.
00:41Je pense qu'on n'imagine pas les situations dans lesquelles ils sont.
00:46Vous vous rendez compte, le type ?
00:48Qu'est-ce qu'il avait dit ? Il fallait faire preuve d'empathie, le chef de l'État.
00:52D'empathie quand...
00:53Attendez, je ne mets pas tous les lycéens,
00:56mais les 2-3% de petits salopards
00:59qui leur jettent à la figure un certain nombre de choses,
01:02tu vas montrer de la sympathie.
01:04Vous, on vous fout une paire de gifles
01:05et vous dites, continuez tout ça.
01:08Mais ce n'est pas possible.
01:09En plus, c'est dégueulasse, parce qu'on est content de les avoir.
01:12Moi, je suis maire.
01:13Heureusement, quand les compagnies de CRS arrivent chez moi,
01:16je me dis un truc tout bête, ça vous allez comprendre.
01:18Il va y avoir moins de casse, c'est-à-dire moins d'abribus.
01:20Il va falloir les payer, les abribus.
01:22Il va falloir payer les bancs, il va falloir payer les tags qui sont faits.
01:26Il faut les effacer.
01:27Les types, ils sont là, t'es content d'eux.
01:29Et dès qu'il y a un problème, c'est eux les boucs émissaires.
01:32Mais c'est absolument incroyable.
01:349700 blessés dans leur rang.
01:36Il y a aussi 149 enseignants et proviseurs qui ont été agressés.
01:40248 élèves.
01:41On est dans le grand n'importe quoi aujourd'hui, Robert Ménard.
01:43On est dans une violence, moi, qui me terrifie.
01:46Vous savez, les gens, ils vous disent,
01:48regarde, ce n'est pas compréhensible.
01:50Ils ont des casiers chez des fiers vierges.
01:53Et alors, c'est encore plus inquiétant.
01:56Le type, il n'a rien fait.
01:57D'un coup, il manie un cocktail monotov.
01:59Chez moi, il y a un gamin, 13 ans et demi.
02:02Enfin, vous avez eu des enfants.
02:03Vous savez ce que c'est, 13 ans et demi.
02:06T'es un bébé à 13 ans et demi.
02:08Il fait un cocktail monotov.
02:10Il le jette sur une voiture de police secours.
02:12Qu'est-ce que vous lui dites ?
02:13Vous allez discuter avec lui, faire preuve d'empathie.
02:16Il lui dit, ah, ce n'est pas bien.
02:17Mais écoute, ce gamin, il est en prison, en l'occurrence,
02:19parce qu'il n'a plus de 13 ans.
02:21Mais c'est sa place.
02:22En prison ?
02:23Attendez, vous le mettez où, vous ?
02:24On questionne souvent la réponse pénale.
02:27Là, elle est à la hauteur.
02:28Est-ce que je peux vous dire la vérité à vous ?
02:30Je peux vous dire ?
02:30Allez-y.
02:30En plus, ses parents sont demandeurs d'un logement social.
02:33Je vous le dis deux fois, moi.
02:34Ils peuvent s'accrocher avant que je leur donnerais un logement social.
02:37Non, mais tu rigoles, quoi.
02:39Tu vas les récompenser.
02:40Vous, en plus.
02:42Ton fils est très, très bien.
02:43Il jette des cocktails monotov.
02:44Et en plus, mais pourquoi on ne t'abriterait pas dans un logement social ?
02:47Ils sont des merdes.
02:48Concernant les policiers, encore une question.
02:50Il y a des slogans anti-police insupportables
02:51qui sont scandés désormais dans toutes les manifestations.
02:53Pourquoi la police est érigée par certains éléments
02:56et par certains partis politiques en ennemis de la jeunesse ?
02:59Parce que c'est le fonds de commerce de la France Insoumise.
03:01Pour citer les gens, la police tue, enfin, vous savez,
03:05les bavures, pas les bavures, la violence policière.
03:07Comme si...
03:08Attendez, il y a des problèmes.
03:09Il y a eu des problèmes.
03:09C'est le vocable de Jean-Luc Mélenchon.
03:11De Jean-Luc Mélenchon.
03:11Attendez, qu'il y ait des policiers qui se comportent mal ?
03:14La police des polices, la GIGN.
03:16Attendez, ils font leur boulot.
03:18S'il y a des gens qui sont surveillés...
03:19Il y a 36 ans qu'à toi de parler de l'IPIJ.
03:21Qui sont surveillés, ils sont surveillés dès qu'il y a un problème.
03:24Dès qu'il y a un problème.
03:25Mais c'est un fonds de commerce.
03:27Il a deux fonds de commerce, la France Insoumise.
03:31Deux fonds de commerce.
03:32Premier, l'immigration.
03:33Il se dit que plus il sera anti-israélien,
03:36un peu anti-sioniste,
03:38et pour ce genre de choses,
03:40il se ramène à lui cet électorat.
03:42Belle saloperie de penser dans ta tête
03:44que tous les gens, tous nos collègues,
03:48tous les autres habitants qui sont musulmans
03:53seraient tous antisémites.
03:55Mais enfin, tu vois, c'est ça.
03:56Deuxième saloperie de la part de Jean-Luc Mélenchon.
03:59La jeunesse, il se dit, là je peux aller plus...
04:01En plus comme il ne vote pas beaucoup,
04:02si je vais dans leur sens, si je dis n'importe quoi...
04:05Si il leur donne le droit de vote à 16 ans comme il l'a fait...
04:07Vous avez vu, le droit de vote à 16 ans...
04:08Ça changera quelque chose ou pas, Robert Ménard,
04:10le droit de vote à 16 ans ?
04:11Attendez, vous croyez ça sérieux
04:13de vous donner le droit de vote à 16 ans ?
04:16Certains disent qu'on a le droit d'aller en prison à 16 ans,
04:18pourquoi est-ce qu'on n'aurait pas le droit de voter ?
04:19Quoi ?
04:19Oui, mais moi je crois que non.
04:21L'avenir, ça demande un peu de temps,
04:23l'avenir de ce pays de réflexion.
04:24Et je pense que 18 ans, c'est déjà bien.
04:26Alors moi, quand j'étais petit, c'était 21 ans.
04:28C'était 21 ans, voilà.
04:29Et on disait, ah là là, 18 ans, c'était la catastrophe.
04:31Et on n'est pas revenu dessus.
04:32Ce que je sais de vous dire, c'est que
04:35la France Assoumise et Jean-Luc Mélenchon,
04:37ils prennent tous les gens dans le sens du poil
04:39en se disant, je gagne, il me faut quoi ?
04:42Quelques centaines, il est en tête.
04:44À quelques centaines de milliers de voix près,
04:46je n'ai pas été au deuxième tour la dernière fois,
04:48je vais les gagner, je vais les gagner
04:50sur l'immigration et les quartiers,
04:51je vais les gagner sur la jeunesse.
04:53C'est juste, juste ça.
04:55Rien, je pense que sur le fond, il s'en fout.
04:56Robert Ménard, on est dans notre grande interview
04:59sur CNews et Europe 1.
05:00Quel avenir pour ce mouvement lycéen ?
05:02On sait qu'il y a une manifestation annoncée samedi,
05:04on ne sait pas trop ce qu'elle va recouvrir.
05:06Il y a désormais des revendications chiffrées.
05:08Il y a eu un chiffre, 10 milliards d'euros,
05:10qui est désormais réclamé au gouvernement
05:13qui n'arrête absolument pas à boucler le budget 2027.
05:16Est-ce que ce sont des revendications
05:18audibles et crédibles ?
05:19Vous les sortez tous, les 10 milliards ?
05:20C'est comme ça.
05:21Pour rénover le bâti scolaire,
05:23recruter davantage d'enseignants.
05:24C'est des organisations lycéennes ?
05:26Oui.
05:2610 milliards pour lutter contre les violences
05:29aux femmes et aux enfants.
05:31Ils ont dû se dire, allez, 10 milliards.
05:33On va les sortir d'où, les 10 milliards ?
05:35D'où ?
05:36Les bâtiments...
05:37Écoutez, regardez, ma grandeur d'esprit,
05:39j'ai une région socialiste
05:41et je ne dis même pas du mal
05:42de l'entretien des lycées,
05:43mais je sais ce que ça coûte.
05:45Il n'y a pas plus d'argent.
05:46Le maximum d'argent est fait.
05:49Les régions font ce qu'elles peuvent avec l'argent.
05:53Elles se dépatouillent avec l'argent.
05:54Donc, comme j'essaye de ne pas faire de démagogie,
05:56je ne dis pas, ouais,
05:57il devrait remettre encore plus d'argent.
05:59Je sais, moi, pour les écoles,
06:01les difficultés qu'on a à trouver l'argent.
06:02Donc, je veux dire, il y a ça.
06:04Qu'est-ce qu'ils vous disent en plus ?
06:05Les 3 000...
06:06Alors, les enseignants, on les a trouvés.
06:07Vous avez vu, on a trouvé 3 000.
06:08Ils étaient sans affectation.
06:09Là, on les a affectés assez rapidement.
06:11Sans rigoler, on ne va pas y revenir dessus.
06:13Mais quand même, c'est miraculeux,
06:14l'intelligence artificielle.
06:16D'un coup, grâce à l'intelligence artificielle,
06:18on découvre qu'on a 3 000 personnes
06:20qui sont devant...
06:213 000 poivre qui sont devant 4 000.
06:22Les miracles de la bureaucratie française.
06:24Attendez, vous vous rendez compte ?
06:25Moi, c'est à la mairie.
06:25Je disais, même il y en a 50.
06:27Je ne sais pas où ils sont.
06:28Mais du jour au lendemain, je vais les trouver.
06:30Non, ce n'est pas sérieux.
06:33Sur les effectifs dans les classes
06:34et les emplois du temps.
06:36Mais c'est le produit des mesures.
06:37Pourquoi il y a tant de problèmes d'emploi du temps ?
06:39C'est-à-dire qu'ils commencent à 8 heures,
06:41ils finissent à 18 heures.
06:42C'est qu'avant...
06:43Alors, je ne dis pas que c'était mieux.
06:44Je fais attention à ce que je dis.
06:45Ce n'était pas mieux.
06:46Mais là, maintenant, tu as tellement...
06:47Moi, je discute avec le proviseur.
06:48Les proviseurs, je discute avec eux.
06:50Ils me disent, il y a tellement d'options
06:51que maintenant, vous savez,
06:52c'est à la carte, le bac.
06:53Vous n'avez pas remarqué.
06:54Moi, je ne comprends même pas
06:55les intitulés du bac de temps en temps.
06:57Tellement, c'est compliqué.
06:58Ah, parce que vous...
06:59Non, non, j'en ai pas d'âge qui passe.
07:01J'en ai pas qui passe le bac cette année.
07:02Non, moi, non, c'est passé.
07:02Mais je les vois avec les gosses des copains
07:05et tout ça.
07:05Je ne comprends pas ce qu'il veut dire.
07:07Alors, il y a tellement d'options
07:08que maintenant, ils jonglent
07:10avec un certain nombre de choses.
07:11Et puis, le dernier truc de faux cul,
07:14Parcoursup.
07:15Le chef de l'État qui a mis en place
07:17Parcoursup, on s'en rappelle,
07:18dit désormais que ce n'est pas un totem
07:20et qu'une réflexion devrait être portée.
07:22Non, mais attendez.
07:22Il devrait peut-être faire une réflexion
07:27qu'il y ait des choses à changer.
07:29Sûrement, je n'y connais pas assez pour le dire.
07:30Mais enfin, attendez, ce n'est pas le problème.
07:32C'est le bouc émissaire, Parcoursup.
07:34Comment, attendez, comment aujourd'hui,
07:37vous pouvez offrir à autant de gens
07:40qui réussissent le bac chaque année
07:42des débouchés ?
07:44Je le disais, je ne sais plus à qui.
07:47Vous avez fait Sciences Po, non, vous ?
07:49Non.
07:49Là, je croyais que vous aviez fait Sciences Po.
07:50Alors, je retire cette parole.
07:52Sciences Po, il y a 20 000 demandes chaque année
07:54à Paris.
07:55À Paris.
07:55Vous allez dire oui à tout le monde ?
07:58Enfin, qui peut dire ?
07:58On supprime, toujours,
08:00on supprime Sciences Po.
08:02Ça veut dire, on supprime la sélection ?
08:03Mais non, le problème,
08:05c'est qu'on fait croire à nos gosses
08:07que d'avoir le bac,
08:08ça va leur ouvrir un certain nombre de choses.
08:10Et ce n'est pas vrai.
08:12Oui, aujourd'hui, la sélection,
08:13elle n'est plus au bac,
08:14elle est en licence.
08:15Mais on se moque des gens.
08:17Ce qu'il faut dire aux gens,
08:18c'est que non,
08:19il ne peut pas y avoir 80% d'une classe d'âge
08:21qui a le bac.
08:22C'est comme ça.
08:24On n'est pas 10 fois meilleurs
08:25qu'on l'était il y a 20 ans ou 30 ans.
08:28Mais ça, dire ça,
08:29c'est quand même plus difficile
08:30que de dire,
08:31il y a cette saloperie de Parcoursup,
08:33on va le changer.
08:34On va l'enlever,
08:35vous allez voir, vous allez...
08:35Il y en a qui veulent le supprimer,
08:36deux qui veulent le modifier,
08:38l'améliorer.
08:39Tout le monde va faire ce qu'il veut.
08:40Mais vous connaissez une société
08:41où tout le monde fait ce qu'il veut.
08:43Mais moi, je vais être milliardaire.
08:44Tiens, je vais être milliardaire.
08:45Je me suis réveillé ce matin.
08:47Pourquoi je serais pas...
08:48C'est Finkelkraut qui dit
08:49c'est un droit de l'homme.
08:50Le bac, il a raison.
08:51C'est une connerie de dire comme ça.
08:53Non, aujourd'hui,
08:54t'as des gens,
08:54t'as pas 80% d'une classe d'âge
08:57qui peut avoir le bac
08:58et non, tous nos enfants
08:59sont pas des surdoués, madame.
09:00C'est pas vrai.
09:01Et comment ça va se terminer
09:01alors ce mouvement lycéen ?
09:02Est-ce qu'il y a des revendications
09:03qui sont évidemment légitimes ?
09:05Bien sûr.
09:05Il n'y a pas d'argent en face ?
09:07Il y a de la manipulation politique ?
09:08Vous l'avez très clairement énoncé Robert Ménat.
09:10Ça va se terminer comment ?
09:11Ça va se terminer
09:12si on a enfin le courage.
09:14Par exemple,
09:15on va dire
09:15on va augmenter
09:16on va augmenter
09:17les salaires des profs.
09:19Mais moi, je trouve ça merveilleux.
09:20Mais tout le temps,
09:21avec quel argent ?
09:22Quand moi je suis maire,
09:23si ça, ça vaut 10 euros,
09:26je dépense les 10 euros,
09:28j'ai deux solutions.
09:29Où j'augmente les impôts ?
09:30Personne ne veut les augmenter.
09:31À juste titre,
09:32je le comprends encore
09:32qu'on verra
09:33ce qui se passera réellement.
09:35Et sinon, je me dis
09:36où je fais les 10 euros d'économie ?
09:38Aujourd'hui, vous avez vu,
09:39c'est le concours,
09:40l'épine de la dépense.
09:41Tout le temps,
09:42il faut mettre...
09:42Alors, allez, c'est quoi ?
09:43Vous m'avez dit 10 milliards.
09:4410 milliards.
09:45Et tu dépenses où les 10 milliards ?
09:46Tu les enlèves où ?
09:48Tu les enlèves où ?
09:49Ou tu t'endettes
09:50et les mêmes qui te disent ça,
09:51tu dis,
09:51ah, il ne faut pas s'endetter.
09:53Madame, c'est prendre les gens
09:54pour des crétins.
09:56Vous savez,
09:56la comptabilité publique,
09:57c'est pas très...
09:58Moi, j'ai cru,
09:58j'étais journaliste comme vous,
09:59j'arrive,
10:00je croyais que j'avais...
10:01En 6 mois, j'ai compris.
10:02En 6 mois, j'ai compris.
10:03Si tu dépenses
10:05ou tu endettes
10:06ou tu t'endettes
10:07et tout augmente les impôts.
10:08Sinon, tu fais des économies.
10:09Voilà.
10:10Et en France,
10:11c'est exactement pareil.
10:12Un dernier mot
10:13concernant la jeunesse.
10:14On a eu ce cas
10:15de ce collégien de 14 ans
10:16à Aubagne
10:17qui a été mis en examen
10:18et croué
10:18après avoir ouvert le feu
10:19dans son collège
10:20contre le principal
10:21et l'une enseignante.
10:22Il a reconnu
10:23avoir suivi
10:23des publications
10:24d'une communauté
10:26virtuelle
10:26fan des tueries de masse.
10:28C'est un signal inquiétant
10:30que désormais,
10:30les armes à feu
10:31soient utilisées
10:32dans nos enseignes scolaires.
10:33Robert Ménard.
10:34Oui, et puis,
10:35moi, je ne connaissais pas
10:36ces groupes-là
10:39qui font l'apologie
10:40des tueries de masse.
10:41Vous vous rendez compte ?
10:42Il faut évidemment
10:43les interdire.
10:44Oui, mais enfin,
10:45ce qui m'inquiète le plus,
10:47je ne crois pas être
10:48moins informé
10:49que quelqu'un d'autre.
10:50Enfin, je ne sais pas,
10:50est-ce que dans votre rédaction,
10:52les gens,
10:52ils savaient que ça existait ?
10:53Moi, je n'imaginais même pas
10:55qu'il y avait des gens
10:56qui étaient fascinés par ça.
10:58Vous imaginez, vous,
10:59que ça arrive ?
11:00Moi, je ne savais pas.
11:01Quel âge il a ?
11:02Alors, on me dit...
11:0214.
11:03Oui, 14.
11:04Oui, je crois
11:05qu'il y a un certain nombre.
11:06Alors, c'est vrai,
11:06là aussi,
11:07les gens,
11:08il y a des sites
11:09qu'il faut ou interdire
11:11ou il faut que les parents
11:12jouent un contrôle.
11:14Je veux dire,
11:14les parents,
11:15les premiers responsables,
11:17c'est les parents.
11:18L'école, il y en a marre.
11:19Vous savez,
11:19je marie des gens régulièrement
11:21et à mon avis,
11:22moi, je fais des...
11:22D'autres pas.
11:23Oui, il y en a d'autres
11:24que je ne marie pas.
11:24Je suis d'accord,
11:25mais normalement,
11:25je marie quand même
11:26beaucoup de gens
11:26et je leur dis aux parents
11:28parce que vous lisez
11:29les articles du Code civil et tout
11:30et je leur dis
11:31mais l'éducation de vos enfants,
11:34c'est vous,
11:35ce n'est pas l'école.
11:37L'école,
11:37elle instruit nos gosses.
11:38Enfin, on espère
11:39qu'elle instruit nos enfants.
11:41Et ça,
11:41c'est une part de responsabilité.
11:42Mais il faut dire aux gens,
11:43il faut dire aux gens,
11:44il faut faire des efforts
11:46pour réussir des études.
11:47Il faut travailler.
11:49Il faut dire non.
11:51Dire non.
11:51Mais dire non
11:52à ses propres gosses.
11:53On n'est même pas capable
11:54de dire non
11:54à qui que ce soit.
11:55On va parler de pouvoir d'achat
11:56parce que c'est
11:57la préoccupation principale
11:58des Français.
11:59Est-ce qu'avec une inflation
12:01qui nous cède d'augmenter,
12:02Michel-Édouard Leclerc
12:03qui était à votre place hier matin,
12:04nous l'annonce à 4%
12:05pour la fin de l'année,
12:06on peut envisager sereinement
12:08de se dire
12:08voilà,
12:09voilà l'échéance électorale à venir,
12:11je vais voter en toute liberté.
12:13Est-ce que ça,
12:14c'est pas au fond
12:14ce qui obscurce
12:16complètement l'avenir des Français ?
12:18Les questions de pouvoir d'achat,
12:19les questions de budget,
12:20les questions de dette ?
12:22Je pense que c'est
12:23des choses différentes.
12:24Je pense que les gens
12:25ont enfin compris,
12:27moi-même,
12:28je suis comme tout le monde,
12:29à quel point la dette,
12:30vous savez qu'il peut paraître loin.
12:32Si on te dit
12:323 500 milliards,
12:34honnêtement,
12:34que ça vous dit quelque chose
12:35à vous,
12:353 500 milliards,
12:36rien,
12:36tu ramènes à ta vie,
12:37tu vois pas ce que c'est.
12:39Ce qu'on mesure aujourd'hui,
12:40ça c'est ce qui change tout,
12:41c'est que les 3 500 milliards
12:42en question
12:43et la dette,
12:44je sais pas,
12:45le remboursement d'emprunts,
12:47c'est plus
12:47le remboursement des intérêts.
12:48Des intérêts.
12:49Pas de la dette.
12:50Les intérêts,
12:51ça va être plus
12:52que le budget
12:53de l'éducation nationale.
12:54Tu commences à te dire
12:55que ça,
12:57ce débat un peu loin,
12:58il est sur toi.
13:00Il revient sur toi.
13:02Et oui,
13:02les gens,
13:03mais madame,
13:04moi je les vois tous les jours,
13:05les gens chez moi.
13:06Vous savez,
13:07je pense que
13:08nous tous,
13:09je vous mets dans le même temps
13:10que moi et tout ça,
13:11je pense qu'on mesure pas
13:13les problèmes des gens.
13:14Les problèmes des gens,
13:16j'essaye,
13:17souvent,
13:17je me repose
13:19les pieds sur terre,
13:20je me fais attention,
13:21il y a le débat,
13:21tu discutes avec des gens
13:22comme on le fait et tout,
13:24mais les gens,
13:24ils ont même pas le temps
13:25de discuter de ça.
13:27Les discuter de ça,
13:28c'est,
13:28moi,
13:28le plein d'essence,
13:30pardon,
13:30je le dis chaque fois,
13:31mais moi,
13:32il augmente un peu,
13:32honnêtement,
13:33ça va pas changer ma vie.
13:35Je suppose que ça change pas
13:36votre vie.
13:37Il y a des gens
13:37que ça empêche
13:37d'aller travailler.
13:38Et puis,
13:38il y a des gens
13:39où c'est vraiment
13:4020 euros près,
13:4220 euros près de difficultés.
13:43Et je pense que
13:44le problème,
13:45c'est qu'il faut être attentif
13:47à ces gens-là,
13:48madame.
13:49Attentif,
13:49mais pas leur faire croire
13:51qu'au mois de mai,
13:53si c'est moi,
13:53toi,
13:54chacun...
13:55Vous pensez à qui,
13:55Robert Ménard ?
13:56Mais à tout le monde.
13:57À Marine Le Pen,
13:58à Jean-Luc Mélenchon ?
13:59Mais bien sûr,
13:59quand je lis
14:00le programme
14:02de Marine Le Pen,
14:04enfin,
14:04attendez...
14:04140 milliards d'économies
14:05sur 5 ans,
14:06dit-elle.
14:07Règle d'or budgétaire.
14:09Attends,
14:09mais c'est une bonne idée.
14:14Chaque économie prévue,
14:16chaque économie prévue,
14:17elle est surévaluée.
14:20Surévaluée.
14:20Vous savez ce qui se passera ?
14:21Mais pareil,
14:22une partie de la droite,
14:22elle fait pareil.
14:23Quand à la gauche,
14:24je t'en parle même pas.
14:25Qu'est-ce qui va se passer ?
14:26C'est qu'ils le savent.
14:27Ils savent.
14:28Moi, j'en connais Marine Le Pen
14:29depuis les années...
14:29Elle est notre invitée ce soir.
14:31Voilà.
14:31Objectif.
14:32Elle est intelligente.
14:34Elle a les pieds sur terre.
14:35Mais je pense qu'elle dit
14:37sur le terrain économique
14:38des choses qui sont pas...
14:39Donc elle ment,
14:39vous pensez ?
14:40Attendez.
14:40Quand vous dites,
14:41madame,
14:42que la retraite,
14:43vous allez la ramener
14:44à 60 ou 62 ans,
14:45vous vous foutez du monde.
14:48parce que ça représente quoi ?
14:50Et qu'elle dit,
14:51oui,
14:51mais si on fait ça,
14:52ça va nous coûter
14:53que je sais pas combien,
14:54quelques petits milliards.
14:55Ça va coûter une blinde.
14:57C'est impossible à faire
14:59sans mettre nos comptes
15:00dans le rouge.
15:01Mais c'est tellement plus facile
15:03de dire aux gens,
15:04ben en cas,
15:04tu vas partir plus tôt.
15:06Mais madame,
15:06enfin,
15:06moi,
15:07je suis pas un spécialiste
15:08de l'économie.
15:09Vous plus que moi.
15:10Enfin,
15:10en Europe,
15:11citez-moi,
15:12un pays,
15:13un pays...
15:14Ils sont plus à 67 ans,
15:16effectivement.
15:16Et ils en rajoutent.
15:17Que à 60.
15:18Et nous,
15:19on dit le contraire.
15:19Et elle,
15:20elle dit,
15:20c'est un mensonge éhonté.
15:23Et moi,
15:23ce que je lui reproche,
15:24moi,
15:25je la trouve courageuse.
15:26Elle a toujours,
15:26sur les questions
15:27d'économie,
15:28d'immigration,
15:28elle a dit des choses
15:29avant tout le monde.
15:30Quand chaque fois,
15:30tu te faisais traiter,
15:31encore aujourd'hui d'ailleurs,
15:32de fachos,
15:33quand tu disais
15:34que peut-être
15:34une immigration,
15:35je sais pas,
15:35entre 400 et 500 000 personnes
15:37chaque année,
15:37c'est trop.
15:38Elle a raison de dire ça.
15:39Mais elle peut pas faire
15:40des promesses.
15:41C'est ce que je vous disais
15:41tout à l'heure.
15:42Tu peux pas faire
15:43des promesses aux gens.
15:44Aujourd'hui,
15:45tu peux pas dire...
15:45C'est électoraliste ?
15:46Mais bien sûr,
15:47c'est électoraliste.
15:48Madame,
15:49aujourd'hui,
15:49le gouvernement,
15:50je vote pas pour eux,
15:51donc c'est même pas mon histoire.
15:52Mais tu peux pas dire
15:53je vais baisser
15:54l'esprit de l'essence
15:55pour tout le monde.
15:56D'où tu sors l'argent ?
15:57Déjà,
15:58si on le baissait
15:59pour les gens
15:59qui en ont le plus besoin.
16:01Mais oui,
16:01mais maintenant,
16:02on est à la veille des élections.
16:03Tout le monde y va
16:04de ces mesures
16:05plus démagogiques.
16:07Tu n'en peux plus.
16:07Donc,
16:08si vous aviez une question
16:08à poser à Marine Le Pen
16:09ce soir,
16:09ce serait laquelle,
16:10Robert Ménard ?
16:11Ah,
16:11moi,
16:11c'est sur l'Europe.
16:12L'Europe.
16:13Sur l'Europe,
16:13attendez.
16:14Les déclarations
16:15qu'elle fait,
16:15c'est loin des gens.
16:17Et je vais lui poser
16:17une question
16:18qui ne me vaut
16:19que des emmerdes.
16:20Allez-y.
16:20C'est sur l'Ukraine.
16:24Attendez.
16:25Quand...
16:26Je vais vous dire un truc.
16:27Pourquoi ça me touche
16:28personnellement ?
16:28Quand la guerre
16:30débute en Ukraine,
16:31en février,
16:32qui envoie
16:34les premiers bus
16:35pour aller chercher
16:36les gosses
16:36à la frontière polonaise
16:37et les mamans ?
16:38Qui ?
16:40Le maire de Perpignan.
16:42Louis Aliot,
16:42qui est mon copain.
16:43Qui va le faire ?
16:44Et je l'applaudis
16:45et je trouve marquant.
16:46Aujourd'hui,
16:48quatre ans plus tard,
16:48parce que c'est moins populaire,
16:50parce que ça dure,
16:51parce que c'est tellement
16:52démago de dire
16:53plutôt que de donner
16:54de l'argent aux Ukrainiens,
16:55on va le donner aux Français.
16:56Mais c'est des trucs
16:58minables,
16:59madame,
16:59minables.
17:00Elle se dit
17:01il ne faut plus aider
17:02l'Ukraine.
17:03Mais je te la prendrai
17:04par la peau des fesses,
17:05je la mènerai
17:06sur la zone de front
17:07et je lui ai dit
17:08va dire aux soldats
17:09qui se font tuer
17:10il y a quatre ans,
17:11toi-même,
17:12tu disais,
17:12ils se battent pour l'Europe,
17:14ils se battent pour nos libertés,
17:15ils se battent pour ce qu'on aime
17:16et tout.
17:17Tu leur dis maintenant,
17:18démerdez-vous.
17:19Mais comment tu fais ça ?
17:20Je finis là-dessus.
17:21Mais c'est tellement
17:22dans l'air du temps.
17:23Aujourd'hui,
17:24tout le monde dit
17:24quand même,
17:25cette guerre,
17:26elle dure trop.
17:27Mais Coco,
17:27il meurt pour toi.
17:29Parce que demain,
17:30s'il perd de là,
17:31vous croyez que
17:32M. Poutine va s'arrêter.
17:33C'est ça la démagogie.
17:35Ça, c'est de la démagogie.
17:36Mais c'est plus facile à dire
17:37gardons l'argent,
17:38donnons-le aux Français
17:39qu'à ces Ukrainiens.
17:41Mais c'est incroyable.
17:42Encore une question
17:43qui concerne
17:43le président du Conseil constitutionnel,
17:46Richard Ferrand,
17:46qui avait été nommé
17:47évidemment par Emmanuel Macron.
17:49Lui,
17:49il estime que Marine Le Pen
17:50ne pourra pas faire
17:51sa grande révision constitutionnelle
17:53pour avoir un référendum
17:55sur la politique migratoire.
17:56Parce que,
17:57dit-il,
17:57il faut passer par l'article 89
17:59plutôt que par l'article 11
18:01qui demande évidemment
18:03l'aval des trois cinquièmes
18:04du Parlement
18:05réunis en congrès.
18:07La réponse de Marine Le Pen hier,
18:08c'était
18:08Richard Ferrand devrait quitter
18:09la présidence du Conseil constitutionnel.
18:11Il a rompu
18:11avec son obligation déontologique.
18:13Est-ce qu'elle a raison
18:14sur le fond,
18:14Marine Le Pen ?
18:15Attendez,
18:16que le président
18:17du Conseil constitutionnel
18:18prenne comme ça
18:20alors que la question
18:20ne lui est pas encore posée.
18:22Un choix, honnêtement,
18:23il se croit où ?
18:25Il n'est pas toi.
18:25Ce n'est pas le premier.
18:26Fabius l'avait fait avant.
18:28Ce n'est pas parce qu'un mec
18:29a fait un truc pas bien
18:30que tu vas dire
18:30ce n'est pas grave,
18:32celui-là refait la même chose.
18:33Bien sûr que ce n'est pas bien.
18:34Je ne vais pas trancher
18:35les problèmes de droit.
18:36Honnêtement,
18:37moi,
18:37entre l'article 89 et 11,
18:39je ne connais rien
18:40donc je ne vais pas essayer d'aller...
18:41Le général de Gaulle
18:42avait réglé le sujet
18:43en disant le peuple souverain.
18:44Oui, d'accord.
18:45Je ne suis pas sûr
18:46qu'on ait un général de Gaulle
18:47et tout ça.
18:48Je ne suis pas sûr
18:49qu'aujourd'hui...
18:49Et en plus,
18:49maintenant,
18:50vous avez vu
18:50que le Conseil constitutionnel
18:52peut se prononcer
18:53sur les questions
18:54qui sont posées.
18:55Ça,
18:55petite pique,
18:57petite pique,
18:58grâce à qui
18:58il est président
18:59du Conseil constitutionnel ?
19:01Grâce au Rassemblement National.
19:03Petite défaite,
19:04les mecs ne sont pas reconnaissants.
19:06Mais ça,
19:06c'est le mot.
19:07Est-ce qu'il faut donner
19:07la parole aux Français
19:08sur ce sujet-là ?
19:09Sur la régulation
19:10de la politique migratoire ?
19:11Donner la parole aux Français,
19:13bien sûr.
19:13Que le référendum,
19:15bien sûr.
19:15Mais attention
19:16que le référendum,
19:17ça ne se transforme pas en
19:19ça me servira de prétexte
19:20pour ne pas faire les choses.
19:23Vous savez,
19:23moi,
19:23ce que je crains le plus,
19:24tout le monde,
19:25c'est-à-dire ?
19:25Le truc,
19:26c'est
19:26on va faire un référendum
19:28pour faire ça.
19:29Et si...
19:30Et si le référendum
19:31ne veut pas l'organiser,
19:32on ne fait pas ça.
19:33Et si on nous...
19:33Pour les questions migratoires,
19:34on est à peu près sûr
19:35de la réponse.
19:35C'est pour ça.
19:36Et si on essaie
19:39de faire d'ores et déjà,
19:40même s'il n'y a pas
19:41le référendum,
19:42je suis maire de Béziers.
19:44Un des problèmes de sécurité,
19:46on parlait des problèmes
19:46de sécurité,
19:47et on veut que les policiers
19:48aient plus de pouvoir.
19:49Et plus de pouvoir.
19:50Mais il n'y a pas besoin
19:51d'une loi.
19:52Il y a un certain nombre
19:52de choix réglementaires.
19:54Il faut les faire.
19:55Moi, j'ai juste envie de ça.
19:56J'ai envie qu'on nous dise
19:57voilà ce qu'on va pouvoir
19:58faire comme ça.
19:59Si on peut aller déjà
20:00plus loin parce qu'il y a un référendum,
20:02attendez,
20:02le Conseil constitutionnel,
20:03ça va être le barrage
20:05contre tout ça.
20:05Vous croyez qu'ils vont
20:06faire des cadeaux
20:07à quelqu'un de droite ?
20:08Non mais vous plaisantez.
20:09Robert Ménard
20:10a été notre invité ce matin.
20:11Merci beaucoup
20:12d'être venu
20:12dans la matinale
20:13de CNews et Europe 1.
20:14Bonne journée à vous
20:15à ce soir 21h
20:16pour Objectif Élysée 2027
20:17avec Marine Le Pen.
20:18Merci Robert Ménard.
20:20Merci Laurence Ferrari
20:20à ce soir.
20:21Dans un instant,
20:22vos signatures du jeudi.
20:23Julia De Funès,
20:25Eugénie Bastier
20:25et bien sûr Nicolas Caro.
20:27A tout de suite.
20:27Sous-titrage Société Radio-Canada