- il y a 7 semaines
Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, répond aux questions de Laurence Ferrari.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:05Et notre invité dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Robert Ménard.
00:09Bonjour à vous.
00:10Bonjour.
00:10Maire de Béziers, le sans-plomb est aujourd'hui à plus de 2,10 euros le litre.
00:14Robert Ménard, plus de 2,29 euros pour le gasoil.
00:17L'essence est devenue un produit de luxe.
00:19Pourtant, le gouvernement refuse pour l'instant de mettre en place des mesures plus larges pour les automobilistes.
00:25Est-ce qu'il faut plafonner les prix et est-ce qu'il faut sauver le pouvoir d'achat des
00:29Français ?
00:29Il ne faut pas traiter tout le monde de la même façon, surtout.
00:32Et pas les lieux.
00:33Attendez, vous êtes à Paris.
00:35Vous habitez à Paris.
00:36Moi, j'ai habité à Paris.
00:37Tu as des alternatives à la voiture.
00:39Chez moi, il n'y a aucune alternative, madame.
00:42Quand tu habites à Vimborne, de Béziers, tu y vas comment ?
00:45Tu y vas avec ta voiture.
00:47Et aujourd'hui, les gens, vous savez, ils ne me parlent pas des présidentielles comme ça.
00:53C'est un peu loin.
00:53De la primaire, de la droite et du centre.
00:54Ils s'en battent l'œil de la primaire, de la droite, honnêtement, sans rigoler.
00:57On va se calmer là-dessus.
00:58Ils me parlent de quoi ?
01:00L'essence.
01:01De l'essence.
01:02Ils me parlent.
01:03Il fait chaud.
01:03Chez moi, il continue à faire chaud.
01:05Et quand tu n'as pas trop d'argent, d'abord, tu n'as pas forcément la clim.
01:08Et quand tu as la clim, tu sais qu'à la fin, tu vas payer.
01:11C'est de ça dont il faut parler aux gens.
01:13Il faut être attentif aux gens.
01:15Je pense qu'on a un discours qui est des soucis qui ne sont pas ceux.
01:21Je ne suis pas mieux que les autres.
01:24Ce n'est pas du tout ça que je veux dire.
01:25C'est simplement que quand tu es maire, tu es confronté à ça toute la journée.
01:27Je descends en bas de chez moi.
01:29Je fais la queue pour acheter le pain juste en bas de la maison.
01:33D'après vous, de quoi ils me parlent les gens ?
01:35Vous croyez qu'ils me parlent de savoir si celui-là est celui-là ?
01:38D'abord, c'est un peu loin.
01:40Ils ne connaissent pas tout le monde.
01:41Vous croyez qu'ils me parlent du débat au MEDEF ?
01:43Moi, j'aimerais savoir combien il y a de gens qui ont compris le débat du MEDEF.
01:45Ils me disent, attendez, monsieur le maire ou Robert, tu as vu comment c'est ?
01:50Tout augmente.
01:50Tout augmente.
01:51J'arrive pas à finir mes fanes noires.
01:52Tu as vu le cagnard qui fait.
01:53Moi, je n'ai pas la clim à la maison.
01:55En plus, dans les vieilles villes comme nous, tu ne peux même plus mettre de climatiseurs
01:58parce que c'est interdit de les mettre à l'extérieur.
02:01Les gens, ils sont dépassés.
02:02Et la rentrée des classes.
02:05Tout ça, c'est ce qui fait le quotidien.
02:07Et tu as l'impression qu'on ne sait...
02:09Moi, je me souviens, je me dis, est-ce qu'on sait encore parler aux gens ?
02:12Est-ce qu'on sait leur parler ?
02:14De leurs problèmes.
02:15De leurs problèmes, de ce qui fait leur quotidien.
02:17Moi, le quotidien.
02:18Évidemment, nous deux, on n'a pas ces problèmes-là.
02:20Ni vous, ni moi.
02:21On se demande comment on va finir la fin du mois.
02:23Il faut juste dire ça.
02:24Et pour tout un tas de gens, c'est vrai.
02:26Moi, je le répète chaque fois.
02:27Il y a la poste à côté de chez moi.
02:28En bas de chez moi, il y a la poste.
02:30Entre la nuit du 4 et du 5, vous savez, c'est à ce moment-là qu'arrive l'argent
02:35sur les comptes.
02:35Le RSA et tout ça.
02:36Vous sortez, vous descendez en bas de chez moi.
02:39Madame, je vous venais, Laurence, vous venez en bas de chez moi.
02:41Et vous verrez les queues devant les distributeurs et tout.
02:45Alors, attendez, il y a plein de gens.
02:46Il y a des gens, tu peux t'énerver en disant, il faudrait qu'ils se remuent, qu'ils bossent
02:50et tout.
02:50Mais il y a des gens qui ne s'en sortent pas.
02:52Donc, ça veut dire, Robert Ménard, que le choix, finalement, en 2027,
02:55ce sera pour celui qui propose la baguette magique sur le pouvoir d'achat ?
02:58Non.
02:58Celui qui aura la mesure la plus populiste ?
03:00Non.
03:01La plus démago ?
03:02Non.
03:03Parce qu'il ne faut pas mentir aux gens.
03:05Vous n'allez pas...
03:06Enfin, attendez, sur l'école, là, vous savez que le classement PISA,
03:10première mesure, je ne sais plus qui, c'est Édouard Philippe,
03:14plus 20%, vous savez, pour les instits, mais moi, bien sûr,
03:17moi, je suis même pour plus 50% pour les salaires des instits.
03:22Tu les payes comment, des enseignants, puisque ce n'était pas que les instits ?
03:25Tu les payes comment ?
03:26Enfin, tu ne peux pas dire ça.
03:27Et en plus, ce qui a changé, vous savez ce qui a changé ?
03:30C'est que les gens, ils en ont marre que tu les prennes pour des abrutis ou des cons.
03:34Ils savent très bien que tu ne le feras pas.
03:36Ils savent très bien que tu ne le feras pas.
03:39Et c'est ça qui nous discrédite.
03:40Il faut à la fois prendre la mesure du malheur des gens et de la difficulté des gens, au moins,
03:48et puis leur dire, je ne vais pas vous raconter des cracks.
03:51Je ne vais pas vous raconter que tout arrive.
03:54D'accord.
03:54Mais en même temps, je vous donne un peu d'espoir.
03:57Or, aujourd'hui, moi, je trouve que les gens...
03:58C'est sinistre, la campagne.
03:59Robert Bénard, ça veut dire qu'au fond, les Français sont en colère.
04:02Ils se sentent méprisés, pas entendu.
04:04On passe à côté de leurs problèmes.
04:05Donc, ils vont se dire, quoi, on vote pour ceux qu'on n'a pas encore essayé ?
04:08C'est ça ?
04:08C'est-à-dire, ou RN ou LFI ?
04:10On se dirige vers ça tout droit ?
04:11Mais bien sûr.
04:12En coaxonnant ?
04:12Mais bien sûr.
04:14Bien sûr que c'est ça.
04:15Le fonds de commerce du RN, c'est de ne pas arrêter aux affaires.
04:20Ce qui n'est plus tout à fait vrai, parce qu'il y a les communes, mais enfin, les gens,
04:24une mairie, l'État, pour les gens, évidemment, c'est pas la même chose.
04:27Bien sûr qu'il y a une prime à ceux qui n'ont pas exercé le pouvoir.
04:32Et la France insoumise, en fait, tu peux toujours dire que Mélenchon a été ministre, enfin, ou secrétaire d'Etat,
04:37je ne me rappelle plus trop bien.
04:38Mais enfin, il y a une éternité.
04:39Enfin, il n'était pas là.
04:41Sénateur, oui, mais enfin, il y a les sénateurs du RN aussi.
04:45Tu ne peux pas leur répondre ça.
04:46Donc, ils ont un double avantage.
04:48Un, ils ne sont pas aux manettes.
04:51Donc, ils peuvent venir.
04:52Et deux, ils ne reculent devant aucune promesse intenable.
04:57Ils ont un putain d'estomac.
04:59Mais moi, je me dis, mais comment tu peux raconter ça ?
05:02Comment tu peux dire, toute l'Europe va travailler plus, sauf nous ?
05:08Mais comment tu peux...
05:08On parle de la retraite, voilà.
05:09Voilà, la retraite.
05:10Mais où on va arrêter de rembourser l'argent qu'on doit.
05:13Non, parce que vous, ce matin, vous vous êtes réveillé.
05:16Vous dites, tiens, je vais appeler ma banque.
05:19C'est terminé, là.
05:20Le prélèvement chaque mois, ils peuvent se le garder.
05:23Non, ça n'existe pas, ça.
05:25Ça n'existe pas.
05:27Comment tu oses dire des choses comme ça ?
05:30C'est du mépris par rapport à vous.
05:31Ça veut dire que tous les débats qu'on a en ce moment avec les candidats,
05:35ils sont à côté de la plaque quand on parle de l'immigration.
05:38Par exemple, Bruno Rotailleau a été notre invité mardi soir.
05:40Il propose l'abrogation du droit du sol.
05:42Ça percute, ça, pour les Français ou pas, selon vous, Robert Ménard ?
05:45Oui, bien sûr.
05:46Moi, je suis favorable à cette mesure.
05:49Le problème, enfin, le problème,
05:51c'est que ça nécessite tellement de choses.
05:54C'est tellement compliqué.
05:55Organiser des référendums, ni vous, ni moi, on sait vraiment.
05:59On peut seulement faire un référendum.
06:01Non, mais si on nous demandait notre avis, on serait d'accord pour voter.
06:03Oui, d'accord.
06:04Mais attendez, peut-être qu'il y a des choses à faire tout de suite.
06:06Sans référendum.
06:07Attendez, pardon, regardez-moi, peut-être un peu primate, mais c'est comme ça.
06:13Primaire à tout.
06:13Voilà, vous êtes gentil avec moi.
06:18On a beaucoup de mal à faire partir des gens qui sont en situation illégale.
06:22Au QTF.
06:23Vous avez de quoi vous parlez.
06:24Je ne sais pas, mais généralement, les gens...
06:26Mais peut-être qu'on pourrait en accueillir moins.
06:30Pour commencer, moi, je ne sais pas, dans la vie, je me dis,
06:32si je recueille moins de gens, j'en ai moins à faire partir.
06:36Mais ça, tu n'as pas besoin de changer la Constitution.
06:38Il n'y a pas besoin de référendum.
06:39Voilà.
06:40Tu n'as besoin ni de référendum, ni de Constitution.
06:43Je veux dire, on parle de l'école en ce moment.
06:45Se dire que c'est mentir sciemment à nos enfants,
06:49à nos enfants de leur faire croire à 90% qu'ils vont avoir le bac.
06:53J'ai regardé un chiffre, vous savez, c'est...
06:55Ah non, ils l'auront, le 90%.
06:58Mais qu'est-ce qu'il y aura après, c'est ça ?
06:59Vous savez, j'ai lu un chiffre qui m'a assommé.
07:03Au cours de ces 25 dernières années,
07:05vous savez combien les mentions très bien ?
07:07Je crois que c'est la moitié.
07:09Attendez, vous savez combien ?
07:111157% de plus en 25 ans.
07:14Tu peux pas...
07:15Attendez, où ?
07:15Alors peut-être qu'on est tous devenus nos génies.
07:17Nos enfants, puisqu'on est un peu grands,
07:19ils sont tous...
07:20Enfin, ce n'est pas vrai.
07:22Comment on ment aux gens ?
07:23On leur ment à nos gosses quand on leur dit
07:26tu peux rentrer en sixième alors que tu ne sais pas lire et récompter.
07:28Il y a 40% de nos gosses qui ne savent pas lire en haut de voix un texte
07:32et qui rentrent en sixième.
07:33Bien sûr que tu vas te planter.
07:34On ment aux gens et on leur fait croire des choses qui ne sont pas vraies.
07:38Alors par exemple, sur le port du voile,
07:39vous dites qu'on ment aux gens en leur disant
07:40qu'on peut interdire le port du voile dans l'espace public.
07:43Robert Ménard, c'est une proposition du RN.
07:45Attendez, tu vas l'enlever comment ?
07:48Comment tu l'enlever ?
07:49Écoutez, moi il m'est arrivé quelques fois des jeunes femmes,
07:53en l'occurrence c'était des jeunes femmes entièrement voilées.
07:56Vous n'avez pas le voile, vous savez, entièrement voilées et tout.
07:59Et aller leur dire, madame, mademoiselle, c'est interdit,
08:03donc je vous demande de l'enlever.
08:06Vous savez ce que c'est pendant 20 minutes de discuter avec quelqu'un ?
08:11Vous allez, dans ma ville ou dans des quartiers,
08:13il y a 70% des femmes voilées,
08:15vous allez le leur dire.
08:17Et en plus, je pense qu'on fait le jeu des islamistes.
08:20Mais vous n'imaginez pas, c'est du pain béni.
08:23On laisse tomber ce combat-là, Robert Ménard ?
08:24Mais non, attendez, non, on est réaliste.
08:27On se soumette ?
08:28Non, peut-être qu'on dit, on va l'interdire à la fac.
08:32Là, c'est un lieu déterminé où tu peux le faire.
08:36Tu peux peut-être dire, écoutez, vous avez des enfants,
08:38vous avez des enfants, vous savez.
08:39Moi, quand je vois une gamine de 8 ans voilée, c'est impossible.
08:44Je me dis, peut-être qu'on pourrait dire, en dessous de 13 ans.
08:47Pourquoi je choisis 13 ans ?
08:48D'autres choisissent 15, d'autres disent...
08:50Non, mais 13 ans, c'est...
08:51Avant 13 ans, tu ne vas pas en prison,
08:53puisque tu n'es pas capable, par exemple, d'avoir ton propre jugement.
08:56On dit, on va commencer par ça.
08:58Pourquoi on fait croire des choses qu'on ne fera pas ?
09:02Qu'on ne fera pas ?
09:04Parce que personne ne le fera.
09:05Je vous le dis, personne ne le fera.
09:07C'est un mensonge éhonté.
09:08Alors, on n'essaye pas de dire, je recule,
09:11dire, on va faire des choses qu'on est capable de faire.
09:14Et on arrête de prendre une fois de plus les jambes pour des pingouins.
09:16Alors, la réponse à cette mesure d'interaction du voile dans l'espace public du RN,
09:21c'est LFI qui l'a dit, et qui dit,
09:23on va rétablir le port de la Baïa à l'école.
09:25Donc, c'est-à-dire que ça se répond, en fait.
09:27Mais tu te demandes même...
09:30C'est un ping-pong.
09:30Oui, et chacun y trouve son intérêt.
09:33Quand tu fais, quand tu dis, on va interdire le voile partout,
09:38alors que je vous rappelle qu'à un moment donné, y compris Marine Le Pen,
09:41elle disait, le voile, tout le monde ne le porte pas pour les mêmes raisons et tout.
09:44Elle était un peu plus mesurée et tout.
09:45Tu fais le jeu de qui, d'une certaine façon, de la France insoumise,
09:50tu fais ça, ils répondent pareil sur ça.
09:53Et réciproquement, tu installes, tu installes pour les présidentielles,
09:57un débat à ça.
09:58Moi, je souhaite qu'il y ait un débat, pas que de slogans,
10:02des débats, qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
10:04Et si j'ai appris un truc comme air,
10:07comment vous dire ?
10:07Les choses sont souvent plus compliquées.
10:09Mais moi, je me fais attention à cette phrase.
10:11Parce que quand tu dis, vous savez, en général,
10:13tu commences à dire c'est plus compliqué,
10:14ça veut dire que tu ne vas rien faire.
10:16Comment on peut à la fois dire c'est plus compliqué,
10:19encore une fois, parce que c'est plus compliqué,
10:21mais pas renoncer ?
10:23Alors c'est quoi la solution, Robert Ménard ?
10:25Vous êtes tous les jours sur le terrain, vous êtes maire.
10:27Non, proposer des choses réalistes.
10:29Sur le voile, vous proposez quoi ?
10:31Moi, ce que je vous disais, je l'interdirai à la fac.
10:34Évidemment, dans toutes les facs.
10:35Et je commencerai par l'interdire pour les petites filles,
10:38parce que je pense que là, on peut s'expliquer,
10:41on peut le faire comprendre,
10:42et on peut y arriver.
10:44Le reste, ce n'est pas vrai.
10:45Alors les gens, ils vont dire,
10:46regardez, ils reculent ça.
10:48Mais Coco, tu n'as qu'à venir le faire,
10:50tu n'as qu'à t'y mettre.
10:51Moi, je propose à tous les gens qui disent ça,
10:53tu viens, moi, j'ai des quartiers,
10:55tu vas expliquer aux gens,
10:56qu'est-ce que vous allez dire, vous ?
10:58Vous allez voir une dame,
10:59et vous lui dire, enlevez...
11:00Enfin !
11:00Puis tout le monde n'est pas motivé par la même chose.
11:03Moi, je suis toujours sidéré.
11:04Pardon, je vous dis une bêtise,
11:05mais je le dis, je suis sidéré.
11:07Je le vois, je suis maire.
11:08Vous voyez trois gamines habillées,
11:10une en voile, elles sont ensemble,
11:12l'autre habillée très, très court,
11:14et la troisième différemment.
11:16Et elles discutaient tout, ensemble et tout.
11:18Ça veut dire qu'il ne faut pas le prendre comme ça.
11:20Et il ne faut pas faire le jeu des islamistes
11:22en disant, l'islam, c'est notre...
11:24Moi, l'islam, ce n'est pas mes ennemis.
11:26C'est l'islamisme, mon problème.
11:27Ce n'est pas tout à fait la même chose.
11:29Un mot de votre procès.
11:30Vous êtes dans l'attente de votre procès
11:32concernant l'homme que vous avez refusé de marier
11:34et qui était au QTF.
11:36Vous risquez d'être inéligible, Robert Ménard.
11:39Est-ce que ça conditionne, évidemment,
11:42la suite de votre carrière
11:43et même l'éventualité de vous voir un jour
11:45vous porter candidat à la présidentielle ?
11:47Il y a deux questions.
11:49Une qui cache l'autre.
11:51Sur la première...
11:52D'abord, attendez, vous imaginez,
11:53je viens d'être élu
11:55parce que je fais un truc
11:56qui est le bon sens même.
11:58Le bon sens même.
11:59Quoi, attendez.
12:01Marier, c'est quoi ?
12:02C'est être tous les deux face à face.
12:04Moi, j'ai un couple en face
12:05et je le marie.
12:06Il est en face de moi.
12:07Et je vais marier quelqu'un
12:10dont, pas moi,
12:12la justice, l'État, la police,
12:15le préfet, le maire,
12:16le président de la République
12:18me disent
12:18« Ah, mais il ne devrait pas être en face de vous
12:20parce qu'il devrait être expulsé. »
12:23Et moi, je dis
12:23« Il doit être expulsé. »
12:24Donc, je ne vais pas le marier.
12:25En plus, une fois que je le marie,
12:27pour l'expulser,
12:27tu peux t'accrocher.
12:29Voilà, ça.
12:29Donc, je trouve ça
12:32invraisemblable.
12:33Invraisemblable comme situation.
12:34Deuxième question.
12:36Ça, c'est comme mer.
12:36Enfin, je viens d'être élu
12:37avec plus de 65% des voix.
12:39C'est que les gens,
12:39ils doivent m'aimer au moins.
12:40Pas partout,
12:41mais au moins chez moi.
12:42Et la deuxième,
12:44vous savez,
12:46bien sûr que je me dis
12:47« C'est pas possible. »
12:49Je vous dis un certain nombre de choses.
12:50La logique, c'est de dire
12:50« Mais t'as qu'à le faire. »
12:52Voilà.
12:52Allez-y.
12:52Mais d'abord,
12:54aujourd'hui,
12:55c'est un ridicule absolu.
12:56Vous avez un candidat
12:57tous les deux jours.
12:57Vous êtes bien placé.
12:59On sera très occupé cette année.
13:01Et ensuite,
13:02pour être candidat,
13:04il faut avoir...
13:05Moi, je ne suis pas dans un parti.
13:06Moi, vous m'invitez là,
13:08mais je n'ai pas
13:08200 militants derrière moi.
13:10Enfin, oui, à Bézier,
13:11mais pas en France et tout ça.
13:12Est-ce que ça a du sens ?
13:14Deuxième question.
13:15Troisième question.
13:16Il faut...
13:17Moi, je rencontre
13:18beaucoup des candidats.
13:19Vous les avez beaucoup vus.
13:20Vous avez vu David Lysna.
13:21Oui.
13:21Bruno Retailleau.
13:23Je discute avec les...
13:25Gabriel Attal.
13:25Je discute avec tous les gens
13:27et tout ça.
13:27je l'ai...
13:29Mais ils sont...
13:30Ils ont une certitude d'eux-mêmes.
13:33Si je vous prends la question
13:34de demain,
13:35vous êtes à l'Elysée,
13:36vous vous paniqueriez et tout.
13:37Mais ils paniquent pas.
13:38Eux, je pense qu'ils sont élus.
13:39Voilà.
13:40Non, et puis ils pensent
13:41qu'ils ont tous la stature de ça.
13:43Et s'ils travaillaient ensemble ?
13:44C'est la une du GD News.
13:45Voilà.
13:46Marine Le Pen,
13:47Éric Ciotti,
13:49Éric Zemmour,
13:50Bruno Retailleau,
13:51David Lysna.
13:51Et s'ils travaillaient ensemble ?
13:52Vous y croyez ?
13:53Vous y croyez, vous ?
13:54Mais bien sûr que non.
13:55On pose la question.
13:56Mais attendez,
13:56bien sûr que non.
13:57Je dis rien du GD News
13:59parce que vous y êtes pour beaucoup.
14:00Absolument.
14:01Voilà.
14:01Mais bien sûr que ça n'a aucun sens.
14:03Jamais.
14:04Mais pourquoi ?
14:05Ils se détestent.
14:06Ils se détestent.
14:07Moi, ce qui me tue,
14:08c'est quand je discute avec eux.
14:10Ils ont tous à la bouche.
14:12Vous savez,
14:12enfin, vous les interviewez,
14:14vous les voyez plus que moi.
14:15Ah non, mais quand même,
14:17c'est pour la France,
14:18la France, la France.
14:19Mais si la France,
14:20la France, la France,
14:20elle est tellement importante,
14:22peut-être que tu peux te dire,
14:23tiens, lui,
14:24il est mieux placé,
14:26il a plus de capacité,
14:28il est mieux armé que moi.
14:30Et donc,
14:31je vais m'oublier 5 minutes.
14:32Vous en avez vu un
14:33qui s'oublie 5 minutes.
14:34Alors, c'est un peu tôt là.
14:34On est encore à 7-8 mois
14:35de la présidentielle.
14:36Peut-être qu'en janvier,
14:38cette conclusion arrivera.
14:39On se donne rendez-vous
14:41en janvier.
14:42On va voir si ça se fait.
14:43Vous ne croyez pas
14:43à cette union ?
14:44Ils proposent des primaires.
14:46Edouard Philippe
14:46propose une primaire.
14:47Enfin, pas une primaire,
14:48une espèce de réunion
14:49à la Toussaint.
14:50Tout le monde dit non.
14:50Au revoir.
14:51Oui, en même temps,
14:52quand les autres
14:53lui proposent une primaire
14:54devant tout le monde
14:55et tout,
14:56il dit non.
14:56Mais chacun,
14:57chacun se défile
14:59par rapport à ça.
15:00Moi, alors,
15:01voilà, moi,
15:02qu'est-ce que tu peux faire
15:02par rapport à ça ?
15:03Faire ce que je dis là,
15:04dire peut-être
15:05qu'au lieu de vous intéresser
15:06à vos histoires
15:07d'État-major
15:08et de partis politiques,
15:09peut-être que vous pourriez
15:11tendre l'oreille
15:12mieux aux gens
15:13et surtout
15:14savoir leur parler.
15:16Vous ne...
15:17Je ne sais pas comment
15:18vous dire,
15:18Laurence Ferrari,
15:19à quel point
15:20les gens,
15:21ils ont besoin
15:22qu'on prenne soin d'eux.
15:24Pas de façon...
15:25Qu'on prenne soin d'eux,
15:26qu'on les caline,
15:29qu'on soit là.
15:30Ils ont besoin de nounous,
15:30les Français ?
15:31Mais ils ont besoin
15:32de l'espoir.
15:33Ils ont besoin de l'espoir.
15:33Vous ne pouvez pas dire...
15:34De travail.
15:35Ah oui.
15:36Et d'une vision pour l'État
15:37et la France.
15:37Et puis du souffle,
15:39du souffle,
15:40du souffle,
15:41on a besoin...
15:41Donc personne n'a de souffle
15:42aujourd'hui pour vous ?
15:43Qui voulait qu'on les prenne
15:44les uns ou les autres ?
15:45Ils sont tous
15:46dans des logiques partisanes.
15:49Ils sont tous
15:49avec des appareils politiques.
15:51Bon,
15:51il y en a que j'aime bien
15:52et tout ça,
15:53mais il faut qu'ils rendent compte...
15:54Donc ça veut dire
15:54que vous faites quoi,
15:55vous,
15:55alors,
15:55à la présidentielle ?
15:56Vous votez qui ?
15:57Je ne sais pas.
15:58Aujourd'hui,
15:59j'ai des copas,
15:59je ne m'en cache pas.
16:00Bruno Rotaillot,
16:01Lisnard,
16:02c'est des gens
16:02qu'avec qui j'ai
16:03plus tôt de la sympathie.
16:05Oui,
16:05mais il faut autre chose.
16:07Il faut embarquer les gens,
16:10les embarquer,
16:11qui se disent
16:12si c'est celui-là,
16:13ça va être compliqué.
16:14Ça va être compliqué.
16:15Et si c'est RN et Léphi
16:16le second tour,
16:17vous n'avez pas de doute là-dessus ?
16:19Ah mais je voterai RN,
16:20bien sûr,
16:20mais moi je préfère
16:21Marine Le Pen
16:22à Jean-Luc Mélenchon.
16:24Enfin,
16:24je ne suis quand même pas
16:25complètement cinglé,
16:26quand même,
16:27tu vois.
16:27Et les procès
16:29qui sont faits
16:29à Marine Le Pen,
16:30là,
16:31avec ce qui se passe,
16:31par exemple à Carcassonne.
16:33Carcassonne,
16:33je vais vous en parler,
16:34un policier municipal
16:35qui a tenu des propos
16:36racistes,
16:36sexistes,
16:37homophobes,
16:38enregistré par une caméra
16:39piéton,
16:39ça date de 2025,
16:41ça sort aujourd'hui,
16:42il est exclu du RN
16:43et Gabriel Attal dit
16:44voilà à quoi ressemblerait
16:45une France dirigée
16:46par le RN,
16:47la haine désinhibée
16:48et encouragée.
16:48Attendez,
16:49ce type est un salaud.
16:52Ah bon ?
16:53Non,
16:54attendez pas.
16:55pas de Gabriel Attal,
16:56le policier.
16:57Parce que vous êtes bien poli,
16:59vous n'allez pas lire
16:59ce qu'il dit.
17:00Vous avez entendu ?
17:01C'est insupportable.
17:02C'est insupportable,
17:03ça vous donne envie
17:04de gerber tout de suite
17:06et tout ça.
17:06Donc comment,
17:07première question,
17:08comment ce type,
17:09puisque ça remonte
17:10à un moment,
17:11même la justice,
17:12l'administration,
17:12il y avait une enquête,
17:13comment se fait-il
17:14que le précédent maire
17:15et le maire actuel
17:16ne l'aient pas viré
17:17tout de suite ?
17:18Il n'était pas un maire RN.
17:19Non, non, bien sûr
17:20qu'il était un maire de droite.
17:22Comment ils ne l'ont pas viré
17:23tout de suite ?
17:24Comment il a fallu
17:24attendre l'enquête
17:26en l'occurrence de midi
17:27puisque c'est le quotidien
17:28de chemin
17:28pour le faire ?
17:29Ça, c'est une chose.
17:32M. Attal,
17:32il est gentil,
17:34mais enfin,
17:34d'abord,
17:36dans son parti,
17:37il n'y a aucun raciste,
17:38aucun antisémite,
17:40Si j'étais lui,
17:41je ferais attention,
17:41mais pas son parti
17:42plus que les autres
17:43parce qu'il y en a toujours
17:44des salopards partout.
17:48Ça renvoie à l'idée
17:49que Marine Le Pen serait ça.
17:51Mais enfin, quand même,
17:52vous savez que je peux
17:53la critiquer,
17:54Marine Le Pen,
17:55sur tout un tas de terrain,
17:55elle dit des énormités
17:56et des bêtises.
17:57Mais enfin,
17:58vous croyez qu'elle est raciste,
18:00antisémiste,
18:01homophobe,
18:02parce que c'est tout ça
18:02qu'on entendait.
18:04Je ne sais pas,
18:04sexiste,
18:05enfin, bien sûr que non.
18:06Je veux dire,
18:07alors, peut-être qu'on pourrait
18:08être digne dans le débat.
18:09On peut à la fois dire,
18:11oui, le RN,
18:12il y a chez eux
18:13des gens insupportables.
18:14Comment ce type
18:15s'occupait encore
18:16alors qu'il avait été,
18:18qu'il avait,
18:19qu'il avait,
18:19il y a eu une enquête,
18:21il était encore assuré
18:22le service d'ordre
18:24de façon bénévole,
18:25mais le service d'ordre du RN,
18:26tu peux poser ces questions-là,
18:28mais tu n'envoies pas
18:30globalement
18:30parce que,
18:30parce que ce n'est pas bien,
18:31parce que faire de la politique
18:32comme ça,
18:33ce n'est pas bien.
18:34Moi, je vais dire quoi
18:34de,
18:36je ne dirais pas ça.
18:37Chez vous,
18:37ça pourrait arriver
18:38dans la police de Béziers ?
18:40Oui, bien sûr.
18:41Aujourd'hui,
18:41un maire qui vous dit
18:42que ça ne peut pas arriver
18:44chez lui,
18:44c'est un menteur.
18:47Le travail que tu fais,
18:48c'est quand tu embauches
18:49quelqu'un,
18:49tu fais attention à ça,
18:50mais bien sûr que tu mens.
18:52Vous savez,
18:53tous vos collègues ici
18:54sont parfaits,
18:55ils n'ont jamais eu une fois
18:56un mot raciste là.
18:58Le problème,
18:58c'est que quand...
18:58Tu l'espères.
18:59Oui, vous l'espérez,
19:00mais vous n'en savez rien,
19:01pas plus que moi.
19:02La seule chose,
19:02c'est que tu ne laisses
19:03rien passer.
19:05Tu ne dis pas,
19:06ça n'arrivera pas.
19:07Le premier jour
19:08où tu le sais
19:09ou tu l'entends,
19:09tu sanctionnes
19:10et tu fous dehors.
19:11C'est ça.
19:12Ce qui a été fait.
19:12Ce qui a été fait,
19:13mais maintenant.
19:14Donc,
19:15pas d'instrumentalisation
19:15de ce cas particulier.
19:17Attendez,
19:17vous vous posez la question.
19:19Pas d'instrumentalisation
19:20avec un gros danger,
19:21pardon.
19:22Ça renvoie
19:23sur les polices municipales
19:25une sale image.
19:26Oh, la police municipale,
19:27ce n'est pas ça.
19:28Chez moi,
19:28la police municipale,
19:29la moitié,
19:29c'est d'ailleurs
19:29des polices nationaux
19:30qui viennent à la police municipale,
19:32des gendarmes,
19:32des gens qui sont
19:34de vrais types biens
19:36qui consacrent leur vie
19:37ou de dames
19:38qui consacrent leur vie
19:39à assurer votre sécurité.
19:41Je ne voudrais pas
19:42que ça les salisse.
19:43Il ne faut rien laisser passer.
19:44Mais arrêtons
19:45avec les procès d'intention
19:46à la con.
19:47C'est insupportable.
19:47Robert Ménard
19:48était notre invité.
19:48Merci beaucoup
19:49d'être venu ce matin
19:50sur CNews et sur Europe 1.
19:51Bonne journée à vous.
19:52Merci Robert Ménard.
19:53Merci Laurence Ferrari.
19:54Dans un instant,
19:54vos signatures du jeudi.
19:56Jeudi Bastier,
19:56Julia De Funès
19:57et le livre du jour,
19:58Nicolas Carreau.