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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-10-12##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:03Et le grand débat du jour aujourd'hui, c'est au lendemain de cet enfarinage de Raphaël Glucksmann
00:09qui a mis en cause le climat de confrontation avec la France Insoumise.
00:14A sept mois donc de la présidentielle, l'incident relance ce débat sur la violence dans la vie politique
00:19et on a quand même une vraie question à poser.
00:22Oui, Raphaël Glucksmann est prêt à affronter la violence de cette campagne.
00:26Est-ce que vous avez peur d'une escalade ?
00:28Eh bien, vous dites non, on va le voir tout de suite.
00:30C'est assez surprenant à mon avis avec Antonin.
00:32Oui, vous êtes assez partagé, c'est la première fourrée ce soir.
00:34Philippe l'a dit, vous répondez non à 64%.
00:37On a Joanne qui nous dit non, nous ne sommes encore une démocratie.
00:40Ceux qui contestent autrement que par les urnes, prendre, je l'espère, une bonne règle.
00:44C'est assez direct.
00:45Et il y a Noah qui fait partie de la minorité.
00:47Écoutez ce qu'il dit.
00:48Honnêtement, oui.
00:49D'abord les émeutes, ensuite de l'intimidation.
00:51On est à deux doigts de basculer dans quelque chose de très moche.
00:53Voilà ce que disent les commentaires.
00:54Eh bien, on va écouter Raphaël Glucksmann.
00:58Je suis prêt à affronter la violence de cette campagne, sa brutalité.
01:04Chaque événement qu'on organise, chaque manifestation dans laquelle on se rend,
01:09il y a des militants insoumis qui harcèlent, qui insultent, ou qui enfarinent, ou qui menacent.
01:18Ce genre de comportement ne m'impressionne pas.
01:21Je n'ai pas peur.
01:25Alors, je crois que j'ai une carte blanche.
01:27Non, non, mais ce n'est pas la carte blanche.
01:28Non, non, ce n'est pas la carte blanche.
01:29Justement, je vais faire en sorte de ne pas faire double emploi.
01:34Je crois qu'il a raison.
01:36Et qu'on peut tout lui reprocher, ce qui n'est pas mon cas d'ailleurs.
01:41Mais c'est un homme qui n'a pas peur, qui est prêt à affronter la dégradation de la campagne.
01:49Et ça n'est pas la pensée émanant de Philippe David qui me fait dire ça.
01:55C'est clair qu'elle va s'amplifier encore, que lui-même va être en but à beaucoup d'attaques.
02:03Mais je sais qu'il tiendra.
02:06Et en tant que citoyen, je suis ravi qu'il tienne.
02:10C'est vrai que Glucksmann, on aime ou on n'aime pas.
02:13Il est à parfaire au niveau qualité d'homme politique.
02:17Mais c'est quelqu'un dans son parcours qui est marqué par un certain courage.
02:21Il a su prendre position sur les conflits internationaux.
02:24Alors que, je sais si les adversaires sont nombreux.
02:28Et puis c'est quelqu'un, et c'est à la fois sa force et sa faiblesse.
02:31Il est un peu maladroit dans l'expression, etc.
02:34Mais en même temps, les études d'opinion montrent qu'il est qualifié d'une certaine authenticité.
02:39Ce mot d'authenticité qui ne qualifie pas la majorité des hommes politiques dans ce pays.
02:43Donc pour lui, c'est limite un atout.
02:45Il n'est pas totalement impolitique.
02:48Exactement.
02:49C'est complètement contre-productif que de l'enfariner, lui.
02:52Ou de, à chaque fois qu'il est agressé, Glucksmann, c'est simple, il va monter dans les sondages.
02:56Et si on dépasse le simple cas de Glucksmann,
02:59et qu'on se pose la question de savoir si la violence n'est pas en train de devenir finalement
03:03un mode d'expression politique ordinaire.
03:06C'est-à-dire que, est-ce que les réseaux sociaux ne accélèrent pas ça aussi ?
03:10Finalement, cette image-là, diffusée, est-ce qu'elle ne fait pas plus de mal que quelques phrases ?
03:16J'ai noté tout à l'heure sur les réseaux sociaux que Bardella avait apporté son soutien inconditionnel au-delà
03:24du clivage politique.
03:26Et j'ai noté aussi que Sébastien Delogu, qui est un député marseillais, je crois, ou qu'il ne l
03:31'est plus, d'ailleurs j'en sais pas.
03:33Lui a apporté son soutien au taxi.
03:35Oui, là c'est son tweet, allez-y je vous laisse parler.
03:39Non, non, je m'arrêtais là en fait, je trouve ça assez incroyable en fait, cette différence de perception.
03:46Bon, c'est de la provocation, soyons qu'à.
03:49Mais c'est pas gagnant à l'arrivée, parce que c'est ce qu'on appelait autrefois en science politique,
03:53la fonction tribunicienne des partis, qui sont des partis qui n'arrivent jamais au pouvoir, autrefois le PCF.
03:58Et aujourd'hui, si LFI devient, comment dire, porteur de la fonction tribunicienne dans la vie politique,
04:04c'est-à-dire celle de tribus, celle de gens qui se reconnaissent entre eux,
04:08ils ont beau être 10 000 dans une salle, etc., ils sont entre eux, etc.,
04:11ça ne fait pas une majorité dans le pays.
04:13Sauf que ça peut mener au second tour, et je l'espère faire perdre au second tour.
04:20Non, non, pardon, juste pour terminer, ce qui m'interpelle le plus finalement, c'est cette manière de réagir.
04:25Alors, suivant qu'on se trouve dans le camp politique de celui qui a été agressé, on est scandalisé,
04:31alors que si on se trouve dans le camp politique adverse, on trouve ça presque drôle.
04:35Ah ben, absolument !
04:35Alors, attendez, ah non, moi je ne trouve pas ça drôle du tout.
04:38Alors, je permets de rebondir, et moi c'est ma question,
04:43l'enfarinage, est-ce une violence ou une humiliation, même si l'un n'est pas loin de l'autre
04:49?
04:50Moi, je vais vous dire, je suis plus choqué par la phrase de Panot, je suis encore dessus là,
04:54le cancer est une maladie politique, pour moi c'est beaucoup plus violent que d'enfariner un tel ou un
05:00tel.
05:00Alors, bien sûr, déjà il y a un problème, Philippe Bilger va me contredire,
05:04c'est que je vois que d'autres personnes qui ont été enfarinées, y compris Jean-Luc Mélenchon,
05:09tiens, je vais prendre deux cas, Jean-Luc Mélenchon et Johanna Roland ont été enfarinées il y a quelque temps,
05:13et Zemmour, et François Hollande aussi.
05:16Je vais vous prendre, dans les deux cas, les coupables ont été absous de peine,
05:21comment on dit, dispensés de peine.
05:24Ça déjà, ça me pose problème, parce que je réponds, et je le redis à Cécile,
05:27c'est à la fois une humiliation et une violence.
05:31Mais, comment ne pas être interpellé ?
05:34Comment ne pas être interpellé ?
05:36Quand vous avez des gens qui ont tué un jeune à coup de pied dans la tête à Lyon,
05:39qui s'appelait Quentin de Ranque, et que des responsables politiques
05:43parlent de ceux qui sont emprisonnés, quand même, pour meurtre ou assassinat,
05:47je ne sais plus, de, je cite, nos camarades emprisonnés.
05:52Nos camarades emprisonnés.
05:53Est-ce que c'est pas un blanc-seing total à la pire des violences ?
05:59Oui ou non ?
06:00Je ne comprends l'argent à vous que vous passez de l'enfarinade.
06:05Non, mais ce qu'il veut dire, c'est que...
06:06Mais l'enfarinage, excusez-moi.
06:08C'est dérisoire, c'est violent et humiliant.
06:11Mais parce que tout est violence, tout est violent dans ses propos.
06:14Parce que c'est l'enfarinage, c'est drôle.
06:17On tue un mec à coup de pied, c'est pas grave, c'est nos camarades.
06:20Et quelqu'un aurait mis un pain à Glucksmann,
06:22ils auraient dit, ouais, un coup de poing, on s'en remet.
06:25Vous voyez ce que je veux dire ?
06:26Et c'est cette banalisation de la violence qui, pour moi, est insupportable,
06:29et violence qui peut aller jusqu'à la mort.
06:31On a eu ces conversations, je vous rappelle que le président actuel, Emmanuel Macron,
06:34a reçu une gifle, une fois.
06:37Et la personne a fait de la prise en ferme,
06:39et je trouve ça très bien.
06:40Oui, bien sûr.
06:41Mais ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui ont enfariné d'autres personnes,
06:44aux deux extrêmes, aux deux bouts,
06:46que ce soit Mélenchon ou Zemmour,
06:47n'aient pas passé une minute en prison.
06:49Parce que c'est en fait un blanc-seing pour le faire.
06:51Non, la question est quand même...
06:52Vous ne pouvez pas, pour une enfarinade,
06:55en priverner quelqu'un d'une semaine ?
06:58Non, mais Philippe, il y a quand même une différence de nature,
07:01et je trouve que la question était pertinente.
07:03Il y a d'un côté l'enfarinade, qui est condamnable, etc.,
07:05mais qui n'est pas porté atteinte physique à une personne.
07:09Ah bah si, c'est une atteinte physique, c'est une gravité absolue.
07:12Et le jeune militant d'extrême droite,
07:15qui a été tué à l'église, c'est pas la même chose.
07:18Si demain, vous faites ça à un chef d'État,
07:21qu'est-ce que vous risquez ?
07:22Rien ?
07:22Mais en fait, le chef d'État, il ne représente pas que lui-même,
07:24il représente aussi la fonction.
07:26Donc, il y a un degré encore supplémentaire.
07:28C'est-à-dire que faire ça, un chef d'État,
07:30c'est en fait, c'est faire ça à son pays.
07:33C'est très grave.
07:35Un pays qui ne respecte plus les représentants de la nation,
07:39les institutions, comme le Arc de Triomphe,
07:41dont on parlait tout à l'heure, c'est très grave.
07:43Ça veut dire que demain, moi, je vais prendre un sac de farine
07:46et je vais le jeter sur le visage de mon patron.
07:48Ça n'a aucune importance.
07:50Non, on ne dit pas ça.
07:51On dit qu'il y a une gradation dans la gravité des faits.
07:54Il n'y a pas lu qu'à un discours, me semble-t-il.
07:57À raison, on ne peut pas mettre sur le même plan
07:59une enfarinade et des actes criminels odieux.
08:04C'est pas ce que je dis.
08:05Je dis que s'il n'y a pas une réponse judiciaire...
08:08Il faut une réponse, on n'a pas le contraire.
08:11On dit qu'il y a une gradation,
08:12que le jeune qui est tué à coup de pompe,
08:14ce n'est pas la même chose que l'enfarinade.
08:16Ça ne veut pas dire que l'enfarinade n'est pas grave.
08:18Excusez-moi, à défaut de prison pour une enfarinade,
08:20une grosse amende, ça ne s'imposerait pas ?
08:23Pourquoi pas ?
08:24Excusez-moi, mais j'estime qu'on n'a pas le droit
08:26d'humilier les gens en public comme ça.
08:28Ce qui est important, c'est de dire qu'il y a une réponse policière.
08:30Une réponse judiciaire.
08:32Vous, vous, éducatifs, parce que le gars qui lance...
08:35On pourrait très bien l'envoyer toutes les nuits
08:37faire du pain pour une prison.
08:39On ne peut pas savoir.
08:40Excusez-moi, les bombes à eau,
08:41ça se fait au collège, éventuellement au lycée.
08:44Déjà, ça ne se jette pas à la figure des gens,
08:46mais par terre depuis un endroit.
08:48Là, quand on enfarine quelqu'un,
08:49comme Glucksmann s'est fait enfariner hier,
08:51la volonté directe est de l'humilier.
08:54En revanche, je tiens à faire une remarque.
08:55Je m'appellerai Raphaël Glucksmann.
08:57Je mettrai un gros savon au service d'ordre
09:00qui organisait ma sécurité.
09:01Il y a un danger, c'est de tout conflictualiser
09:03et de répondre toujours à la violence
09:05par une autre violence.
09:06Et ça, ça reste quand même la limite
09:08de ce que vous dites, cher Philippe.
09:10C'est quoi le retour ?
09:11C'est quoi la violence en échange ?
09:13Je veux dire, si on fout en prison
09:16un gars qui a enfariné Glucksmann,
09:19ça ne me paraît pas la bonne réponse.
09:22Sinon, vous allez avoir des prisons
09:23qui vont être plus que remplies.
09:24Il va y avoir 300 000 personnes en prison.
09:26C'est déjà le cas.
09:28Excusez-moi, celui qui a mis une justice
09:30au Président de la République.
09:32Il a pris une peine de prison ferme.
09:33Je trouve qu'il a passé un mois ou deux en prison.
09:36Non, mais là, il y a GIF.
09:38C'est le Président de la République.
09:40Mais moi, ça ne me pose pas de problème.
09:41C'est une violence physique.
09:42C'était complètement différent.
09:43Luc, votre réponse est quoi, en fait, à ça ?
09:49Vous seriez aujourd'hui juge.
09:50C'est quoi la réponse ?
09:51Moi, ma réponse, c'est de dire
09:52que ce n'est pas bien de faire ça.
09:55Il faut donc prendre une sanction,
09:57mais qu'on ne peut pas le mettre
09:58sur le même niveau.
09:59D'abord, que ce soit un citoyen
10:01et un représentant de l'ordre public
10:03ou de la nation.
10:05Ce n'est pas la même chose
10:06parce qu'au-delà du Président de la République
10:08qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas,
10:10il représente la fonction.
10:11Premier point.
10:12Et puis, évidemment,
10:13entre l'enfarinade et tuer un jeune à terre,
10:16etc.,
10:16ce n'est pas du tout de même nature
10:18et de même degré.
10:18Donc, il faut une gradation en toutes choses.
10:20La nuance est d'essence divine.
10:22En tout cas, si vous souhaitez m'enfariner,
10:25je n'en ferai pas un cake.
10:26Je vous le dis tout de suite.
10:27Je le ferai avec beaucoup de douceur.
10:30Allez, les amis, dans un instant,
10:32les cartes blanches 0826 300 300
10:35à partir de 19h jusqu'à 20h.
10:37Tous les sujets que nous avons évoqués,
10:38bien entendu, sont ouverts à la discussion
10:41et au débat,
10:43mais pas que, Philippe.
10:44Absolument.
10:44Alors, on va évidemment parler
10:45de ce qui s'est passé à Aubagne.
10:47Complètement fou.
10:48Ou un élève qui rentre
10:49avec un fusil de chasse
10:50de calibre 12
10:51dans une housse de guitare.
10:53Est-ce que vous avez peur,
10:54vous, pour vos enfants,
10:56quand ils vont au lycée, au collège,
10:57voire même pour vous,
10:58si vous êtes enseignant,
11:00CPE,
11:00ou que vous faites partie
11:02du personnel éducatif ?
11:03Et puis, on va parler
11:04du mouvement de demain.
11:05Il n'y a pas que les lycéens.
11:06Il y a Manif,
11:06il y a Grève,
11:07et tout.
11:08Vous en avez marre des grèves ?
11:09Vous dites,
11:10moi, je vais aller manifester
11:11parce que je ne suis pas content.
11:12Tous les avis sont les bienvenus
11:13au 0826 300 300.
11:15Je pensais que vous n'arrêteriez jamais
11:18de parler,
11:19j'en pouvais plus.
11:19Allez, à tout de suite.
11:22Les Vraies Voix Sud Radio

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