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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-11-05##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Le grand débat du jour, on vous le disait il y a quelques instants, plutôt une réussite, Patrick Roger, cette
00:06manifestation aujourd'hui ?
00:07Si on est du côté des organisateurs de cette manifestation, oui, puisque le gouvernement dit quand même qu'il y
00:14avait au minimum 600 000 manifestants dans toute la France, à travers toute la France.
00:18La CGT parle de 1,6 million, dont 350 000 à peu près à Paris.
00:24Donc, face à ça, que peut faire le gouvernement ? Parce que c'est quand même un signal d'avoir
00:31un million de personnes quasiment dans la rue.
00:34Surtout sur la durée.
00:34Il faut répondre, quoi. Mais alors, comment répondre, quoi ?
00:37Comment répondre, oui. On va écouter Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT.
00:42Le message de la rue au gouvernement et au patronat est clair. Rien ne nous arrêtera.
00:48Vous avez essayé la répression, vous avez essayé les vacances, vous avez essayé les violences.
00:53La seule chose qui fera cesser les revendications, c'est la réponse aux revendications.
00:59C'est ce qu'il faut mettre à l'ordre du jour d'urgence.
01:02Je le dis au gouvernement et au patronat, plus vous attendez, plus la facture s'élève.
01:08La question est, est-ce qu'on a les moyens d'apporter des réponses ?
01:11Mais c'est tout de même, à chaque fois que j'entends Sophie Binet, j'espère ne pas être surpris.
01:18Je le suis à chaque fois dans l'alignation.
01:21Mais peu importe, ce qu'on peut faire, j'écoutais tout à l'heure votre point de vue, votre information.
01:28Patrick, j'ai l'impression que le Premier ministre passe son temps, parce qu'il ne peut faire que ça,
01:34à organiser des conférences.
01:36Des conférences sociales lundi avec les syndicats et le patronat.
01:38Mais pourquoi en réalité c'est délicat ?
01:41C'est que, pardon pour ce poncif, dans ce million de manifestants peut-être,
01:47il y a une multitude de revendications d'une diversité absolue.
01:53Et j'ajouterais quelque chose, c'est d'autant plus difficile pour y répondre qu'on est dans une période
02:00très particulière
02:02où on peut se dire, on va attendre l'élection présidentielle pour répondre avec un autre président à des attentes
02:12qu'on trouve légitimes
02:13où on tente de faire dans l'urgence des pansements avec du sparadac.
02:18Et avec de la surenchère en plus, pour ceux qui gagneront quelque chose, ça fera levier pour le reste.
02:23C'est ce qu'il y a de terrible.
02:24Sur les fonctionnaires, il n'y a plus un centime.
02:27Donc le gouvernement ne peut pas augmenter les salaires des fonctionnaires.
02:29Sur les salaires du privé, Dieu merci, ce n'est pas le gouvernement qui fait les salaires dans les entreprises
02:34privées.
02:35C'est pour ça que Binet met la pression sur le patronat.
02:37Donc il ne peut rien faire.
02:39Alors si, on peut faire un geste pour les lycéens, il n'y a que 95% de bacheliers,
02:43on leur dit, l'été prochain, vous serez 100% à l'avoir,
02:47là on se jette et il suffit d'imprimer des diplômes.
02:50Mais non, mais c'est ça.
02:53Mais Patrick, le mouvement des lycéens, c'est grotesque.
02:55Non mais pas que.
02:56Non, c'est pas grotesque.
02:58Non, il y a des revendications légitimes.
03:00C'est plutôt une inquiétude d'ailleurs sur ce qu'ils vont devenir.
03:03Plus que des problèmes de moyens.
03:05C'est des problèmes de moyens, puisqu'il y a quand même des classes où parfois il n'y a
03:08pas de profs.
03:08Donc ça, c'est vrai que c'est important.
03:11Excusez-moi, si les lycéens se comportaient un peu mieux en cours,
03:15peut-être qu'on aurait moins de problèmes pour recruter des profs.
03:17Oui, peut-être, c'est vrai, globalement.
03:18Non mais c'est vrai, globalement, peut-être.
03:19Ce qui est quand même incroyable, c'est que c'est du jamais vu.
03:22Normalement, six mois avant une élection présidentielle,
03:25le climat social se calme.
03:27C'est-à-dire que là, on n'a jamais vu ça.
03:30On se le disait tout à l'heure entre nous, le climat est insurrectionnel.
03:33Moi, je ne vois pas quelles sont les marges de manœuvre que peut avoir Sébastien Lecornu.
03:38Il est très habile, il est très diplomate, il est même politiquement plutôt brillant.
03:43Mais qu'a-t-il comme solution ?
03:44Que peut-il imposer aux uns, retirer aux autres ?
03:47Moi, je pensais qu'il avait déjà tout donné, en fait.
03:49Non, mais c'est-à-dire qu'il va aller sur le SMIC,
03:51puisque c'était ce qui était annoncé, une revalorisation de 1,6%.
03:55Ce qui pose des problèmes, d'ailleurs, par rapport à ceux qui sont au-dessus.
03:59Parce qu'ils se disent, nous, on n'a pas d'augmentation.
04:02Et si je peux me permettre, quelle est la légitimité, entre guillemets,
04:06indépendamment du courage qu'on peut lui reconnaître,
04:09quelle est la légitimité d'un Premier ministre
04:11qui va avoir du mal à faire voter un budget,
04:13et qui, de toute façon, dans six mois, ne sera plus aux affaires ?
04:19C'est un vrai sujet.
04:21Mais c'est un vrai sujet.
04:22Non, mais excusez-moi, il s'est quand même passé une chose drôlatique.
04:25Donc, la partie recette du budget de l'État a été votée à l'unanimité,
04:31rejetée à l'unanimité, par l'Assemblée nationale.
04:34Même la majorité n'a pas voulu le voter.
04:36On est vraiment dans un pays qui est dans la 14e dimension-là.
04:39La partie recette.
04:41Mais là, on est dans la 14e dimension-là.
04:43Personne n'était d'accord.
04:44Certains disaient, il n'y a pas assez de recettes.
04:46D'autres disaient, il y en a trop.
04:47Oui, mais ça dit quelque chose, quand même.
04:50Oui, oui.
04:51Cela dit, vous avez des pays qui fonctionnent toujours avec le même budget,
04:54et puis, ça marche.
04:55Je crois que c'est le cas de l'Italie.
04:57Il me semble qu'en Espagne, c'était un peu la même chose.
04:59Finalement, il n'y a pas de majorité très claire.
05:01Ça s'est produit déjà aussi en Allemagne.
05:03Vous reconduisez d'une année sur l'autre.
05:05Alors, après, il ne faut pas se plaindre.
05:06Regardez la Belgique, ils n'ont pas eu de gouvernement pendant plusieurs années.
05:09C'est là où c'est allé le mieux, d'ailleurs.
05:11Oui, peut-être.
05:12Je pense ce qu'en pensent nos auditeurs.
05:14Oui, Sébastien et nos auditeurs, dans un instant.
05:17Il n'y avait pas, je vous dis ce qui est inédit, c'est ce climat.
05:20C'est-à-dire que même l'espérance, l'espoir d'un changement à horizon six mois,
05:24ne prend pas.
05:25C'est ça qui est dingue.
05:26Tout le monde s'en fout.
05:28Et quelque part, personne n'est en capacité de comprendre et d'attendre.
05:31Tout le monde veut tout, n'importe quoi, le contraire de tout, maintenant.
05:35C'est parce que le futur n'est pas d'un espoir.
05:37Antonin, que disent nos auditeurs ?
05:40Ils nous disent que le gouvernement est forcé à 72% à négocier.
05:44Il y a Jean-Luc qui nous dit qu'il devrait négocier, même si la mobilisation lycéenne s'essouffle.
05:50Celle comme aujourd'hui risque d'être reconduite.
05:51Alors, il faut négocier.
05:53Il y a Marie, pardon, j'allais dire mamie, qui est un peu plus directe, qui nous dit
05:57qu'il y a une solution plus simple.
05:59Il faut simplement virer ce gouvernement.
06:01Il en est encore temps.
06:02Alors qu'Il y en a, il précise un peu dans son commentaire.
06:04Il nous dit, non, 600 000 personnes mobilisées dans toute la France sur 70 millions d'habitants,
06:08ce n'est pas suffisant.
06:09Nous subissons presque tous les jours des contraintes dans notre vie quotidienne.
06:12Ça ne justifie pas un engagement sur l'ensemble de la société dans la contestation.
06:17De plus, les syndicats ne représentent qu'eux-mêmes.
06:20Merci beaucoup, Antonin.
06:21Alors, direction 0826 300 300.
06:24Je vous emmène à Draguignan ce soir avec Bruno.
06:26Bonsoir, Bruno.
06:27Oui, bonsoir.
06:28Bienvenue sur Sud Radio.
06:30Alors, quelle est votre position ?
06:31Je crois que vous avez participé à cette mobilisation.
06:35Absolument.
06:36J'ai fait 100 bornes allers-retours.
06:38Je suis allé à Draguignan pour manifester.
06:41Et c'était une manif sympathique, calme, pas de violence, avec une bonne ambiance.
06:48Et beaucoup de pluie, mais plusieurs centaines de courageux.
06:51Donc, c'était bien.
06:53Et les revendications, elles étaient claires.
06:56Et c'est les mêmes depuis les Gilets jaunes dont j'ai fait partie depuis le début.
07:00À savoir, on n'arrive pas à bien vivre de notre travail présent ou passé.
07:04Il y en a marre, quoi.
07:05Voilà.
07:06Mais qu'est-ce que vous attendez ?
07:07Si demain, enfin, en semaine prochaine, vous étiez face au Premier ministre,
07:12parce que j'imagine qu'il y a pas mal de demandes à lui faire.
07:16Qu'est-ce que vous attendez de lui ?
07:17Et qu'est-ce qu'il peut réellement faire ?
07:19Parce que c'est ça aussi le problème.
07:21Parce qu'à présent, je vous entends beaucoup discuter de mesurettes.
07:24On va donner un petit coup de pouce pour les élystéens.
07:28On va augmenter un petit peu le SMIC.
07:31Mais ça, c'est des mesures.
07:32On a un pays à reconstruire.
07:35On est en 45 et on a un pays à reconstruire.
07:38Il faut tous se mettre au boulot.
07:40Donc, se mettre au boulot, ça veut dire donner des places en enseignement supérieur.
07:45Parce que si on veut réindustrialiser, on aura besoin de techniciens.
07:48On aura besoin d'ingénieurs.
07:49On aura besoin de gens.
07:51Mais parfois, c'est avant l'enseignement supérieur pour former les gens pour l'industrie.
07:55Ah mais oui !
07:56Ah mais je suis tout à fait d'accord avec vous.
07:58J'ai un copain qui enseigne à côté de Montpellier à la paillade.
08:01Il me dit, mais les gamins, en troisième, ils n'arrivent pas à trouver de place pour passer des BEP,
08:08pour passer des CAP.
08:09Donc, effectivement, ils ne trouvent rien.
08:11Donc, ils ne sortent que du circuit et ils vont faire le chouffre.
08:15Et aujourd'hui, on a un pays à reconstruire.
08:18On a besoin que tout le monde se retrousse les manches.
08:21Et on ne nous en donne pas les moyens.
08:23Parce que quand vous regardez les aides qui sont données aux entreprises et qui servent à engraisser les actionnaires et
08:30qui servent à payer les retraites des Américains,
08:33même si on ne prend pas le chiffre du rapport de Fabien Gué, qui était à 211 milliards, et qu
08:38'on ne prend que le chiffre des libéraux, qui est à 160 milliards.
08:41Moi, je bloque une mesure.
08:43Vous m'avez demandé une mesure.
08:44On bloque la moitié, 80 milliards.
08:47On regarde qu'est-ce qui hurle.
08:49Et tous ceux qui n'ont pas créé d'emploi, on leur dit, pardon, tous ceux qui n'ont pas
08:52créé d'emploi, on leur dit, désolé, vous n'aurez pas un centime.
08:56Vous n'aurez pas un centime.
08:57Et tout l'argent qu'on récupère, on s'en sert pour réindustrialiser le pays.
09:01On s'en sert pour mettre de l'argent là où on en a besoin, c'est-à-dire pour
09:06former la jeunesse, pour restaurer la santé, pour restaurer l'école, et on relance le pays par le travail.
09:14Il y a quand même beaucoup de centres de formation en interne dans les entreprises qui se plaignent aussi de
09:19ne pas avoir de candidats.
09:20Alors, où c'est un problème de désinformation et de non-information, mais dans l'aéronautique, dans plein de métiers,
09:30il y a un problème d'orientation.
09:32Non, mais il y a un problème d'orientation, bien sûr, quoi.
09:35Mais l'orientation, quand les gamins ont entre 15 et 18 ans et qu'ils cherchent leur voie, et même
09:42après, parce qu'après, il doit y avoir de l'orientation.
09:45Avant, il y avait la NPE.
09:47Aujourd'hui, ça a été transformé, Pôle emploi, etc.
09:52Oui, voilà, ils ont changé le nom, mais ils ont fait un travail.
09:56Mais pas vraiment de méthode.
09:57Et encore, auparavant, ils faisaient un peu du placement, ils réussissaient à orienter les gens vers l'emploi.
10:03Aujourd'hui, ils ne servent plus à ça, ils sont simplement une caisse enregistreuse.
10:07Et là où on peut trouver de l'emploi, c'est ailleurs, c'est-à-dire par les agences.
10:12Il y a les agences d'intérim d'un côté, il y a les réseaux sociaux, ou directement avec les
10:17entreprises, par exemple.
10:18Oui, mais les entreprises, quand vous dites que les entreprises, elles ont des centres de formation,
10:23moi, ça me fait un peu rigoler, parce que qui crée les emplois aujourd'hui ?
10:27Ce n'est pas les grandes entreprises.
10:29Eux, ils se gavent, ils nourrissent leurs actionnaires, et ils ne créent pas d'emplois.
10:33Ah bah si, vous ne pouvez pas dire ça.
10:34Ah non, vous ne pouvez pas dire ça, parce que si vous regardez les safrans...
10:42Je suis dans une boîte de 3000 personnes en France, qui tue les emplois à longueur de temps,
10:47qui délocalisent et qui fait des centres de services en Europe, pour sortir l'emploi de France.
10:53Non, mais ça, ça existe, oui.
10:54Non, non, mais ça, ça existe.
10:57Ceux qui créent les emplois, ce sont les artisans, ce sont les petites boîtes dynamiques.
11:00Et ceux-là, ils sont écravés de cotisations, parce que les gros ne payent pas les leurs.
11:05Aujourd'hui, vous prenez un petit garagiste, un petit électricien, comme il y a dans les villages autour de chez
11:12moi,
11:12en proportion, il y a beaucoup plus de cotisations et de taxes sur toutes les formes que toujours le Axta,
11:20le BNPP et les autres.
11:22C'est vrai, Bruno, non, mais c'est vrai.
11:25En même temps, les grands groupes, on en a besoin des grands groupes français,
11:30parce que demain, s'il n'y a plus ces grands groupes français, si on les affaiblit trop, et c
11:34'est déjà le cas,
11:36le petit garagiste, comme vous dites, etc., il ne va plus dépendre de nos grands groupes et même de l
11:41'État français,
11:41il va dépendre, en fait, des Chinois et d'autres pays.
11:44Et c'est déjà le cas.
11:46Et si vous les affaiblissez...
11:46Eh bien non, c'est le même sujet.
11:47Mais c'est lié, c'est le sujet, parce que c'est le sujet de la compétition mondiale.
11:51Eh oui, et aujourd'hui, on est en train de se faire bouffer.
11:55Non, mais aujourd'hui, on est en train de se faire bouffer.
11:57On se fait bouffer pour toi, parce qu'on a fait...
11:59Parce qu'aujourd'hui, en fait, on a des coûts de production qui sont beaucoup trop élevés.
12:03Mais si, mais si.
12:05Bah si, bah attendez, vous achetez un téléphone.
12:08Mon cher Bruno, est-ce que vous achetez votre téléphone fabriqué en France ?
12:11Non, vous n'achetez pas fabriqué en France.
12:14On a laissé rentrer les Chinois, on a laissé rentrer tout le monde.
12:17Ah, ça c'est vrai ?
12:19Et nous, les Américains et les Chinois, ils nous empêchent d'entrer chez eux.
12:22Mais c'est-à-dire que...
12:24On a fait une Europe du fric, on n'a pas fait une Europe qui propose...
12:27Eh, Bruno, Bruno, Bruno, il ne nous empêche pas de rentrer chez eux.
12:31On peut y aller chez eux.
12:33Sauf que, non mais sauf qu'on n'est pas compétitifs.
12:36Donc ils nous font un doigt d'honneur, c'est tout, c'est comme ça en fait.
12:39C'est la vie, c'est la vie.
12:41Et donc il faut faire gaffe, quoi.
12:43Il ne faut pas s'affaiblir non plus.
12:44Non, non, non, non, non.
12:45Là, vous êtes dans le discours qui est favorable aux gros et qui...
12:49Non, je suis favorable.
12:50Non, non, non, non, moi je suis favorable en fait à tous.
12:53Et bien souvent, les gros peuvent aider, les petits...
12:56Il ne faut pas qu'ils mangent le...
12:58Non, non, non.
12:58Mais en fait, il ne faut pas que ce soit ou l'un ou l'autre.
13:01Regardez la négociation.
13:02Regardez les négociations de Carrefour avec ses fournisseurs.
13:05Regardez les négociations de Peugeot avec ses fournisseurs.
13:08Et regardez la commande française Renault sur les fonderies.
13:12On vient encore de fermer une fonderie.
13:14Et on fabrique un peu d'obus.
13:16Ben non, mais Renault, vous avez mis le doigt sur un sujet important.
13:20C'est-à-dire que Renault, dans quelques années, vous ne le verrez plus.
13:24Ça n'existera plus, malheureusement.
13:25Il y a une Europe à reconstruire pour arriver à faire exister Volkswagen, Renault, Fiat.
13:30Mais Volkswagen, ils sont bouffés par les Chinois.
13:36Volkswagen vire 100 000 personnes, mais pas tous en même temps.
13:41Là, notre ami Bruno a raison.
13:42C'est que quand les voitures françaises ou européennes,
13:45elles sont taxées à 30-35% quand elles veulent rentrer en Chine,
13:48avec du coût de salario, le protectionnisme, il faut en faire.
13:51Quand Trump bat 15% de droits de douane sur tous les produits européens,
13:55Madame von der Leyen a dit, non, non, non, on ne riposte pas,
13:58ce serait trop dangereux pour l'économie allemande.
14:00Alors, résultat des courses, il faut mettre du protectionnisme.
14:03Par contre, je ne suis pas d'accord avec vous,
14:04prenez des boîtes comme Safran, prenez des boîtes comme Airbus, etc.
14:07Elle crée des milliers d'emplois en France
14:09et elle ne délocalise pas ou pratiquement pas.
14:11Voilà.
14:12Ah ben ça, c'est vraiment une des exceptions qu'il faut mettre en avant.
14:16Je suis en train d'un d'acteur Aïdou.
14:17Mais aujourd'hui, quand vous regardez où sont créés les emplois,
14:20ils sont surtout créés chez les petits.
14:21C'est des PEP, c'est vrai.
14:23Facilissant la vie.
14:25Facilissant la vie des petits.
14:25Mais oui, mais...
14:26Non, non, mais c'est la vie des petits.
14:28Bruno, Bruno.
14:29Mais ne tape pas trop uniquement sur les gros non plus.
14:32Oui, parce que souvent les gros qui font vivre les petits...
14:35Mais c'est ce que j'allais dire.
14:37Quand les gros s'appauvrissent, les pauvres meurent.
14:40Comme disait mon leader de fait, Ten Shopping.
14:45Moi, Bruno, pour vous dire, j'ai deux entreprises.
14:48Et c'est beaucoup les grands groupes qui me donnent du travail.
14:52Beaucoup.
14:52Oui, admettons.
14:54Et donc, ça me permet de faire travailler d'autres gens.
14:56Ça me permet...
14:57Si je n'avais pas ça, je ne pourrais pas faire travailler des gens.
14:59Non, mais qui distribue le plus gros volume de dividendes au monde entier ?
15:04À l'heure actuelle, la France est un super distribueur de dividendes au monde entier.
15:11C'est un truc démentiel.
15:12Oui, mais là, on parlait du travail.
15:14On parlait du travail, Bruno.
15:15C'est justement.
15:16On parlait de l'école et du travail.
15:19Mais comme on distribue des dividendes à plus savoir qu'en faire, qu'est-ce qui se passe ?
15:23On n'a plus d'argent pour investir dans la réindustrialisation.
15:27On n'a plus d'argent pour l'école.
15:28On n'a plus d'argent pour la santé.
15:31Et on va se faire plumer.
15:33On est déjà en train de se faire plumer.
15:35Bon, ne nous bouffons pas entre nous.
15:39Bruno, ne nous bouffons pas entre nous quand même.
15:41Allons tous dîner chez Bruno à Draguignan.
15:44Allez, on arrive.
15:45Bon, déjà, il faudra monter dans un petit village du Haut-Var.
15:49Ah, super.
15:50On adore.
15:51C'est notre passion, nous.
15:52C'est du Verdon, les amis.
15:53C'est bien.
15:54C'est bien.
15:55Vous allez accueillir Philippe David.
15:56Il sera bientôt sur les routes.
15:57Ah, ben, il y a la pisse à la terre.
15:58En revanche, Bruno, Bruno, Philippe David va vous coûter cher.
16:02On est un jour.
16:04Allez, vous continuez d'appeler 0 826 300 300 dans une dizaine de minutes jusqu'à 20 heures.
16:09C'est antenne ouverte.
16:10Vous avez entendu, évidemment, il y a du débat.
16:12Et c'est ça, en fait, sur le radio, parlons vrai.
16:14On se dit les choses.
16:15On ne tourne pas autour du pot.
16:16On est quand même au ras-le-bol de tout ça.
16:18Merci, Bruno.
16:19Merci beaucoup.
16:20Merci, Philippe Bilger.
16:21Merci beaucoup, Sébastien Ménard.
16:22Dans un instant.
16:23Allez, dans un instant, les cartes blanches.
16:24Philippe David.
16:25Mais non, mais les cartes blanches aussi.
16:26Les cartes blanches.
16:26Oui.
16:27A tout de suite.
16:29Les vrais voix Sud Radio.

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