00:00Le procès du jour.
00:02Et le procès du jour, Bruno Retailleau propose de rouvrir le débat sur l'interdiction de LFI.
00:07Monsieur le procureur.
00:08Oui, alors, le réquisitoire.
00:11Avant de voir le réquisitoire, je vais d'abord exposer les faits.
00:15Est-ce qu'il faut aller jusqu'à interdire LFI ?
00:18Donc, Bruno Retailleau l'a dit ce matin.
00:20Et ça prend beaucoup d'ampleur depuis ce matin,
00:25puisque sur le blocage des lycées, c'est LFI et ces proxys de l'ultra-gauche qui sont accusés.
00:34Accusés d'être à l'origine du mouvement.
00:36Ça a été dit de façon très officielle aujourd'hui par Matignon, selon les services du Premier ministre.
00:42Alors, de l'autre côté, on a répondu par la voix de Bompard, Manuel Bompard,
00:48qui a répondu pour LFI en disant que le gouvernement était en train de sombrer dans le complotisme.
00:54En attendant, ça brûle devant certains lycées.
00:57Il y a des incidents, évidemment, c'est très tendu, avec les policiers qui sont mobilisés.
01:04Ça s'étend même un petit peu dans les facultés.
01:07Alors, est-ce qu'il faut aller jusque-là, jusqu'à interdire ?
01:09C'est quand même une accusation.
01:11Enfin, ce n'est pas une accusation.
01:13Une proposition.
01:13C'est une qualification et une proposition très forte.
01:17Je ne sais pas ce que vous en pensez.
01:19La parole, donc, d'à côté, à l'accusation dans un instant, et puis à la défense, Philippe David.
01:24Moi, je crois que la question ne se pose pas pour le moment.
01:27Mais, mais, si après l'élection présidentielle, en imaginant, par exemple, que Marine Le Pen soit élue,
01:32s'il voulait bordéliser le pays, là, évidemment, l'interdiction se poserait,
01:37et je vais même aller plus loin, dans ce cas-là, ce n'est pas le cas aujourd'hui, elle
01:40s'imposerait.
01:42Bon, voilà.
01:44Sébastien Ménard ?
01:45Elle s'imposerait.
01:46Est-ce que dit...
01:47S'il bordélise le pays, oui.
01:48Oui, oui, oui.
01:49Sébastien Ménard et Pierre Archer.
01:50Sébastien.
01:51Non, mais défendre, on est là pour défendre, parfois, des visions, des visions du monde
01:56différentes, et, en clair, défendre la liberté, c'est ce qu'on fait ici.
02:01C'est aussi garantir la liberté de celles et ceux avec lesquels on n'est pas d'accord.
02:06Ah, mais ça, je suis bien d'accord, c'est pour ça que je dis que la question ne se
02:07pose pas aujourd'hui.
02:08Et qu'en même temps, pardonnez-moi, l'élection, l'élection, l'élection, voilà, parce qu'on
02:16ne peut pas dire que LFI rate un certain nombre d'élections, ils sont très nombreux à l'Assemblée
02:21nationale, ils ont pris des villes, parfois extrêmement importantes aux dernières élections
02:24municipales, nonobstant quelques annulations récentes, ce qui n'est pas une mauvaise
02:29nouvelle, pour moi, en tout cas, ce que je dis, c'est que ça ne leur donne pas non plus
02:33un permis pour bordéliser le pays, pour, quelque part, radicaliser une partie de la
02:39jeunesse de France, parce qu'il y a des images, pendant l'émission, il y a une policière
02:44dans Paris qui s'est fait tabasser par des jeunes, voilà, c'est des jeunes, pour
02:50le coup, alors, ce qui est complètement fou, c'est qu'on arrive aujourd'hui, comme, quelque
02:55part, le paysage politique et le personnel politique n'est pas capable de débattre dans
03:00un hémicycle, qui est quand même fait pour ça, on a Bruno Rotaillot, pour qui on peut
03:05avoir du respect, qui se dit, ben, faut interdire, non, non, faut pas interdire LFI, faut combattre
03:09les idées d'LFI, faut gagner des élections contre LFI, et c'est ça, le vrai sujet, et
03:15il faut, évidemment, là, quand on voit des images lunaires, enfin, ils sont parlementaires
03:21et députés de la nation française, quand je les vois habillés avec le richard, mais
03:25j'entends, j'entends, j'entends, j'entends vos objections, mais quand on appelle à
03:30étant des blocages à s'interposer, c'est pas la première fois, enfin, il y a déjà
03:35eu des mouvements politiques qui ont fait concrètement pour empêcher la violence
03:38pire archée.
03:39Alors, faut-il interdire LFI, d'abord, il y a un précédent dans l'histoire politique
03:42française, c'est l'interdiction du parti communiste avant la seconde guerre mondiale,
03:46pour des raisons évidentes, le pacte germano-soviétique, au tout début de la seconde guerre
03:50mondiale, absolument, au tout début, moi je suis évident pour la liberté d'expression,
03:55En 2023 aussi, il y avait déjà la droite qui avait proposé d'issoudre LFI en 2023.
04:01Ça n'a jamais été fait, c'est vrai que c'est récurrent, donc moi je suis évidemment
04:05pour la liberté d'expression, pour le droit à chacun d'affirmer ses positions, pour
04:09le débat public, etc.
04:10Le curseur, on le met où ? On le met sur LFI, est-il ou non encore dans le champ
04:15républicain,
04:16dans le champ démocratique ? C'est de ça que dépend la réponse sur l'interdiction.
04:22LFI appelle à la violence ouvertement, elle participe parfois à la violence, LFI bordélise
04:27le débat public, ça pourquoi pas, LFI, on peut aussi considérer que c'est pardon, incite
04:34à la violence, participe parfois à la violence.
04:37Alors c'est plutôt l'insurrection populaire, pardonnez-moi, c'est l'insurrection populaire.
04:41Non mais c'est pas la violence, c'est l'insurrection populaire, et je ne suis pas LFIste
04:44et je ne les défends pas, mais c'est son choix, il faut être précis.
04:47Non mais LFI de façon générale participe à cette violence qui s'est installée et
04:53qui se développe dans la société française et dans le débat public.
04:58Est-ce qu'LFI est dans la rue ? Oui, LFI est dans la rue et incite d'aller dans
05:01la rue.
05:02Et puis, est-ce qu'LFI, pour des raisons qui sont bassement et cyniquement électoralistes,
05:08sert de cinquième colonne à des puissances qui ne sont pas forcément des puissances
05:14amies de la France, notamment à travers les réseaux islamistes, la réponse est oui.
05:20Donc la question se pose effectivement, de savoir s'il faut...
05:23Allez, un témoin, un témoin.
05:24Voilà, c'est Madame la Présidente, donc voilà ce qu'on pouvait dire pour l'instant.
05:27Des témoins à la barre, oui.
05:28Oui, absolument. Olivier qui est avec nous.
05:31Merci d'avoir rejoint ce tribunal, mon cher Olivier.
05:35Quel est votre avis ?
05:38Alors, bonsoir à tous.
05:39Bonsoir.
05:40Alors, on parle beaucoup de LFI.
05:43Moi, j'ai connu ça en 1974.
05:45C'était la manipulation des élèves.
05:48J'étais dans la musique scolaire, on était 5000.
05:52Et c'était le Parti communiste à l'époque qui manipulait les jeunes,
05:55qui les faisait descendre dans la rue.
05:58Et ça a toujours existé, quoi.
06:01Parce que moi, j'avais 16 ans, j'étais au lycée.
06:05On est venu me demander de faire grève, d'aller manifester dehors, en dehors du lycée.
06:10Ça a même continué après, puisqu'il faut intervenir les CRS et on a fait la grève de la faim.
06:15On m'a dit pour faire la grève de la faim et j'ai fait la grève de la faim.
06:17Mais j'étais manipulé, j'avais 16 ans, j'écoutais les leaders de l'école.
06:23Mais les leaders de l'école, ils écoutaient les leaders politiques de l'époque.
06:27Donc ça a toujours existé, ça.
06:29Ça a toujours existé.
06:30Alors maintenant, c'est LFI, parce que LFI a remplacé en grande partie le Parti communiste,
06:37et continue à manipuler les gens.
06:40On leur fait des promesses.
06:41C'est de la politique.
06:43Mais alors, pourquoi ils le font ?
06:46Ça, je me pose la question, parce que, est-ce que ça va leur rapporter quelque chose ?
06:49Ils sont en train de dresser toute une population jeune contre le pouvoir en place.
06:55Donc, pour dire plus tard après, nous qui avions raison, il faut nous suivre, il faut voter pour nous.
07:01Alors, de l'interdire, non, on ne peut pas interdire.
07:03C'est-à-dire qu'Olivier, il y a la Constitution qui protège effectivement la liberté des partis,
07:10évidemment, et de débattre, etc., de manifester.
07:14Mais là où il peut y avoir une question, c'est quand, dans le pays, s'installe une forme d
07:20'insurrection.
07:21Nous n'en sommes pas là.
07:22Nous n'en sommes pas là, bien sûr.
07:23Mais c'est pour ça qu'on peut poser cette question.
07:27Est-ce qu'il faut attendre d'en être là, ou est-ce qu'il faut prendre des précautions pour
07:31ne pas en arriver là ?
07:33Olivier a dit une chose très juste qui m'a remis un souvenir en tête.
07:36En 68, mai 68, bien évidemment, c'est l'extrême-gauche qui était dans la rue.
07:41Qui a poussé l'extrême-gauche à arrêter, notamment avec le service d'ordre de la CGT ?
07:46Le Parti communiste français.
07:48C'était d'ailleurs un certain Jacques Chirac, qui a été allé négocier avec Georges Ségui, un des patrons de
07:53la CGT.
07:53Il avait même un flingue dans sa poche.
07:56Il le racontait plusieurs fois.
07:58Et après, qu'est-ce qu'a fait le Parti communiste pour décrédibiliser le mouvement d'extrême-gauche ?
08:03Il les appelait les fils de bourgeois.
08:05Et la différence, c'est qu'à l'époque, le PC était dans l'hémicycle, l'extrême-gauche était dans
08:11la rue.
08:12Aujourd'hui, l'extrême-gauche est dans l'hémicycle.
08:14C'est toute la différence.
08:15Et c'est un premier avertissement en cas de victoire du RN.
08:19Ça, on verra.
08:20Antonin ?
08:21Merci Olivier.
08:23Et puis on continuera aussi d'appeler les auditeurs tout à l'heure entre 19h et 20h avec vous, Philippe
08:27David.
08:27Absolument.
08:28Il y a d'autres témoins sur les réseaux sociaux.
08:30Absolument.
08:30J'ai reculé plusieurs autres témoignages qui pourront peut-être vous convaincre, vous, la cour ou le jury.
08:35On a Pédro qui nous dit non, les interdire s'apparentent à de la censure.
08:39Et au contraire, on a Martin qui nous dit ce parti est un danger public dont les propos antirépublicains de
08:44certains de leurs élus demeurent impunis.
08:46Donc, ça donne quoi en pourcentage ?
08:48En pourcentage à la question faut-il aller jusqu'à interdire les filles comme le suggère Bruno Retailleau ?
08:53Vous répondez oui à 77%.
08:55Ah oui, quand même.
08:56Alors, je vais donner mes conclusions.
08:59Absolument.
09:01Les éléments, pour l'instant, voilà, un peu de silence, ne suffisent pas à établir que les conditions d'une
09:08dissolution de l'EFI sont réunies.
09:10Pour l'instant.
09:11Pour l'instant.
09:11Merci, monsieur le président.
09:14Je suis le procureur et donc c'est la présidente.
09:18Mais ce sera mis en délibéré.
09:19Oui, absolument.
09:21Les amis, merci beaucoup.
09:22En tout cas, dans un instant, la cache aux fous.
09:24On sort de certains fous, on retourne vers d'autres.
09:28En revanche, ce sont des maladies totalement différentes.
09:30Lui, il est phobique de tout.
09:32C'était Thomas Serafin dans quelques instants.
09:35Les Vraies Voix Sud Radio