- il y a 16 heures
Trump, le pétrole, Venezuela, droits de douane : et si le problème n’était pas Donald Trump lui-même mais un changement profond du capitalisme mondial ? Sommes-nous en train d’assister à la fin du néolibéralisme ? De l’impérialisme américain au « capitalisme de la finitude », on parle de la thèse d’Arnaud Orain, qui voit dans les évènements récent le retour à un capitalisme mercantile.
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
✊ Faire un don défiscalisé à 66 % : https://www.humanite.fr/don
📰 Accéder aux contenus exclusifs : https://abonnement.humanite.fr/
📱 Pour ne rien manquer de l'Humanité :
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
X (Twitter) : https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à toutes, bonjour à tous.
00:08Sachez qu'au moment où je tourne cette vidéo, à ça ?
00:11Ouais, écoutez, c'est un petit style que j'essaye.
00:14Je pense que ça va être dans les tendances 2026.
00:182026, à peine l'année entamée, et déjà, comme l'écrivait Tocqueville,
00:21le passé n'éclaire plus l'avenir, nos repères vacillent,
00:24et un monde nouveau semble advenir sous nos yeux sidérés.
00:27Un nouveau monde où Donald Trump se comporte en empereur.
00:29C'est moi où, avec toutes ces histoires d'empire, le monde est légèrement tendu.
00:48Je crois qu'il faut que nous gardions notre calme, et que nous gardions notre cap.
00:53On a des atouts, on va en parler.
00:55Alors, on fait quoi ?
00:57En gardant notre calme et notre cap, je crois qu'il faudrait essayer de faire deux choses.
01:02Il ne faut pas paniquer !
01:03Il ne faut pas paniquer !
01:23Bonjour, nous allons regarder ensemble ce qui va bouger dans le ciel pour cette année 2026.
01:29En 2026, Mercure rétrograde et la démocratie aussi.
01:33Sébastien Lecornu n'avait pas eu le temps de faire un 49-3.
01:35Trump de faire du chantage aux droits de douane et Macron de découper sa très grosse galette.
01:39J'ai ma technique !
01:40Que cette photo avait déjà fait le tour du monde.
01:43Le 3 janvier, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait déjà été enlevé par l'armée états-unienne.
01:49Donald Trump était bien sûr resté flou sur ses motivations.
01:56Nos grandes compagnies pétrolières, les plus grandes du monde, vont entrer sur le marché, dépenser des milliards de dollars.
02:04Je ne peux pas le croire !
02:05Les États-Unis d'Amérique finançaient un coup d'État pour aller chercher du pétrole ?
02:13Surtout au Venezuela !
02:14C'est quand même très bizarre, c'est histoire d'intervention américaine dans un coup d'État en Amérique latine.
02:21Ah oui, j'ai une page Wikipédia carrément.
02:24Argentine, Bolivie, Brésil, Chili...
02:25Oui bon, ok, vous avez compris ce que je veux dire.
02:27À l'époque, ça nous arrangeait plutôt bien quoi !
02:30Et puis, c'était autre chose quoi.
02:33Ils faisaient des grands discours à l'ONU,
02:35des faux documents pour faire croire que les pays étaient en train de fabriquer des bombes atomiques,
02:39il y avait des joues de verbales...
02:40Et puis, on se sentait important quoi !
02:43On avait une relation spéciale, eux et nous !
02:45On allait aux quatre coins du monde piller les ressources de la planète !
02:50Ah, je me souviens de leur message comme si c'était hier !
02:53J'ouvrirai tous les marchés du monde pour toi, bébé !
02:55C'est toi et moi contre le reste du monde !
02:59J'aurais dû me douter que c'était du love bombing !
03:01Ça a été tellement dur quand j'ai appris comment ils parlaient de nous dans notre dos !
03:04Emmanuel a dit à moi, Donald, euh...
03:08Je voudrais que c'était un honneur !
03:10Qu'est-ce que tu veux, Donald, s'il vous plaît !
03:12Don't tell the population !
03:14Cette fois, c'est terminé ! On mérite mieux !
03:16On est totalement d'accord sur la série, Donald !
03:18On peut construire de grandes choses ensemble !
03:20Et sur Diner Ensemble, jeudi, quand tu passes à Paris !
03:27Mais ressaisissez-vous, nom de Dieu ! Faut passer à autre chose !
03:30Tournez la page !
03:31Je suis désolée d'être la personne qui vous l'apprend, mais c'est pas lui le problème !
03:34Oui, les États-Unis, ils se l'accaparent des ressources, c'est pas nouveau,
03:38mais c'est un peu plus compliqué que ça !
03:40Tenez, sur le pétrole vénézuélien, par exemple, c'est pas si simple à extraire !
03:44Et puis, de toute manière, les États-Unis, ils sont autosuffisants en pétrole !
03:47Et puis, Biden, il avait maintenu les droits de douane de Trump !
03:50Ces changements dans la politique étrangère et commerciale états-unienne,
03:54il faut les comprendre dans un système plus général !
03:57Ok, si c'est pas juste Trump qui est toxique,
03:59pourquoi est-ce que les États-Unis,
04:01qui pendant longtemps étaient prêts à tuer des millions de gens
04:04pour leur offrir le marché libre,
04:06ils changent d'avis, maintenant ?
04:08Eh bien, pour l'historien et économiste Arnaud Horin,
04:10c'est le signe de profonds changements dans le capitalisme !
04:12Dans cet essai, qui est passionnant et qui ne m'a pas du tout donné envie
04:15de me rouler en boule sous mon lit en pleurant !
04:19La plupart du temps, en économie,
04:20on oppose les périodes de fortes interventions de l'État
04:23et les périodes libérales,
04:24où l'État n'intervient, en théorie, pas sur le marché.
04:27Mais pour lui, c'est pas le plus pertinent.
04:29Parce que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
04:31même s'il y a eu des variations en fonction des gouvernements et des époques,
04:35ça reposait toujours sur la même base,
04:36le marché libre et le principe de concurrence.
04:39Alors, il y avait plus ou moins d'impôts,
04:41plus ou moins de services publics, tout ça,
04:42mais ça ne changeait pas le principe au cœur du fonctionnement de l'économie.
04:46C'est ce qu'il appelle un capitalisme libéral,
04:49pendant lequel la tendance était plutôt
04:50au recul des empires officiels et à la paix, relative.
04:54Mais un autre capitalisme est possible !
04:56Et il est pire !
04:57Pour Arnaud Rhin, le vrai changement dans la manière dont fonctionne le monde
05:00de ces 70 dernières années,
05:02c'est ce qu'on est en train de vivre depuis une dizaine d'années.
05:05Le passage d'un capitalisme libéral
05:07à ce qu'il appelle le capitalisme de la finitude.
05:10Pour lui, on est actuellement en train de revenir à une forme de mercantilisme,
05:13qui est en fait dominante dans l'histoire du capitalisme.
05:16Contrairement au libéralisme,
05:17qui promet l'abondance par le libre-échange,
05:19le capitalisme de la finitude est un capitalisme
05:22qui ne promet rien du tout,
05:23à part l'accaparement des richesses par les plus puissants,
05:25des États ou des entreprises
05:27qui deviennent aussi puissantes que des États,
05:29comme Starlink ou Google, par exemple,
05:32ou comme les compagnies des Indes au XVIIe siècle
05:34qui exploitent les colonies.
05:35On retrouve ce mélange des genres et cette fragmentation de la souveraineté
05:38entre les États-nations et ces institutions étranges
05:42qui sont à la frontière entre quelque chose qui achète et vend,
05:47pas tellement en fait,
05:49qui utilise beaucoup de la coercition pour faire travailler les gens,
05:52qui fait du travail forcé,
05:53qui lève des impôts pour forcer les gens à travailler,
05:56qui va s'accaparer des ressources naturelles
05:59de manière éhontée et pas du tout durable,
06:03et puis qui, en même temps, exerce, grâce à ses pouvoirs souverains,
06:07finalement, cette forme de coercition.
06:09C'est-à-dire qu'en fait, on a toujours cette idée
06:10sur laquelle la coercition va générer des revenus.
06:14Et finalement, aujourd'hui,
06:16on a de nouveau des compagnies État,
06:18de nouveau des compagnies État,
06:20avec les GAFAM,
06:21qui ont à la fois des infrastructures
06:24de souveraines,
06:25des câbles sous-marins,
06:27des satellites, bien sûr,
06:29mais aussi qui sont en mesure
06:31de modifier l'espace public.
06:33Il n'est plus question de concurrence
06:34ou de créer son entreprise,
06:36puisque c'est un système qui repose sur des monopoles,
06:39qui ne tire pas le revenu des profits,
06:40mais de la rente,
06:41en accaparant les ressources humaines,
06:43naturelles, etc.
06:44Ce que ça veut dire,
06:45c'est que les revenus des entreprises,
06:47ou des États,
06:47ils dépendent de leur capacité
06:49à contrôler des ressources.
06:51Ils ne dépendent pas du marché,
06:52comme c'est censé être le cas dans le libéralisme.
06:54Pour Arnaud Haurin,
06:54ce basculement vers une forme mercantile de capitalisme,
06:57c'est dû à un changement global de conception du monde.
06:59Ce régime,
07:01c'est celui d'un monde pensé comme fini.
07:05C'est-à-dire un monde dans lequel
07:06il y a deux entités
07:08qui connaissent des limites.
07:11Ce sont à la fois les ressources,
07:12et la deuxième entité qui connaît des limites
07:14sont les marchés.
07:15Pendant la dernière période libérale,
07:16donc depuis la fin de la guerre,
07:17la décolonisation et l'effondrement du bloc soviétique,
07:20ça ouvrait de nouveaux marchés.
07:22Mais avec l'émergence de la Chine
07:24comme puissance mondiale
07:25capable de rivaliser avec les États-Unis
07:27et le réchauffement climatique
07:28dans un contexte
07:29où les pays émergents
07:30se sont mis à avoir une consommation de viande
07:32et d'énergie fossile
07:33proche de ceux des occidentaux,
07:35ça change tout.
07:36Parce que les ressources,
07:37il y en a plein,
07:37mais pas assez
07:38pour que tout le monde fasse comme nous.
07:39En fait, les autres,
07:40ils n'étaient pas censés faire comme nous.
07:41Ils étaient censés permettre
07:43à nos capitalistes
07:44de faire des profits
07:45en fractionnant leur chaîne de production.
07:46D'un monde infini,
07:48on passe à un monde
07:50bien fini,
07:51fini finito même.
07:53Tout est pensé
07:54comme un jeu à somme nulle.
07:55C'est-à-dire qu'il ne peut pas
07:57y avoir d'enrichissement
07:59généralisé
08:00des individus,
08:01des firmes
08:02et des États.
08:02Dans ce nouveau contexte,
08:03c'est plus
08:04chacun fait son petit marché
08:05pour se développer,
08:06non, non.
08:06C'est la bagarre
08:08pour l'accaparement des ressources
08:09aux dépens des autres.
08:10En fait,
08:11la période libérale
08:12qui se termine,
08:12elle mène fatalement
08:14à ce retour mercantiliste.
08:16C'est ce qui s'est passé avant
08:17et c'est plus ce qui se passera
08:19parce que là,
08:20on ne reviendra plus
08:20à un capitalisme libéral.
08:22It's over.
08:23Il faut comprendre
08:24que Trump,
08:25ce n'est pas la cause
08:26du changement du capitalisme,
08:28mais le symptôme.
08:29Alors,
08:29ça ne veut pas dire
08:30que le politique
08:31n'a aucun pouvoir
08:31face à la marche du monde,
08:33mais que nos choix politiques,
08:34ils se font en réponse
08:35aux transformations du capitalisme.
08:37La manière dont Trump agit,
08:38sa volonté d'annexer
08:39le Groenland,
08:40la hausse des droits de douane
08:41pour affaiblir la concurrence étrangère,
08:43le coût d'État au Venezuela,
08:44etc.
08:45C'est des signaux
08:46qui montrent
08:46qu'on est dans un moment
08:47de mutation,
08:48que la période libérale
08:50du capitalisme,
08:50elle est terminée.
08:51C'est pas Trump
08:52qui a cassé
08:53un système économique
08:54et démocratique
08:55qui fonctionnait,
08:56on parle de grandes tendances mondiales,
08:58qui impliquent
08:59un immense réseau d'acteurs
09:00qui ont chacun des intérêts
09:01et des volontés politiques
09:02qui leur sont propres.
09:03Bon,
09:04on pourrait faire des critiques
09:05à la proposition d'Arnaud Horin,
09:06mais c'est très utile
09:07pour comprendre
09:08ce qui est en train de se passer.
09:09Je ne peux pas expliquer
09:10tout ce raisonnement
09:11dans cette vidéo,
09:12mais si ça vous intéresse,
09:13je vous conseille
09:13l'épisode d'Argent Magique
09:14sur le sujet
09:15ou de lire le bouquin,
09:17bien sûr.
09:17Donc,
09:17ça peut paraître
09:18un peu déprimant comme ça,
09:19mais...
09:21Mais...
09:21Ouais,
09:22non,
09:22en fait,
09:22c'est super déprimant.
09:23Ok,
09:24bon,
09:24gardons la tête froide,
09:26qu'est-ce qu'on peut faire ?
09:28Eh ben,
09:29on ne peut pas revenir
09:30à un capitalisme libéral,
09:31ça,
09:32c'est plié.
09:33Mais,
09:33je vous disais tout à l'heure
09:34que si les politiques
09:35ne sont pas responsables
09:37des mutations du capitalisme,
09:38on a quand même
09:39des choix politiques à faire
09:40face à la situation
09:41dans laquelle on va se trouver.
09:42Et là,
09:44optimisme de la volonté.
09:45Pour l'instant,
09:46les libéraux sont encore
09:47dans le déni.
09:47Regardez Macron,
09:48il est littéralement aveuglé,
09:50le pauvre homme.
09:51Il est de toute évidence
09:52resté bloqué dans les années 80,
09:53à la grande époque
09:54du néolibéralisme
09:55et de top gun.
09:57Et en France,
09:58la plupart des partis
09:59sont encore libéraux.
09:59Mais ça change,
10:01forcément,
10:01parce que tu ne peux pas
10:02être libéral tout seul.
10:04Sinon,
10:04tu es juste solo
10:05avec un sac de patates
10:06au milieu de tirs croisés.
10:08Piou, piou, piou.
10:09Personne veut mes patates ?
10:10Non ?
10:11Bon,
10:11ok,
10:11je rentre chez moi alors.
10:12Piou, piou, piou, piou.
10:15Et c'est là
10:16que ça se complique.
10:16Les prochaines années,
10:18on risque d'avoir
10:18un paquet de débats
10:20sur la défense,
10:21la souveraineté.
10:22Est-ce que la course
10:23à la guerre est inévitable ?
10:24Au cas où vous en doutiez,
10:25j'en sens rien.
10:26Mais j'imagine
10:27que quand vous avez cliqué
10:28sur la miniature de la meuf
10:29avec des strass sur les dents
10:30et une couronne en carton
10:31sur la tête
10:31dans un décor de même,
10:32vous ne vous attendiez pas
10:33à avoir une analyse stratégique
10:35de la situation militaire
10:36dans l'Atlantique.
10:37Mais vous inquiétez pas,
10:37dans l'humanité,
10:38il y a plein d'excellents contenus
10:39avec des mecs qui,
10:41contrairement à moi,
10:42ont la tête de l'emploi
10:43et qui ont des outfits
10:43tout aussi sleigh.
10:44Bertrand Baddy,
10:45bonjour.
10:48Abonnez-vous d'ailleurs
10:49et likez la vidéo !
10:50Il va y avoir ces prochaines années
10:51un paquet de propositions
10:53violentes et prédatrices,
10:54probablement avec une bonne
10:55grosse dose de nationalisme.
10:57On va être pris en sandwich
10:58entre deux puissances impériales
10:59qui sont en compétition
11:01pour l'accaparement des ressources.
11:03Donc, soit on se lance
11:04dans la course impériale nous aussi,
11:06soit on ne le fait pas.
11:07Mais si on ne veut pas le faire,
11:09il va falloir être très solide
11:10sur un point.
11:12Et c'est là que je vous crie dessus
11:13parce que vous ne vous intéressez
11:14pas assez à l'écologie.
11:15La pierre angulaire
11:16d'un projet politique de gauche,
11:18c'est forcément l'écologie.
11:19L'écologie,
11:20ce n'est pas un problème
11:21pour plus tard.
11:22Ce n'est pas juste
11:22le problème du capitalisme.
11:23Notre manière d'aborder l'écologie,
11:25c'est ce qui va faire de nous
11:27une puissance impariale ou non.
11:28Pourquoi ?
11:30Parce que les ressources pétrolières,
11:31elles vont être
11:31de moins en moins accessibles.
11:33Et que pour continuer
11:34à mener nos modes de vie,
11:35on a besoin de beaucoup,
11:36beaucoup, beaucoup de pétrole.
11:38Et les Etats-Unis,
11:39ils sont un peu
11:40sur le créneau du pétrole là.
11:41Drill, baby, drill.
11:47Alors, on pourrait dire
11:48qu'il faut mettre le paquet
11:49sur la transition écologique
11:50pour remplacer le pétrole
11:51par des énergies vertes.
11:52Ouais, sauf que ça,
11:53c'est la stratégie de la Chine.
11:55Et ces technologies vertes,
11:57elles reposent
11:57sur une exploitation minière
11:59intensive
11:59et tout aussi extractiviste
12:01que le pétrole.
12:02Et ces mines,
12:03elles ne sont pas en Vendée.
12:05Si vous voyez
12:06ce que je veux dire.
12:06Ce que je veux dire,
12:07c'est que pour avoir accès
12:08au pétrole
12:09ou aux terres rares,
12:10il faut coloniser
12:11ou vassaliser
12:12des territoires
12:13dans les pays
12:13qui en ont.
12:14En gros,
12:15il va falloir faire des choix
12:15et échanger nos modes de vie
12:17et notre organisation sociale.
12:18Et ça,
12:19ça passe forcément
12:20par se demander
12:21qu'est-ce qu'on produit
12:21pour quels besoins
12:23tout en préservant
12:23le fonctionnement
12:24des écosystèmes.
12:25Sinon,
12:25on redevient une
12:26wannabe puissance impériale.
12:28Enfin,
12:28on essaye,
12:29parce que c'est pas dit
12:30qu'on y arrive.
12:31Bref,
12:31il faut absolument
12:32que la gauche
12:33sorte du logiciel productiviste.
12:35Socialiser les moyens
12:35de production,
12:36c'est super,
12:37mais c'est pas du tout
12:38suffisant comme proposition.
12:39Si ça se fait
12:40sans qu'il y ait eu
12:40une profonde concertation
12:42sur à quoi on doit
12:43allouer nos ressources,
12:44ça se fera sur le dos
12:45des gens les plus précaires.
12:47Et pour l'instant,
12:47l'extrême droite
12:48ne s'intéresse pas trop
12:48à l'écologie,
12:49mais ça,
12:49ça risque de changer.
12:50On n'est pas du tout
12:51à l'abri d'une proposition
12:52écologiste basée
12:53sur l'exploitation des autres,
12:55frontières fermées
12:55et avec des lance-missiles
12:57sur les portes-conteneurs.
12:58D'où la nécessité
12:59de s'emparer tout de suite
13:00de la question écologique
13:01et de comprendre
13:02les enjeux politiques
13:03autour de tout ça.
13:04Parce que
13:04il y a toutes les nuances
13:06de planification écologique
13:07plus ou moins démocratique,
13:09plus ou moins socialiste.
13:10Et c'est de ça
13:11dont on devrait discuter.
13:13Ah oui,
13:14et bonne année au fait !
13:25Sous-titrage Société Radio-Canada