- il y a 3 heures
Dans son discours d’investiture, le nouveau président a mobilisé tout le registre d’un nationalisme exacerbé, entre rhétorique quasi messianique et premières mesures hostiles pour le Mexique – urgence nationale à la frontière – et la Chine – droits de douane.
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NewsTranscription
00:00Bon, que retenir de ce discours ? Moi je t'avoue que ça m'a un peu fait froid dans
00:05le dos.
00:05Parce que même si finalement il n'y a pas de surprise, on s'attendait à peu près à tout
00:09ce qu'il nous a dit.
00:10Peut-être remonter un peu nos sons.
00:13C'est quand même des discours nationalistes, réactionnés, racistes.
00:18Ça fait froid dans le dos je trouve.
00:19Oui, c'est exactement ça. C'est le retour de Donald Trump avec son projet clair sur l'immigration.
00:26C'est-à-dire l'expulsion de tous ceux qui n'ont pas de droit, de ceux qui sont réfugiés
00:32aujourd'hui aux Etats-Unis.
00:33C'est un programme qui essaie d'appliquer Mélanie, qui pourra appliquer une extrême droite en Europe.
00:40Si l'AFD par exemple arrive en pouvoir en Allemagne, ce que peut appliquer aussi la France si le Rassemblement
00:46national arrive au pouvoir.
00:47Donc on voit que là le projet est clair.
00:50Et puis après à chaque fois aussi de se présenter comme homme qui va défendre le peuple américain, notamment les
00:58plus précaires ou les ouvriers.
01:00Et puis être un homme de paix.
01:03Il dit qu'il est homme de paix, mais il veut rebâtir le golfe du Mexique en golfe d'Amérique.
01:09Il veut imposer au canal du Panama un certain nombre de choses.
01:13Il veut augmenter les droits de douane, de taxes.
01:16C'est sa paix à lui, c'est sa vision là-bas.
01:19C'est la paix américaine avant la paix mondiale.
01:22Donc ça veut dire, encore une fois, un projet unilatéral qui exclut tout le monde.
01:26Et donc forcément qui va déclencher des guerres et des conflits, si ce n'est économique, au moins peut-être
01:32militaire.
01:32Et puis voilà, il l'a clairement dit, il veut aujourd'hui que l'armée américaine demeure la plus importante.
01:37Et que les autres Etats aussi fournissent des budgets à l'OTAN, donc l'Alliance Atlantique Nord.
01:43Puisqu'aujourd'hui, ils sont moins, je crois, 2-3%.
01:46Ils veulent que ça grandisse, peut-être jusqu'à 5%.
01:51La France en fait partie.
01:52On sait qu'il y a des os budgétaires de l'armée qui en dépendent.
01:57Donc voilà, c'est une vision globale qui, en effet, est assez inquiétante.
02:02Parce que ça ne va pas forcément amener de la stabilité.
02:07Et puis voilà, on sait que maintenant, la guerre commerciale avec la Chine est lancée.
02:12Il l'a répété avec ses taxes.
02:16Pas sûr que les premiers décrets, d'ailleurs, la portent là-dessus.
02:20On l'a vu, ça sera sur l'immigration.
02:21On l'a vu, c'est les premiers trucs dont il a parlé.
02:23Ça, c'est sûr.
02:24Et sur l'énergie, puisque sur l'énergie, aujourd'hui, c'est de sortir en gros de tous les accords
02:30sur le climat,
02:32toutes les quelques régulations qui avaient été mises en place pour favoriser l'extraction de gaz.
02:40Il veut s'imposer comme une puissance énergétique, ce qui n'était pas il y a encore quelques années.
02:45Et notamment, prendre la place, notamment en Europe, de la Russie,
02:48puisque avec les sanctions, voilà, qui est une décision juste vis-à-vis de l'invasion de l'Ukraine.
02:54Mais on ne s'est jamais projeté sur qui fournirait maintenant, aujourd'hui, le gaz ou le pétrole.
03:02Tout un tas d'énergie à l'Europe.
03:04Et on voit qu'en tout cas, les États-Unis, eux, sont lancés là-dedans,
03:06avec un impact sur le climat et l'environnement qui va être considérable.
03:10Justement, c'est intéressant, parce que je ne crois pas qu'il ait prononcé une fois le mot climat, le
03:13mot environnement, jamais.
03:15Donc, la lutte contre le réchauffement climatique, il ne faut même pas lui en parler.
03:17Par contre, par ces politiques en matière d'énergie, là, c'est catastrophique.
03:21Vraiment, c'est marrant, parce qu'en l'écoutant, on a l'impression que les problèmes n'existent pas,
03:26les problèmes environnementaux n'existent pas.
03:27Les seuls problèmes qu'il y a lieu de traiter, ce serait l'immigration, ce serait l'énergie,
03:31ce serait le fait que l'Amérique ait réduite dans son influence, dans sa position un peu de supériorité.
03:37Mais zéro mot sur le climat.
03:39Et oui, donc on parlait de l'énergie, l'extraction du pétrole, l'extraction du gaz de schiste.
03:43Et je disais, mais je m'étais arrêté, que c'est une des extractions qui est la plus polluante pour
03:47les sols, pour l'eau.
03:48C'est vraiment catastrophique, parce qu'on fait exploser des poches.
03:51Pour pouvoir accéder au gaz de schiste, on fait exploser des poches.
03:54Et en fait, en explosant, tout ce gaz s'infiltre dans les nappes phréatiques, ça remonte dans les sols et
03:57tout.
03:58C'est vraiment catastrophique.
03:59Donc lui, c'est ça qu'il veut mettre au cœur de son agenda.
04:02Drill, baby drill, fort, bébé, fort.
04:05Et surtout, alors que les Etats-Unis sont quand même parmi des pays qui sont touchés directement par les crises
04:12et les changements climatiques.
04:14On le voit bien aujourd'hui avec les méga-feux qui ont lieu en Californie.
04:19Cette évolution, les impacts, pareil sur des vagues de froid, etc.
04:23On voit bien qu'il y a aujourd'hui des phénomènes qui s'accélèrent.
04:27Et ça, il n'en tient pas compte.
04:29Alors que parmi les victimes, il y aura aussi les Etats-Unis.
04:33Peut-être, parce que c'est vrai que souvent on dit, et c'est vrai, que les premiers impactés, les
04:38premiers touchés par le réchauffement climatique,
04:39c'est les populations les plus précaires, les pays les plus pauvres, etc.
04:42C'est vrai, mais là, en fait, c'est un contre-exemple assez fort, les méga-feux à Los Angeles
04:47et aux alentours.
04:48C'est que c'était, pas une des premières fois, mais c'est une des premières fois, oui,
04:51qu'il y a eu un impact hyper concret, hyper violent, hyper meurtrier du réchauffement climatique dans un pays,
04:57dans la première puissance mondiale.
04:59Et pourtant, ça n'a pas eu l'air de...
05:00Non, c'est-à-dire qu'on préfère peut-être donner plus de moyens, en effet, pour éteindre les incendies,
05:06plutôt que de réfléchir aux causes, voilà, qui sont parties, dont le réchauffement climatique fait partie.
05:13C'est-à-dire que tout ce qui est donné par le GIEC sur les augmentations,
05:16puisqu'on a encore battu le record de hausse en 2024, voilà,
05:23tous les quotas qui avaient été fixés sont largement dépassés, les 1,5 degrés, voilà,
05:29c'est des choses qui sont remises en cause.
05:32Et puis surtout, Trump peut tenir ce discours, mais il va renforcer, en gros,
05:36tous les climato-sectiques qui sont à l'œuvre un peu partout aujourd'hui,
05:39et là, comme dirigeants au niveau mondial.
05:43Victor Orban, Milley, il y a énormément de dirigeants qui remettent en cause aujourd'hui
05:49tous les travaux faits par des scientifiques et les mesures qui ont été prises justement
05:53pour permettre quand même à ce que la planète ne vire pas à la catastrophe.
05:58Et aujourd'hui, il les balaye d'un revers de main.
06:02Ça avait été déjà le cas en 2016, mais là, avec son poids et les liens aujourd'hui
06:05avec tous ces mouvements à travers le monde, toute cette mouvance conservateur,
06:11climato-sceptique et tout, c'est assez catastrophique.
06:15Et puis j'espère que justement la jeunesse, les forces progressistes vont pouvoir lutter contre.
06:21Et je pense qu'il serait temps que les citoyens se réveillent sur cette question-là.
06:26On a parlé un peu d'immigration avant le début du discours.
06:30Je ne sais pas s'il y a besoin vraiment de revenir dessus,
06:31parce que finalement, il n'a rien dit d'étonnant.
06:35Non, déploiement des troupes.
06:37C'est vrai que c'est un truc un peu concret qui fait un peu peur.
06:40Donc l'état d'urgence aux frontières sud.
06:43C'est déploiement des troupes, c'est-à-dire qu'il va envoyer des troupes à la frontière.
06:47Alors on le verra avec le décret exactement, le détail de ces mesures.
06:52Il était question, a priori, qu'il ferait l'impasse pendant quatre mois de toute arrivée sur le sol américain.
07:02Il est question aussi de revenir sur le droit d'asile.
07:05Il y a pas mal de choses comme ça dont il est question.
07:08Mais c'est vrai que sans avoir le décret en tant que tel sous les yeux, il faudra attendre.
07:12Mais il va arriver vite, de toute façon, dans la soirée, on en saura plus.
07:16Peut-être demain matin pour vous, le temps qu'on les ait, qu'on écrive, que Christophe écrive sûrement.
07:21Mais je pense que oui.
07:23Je pense que déjà, vu qu'il y a quand même pas mal d'éléments qui ont fuité dans la
07:26presse américaine,
07:27on sait en tout cas les deux, trois éléments qu'ils vont mettre en place.
07:32Qu'est-ce que...
07:34On n'a pas beaucoup parlé de la guerre en Ukraine.
07:35Enfin, il l'a un petit peu évoqué, sans l'évoquer finalement.
07:38Il parlait des fameux faiseurs de paix.
07:40Mais il n'a pas prononcé le mot Russie, le mot Ukraine une seule fois.
07:43Qu'est-ce qu'on peut attendre des positions de Trump sur cette zone-là ?
07:48Oui, alors je pense que c'est le seul dossier finalement où il s'était avancé énormément.
07:54C'est-à-dire qu'il avait annoncé qu'il trouverait un accord de paix en 24 heures.
07:59Et finalement, et son représentant spécial pour l'Ukraine, donc le général Kellogg,
08:05plus son responsable à la sécurité, Walls, qui ont dit que finalement ça leur prendrait 100 jours.
08:11Finalement, Trump même lui a dit que ça lui prendrait peut-être 6 mois pour arriver à un accord.
08:16Parce que c'est une question qui est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît.
08:21C'est surtout lesquelles garanties, par exemple, de sécurité on peut offrir aux Ukrainiens,
08:27mais aussi les garanties de sécurité pour la Russie.
08:30Aujourd'hui, comme la Russie est plutôt en phase, on va dire, de progression sur le terrain ukrainien,
08:37eux attendent en fait des négociations en direct avec les États-Unis,
08:40pas seulement que sur l'Ukraine, mais vraiment sur un accord de sécurité global.
08:44C'est ce qu'ils recherchent, puisque avec le développement de l'OTAN à ses frontières,
08:48la Russie estime qu'aujourd'hui, c'est cet accord-là, elle doit passer avec les États-Unis.
08:52Ce que d'ailleurs Poutine avait commencé à faire en 2021, un an justement avant l'invasion de l'Ukraine,
08:57avec Joe Biden, il s'était rencontré à Genève.
09:00Il est question d'ailleurs qu'il y ait une rencontre, cette fois, Trump-Poutine,
09:03dans les semaines ou dans les mois qui viennent.
09:05Alors il y aura un échange téléphonique rapide, a priori,
09:08ce qu'a laissé fuiter l'administration Trump avec Vladimir Poutine.
09:11Mais une rencontre serait prévue en Suisse, en Serbie, au Kazakhstan ou dans les pays du Golfe.
09:18Parce que les pays du Golfe, alors Arabie Saoudite ou Qatar, font partie en gros des acteurs aujourd'hui diplomatiques.
09:23On le voit notamment par exemple sur l'accord qui a été obtenu sur Gaza, ça s'est fait au
09:28Qatar.
09:28On sait que ça fait partie aujourd'hui des pays qui organisent et permettent ces échanges diplomatiques.
09:37Donc voilà, mais voilà, en tout cas, forcément, la question de l'Ukraine ne pourra pas être rétée rapidement.
09:44Parce que la Russie qui est aujourd'hui en position, puisqu'elle détient quand même une certaine partie du territoire
09:49ukrainien,
09:50en gros, si ces demandes ne sont pas respectées, en tout cas respectées, disons, discutées,
09:58sur la... eux, ce qu'il faut rappeler, c'est qu'ils avaient demandé, par exemple, la neutralité de l
10:02'Ukraine.
10:02Là, ça a démilitarisation, ça c'est des revendications de la part des Russes.
10:08La reconnaissance d'un certain nombre de territoires qu'ils occupent.
10:11Forcément, c'est en contradiction avec les garanties de sécurité de l'Ukraine.
10:16Seulement, aujourd'hui, les Russes ne négocieront que s'ils ont la certitude d'obtenir un certain nombre de choses.
10:22Et ils ne voudront pas cesser le feu temporaire.
10:25Eux, ils veulent une paix sur le long terme, avec des engagements sur le long terme.
10:29Donc ça, c'est ce qui est ressorti de toute l'administration russe sur place.
10:32Donc c'est pour ça qu'en effet, ça ne peut pas être...
10:34Enfin, un accord en 24 heures, comme il l'avait annoncé, ça ne pourra pas avoir lieu.
10:38Et que ça va demander, à mon avis, des semaines et des mois de négociations entre les uns et les
10:43autres.
10:43Et notamment, à l'Europe aussi de jouer son rôle.
10:46Parce que si on parle d'architecture de sécurité, il y a quand même un continent sur lequel le conflit
10:51se déroule,
10:52qui est l'Europe.
10:52Et pour l'instant, qui est la grande absente de ces face-à-face, de ces dialogues entre, par exemple,
10:57l'administration russe et l'administration américaine, ou l'administration ukrainienne et l'administration américaine,
11:01qu'elle soit présente ou passée.
11:03Et l'Europe, aujourd'hui, est un peu, on va dire, mise de côté.
11:07Et il serait peut-être temps qu'elle y participe.
11:11Donc, en tout cas, sur la guerre en Ukraine.
11:13Sur la politique étrangère, on a parlé de la Chine, on a parlé du Groenland, Canada, Panama,
11:18on a parlé des accords de libre-échange, on a parlé de l'égard en Ukraine.
11:21Il y a un aspect dont on n'a pas encore beaucoup parlé, c'est le Proche-Orient.
11:25Notamment de la proximité de Donald Trump avec Netanyahou.
11:29Qui est-ce que l'élection de Trump augure sur Gaza, Palestine, Syrie ?
11:37Sur Netanyahou, on sait qu'ils sont, ils demeurent assez proches.
11:42Notamment, là, sur l'accord à Gaza, ce qui était particulier, c'est que les deux administrations ont participé à
11:46l'accord.
11:47L'administration Biden et Trump, oui, qui ont participé aux échanges.
11:50D'ailleurs, c'est Trump le premier qui a dit que l'accord avait été trouvé, devant son déclaration de
11:56Joe Biden.
11:56J'ai vu un extrait sur Twitter d'un journaliste qui pose la question à Joe Biden.
12:00Je ne sais plus exactement la question, mais en gros, à qui doit-on cet accord de cesselle-feu ?
12:02Est-ce que c'est à vous ou est-ce que c'est à l'administration Trump ?
12:05Et Biden qui dit, mais c'est une vraie question et qui s'en va.
12:07Donc, finalement, c'est une vraie question, en fait.
12:09Les deux administrations ont collaboré et ont participé à l'accord,
12:13puisque forcément, l'accord qui va durer, qui est sur plusieurs phases, plusieurs étapes à chaque fois,
12:18forcément, du coup, il était question aussi de l'administration Trump,
12:22puisqu'elle devra aussi avoir le suivi de cet accord.
12:25Et on sait qu'en tout cas, il y a une pression qui a été mise par Trump sur Netanyahou.
12:30Est-ce que ça va être réalisé ou pas ?
12:32Mais en tout cas, il y avait une certaine proximité.
12:34C'est quand même Trump qui avait annoncé le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem.
12:42On sait que, par exemple, vis-à-vis d'Iran, ils sont assez proches,
12:46c'est-à-dire d'isoler l'Iran, voire de les sanctionner, voire, à un moment donné,
12:49il était question même d'une guerre militaire ou d'un bombardement de l'Iran.
12:55Finalement, Trump n'avait pas été jusque-là.
12:57Mais en tout cas, il y a un vrai rapprochement idéologique sur, en tout cas,
13:01repenser le Moyen-Orient entre ce que Netanyahou répète,
13:04voilà, entre l'axe du mal, Netanyahou quand même l'a développé,
13:08et en tout cas le projet de Trump.
13:12Alors après, voilà, ce n'est pas néo-conservateur,
13:15il n'a pas du tout le même projet que Georges de Bouloudou,
13:17je rends mot dès tout le Moyen-Orient.
13:18Mais en tout cas, si c'est pour défendre les intérêts des États-Unis,
13:22voilà, il prendra pied au Moyen-Orient,
13:25parce qu'il y a tout un tas d'intérêts économiques sur place.
13:29En termes de politique intérieure, on a parlé de l'immigration,
13:32on a parlé d'environnement, de l'énergie.
13:36Il y a peut-être, on a parlé un peu de l'avenir avec le passage de l'entretien
13:41qu'on vous a lu tout à l'heure.
13:42Il y a peut-être un point ou deux, peut-être qu'il faudrait revenir dessus,
13:46c'est sur Musk, donc on l'a vu pendant l'iscours d'investiture,
13:50qui était ravi que Donald Trump annonce le premier drapeau sera américain sur Mars,
13:56je ne sais pas quoi, des délires trumpistes.
13:58Mais donc, je crois qu'il ne l'a pas évoqué, ou alors c'était pendant qu'on parlait,
14:01ce fameux statut des deux fonctionnaires.
14:03Donc on rappelle, Elon Musk a été nommé à la tête du ministère de la réforme
14:06et de la fonction publique, enfin c'est peut-être pas ça les bons termes,
14:08mais globalement, Elon Musk, donc patron de Tesla X...
14:13Département pour l'efficacité gouvernementale.
14:16Donc il veut remodeler l'État fédéral,
14:18qui veut remodeler la fonction publique pour qu'elle soit plus efficace.
14:22Est-ce que peut-être tu peux revenir un peu là-dessus ?
14:23Tu me parlais du fameux les deux statuts de fonctionnaires,
14:26qu'est-ce que c'est, qu'est-ce que ça implique ?
14:27Alors ça, il faudra attendre le décret, mais c'est ce qui était ressorti pareil dans la presse américaine,
14:33c'est créer deux statuts afin de faciliter en gros leur envoi
14:37et d'avoir la mainmise sur tout un tas de fonctionnaires
14:41et qu'ils appliquent en gros la politique qui est souhaitée par Donald Trump
14:46et aussi par cette nouvelle administration qui doit être mise en place.
14:49puisque le but étant en gros d'abaisser tout ce qui dépend de l'État fédéral
14:58et en gros d'avoir une vraie politique
15:04qui permette en gros le développement, encore une fois,
15:08tout à l'aide de multi-sociétés.
15:12En gros, encore une fois, c'est dans pleines dérégulations
15:14qu'ils veulent faire aussi bien au niveau national, international que sur le climat.
15:18En gros, c'est vraiment la politique qui est menée par cette administration,
15:23par Musk et par en gros aussi un autre personnage qui est un peu moins connu,
15:28qui est Vivek, qui prononce bien, Ramaswamy,
15:31pareil, qui est un ultra-droitier,
15:33qui a été même candidat à la première républicaine.
15:36Voilà, donc c'est vraiment, on ne sait pas trop,
15:38mais en tout cas, il y a une vraie volonté de casser en tout cas cet État-là,
15:43cet État fédéral qui a en gros surtout mis pas mal de bâtons dans les roues
15:47lors du premier mandat de Trump sur un certain nombre de choses,
15:51qu'il pouvait prendre des décisions,
15:53mais il y a aussi bien la Cour suprême que la Constitution,
15:57que cet État-là qui l'empêchait en fait de mener à bien toutes ces réformes.
16:01Donc voilà, il y a une volonté de casser un peu tout ça.
16:03– Peut-être dernier point, sauf si t'envoies d'autres,
16:06on l'a commencé à l'évoquer, mais on n'est pas vraiment revenu dessus.
16:09Dans son discours, je ne crois pas qu'il l'ait...
16:12Enfin si, il y aura maintenant seulement deux genres en Amérique,
16:15donc il annonce les attaques face aux personnes LGBTQIA+,
16:19mais il y avait aussi des attaques un peu plus insidieuses
16:22quand il dit qu'on va faire en sorte que...
16:25Enfin l'école a fait émerger des discours...
16:28Enfin je ne sais plus quel mot il emploie,
16:29mais on sent bien qu'il veut aussi reprendre en main le système éducatif
16:32qui a été corrompu, c'est une honte, machin.
16:34Il parlait aussi de l'armée, il dit qu'il faut qu'on arrête de...
16:38Pas de corrompre, mais de donner des idéologies...
16:41Alors il n'est pas d'evokisme, mais ça aurait pu être ça, c'est bon ?
16:43– Ça, c'est ça, oui.
16:44– C'est ce qu'il y a de là.
16:46Et donc il y a une vraie attaque entre les droits LGBTQIA+.
16:51Tu parlais aussi du droit à l'avortement, mais là c'est encore l'étape d'après.
16:55À quoi on peut s'attendre ? Parce que pareil, il a donné des grands axes,
16:58mais il n'a pas vraiment donné de décret précis sur ce qu'il allait faire ces prochains jours.
17:01Mais qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Il y a de quoi s'inquiéter quand même.
17:04– Oui, il a donné un truc, c'est qu'il n'y aurait, pour lui, que de sexe, que
17:10de genre,
17:10hommes et femmes, et pas d'autres.
17:12Donc déjà, ça c'est une annonce.
17:13On va voir après en termes de décret comment ça sera écrit.
17:17Mais ça veut dire qu'il ne reconnaît pas en effet tout aujourd'hui,
17:19tous les droits qui ont été acquis.
17:21Donc c'est une remise en cause de toutes ces avancées.
17:25Et ça va être un des chemins de bataille de son nouveau projet.
17:29Mais ça qui s'inspire directement de ce que par exemple Victor Orban peut faire en Hongrie.
17:33Et pareil sur les ultra-conservateurs qui étaient au pouvoir en Pologne,
17:37c'était clairement ces questions-là aussi qui étaient posées.
17:41Ça s'inspire aussi de ce que par exemple Vladimir Poutine peut faire en Russie.
17:45Voilà, sur tout un tas de réformes et de volontés ultra-droitières, ultra-conservatrices
17:52vis-à-vis des évolutions aussi aujourd'hui de la société.
17:59Voilà, donc c'est ça, c'est sûr que c'est toutes les organisations qu'on a pu avoir,
18:03de défense des droits de l'homme ou des droits des femmes, sont inquiètes.
18:06Parce que sur les persécutions, sur la remise en cause de certaines aides, etc.
18:12qui pourraient leur être accordées pour leur question de genre.
18:14Effectivement c'est extrêmement inquiétant.
18:17Je le redis, mais ça fait quand même un peu froid dans le dos,
18:19là ces discours et de le voir prononcer ce genre de mots.
18:23Est-ce qu'il y a d'autres points qui te semblent importants de souligner, de relever, Vadim ?
18:27Ou est-ce que tu penses qu'on a fait le tour ?
18:28Alors évidemment il y aurait plein de choses à dire.
18:30On vous invite à aller lire le papier de Christophe de Roubaix,
18:33qui est à mon avis en train d'être écrit,
18:35qui sera publié ce soir un peu tard sur internet, sinon demain dans le journal.
18:40Parce que voilà, là on réagit un petit peu à chaud,
18:42on analyse, on a pris des petites notes très rapides.
18:44Mais pour avoir un état des lieux, une analyse un petit peu plus précise et percutante,
18:49on vous invite à aller lire l'article de ce soir.
18:52Ne va-t-il pas y avoir des lynchages dès ce soir ?
18:56Peut-être, on n'espère pas évidemment.
18:58Mais c'est sûr que l'ère Trump, la nouvelle ère Trump qui s'annonce,
19:02à mon avis va être très dure pour toutes les minorités,
19:04parce qu'on parle évidemment des personnes LGBTQIA+,
19:07mais toutes les minorités hispaniques, tous les réfugiés, tout un tas de choses,
19:11même sur la question aussi de l'apportement,
19:13parce que c'était un des... de ce qu'il a pratiqué pendant son premier mandat.
19:18Il veut s'y attaquer encore une fois au niveau, là cette fois, fédéral,
19:22sur le mariage homosexuel, sur pas mal de choses comme ça,
19:25mais aussi sur les questions sociales et économiques.
19:28On sait que même s'il tient de grands discours aujourd'hui sur l'inflation et sur l'emploi,
19:36il faudra voir dans les faits, parce qu'en gros, l'aide accordée,
19:41c'est surtout aux grandes fortunes qui étaient présentes aujourd'hui
19:45pour l'intronisation de Donald Trump,
19:48on a assez peu eu finalement de précaires ou autres êtres présents,
19:52alors peut-être à l'extérieur, mais en tout cas,
19:54il serait intéressant de voir au final, au bout de 4 ans,
19:56qui a profité de son mandat.
19:59Je ne suis pas sûr que ça serait déjà...
20:01C'est déjà une question un peu autorique, mais oui.
20:04Mais après, peut-être sur les deux choses sur lesquelles il faudra être en train,
20:08si on est sur l'éducation, parce qu'on sait que c'est dans son administration,
20:12celle qui a ce poste-là et une proche de Donald Trump,
20:17il serait question de favoriser notamment l'enseignement privé
20:21en détriment de l'enseignement du public,
20:23et sur l'enseignement du public, de revenir sur un certain nombre de programmes.
20:27Et puis sur la santé, puisque c'est quand même Kennedy qui aura le poste,
20:32qui a un anti-vax notoire.
20:35On l'a vu d'ailleurs dans son discours, Trump remet en cause quand même la vaccination
20:38pendant la période de Covid.
20:39Mais ça, il disait, on a les réhabilités, les militaires qui avaient été exclus,
20:43parce qu'ils n'avaient pas voulu se faire vacciner.
20:45Donc c'est une des priorités de la réhabilité.
20:48Donc ça, sur la santé, il y aura pas mal de choses qui vont être mises en place.
20:56Mais surtout, en fait, ce qui est inquiétant, c'est quelque chose d'assez global,
21:00puisqu'en Europe, on voit que ces thématiques montent.
21:04Et quand forcément, quelqu'un comme Donald Trump,
21:06qui est à la tête de la première puissance mondiale,
21:09met en avant ces luttes-là, ou en tout cas, pareil, sur la désinformation,
21:13toutes ces notions-là, et qu'il les met en avant,
21:16forcément, ça va arriver aussi en Europe.
21:19Ça va donner des ailes aussi à tous ces mouvements-là d'extrême droite,
21:22ces mouvements conservateurs, ces mouvements...
21:25Ça va redonner aussi tout un tas d'espoirs aussi
21:28au milieu d'extrême droite, proche aussi de l'Église.
21:32Voilà, sur la question de l'avortement, aussi de la peine de mort,
21:34des choses, des thématiques qu'on pensait avoir conquis.
21:38Donc oui, c'est assez glaçant, parce que je pense qu'on n'est qu'au début,
21:42voilà, au premier jour de son mandat.
21:44Et ça annonce assez vertigineux.
21:47Petite question, on sait quels seraient les 100 décrets
21:49que Trump signerait en 100 jours.
21:50Alors, il n'a pas fait la liste des décrets qu'il voulait signer.
21:53Il a donné quelques pistes, on en a parlé un peu avant.
21:55Je t'invite à aller voir la redif, parce qu'on ne va pas les repasser en revue.
21:58Non, c'est une centaine de décrets, mais pas dans les 100 jours.
22:01Il y a une centaine de décrets qui pourraient être prononcés
22:03dès ce soir jusqu'à mercredi.
22:06En gros, pas mal de médias américains ont donné cette liste-là.
22:09Et globalement, c'est immigration, immigration...
22:11Immigration, environnement...
22:12Énergie, oui.
22:14Environnement...
22:15Oui, énergie, oui, pardon.
22:16Pour lutter contre...
22:17Oui, c'est vrai, énergie, voilà.
22:20Et puis sur la question de l'inflation, même si c'est assez vague,
22:24ça fait partie des 4-5 grosses thématiques de ces premiers décrets.
22:29Donc, si je comprends bien ce que tu dis,
22:31s'il y avait un truc à retenir,
22:32il y a peut-être une conclusion à donner à ce stream,
22:34c'est regardons...
22:36Inquiétons-nous de ce discours de Donald Trump
22:39et regardons aussi ce qui se passe en Europe et en France.
22:42Ça pourrait augurer des très, très mauvaises choses
22:44dans les prochains mois, prochaines années.
22:46On le voit sur les personnes qui étaient présentes
22:48aujourd'hui à son introdisation.
22:51Mélanie, Marion Maréchal-Le Pen,
22:53Victor Orban qui aurait pu être là,
22:55mais finalement qui n'a pas pu faire le déplacement.
22:57Donc, on voit qu'il y a une...
22:59Bernard Arnault, quand même.
22:59Bernard Arnault, voilà.
23:00C'est un signal assez fort, quand même.
23:02Ravier Milaï qui était présent, Bolsonaro.
23:06Tout le milieu aussi économique,
23:09des plus grosses fortunes de la tech,
23:10mais justement aussi aux fortunes françaises.
23:12Donc, on voit qu'il y a un agenda politique-économique
23:15parce qu'ils veulent moins de régulation,
23:17alors qu'ils ne cessent de s'enrichir.
23:19Il y a encore le rapport d'Oxfam,
23:20on l'a signalé tout à l'heure,
23:21qui démontre qu'ils ne cessent d'augmenter leurs bénéfices.
23:24Et pourtant, ils veulent encore moins de régulation,
23:26que ce soit question sur l'économie,
23:29sur les traités de libre-échange et sur l'environnement.
23:32Donc, oui, c'est inquiétant,
23:33parce qu'eux ont un agenda, en tout cas clair,
23:36alors qu'ils peuvent être en contradiction
23:38pour leurs intérêts propres.
23:40Mais en tout cas, ils sont prêts à s'activer,
23:44à passer des partenariats.
23:45Et aujourd'hui, l'Europe et les forces progressistes
23:49ont du pain sur la planche,
23:51parce qu'il va falloir répondre, en tout cas,
23:53à cet argumentaire et à ce projet de société
23:55qui veulent nous vendre.
23:57Merci beaucoup, Vazim.
23:58On va, je pense, s'arrêter là.
24:01Merci beaucoup à vous, le chat.
24:03Vous avez été très nombreux et nombreuses.
24:05J'ai vu, vous avez posé plein de questions,
24:06vous avez bien réagi.
24:07Est-ce que ce genre de format vous plaît ?
24:09Parce que ce n'est pas la première fois qu'on avait réagi.
24:10Il y a un moment, je crois,
24:12un discours de politique générale,
24:13de monde barnier, je ne sais plus.
24:15Est-ce que ce format un petit peu react,
24:17analyse en direct, vous plaît ?
24:19J'espère que oui.
24:20En tout cas, c'est aussi intéressant à faire.
24:22Même si c'est un format qui ne permet pas forcément
24:24à chaque fois d'aller dans le fond des choses.
24:25Mais c'est un format aussi qui permet peut-être
24:27de passer un moins mauvais moment
24:28quand on écoute Donald Trump.
24:29C'est peut-être toujours pas mal d'avoir
24:30quelqu'un qui nous explique,
24:33quelqu'un qui nous explique
24:34et qui essaye un peu de relativiser
24:35sur ce qu'on entend.
24:37Oui, oui, même si on veut plus de formats avec tuyaux.
24:39D'accord, merci.
24:41C'est cool, mais soyez un peu plus interactifs avec nous.
24:43OK, on va essayer de vous lire plus le chat.
24:44Mais c'est des fois difficile de tous vous lire
24:48et d'écouter Trump en même temps
24:49et de discuter avec Vazim.