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  • il y a 9 heures
Audiences inattendues, manque de propositions phares et clash sur la question des alliances et du conflit à Gaza : mercredi 23 septembre avait lieu le tout premier débat de la primaire des socio-démocrates avec Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Olivier Faure, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Pendant 3h20, les cinq candidats ont débattu sur LCI. Et si vous avez manqué ce grand rendez-vous, on a regardé pour vous.

Analyse avec Émilio Meslet et Rachel Garrat-Valcarcel, journalistes à l'Humanité.

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00:00 Intro et chiffres d'audience
03:11 Le flou des propositions économiques et sociales
05:12 Le clivage majeur sur l'alliance avec La France insoumise
14:14 La performance des candidats pendant le débat
21:01 Le génocide à Gaza

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Transcription
00:00– Mercredi soir avait lieu le tout premier débat de la primaire des sociodémocrates.
00:06Pendant 3h20, les cinq candidats ont débattu sur LCI.
00:11Et si vous avez manqué ce grand rendez-vous, nous, on était devant notre télé mercredi soir.
00:17Je suis avec Emilio Mellet, grand reporter au service politique et société du journal L'Humanité.
00:23– Tout à fait, salut Rachel.
00:26– Bon, ce débat, donc 3h20, c'était déjà, c'était bien long.
00:31Je le dis tout de suite, des débats aussi longs, ça n'existe pas à l'étranger.
00:35Mais ça a été plutôt pas mal vu, si on commence peut-être par ça.
00:40– Il y a eu, les chiffres sont tombés, 709 000 spectateurs de moyenne sur LCI.
00:46– Sur les 3h20.
00:46– Sur les 3h20, ce qui fait de LCI la troisième chaîne nationale hier soir,
00:53avec un pic d'audience qui est monté jusqu'à 1 million de spectateurs.
00:571 million, c'était la moyenne du débat du MEDEF, le premier vrai gros débat de la présidentielle.
01:02Vous savez, quand ils ont réuni tous les candidats de…
01:06– C'était un après-midi pour le coup.
01:07– Voilà, un après-midi, il y avait quasiment tout le monde.
01:09C'était 1 million.
01:10Donc, c'est quand même… Moi, j'avoue que je ne m'attendais pas à autant d'enthousiasme,
01:15je ne sais pas si l'enthousiasme, mais en tout cas, de visionnage pour cette primaire
01:20dont on sait qu'a priori, elle n'aura pas un large, un aussi large éventail de participants
01:26que ça a pu l'être dans le passé chez les socialistes.
01:29– Après, il faudra voir si ça se confirme dans les prochains débats.
01:32Il y en aura deux autres, dont un sur France 2, donc sur une grande chaîne nationale.
01:38– Le 1er octobre.
01:39– Le 1er octobre, le succès de ce type de primaire, il est quand même souvent indexé
01:44sur le succès d'audience des débats.
01:48Ça ne veut pas dire qu'il y aura 700 000 personnes qui vont aller voter, c'est une évidence,
01:51mais souvent, ça peut être un peu indexé en pourcentage sur ça.
01:55On verra bien le 9 et le 10 octobre, le jour du vote.
01:59– Vous parlez du dispositif quand même, parce que c'était un débat, mais en fait,
02:01pas vraiment un débat. Au départ, disons que…
02:03– Mais finalement, ça a été quand même un débat.
02:05– Tout à fait. En fait, au départ, il ne devait y en avoir qu'un.
02:08Un débat, c'était celui de France Télévisions, parce que les équipes de Raphaël Glucksmann
02:12ne voulaient pas les multiplier. Les autres candidats ont fait pression en disant que,
02:16de toute façon, même si Glucksmann n'était pas là, eux-mêmes débattraient.
02:19Donc, ce qui a contraint Raphaël Glucksmann à participer aux autres formats.
02:22Et celui-ci, ça devait être une succession de candidats au bout du départ,
02:25si j'en crois les discussions qu'il y a pu y avoir avec LCI et les différentes équipes,
02:29ce qui a été refusé notamment par l'équipe de Ségolène Royal.
02:32Et donc, ça s'est transformé en question du public, des Français.
02:37C'est les fameux… Là, c'est les socialistes face aux Français.
02:40Mais souvent, les chaînes de télé aiment bien ce genre de dispositif.
02:43– Alors, les Français, cela dit, là, David Pujalas avait quand même précisé
02:45qu'a priori, c'était des gens qui avaient plutôt envie d'aller voter.
02:49– Ce n'était pas un panel représentatif.
02:50De toute façon, c'est la question qu'ils posaient rituellement à chacun.
02:52Est-ce que vous allez aller voter ? Certaines fois, c'était oui.
02:54– Tous, tu n'étais pas prêt d'aller voter, d'ailleurs ?
02:56– Etc. Donc, voilà comment ça s'est passé.
02:58Ils avaient choisi plusieurs thèmes.
03:02Mais ça a conduit, in fine, de toute façon, à avoir des débats,
03:05notamment, mais ça, on y reviendra, sur les questions d'une…
03:07Elle reste française, mais elle était surtout journaliste,
03:09de Marion Mourgue, du Parisien, sur les questions d'union.
03:11– Elle reste française, effectivement.
03:14Bon, moi, ce qui m'a quand même pas mal marqué mercredi soir,
03:18c'était que, bon, ce n'est pas une grande surprise,
03:21il y a un relatif consensus sur les questions économiques et sociales
03:25au sein du Parti socialiste.
03:27– Hormis sur la TVA sociale.
03:28– Hormis sur la… Oui, mais hier soir, personne ne défendait la TVA sociale.
03:32– Non, non, mais voilà, ils ont évité les vrais sujets qui…
03:36– Oui. Mais ce qui est assez marquant, quand même,
03:40c'est qu'au fond, même s'il y a eu des mesures de données,
03:44ici ou là, par certains candidats, il n'y a pas une grande mesure
03:49un peu originale, un peu importante, où on peut se dire,
03:52tiens, là, la vie peut changer, il peut se passer quelque chose.
03:56– Comment il change la vie ?
03:58On attend un peu les réponses.
04:00Quand on se souvient du programme de François Mitterrand en 80
04:02et ce qui a pu donner un big bang social sur les deux premières années…
04:06– Pas que, je veux dire, les 35 heures en 87, ça drive la campagne.
04:09– Il y a eu les propositions sous Jospin,
04:11et là, il n'y a pas de marqueur très identifiant au sein du Parti socialiste.
04:15Je pense que c'est un vrai handicap pour eux dans la campagne,
04:18peut-être qu'ils vont rectifier le tir sur les prochains.
04:20Mais on a suivi, toi particulièrement, aussi, le projet du Parti socialiste.
04:26Il manque quand même les trucs qui clignotent,
04:29qui soient extrêmement identifiants, concernants pour les gens,
04:33comme pouvait l'être la cinquième semaine de congés payés
04:35ou, effectivement, tu l'as dit, les 35 heures.
04:38Donc ça, c'est peut-être l'un des gros reproches qu'on peut faire aux socialistes.
04:42C'est un débat qui pouvait être parfois même un peu technique
04:45sur certaines propositions.
04:47Du coup, quand c'est technique, c'est parfois un peu inaudible.
04:49Et surtout, c'est assez peu concret.
04:52– Oui, c'est tout à fait vrai.
04:55Et puis, le débat, il s'est terminé sur, en fait,
05:00la question sous-jacente de cette campagne primaire.
05:06C'est la question de l'alliance avec la France Insoumise.
05:08C'était effectivement posé par notre consoeur du Parisien, Marion Mourgue.
05:13Et là, disons qu'il y avait un côté, ils en ont parlé, quoi.
05:18C'est vraiment, ça s'est vraiment transformé en pugilat.
05:22– Le débat a explosé, en fait.
05:24– Le débat a explosé.
05:24– Je pense qu'on peut le dire comme ça.
05:25– Jusque-là, c'était quand même, on reviendra sur la petite partie internationale
05:29qui a un peu défrayé la chronique,
05:31mais globalement, c'était quand même plutôt courtois jusque-là.
05:33– Oui, ça a été, mais on savait qu'à partir de ce moment-là, ça allait exploser.
05:37D'ailleurs, c'est même étonnant connaissant la mécanique médiatique
05:39qu'ils ne l'aient pas mis dès le départ,
05:41parce que ça aurait pu être le choix qu'auraient fait d'autres médias.
05:43Ils l'ont mis à la fin, donc il y avait sûrement moins de spectateurs
05:46in fine qui les ont vus se taper dessus littéralement.
05:50– Pas littéralement, mais…
05:53– Non, mais verbalement, on va dire.
05:54– Verbalement, voilà.
05:56– On vous rassure, si vous n'avez pas vu les images.
05:59– Ce n'était pas un réel pugilat, mais suivez le deuxième, on ne sait jamais.
06:04– Non, mais c'est le débat qui pourrit la vie interne du Parti socialiste
06:08dans tous ses congrès, dans toutes ses primaires depuis quelques années.
06:12Savoir, oui ou non, s'allier avec la France insoumise.
06:15Les positions de chacun sont connues dans le débat public depuis longtemps,
06:19mais ça fait partie peut-être des lignes de clivage les plus importantes
06:22au sein de cette famille politique.
06:24On a vu deux camps, en fait, hier.
06:25On a vu un camp qui était incarné par Raphaël Glucksmann et Jérôme Gage,
06:29qui disent plus jamais les filles.
06:32Ils disent qu'il y a trop d'ambiguïté de Jean-Luc Mélenchon
06:34sur les questions d'antisémitisme,
06:36que c'est un repoussoir dans l'électorat
06:38et que sans eux, en gros, le parti socialiste,
06:40enfin, le pôle socialiste se libérerait
06:42et pourrait attirer davantage de voix,
06:44qu'elle rebute en gros les voix centristes qui pourraient venir à eux.
06:47Voilà, ça, c'est leurs arguments.
06:48Et en face, un pôle qui va de Olivier Faure
06:52à Emmanuel Morel en passant par Ségolène Royal,
06:54qu'il ne faut pas fermer la porte.
06:55Alors, il y a des nuances.
06:56– Avec des nuances.
06:56– Il y a des nuances.
06:57Mais en gros, il ne faut pas fermer la porte
06:58parce qu'en face, c'est l'extrême droite qui menace
07:01et que dire jamais, ça fait qu'on sera obligé de…
07:05– Préparer soit la victoire de la droite, soit la victoire de l'extrême droite.
07:07– Il y a ça et surtout préparer le renoncement à sa propre parole.
07:10– Oui, c'est ça.
07:12– Parce que face à l'extrême droite, les alliances peuvent aller loin.
07:15C'est ce qu'a dit notamment Emmanuel Morel.
07:16Il a dit qu'en gros, ils se poseront des questions
07:18qui ne se posent jamais et des alliances qui vont au-delà de la gauche.
07:23Mais ça a fini dans des discussions parfois inaudibles
07:26entre Raphaël Luxemann et Olivier Faure.
07:27– C'est véhément.
07:28J'ai trouvé qu'il y a une séquence où Olivier Faure
07:31attaque vraiment très très fort Raphaël Luxemann.
07:35Et c'est très très véhément.
07:37Alors que jusque-là, vraiment, ça n'avait pas du tout été l'ambiance du débat.
07:41Moi, je trouve que je suis complètement d'accord
07:43avec ce que dit Emilio.
07:45Je trouve que c'est vraiment la preuve,
07:47la manière dont ce débat s'est passé sur la fin,
07:49donc sur cette question des alliances.
07:50C'est la preuve que c'est un parti qui ne va pas bien.
07:53En fait, on parle beaucoup d'une primaire pugilat,
07:56d'une primaire machine à perdre.
07:58Moi, je ne crois pas que ce soit les primaires
08:00qui soient des machines à perdre.
08:01Je crois que les primaires, c'est mon avis.
08:04Je ne crois pas que ce soit les primaires
08:06qui soient des machines à perdre.
08:06Je ne crois pas non plus que ce soit des machines à gagner.
08:09Sauf qu'en fait, elles ne règlent pas les problèmes de partis
08:12qui ne règlent pas leurs problèmes.
08:14C'est un débat de congrès, en fait, parfois.
08:16On a viré au débat de congrès,
08:17et ils sont totalement matrixés par Jean-Luc Mélenchon.
08:20Ce n'est même pas par la France insoumise,
08:21c'est la personne même de Jean-Luc Mélenchon
08:23qui fait débat,
08:26alors que personne aujourd'hui ne propose
08:27d'alliance aux législatives, quoi qu'il arrive.
08:31Même Olivier Faure, il dit, en gros,
08:33le seul cas, ce serait si Marine Le Pen arrive au pouvoir.
08:37Même ça, on leur parle.
08:39J'y crois assez peu.
08:40En tout cas, c'est comme ça qu'il pose les termes dans le débat.
08:43C'est intéressant parce que c'est aussi...
08:46Glucksmann et Gage assument faire un point de clivage.
08:49Même Jérôme Gage...
08:50Il en a parlé de tout le débat.
08:52Tout le débat.
08:52Il y avait des petites références.
08:53Il l'a même clôturé.
08:56Il n'y a pas le cas de Glucksmann.
08:57C'est nous, en reprenant le fameux
08:59La République, c'est moi, de Jean-Luc Mélenchon,
09:01des perquisitions.
09:01Ce qui est le titre de son bouquin.
09:02Voilà, le titre de son bouquin.
09:03Donc, il y a son histoire personnelle,
09:05puisqu'il a accompagné au Parti socialiste,
09:07Jean-Luc Mélenchon, avant une rupture.
09:10Donc, voilà, il y a ces chargés de relationnels aussi.
09:13Entre eux, on ne veut pas psychologiser,
09:15mais ça compte, de fait.
09:17C'est même ce que lui a renvoyé Emmanuel Morel,
09:18en disant que tu as été proche de Mélenchon et moi aussi.
09:20Et je trouve que c'était, pardon, je te coupe, intéressant,
09:22parce que Morel, pour le coup, c'est quelqu'un qui a rejoint
09:24Jean-Luc Mélenchon à la France Insoumise à un moment,
09:27qui s'est allié avec la France Insoumise aux Européennes
09:29en 2019, et qui a connu aussi une rupture
09:33avec Jean-Luc Mélenchon.
09:34Mais il semble avoir une relation avec Jean-Luc Mélenchon
09:37beaucoup plus saine, si je puis dire,
09:40dans le discours qu'il tenait hier soir.
09:42Il disait, oui, j'ai plein de problèmes
09:43avec Jean-Luc Mélenchon, c'est vrai.
09:45Par contre, entre Malier, Jean-Luc Mélenchon
09:47et la victoire de Marine Le Pen, mon choix, il est clair.
09:50Il y a ça, et surtout l'argument,
09:53beaucoup mobilisé par à la fois Emmanuel Morel
09:54et Olivier Faure, c'est-à-dire, parler tout le temps
09:56des Insoumis, ça les met au centre du centre.
09:57En gros, ils disent, ça empêche les socialistes
09:59de dépasser le plafond de verre qui se fixe eux-mêmes.
10:02Ils tiennent eux-mêmes leur plafond de verre
10:04à bout de bras, et ça les empêche d'avancer.
10:08C'est une analyse qui peut être entendue.
10:11Oui, et puis, il y a quand même des arguments...
10:14Alors, bien sûr, Jérôme Gage et Raphaël Joufman
10:16barrent beaucoup d'une question de valeur.
10:19Et elles s'entendent.
10:20Il y a des questions très importantes
10:22qui se posent vis-à-vis de la France Insoumise
10:24et de Jean-Luc Pélenchon en particulier.
10:27Mais voilà, quand Raphaël Glucksmann dit
10:31« Mais il n'y a pas trois blocs,
10:33nous, il y a quatre blocs,
10:34nous sommes le quatrième bloc,
10:35nous pouvons survivre sans »
10:36parce que Olivier Faure,
10:40Emmanuel Morel et Ségolène Roy
10:41ont posé la seule vraie question qui se pose.
10:43C'est-à-dire, s'il n'y a pas alliance à gauche,
10:45alors il va y avoir alliance au centre.
10:48Et ça, pour le coup, Raphaël Glucksmann dit que non.
10:51Il dit non, c'est moi qui vais gagner tout seul.
10:54Alors, s'il fait 30 %, c'est possible,
10:57mais on en est quand même assez loin.
10:59Et je crois que c'est vraiment méconnaître
11:00comment fonctionne le mode de scrutin
11:02des élections législatives.
11:03Imaginons même qu'il fasse 15 % tout seul.
11:05Mais ça veut dire qu'il y a peut-être 50 socialistes
11:08ou sociodémocrates au second tour.
11:10Pas plus, quoi.
11:11Il faut avoir bien ça en tête.
11:13Non, et puis, il y a un problème d'analyse
11:16de la vie politique française telle qu'elle fonctionne
11:18depuis l'irruption du macronisme
11:21qui a fait imploser la bipartition
11:25de la vie politique française.
11:26Et puis, la bipartition, ce n'est pas que français non plus.
11:28C'est ce que j'allais dire.
11:29On l'observe à l'échelle européenne.
11:31Ailleurs dans le monde, même, on peut aussi le dire,
11:34quand on voit les mouvements de ce qui se passe aux États-Unis,
11:37ça peut aussi rentrer dans cette grille d'analyse.
11:40Voilà, il y a de fait une tripartition.
11:43À peu près tous les analystes de la vie politique,
11:45les politologues, les sociologues, s'accordent à dire
11:48qu'effectivement, il y a aujourd'hui trois blocs,
11:50quatre si on compte l'abstention,
11:51mais le quatrième, ce n'est pas les sociodémocrates.
11:54Alors, ça ne veut pas dire que ça sera trois blocs
11:55pour toute la vie.
11:57Maintenant, c'est vrai que je serais assez surprise
11:59que d'ici la prochaine élection présidentielle,
12:01on ait une reconfiguration telle de notre vie politique.
12:05En fait, il faut comprendre pourquoi Raphaël Glucksmann dit ça aussi.
12:08Je pense que Raphaël Glucksmann, il a vu une chose
12:10qui se passait dans le bloc gauche,
12:12avec les aspirations unitaires,
12:14parce qu'il faut regarder ce qui se passe à la base.
12:15Il y a des aspirations en termes de mesures, etc.,
12:18qui font que, programmatiquement, d'un point de vue du projet,
12:21c'est aujourd'hui la gauche radicale
12:23qui domine cet espace politique.
12:26Et ça fait des années qu'ils échouent à reprendre la main,
12:29ils essayent, mais en l'occurrence,
12:31c'est aujourd'hui l'espace de la gauche radicale,
12:34la gauche du rupture, la gauche anticapitaliste,
12:35appelez-le comme vous voulez,
12:37qui monopolisent les deux tiers de cet espace politique.
12:43Et ça, en fait, il n'arrive pas à le changer de l'intérieur.
12:45Donc, il dit qu'il faut passer par l'extérieur.
12:47Et donc, pour lui, c'est une façon de ramener
12:48des électeurs du centre, on le voit d'ailleurs
12:50dans les nombreux sondages qui apparaissent
12:56lorsque est testé Édouard Philippe ou Gabriel Attal,
12:59on voit que Jean-Luc Mélenchon, lui,
13:00dans les sondages ne bouge pas, c'est Gabriel Attal,
13:02c'est Raphaël Luxemann, lui, qui fluctue.
13:03Donc, il va chercher une part de son électorat dans le centre.
13:06Et donc, c'est ça qu'il essaie de jouer.
13:08C'est ça qu'il essaie de jouer.
13:10Face à ça, Ségolène Royal, finalement,
13:12elle a rappelé ce que c'était que le mitterrandisme,
13:14finalement, c'est-à-dire que pour arrêter
13:17de se positionner uniquement
13:18vis-à-vis d'un adversaire
13:21de son propre camp,
13:22en fait, il faut plutôt l'embrasser
13:24et lui donner le baiser de la mort,
13:26d'une certaine manière.
13:28C'est plus difficile dans les faits que sur le papier,
13:31mais c'est la mythologie mitterrandienne
13:33des années 70,
13:34où ils ont préféré l'alliance avec le Parti communiste
13:36pour essayer de le dévitaliser,
13:39ce qui a plutôt marché
13:40à partir des années 80.
13:43C'est ça.
13:44C'est rassembler son camp avant d'élargir.
13:47Exactement.
13:47C'est la stratégie d'Olivier Fort,
13:49c'est ce qu'il répète.
13:49D'abord, je rassemble mon camp,
13:50et ensuite, je m'adresse aux électeurs
13:52qui ne votent pas pour moi
13:53pour élargir ma base.
13:55Est-ce qu'on n'en viendrait pas
13:57à ces cinq candidats différents ?
14:01Peut-être commencer par...
14:03Je pense qu'on est d'accord là-dessus
14:04sur la petite surprise d'hier soir,
14:07c'est-à-dire qu'on a trouvé
14:09que le plus à l'aise,
14:10le meilleur hier soir,
14:12le plus charismatique,
14:12c'était Emmanuel Morel.
14:15Ça a dû leur faire bizarre
14:15d'avoir un mec de gauche
14:16sur le plateau, en fait.
14:17Je plaisante.
14:20Mais Emmanuel Morel,
14:21il a été assez limpide
14:22lorsqu'il s'est exprimé.
14:24C'est-à-dire que c'était des mesures
14:25qui étaient claires,
14:26c'est des prix concrets,
14:28il a posé des questions de principe.
14:31C'était le moins connu de tous.
14:33C'est aussi celui
14:34qui a le moins de choses à perdre.
14:35Il a le moins d'enjeux,
14:36il sait de toute façon
14:37qu'il ne gagnera pas cette primaire.
14:38C'est une façon pour JRS,
14:40donc son parti d'exister,
14:42de peser dans cet espace-là.
14:44Je rappelle qu'il siège
14:46avec les communistes aujourd'hui
14:47dans le groupe GDR,
14:48donc à les ultramarins,
14:49les communistes,
14:50et Emmanuel Morel.
14:53Il a été bon
14:56parce qu'il a fait le match
14:58aussi avec Raphaël Glucksmann.
15:00C'est lui qui l'est allé
15:02beaucoup chercher.
15:02De manière plus flotrée.
15:03Voilà, de façon cordiale,
15:06il lui a mis quelques tirs,
15:09mais ça jouait.
15:13Et sur le fond,
15:14c'est peut-être aujourd'hui
15:15celui qui porte une forme
15:16de radicalité la plus assumée
15:19au sein de cet espace-là.
15:20En tout cas,
15:21sur les questions économiques.
15:22Sur les questions économiques,
15:23sur les questions de souveraineté,
15:25d'industrie.
15:28C'est le plus compatible
15:29avec la gauche radicale,
15:30en tout cas.
15:32Jérôme Genge,
15:33Genge, lui,
15:34assez à l'aise aussi,
15:37mais complètement matrixé
15:38par Jean-Luc Mélenchon
15:39vraiment tout au long
15:40du débat.
15:41On l'a déjà dit.
15:42Là, il y a le sujet
15:43de Jérôme Genge,
15:44c'est moins de gagner
15:45cette primaire
15:45que d'essayer d'acter
15:47que les socialistes
15:48ne saluent plus
15:49avec la France insoumise.
15:51On voit aussi
15:51une dérive quand même
15:52de Jérôme Genge
15:54qui, on l'a vu
15:55sur les questions sociétales,
15:57commençait à quitter
15:58parfois un peu
15:59les rives de la gauche.
16:01Et ça a pour conséquence
16:02que parfois
16:03sur l'économie.
16:04Ça dérive aussi.
16:05Ça dérive.
16:07C'est parfois,
16:08je vais forcer un peu le trait,
16:10mais il me faisait penser
16:10un peu aux candidats
16:11du en même temps.
16:11C'est en même temps
16:12la rigueur budgétaire
16:13et l'amélioration
16:15des conditions matérielles
16:19de vie des gens.
16:20En fait,
16:21il passe son temps
16:21à essayer
16:21de ménager
16:22la chèvre et le chou.
16:24pour quels résultats ?
16:26Il promeut quand même
16:28une des rares mesures,
16:29je ne dirais pas innovantes,
16:29c'est une mesure qui existe,
16:30mais une grosse mesure,
16:32c'est la grande sécu,
16:34c'est-à-dire en fait
16:35que la sécu
16:37prenne toute la place
16:38et remplace
16:39les mutuelles de santé.
16:41Moi, je pense
16:42que ça fait partie
16:42des mesures
16:43qui, si elles étaient
16:44un peu mieux marketées,
16:45un peu mieux défendues,
16:46ça pourrait être
16:47un truc qui peut
16:49diriger le vote éventuellement.
16:50Il l'a défendue
16:51un petit peu
16:52mercredi soir,
16:53mais pas tant que ça.
16:55Ségolène Royal,
16:56qui était quand même
16:56très attendue
16:57après ses déclarations
16:59des derniers jours
16:59contre Raphaël Guzman,
17:01on attendait
17:02qu'elle puisse peut-être
17:03faire exploser le débat.
17:05Eh bien,
17:06elle a un peu
17:06explosé le débat,
17:07il faut bien le dire.
17:09C'est sans doute
17:10elle qui a
17:11les positions
17:12parfois
17:13les plus hétérodoxes,
17:14notamment,
17:15par exemple,
17:16sur les carburants,
17:19par exemple,
17:21et puis surtout,
17:23vraiment,
17:24Ségolène Royal,
17:24elle était soit brillante,
17:26soit complètement complotiste
17:28dans ce débat.
17:28C'était quand même
17:29assez frappant.
17:29Je n'irai pas jusque-là,
17:31mais c'est vrai
17:32qu'elle est un peu difficile
17:32à suivre,
17:33Ségolène Royal.
17:33On a du mal à voir
17:35la structure
17:36de son propos,
17:41notamment sur
17:41les questions internationales.
17:44On a l'impression
17:45que la vie est facile
17:45pour Ségolène Royal.
17:47Un petit côté
17:48de la diplomatie
17:48pour les nuls.
17:49Sur le conflit
17:51russo-ukrainien
17:52sur l'invasion
17:53de l'Ukraine,
17:54elle nous dit
17:55si j'avais été présidente,
17:57ça ne serait pas arrivé.
17:58Pourquoi ?
17:58Parce que les casques bleus
17:59auraient été envoyés.
18:01Or,
18:01au Conseil de sécurité
18:02de l'ONU,
18:03ils siègent la Russie.
18:05La Russie a un droit de veto.
18:05ou elle a un droit de veto
18:07dont elle aurait utilisé.
18:09Il n'y aurait pas eu
18:10de casques bleus
18:10envoyés sur la frontière
18:13avec la Biélorussie
18:14et avec la Russie.
18:17Et puis,
18:17il y a eu le moment
18:20de cristallisation
18:21sur le conflit
18:21d'Israël au palestinien.
18:24Bon,
18:24il y a deux choses.
18:25Il y a la première,
18:27c'est une maladresse.
18:30Moi,
18:30je le dis comme ça.
18:31Toi, tu as...
18:31Moi, j'irai plus loin.
18:32Moi, je trouve que c'était
18:34limite antisémite.
18:35sur, en gros,
18:37ça a été...
18:37En tout cas,
18:38elle dit qu'elle ne l'a pas dit
18:40comme ça.
18:41Mais ça a été entendu
18:42comme les Juifs
18:42doivent se distancier
18:44de Netanyahou
18:46et des gouvernants israéliens.
18:47Ce qui ressemble un peu
18:48à, il y a dix ans,
18:50les musulmans
18:51doivent se désolidariser
18:52de Daesh.
18:53Ce qui était tout à fait
18:54islamophobe, il y a dix ans.
18:55Jérôme Gage
18:56et Raphaël Glucksmann,
18:56notamment,
18:57lui, sont tombés dessus
18:58pour recadrer son propos.
19:00Elle l'a rectifié ce matin
19:02après un entretien
19:03chez Apolline de Malherbe
19:04sur BFM.
19:04Elle a fait un tweet
19:05en disant qu'elle ne s'adressait
19:06pas aux Juifs,
19:07mais en fait aux Juifs
19:09israéliens
19:09qui devaient prendre la parole
19:10et qu'elle ne voulait pas
19:11essentialiser
19:13les personnes
19:14de confession juive.
19:14Donc, la clarification
19:17a été faite.
19:18Et puis, il y a eu
19:18quand même le moment
19:20génocide.
19:21Oui, parce qu'elle a...
19:22Elle était très mal embarquée
19:23dans ce débat.
19:24Et je pense que c'est aussi là
19:27qu'on voit que c'est
19:28une vraie politique,
19:28mon hérité.
19:29Olivier Faurel,
19:30on prend sandwich, en fait.
19:31Elle arrive à...
19:32à retourner le truc.
19:35Parce qu'effectivement,
19:36le sujet du génocide
19:36est amené par Olivier Faure.
19:38On va y venir.
19:39De manière assez maligne,
19:41je trouve.
19:42C'est-à-dire qu'il part
19:43du génocide des Ouïghours
19:45contre lequel
19:47Raphaël Luxman
19:47s'est beaucoup battu.
19:48C'est même l'une
19:49de ses images de Marc.
19:51Et il dit, mais pourquoi
19:53du coup, ne pas parler
19:54de génocide sur Gaza
19:56en disant que les mots
19:57ont un poids
19:57et on ne peut pas dire
19:58qu'il est tort là-dessus.
20:00Et il a fait la même chose
20:02juste avant avec Jérôme Gatch
20:03qui lui aussi se refuse
20:04à utiliser le mot génocide
20:05en parlant de la convention.
20:09De 47 ou 48 ?
20:11De 48, sur la prévention
20:12des génocides
20:12et qu'en fait,
20:14on ne qualifie pas
20:14un génocide
20:15une fois qu'il est arrivé,
20:17mais qu'on essaie au contraire
20:18de prévenir
20:18et que c'est en cela
20:19que le mot est utile.
20:20C'est parce que le qualifié
20:21permet ensuite
20:22d'engager du poids diplomatique
20:24dans la balance.
20:26Et donc, il faut dire
20:27qu'Olivier Faure,
20:28il a été malin
20:29sur plein d'aspects.
20:30Il s'est placé un peu aussi
20:31en surplomb,
20:33ce n'est pas en surplomb,
20:34mais il a essayé
20:35de la jouer parfois
20:36un peu au-dessus de la mêlée.
20:37Oui, avant le débat
20:39sur LFI
20:39dont on en parlait tout à l'heure,
20:40jusque-là,
20:41Olivier Faure, effectivement,
20:42il était plutôt en mode...
20:45Je résume un peu
20:46ce qui vient de se passer
20:46d'une certaine manière.
20:47Il dit, je ne suis pas
20:48l'arbitre des élégances,
20:49mais un peu quand même, en fait.
20:50Un peu quand même.
20:51Mais pareil, après,
20:52sur les propositions
20:53très concrètes,
20:55ça manque encore
20:58justement de concrètes.
20:59Oui.
20:59Et juste pour revenir,
21:01le débat dérive
21:02sur la question
21:03du génocide à Gaza
21:05et du coup,
21:06Ségolène Royal
21:07en profite pour dire
21:09à Raphaël Glusson,
21:10si les mots ont un sens,
21:11il faut dire
21:11qu'il y a un génocide à Gaza.
21:12Et là, c'est vrai
21:13qu'il y a eu
21:13un petit chaos technique
21:15quelques secondes
21:18de Raphaël Glussmann
21:19qui n'en a même
21:20en moins pas démordu.
21:21Il n'a pas utilisé
21:22le mot,
21:23mais j'ai une petite idée
21:24que le débat va revenir.
21:25Alors que sur les mesures
21:27à mettre en place,
21:28en réalité,
21:29il n'y avait pas forcément
21:29de désaccord entre eux
21:30sur mettre fin
21:31à l'accord d'association
21:32entre l'Union européenne
21:33et l'Israël.
21:33C'est un sujet-là
21:33qui n'est pas tout à fait
21:35un petit sujet.
21:35Ce n'est pas un petit sujet,
21:36mais sur les sanctions
21:37à prendre envers Israël,
21:40le gouvernement israélien,
21:43sur la non-importation
21:44des produits issus
21:45des colonies.
21:46Même si sur la suspension
21:47de l'accord d'association,
21:48Gage, c'est moins clair.
21:49Il dit qu'il faut mettre
21:50ça dans la balance.
21:51Il ne dit pas tout à fait
21:52qu'il faut le suspendre.
21:54Mais voilà.
21:54En gros, il se retrouve,
21:55c'est sur la qualification
21:56de ce qui se passe à Gaza
21:58qu'il y a un gros désaccord.
22:01Et donc, on a parlé
22:02d'Olivier Faure
22:03qui, effectivement,
22:04a eu quelques bonnes séquences.
22:05Mais moi, je ne trouve
22:07peut-être pas assez.
22:08Mais bon, il faudra voir la suite.
22:09Même si on sent
22:09qu'il y a eu un effort
22:10pour parler clair, quand même.
22:13J'ai trouvé, Olivier Faure,
22:14il a quand même un petit défaut.
22:15C'est que parfois,
22:16on ne comprend pas toujours
22:16très bien ce qu'il...
22:17Il peut faire des tunnels
22:18où il perd un peu les gens.
22:20Et là, j'ai trouvé
22:21qu'il y avait quand même
22:21un effort de fait de clarté.
22:24Sur la forme.
22:24Mais encore une fois,
22:26sur le fond,
22:28il y a une attente
22:29quand même
22:30de concret.
22:31Il a parlé de la sécurité
22:31sociale et alimentaire.
22:33C'est bien, mais
22:34on reste un peu sur sa fin.
22:35Et puis donc,
22:35il y a quand même
22:36un favori à cette primaire.
22:38Même s'il a beaucoup
22:39pris de coups hier soir,
22:40je ne suis pas sûr
22:41qu'il ne soit pas encore favori.
22:42Évidemment,
22:43après ce premier débat,
22:44c'est Raphaël Glucksmann.
22:46Ça a été compliqué pour lui,
22:47quand même.
22:48Ça a été compliqué.
22:48Mais on s'attendait
22:49à ce que ce soit compliqué.
22:50Est-ce que ça a été
22:51plus compliqué que prévu ?
22:53Non, parce qu'en fait,
22:53il prend quand même des coups
22:54depuis qu'il est rentré
22:55dans la primaire.
22:55Il faut se rappeler
22:56d'où le point de départ.
22:58C'est Olivier Faure
22:59qui enferme Raphaël Glucksmann
23:01dans un coin
23:02sur la primaire à 15 euros,
23:04tuer un bourgeois
23:04qui ne parle pas aux gens, etc.
23:05Vous allez vraiment croire
23:06que c'était un pugil à l'air.
23:07Non, mais en fait,
23:08il se laisse nasser,
23:09Raphaël Glucksmann.
23:10Et en fait,
23:10le débat a continué.
23:11Il a été extrêmement ciblé
23:12par Ségolène Royale
23:13avant le débat.
23:14Elle l'a qualifié
23:15de stagiaire, etc.
23:17Donc, on pouvait s'attendre
23:18à ce que ça soit quand même
23:20la tonalité du débat,
23:21ce qui n'a pas été le cas
23:22tout du long.
23:22Mais il n'a pas fait preuve
23:24non plus d'un charisme
23:26et d'une éloquence.
23:27On ne s'est pas dit
23:28dans un débat
23:28avec Édouard Philippe,
23:29Gabriel Attal et Marine Le Pen,
23:30c'est une assurance turiste.
23:31En fait, le truc,
23:32c'est que Raphaël Glucksmann,
23:33il se pose en sauveur
23:34de la démocratie.
23:34Il veut faire le match
23:35avec Donald Trump,
23:37avec Milley,
23:39avec Netanyahou,
23:41avec Poutine
23:42et avec Xi Jinping.
23:46À la lumière de ce débat,
23:47je ne me dis pas
23:48tiens, Raphaël Glucksmann,
23:50il va pouvoir mener
23:51le bras de fer.
23:53Il est déjà
23:54mis en difficulté
23:55par Ségolène Roy
23:56et Olivier Faure
23:56assez régulièrement
23:57dans le débat.
23:58Il se laisse enfermer
23:59par des gens
24:00qui ont la rhétorique politique.
24:04Je pense à un moment
24:05notamment,
24:06alors évidemment,
24:07il est encore moins à l'aise
24:08quand il n'est pas
24:08sur ses sujets,
24:09c'est-à-dire sur les sujets
24:09économiques et sociaux,
24:10etc.
24:12J'ai le souvenir
24:13d'un moment
24:13au début du débat
24:14où il se fait donner
24:15la leçon
24:16sur des questions
24:17de protection sociale
24:18par un spécialiste,
24:19Jérôme Gage,
24:20où le body language
24:21de Raphaël Glucksmann
24:24à ce moment-là,
24:25c'est terrible,
24:25mais c'est vraiment
24:25le body language
24:26d'un stagiaire
24:27qui acquiesce
24:28à ce qu'il se dit.
24:29C'est arrivé à plusieurs moments,
24:30je trouve,
24:31dans le débat.
24:32C'est vrai qu'il est à l'aise
24:33sur les questions internationales
24:35et même sur la question
24:37d'Israël.
24:39Oui, c'est son sujet,
24:40mais il n'écrase pas non plus
24:43le débat de ses propositions.
24:44En fait,
24:44comme il pense à peu près
24:45à la même chose,
24:46Ségolène Royal,
24:47mise à part sur...
24:49Enfin, même sur la question
24:51du non-survol
24:53par des avions
24:54du territoire ukrainien,
24:55il a été repris de voler
24:56par Jérôme Gage
24:57sur ce qu'on appelle
24:58une no-fly zone,
24:58c'est-à-dire s'organiser
25:00pour faire comme
25:01lorsqu'il y avait
25:02le conflit entre
25:03les Etats-Unis,
25:04Israël et l'Iran
25:06pour protéger
25:07l'espace aérien
25:08des Émirats arabes unis.
25:10Tout à fait.
25:10Parce qu'on a un accord
25:11de défense.
25:12Voilà, un accord de défense
25:13où en fait
25:14des avions occidentaux
25:16sont allés survoler
25:17pour éviter justement
25:18que ça ne dégénère
25:19sur un territoire
25:20qui n'était pas
25:22dans la guerre,
25:23dans le conflit.
25:24Il a dit,
25:24il faut faire la même chose
25:25en Ukraine.
25:26Sauf qu'en fait,
25:26concrètement,
25:26il n'explique pas
25:27comment ça doit se passer.
25:28Jérôme Gage,
25:28c'est-à-dire
25:29qu'on envoie des avions français,
25:31on envoie des rafales
25:32ou alors ça joue
25:33avec des missiles
25:35anti-aériens.
25:36Comment ça se passe ?
25:37Là, il ne met pas
25:38de concret.
25:39En fait, il pose
25:39beaucoup de grands principes
25:40à Faye Buxman.
25:42Même Morel
25:43met plus de concret
25:43sur la question
25:44russo-ukrainienne,
25:45par exemple.
25:46Donc, moi,
25:47je trouve encore
25:48un cran en dessous
25:50sur une fois
25:52qu'on a posé
25:52ces principes,
25:53qu'est-ce qu'on fait
25:53concrètement ?
25:54Quand on met les mains
25:54dans la mécanique,
25:55le cambouis,
25:56parce qu'il faut aussi
25:57de la technicité
25:59et de la précision.
26:00Et là, pour l'instant,
26:00Raphaël Glucksmann,
26:01c'est encore
26:03trop timide.
26:05Ce qui me marque
26:06beaucoup quand même,
26:07pour faire un point
26:08d'étape aussi
26:09sur cette primaire
26:10qui rentre dans le dur,
26:12puisqu'il y aura
26:12deux autres débats
26:13avant le vote
26:14du premier tour
26:15les 9 et 10 octobre,
26:16c'est que,
26:17en fait,
26:18quand on discute
26:18avec des soutiens
26:19de Raphaël Glucksmann
26:20et des vrais soutiens
26:21de Raphaël Glucksmann,
26:22en fait,
26:23on lit très, très vite
26:24entre les lignes
26:24qu'il ne le trouve
26:26pas très bon,
26:27en fait.
26:29Je l'ai vu
26:30encore hier
26:31en voyant
26:32des supporters
26:33et des gros supporters
26:34de Raphaël Glucksmann
26:35où on nous dit
26:36« Oh,
26:37il s'améliore ! »
26:38Quand on vous dit
26:39« Il s'améliore ! »
26:40Ça veut dire que
26:40ce n'est pas encore
26:41assez bon.
26:43Et peut-être
26:44que ça va changer.
26:45La campagne,
26:46elle ne fait que commencer
26:47et il va la gagner,
26:49cette primaire.
26:49Enfin,
26:49je n'imagine pas
26:50d'autres résultats
26:51toujours encore
26:52à cette date,
26:52pour être honnête.
26:53Attention aux pronostics.
26:54Oui, je le dis
26:55et puis à cette date-là,
26:56en plus,
26:57il va gagner,
26:57je pense.
26:59Mais voilà,
27:01ça reste insuffisant
27:03et comme tu le dis,
27:05en fait,
27:05s'il se fait bolosser
27:07par Emmanuel Morel,
27:10Jérôme Guedj
27:11et Ségolène Royal,
27:12qu'est-ce que ça va être
27:14après ?
27:15Alors,
27:15il aura l'expérience
27:16de ces débats-là
27:17et ce n'est pas rien,
27:17ce n'est pas anodin.
27:19Mais voilà,
27:20une primaire,
27:21une vraie bonne primaire,
27:22c'est aussi une primaire
27:22qui challenge
27:23le grand favori.
27:25Il est très trop
27:26challengé,
27:26le favori.
27:27En tout cas,
27:28il n'y a pas assez
27:28de répondants.
27:29Voilà.
27:30Est-ce qu'on a fait
27:31le tour sur ce premier débat
27:33de la primaire,
27:34Emilio ?
27:35A priori,
27:35oui,
27:36on vous donnera rendez-vous
27:37peut-être pour les prochains.
27:39Les prochains débats
27:40et on aura d'autres choses
27:41à vous dire
27:42sur cette primaire
27:43qui nous tient en haleine.
27:45C'est ça.
27:45D'ici là,
27:46vous pourrez retrouver
27:47un portrait
27:48de Ségolène Royal
27:48sur le site internet.
27:51Ségolène Royal
27:51qui est certain
27:54présente
27:54comme la surprise,
27:56l'ovni de cette primaire.
27:58On a hâte de lire ça.
28:00A très bientôt
28:01sur la chaîne de l'Humanité.
28:02Salut !
28:03Sous-titrage Société Radio-Canada
28:05Sous-titrage Société Radio-Canada
28:10Sous-titrage Société Radio-Canada
28:12Sous-titrage Société Radio-Canada
28:13Sous-titrage Société Radio-Canada

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