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  • il y a 8 heures
Raphaël Glucksmann voulait faire de la primaire un tremplin. Elle tourne au parcours d’obstacles. Contesté à gauche, pris pour cible par ses concurrents et réticent à ouvrir le scrutin à François Ruffin, le candidat de Place publique voit ses adversaires se liguer contre lui.

Décryptage avec Emilio Meslet et Rachel Garrat-Valcarcel.

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Transcription
00:01C'est le retour de votre série préférée, la primaire des socialistes connaît de nouveaux rebondissements cette semaine.
00:10Et pour en parler, on est avec le grand reporter au service politique de l'humanité, Emilio Mellet. Salut Emilio.
00:17Salut Rachel.
00:18Tu étais hier à une conférence de presse qui expliquait à nouveau les modalités de cette primaire.
00:27Mais le plus intéressant, c'est évidemment les questions politiques qui se posent autour de cette primaire.
00:31Et l'actualité cette semaine, c'est l'hypothèse d'une éventuelle candidature de François Ruffin à cette primaire du
00:44pôle socialiste.
00:45Mais enfin, on est loin d'y être quand même.
00:48Oui, c'est une hypothèse qui est arrivée.
00:50En fait, à Blois, où toi, tu étais pendant les universités d'été du PS, où François Ruffin est venu
00:55et a commencé à germer l'idée chez certains que François Ruffin pourrait rejoindre cette primaire pour reconstituer la primaire
01:02que voulait Olivier Faure de Ruffin à Glucksmann.
01:05Et ça s'est un peu accéléré ces derniers temps, notamment lundi soir, lorsque François Ruffin, sachant que Raphaël Glucksmann
01:12sera le lendemain matin sur RTL, a décidé d'écrire un long tweet pour interpeller Raphaël Glucksmann.
01:18Il lui dit en gros, prends moi dans la primaire, chiche, de quoi t'as peur ?
01:21Si je résume, ce qu'il a répété d'ailleurs sur RTL le lendemain de ce mercredi matin, en disant
01:30qu'ils venaient jouer sur leur terrain avec leurs règles et leurs arbitres pour venir débattre avec eux.
01:38Et qu'il fallait l'accepter, mais qu'au contraire, on lui fermait la porte.
01:40Et effectivement, c'est ce que Raphaël Glucksmann a fait.
01:44La primaire de Ruffin à Glucksmann, c'est nous.
01:47Ils n'en veulent pas. Ils considèrent que François Ruffin n'appartient pas à l'espace socialiste, tel qu'il
01:52a été défini par les militants socialistes le 9 juillet, ou plutôt pas défini.
01:56Parce que c'est les organisations, les formations qui se reconnaissent dans l'espace socialiste.
02:01Donc le reconnaissent pourrait laisser la porte ouverte à celui qui déclarait en une du Nouvelle-Obs, il y a
02:07quelques années, je suis social et démocrate.
02:10Ce qui lui avait d'ailleurs été suffisamment reproché dans son ancienne famille, les insouïs.
02:13Tout à fait. Et donc, François Ruffin voulait y participer, mais c'est une fin de nos recevoir qui a
02:19été envoyée, avec la réponse la plus dure qui a été faite par Sacha Houllier.
02:25Ancien député macroniste passé à place publique et qui siège désormais au groupe socialiste.
02:30Tout à fait. Et donc, Sacha Houllier a expliqué à François Ruffin qu'en gros, il ne pouvait pas représenter,
02:37je cite, la gauche démocrate et sociale.
02:41Parce qu'en gros, c'était un ancien insoumis, parce qu'il était anticapitaliste, parce qu'il était contre le
02:46nucléaire civil.
02:46Oui, ce qui n'est pas si clair que ça.
02:49Yannick Jadot qui a rejoint la campagne d'Orphalik-Lukkan et par exemple contre le nucléaire civil.
02:54Et donc, il y a eu quelques anathèmes.
02:56En gros, on lui a dit si tu ne t'es pas fait virer, tu serais toujours à l'EFI.
02:59Donc, en gros, tu n'as rien à faire avec nous.
03:01C'est quand même savoureux.
03:02Ce qui est savoureux, parce qu'il y a un petit côté là, ces derniers temps, en tout cas sur
03:06les réseaux sociaux, et c'est une bulle, où vous avez plusieurs anciens cadres macronistes qui sont en train de
03:12donner des leçons gauche à toute la gauche.
03:14Alors, évidemment, ça ne passe pas très, très bien.
03:16Non, on a vu Sophie Taillet-Pollian, par exemple, qui est une proche de François Ruffin, répondre en suspens de
03:20ce que tu viens de dire.
03:23Moi, j'ai souvenir de Sacha Houllier, juste avant le meeting de Raphaël Luxemann à Aubervilliers, répéter une chose qu
03:28'il avait déjà dit à l'aréole, donc aux universités de rentrée de place publique, que, par exemple, place publique
03:36parlait plus d'écologie que les écologistes.
03:38Ce à quoi, vous êtes sérieux ? Et la réponse est oui, mais en vivant, je ne suis pas dans
03:42le même monde.
03:42Regardez, les écologistes ne parlent que de lutte des classes.
03:44Donc, on est dans ce monde-là où ce sont des anciens macronistes, particulièrement Sacha Houllier, un peu moins Aurélien
03:51Rousseau et Marguerite Cazeneuve.
03:54Mais, voilà, c'est cette chose qui...
03:57Mais ils sont très actifs sur Twitter, malgré tout.
03:58Ils sont très actifs.
04:00Et en même temps, tout ça répond au procès qui est fait à Raphaël Glucksmann, dont on vous laisse juge,
04:06même si on a une opinion sur les propositions que Raphaël Glucksmann porte.
04:11Le procès en appartenance à une fausse gauche, c'est ce qui lui a été reproché, notamment...
04:15Vous avez très certainement vu les images lundi soir lors d'une manifestation de place Vendôme,
04:19c'est-à-dire devant le ministère de la Justice, pour réclamer la fameuse loi intégrale sur les violences sexistes
04:26et sexuelles.
04:27Raphaël Glucksmann était présent et a été pris à partie par deux militantes féministes qui lui ont dit qu'il
04:35n'avait rien à faire là,
04:36qu'il était en train de récupérer la mobilisation.
04:39C'était pas violent, on ne peut pas dire ça comme ça, mais c'était assez dérangeant pour Raphaël Glucksmann.
04:46Soyons honnêtes, il ne récupérait pas plus la lutte féministe que les autres personnalités politiques qui étaient là.
04:52Il y avait beaucoup de candidats dans la soudan.
04:54Il y avait beaucoup de candidats.
04:55Et par ailleurs, il n'est pas moins engagé sur le sujet que d'autres candidats qui étaient présents.
05:00Il avait le droit d'être là, mais décidément, Raphaël Glucksmann, il a du mal à convaincre qu'il fait
05:05bien partie de l'espace de la gauche.
05:10Ça tient à quoi, Emilio ?
05:12Déjà, il y a son entourage, on vient de l'expliquer, quand même.
05:15On a Sacha Oulier, qui était le fondateur des jeunes marcheurs.
05:21Ancien jeune socialiste, qui est vraiment l'un des tout premiers macronistes.
05:24Ensuite, on a le couple Aurélien Rousseau et Marguerite Cazeneuve, qui sont les architectes,
05:29notamment du programme sur les questions de santé, de sécurité sociale d'Emmanuel Macron.
05:36On rappelle qu'en 2022, Aurélien Rousseau était le directeur du cabinet d'Elisabeth Borne,
05:42première ministre au moment de la réforme des retraites de 2023.
05:46Brièvement ministre de la Santé, carrément.
05:47Tout à fait, il a démissionné rapidement au moment de la loi immigration pour marquer son désaccord.
05:54Déjà, il y a le casting.
05:55On ne peut pas dire que les gens autour de lui n'ont plus.
05:56Yannick Jadot, on savait tous que c'était l'aile droite des écolos.
06:00Lui aussi a été taxé de vouloir refaire du Macron au moment où il était candidat.
06:03Ce qui était un procès un peu illégitime.
06:05Ce qu'il n'a jamais fait.
06:06Ce qu'il n'a jamais fait même.
06:06Après, c'est l'intention.
06:08Et de l'autre côté, on a les propositions qui sont mises sur la table,
06:11qui ne sont pas des propositions qui soulèvent d'enthousiasme à gauche.
06:16Lorsqu'il propose de rapprocher le net du brut en finançant cela par une taxe sur les méga-héritages,
06:25ils bouleversent la façon de financer la protection sociale.
06:32On attend encore.
06:33C'est proche mon premier hier quand je les ai au téléphone.
06:35C'est des propositions fortes sur le pouvoir d'achat à venir.
06:38Mais évidemment, ils ne veulent pas en dire plus.
06:41Donc, on attend de voir où ça va.
06:43La situation économique est telle qu'il ne peut pas faire l'impasse de la justice fiscale,
06:48qui est un sujet porté non plus tôt par la coprésidente de Place Publique,
06:51avec Aurore Lel, qui est économiste.
06:54Mais on les a vus assez frileux, pas frileux sur l'attaque Juckman,
06:57mais en tout cas, qu'ils étaient en capacité d'abandonner assez rapidement cette proposition.
07:02Les socialistes aussi, cela dit.
07:04Tout à fait.
07:05Donc, c'est dans cet espace-là que Raphaël Gluckman évolue.
07:08Donc, ça pose quand même la question de l'espace politique tel qu'il le veut.
07:12Parce que d'un côté, on a ceux qui veulent s'allier avec une gauche plus radicale
07:16pour s'arrimer à la gauche et éviter la dérive vers le social-libéralisme.
07:21C'est quelqu'un comme Philippe Barin, qui l'a expliqué aussi en réponse à Raphaël Gluckman,
07:25en disant qu'il avait plus de points communs avec Ruffin qu'avec Sacha Houllier.
07:28Et puis de l'autre côté, cet espace qui semble pouvoir davantage se tourner vers le centre,
07:34parce qu'ils disent que tout sauf les filles à gauche.
07:38Et donc, comment gouverner, si ce n'est en regardant sur sa droite ?
07:41On est dans un système politique où, sans alliance, vous pouvez difficilement exister.
07:46Donc, si vous ne faites pas l'alliance à gauche, vous allez être obligés de faire l'alliance autre part
07:50d'autre.
07:50Mais pour l'instant, c'est une question qui est un peu évitée par Raphaël Gluckman.
07:56Il faut aussi dire qu'il se construit une image aussi de monsieur non à Raphaël Gluckman dans cette primaire.
08:03On l'a dit, il refuse la candidature de François Ruffin,
08:08mais il refuse aussi toute adaptation du mode électoral de la primaire.
08:15En fait, il veut une primaire, on a l'impression qu'il veut une primaire vraiment toute petite.
08:19En tout cas, il n'a pas déclaré officiellement, mais que tous les noms qu'il enchaîne,
08:25effectivement, dessinent ce chemin.
08:27Par exemple, sur, encore une fois, le coup d'entrée pour participer au vote,
08:32pour les non-adhérents aux trois co-organisateurs,
08:36c'est-à-dire le Parti Socialiste, Plage Public et la gauche républicaine et socialiste d'Emmanuel Morel,
08:40qui lui aussi s'est déclaré candidat.
08:42En passant, les positions d'Emmanuel Morel ne sont pas forcément très éloignées
08:45des positions de François Ruffin.
08:49Et il siège au sein du groupe GDR ou avec les communistes, par exemple.
08:54Et donc, un ticket d'entrée pour les personnes qui voudraient voter,
08:57c'est 15 euros, on vous l'a déjà dit, 10 euros pour le tarif social.
09:01Et il nous dit, les militants socialistes ont tranché le 9 juillet,
09:06maintenant, il faut passer à autre chose.
09:08Trancher, c'est trancher, sauf qu'en fait, il y en a un qui a bien compris
09:11qu'il devait continuer à agiter ce sujet, c'est Olivier Faure,
09:15parce que lui, il repropose et continue de proposer perpétuellement une primaire
09:19où le coût de participation pour les votants serait de 2 euros.
09:24Et donc, il enferme Raphaël Gouchen dans une position de celui qui veut,
09:28alors c'est François Ruffin qui est appelé comme ça un vote censitaire.
09:31Je crois que...
09:32Faure, je crois, reprend aussi le terme.
09:34Olivier Faure, voilà, le reprend, que Philippe Brun le pense également,
09:39Ségolène Royal.
09:39Et donc, voilà, il est pris dans la nasse socialiste,
09:43dans une position défensive où on veut lui accoler l'étiquette
09:47dont il ne s'était en réalité jamais départi,
09:49de bourgeois, philosophe, issu des beaux quartiers, fils de philosophe.
09:54Et je rajoute même qu'il a soutenu Nicolas Sarkozy,
09:56c'est ce que Ségolène Royal, n'arrête pas de répéter sur tous les plateaux,
09:58puisque c'était elle, en 2007, qui faisait face à Nicolas Sarkozy.
10:00C'est-à-dire des gens qui sont proches de Jean-Luc Mélenchon
10:02qui ont soutenu Nicolas Sarkozy une époque aussi ?
10:04Aussi, mais en tout cas, dans la primaire socialiste,
10:06c'est un argument pour renvoyer Raphaël Luxemann,
10:10dont on sait déjà qu'il est le candidat plus à droite,
10:14à un candidat déconnecté.
10:19Et pour l'instant, il faut dire que ça marche,
10:20parce que dans les médias, en tout cas,
10:22les seules questions qu'on lui pose ne concernent pas ses propositions,
10:25mais les discussions d'appareils,
10:27qui concernent aussi par exemple les débats.
10:29Raphaël Luxemann veut un seul débat.
10:31C'est un des gros noms aussi, Raphaël Luxemann.
10:33Voilà, l'autre nom, c'est ça, les débats.
10:34Donc, il n'en veut qu'un quand les autres en voudraient trois.
10:38Chez eux, ils répondent qu'il y a le débat de France 2,
10:41qui a été un débat en exclusivité accordé aux services publics.
10:45Et la phrase d'Alexandre Ouizi,
10:47qui est le chargé de la communication,
10:48la campagne de Raphaël Luxemann,
10:49avait dit que quand on est de gauche,
10:50on débat sur le service public.
10:51Or, il est chargé de la communication d'un candidat
10:53qui s'est déclaré sur TF1.
10:56Oui, après, soyons lucides aussi
10:59sur ce que veut dire cette bataille-là.
11:01Dans n'importe quel scrutin,
11:03quand vous êtes le challenger,
11:04vous voulez plus de débats
11:06parce que vous espérez que c'est dans un débat
11:08que vous allez réussir à faire trébucher le favori.
11:11Et le favori est dans la position de dire
11:13non, non, je veux le moins de débats possibles.
11:15Donc, rien de très étonnant
11:17dans ce jeu de théâtre-là, si je puis dire.
11:20Non, sauf qu'il apparaît comme celui qui a port de débattre.
11:25Et en tout cas, ses adversaires appuient là-dessus.
11:27Et on ne peut pas dire que ses performances en débat jusque-là
11:29étaient particulièrement mirobolantes.
11:32Mais est-ce que, tout cela dit,
11:34est-ce que là, on a l'impression de décrire
11:35une situation assez catastrophique pour Raphaël Luxemann ?
11:38Est-ce que ça le fait, à date en tout cas,
11:41parce que le scrutin, il est dans un mois,
11:44est-ce que ça le fait tomber de son piédestal de favori ?
11:46Est-ce qu'il y a une concurrence qui vraiment a l'air sérieuse ?
11:50Écoute, on aura le résultat des urnes.
11:53On n'est pas Madame Irma, de toute façon, pour prévoir.
11:57On n'est pas Madame Irma.
11:58On n'est pas Madame Irma, tout à fait.
12:00Mais a priori, il semble toujours être le favori
12:03de cet espace politique.
12:06Face à lui, la concurrence s'organise,
12:07mais n'est pas non plus d'une flambéance extrême.
12:11On en a parlé déjà sur cette chaîne.
12:13Olivier Faure essaie de le prendre vraiment sur sa gauche.
12:15Et c'est Golan Royal qui a toujours un accès privilégié
12:17à certains médias, pas ceux qu'elle voudrait.
12:20Notamment les journaux télévisés,
12:23les quotidiens, etc.
12:24Les grands moments où Raphaël Glucksmann est...
12:28Elle n'y a pas encore accès, mais voilà.
12:29Elle existe dans le débat public.
12:31D'ailleurs, le hasard a fait que, juste avant la conférence de presse,
12:34une députée insoumise est passée juste devant,
12:36ne sachant pas que c'était l'endroit
12:39où se tenait une conférence de presse.
12:42Elle a blagué en disant
12:43« Moi, je vais faire un ticket avec Ségolène Royal. »
12:47Parce qu'en fait, Ségolène Royal, elle nous arrange bien
12:48parce qu'en fait, elle bordélise tout cet espace.
12:50On n'y est pour rien.
12:51Mais en gros, elle nous arrange bien.
12:52Tant qu'elle est là, elle fout le feu et ça nous arrange.
12:55C'est peut-être elle l'insoumise dont Raphaël Glucksmann a peur
12:57qu'il vienne voter à la primaire.
12:59En fait, elle est carrément candidate.
13:01Avec Ségolène Royal ?
13:02Oui, Ségolène Royal.
13:03Ah ben, de fait.
13:06Et puis les autres,
13:08Philippe Brun, Jérôme Guedj,
13:10Emmanuel Morel, pour l'instant, n'existe pas.
13:12Parce que ça, il y avait un petit début
13:14pour Philippe Brun au moment de ses propositions
13:15parce qu'il faut l'introduire à la question de la capitalisation
13:18via un fonds souverain
13:21dans le débat pour les retraites.
13:23Mais pour l'instant, Raphaël Glucksmann,
13:25il n'apparaît pas challenger.
13:27Après, est-ce qu'il a déjà gagné ?
13:28Ça, c'est une autre chose.
13:29J'ai croisé aussi, par hasard, décidément, dans Paris,
13:32un membre du groupe écologiste.
13:35Qu'est-ce que c'est que ces reportages cryptés ?
13:39Vraiment, c'est au coin d'une rue
13:42qui disait qu'en fait, il était tellement,
13:44je cite, tellement nul
13:45qu'il pouvait perdre la primaire
13:47parce qu'il n'apparaît pas,
13:49un, en capacité d'imposer ses thèmes dans le débat
13:52et deux, il n'apparaît pas en capacité,
13:54pour l'instant, de réunir son camp
13:56parce que dans la primaire,
13:57en cas de victoire, évidemment,
13:58parce qu'il est la cible privilégiée de ses adversaires,
14:02ce qui est logique dans un contexte de primaire.
14:05Mais quand on a quelqu'un comme, par exemple,
14:07Philippe Brun dit qu'il a plus de proximité
14:09avec François Riffin
14:10qu'avec les soutiens de Raphaël Glucksmann,
14:13ça pose des questions sur, ensuite,
14:15qu'est-ce qui va se passer
14:15s'il en sort vainqueur ?
14:18Il faut dire aussi, du point de vue de la concurrence,
14:20qu'Olivier Faure a connu
14:22une première semaine de campagne
14:23un peu difficile
14:25puisqu'il était en visite
14:27la semaine dernière en Gironde.
14:29Il a été notamment au Porges,
14:31cette commune sinistrée
14:33par l'immense incendie
14:34qui a eu lieu en Gironde
14:35fin juillet.
14:38Une visite que ses soutiens
14:40disent que s'est bien passée,
14:41mais en fait, le lendemain,
14:42il est allé dans une interview matinale
14:44à ICI France Bleu Gironde
14:46et il a comparé la situation du Porges,
14:49la vision qu'il a eue au Porges
14:51avec la vision qu'on peut avoir
14:53en allant à Ouradours-sur-Glane,
14:55en Haute-Vienne,
14:55ce village martyr
14:57de la libération
15:01avec le saccage,
15:02le massacre organisé
15:04par une division SS
15:05qui remontait du sud vers le nord
15:08qui a fait des dizaines de morts.
15:10Le village a été complètement détruit.
15:14Bon, évidemment,
15:15c'était vraiment la chose à ne pas dire.
15:17C'était vraiment une énorme connerie
15:18de dire quelque chose comme ça.
15:20Et forcément, on n'a parlé que de ça.
15:22Elle a été reprise de volée,
15:23Olivier Faure,
15:24et on peut dire que c'est légitime
15:26la comparaison n'avait pas lieu d'être.
15:27D'ailleurs, lui-même l'a reconnu.
15:29Il a reconnu une maladresse.
15:31C'est vrai que, pour l'instant,
15:32il n'a pas non plus réussi
15:33à imposer ses thèmes,
15:34Olivier Faure.
15:35Il y avait un petit indice,
15:36c'est anecdotique,
15:37mais dès son entretien
15:38de candidature sur TF1,
15:40il s'est planté dans le nom
15:42de son premier mot.
15:44Anne-Claire Coudray,
15:45qu'il a appelée Anne-Laure,
15:47et donc il a glissé,
15:49alors même qu'il n'était pas encore
15:50officiellement candidat.
15:51C'est totalement anecdotique,
15:52mais voilà, Olivier Faure,
15:53pour l'instant, il réussit
15:55à enfermer Raphaël Luxman
15:56dans un coin qui est celui
15:58des discussions d'appareil.
15:59Pour l'instant, il n'a pas encore émergé.
16:01Il n'a pas de toute façon
16:02proposé encore son programme,
16:04ce qu'il voulait mettre en avant.
16:06Donc, on attend aussi
16:07qu'Olivier Faure puisse
16:11développer ses idées.
16:14Il est challenger.
16:16Largement challenger.
16:17C'est proche que tu...
16:19Même ses proches,
16:20tu le reconnais.
16:21J'ai vu récemment un de ses proches
16:23qui m'a dit...
16:24On était plusieurs journalistes
16:25qui pensent ici
16:25qu'Olivier Faure-Valigny
16:26est de la primaire.
16:27Personne n'a évidemment dit
16:28oui, pas plus moi.
16:30Donc, il considère qu'au fond,
16:32c'est là qu'il peut surprendre.
16:34Effectivement,
16:34c'est sa seule chance
16:35de faire quelque chose.
16:36On sait comment ça se passe
16:37aussi dans les primaires.
16:38On a eu l'exemple
16:39de la primaire de 2016.
16:42C'était déjà
16:43Les Républicains.
16:44Oui, tout à fait.
16:46François Fillon
16:47qui était le plus radical
16:49est sorti du chapeau.
16:51On se souvient aussi
16:51de la primaire de 2017
16:53des socialistes
16:54où c'est Benoît Hamon
16:56qui a pris tout le monde
16:56sur la gauche
16:57et qui l'a emporté.
16:58Et donc, Olivier Faure,
16:59c'est le chemin
16:59qu'il essaie de prendre
17:00en tout cas.
17:01C'est-à-dire de radicaliser
17:02la base socialiste
17:03sur des propositions de gauche.
17:05On imagine que c'est ce qu'il va faire
17:06quand il présentera son programme.
17:07Et puis,
17:08de maintenir
17:09cette possibilité
17:10d'union de la gauche
17:10que refuse
17:12Raphaël Glucksmann.
17:13Et potentiellement aussi
17:13sur un sujet identitaire.
17:15C'est ce que disent
17:16les soutiens d'Olivier Faure.
17:18C'est qu'en refusant
17:20une primaire plus ouverte,
17:21les soutiens de Raphaël Glucksmann
17:22sont vraiment bêtes
17:24parce qu'en restreignant
17:25le vote
17:27dans un petit étiage,
17:31dans un bassin
17:31où les militants socialistes
17:33représenteront
17:33un pourcentage important,
17:35il y a plein de militants socialistes
17:36qui vont se dire
17:37« Ouais, mais je préfère
17:37quand même un socialiste
17:38pour être candidat socialiste
17:40à l'élection présidentielle. »
17:41Et l'argument du
17:43« Je suis à 12 »
17:44dans les sondages
17:45alors que toi,
17:45tu es à 3,
17:46il marche peut-être moins bien
17:47auprès de ces gens-là.
17:48On verra encore une fois.
17:50Moi, je ne suis vraiment
17:51pas convaincu aujourd'hui,
17:52mais le scrutin,
17:53il est dans un mois,
17:54que Raphaël Glucksmann
17:54soit vraiment en danger.
17:56Mais en tout cas,
17:57pour l'instant,
17:57ça ressemble bien
17:57à un chemin de croix.
17:58On a parlé des candidats,
17:59on a parlé de Royal,
18:00Brun, Gedge, Fort.
18:02Est-ce qu'il pourrait y en avoir
18:02un autre, éventuellement,
18:04un Mathieu Pigasse ?
18:06C'était l'hypothèse
18:07qui aussi a surgit
18:08à Blois,
18:09d'ailleurs,
18:11Mathieu Pigasse avait été absent
18:13pour cause d'affaires.
18:14Il avait quand même
18:14envoyé un tweet
18:15pour se rappeler
18:16aux souvenirs
18:16des militants socialistes
18:17et l'hypothèse
18:18d'une de ses participations
18:19à la primaire
18:19avait été évoquée.
18:21Et j'ai posé la question
18:24hier à Johanna Roland,
18:25qui est la première secrétaire
18:27déléguée du Parti Socialiste
18:29qui assure l'intérim
18:30lorsque Pannevon Colisifère
18:31est candidat,
18:32qui est également
18:33maire de Nantes,
18:34qui s'exprime au nom
18:35du Parti Socialiste
18:35et pas au nom du courant
18:36de Lisifère
18:37avec lequel elle chemine.
18:40Est-ce que Mathieu Pigasse
18:41est adhérent du Parti Socialiste
18:43parce qu'en fait,
18:44en tant qu'adhérent,
18:45il pourrait bénéficier
18:45des mêmes conditions
18:47d'accès à la primaire
18:48que les autres socialistes,
18:49c'est-à-dire récupérer
18:50des parrainages
18:51à l'intérieur du Parti
18:52ou chez les élus.
18:54Sachant que la rumeur
18:56intervenait régulièrement
18:56comme quoi
18:57il avait toujours sa carte.
18:58Oui, c'était une information
18:59qui nous venait parfois
19:00à nos oreilles.
19:00Je cite Johanna Roland
19:01« À ma connaissance,
19:03il n'est pas aujourd'hui
19:04adhérent au Parti Socialiste. »
19:06C'est déjà compliqué l'affaire.
19:08Ce qui complique l'affaire
19:09parce qu'il y a un mot
19:10qu'elle n'a eu de cesse
19:11de répéter, Johanna Roland,
19:12c'est le mot de consensus.
19:14Un consensus qui vaut
19:15pour la non-entrée
19:17du coup de François Ruchard
19:18dans la primaire,
19:22ça vaut aussi désormais
19:23pour Mathieu Pigasse.
19:24C'est-à-dire qu'il faut
19:24le consensus des trois formations
19:26pour qu'une nouvelle formation
19:28ou un non-membre
19:29des trois parties
19:31puisse y rentrer.
19:31Ce qui entre.
19:32Voilà, tout à fait.
19:33C'est le cas de Mathieu Pigasse.
19:34Donc, a priori,
19:35Mathieu Pigasse,
19:36puisque Raphaël Louux-Luxmane
19:37n'a pas l'air d'en vouloir
19:38dans la primaire,
19:38ne pourra pas être candidat
19:40dans la primaire.
19:41Est-ce qu'on refait
19:42un petit point pratique
19:43aux pratiques
19:44sur cette primaire ?
19:46Rappelons peut-être
19:46les dates.
19:47Non, parce que c'est ce qui nous a été remis.
19:48C'était à la base
19:49une conférence de presse hier
19:50pour nous rappeler
19:52le pratico-pratique
19:53de cette primaire.
19:57Choisir 2027,
19:58donc la primaire
19:58de la gauche socialiste
19:59et démocratique.
20:01Donc, les candidats
20:02ont du 1er septembre
20:03jusqu'au 15
20:05pour déposer
20:05leur candidature
20:06officiellement
20:07auprès des inscrits
20:08de la primaire.
20:09Le parti socialiste.
20:10Et donc ensuite,
20:11cette commission
20:12qui est présidée
20:12par Patrick Meucci,
20:13un proche de François Hollande,
20:15député de Marseille,
20:16qui le préside
20:17avec des membres
20:18de chaque équipe
20:19dans cette commission,
20:21validera en même temps
20:22que les instances
20:23des différentes formations
20:23les différents candidats.
20:26Le 5 octobre,
20:27c'est la date limite
20:28d'adhésion
20:28pour voter au premier tour.
20:30Rappelons donc
20:31que vous,
20:31il faut payer 15 euros
20:33ou 10 euros
20:34tarif social,
20:35mais vous n'avez pas besoin
20:36de justifier,
20:37c'est une déclaration
20:38sur l'honneur
20:38pour bénéficier
20:39de ce, entre guillemets,
20:41tarif social à 10 euros.
20:42Du 9 et 10 octobre,
20:44pardon,
20:45par voie numérique,
20:46ce sera le premier tour.
20:47Voilà, parce que
20:47c'est uniquement numérique,
20:48100% numérique,
20:49mais Joanne Roland
20:51indique que pour des questions
20:51d'accessibilité,
20:52ils essaieraient
20:53de déployer 1000 points de vote
20:54qui seraient 1000 tablettes
20:55sur tout le territoire
20:56pour permettre
20:57de pallier
20:57la fracture numérique
20:59et notamment
21:00pour les personnes âgées,
21:01les personnes
21:01qui ne veulent pas,
21:02qui ne savent pas
21:02s'en servir, etc.
21:05Ensuite,
21:06la nouvelle date limite
21:07d'adhésion
21:07pour voter au deuxième tour,
21:08c'est le 12 octobre.
21:09On peut re-adhérer
21:10si on n'a pas adhéré
21:11au premier tour.
21:12Avant un second tour potentiel,
21:14s'il y en a un,
21:15le 16 et 17 octobre,
21:17toujours par voie numérique,
21:20les adhérents
21:21peuvent voter
21:22à partir de 15 ans
21:22au Parti Socialiste
21:24et 16 ans
21:24pour GRS
21:25et Place Publique.
21:27C'est peut-être
21:28les 15-16 ans
21:28qui ont fait la différence
21:29pour les efforts.
21:30Peut-être,
21:30sait-on jamais.
21:32Voilà où on en est.
21:35Puisque c'est par voie électronique,
21:36on aura les résultats
21:36très vite.
21:38Florent va dire
21:39au final de 18h,
21:40je crois,
21:40le samedi.
21:41Le directeur de cabinet
21:42d'Olivier Faure
21:43était aussi présent
21:45et a expliqué
21:46qu'en gros,
21:47ils espéraient
21:47l'ouverture de l'urne numérique
21:49et que la proclamation
21:50des résultats
21:51se fasse dans la demi-heure
21:51après la clôture.
21:53Ce qui s'était passé
21:54pour la primaire des écologistes
21:55c'est d'accord.
21:56On a su de façon
21:57quasi-immédiate
21:59les résultats.
22:01Ils ont fait appel
22:02à une société extérieure
22:03pour garantir
22:04la sincérité
22:05du scrutin,
22:06varifier
22:07via les listes électorales
22:08la participation
22:09des votants,
22:11etc.
22:12Ils disent
22:12qu'ils font ça
22:13de façon carrée
22:14et ils se préminisent
22:16aussi des potentiels
22:17attaques cyber.
22:18parce qu'on sait
22:19qu'il y a
22:19Raphaël Luxman
22:20qui a
22:22déjà subi
22:23des ingérences étrangères
22:24donc il y a
22:25cette possibilité-là
22:26et ils disent
22:27s'y préparer.
22:28Voilà pour
22:31le canevas
22:32d'organisation
22:32de cette primaire.
22:33On a fait le tour
22:33pour cet épisode
22:34de cette passionnante série
22:36qui est la primaire socialiste.
22:38On y reviendra
22:39sans aucun doute
22:39sur la chaîne
22:41YouTube de l'Humanité.
22:42N'hésitez pas
22:42à vous abonner
22:43à cette chaîne
22:44YouTube de l'Humanité.
22:45N'hésitez pas
22:46à vous abonner
22:47à l'Humanité
22:48et on vous attend
22:49évidemment
22:50à la fête de l'Huma
22:51ce week-end.
22:52A bientôt Emilio.
22:54Salut.
22:54Salut.
22:55Salut.

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