- il y a 12 heures
- #ruffin
- #arnault
- #fetedelhumanite
- #clash
Le débat organisé entre François Ruffin, Raphaël Arnault, Marie Pochon et Nicolas Sansu à l'Agora de la Fête de l'Humanité a créé beaucoup de remous. Le plus souvent à partir de courts extraits partagés sur les réseaux sociaux qui ne reflètent pas la qualité des débats.
Si les échanges ont été vifs, les quatre députés se sont échinés à "tout mettre sur la table" pour répondre à cette question vitale pour la gauche. Avec Anthony Cortes, animateur du débat et journaliste politique, on fait le point sur les fausses rumeurs qui ont alimenté les polémiques !
Téléchargez l'appli de l'Humanité 👉 https://app.humanite.fr
Abonnez-vous 👉 https://abo.humanite.fr/2243
📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉humanite.fr
Twitch 👉 twitch.tv/lhumanitefr
Instagram 👉 instagram.com/lhumanitefr
Twitter 👉 x.com/humanite_fr
TikTok 👉 tiktok.com/@lhumanitefr
#Ruffin #Arnault #Fêtedelhumanite #clash
Si les échanges ont été vifs, les quatre députés se sont échinés à "tout mettre sur la table" pour répondre à cette question vitale pour la gauche. Avec Anthony Cortes, animateur du débat et journaliste politique, on fait le point sur les fausses rumeurs qui ont alimenté les polémiques !
Téléchargez l'appli de l'Humanité 👉 https://app.humanite.fr
Abonnez-vous 👉 https://abo.humanite.fr/2243
📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉humanite.fr
Twitch 👉 twitch.tv/lhumanitefr
Instagram 👉 instagram.com/lhumanitefr
Twitter 👉 x.com/humanite_fr
TikTok 👉 tiktok.com/@lhumanitefr
#Ruffin #Arnault #Fêtedelhumanite #clash
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Anthony, est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu faisais sur la fête de l'UMA toi ?
00:04Ouais, alors j'ai dû animer plusieurs débats dans les allées, tout ça, mais surtout un débat,
00:09le débat Ruffin-Arnaud-Pochon-Sansu, qui a fait couler beaucoup d'encre.
00:14Voilà, mais on va en parler de toute façon, c'était animé, c'était une ambiance tâte de foot un
00:18petit peu.
00:18Oui, juste pour rappeler au tchat, qu'est-ce que c'est ton poste à l'UMA ?
00:23Tu fais partie de quel service ?
00:25Alors, je suis journaliste politique, donc au service politique,
00:28moi, normalement, je suis la gauche, en particulier le Parti Socialiste,
00:32tout ce qui est la social-démocratie, donc j'ai aussi suivi la campagne de Glucksmann avec Place Publique.
00:37Et donc, je m'intéresse particulièrement aux questions aussi d'écologie, mais aussi de la France rurale.
00:44D'où aussi le fait de s'occuper de ce débat-là.
00:46Ce qui m'intéresse, c'est la France rurale, les classes populaires, l'union des classes populaires, donc voilà.
00:51Alors, je vois d'ailleurs, avant de commencer, on nous demande la vidéo où ?
00:57C'est un grand sujet.
00:58Est-ce qu'on peut faire le point sur cette histoire ?
01:01Sur le complot, le grand complot.
01:02On ne vous cache rien.
01:05On n'a juste pas de moyens.
01:06On n'a pas d'argent.
01:08Voilà.
01:09Donc, tout n'a pas été capté, en fait.
01:12C'est ça, le problème.
01:13C'est ça.
01:14J'ai reçu énormément, énormément de messages sur Twitter, par mail et autres, en me disant
01:19« Mais comment ça se fait qu'il n'y a pas la vidéo alors qu'il y a la
01:21vidéo pour tous les débats ? »
01:22C'est faux d'abord.
01:23Il n'y a pas la vidéo pour tous les débats.
01:24Tous les débats n'ont pas été captés.
01:26Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en fait, au même moment, il y avait un programme assez chargé.
01:29Il y avait le grand meeting de Fabien Roussel sur la grande scène, je crois, si je ne me trompe
01:33pas.
01:34Il y avait un backseat juste après qui devait prendre l'antenne, donc qui a dû prendre le contrôle de
01:39la régie.
01:40Pour enregistrer, forcément, il fallait que la régie soit dispo.
01:43Elle n'était pas à ce moment-là.
01:45Et s'il y a eu au début quelques images projetées sur les écrans, c'était une diffusion en direct
01:50pour que les gens qui sont en dehors de l'Agora puissent suivre.
01:53Il n'y a pas eu de captation par manque de moyens.
01:55Et voilà, c'est juste ça, la réponse.
01:58Et il n'y a pas eu de complot, il n'y a pas eu de pression d'un camp
02:01ou de l'autre pour supprimer les images, au contraire.
02:05Et d'ailleurs, on a voulu, parce que tout ce qu'on a, c'est une bande-son, par ailleurs.
02:09Parce qu'en fait, ce qu'il faut savoir, c'est qu'on a enregistré tous les débats en sonore,
02:13au moins, parce qu'en fait, on les retranscrit pour le journal.
02:15D'ailleurs, la retranscription de ce débat sera dans le quotidien de demain.
02:19Et donc, par une espèce de volonté de transparence, on l'a diffusé.
02:23On n'a pas la vidéo, donc vacile audio, pour que chacun puisse se faire son idée sur ce débat.
02:28Et toi, comment tu l'as vécu, ce débat, en tant qu'animateur, sur le moment ?
02:34C'était cool, enfin, j'imagine que tu étais stressé.
02:37Ouais.
02:37Donc...
02:38Ben forcément, déjà, on savait à peu près, en tout cas, moi, je m'y attendais que ça puisse chauffer
02:42entre Ruffin et Arnaud.
02:44Par contre, je ne m'attendais pas du tout à cette ambiance aussi électrique.
02:48Juste avant le débat, du coup, j'accueille les différents...
02:50Pardon, est-ce qu'on peut faire un point sur le titre du débat ?
02:53Oui.
02:53Déjà, c'était...
02:54C'est « Défaire le RN, comment unir les classes populaires ».
02:57Ok.
02:57Voilà, donc en fait, les classes populaires au pluriel, parce que classe populaire urbaine et classe populaire rurale.
03:03Et ça vient juste après la phrase de Mélenchon qui dit « Nous, on va aller chercher les jeunes et
03:08les quartiers populaires, et le reste, on laisse tomber ».
03:10Et Ruffin, dans le même temps, a dit « Moi, ça me pose un désaccord moral, électoral assez profond. »
03:17Il l'avait dit dans l'Obs, et ça avait écrit une polémique.
03:19Mais ce débat-là, on l'avait pensé bien avant tout ça.
03:21Oui.
03:22Bien avant tout ça.
03:22On n'a pas voulu surfer sur la polémique, surfer sur le buzz.
03:25Non, c'est juste que c'est une question essentielle pour l'avenir de la gauche, en fait.
03:28Mais toi, quand on est sorti, tu t'es dit genre « Ok, l'ambiance est électrique, mais il en
03:33est sorti une discussion respectueuse, quand même ».
03:36Oui, totalement. D'abord, on va peut-être le prendre par ordre chronologique, mais c'est vrai que quand on
03:41rentre, quand on est en coulisses avec les différents intervenants, on se dit « Bon, ça va y aller, mais
03:48on va débattre sereinement ».
03:50Là, il y a Cédric, du coup, qui était là juste avant, qui présente le débat, qui présente les différents
03:55noms.
03:55Et là, on entend une espèce de foule, on se croit vraiment dans un match de foot.
04:00Et là, on s'est dit « Ah ouais, d'accord ».
04:01Donc en fait, là, c'est pas du tout le même débat qu'on pensait avoir.
04:05On pensait que ça allait être chaud au niveau des arguments, mais pas au niveau de l'ambiance.
04:09On ne pensait pas qu'après chaque prise de parole, ça allait être genre la folie.
04:12Mais après le débat, oui, après le débat, on était plutôt contents parce qu'au début, ça a été électrique.
04:19Après les prises de parole de Raphaël Arnaud ou de François Ruffin, il y avait des réactions différentes, des applaudissements,
04:25des huées, etc.
04:26Mais plus on avançait dans le débat, débat qui a duré une heure quand même, qui n'a pas duré
04:29juste 35 secondes d'une capsule Twitter,
04:32les deux arrivaient à dialoguer, arrivaient à échanger des arguments.
04:36Ruffin est allé un peu dans le sens d'Arnaud en disant « C'est vrai, l'antiracisme doit avoir
04:40une place centrale dans les luttes menées par la gauche ».
04:45Et de son côté, Raphaël Arnaud, lui, a dit « En fait, on ne peut pas abandonner des pans entiers
04:51du territoire et encore moins des classes populaires rurales ».
04:55Mais il y avait un débat sur est-ce qu'on peut réussir vraiment à convaincre un électorat qui maintenant
04:59vote RN, etc.
05:00Mais en tout cas, il y avait un débat vraiment franc.
05:04Et à la fin, quand on sort tous les quatre, on se regarde un peu essorés, mais en même temps
05:09assez contents tous.
05:10Parce qu'en fait, on a réussi à échanger.
05:14Peut-être pas à trouver des points d'accord, évidemment.
05:16En tout cas, pas entre Ruffin et Arnaud totalement.
05:19Mais il y avait une façon de dialoguer, il y avait une façon de se rapprocher, qui fait du bien
05:22à la gauche.
05:22Et c'est tout l'esprit d'ailleurs de l'agora de la fête de l'humain.
05:25Et comme tu dis, c'est un esprit qui fait du bien à la gauche, qui fait du bien aux
05:28militants aussi,
05:29de se dire « En fait, on n'est pas d'accord sur tout, mais ça ne veut pas dire
05:32qu'on ne peut pas bosser ensemble.
05:33Et comment toi, tu l'as ressenti ? »
05:36Encore une fois, c'est très personnel, mais moi, je sais que ça m'aurait énormément frustrer
05:40de sortir de scène en disant « Ouais, c'était super, qu'on a vu qu'on pouvait avoir des
05:45points d'achoppement,
05:46mais aussi des points d'accord. »
05:48Et de se retrouver sur Twitter en feu, avec des gens qui n'étaient pas là,
05:52qui disent que le « Ciamo tutti antifascisti » a été repris pour répondre à Ruffin.
05:58Alors que rappelons-le, on était sur un débat qui tournait aussi autour de l'antifascisme.
06:02Donc, c'est un mot tutti antifascisti sur ça, ça a aussi du sens.
06:08– Totalement. D'abord, il faut dire que c'est un peu la bonne son de la fête de l
06:12'humain.
06:12Ce chant-là, j'ai entendu sur toutes les tables rondes, tous les débats,
06:15j'ai même entendu pendant les concerts.
06:16Enfin voilà, c'est normal, on est dans cette période-là.
06:19Et puis, pour ce débat, comme tu dis, on est sur un débat sur comment battre l'extrême droite.
06:22Donc, si on ne chante pas ça à ce moment-là, on ne chante à aucun moment.
06:25Mais c'est vrai que quand je sors du débat, j'en discute avec les différents intervenants,
06:31le débat se poursuit un tout petit peu, mais on est tous super contents.
06:34Moi, je vais retrouver des potes en disant « mais tiens, c'était cool, quoi ».
06:37Vraiment, c'est ça l'esprit, on a réussi à faire dialoguer des gens opposés.
06:41J'ouvre Twitter et je vois ce tweet de cette militante insoumise qui dit
06:45« la fête de l'humain répond à Ruffin en gros qu'il serait fasciste d'une certaine façon ».
06:52Et là, oui, là, ça me gaffe sérieusement parce que je vois qu'il y a ce tweet-là,
06:58mais surtout, je vois que c'est repris par un certain nombre de journalistes.
07:01Des journalistes X, donc des journalistes Twitter qui n'étaient pas évidemment sur place,
07:05mais avec cette séance de 30 secondes, ça leur permet de faire leur chou gras,
07:10de monter la polémique.
07:11Et en plus, dans le même temps, il y a aussi un certain nombre d'élus
07:16plutôt sociodémocrates qui s'en servent aussi pour taper sur les insoumis.
07:19Donc, en fait, certains insoumis s'en servent pour taper contre Ruffin,
07:22certains socialistes s'en servent pour taper contre LFI,
07:25les journalistes s'en servent pour monter en mayonnaise la polémique.
07:29Et pendant ce temps, on oublie qu'en fait, pendant une heure, on a discuté.
07:32Et moi, ce qui me révolte aussi, c'est que le lendemain,
07:35il y a un sujet de quotidien de deux jours après,
07:37et c'est Julien Belvert qui l'anime, et il dit « des outrances, des attaques,
07:43mais aucun débat sur le fond ».
07:44Ah, parce qu'en fait, pendant une heure, on s'est sifflé,
07:46et puis après, on est sorti, on allait prendre une bière.
07:47C'est fascinant.
07:49Le chat, on va vous prouver, si vous n'étiez pas là, que c'est faux,
07:52et qu'il y a même eu des gentillesses échangées pendant ce débat.
07:57Regardez.
07:57Sur ses deux jambes.
07:59Vous voyez, attendez.
08:00Je vais évidemment répondre à Raphaël.
08:03D'abord, je voudrais le féliciter.
08:05Ça ne se huit pas, là.
08:07L'une des rares circonscriptions reposées au reste de l'information.
08:08Alors, quelqu'un nous dit « merci, Anthony, de rétablir l'épreuve ».
08:11Je salue cette victoire.
08:13C'est toujours très frustrant, ce type de format.
08:17Vous vous entendez bien, Raphaël Arnaud.
08:20Peut-être qu'on en aura l'occasion.
08:22J'ai une volonté d'échanger, quoi.
08:25Il y a même des adversaires qui se jettent des fleurs.
08:30C'est fou.
08:31C'est ça aussi, la gauche.
08:32Ben ouais.
08:33Et d'ailleurs, c'est ce qu'a dit un peu Raphaël Arnaud pendant le débat.
08:35Il dit « l'intérêt, c'est l'échange ».
08:37Et d'ailleurs, à un moment, ça n'a pas été repris par les journalistes,
08:40parce que ce n'est peut-être pas assez vendeur,
08:42mais à un moment donné, la foule,
08:45François Ruffin, et Raphaël Arnaud qui arrête la foule en disant
08:47« non, non, mais en fait, stop, le but, c'est l'échange ».
08:50Et ça, on ne le dit pas.
08:50Et il y a même des...
08:52J'ai vu ça dans un billet, je ne sais plus de qui,
08:55qui parle d'altercation.
08:56On dirait qu'ils se sont battus.
08:57C'était un combat d'un mâle.
08:59Donc peut-être pour l'année prochaine, ça peut être une idée,
09:01mais là, en tout cas, ce n'était pas le cas.
09:03Ok.
09:04Mais justement, parce qu'il y a eu aussi la sortie du livre de Ruffin,
09:09comment toi, tu as fait...
09:10On repart un peu sur l'élaboration journalistique,
09:13mais comment toi, tu as fait quand tu as vu le sujet monter,
09:17alors que le débat était en train d'être préparé ?
09:20Comment on adapte son travail à ce moment-là ?
09:22Alors, je n'ai pas voulu totalement l'adapter,
09:24parce que je me suis dit, l'important, c'est le fond du sujet,
09:27parce que je crois que le sujet est assez important comme ça.
09:30Aujourd'hui, les classes populaires,
09:31que ce soit dans les quartiers populaires,
09:35où il y a un vote à gauche,
09:36mais surtout énormément d'abstention,
09:37donc il y a un gros enjeu à aller chercher cet électorat-là.
09:40Et de l'autre côté, dans les campagnes, dans les zones rurales,
09:43c'est surtout un vote RN,
09:44mais il y a aussi une abstention massive.
09:45Donc, je me suis dit, il y a un enjeu qui est majeur pour la gauche,
09:49ça fait un moment que la gauche, malheureusement, délaisse ce terrain-là.
09:52Donc, il va falloir parler sur le fond,
09:54à partir de quelles propositions,
09:55à partir de quelles stratégies,
09:57on va pouvoir aller vers ce public-là.
09:59Je dis ce public au singulier,
10:01parce que pour moi, c'est une seule classe.
10:02Et donc, pour moi, l'enjeu, c'est ça.
10:04C'est aussi comment on recrée de la conscience de classe,
10:06entre classe populaire,
10:09de quartier populaire et de campagne populaire.
10:12C'est comment on fait une espèce d'examen de conscience du côté de la gauche ?
10:15Est-ce qu'on est peut-être plus représentatif de cette classe-là ?
10:19Est-ce qu'on sait encore l'écouter et lui parler ?
10:23Donc, je me dis, je ne vais pas mettre d'actu dans mes questions.
10:26L'actu, elle est venue dans les réponses, malgré moi,
10:28parce qu'en gros, j'ouvre le débat en demandant à Marie Pochon,
10:32voilà, Marie Pochon qui est députée écologiste de la Drôme,
10:35je lui dis, dans l'intitulé du débat,
10:38il y a classe populaire et plurielle.
10:39Est-ce que pour vous, ça fait sens ?
10:40Est-ce que pour vous, il y a vraiment deux classes opposées
10:44avec des intérêts de classe opposées ?
10:45Ou est-ce qu'au contraire, il y a plus d'intérêts communs qu'on le dit ?
10:48Et à partir de là, je voulais qu'on parte sur un truc un peu en hauteur.
10:52Mais sauf que, dans la deuxième prise de parole,
10:54Raphaël Arnaud répond en disant, je vais répondre aux questions,
10:56mais d'abord, je vais interpeller François Réflin.
10:58En lui disant, voilà, ce que tu nous as dit,
11:01a blessé beaucoup de camarades, etc.
11:04J'entends qu'ils veuillent répondre,
11:06mais moi, je n'ai pas voulu monter la polémique un petit peu.
11:10Je me suis dit, non, il y a quand même un enjeu qui va au-delà de tout ça.
11:12Il y a des réponses à apporter à un truc où,
11:15en fait, si on ne se penche pas sur ces questions,
11:17en 2027, on sait très bien qui peut rafler la mise.
11:21Oui, totalement.
11:22D'ailleurs, Marie Pochon l'explique très bien.
11:24Et d'ailleurs, je suis assez déçu que la parole de Marie Pochon
11:26et Nicolas Sansu, écologiste et communiste,
11:29n'ait pas été assez retenue.
11:30Parce que vraiment, c'est passionnant.
11:31Tout ce qu'ils peuvent dire, c'est des élus de terrain,
11:32qui connaissent leur territoire, leur circo, les gens, etc.
11:37Et Marie Pochon, elle le dit.
11:38Elle le dit.
11:39J'ai été réélu en 2024.
11:40Je fais 33 000 voix.
11:43Enfin, 34, 35 000 voix, je ne sais plus.
11:46En 2022, je bats la Macronie de quelques voix.
11:50Sauf que deux ans après,
11:52le RN fait le même nombre de voix que moi,
11:54deux ans plus tôt.
11:55Sauf que le candidat RN, on ne l'a pas vu sur le terrain.
11:58Il n'a pas collé une affiche, etc.
12:00Donc, elle dit.
12:01Ils n'ont même pas besoin de faire campagne.
12:03Voilà, ils n'ont même pas besoin de faire campagne.
12:04Donc, elle dit.
12:05Si j'élargis pas mon cercle,
12:06si je ne vais pas parler à des gens
12:07qui ne votent pas à gauche depuis 30 ans,
12:09je suis morte.
12:10À la prochaine élection, je suis morte.
12:12Et donc, c'était hyper intéressant
12:13d'avoir ces élus de terrain.
12:15Et c'est dommage que ça,
12:16ça n'ait pas été retenu par les médias.
12:18Oui, qu'on se soit focalisé sur deux personnalités.
12:21Bon, d'ailleurs, on va juste y revenir
12:22parce qu'on a une question dans le chat.
12:24On a Raph ZPL qui nous demande
12:27« Vous savez si les deux se sont parlé après le débat
12:29vu qu'ils ont dit qu'ils voulaient prolonger la discussion ? »
12:32D'abord, ils se sont serrés la main.
12:33Et pas pour se broyer la main,
12:35pour se serrer vraiment.
12:37Et voilà.
12:38Après, il y a eu un tout petit débat,
12:40pas forcément entre Ruffin et Arnaud,
12:42mais plutôt entre Raphaël Arnaud et Marie Pochon
12:44sur la stratégie,
12:46sur le fait qu'est-ce qu'on doit forcément
12:50atteindre le pouvoir pour changer la vie ou pas ?
12:52Et c'était hyper intéressant
12:53parce qu'en fait,
12:54Raphaël Arnaud,
12:54il a une expérience de militant de terrain,
12:57mais autre que politique.
13:00Et donc, lui disait
13:01« On doit peut-être se détourner de l'électoralisme,
13:04c'est-à-dire qu'il ne faut pas aller amener forcément
13:06au public ce qu'il attend,
13:07mais au contraire,
13:08il faut être ferme sur sa position.
13:09Et puis, qui veut nous suivre, nous suivra. »
13:11Et en fait, il y avait cette espèce de choc,
13:13mais hyper intéressant
13:14et encore une fois, très constructif.
13:16Alors, voilà,
13:17c'est des positions antagonistes,
13:18mais en fait,
13:20elles peuvent se rejoindre.
13:21Et c'est d'ailleurs ce que dit Raphaël Arnaud
13:24dans le débat.
13:24Il dit
13:25« Je pense qu'on peut débattre,
13:27on devrait poursuivre la discussion. »
13:29Et Ruffin dit
13:30« On devrait créer des espaces de discussion
13:32parce que ça n'existait pas. »
13:33C'est ce qu'il dit
13:33« Du temps où j'étais à la France insoumise,
13:35donc on devrait créer ça au-delà. »
13:38Même si ce n'est pas,
13:39c'est aussi la fête de l'Huma.
13:40Mais il en faudrait d'autres.
13:41La fête de l'Huma
13:41avec plus de caméras.
13:43Avec plus de caméras,
13:44des moyens.
13:44On note.
13:45Mais en tout cas,
13:46il n'y a pas de complot, les amis,
13:47parce que nous,
13:48ces lieux de débat,
13:49on trouve ça essentiel.
13:50Et justement,
13:51ça peut permettre aussi
13:52de réunir la gauche
13:53sur des enjeux
13:54qui sont primordiaux,
13:55en fait, pour 2027.
13:56Et d'ailleurs,
13:56sur le point de la vidéo,
13:58il faut savoir que j'ai
13:59« On »
13:59et j'ai vraiment tout fait
14:00pour trouver les caméras.
14:01j'ai même contacté
14:02les télés pour savoir
14:02s'ils pouvaient nous donner
14:03les rushs.
14:04Bon, il n'y a pas eu
14:04de confraternité,
14:06mais je n'ai pas eu les rushs.
14:08Mais vraiment,
14:09j'aurais aimé.
14:10Mais voilà,
14:10ça n'existe pas.
14:11Malheureusement.