Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Plusieurs centaines de salariés de Radio France, de France Télévisions et de l'Ina se sont rassemblés ce lundi 30 juin à Paris pour contester le projet de holding pour l'audiovisuel public.

« Rachida Dati démission », ont-ils scandé alors que la ministre de la Culture doit porter ce projet de réforme devant l'Assemblée nationale. Vêtus de T-shirts portant le message « Pour une information libre et pluraliste » ou brandissant des pancartes « Sauvons notre télé et notre radio publiques », les manifestants se sont regroupés place du Palais Royal, devant le ministère de la Culture, avant de prendre le chemin du Palais Bourbon, à l'invitation d'une large intersyndicale.

« Lorsque BFM s'est développée, tout de suite, notre direction nous a demandé de bosser comme eux alors que nous n'avons pas la même finalité et les mêmes télespectateurs non plus » nous explique Sylvian Tocco, technicien vidéo à France 3 Normandie.

« Nous avons d'excellents résultats. Pourquoi vouloir casser ce qui fonctionne ? », a questionné Charline Vanhoenacker, journaliste sur France Inter. « Mais pourquoi ce gouvernement n'entend t-il pas tous ces auditeurs et spectateurs qui nous plébiscitent ? C'est les mépriser d'une certaine manière.» a rajoutée l'humoriste.

Devant des pancartes « Dati Danielle » ou « Datitanic » pastichant des affiches de films, le Choeur de Radio France a entonné notamment « L'hymne à la peine » sur l'air de « L'Ode à la joie ». Parmi les élus présents, la cheffe des écologistes Marine Tondelier a critiqué les « arguments prétextes » de la ministre qui veut « un audiovisuel public fort ».alors que le sénateur communiste Ian Brossat a lui dénoncé une « offensive réactionnaire puissante dans tous les domaines ».

Plusieurs fois retardé, le projet contesté prévoit de créer une holding, France Médias, qui chapeauterait France Télévisions, Radio France et l'Institut national de l'audiovisuel (Ina), sous l'autorité d'un PDG. Une grève illimitée a démarré jeudi à Radio France pour s'opposer aux restrictions budgétaires et à ce projet de réforme, que les syndicats jugent « extrêmement dangereux » tant pour l'avenir des salariés que pour l'indépendance de l'information. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) comptait lundi 67% de grévistes dans les rédactions du groupe.

ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/

📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr

✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite

📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : h

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Avec des audiences qui suivent, des spectateurs, des auditeurs, des mélomanes qui nous suivent,
00:06qui nous plébiscitent, pourquoi le gouvernement veut-il, n'entend-il pas aussi tous ces auditeurs
00:12et ces spectateurs qui nous plébiscitent et qui nous écoutent, c'est les mépriser d'une certaine manière.
00:16La type de la loi, on n'en veut pas !
00:23Oui, dans la même manière qu'on ferme des usines qui fonctionnent très bien,
00:27maintenant c'est à notre tour, c'est le même rouleau compresseur.
00:31La gestion purement économique, sauf que c'est de l'information,
00:34et donc ça touche quand même quelque chose qui est grave pour la démocratie.
00:40Comment les gens vont pouvoir s'informer de façon un peu objective ?
00:44Nous on essaie tous les jours de ramener de l'information qui vient du terrain et qu'elle soit quand
00:48même vérifiée.
00:49Et alors ça, ça devient quoi maintenant ? On ne sait pas, c'est le gros point d'interrogation.
00:53Et elle ne nous garantit aucun modèle là-dessus.
01:03Moi je crois à une pluralité de programmes, une indépendance de l'information, une diversité de l'offre,
01:10avec des personnes engagées, indépendantes, qui se demandent toujours comment on peut traiter au mieux l'information,
01:18apporter des savoirs, de la connaissance, de la culture aux auditeurs et auditrices.
01:24Et pour l'instant, on ne m'a pas expliqué en quoi une holding permettrait de faire ça.
01:28J'étais dans des instances de CE au moment où BFM s'est beaucoup développé.
01:34Tout de suite, notre direction, la première chose qu'ils ont fait, c'est qu'ils ont regardé comment ils
01:37bossent,
01:37et ils nous ont dit que ce serait bien de bosser comme eux.
01:39Alors qu'on n'a pas les mêmes pyramides des âges, on n'a pas la même finalité, les mêmes
01:45téléspectateurs non plus.
01:46Et d'ailleurs, ce qui est rigolo, c'est que nous, des fois, on récupère des enseignes de BFM
01:49et qu'ils sont contents de pouvoir enfin faire leur métier.
01:52Ils respirent un petit peu, c'est-à-dire qu'ils partent tourner à deux,
01:54et puis ils ont un peu plus de temps, ils ont un monteur, un preleur de son après pour mixer,
01:58ce qui fait que le sujet, à la toute fin, il est plus proche de la réalité qu'il pouvait
02:03l'être s'il l'avait fait tout seul.
02:04On n'en veut pas !
02:07En tout cas, on est très fiers de ce qu'on fait, nous, sur les réseaux sociaux de l'INA,
02:10en tant que journaliste, ou sur le site, ou ailleurs, avec des partenariats qui fonctionnent bien aussi
02:14avec d'autres entreprises de l'audiovisuel public, comme France Info notamment.
02:19On a une émission, et tout ça, ça se passe bien, et c'est plutôt chouette,
02:22donc on avait un peu envie de continuer ça, je pense.
02:26Et donc, voilà, c'est plutôt l'incertitude de ce qui va nous arriver qui nous inquiète.
02:35Très inquiétant aussi, c'est un directeur de l'information pour la télé et la radio,
02:41et puis même une seule personne pour diriger tout l'audiovisuel public,
02:45qui peut prétendre diriger seul autant de gens.
02:49Un directeur ou une directrice qui sera nommée par l'Arcom,
02:52l'Arcom qui est lui-même nommé par l'Elysée,
02:54pourquoi est-ce qu'on nomme pas directement l'Elysée dans ces cas-là ?
02:57C'est sûr qu'aussi, une seule direction de l'information pour la radio et la télé,
03:02ça pose un problème, c'est la question de l'indépendance qui est posée.
03:06Donc on est là pour la question de l'indépendance de l'audiovisuel public,
03:11qui est quand même un poumon de la démocratie.
03:13Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations