00:00Qu'un groupe comme Sanofi, qui réalise des milliards de bénéfices nets tous les ans,
00:04qui vient encore une fois cette année de réaliser une opération de rachat d'actions d'environ 5 milliards d
00:09'euros,
00:10se permette en plus de percevoir de l'argent public et en parallèle de céder des sites
00:15et donc de se délester d'une part importante de ses employés, on n'a pas de mots pour ça
00:19en fait.
00:20Sanofi a réduit son entrave industrielle en France, passant de 38 à 14 établissements, supprimant plus de 10 000 emplois
00:26sur le...
00:27C'est la façon dont c'est fait, c'est que du jour au lendemain, on annonce que ça va
00:31pas bien
00:32et la semaine d'après, on dit, ben, ça y est, on a trouvé un repreneur, quoi.
00:34Donc, mettez-vous dans la situation que du jour au lendemain, ben, vous êtes chez vous, puis on vient vous
00:38voir,
00:38ben, on dit, ben, ben, on vous met dehors.
00:40Ou alors, ben, vous mettez un bailleur, mais on ne sait pas ce que vous allez payer comme loyer,
00:44quelles sont les conditions qu'on va accepter pour vivre dans cette société.
00:47Donc, les gens avaient, je dirais, tout basé sur leur vie, pour construire leur vie grâce à Sanofi, quoi.
00:54Et du jour au lendemain, tout s'écroule parce qu'on ne sait pas ce qui va se passer.
00:56Je suis en colère, je suis triste, j'ai pas de mots, j'ai pas de mots.
01:01En colère et c'est surtout un grand sentiment de trahison parce qu'il faut savoir que le Lovenox qui
01:06est sur le site,
01:07ça fait depuis 30, 40 ans que Sanofi l'utilise.
01:12Ça a été l'âge d'or de Sanofi, c'est grâce à ça que Sanofi, c'est ce qu
01:16'il est aujourd'hui.
01:16On a des collègues qui sont là depuis 35 ans, ils ont connu Rhône Poulenc, ils ont connu Aventis.
01:21Aujourd'hui, ils sont Sanofi et on leur dit aujourd'hui, ben, merci, au revoir, quoi.
01:25Donc c'est un sentiment, oui, de trahison déjà. Le plus gros sentiment, c'est la trahison.
01:30Pour l'instant, Sanofi nous couvre juste pendant 3 ans pour nos salaires et nos emplois.
01:34Mais on sait clairement qu'un PSE va être déguisé dans moins de 3 ans.
01:39Parce qu'on sait clairement, pour l'instant, on ne sait pas ce que Adragos Pharma va nous promettre.
01:44Lui-même l'a dit en centrale encore hier. Ils vont essayer, mais ce n'est pas encore confirmé.
01:50Notre baisse de l'Ovenox va continuer sur les prochaines années. On sait qu'on ne va pas devenir un
01:55site viable.
01:55Et donc, on sait que le travail va être donné à Adragos de nous fermer prochainement.
01:59On a là un système d'assistanat des très grands groupes, des multinationales, des très grands groupes qui n'est
02:07plus acceptable.
02:08Là, on a fait une mission d'enquête pluraliste où les recommandations ont été unanimement reconnues.
02:13Il y a eu 211 milliards en 2023 qui ont été versés aux entreprises.
02:18Avec quand même, excusez-moi, qui est capable de me dire ici la contrepartie ?
02:22Demander des comptes. Quand on donne un milliard d'aides publiques, oui, ils doivent rendre des comptes.
02:27Quand c'est la souveraineté industrielle française qui est menacée, oui, ils doivent rendre des comptes.
02:30Quand c'est des travailleuses et des travailleurs essentiels qui sont maltraités, oui, il faut demander des comptes.
02:36Et tant qu'on n'aura pas les comptes qui sont demandés, tant qu'on n'obtiendra pas l'arrêt
02:40de cette vente, alors on ne s'arrêtera jamais de lutter.
02:42On va être le 25e site cédé ou fermé par Sanofi depuis 2009.
02:46Et donc un groupe comme Sanofi qui réalise des milliards de bénéfices nets tous les ans,
02:51qui vient encore une fois cette année de réaliser une opération de rachat d'actions d'environ 5 milliards d
02:56'euros,
02:57se permette en plus de percevoir de l'argent public et en parallèle de céder des sites
03:02et donc de se délester d'une part importante de ses employés.
03:05On n'a pas de mots pour ça en fait.
03:09Merci Dacine.
03:12On a une camarade de l'Udé du Val-de-Marne qui...