00:00L'État s'apprête à entrer au capital d'Opela, l'entreprise qui produit le Doliprane.
00:04Mais cette nouvelle n'apaise pas les employés de cette filiale de Sanofi située à Lisieux.
00:09Les travailleurs envisagent d'intensifier leur action de grève le 21 octobre.
00:13Sanofi a annoncé que 0 à 700 salariés d'Opela en France allaient passer sous un nouveau contrôle.
00:19América, en négociant la vente de 51% de sa branche Doliprane à l'investissement CDER,
00:25cet accord qui implique également l'État français,
00:28prévoit une participation de la banque publique d'investissement BPI France en hauteur d'un à 2%.
00:34Pour assurer un droit de regard, bien que des engagements aient été pris pour maintenir la production et l'emploi en France.
00:40Ces promesses laissent les employés de l'usine de Lisieux sceptiques.
00:43Ils poursuivent donc leur mouvement de grève malgré ces nouvelles.
00:46Sous une pluie battante, les salariés de Sanofi demeurent visibles et déterminés devant leur usine.
00:51Ils ne comptent pas abandonner leur lutte.
00:53Philippe, qui a 37 ans d'ancienneté au sein de Sanofi,
00:56déclare « Je suis en grève tant qu'il y aura besoin »,
00:59avec sa collègue Aurélie qui travaille comme opératrice depuis 4 ans.
01:03Ils expriment leur manque de confiance envers les assurances du gouvernement et du fonds
01:08d'investissement américain.
01:09Aurélie renchérit « Si on nous prend pour des billes,
01:12on va durcir la grève et faire encore plus de bruit »
01:15face à la promesse de garantie d'emploi et de conservation de la production du Doliprane à Lisieux.
01:20Philippe s'interroge « Mais pour combien de temps ? »
01:22Il s'inquiète que les investisseurs motivés par le profit
01:26cherchent à se séparer de l'entreprise dans quelques années.
01:28Aurélie partage cette inquiétude et s'élève contre la vente
01:31« Nous voulons que le décret Montbourg soit appliqué pour annuler cette vente. »
01:35Les employés expriment leur scepticisme quant à la capacité de l'État à s'opposer à d'éventuels
01:41licenciements ou délocalisations.
01:43Ils restent vigilants sur le pic à de grève et,
01:45bien qu'il ait entendu la promesse du gouvernement,
01:48Frédéric De Beve, délégué central CGT,
01:51souligne avec une participation de 2%.
01:54Comment l'État pourrait-il vraiment peser dans les décisions ?
01:56Pour lui, leur place au capital semble symbolique et n'indiquera pas une réelle influence.
02:01Les ouvriers du Doliprane gardent espoir que l'État s'investisse davantage ou que
02:05ça ne fit à nul sa vente.
02:07En attendant, la lutte se poursuit pour défendre leurs conditions de travail et leurs acquis sociaux.
02:13Avec une détermination renouvelée.
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