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« Pas de profit sur la pandémie ! ». C'est sous ce mot d'ordre que le Parti communiste français s’est mobilisé, ce mercredi 3 février, devant le siège du groupe Pfizer à Paris.
Cette manifestation intervient suite aux déclarations du laboratoire Pfizer, vendredi 15 janvier, annonçant des retards de livraison de son vaccin contre le Covid-19, au sein de l’Union européenne.
Une situation scandaleuse pour les élus communistes. « Il y a urgence, c’est une course contre la mort ! Le vaccin doit être un bien public » martèle le secrétaire national du PCF Fabien Roussel devant le siège de Pfizer. « Si les groupes pharmaceutiques ne lèvent pas les brevets, nous demandons à la France et l’Union européenne d’intervenir auprès de l’OMS » a-t-il appuyé.
« L’OMS peut décider grâce à son article 31, de lever les brevets et permettre aux pays de produire librement ces vaccins », précise le secrétaire national du PCF, rappelant au passage les milliards d’euros d’argent public touchés par les industries pharmaceutiques dans le monde, pour faire face à la pandémie de Covid-19.
Pour Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne (PCF), la France fait face ici à « un terrible scandale concernant la production des vaccins ». L’élue était par ailleurs présente la semaine précédente sur le site Sanofi de Gentilly, pour dénoncer la situation du groupe qui prévoit « 1 000 suppressions de postes, dont 400 de chercheurs », et qui annonce son vaccin pour la fin de l’année seulement.
Face aux manquements et aux retards de la stratégie vaccinale, une pétition européenne a été lancée: « Face au Covid-19, tout le monde mérite protection. Pas de profit sur la pandémie », relayée par les communistes et initiée par la CGT, FSU, Solidaires, Oxfam, ainsi que l’Association des médecins urgentistes et celle des centres de santé.
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#vaccins #Covid-19 #vaccination
Cette manifestation intervient suite aux déclarations du laboratoire Pfizer, vendredi 15 janvier, annonçant des retards de livraison de son vaccin contre le Covid-19, au sein de l’Union européenne.
Une situation scandaleuse pour les élus communistes. « Il y a urgence, c’est une course contre la mort ! Le vaccin doit être un bien public » martèle le secrétaire national du PCF Fabien Roussel devant le siège de Pfizer. « Si les groupes pharmaceutiques ne lèvent pas les brevets, nous demandons à la France et l’Union européenne d’intervenir auprès de l’OMS » a-t-il appuyé.
« L’OMS peut décider grâce à son article 31, de lever les brevets et permettre aux pays de produire librement ces vaccins », précise le secrétaire national du PCF, rappelant au passage les milliards d’euros d’argent public touchés par les industries pharmaceutiques dans le monde, pour faire face à la pandémie de Covid-19.
Pour Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne (PCF), la France fait face ici à « un terrible scandale concernant la production des vaccins ». L’élue était par ailleurs présente la semaine précédente sur le site Sanofi de Gentilly, pour dénoncer la situation du groupe qui prévoit « 1 000 suppressions de postes, dont 400 de chercheurs », et qui annonce son vaccin pour la fin de l’année seulement.
Face aux manquements et aux retards de la stratégie vaccinale, une pétition européenne a été lancée: « Face au Covid-19, tout le monde mérite protection. Pas de profit sur la pandémie », relayée par les communistes et initiée par la CGT, FSU, Solidaires, Oxfam, ainsi que l’Association des médecins urgentistes et celle des centres de santé.
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NewsTranscription
00:00Nous demandons à ce que la découverte de ces vaccins tombe dans le domaine public,
00:05afin que ces vaccins puissent être produits librement.
00:07Aujourd'hui, ce n'est pas possible, parce que ces vaccins sont protégés par un brevet,
00:11la propriété intellectuelle, qui fait que l'industrie pharmaceutique garde ces vaccins
00:17et ne permet que le flaconnage, ce que va faire la France.
00:21Et donc, pour pouvoir vacciner librement et largement dans tous les pays,
00:24il faut que ces vaccins tombent dans le domaine public.
00:26Nous demandons à Pfizer de lever les brevets sur les vaccins.
00:31Et s'ils ne le font pas, nous demandons à la France et à l'Union Européenne
00:35d'intervenir auprès de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé,
00:39qui, par son article 31, peut décider de lever ces brevets
00:44pour en faire une licence publique et permettre aux pays de produire librement ces vaccins.
00:50Et donc, ça a déjà été fait par le passé.
00:53Et nous demandons que, face à la pénurie mondiale de vaccins,
00:55cela puisse être fait ici, en France.
00:59Ça va être bien public, le vaccin, pour vous ?
01:01Le vaccin doit être bien public.
01:04D'abord, parce que nous sommes face à une pandémie mondiale.
01:07Plus de 2 millions de personnes sont morts.
01:08Plus de 77 000 dans notre pays.
01:11Il y a urgence.
01:12C'est une course contre la mort que nous menons.
01:14Il faut produire rapidement des vaccins.
01:16Et ensuite, l'industrie pharmaceutique a touché des milliards d'euros d'argent public
01:21de tous les États du monde, que ce soit pour la recherche ou même pour augmenter leur capacité de production.
01:27C'est le cas notamment en Europe, où Ursula von der Leyen avoue, ce matin, dans une interview,
01:33avoir versé 2,3 milliards d'euros à l'industrie pharmaceutique pour augmenter leur capacité de production.
01:39Donc nous sommes en droit de demander à cette industrie de libérer les brevets qui pèsent sur ces vaccins,
01:47de permettre d'en produire largement, comme s'ils étaient des génériques,
01:50en échange bien sûr d'une indemnisation.
01:53Et de permettre ainsi de pouvoir produire largement des vaccins en France, en Europe,
01:57pour nous, mais aussi pour tous les pays qui aujourd'hui en sont privés.
02:01Je pense notamment aux pays pauvres d'Afrique, d'Amérique latine,
02:04où ils ne sont pas prêts de voir la couleur du vaccin, eux.
02:08Et donc il y a un vrai combat à mener à l'échelle de la planète
02:10pour pouvoir nous protéger collectivement de ce virus.
02:14Et c'est un combat que nous allons mener aujourd'hui, mais dans les semaines et les mois qui viennent.
02:19Et je vois que de nombreux scientifiques, des chercheurs des pays,
02:22comme l'Afrique du Sud et l'Inde, mènent aussi ce combat.
02:25Donc mettons, il faut que l'on s'y mette tous ensemble dans la diversité de nos opinions
02:29pour gagner ce combat au nom de l'intérêt général, contre l'intérêt particulier des actionnaires.
02:35Nous sommes ici à l'initiative du Parti communiste français,
02:39face à Pfizer, pour exprimer une nouvelle fois notre colère
02:45par rapport à ce qui se passe ici en France.
02:47Je dois dire que c'est dans le prolongement de l'initiative qu'on a eu la semaine dernière,
02:51devant un site de Gentilly à Sanofi,
02:54où nous étions nombreux à dénoncer ce que vous savez pertinemment,
03:00c'est-à-dire Sanofi qui licencie 1000 suppressions d'emplois,
03:05donc 400 chercheurs.
03:06Et on peut se demander dans le pays de Pasteur,
03:09pourquoi aujourd'hui il n'y a pas de vaccins et de traitements français,
03:13pourquoi un grand laboratoire,
03:16un des plus forts au niveau européen et au niveau mondial,
03:19et bien prend autant de retard alors qu'il pressure ses salariés.
03:24Et les salariés sont présents, sont dans la lutte,
03:27et ils dénoncent effectivement cette politique.
03:29Alors qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui en étant devant Pfizer ?
03:32Parce que Pfizer annonce aussi des retards.
03:35On voit que c'est un problème récurrent au niveau de l'Europe,
03:39mais c'est particulièrement prégnant au niveau de la France.
03:43Et après le scandale, le scandale des masques,
03:47de toutes les protections pour les soignants, pour les populations,
03:51après le scandale des tests,
03:53on assiste quand même en France à un retard terrible
03:56au niveau de la production des vaccins.
04:00Alors l'État nous dit qu'il fait ce qu'il peut.
04:02L'État nous dit que ce soit à l'Assemblée nationale,
04:05ou que ce soit au Sénat,
04:06qu'il n'y a pas d'autre chose possible.
04:09Et je suis entourée effectivement d'amis et de camarades parlementaires
04:13qui vont aussi exprimer leur colère,
04:15que l'on partage.
04:16L'État dit qu'il ne peut pas.
04:18Mais je suis désolée.
04:20Au Sénat, avec mon camarade, notamment Pascal Zavoldelli,
04:24mais aussi avec Jérémy Baky, je ne vais pas tous les citer.
04:26Là je cite que les sénateurs, je suis un peu chauveilleux.
04:28Mais au Sénat, on a posé deux questions d'actualité
04:32au mois de janvier,
04:34pour demander à l'État des comptes,
04:37c'est-à-dire comment il va contraindre effectivement les labons à produire.
04:41Parce que c'est ça le problème.
04:42Aujourd'hui, la puissance privée, nos privés, n'arrivent pas à fournir les vaccins
04:48en nombre suffisant aux populations pour les protéger.
04:51Et ça entraîne des situations qui sont dramatiques en France, en Europe et dans le monde.
04:56Quand on pose cette question-là à l'État,
04:59il répond finalement par une certaine infuissance.
05:02Qu'est-ce que nous disons-nous ?
05:03Nous disons d'abord qu'il y a aujourd'hui dans la loi
05:06des possibilités de contraindre les grands labos à produire plus de médicaments.
05:12Comment ?
05:13Eh bien, il faut se débarrasser déjà des brevets.
05:15Il y a la licence d'office.
05:17C'est quelque chose qui permet effectivement d'avoir la priorité en quelque sorte intellectuelle
05:23pour pouvoir utiliser et mettre dans le bien commun finalement ces vaccins.
05:30C'est la première chose.
05:30La deuxième chose, qu'est-ce que nous dit le Premier ministre ?
05:34Circuler, il n'y a rien à voir.
05:35Mais je suis désolée, avec les lois d'exception qu'on a combattues là,
05:40qui annihilent un code de liberté même beaucoup,
05:43eh bien, il y a dans ces lois d'urgence sanitaire
05:46la possibilité pour le Premier ministre de réquisitionner.
05:49Eh bien, il n'y a qu'à réquisitionner les laboratoires.
05:52Alors qu'on nous dit, enfin les chaînes de production,
05:54alors qu'on nous dit, oui mais ça y est,
05:56il va y avoir quatre sites où on va produire des vaccins.
05:59Mais qu'est-ce qu'on entend comme petite musique ?
06:02On entend que finalement, eh bien, Sanofi va s'y mettre,
06:06bon gré, mal gré, seulement cet été.
06:08Mais ce n'est pas cet été qu'on a besoin de production,
06:11c'est tout de suite, et ils peuvent le faire tout de suite.
06:13Et quand on parle avec les syndicalistes,
06:15ben ainsi j'étais chez Sanofi, qu'est-ce qu'ils nous disent ?
06:18Ils nous disent que le savoir-faire des salariés chez Sanofi
06:22va beaucoup mieux que seulement mettre finalement en flacon
06:27le produit qui a été trouvé chez Pfizer.
06:30Donc on se moque de nous.
06:32Et c'est ça que nous voulons dénoncer aujourd'hui.
06:34Nous avons besoin effectivement de mesures,
06:37qui soient des mesures d'urgence,
06:38pour protéger les populations,
06:40et pour faire que les vaccins, ça soit un bien public.
06:44Ça n'est pas une marchandise,
06:45le médicament n'est pas une marchandise,
06:47la santé n'est pas une marchandise.
06:49Et c'est ce que nous disons aujourd'hui.
06:51Et c'est pourquoi je veux dire aussi
06:53que nous avons un autre moyen
06:57pour déjouer cette situation qui est dramatique.
07:01C'est un pôle public du médicament et de la recherche.
07:04C'est ce que nous portons au niveau du Sénat.
07:07C'est ce que nous portons au niveau de l'Assemblée nationale.
07:11Et c'est très important
07:12qu'aujourd'hui le gouvernement entende cette revendication.
07:16C'est la possibilité pour qu'un pôle public puisse produire,
07:22fournir, distribuer des médicaments pour toutes et tous.
07:25Et c'est possible.
07:27Ça existe dans d'autres pays.
07:29Ça s'est fait au Brésil, ça se fait en Suisse.
07:32Donc il y a d'autres exemples.
07:34Il y a au niveau de l'Afrique du Sud, par exemple,
07:37aussi ce genre de dispositifs,
07:39notamment quand il a fallu faire face au VIH.
07:43Donc quand on veut, quand on en a la volonté politique,
07:45on peut...
07:46Eh bien, les communistes aujourd'hui,
07:48les parlementaires, sénateurs, députés,
07:51disent que c'est possible.
07:53Et il faut que le gouvernement réponde à nos revendications
07:56dans l'intérêt des populations,
07:59dans l'intérêt des salariés,
08:00parce que le vaccin, c'est un bien commun.
08:03Et il doit servir, non seulement pour les pays européens,
08:06mais pour l'ensemble du monde.
08:07Parce que ce qu'on voit quand même,
08:09c'est qu'ils distribuent au niveau de l'Europe
08:10un certain nombre de vaccins, de doses,
08:13mais on oublie les pays pauvres
08:15et on les laisse de côté.
08:18C'est pour le monde entier,
08:19c'est pour toutes les femmes et pour les hommes.
08:20Voilà ce que je voulais dire.
08:21Très bien.
08:35Ce conseil de mon ami,
08:37Jérémie Becquiste, garde le masque.
08:39Lui, le ballon de garde le masque de l'OM.
08:41Je voudrais remercier Fabien Cohen
08:43et les camarades qui ont organisé cette initiative
08:46et les secrétaires de FEDE que j'ai vus,
08:48Igor, Zamykei de Paris et Pierrick Hanotte de Hauts-de-Seine.
08:50Et remercier mes collègues parlementaires
08:52d'être venus ici nombreux,
08:54alors que nous sommes normalement en séance
08:56à l'Assemblée nationale et au Sénat.
08:58Pascal Savoldelli et Laurence Cohen
09:01qui sont sénateurs, sénatrices du Val-de-Marne.
09:03Alain Brunel, député du Nord.
09:04Jérémy Bacchi, député de...
09:06Le sénateur.
09:07Le sénateur de Marseille.
09:09Et des Bouches-du-Rhône.
09:11Et Stéphane Peux qui est derrière, député de Saint-Saint-Denis.
09:15Nous avons, et en même temps, en ce moment,
09:19s'exprime à Lyon, Aline Guitard,
09:22adjointe communiste de la ville de Lyon
09:24et élue à la métropole
09:27pour manifester eux aussi
09:29devant le siège de Pfizer
09:31qui se trouve là-bas à Lyon.
09:33Nous avons, par notre présence,
09:36voulu ici manifester notre colère
09:38comme vient de l'exprimer Laurence,
09:39mais surtout porter deux revendications.
09:42Deux revendications importantes.
09:44La première, c'est que les vaccins
09:47qui ont été découverts par les différents laboratoires pharmaceutiques
09:50doivent tomber dans le domaine public.
09:53Et c'est la demande que nous formulons à Pfizer,
09:56ici, qui est le premier laboratoire
09:58à avoir mis sur le marché
10:00un vaccin contre la pandémie.
10:03Vous savez qu'en France, en ce moment même,
10:07les centres de vaccination sont à l'arrêt,
10:10fermés, en panne de vaccins.
10:12Dans notre pays, seulement 50 000 de nos concitoyens
10:16ont reçu les deux doses
10:18et sont totalement vaccinés.
10:20Seulement 50 000.
10:22C'est la panique à bord à l'Élysée
10:24qui a d'ailleurs suscité l'intervention du président
10:27de la République hier un peu en catastrophe
10:30pour dire, pour promettre
10:32que l'ensemble de nos concitoyens
10:35seraient vaccinés d'ici la fin de l'été.
10:38Personne ne croit d'ailleurs à cet engagement
10:40au rythme où cela démarre en ce moment.
10:44Pfizer, Moderna, AstraZeneca
10:47ne tiennent pas leurs engagements
10:49qui ont été passés.
10:51Les contrats qu'ils ont signés
10:52avec la Commission européenne
10:54sont même protégés par le secret des affaires
10:57et nous n'y avons pas accès
10:59ou quand nous y avons accès,
11:01l'essentiel est bifé
11:03et nous ne pouvons pas voir
11:05les clauses particulières.
11:07Voilà ce qui arrive en réalité
11:09quand des États confient au privé
11:12la recherche et la production de vaccins.
11:15Nous sommes privés de vaccins.
11:17En revanche, eux, les actionnaires,
11:20les financiers ne sont pas privés
11:22de marge, de dividendes,
11:24de bénéfices sur ces vaccins.
11:26S'il y a du retard dans la livraison des doses,
11:29il n'y a pas de retard sur les bénéfices
11:31qu'ils vont engranger.
11:33Pfizer a publié ses comptes hier
11:36pour l'année 2020.
11:38Pfizer va engranger 15 milliards d'euros
11:41avec ce vaccin qu'il a mis sur le marché.
11:45Il espère un chiffre d'affaires en hausse
11:47de 40% pour l'année 2020
11:50et il espère réaliser une marge
11:53de 25 à 30%
11:55sur le vaccin qu'il appelle le produit.
11:58Voilà leur mentalité
12:00et leur logique.
12:01Pour eux, cette pandémie
12:03est une opportunité économique.
12:05Pour nous, ce vaccin
12:07doit être un bien commun
12:09et il n'y a pas de profit à faire
12:11sur la lutte contre la pandémie.
12:13Quand le virus tue
12:15plus de 2,5 millions de personnes
12:18dans le monde,
12:19quand dans notre pays,
12:2077 238 de nos concitoyens
12:23en sont morts
12:24et quand les pays pauvres
12:27n'ont qu'un vaccin
12:28pour trois habitants
12:29alors que les pays riches
12:31en ont trois à cinq
12:33pour chaque habitant,
12:35vous voyez bien qu'il y a
12:36un beau combat à mener
12:37à l'échelle de la planète
12:39pour faire de ce vaccin
12:40un bien commun.
12:41C'est la raison pour laquelle
12:43nous demandons à Pfizer
12:44et au Big Pharma
12:46ayant découvert un vaccin
12:47de permettre à tous les pays
12:49de produire ces vaccins
12:51largement et rapidement
12:54en levant le brevet,
12:56les brevets qui protègent
12:57ces vaccins.
12:58Ces vaccins doivent devenir
13:00des génériques,
13:01ils peuvent devenir des génériques.
13:03C'est possible de le faire
13:05en échange d'ailleurs
13:06d'une indemnisation
13:07pour ces laboratoires.
13:09s'ils ne le font pas
13:11et c'est la deuxième chose
13:13que nous demandons.
13:14Nous demandons à la France
13:16et à l'Union européenne
13:18de se joindre
13:19à l'Inde
13:20et à l'Afrique du Sud
13:22pour demander
13:23à l'Organisation mondiale
13:24de la santé
13:25d'enclencher
13:26la procédure
13:27de licence publique
13:29au nom de l'article 31
13:31de l'OMS
13:32qui oblige
13:33l'industrie pharmaceutique
13:35à délivrer
13:36la formule de leur vaccin
13:37au pays qui les demande.
13:39C'est une procédure
13:41d'urgence sanitaire
13:42inscrite
13:43par la réglementation
13:45internationale
13:46et qui existe
13:47et qui peut être
13:48enclenchée
13:48quand il y a
13:49pénurie de médicaments
13:51ou pénurie de vaccins
13:52ce qui est le cas
13:53en ce moment.
13:55L'ensemble des États
13:57comme l'Union européenne
13:58sont dans leur droit
13:59de faire cette demande.
14:01Ils nous représentent
14:02d'ailleurs
14:03et c'est avec notre argent
14:05que ces vaccins
14:06ont été découverts.
14:08Au niveau mondial
14:0912 milliards d'euros
14:10ont été mobilisés
14:11pour la recherche
14:12des vaccins
14:13dont 8 milliards d'euros
14:14d'argent public
14:15versés à ces entreprises
14:17dont Pfizer.
14:18Au niveau européen
14:20Ursula von der Leyen
14:21avoue ce matin
14:23dans une interview
14:24que l'Union européenne
14:26a versé
14:262,7 milliards d'argent public
14:29à l'industrie pharmaceutique
14:30pour financer
14:32l'augmentation
14:33de leur capacité
14:34de production.
14:35Ce n'est pas
14:36pour acheter des doses
14:37mais des subventions
14:38pour augmenter
14:39leur capacité de production.
14:41Et en France
14:42ce sont 6,4 milliards
14:44de crédits impôts
14:45pour recherche
14:46donnés
14:47aux privés
14:48dont l'industrie pharmaceutique
14:50et ils en ont donc
14:51largement bénéficié.
14:53Alors oui
14:53il y a tellement
14:54d'argent public
14:55injecté
14:56que nous sommes en droit
14:57de demander
14:58que ces vaccins
14:59soient publiques
15:00et nous sommes nombreux
15:02à porter cette exigence
15:03en France
15:04et en Europe.
15:05Les salariés
15:06de ces entreprises
15:07et les syndicats
15:07portent cette exigence
15:09des chercheurs
15:10des épidémiologistes
15:11et des forces politiques
15:12comme nous
15:13représentées ici
15:14avec leurs parlementaires
15:16et nous mènerons
15:16cette exigence
15:17aussi au Parlement.
15:19En Europe
15:20nous menons cette bataille
15:21avec la pétition
15:22pas de profit
15:23sur la pandémie
15:24que nous avons lancée
15:25il y a
15:26plusieurs mois.
15:27Pas de propriété
15:28sur les brevets.
15:30Voilà ce que nous
15:31disons aujourd'hui
15:32pour demander
15:33à partager largement
15:34cette pétition
15:35européenne
15:36qui est une pétition
15:37d'initiative citoyenne
15:38de l'objectif
15:39de recueillir
15:39un million de signatures
15:41à l'échelle
15:42de l'Union Européenne
15:43pour demander
15:44la levée
15:44sur les vaccins.
15:46Quand nous
15:47nous défendons
15:48l'intérêt général
15:49eux défendent
15:51l'intérêt particulier
15:52celui des actionnaires
15:54celui des intérêts privés.
15:56oui il y a besoin
15:57d'un pôle public
15:58comme ça a été dit
15:59par ma collègue
16:00juste avant
16:01mobilisons-nous
16:02en France
16:02et en Europe
16:03en nous y mettant tous
16:05nous pouvons gagner
16:06ce sera une bataille
16:08de longue durée
16:08mais il nous faut
16:09la monnaie.
16:10Je vous remercie.
16:21Voilà on était en direct
16:22de Paris 14e arrondissement
16:24devant le siège
16:25de Pfizer
16:26on peut vous montrer
16:28à nouveau peut-être
16:28le logo
16:29de l'entreprise Pfizer
16:32pour une demande
16:34qui a été faite
16:35pour la réquisition
16:37des brevets
16:39pour que le vaccin
16:40devienne un bien commun
16:41de l'humanité
16:42et qu'on puisse
16:44en France
16:44et ailleurs
16:45fabriquer
16:46les vaccins nécessaires
16:47pour tous ceux
16:48qui en ont besoin
16:51pas de propriété privée
16:53sur les brevets
16:53vous le voyez
16:55donc n'hésitez pas
16:56à partager ce live
17:00à le réécouter
17:01pour ceux qui sont
17:02arrivés en cours
17:04et nous continuerons
17:05bien évidemment
17:06à suivre
17:07l'actualité
17:09sur ces questions
17:23je vous invite aussi
17:24à lire
17:26l'image du jour
17:29papier
17:30ou sur le net
17:32où un grand dossier
17:37explique
17:37le fiasco
17:39des vaccins
17:40les raisons
17:41du fiasco
17:43et accompagne
17:44cette demande
17:46pour que les vaccins
17:47deviennent
17:48un bien commun
17:49de l'humanité
17:55voilà
17:55sur ces images
17:56on va vous laisser
17:58et on vous donne
17:59peut-être rendez-vous
18:00très vite
18:03puisque
18:04l'affaire du siècle
18:05a gagné
18:06son procès
18:07contre l'Etat
18:08et nous aurons le plaisir
18:10de réaliser
18:12une interview
18:13en tout début
18:14d'après-midi
18:15certainement en direct
18:18pour apprécier
18:19avec eux
18:19l'ampleur
18:21de ce jugement
18:23sur les questions
18:25de
18:26sur les questions climatiques
18:31on va finir
18:32en vous montrant
18:34la lune du journal
18:37voilà
18:37vous voyez
18:38l'UMA
18:39et raccord
18:43et sur ce
18:44on vous dit
18:45à très bientôt
18:45J'ai reçu
18:47J'ai reçu