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  • il y a 10 heures
La Fête de l'Humanité c'est aussi la rentrée politique pour une bonne partie de la gauche. Que peut-elle faire face à la crise sociale et démocratique ? Pour tenter d'avoir des réponses, Olivier Faure (PS), François Ruffin (Debout!), Marine Tondelier (Les écologistes), Hadrien Clouet (LFI) et Stéphane Peu (PCF) se sont retrouvés pour débattre sur l'Agora.

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Transcription
00:00:00Bonjour, bonjour et bienvenue à toutes et tous.
00:00:03Vous êtes nombreux aujourd'hui sous cet agora de l'humanité.
00:00:07Alors on souhaite aussi la bienvenue à toutes celles et ceux
00:00:10qui nous suivent en direct sur notre chaîne Twitch.
00:00:19Ah, alors on a une revendication, première revendication de ce débat.
00:00:25Ceux qui sont devant, est-ce que vous pouvez vous asseoir s'il vous plaît ?
00:00:28Sinon, personne ne voit rien derrière.
00:00:30Merci beaucoup.
00:00:32Bravo.
00:00:36Alors, pour tout vous dire, quand on a commencé à lancer les invitations à ce débat,
00:00:41on avait encore comme Premier ministre un certain François Bayrou,
00:00:47qui s'apprêtait en plus à présenter son plan d'hyper-austérité à 44 milliards d'euros d'économie
00:00:55assorti de deux jours fériés supprimés, de déremboursements de soins,
00:00:59de cinquième semaine de congés payés remis en cause, de suppression de postes de fonctionnaires
00:01:05et bien sûr, vous le savez, j'en passe, et des pires.
00:01:09Alors depuis, il a été défait l'undi dernier, évidemment, vous l'avez suivi,
00:01:14il a récolté pas moins de 364 voix contre lui lors du vote de confiance,
00:01:19mais Emmanuel Macron n'a pas retenu la leçon et a nommé un fidèle encore plus fidèle,
00:01:26sans même attendre de prendre la température d'ailleurs de la première salve de la mobilisation sociale
00:01:31qui a réuni pas moins de 250 000 personnes mercredi dernier,
00:01:35et dont la suite, vous le savez, est déjà annoncée avec l'appel à la grève de l'intersyndicale
00:01:40pour le 18 septembre prochain.
00:01:47Alors on en est là, il ne vous a pas échappé, ni à nous, ni à vous, peuple de la
00:01:51fête,
00:01:51que le débat à gauche sur la conduite à tenir pour la suite est parfois vif.
00:01:55Il y a un an, vous étiez tous unis au sein du nouveau Front populaire
00:01:59avec la volonté de porter Lucie Castet à Matignon.
00:02:01Il y a un an, vous aviez tous été applaudis pour votre entente lors des législatives de 2024.
00:02:07Désormais, les stratégies sont en partie différentes,
00:02:09et notre rendez-vous aujourd'hui est justement l'occasion d'échanger sur la question,
00:02:14sereinement et sur le fond.
00:02:16Car l'urgence est là pour des millions de Français,
00:02:18l'urgence de rompre avec la politique que le président Sachar n'a imposée
00:02:21par les moyens les plus antidémocratiques.
00:02:24Et donc pour ce débat, comme ça a été annoncé,
00:02:26nous avons avec nous le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure.
00:02:34Merci.
00:02:37La secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier.
00:02:48Le député de l'après, François Ruffin, membre de Debout.
00:02:56Adrien Clouet, vice-président du groupe parlementaire de la France Insoumise à l'Assemblée Nationale.
00:03:05Et Stéphane Peux, co-président du groupe GDR et député PCF.
00:03:11Alors pour commencer, François Ruffin, on voulait aborder la question de la colère profonde qui traverse le pays.
00:03:17Selon le sondage que nous avons publié cette semaine dans nos colonnes,
00:03:2151% des Français se disent révoltés par la situation économique et sociale.
00:03:26Face à une Macronie qui s'accroche au pouvoir et un RN en embuscade,
00:03:30quelle doit être selon vous la réponse de la gauche ?
00:03:33D'abord, un grand merci à la fête de l'Huma, un grand merci aux communistes,
00:03:38un grand merci pour le travail invisible qui nous permet d'être réunis aujourd'hui
00:03:42et d'échanger sur nos idées.
00:03:47Je voudrais dire que pour ma part, c'est bon de nous voir côte à côte.
00:03:51C'est bon de nous voir côte à côte, communistes, socialistes, écologistes, insoumis, tous unis.
00:04:03Et pour parodier le camarade fort, je dirais que moi je veux notre gauche, notre gauche unie,
00:04:09de Besancenot à Valot.
00:04:16Là, vous l'avez dit, il y a un « ça suffit » qui traverse le pays.
00:04:21Il y a un « ça suffit » venir prendre deux années puis deux jours ferliers aux salariés, ça suffit.
00:04:28Venir que le travail soit dans notre pays plus taxé que le capital, ça suffit.
00:04:34Faire que l'épicier du coin paye plus d'impôts qu'Amazon ou le milliardaire,
00:04:41« ça suffit ».
00:04:46Il y a un grand « ça suffit » qui traverse le pays.
00:04:50Maintenant, Kropotkin disait, la colère fait les émeutes, l'espoir fait les révolutions.
00:04:56Et la grande question qu'on a, c'est comment nous, on parvient à transformer cette colère,
00:05:04cette colère qui existe dans le pays, en espoir.
00:05:07Et dire que, pour moi, on est passé au-delà de la colère.
00:05:11Il y a quelque chose qui est encore plus profond que ça, et qui est plus profond que ça,
00:05:15notamment chez ceux qui ne sortent pas.
00:05:17C'est du dégoût.
00:05:19Il y a du dégoût qui s'est installé.
00:05:21Il y a du dégoût pour cette vie politique qui, depuis un an, parle des institutions,
00:05:26de démissions, de destitutions, de dissolutions, qui parle de qui va aller à Matignon,
00:05:33mais avec une gauche qui ne soulève pas l'espoir parce qu'elle est enfermée dans les chapelles
00:05:40et les querelles, et que rouvrir un horizon doit être notre grande affaire.
00:05:46Notre grande affaire, c'est de rouvrir un horizon.
00:05:53Mon horizon n'est pas exactement celui d'Edouard Philippe.
00:05:57L'horizon, ce n'est pas la retraite à 67 ans.
00:06:00L'horizon, ce n'est pas la répétition du plan Juppé.
00:06:03Mais je pense que, comment on fait, dans ce temps où on voit qu'on est enlisé,
00:06:08qu'on est comme dans la boue et la gadoue de la vie parlementaire jour après jour,
00:06:12il faut qu'on arrive à lever notre nez du guidon et regarder un horizon qui entraîne.
00:06:19Le seul chemin qui nous fera battre le Rassemblement national,
00:06:23c'est de susciter de l'espoir et de rouvrir un horizon qui entraîne.
00:06:26On le traduit comment ? Moi, je dis le travaillisme climatique.
00:06:29Avec les gens, ils se disent qu'il y a un défi pour la France,
00:06:33il y a un défi à sortir, combattre le réchauffement climatique,
00:06:38en faisant qu'on remette les marchandises sur les trains plutôt que sur les routes,
00:06:44en faisant que, et c'est du boulot,
00:06:46en faisant qu'on en finisse avec les 5 millions de passoires thermiques,
00:06:50et c'est du boulot, en faisant que les métiers du lien,
00:06:53d'accompagnante d'enfants en situation de handicap,
00:06:56d'auxiliaire de vie sociale, d'animatrice périscolaire,
00:06:595 millions de femmes, elles se disent qu'avec nous, elles vont vivre un peu mieux.
00:07:10Et je veux dire par là qu'on doit avoir comme obsession permanente
00:07:15de se faire aimer, de faire aimer nos idées,
00:07:18et non pas de faire détester.
00:07:20Au fond, faire détester Bérou ou Macron, ou le cornu de main,
00:07:24ils s'en débrouillent très bien tout seul.
00:07:26Je veux bien qu'on aide, mais ils s'en débrouillent très bien tout seul.
00:07:29Faire détester la police, il faut la réformer,
00:07:32mais faire détester le Parti Socialiste, comme on a pu l'entendre,
00:07:37pour moi, ce n'est pas l'enjeu.
00:07:40L'enjeu central pour nous, il est de faire passer nos idées,
00:07:44faire passer nos idées dans tous les foyers,
00:07:46et qu'on se fasse aimer, qu'on se fasse aimer de tous les Français.
00:07:52Alors, Adrien Clouet, François Riffin parle d'égout et d'horizon.
00:07:57Les Insoumis ont estimé, lors du vote de confiance lundi dernier,
00:08:02pour leur part, que le dégagisme est de retour.
00:08:05Pour concrétiser cette voie, vous en appelez au départ d'Emmanuel Macron à sa destitution.
00:08:09Pourquoi privilégier ce chemin plutôt qu'une dissolution, par exemple ?
00:08:14Eh bien, parce qu'il me semble qu'au sortir de l'été,
00:08:17il y a deux options devant nous.
00:08:19La première option, c'est effectivement celle de l'Union populaire,
00:08:23sur la base d'une rupture totale, intégrale,
00:08:26et sans concession avec la Macronie.
00:08:29Pour une telle rupture, il faut une base programmatique.
00:08:33On avait un programme partagé,
00:08:35qui, moi, me semble une très bonne base de travail.
00:08:37Et sur quel mot d'ordre ?
00:08:39Le mot d'ordre, on ne l'a pas inventé.
00:08:41Il a suffi d'aller sur n'importe quelle boucle d'organisation du mouvement du 10 septembre,
00:08:45pour voir que le départ d'Emmanuel Macron est un mot d'ordre populaire,
00:08:50un mot d'ordre d'alliance générale de toutes les couches de la société aujourd'hui.
00:08:58Jeudi de départ, pour nous laisser une marge d'interprétation.
00:09:02Ça peut être une rupture conventionnelle, il démissionne, ça peut être un licenciement,
00:09:06on le destitue.
00:09:07Je suis très ouvert sur la méthode là-dessus.
00:09:09Mais face à cette option-là, jeudi,
00:09:13prenons garde à ne surtout pas glisser dans la deuxième option qu'on a pu voir discuter cet été,
00:09:17à savoir celle de l'union bourgeoise et du risque de fusion avec un macronisme pourrissant,
00:09:25car c'est l'État qu'il est aujourd'hui,
00:09:29sur la base, soit de contre-budget capitulaire,
00:09:33soit de lignes dites rouges qui sont à peine rose-pâle.
00:09:36Et entre ces deux options, je pense que le 10 septembre permet de trancher en toute confiance
00:09:42pour demander le départ d'Emmanuel Macron.
00:09:50Dire cela, c'est chercher la voie de l'unité.
00:09:54Nous, notre unité en tant qu'insoumis, c'est la rupture.
00:09:58Tandis que je crains que d'autres essayent de faire la rupture d'avec l'unité.
00:10:02Et d'autant que le temps joue contre beaucoup de personnes aujourd'hui.
00:10:06Le temps joue contre beaucoup de personnes aujourd'hui.
00:10:09On sort d'un été où la canicule a tué près de 300 personnes.
00:10:12On sort d'un été de méga-feu de forêt.
00:10:16On est dans une situation où l'eau du robinet est empoisonnée,
00:10:19où les gamins ont des produits toxiques et cancérigènes dans le corps.
00:10:22Et voilà la situation immédiate dans une France où il y a des crimes racistes régulièrement.
00:10:27Des personnes qui sont assassinées en raison de ce qu'elles sont ou de leurs origines réelles ou supposées.
00:10:35Et je crains qu'à la fin du long palabre qui pourrait tenter certains,
00:10:40plusieurs de nos amis ne soient plus là pour en voir le débouché.
00:10:43Donc, il faut agir vite au nom de cette rupture.
00:10:46Et cette rupture, je le dis là aussi d'autant plus tranquillement,
00:10:50elle se fera sur la base d'un programme collectif et d'idées de fond.
00:10:55C'est comme ça d'ailleurs qu'on a travaillé les premières fois.
00:10:58En tant que député insoumis, j'étais aux premières loges lorsqu'on a pu bosser
00:11:03le programme de la NUPES ou le programme du NFP.
00:11:06Ce qui nous a mis ensemble autour d'une table et dans une élection,
00:11:09ce sont des propositions concrètes, immédiates, d'action,
00:11:13qui ne visaient pas à négocier je ne sais quoi avec un gouvernement sortant
00:11:17ou le cornu ou je ne sais pas lequel, celui d'avant, celui d'après, c'est la même chose,
00:11:20mais qui disait à les remplacer tous intégralement.
00:11:32Et je déplore donc d'autant plus vivement que ces alliances à gauche
00:11:37aient pu être rompues sur des questions qui aujourd'hui paraissent à tout le monde absolument loufoques.
00:11:43Rappelons que la fin de la NUPES a été orchestrée par celles et ceux qui contestaient
00:11:48l'idée qu'il y avait un génocide à Gaza.
00:11:50Les mêmes aujourd'hui le reconnaissent.
00:11:52Donc les motifs initiaux de la rupture n'étaient pas entre ceux qui avaient tort
00:12:01et ceux qui avaient raison, c'était entre ceux qui avaient raison trop tôt
00:12:04et ceux qui avaient raison trop tard.
00:12:12Et cette union programmatique, on la réalise au Parlement ensemble.
00:12:16L'hiver dernier, tous les députés de gauche, on a arraché 75 milliards d'euros à la Macronie
00:12:23en votant, en gagnant les votes les uns après les autres au Parlement.
00:12:27Il n'est pas vrai qu'il faille faire du rabougri, qu'il faille toujours revenir en arrière sur ce
00:12:34que nous avons acquis.
00:12:34Ce n'est pas vrai.
00:12:35Même lorsqu'on met en place notre programme, qu'on le propose, qu'on le soumet au vote, on le
00:12:39gagne.
00:12:40Donc il n'y a aucune justification, aucune justification à capituler sur quoi que ce soit
00:12:45dès lors que nous sommes majoritaires dans le pays.
00:12:48La réforme des retraites, oui, tout le monde veut l'abroger.
00:12:52Les pesticides cancérigènes, oui, tout le monde veut les interdire.
00:12:55La hausse des petits salaires, oui, tout le monde l'exige.
00:12:59Donc notre programme est un programme qui est majoritaire aujourd'hui dans l'opinion publique
00:13:03et surtout dans le peuple.
00:13:04Donc il peut l'unir.
00:13:11Olivier Faure, votre parti s'est dit prêt à gouverner et à postuler à Matignon
00:13:15après le vote de confiance refusé à François Bayrou.
00:13:21Sans succès, puisque le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi Sébastien Lecornu.
00:13:25Sébastien Lecornu se dit prêt à discuter de votre côté.
00:13:28Est-ce que vous êtes prêt à discuter ou à le censurer et sur quelle base ?
00:13:33Merci de m'accueillir ici.
00:13:35Et j'entends effectivement que tout le monde n'a pas l'air d'accord avec ce que je vais
00:13:39dire.
00:13:40Attendez un instant.
00:13:41Moi j'aimerais vous donner la parole en réalité.
00:13:43J'aimerais comprendre quelles sont les raisons qui vous poussent à me luer alors que je n'ai pas encore
00:13:48parlé.
00:13:48Qui ici n'est pas prêt à gouverner ?
00:14:00Qui ici veut rendre le pouvoir à la Macronie ?
00:14:05Qui ici n'est pas prêt à mettre en place la taxe Zuckman ?
00:14:09Qui ici n'est pas prêt à faire en sorte que nous puissions abroger la réforme des retraites ?
00:14:13Qui n'est pas prêt ici rendre le pouvoir d'achat à tous les Françaises et aux Français ?
00:14:18Voilà ce que je dis.
00:14:20Ce que je dis c'est que nous n'avons pas de temps pour attendre.
00:14:23Nous n'avons pas de temps pour celles et ceux qui attendent tout de nous.
00:14:26Et ce n'est pas vrai que les motifs de rupture entre nous sont liés au 7 octobre.
00:14:33Ce n'est pas vrai.
00:14:34Ce n'est pas vrai.
00:14:36Et le 7 octobre, ce qui nous a déliés les uns et les autres,
00:14:41c'est le fait que nous n'ayons pas tous compris
00:14:44qu'il y avait bien un acte terroriste qui avait été perpétré par le Hamas.
00:14:49Et je le dis ici, même si ce n'est pas tout le monde d'accord.
00:14:53Alors s'il vous plaît, juste un petit rappel à la règle dans cet agora.
00:14:59Évidemment, on sait que la situation est tendue, qu'il y a de gros enjeux.
00:15:02Mais ici, on est là pour débattre.
00:15:04Donc on évite de huer nos interlocuteurs qui sont venus pour mener ce débat à gauche.
00:15:10On l'a dit dès le départ, le plus sereinement possible.
00:15:13Et si on veut pouvoir échanger sur le fond, il faut s'écouter les uns les autres.
00:15:17Merci beaucoup à tous.
00:15:20Et donc, il y a là des motifs qui doivent être compris par toutes et par tous.
00:15:25Moi, le 7 octobre, j'ai pleuré avec les Israéliens parce qu'il y avait un attentat terroriste.
00:15:30Et le 10 octobre, le jour où la présidente de l'Assemblée nationale a parlé de soutien inconditionnel à Israël,
00:15:37j'ai été juste derrière elle le premier à parler et à expliquer que nous n'étions pas dans un
00:15:43soutien inconditionnel,
00:15:44que la punition collective était inimaginable et qu'il fallait ouvrir un chemin de paix,
00:15:50un chemin qui ouvre à deux États qui vivent côte à côte et qui puissent assurer leur sécurité réciproque.
00:15:57Voilà ce que j'ai dit.
00:15:59Et donc, il n'est pas vrai, et je le dis pour Adrien et pour toutes celles et ceux qui
00:16:03trollent en permanence,
00:16:04il n'est pas vrai de dire que les socialistes se sont battus pour un soutien inconditionnel.
00:16:09Nous nous sommes battus et nous avons manifesté dès les jours suivants pour rendre à Gaza sa liberté,
00:16:15faire en sorte que les Palestiniens puissent vivre libres.
00:16:18Et c'est vrai que quand la famine est utilisée comme arme de guerre,
00:16:23il y a effectivement un génocide en cours que nous devons dénoncer toutes et tous.
00:16:28Oui, je dis bien toutes et tous.
00:16:29Et c'est la raison pour laquelle le 21 septembre, à l'appel du Parti communiste,
00:16:36j'irai manifester dans les rues de France pour dire que nous voulons reconnaître un État palestinien,
00:16:41mais que nous voulons aussi aller plus loin des sanctions contre ce gouvernement génocidaire
00:16:47qui a pris la liberté, lui, de s'asseoir sur toutes les règles du droit international.
00:16:53Maintenant, pour répondre à la question qui m'a été posée, et je sais qu'elle nous divise.
00:16:57Oui, oui, tout ce qui pourrait être obtenu tout de suite pour les travailleurs et les travailleuses,
00:17:03éviter que les malades, les retraités, les chômeurs, les salariés,
00:17:09toutes celles et ceux qui n'ont que ça pour vivre,
00:17:12tout ce que nous pourrons obtenir, tout ce que nous pourrons gagner pour eux,
00:17:16maintenant, je le ferai de toutes mes forces,
00:17:18parce que je sais aussi qu'aujourd'hui, il y a, c'est vrai,
00:17:23des sujets sur lesquels nous pourrons gagner dans le débat parlementaire,
00:17:27mais je sais aussi qu'il y a une droite et une extrême droite
00:17:30qui se rejoignent progressivement et qui sont aussi très largement majoritaires au Parlement.
00:17:38Ce que j'ai dit quand j'ai proposé que nous puissions gouverner,
00:17:42c'est ce que Mathilde Panot, Stéphane, ce n'était pas encore lui,
00:17:47c'était à l'époque André Chassaigne, Boris Vallaud,
00:17:50c'est ce que disait Ciel Châtelain il y a un an,
00:17:54quand ils ont écrit au président de la République,
00:17:56en lui disant, si nous gouvernons avec Lucie Casté,
00:18:00nous savons très bien que nous ne pourrons pas gagner sur tous les sujets
00:18:03parce que nous ne sommes pas majoritaires absolus,
00:18:06mais parce que nous avons aussi la conviction
00:18:08qu'avec l'opinion publique, nous pouvons créer des rapports de force
00:18:13comme celui que nous créerons le 18 septembre prochain avec l'intersyndical.
00:18:18Nous savons que nous pouvons gagner sur un nombre de points
00:18:21et c'est ainsi que nous proposerons jour après jour au Parlement
00:18:25le programme qui nous a fait élire et nous permettrons ainsi
00:18:29sur nombre de sujets de gagner et de faire en sorte de porter
00:18:33devant l'opinion publique tout ce qui nous a fait gagner
00:18:36de l'an passé lors de l'élection législative.
00:18:39Alors peut-être que tout le monde ne sera pas d'accord,
00:18:42mais moi ce que je sais, c'est que la gauche,
00:18:47elle n'a jamais gagné que quand elle a gouverné.
00:18:49On peut protester, on peut résister,
00:18:53on peut faire autant de manifestations que l'on veut,
00:18:56mais ce que je sais, c'est que le débouché politique,
00:18:59le seul qui vaille, c'est de gouverner.
00:19:02Et c'est la raison pour laquelle je le dis devant vous,
00:19:04oui, la gauche et les écologistes sont prêts à gouverner
00:19:08et à remplacer ce gouvernement.
00:19:11Alors, Olivier Faure évoquait le 18 septembre prochain,
00:19:16le mouvement social a été amorcé dès mercredi dernier,
00:19:19le PCF estime que le mouvement populaire
00:19:22aura un rôle clé dans les semaines à venir.
00:19:27L'année dernière, d'ailleurs, syndicats, associations,
00:19:30forces sociales se sont levés pour soutenir la gauche
00:19:32et pousser le succès du NFP.
00:19:35Reste que dans la situation dans laquelle on est,
00:19:37on l'a vu, les gouvernements successifs
00:19:40d'Emmanuel Macron sont toujours restés sourds
00:19:44face à la mobilisation,
00:19:46alors qu'elle avait pris une énorme ampleur,
00:19:48que ce soit avec les gilets jaunes,
00:19:50avec la réforme des retraites,
00:19:52pour ne citer que ces deux exemples.
00:19:54Pourquoi et comment ça pourrait être différent cette fois-ci ?
00:19:57D'abord, bonjour à tous.
00:20:00D'abord, rappelons-nous, il y a un peu plus d'un an,
00:20:05l'immense mobilisation électorale
00:20:08et la victoire du nouveau Front populaire
00:20:10aux législatives anticipées
00:20:13ont été largement motivées par l'immense mobilisation
00:20:17qu'il y avait eu quelques mois auparavant sur les retraites.
00:20:20L'unité syndicale, au moment de la réforme des retraites,
00:20:25les millions de personnes dans la rue,
00:20:26les 80% de Français qui rejetaient cette réforme,
00:20:3090% pour ce qui concerne les actifs,
00:20:33ont été l'ingrédient essentiel
00:20:37du score du nouveau Front populaire
00:20:40en 2024, en juin 2024.
00:20:43Il y avait bien sûr, à l'unité syndicale,
00:20:46répondait l'unité politique de la gauche
00:20:48et cette victoire avec une mobilisation électorale
00:20:50qu'on n'avait jamais connue depuis 1981.
00:20:53Il faut ne pas l'oublier,
00:20:5520% de participation électorale en plus.
00:20:58Je ne vois pas, pour ce qui me concerne,
00:21:01qu'est-ce qui, depuis juin dernier,
00:21:02a changé dans la politique de Macron,
00:21:05a changé dans l'espérance sociale du peuple français,
00:21:08qui fasse que l'unité qu'on a connue il y a un an
00:21:11ne puisse pas se réaliser aujourd'hui.
00:21:13Je ne vois pas.
00:21:16Alors, arrêtons de fabriquer des faux procès.
00:21:23Moi, la référence que j'ai à l'esprit en ce moment,
00:21:26là, dans la période historique que nous vivons,
00:21:29c'est le 12 février 1934, désolé,
00:21:32pour ceux qui ne s'en souviennent pas.
00:21:34Mais, à la montée du fascisme en France
00:21:39et partout en Europe,
00:21:41par les urnes dans la plupart des pays,
00:21:44il y a eu deux grandes manifestations
00:21:47des socialistes d'un côté,
00:21:49des communistes de l'autre et de leurs amis.
00:21:52Et sous la pression des manifestants
00:21:54et du peuple parisien qui battait le pavis,
00:21:56ces deux manifestations ont convergé
00:21:59et ont été les prémices du Front Populaire
00:22:01qui a gagné en 1936.
00:22:05Et donc, la période historique dans laquelle nous sommes aujourd'hui,
00:22:12c'est l'union des droites et de l'extrême droite
00:22:15qui est à 30 de se fabriquer partout dans le monde,
00:22:18partout en Europe et aussi, y compris en France.
00:22:20Vous voyez bien la porosité intellectuelle, culturelle,
00:22:25la montée du racisme dans toutes les sphères de la société.
00:22:28Cette union de droite et de l'extrême droite,
00:22:30elle n'est peut-être pas encore faite sur le plan partidaire,
00:22:34mais elle est en train de se faire dans les têtes,
00:22:36elle est en train de se faire culturellement.
00:22:38Et si nous, en face de ce péril-là,
00:22:41nous persistons à nous diviser,
00:22:44à regarder l'accessoire et à ne pas regarder l'essentiel,
00:22:49nous sommes inconséquents,
00:22:53inconséquents.
00:22:54Voilà ce que je voulais dire.
00:22:56Et pour finir,
00:22:59pour finir sur la question qui vient d'être posée
00:23:01sur les mobilisations sociales,
00:23:03mais là encore,
00:23:05le 18, jeudi prochain,
00:23:07le mouvement social, le mouvement syndical
00:23:10va nous montrer l'exemple.
00:23:11Qu'est-ce qui se passe le 18 ?
00:23:13C'est la première fois depuis 2023,
00:23:17depuis les mobilisations pour la réforme des retraites,
00:23:20que l'intersyndical se reconstitue
00:23:23dans le périmètre le plus large
00:23:24qui était celui de la réforme des retraites.
00:23:27Entre-temps, il y avait eu des divisions.
00:23:29Eh bien, à l'unité retrouvée du mouvement syndical,
00:23:33il faut que nous,
00:23:35forces politiques de gauche,
00:23:37soyons à la hauteur de cette espérance sociale
00:23:40et construisons l'unité sur un programme de rupture
00:23:45sans jamais opposer,
00:23:48comme pour réagir au débat entre Olivier Faure et Adrien Clouet,
00:23:54sans jamais opposer le programme de rupture,
00:23:58les changements que nous souhaitons
00:23:59et toutes les avancées qu'on peut obtenir.
00:24:02Depuis quand on mégote pour une avancée sociale ?
00:24:07Ça ne se fait pas dans les entreprises,
00:24:09ça ne se fait pas dans le mouvement syndical,
00:24:10ça ne se fait pas non plus en politique.
00:24:12Parce que derrière nous,
00:24:14on voit des visages,
00:24:15des gens qu'on rencontre tous les jours,
00:24:17et je peux vous dire,
00:24:18comme l'a dit François tout à l'heure,
00:24:20que dans ma ville de Saint-Denis,
00:24:22où il y a 37% de la population
00:24:24qui vit en dessous du seuil de pauvreté,
00:24:25jamais je ne m'égoterai pour faire avancer quelque chose,
00:24:29ne serait-ce que d'une semaine en avance.
00:24:32Donc, pas de faux débat
00:24:37entre le grand soir et les petits matins.
00:24:40Il faut nous unir sur un programme de rupture
00:24:44parce qu'on est à un moment clé de la crise du capitalisme
00:24:48qui appelle des ruptures franches avec lui,
00:24:51mais il faut aussi,
00:24:53en même temps qu'on se bat,
00:24:55être les relais, pied à pied,
00:24:57de tout ce qu'on pourra obtenir.
00:25:03Marine Tondelier,
00:25:05admettons un instant que Sébastien Lecornu
00:25:06soit à son tour très prochainement censuré.
00:25:09C'est parfaitement possible.
00:25:11Et qu'Emmanuel Macron,
00:25:12ça c'est un peu moins possible,
00:25:13mais admettons, sous pression,
00:25:15la mobilisation s'il y en a une,
00:25:16ouvre enfin les yeux et nomme un Premier ministre
00:25:18issu du NFP,
00:25:19comme vous le demandiez au moment de la chute de François Bayrou.
00:25:22Est-ce que selon vous,
00:25:23à ce moment-là, la gauche serait vraiment apte,
00:25:25dans l'état actuel,
00:25:26à mener une politique qui corresponde aux aspirations populaires ?
00:25:29Ou alors on n'en est plus là,
00:25:30et il faut un retour aux urnes.
00:25:33Alors, c'est donc un exercice de politique fiction,
00:25:35j'adore.
00:25:36Et déjà, est-ce que vous êtes en forme ?
00:25:40Parfait, moi aussi,
00:25:40qu'on se le dise.
00:25:43Écoutez, puisqu'on fait de la politique fiction,
00:25:45moi mon secret pour tenir dans ce milieu très dur,
00:25:48c'est la méditation,
00:25:48et donc nous allons méditer ensemble.
00:25:51Imaginez un pays fictif,
00:25:52où un Président de la République aurait décidé tout seul d'une dissolution,
00:25:55c'est un exemple fictif.
00:25:57Et il aurait perdu l'élection,
00:25:59mais il n'aurait pas compris le mot cohabitation,
00:26:02c'est-à-dire, pour ceux qui n'ont pas compris,
00:26:03que le Premier ministre doit être d'un camp différent
00:26:05de celui du Président de la République.
00:26:07Et donc, il aurait commencé par nommer, au hasard, Michel Barnier,
00:26:10avec un argument très puissant,
00:26:12celui de dire,
00:26:12je ne pouvais pas mettre le NFP,
00:26:15parce que je suis le garant de la stabilité des institutions,
00:26:17et le seul qui pouvait durer le plus longtemps possible,
00:26:21c'était Michel Barnier.
00:26:22Bon, résultat,
00:26:23Michel Barnier est le Premier ministre,
00:26:25qui a duré le moins longtemps de la Ve République.
00:26:34Alors, épisode suivant dans ce pays fictif,
00:26:36le Président de la République nomme
00:26:38un Président de parti,
00:26:40d'un parti, le Modem,
00:26:41allié du sien depuis 2017.
00:26:44Est-ce que c'est une cohabitation ?
00:26:45Non !
00:26:46Et ça ne marche toujours pas,
00:26:48puisqu'il est tombé,
00:26:49on n'a même pas compris ni ce qu'il avait essayé de faire,
00:26:52ni à quel moment il avait cru que ça allait marcher,
00:26:54mais en tout cas, il n'est plus Premier ministre.
00:26:56Et donc là, normalement,
00:26:57le Président de ce pays fictif se dit,
00:26:59« Là, je vais faire une cohabitation. »
00:27:01Et non !
00:27:02Il nomme quelqu'un encore plus proche de lui.
00:27:04Il nomme quelqu'un qui est membre de son parti
00:27:06et en soutien depuis 2017,
00:27:09M. Lecornu.
00:27:12Et donc, pour reprendre votre exemple,
00:27:14si M. Lecornu tombe,
00:27:15comment fait ce Président fictif
00:27:17pour nommer quelqu'un d'encore plus proche de lui ?
00:27:20Eh bien, il n'y a qu'une seule solution,
00:27:22c'est Brigitte Macron.
00:27:26Mais là, ça va se voir.
00:27:29Donc, il y a deux solutions.
00:27:31Il y a la destitution.
00:27:33Et moi, je suis d'accord que la question finit par se poser.
00:27:36Je ne me réveille pas tous les matins depuis 7 ans en disant « destitution, destitution ».
00:27:40Mais à un moment, la question se pose,
00:27:42pas parce qu'on est obsédé par ça,
00:27:44elle se pose de la faute d'Emmanuel Macron,
00:27:46qui n'entend rien,
00:27:47qui n'entend pas les urnes,
00:27:48et qui n'entend pas les manifestations.
00:27:50Donc, oui, la question se pose.
00:27:56Mais normalement,
00:27:58normalement, Emmanuel Macron ne veut pas partir.
00:28:01C'est-à-dire que normalement,
00:28:02il ne veut pas la destitution,
00:28:03il ne veut pas non plus la démission.
00:28:05Et donc, oui, il doit nous nommer.
00:28:07Oui, il doit nous nommer.
00:28:08Et quand je dis « nous »,
00:28:09c'est l'un de ceux qui sont présents ou représentés sur cette scène.
00:28:12Il homme qui il veut, tout me va.
00:28:15Parce que moi, ce que je veux, oui, c'est qu'on gouverne.
00:28:17Et à ceux qui disent « ça va être dur »,
00:28:19ah oui, ça va être très très dur.
00:28:21Mais moi, je ne fais pas de la politique pour que ce soit confortable, facile.
00:28:25La vie n'est pas facile.
00:28:26On n'a pas choisi ces métiers-là par facilité.
00:28:28Et vous non plus, le militantisme, ce n'est pas facile.
00:28:30Et on le fait quand même.
00:28:37Et quand il nommera l'un d'entre nous,
00:28:39s'il n'était pas destitué ou s'il ne démissionne pas,
00:28:43alors oui, ça s'annonce difficile.
00:28:45Mais projetez-vous, s'il avait nommé l'un d'entre nous le 9 la veille du 10,
00:28:49quelle allure auraient pris les manifestations du 10 ?
00:28:52Ça aurait été des manifestations de joie, d'enthousiasme, d'espoir.
00:28:57Et ça nous aurait donné une colère folle.
00:29:00Quand il ne nous nomme pas,
00:29:02ne pensez à aucun moment que ce n'est pas ce qu'il ne pense pas qu'on peut gouverner.
00:29:05S'il ne nous nomme pas,
00:29:07ce n'est pas parce qu'il sait exactement ce qu'on fera.
00:29:09Il sait qu'on ira se battre sur chaque mesure.
00:29:11On ne va pas faire un gouvernement de je ne sais pas quoi avec des macronistes
00:29:15pour essayer de se mettre un peu d'accord.
00:29:17Un gouvernement, ça doit être compact, cohérent,
00:29:20et surtout en ce moment un gouvernement de combat
00:29:22qui va se battre à l'Assemblée nationale.
00:29:25Et on l'aurait fait.
00:29:27On l'aurait fait avec votre force à tous.
00:29:30On l'aurait fait avec la force de la rue, du 10 et du 18.
00:29:33Et on aurait été, sans demander la permission,
00:29:37sans chercher le plus dénominateur commun,
00:29:39le plus petit dénominateur commun entre nous et les macronistes,
00:29:42on aurait été chercher offensivement,
00:29:44en disant « Taxe Zuckman »,
00:29:4680% des Français sont pour,
00:29:49et toi, et toi Jean-Marc, et toi Félix,
00:29:52un par un dans l'Assemblée nationale,
00:29:54et les électeurs des circonscriptions de députés,
00:29:57et bien il leur aurait écrit.
00:29:59C'est comme ça qu'on a fait sur l'Épifas,
00:30:01c'est comme ça qu'on a fait adopter la taxe Zuckman à l'Assemblée,
00:30:03parce qu'à la fin, ces gens, ils font quand même de la politique,
00:30:06ils écoutent normalement,
00:30:07et on se serait fait entendre très fort,
00:30:10avec l'énergie de celles et de ceux qui viennent enfin d'obtenir leur dû,
00:30:13parce que la cohabitation, ça n'est pas une opinion,
00:30:16c'est un dû démocratique.
00:30:22Donc, non seulement on est prêts,
00:30:25mais en plus, je vais vous dire,
00:30:26ce qu'on n'aurait pas pu faire passer à l'Assemblée nationale,
00:30:29il y a aussi beaucoup de choses qu'on pouvait faire par décret,
00:30:32c'est pour ça qu'il ne veut pas nous nommer,
00:30:33en 24 heures, en 48 heures, en une semaine,
00:30:36on peut faire tellement de choses,
00:30:38on peut faire tellement de choses.
00:30:40Certains ont dit « Ah bah oui, mais sur les retraites,
00:30:42vous savez, c'est un décret à double signature,
00:30:45Premier ministre et Président »,
00:30:46et bien nous, il aurait été signé très très rapidement,
00:30:48et puis après, on aurait fait savoir
00:30:50que ce décret n'attendait plus que la signature de Président,
00:30:53et on aurait fait, refait, refait pression jusqu'à ce qu'il signe.
00:30:56Moi, j'y crois, franchement, j'y crois.
00:30:58Et par ailleurs, peut-être certains auraient-ils voulu nous censurer,
00:31:02mais ils auraient fait quoi ?
00:31:03Ils auraient expliqué aux Français,
00:31:04ceux qui ont voté pour nous,
00:31:06mais aussi certains qui n'ont pas voté pour nous,
00:31:08et d'autres qui n'ont pas voté du tout,
00:31:09ils leur auraient dit qu'ils nous faisaient tomber,
00:31:11parce qu'on voulait faire quoi ?
00:31:12De la justice sociale !
00:31:14Ils auraient fait ça !
00:31:15Mais franchement, je leur aurais souhaité bon courage,
00:31:18et sur cette barricade-là,
00:31:20sur la barricade de la justice sociale,
00:31:22alors moi, j'étais prête à tomber,
00:31:23et je pense que tout le monde ici aussi.
00:31:25On est d'accord ?
00:31:30Alors, je ne vais pas être beaucoup plus longue,
00:31:32mais je voulais juste vous dire qu'il y a un an,
00:31:34on avait bénéficié d'un accueil extraordinaire ici,
00:31:37comme dans toute la France et pendant les semaines,
00:31:39parce qu'on avait fait une promesse,
00:31:41un pacte ensemble qui avait résonné dans tout le pays,
00:31:43qui avait conduit à la participation que tu as mentionnée,
00:31:47Stéphane, qui a été immense.
00:31:48Pourquoi ?
00:31:49Parce qu'on s'était engagé,
00:31:51alors que l'extrême droite était aux portes du pouvoir,
00:31:53aux portes de Matignon,
00:31:55à dans un réflexe, un instinct, un sursaut,
00:31:57à ne faire qu'un, malgré nos différences,
00:32:00en ne niant pas que oui, on est différents.
00:32:02Il y a des insoumis, des communistes, des socialistes et des écologistes.
00:32:04Et alors, c'est la biodiversité, c'est beau, non ?
00:32:07Eh bien, on s'était dit qu'ensemble,
00:32:12non seulement on pouvait, mais on devait le faire.
00:32:14Et on a fait mentir 27 sondages sur 27.
00:32:1727 !
00:32:17Et personne n'a le droit de nous enlever ça.
00:32:20Personne n'a le droit de nous empêcher de le faire.
00:32:22Et donc, moi, je le dis,
00:32:23de mon côté, rien n'a changé.
00:32:25Et rien n'a changé,
00:32:26parce que c'est une personne dans cette salle,
00:32:28dans toute la fête de l'humain,
00:32:29c'est une personne a un argument pour me dire
00:32:32qu'aujourd'hui, il y a moins de chances
00:32:33qu'il y a un an que l'extra-noite arrive à Matignon ou à L'Ivisé.
00:32:36Alors, je l'attends.
00:32:38Et tant que je n'ai pas de cet argument, je continue.
00:32:40Alors, moi, rien n'a changé.
00:32:42J'espère que...
00:32:43Adrien, toi, n'a rien changé non plus.
00:32:45J'espère que François, rien n'a changé.
00:32:47Stéphane, rien n'a changé.
00:32:48Olivier, rien n'a changé.
00:32:49Et vous, quelque chose a changé ?
00:32:52Alors, on continue.
00:32:56Alors,
00:32:59Marine Tondelier évoquait à l'instant
00:33:01les mesures qui ont fait le commun
00:33:04du nouveau Front populaire l'année dernière.
00:33:08Vous, vous avez présenté, Olivier Faure,
00:33:10un contre-budget pendant vos universités d'été
00:33:13qui ne correspond pas au programme du NFP.
00:33:17C'est ce qui vous est parfois reproché.
00:33:19Comment vous l'expliquez ?
00:33:22Et est-ce que vous envisagez par ailleurs
00:33:23une négociation en amont du débat budgétaire
00:33:27à l'Assemblée
00:33:28avec le nouvel exécutif
00:33:30après l'expérience de l'échec
00:33:33du conclave du printemps dernier ?
00:33:41Je ne vais pas être encore obligé
00:33:43de faire un petit rappel.
00:33:44Merci beaucoup.
00:33:45Mais j'aurais presque envie
00:33:47que vous preniez la parole
00:33:48et que vous me disiez très directement
00:33:49ce que vous voulez me dire
00:33:51ou ce que vous semblez pouvoir vouloir me dire.
00:33:53Ce contre-budget,
00:33:56imaginez quand même les choses
00:33:57très simplement.
00:33:58Le 25 août,
00:34:00le Premier ministre décide
00:34:03de présenter ce qu'il appelait
00:34:05un vote de confiance.
00:34:07Après avoir présenté le 15 juillet
00:34:09un projet de budget
00:34:11qui est le plus régressif
00:34:13que l'on ait connu
00:34:14depuis des décennies et des décennies.
00:34:18Et il y avait à la rentrée
00:34:21nécessité de montrer
00:34:23qu'un autre chemin est possible,
00:34:26que nous ne sommes pas condamnés
00:34:27à ce vieux slogan
00:34:29de Margaret Thatcher.
00:34:31Il n'y a pas d'alternative.
00:34:34Et ce que j'ai souhaité
00:34:35que nous puissions faire
00:34:36et dire au pays,
00:34:38c'est qu'il était possible
00:34:40de redresser ce pays.
00:34:42Et je ne méprise pas
00:34:43la question de la dette
00:34:44et du déficit.
00:34:45Quand vous avez une dette importante,
00:34:47un déficit important,
00:34:49quand la charge de la dette
00:34:51est lourde
00:34:52et qu'elle devient
00:34:52le premier budget
00:34:54devant l'éducation nationale,
00:34:55c'est autant
00:34:56de politiques publiques
00:34:57de gauche
00:34:58que nous ne pouvons pas mener.
00:34:59C'est donc la raison
00:35:01pour laquelle
00:35:01je ne traite pas ce sujet-là
00:35:02par-dessus la jambe.
00:35:04En revanche,
00:35:05la potion
00:35:06que voulait nous faire avaler
00:35:08le gouvernement
00:35:09était une potion amère
00:35:11parce qu'elle prenait
00:35:12sa source
00:35:13dans des restrictions
00:35:15sur nos services publics,
00:35:17sur nos retraités,
00:35:18nos malades,
00:35:19nos salariés,
00:35:21nos chômeurs,
00:35:22bref,
00:35:22toutes celles et ceux
00:35:23qui aujourd'hui
00:35:24sont déjà
00:35:24les plus vulnérables.
00:35:26Et donc,
00:35:27il fallait faire
00:35:27la démonstration
00:35:28à travers des mesures simples,
00:35:31à travers des mesures
00:35:32qui peuvent être prises
00:35:33immédiatement
00:35:34par le Parlement,
00:35:35que nous pouvons
00:35:36effectivement redresser
00:35:38le pays,
00:35:38mais le faire
00:35:39dans la justice sociale.
00:35:41Le faire
00:35:42sans jamais
00:35:43avoir besoin
00:35:44de toucher
00:35:45à celles et ceux
00:35:46qui aujourd'hui
00:35:47ont déjà tant de mal
00:35:48à finir
00:35:49leur fin de mois.
00:35:50voilà ce que nous avons fait,
00:35:52voilà ce que nous avons
00:35:53démontré
00:35:54et voilà aussi
00:35:55pourquoi dans la période
00:35:55tant de Françaises
00:35:56et de Français
00:35:57se sont rendus compte
00:35:59qu'il n'y avait pas
00:36:00une seule possibilité,
00:36:01un seul chemin
00:36:03parce qu'on peut souhaiter
00:36:04la destitution,
00:36:06la dissolution.
00:36:08Moi, ce que je veux,
00:36:09c'est des résultats immédiats.
00:36:11Peut-être que nous irons
00:36:12à la dissolution.
00:36:14C'est vraisemblable.
00:36:16Et au moment
00:36:17où je vous parle,
00:36:17je pense que
00:36:19le chemin
00:36:20le plus évident
00:36:21est celui
00:36:22qui nous mène
00:36:23directement
00:36:23à une nouvelle dissolution.
00:36:25Mais si je pouvais garantir
00:36:28à coup sûr,
00:36:30même,
00:36:30c'est ce que dit Marine,
00:36:31les sondages
00:36:32peuvent se tromper
00:36:33et c'est à nous
00:36:34de les démentir.
00:36:36Mais ce que je vois
00:36:38aujourd'hui aussi,
00:36:40c'est qu'une nouvelle dissolution
00:36:41pourrait soit conduire
00:36:43à ce que l'extrême droite
00:36:44prenne le pouvoir
00:36:44prématurément,
00:36:47soit à ce que nous ayons
00:36:48une assemblée
00:36:49qui ne soit pas
00:36:50plus lisible
00:36:51que celle d'aujourd'hui.
00:36:53Qu'ayons-nous gagné ?
00:36:56Qu'ayons-nous à espérer ?
00:36:58Qu'ayons-nous à offrir
00:36:59à celles et ceux
00:37:00qui voudraient
00:37:01que ça change maintenant ?
00:37:04Alors, je ne sais pas
00:37:05si nous allons y arriver.
00:37:07Mais si,
00:37:09dans les prochaines semaines,
00:37:12grâce au rapport de force
00:37:13que nous allons installer
00:37:15avec le monde syndical
00:37:17le 18,
00:37:18avec l'ensemble
00:37:19de la gauche
00:37:20et des écologistes
00:37:21dès la rentrée parlementaire,
00:37:24nous verrons
00:37:25ce qu'ils feront.
00:37:26Nous verrons
00:37:27s'ils plient
00:37:28ou s'ils ne plient pas.
00:37:29Mais moi, je sais
00:37:30que je mettrai
00:37:31toutes mes forces
00:37:32dans cette bataille
00:37:33pour qu'ils plient,
00:37:35pour que nous puissions
00:37:35avancer maintenant,
00:37:37pour que nous puissions
00:37:38faire en sorte
00:37:39que les Françaises
00:37:39et les Français
00:37:40n'aient pas à subir
00:37:41un budget de régression.
00:37:44Et à cette condition-là,
00:37:47nous aurons peut-être
00:37:48fait la démonstration
00:37:49auprès des Françaises
00:37:50et des Français
00:37:50qui doutent encore
00:37:51et qui hésitent.
00:37:53Et je pense notamment
00:37:54aux classes populaires
00:37:56qui sont celles,
00:37:57parfois,
00:37:57qui nourrissent aussi
00:37:58l'extrême droite,
00:37:59comme c'est le cas en Europe,
00:38:01comme c'est le cas
00:38:02aux Etats-Unis.
00:38:04J'espère qu'à ce moment-là,
00:38:05ils comprendront
00:38:06quel est leur camp,
00:38:08quel est le camp
00:38:09qui leur permet
00:38:10de nouvelles avancées,
00:38:12pas ce camp
00:38:13qui les berce d'illusions,
00:38:15qui leur offre
00:38:16des boucs émissaires
00:38:17mais jamais de solutions.
00:38:19C'est compliqué,
00:38:20la vie politique.
00:38:21Ce n'est pas seulement
00:38:22des slogans.
00:38:23Il ne suffit pas de dire
00:38:24qu'on est très à gauche
00:38:25pour que la vie change.
00:38:27Pour que la vie change,
00:38:29il faut encore
00:38:30que nous soyons prêts
00:38:30à assumer,
00:38:32y compris le plus difficile.
00:38:34Et c'est la raison
00:38:35pour laquelle je partage
00:38:36ce que vient de dire Marine,
00:38:38ce que vient de dire Stéphane.
00:38:39Ce que vient de dire François.
00:38:41Et j'aimerais aussi
00:38:42qu'Adrien soit de la partie
00:38:44parce que je sais
00:38:44au fond de lui
00:38:45que si demain
00:38:46nous étions au gouvernement,
00:38:48il serait le premier
00:38:49à voter avec nous
00:38:50la taxe Zuckman.
00:38:51Il serait le premier
00:38:52avec nous à voter
00:38:53l'abrogation
00:38:54de la réforme des retraites.
00:38:56Il serait le premier
00:38:57avec nous
00:38:57à accepter l'idée
00:38:58qu'un gouvernement
00:38:59puisse augmenter le SMIC.
00:39:00Il serait le premier
00:39:01à accepter
00:39:02que nous puissions
00:39:03défaire
00:39:04toutes ces lois
00:39:05qui ont permis
00:39:06au gouvernement successif
00:39:08de rendre la vie
00:39:09plus difficile
00:39:09encore aux étrangers.
00:39:12Pour tout cela,
00:39:13je sais que la gauche,
00:39:15elle peut avancer.
00:39:16Et Stéphane a eu raison
00:39:18de rappeler
00:39:18que dans toute notre histoire,
00:39:20il y a toujours eu
00:39:21des différents
00:39:23entre nous.
00:39:24Il y a toujours eu
00:39:25une gauche radicale
00:39:27et une gauche réformiste.
00:39:29Et si j'appartiens
00:39:30à cette gauche réformiste
00:39:31et que je n'en ai pas honte,
00:39:32c'est simplement
00:39:33parce que je sais aussi
00:39:34tout ce qu'elle a apporté
00:39:35à ce pays.
00:39:37Je raconte une histoire
00:39:37et j'en finis par là.
00:39:39Un jour,
00:39:39dans une manifestation
00:39:40comme aujourd'hui,
00:39:42il y a des gens
00:39:43qui me aillent
00:39:44et qui me huent.
00:39:46Et je leur dis,
00:39:48venez parler avec moi
00:39:49et venez m'expliquer
00:39:49quelles sont les raisons
00:39:50pour lesquelles
00:39:51vous me huez
00:39:52ou vous me hailez.
00:39:54Je vois un homme
00:39:55s'avancer vers moi
00:39:56et qui me dit
00:39:56je ne vous aime pas
00:39:58parce que c'est socialiste
00:39:59et parce que je vois
00:40:01toutes celles et ceux
00:40:01qui ont rejoint
00:40:02le gouvernement Macron.
00:40:05Et je lui dis,
00:40:06mais monsieur,
00:40:07vous parlez précisément
00:40:08à l'un de ceux
00:40:09qui a refusé
00:40:10de rejoindre
00:40:10le gouvernement Macron,
00:40:11qui n'a jamais accepté
00:40:12de se mêler
00:40:14à ces macronistes.
00:40:16Et ce que vous défendez
00:40:17aujourd'hui,
00:40:18ces droits acquis
00:40:20que vous défendez
00:40:20aujourd'hui,
00:40:22vous les devez
00:40:23justement
00:40:23à cette gauche réformiste,
00:40:25celle qui a permis
00:40:26de faire gagner la gauche,
00:40:28qui a permis d'installer,
00:40:29de donner un débouché politique
00:40:31et de faire en sorte
00:40:31que du Front populaire
00:40:33au 10 mai 80,
00:40:34vous ayez la faite
00:40:35d'être de gauche.
00:40:36Alors,
00:40:37faisons en sorte
00:40:38de ne pas créer
00:40:39de mauvaises querelles,
00:40:40faisons en sorte
00:40:41de ne pas chercher des poux.
00:40:43Moi,
00:40:43je ne suis jamais là
00:40:44pour agresser
00:40:45qui que ce soit à gauche.
00:40:47Ma famille,
00:40:47c'est la gauche
00:40:48et c'est les écologistes.
00:40:50Et je dis simplement,
00:40:51unissez-vous,
00:40:52battez-vous,
00:40:53créer les rapports de force
00:40:54et nous y arriverons
00:40:55parce que nous avons pour nous
00:40:57ce que le peuple souhaite,
00:40:59parce que nous avons pour nous
00:41:01la justice.
00:41:02Et cette justice,
00:41:04au fond,
00:41:05elle est plébiscitée,
00:41:06même si le chemin
00:41:08pour y parvenir
00:41:09n'est pas toujours évident.
00:41:10Alors,
00:41:11plutôt que de nous opposer
00:41:12les uns aux autres,
00:41:14de nous juer
00:41:15les uns
00:41:16ou les autres,
00:41:17faisons en sorte
00:41:18de faire avancer
00:41:19nos combats
00:41:19et faisons en sorte
00:41:20que demain,
00:41:21la vie soit meilleure
00:41:22pour le plus grand nombre.
00:41:26Marine Tondelier,
00:41:27il se dit
00:41:28que Sébastien Lecornu
00:41:29serait prêt
00:41:29à rouvrir
00:41:30certains dossiers.
00:41:32Il parle de rupture,
00:41:33de nouvelles méthodes.
00:41:34Avant lui,
00:41:35Bayrou parlait
00:41:35de nouvelles méthodes,
00:41:37Barnier aussi,
00:41:37et même Attal et Borne.
00:41:40Croyez-vous,
00:41:40de votre côté,
00:41:41qu'il soit possible
00:41:42d'arracher quelque chose
00:41:43à ce futur gouvernement
00:41:44par la négociation,
00:41:45ailleurs que dans
00:41:47la bataille parlementaire
00:41:48et dans la bataille
00:41:49politique et électorale ?
00:41:51Alors,
00:41:52je vais vous raconter
00:41:53ma matinée du 10.
00:41:54J'étais en voiture
00:41:55entre Hénin-Beaumont
00:41:56et Calais
00:41:56où j'allais manifester
00:41:57avant d'aller rejoindre
00:41:58les manifs à Dunkerque
00:41:59et je suis appelée
00:42:00par un numéro 1-0-6
00:42:01que je ne connais pas.
00:42:02Je décroche
00:42:02et paf !
00:42:03C'était Sébastien Lecornu.
00:42:05Donc,
00:42:05j'ai un peu prise de cour.
00:42:07Je suis au volant
00:42:09et je me mets du coup
00:42:10à discuter avec lui
00:42:10de manière républicaine
00:42:11sans rien attendre de plus
00:42:12que, bon,
00:42:13on fait connaissance
00:42:14et bon courage.
00:42:16Et là,
00:42:16il me dit effectivement
00:42:17qu'il va engager une rupture,
00:42:19qu'il est là
00:42:19pour faire une rupture.
00:42:20Donc,
00:42:21je suis très surprise
00:42:22et je lui dis
00:42:23« D'accord,
00:42:24mais sauf que
00:42:25si c'était pour faire une rupture,
00:42:27ce n'est pas vous
00:42:28qu'aurez nommé
00:42:29le président de la République ? »
00:42:31Si Emmanuel Macron
00:42:31voulait faire une rupture,
00:42:32est-ce qu'il aurait nommé
00:42:33M. Lecornu ?
00:42:35Bon,
00:42:35vous en êtes d'accord.
00:42:36Et je lui dis surtout
00:42:37le problème,
00:42:37ce n'est pas juste vous
00:42:38si seulement c'était juste vous,
00:42:40c'est que j'imagine
00:42:40que dans les jours prochains,
00:42:42vous allez nommer
00:42:43M. Retailleau à l'intérieur,
00:42:45Mme Dati à la culture,
00:42:47M. Darmanin à la justice,
00:42:50Mme Vautrin,
00:42:50je ne vais pas tous vous les faire,
00:42:52vous allez vous faire un claquage,
00:42:52vous n'aurez plus le voir
00:42:53pour le karaoké ce soir,
00:42:54mais évidemment
00:42:56qu'ils vont nommer les mêmes.
00:42:57Et donc,
00:42:58on est en train
00:42:59de nous expliquer,
00:42:59je cite François Bayrou lui-même,
00:43:01un grand homme
00:43:02qui dit
00:43:03dans sa grande sagesse
00:43:04« La France est un paquebot,
00:43:05il y a une voie d'eau,
00:43:06tout le monde va couler au secours ».
00:43:08Bon,
00:43:08il ne vous dit jamais
00:43:09que le capitaine du bateau
00:43:10c'est Emmanuel Macron
00:43:11et que tout l'équipage
00:43:12est macroniste.
00:43:13Mais moi,
00:43:14j'ai un principe de base
00:43:15un peu de bon sens.
00:43:16si on considère
00:43:18qu'une voiture
00:43:18est lancée
00:43:19à pleine victoire,
00:43:20à pleine victoire,
00:43:21non,
00:43:21à pleine vitesse
00:43:22dans un mur,
00:43:24vous pouvez changer
00:43:25de chauffeur,
00:43:26changer de chauffeur,
00:43:26changer de chauffeur,
00:43:27si vous ne changez pas
00:43:28la trajectoire de la voiture,
00:43:29elle va continuer
00:43:30dans le mur.
00:43:31Et donc,
00:43:31je dis M. Lecornu,
00:43:32je pense que vous ne devriez
00:43:33pas être là,
00:43:34je vous le dis
00:43:36très républicainement,
00:43:37mais vous n'avez rien
00:43:37à faire là.
00:43:38Et il n'y aura pas
00:43:39de rupture,
00:43:40la seule rupture
00:43:41que M. Lecornu va faire,
00:43:42c'est une rupture
00:43:43avec les Français.
00:43:45C'est aussi simple
00:43:45que ça.
00:43:50J'ai vu,
00:43:50il y a un truc bien
00:43:52que je trouve qu'il a fait,
00:43:52j'essaye d'être positif,
00:43:53c'est qu'il a dit
00:43:54qu'avant de nous rencontrer,
00:43:55nous,
00:43:55il a d'abord rencontré
00:43:56Retailleau, Sarkozy,
00:43:57tout ça,
00:43:58vraiment,
00:43:58c'est de bonne augure,
00:43:59mais il a dit
00:43:59avant de rencontrer
00:44:00l'opposition politique,
00:44:01je vais rencontrer
00:44:01les syndicats
00:44:03et je me suis dit
00:44:03ça, c'est positif.
00:44:04Et j'ai vu
00:44:05Marie-Élise Léon
00:44:06de la CFDT
00:44:06sortir en disant
00:44:08il a renforcé
00:44:08ma détermination
00:44:09à manifester le 18.
00:44:13Donc le truc est écrit.
00:44:17Donc il ne vaut
00:44:18convaincre personne,
00:44:19il gagne du temps
00:44:20et c'est leur jeu
00:44:21depuis le départ.
00:44:22M. Macron,
00:44:23depuis le départ,
00:44:24est dans une stratégie
00:44:24d'obstruction
00:44:25avec des arguments
00:44:26mais inacceptables.
00:44:28Il a commencé
00:44:28par nous expliquer
00:44:29quand même
00:44:29qu'il ne pouvait pas
00:44:30nommer l'année dernière
00:44:30parce qu'il y avait
00:44:31les Jeux Olympiques
00:44:32mais enfin,
00:44:33il savait quand même
00:44:33qu'il y avait les Jeux Olympiques
00:44:34si tu sais que tu ne peux pas
00:44:35nommer de Premier ministre,
00:44:36tu ne fais pas de dissolution.
00:44:38Et à chaque fois,
00:44:39comme ça,
00:44:39il nous a trouvé des arguments.
00:44:41Voilà,
00:44:41il gagne du temps
00:44:42mais ça ne marchera pas.
00:44:44Ça ne marchera pas
00:44:44plus cette fois-ci
00:44:45que la fois d'avant.
00:44:46Et la réalité,
00:44:48c'est que ce qu'ils veulent faire,
00:44:49c'est qu'ils veulent qu'on ait peur.
00:44:51C'est ça qu'ils veulent.
00:44:52Moi, ce que j'ai vu
00:44:52beaucoup dans ce que Bayrou faisait,
00:44:54c'est discussion au coin du feu,
00:44:55la version Madness France.
00:44:57Sauf que lui,
00:44:58c'était au coin du feu.
00:44:59Son feu,
00:44:59ce n'était pas du feu dans la cheminée,
00:45:01c'était les forêts
00:45:01qui brûlent dans l'Aude,
00:45:02l'équivalent de toute l'île d'Oléron
00:45:04qui disparaît en 48 heures.
00:45:05Et lui,
00:45:06qui est content,
00:45:07qui a fait ses 43 reculs environnementaux
00:45:09depuis le début de l'année
00:45:09et qui ne change rien.
00:45:11C'est ça,
00:45:12les discussions au coin du feu
00:45:13de M. Bayrou.
00:45:14Et pendant qu'il faisait ça,
00:45:15en fait,
00:45:17il voulait nous faire peur
00:45:17dans la dette,
00:45:18la dette,
00:45:18la dette.
00:45:19Bon,
00:45:19la dette,
00:45:20cher François Ruffin,
00:45:21c'est comme les chasseurs.
00:45:22Il y a les bons
00:45:23et il y a les mauvais.
00:45:24Et bien,
00:45:24la dette,
00:45:24c'est pareil.
00:45:25Il y a peut-être de la bonne dette.
00:45:27Nous,
00:45:27on défend qu'il y a de la bonne dette.
00:45:28On veut investir
00:45:29dans la transition écologiste.
00:45:31On veut investir
00:45:31dans les services publics.
00:45:32Eux,
00:45:33ils font 1000 milliards de dettes.
00:45:34N'oubliez jamais ce chiffre.
00:45:36Parce que c'est les gens
00:45:37qui nous disent
00:45:37« Oui,
00:45:38nous,
00:45:38on est des Mozart de la finance,
00:45:40nanana,
00:45:40le cercle de la raison,
00:45:42on a une présomption de crédibilité.
00:45:44Quoi qu'on fasse,
00:45:44c'est très intelligent.
00:45:45Et si vous trouvez
00:45:46que ce n'est pas intelligent,
00:45:46c'est que vous n'avez rien compris
00:45:47parce que vous êtes moins que nous. »
00:45:48Enfin,
00:45:49on a vu ce film.
00:45:50Mais ils font 1000 milliards de dettes
00:45:53en commettant le double exploit
00:45:55de ne pas investir
00:45:56pour les générations futures
00:45:57en préparant l'avenir.
00:45:59Ce que même les cercles économistes
00:46:00disent
00:46:00« Un degré de changement climatique
00:46:03en plus au niveau mondial,
00:46:05c'est 12% de PIB mondial en moins. »
00:46:07Moi,
00:46:07je ne me réveille pas tous les matins
00:46:08en pensant au PIB.
00:46:09Mais comme eux,
00:46:10c'est leur objectif
00:46:11phare dans la vie,
00:46:12qu'ils se remettent en question.
00:46:13Donc non seulement
00:46:14ils ne préparent pas l'avenir,
00:46:15les services publics,
00:46:16la transition,
00:46:16mais en plus,
00:46:17ils ont creusé les inégalités
00:46:18comme jamais dans ce pays.
00:46:20Rappelez-vous de deux chiffres
00:46:21et répétez-les à tout le monde.
00:46:22Depuis que M. Macron est président,
00:46:24les 500 plus grosses fortunes
00:46:25de ce pays,
00:46:26on veut leur fortune
00:46:28multipliée par deux.
00:46:30Alors,
00:46:31si la fortune de tout le monde
00:46:33avait été multipliée par deux
00:46:34dans le pays
00:46:35et qu'on décidait
00:46:35qu'il n'y a pas de limite planétaire,
00:46:37pourquoi pas ?
00:46:37Sauf que dans le même temps,
00:46:39il n'y a jamais eu
00:46:40autant de pauvres dans ce pays
00:46:41depuis 30 ans,
00:46:42que chaque jour,
00:46:43il y a plus de pauvres
00:46:43et que chaque jour,
00:46:44ils sont un peu plus pauvres.
00:46:45Il y a aujourd'hui
00:46:469,8 millions de pauvres en France.
00:46:49Un record depuis 30 ans.
00:46:50Et ce n'est pas juste
00:46:51des statistiques,
00:46:52ce n'est pas juste
00:46:52des lignes dans des sondages
00:46:53ou des lignes dans le budget.
00:46:55Ce sont des vies humaines.
00:46:56C'est 49% des Français
00:46:58qui ont dû renoncer
00:46:59à des vacances cet été
00:47:00pour raisons financières.
00:47:01C'est 39% des Français
00:47:02qui n'arrivent pas à se chauffer
00:47:04et qui ont des difficultés
00:47:05pour payer les factures.
00:47:07Pendant ce temps-là,
00:47:07eux, ils suppriment des budgets
00:47:08pour l'innovation des logements.
00:47:10C'est 57% des Français
00:47:12qui, dans son entourage proche,
00:47:14connaissent au moins
00:47:14une personne pauvre.
00:47:16Et c'est 42% des Français
00:47:17qui gagnent le SMIC
00:47:18ou moins qui déclarent se priver
00:47:20d'au moins un repas par jour
00:47:22pour des raisons financières.
00:47:23C'est ça, la réalité.
00:47:24C'est concret.
00:47:26Alors,
00:47:31juste pour finir
00:47:31sur ce qu'on était en train
00:47:32de se dire,
00:47:34il y a un moment
00:47:35où on sait que
00:47:35pour mettre en place
00:47:36des politiques libérales,
00:47:37il faut faire peur aux gens.
00:47:38C'est ce que Naomi Klein
00:47:39raconte très très bien
00:47:40dans la stratégie du chaos,
00:47:41dans la stratégie du choc.
00:47:42Elle dit que démocratiquement,
00:47:44les gens disent
00:47:44« Ah ben, prenez des jours fériés,
00:47:46prenez sur les services publics
00:47:48et laissez faire la libération. »
00:47:50Personne ne vote ça.
00:47:51Ce n'est pas vrai.
00:47:52Et donc, la seule manière
00:47:53de le faire,
00:47:53c'est de provoquer un choc,
00:47:55une sidération,
00:47:55de la stupeur et de la peur.
00:47:57C'est ça qu'ils essayent de faire.
00:47:58Mais je pense qu'ici,
00:47:59nous ne sommes pas dupes
00:48:00et que nous allons continuer
00:48:01de le dire.
00:48:02Mais juste,
00:48:03sachez aussi,
00:48:04il y a toujours en tête
00:48:05ce que Johan Chapouto
00:48:06a écrit dans le livre
00:48:07qui s'appelle
00:48:07« Les irresponsables »
00:48:08et qui racontent comment
00:48:09dans les années 30,
00:48:10les cercles et les élites
00:48:12économiques, journalistiques,
00:48:13politiques,
00:48:14pas toutes,
00:48:14mais en grand nombre,
00:48:16se sont dit
00:48:16qu'ils avaient peut-être
00:48:17moins peur de la droite
00:48:18et de l'extrême droite
00:48:19que des avancées sociales
00:48:20que pourrait permettre la gauche.
00:48:22C'était en France
00:48:22le plus tôt Hitler
00:48:23que le Front populaire.
00:48:25Et on peut se dire
00:48:25que c'est loin,
00:48:26mais l'histoire finit
00:48:27toujours par se répéter.
00:48:28Sur un plateau d'LCI
00:48:29lundi soir,
00:48:30j'ai entendu quelqu'un du Figaro
00:48:31répondre à la question
00:48:32« Ferez-vous encore
00:48:33le Front républicain ? »
00:48:34Il a répondu « Oui »
00:48:35contre l'extrême gauche.
00:48:37Et donc c'est ça
00:48:38qui se prépare.
00:48:38Et je vous dis,
00:48:40chaque jour qui nous sépare
00:48:41et chaque heure de chaque journée
00:48:42qui nous sépare
00:48:43de ce péril
00:48:44qui se prépare pour 2027
00:48:45ou quelle que soit
00:48:46l'élection qu'on aura avant,
00:48:47on doit la passer.
00:48:48Je vous ai parlé
00:48:49de la biodiversité,
00:48:49je vais maintenant vous parler
00:48:51d'efficacité énergétique.
00:48:52On doit mettre chaque heure
00:48:54que l'on a à militer
00:48:54dans cette convergence
00:48:56et dans la victoire,
00:48:57pas faire le jeu
00:48:57des 7 différences,
00:48:58pas compter les points,
00:49:00pas cher Adrien,
00:49:01j'ai vu ton petit post Twitter
00:49:02qui disait
00:49:02« Marine, tu as liké ça,
00:49:03explique-toi,
00:49:04on veut comprendre. »
00:49:05Je ne m'expliquerai pas
00:49:06sur ce que je l'ai
00:49:06et ce que je suis.
00:49:07J'en ai marre.
00:49:08On est dans le combat.
00:49:09On arrache les victoires
00:49:10et on se concentre
00:49:11sur l'essentiel.
00:49:12Alors,
00:49:15sur la dette,
00:49:17Marine Condelier
00:49:18vient de le dire,
00:49:19elle est évidemment agitée
00:49:21par François Bayrou
00:49:22et tous ses prédécesseurs
00:49:24pour faire peur
00:49:25et pour justifier
00:49:26la case sociale
00:49:27qui était orchestrée
00:49:28dans le budget
00:49:29qui nous avait été présenté
00:49:30en juillet.
00:49:34mais Olivier Faure
00:49:35disait
00:49:36que c'est quand même
00:49:36une vraie question.
00:49:37C'est quand même
00:49:38une vraie question.
00:49:39Est-ce que vous partagez
00:49:40ce point de vue-là,
00:49:42Stéphane Peux ?
00:49:43Et si c'est une vraie question,
00:49:46du coup,
00:49:46comment on fait
00:49:47pour que ce soit compatible
00:49:48avec autre chose
00:49:50que cette case sociale
00:49:51que nous promet
00:49:52la Macronie ?
00:49:53Oui, bien sûr
00:49:55que la dette,
00:49:55c'est un sujet.
00:49:57Personne,
00:49:58et je crois personne ici
00:49:59autour de la table,
00:50:00dira le contraire.
00:50:01Mais j'ai envie de dire
00:50:03d'abord,
00:50:03un,
00:50:03il y a dette et dette.
00:50:04La dette,
00:50:05ça peut être vertueux.
00:50:07La dette,
00:50:07ça peut être
00:50:08pour construire des écoles,
00:50:09pour mieux armer
00:50:10notre éducation,
00:50:13pour construire des hôpitaux,
00:50:14pour réindustrialiser la France,
00:50:17pour faire la transition écologique.
00:50:19La dette,
00:50:20dans une politique publique,
00:50:21c'est quelque chose
00:50:22qui peut être vertueux.
00:50:23Personne ne pose la question,
00:50:25non plus,
00:50:26avec cette tonalité alarmiste
00:50:29qui a été celle de François Béroux,
00:50:30de pourquoi la dette en France
00:50:32est aussi tributaire
00:50:34des marchés financiers.
00:50:36Pourquoi une telle proportion
00:50:37de la dette
00:50:38est détenue
00:50:39par des fonds étrangers
00:50:40qui ont des taux d'intérêt élevés ?
00:50:45Moi, je vais prendre un exemple
00:50:46que j'aime bien citer,
00:50:48mais qui peut,
00:50:49que je cite souvent,
00:50:50et qui peut peut-être
00:50:51mieux expliquer
00:50:52ce que je vais dire
00:50:52sur la dette.
00:50:54En 1900,
00:50:56quand on construit
00:50:57la ligne 1
00:50:58du métro parisien,
00:51:00la RATP
00:51:01emprunte sur 80 ans
00:51:02auprès de la Caisse des dépôts.
00:51:04En 1980,
00:51:06la RATP
00:51:06a remboursé
00:51:07sa dernière mensualité
00:51:08d'emprunt
00:51:09pour la construction
00:51:10de la ligne 1
00:51:11et ainsi de suite.
00:51:12Aujourd'hui,
00:51:13on construit
00:51:13un grand métro
00:51:14autour de Paris
00:51:15avec 68 gares
00:51:17et la société publique
00:51:19qui construit ce métro
00:51:19elle emprunte
00:51:20sur 20 ans
00:51:21au marché financier
00:51:23détenu par des étrangers
00:51:25avec des taux d'intérêt
00:51:26exorbitants.
00:51:27Quelle est la logique
00:51:28où aujourd'hui,
00:51:30même pour des infrastructures
00:51:32qui sont amenées
00:51:33à durer des décennies,
00:51:35on applique
00:51:35le court-termisme financier
00:51:37au profit
00:51:38des emprunteurs,
00:51:40des créditeurs étrangers ?
00:51:41Il n'y a aucune logique.
00:51:43Donc il faut aussi,
00:51:44derrière le débat
00:51:45sur la dette,
00:51:47il faut aussi que,
00:51:48là aussi,
00:51:48il y a une question
00:51:49de souveraineté,
00:51:50il faut se réapproprier
00:51:51la dette,
00:51:52il faut se désintoxiquer
00:51:54d'une dette
00:51:54aux mains des marchés financiers
00:51:56et notamment
00:51:57des marchés étrangers
00:51:58et qu'on la réapproprie
00:52:01pour construire
00:52:02l'avenir de ce pays.
00:52:03Je fais cette parenthèse
00:52:05sur la dette.
00:52:05Donc,
00:52:05l'alarmisme
00:52:07de François Béroud,
00:52:08il essaye de faire peur
00:52:10avec une dette
00:52:11qu'il a lui-même creusée,
00:52:12lui ou ses prédécesseurs,
00:52:14parce que François Béroud,
00:52:15c'est,
00:52:16à contrario de Barnier,
00:52:18Borne,
00:52:19Castex
00:52:19ou même
00:52:20Édouard Philippe.
00:52:22Béroud,
00:52:22c'est pas n'importe quoi
00:52:23dans la Macronie.
00:52:25Béroud,
00:52:25c'est lui,
00:52:26en 2017,
00:52:27qui a été l'artisan
00:52:28de la victoire
00:52:29d'Emmanuel Macron.
00:52:30C'est son tuteur politique,
00:52:32c'est son parrain politique.
00:52:34Et donc,
00:52:35quand François Béroud
00:52:36chute,
00:52:37c'est
00:52:39un mur porteur
00:52:40de la Macronie
00:52:41qui chute,
00:52:42à la fois
00:52:42sur le plan politique,
00:52:44mais aussi
00:52:44sur le plan idéologique.
00:52:47Alors,
00:52:47moi,
00:52:47je voudrais
00:52:49surtout,
00:52:49et je pense que
00:52:50les Français,
00:52:51dans leur immense majorité,
00:52:53n'ont pas marché
00:52:54dans cette bataille
00:52:56idéologique
00:52:56autour de la dette
00:52:58qui visait
00:52:58à les culpabiliser.
00:52:59Parce que,
00:53:00qu'est-ce qu'a dit
00:53:01François Béroud
00:53:01sur la dette ?
00:53:02La dette,
00:53:03c'est pas nous,
00:53:03c'est vous.
00:53:04La dette,
00:53:04c'est les malades
00:53:06qui seraient des profiteurs,
00:53:07c'est les retraités
00:53:08qui seraient des nantis,
00:53:10c'est les gens
00:53:10qui vivent au minima sociaux
00:53:11qui seraient des assistés,
00:53:13c'est les chômeurs
00:53:14qui seraient des profiteurs,
00:53:15etc.,
00:53:16etc.
00:53:17Il a pris tout en revue.
00:53:18Tous les Français
00:53:19qui travaillent,
00:53:20qui souffrent
00:53:21ou qui ont travaillé
00:53:22toute leur vie
00:53:23pour les culpabiliser
00:53:24sur la dette,
00:53:25et bien ça n'a pas fonctionné.
00:53:26Les Français ne sont pas dupes.
00:53:28Et demain,
00:53:30demain,
00:53:31s'il faut,
00:53:32le 18 septembre,
00:53:33les Français savent
00:53:34qu'il y a une alternative
00:53:36à cette politique.
00:53:37Olivier le disait,
00:53:38moi j'ai conclu mon discours
00:53:39lundi
00:53:39à l'Assemblée nationale
00:53:41de cette manière,
00:53:42j'ai dit à François Béroux,
00:53:43ni Thatcher hier,
00:53:45ni vous aujourd'hui
00:53:46ne pouvez dire
00:53:47qu'il n'y a qu'une politique possible.
00:53:49Oui,
00:53:50il y a une alternative.
00:53:51Oui,
00:53:51on peut faire autrement,
00:53:52y compris avec la dette.
00:53:54Nous pouvons faire autrement
00:53:55et réinvestir
00:53:56pour ce pays.
00:53:57Voilà ce que je voulais dire
00:53:59et comme j'ai commencé
00:54:00tout à l'heure
00:54:00par une petite
00:54:04incursion historique,
00:54:05je vais continuer
00:54:06mon idée.
00:54:08Très,
00:54:08très rapidement.
00:54:09moi ce qui me frappe
00:54:10et il se trouve
00:54:11que j'ai une semaine
00:54:13avant qu'il chute,
00:54:14Béroux,
00:54:14on était dans son bureau
00:54:15avec Fabien Ressel
00:54:16et qu'on a pu avoir
00:54:17une discussion.
00:54:18Ce qui me frappe,
00:54:19c'est que les raisons,
00:54:20et je continue
00:54:20sur ma menace
00:54:22qui pèse
00:54:23de l'union des droites
00:54:24et de l'extrême droite
00:54:25et de leur arrivée
00:54:26au pouvoir.
00:54:27Quand,
00:54:28en 1945,
00:54:29puisque dans quelques jours
00:54:30on va fêter
00:54:30les 80 ans
00:54:31de la sécurité sociale,
00:54:33quand,
00:54:33en 1945,
00:54:38ceux qui ont combattu
00:54:39contre l'occupation allemande
00:54:42se sont réunis
00:54:44pour bâtir
00:54:45le programme
00:54:45des jours heureux,
00:54:46le programme
00:54:47du Conseil national
00:54:48de la résistance
00:54:49avec les nationalisations,
00:54:50la sécurité sociale,
00:54:52le statut
00:54:52de la fonction publique
00:54:53et bien d'autres choses encore.
00:54:55Ils l'ont fait
00:54:55pas seulement
00:54:56parce qu'ils avaient
00:54:56fraternisé dans les maquis,
00:54:58ils l'ont fait
00:54:59parce qu'ils avaient
00:55:00analysé les raisons
00:55:02pour lesquelles on en était
00:55:03arrivés là.
00:55:03Ils ont analysé
00:55:05la crise de 1929
00:55:06et la crise des années 30
00:55:07et la désespérance sociale
00:55:09qui a perpétué
00:55:10les politiques d'austérité
00:55:11et comment cette désespérance sociale
00:55:13elle s'est traduit
00:55:14par la victoire
00:55:15dans les urnes
00:55:16en Italie,
00:55:17en Allemagne
00:55:18et dans d'autres pays
00:55:18de l'extrême droite
00:55:19et du fascisme.
00:55:21Et donc,
00:55:21quand ces gens-là,
00:55:22au sortir de la guerre
00:55:23en 1945,
00:55:24ils se mettent d'accord
00:55:25sur le programme
00:55:25du Conseil national
00:55:26de la résistance,
00:55:27c'est parce qu'ils considèrent
00:55:29que par un contrat social
00:55:31qui réunit
00:55:31l'ensemble des Français
00:55:32par plus de justice sociale,
00:55:35non seulement
00:55:36on va se prémunir
00:55:37d'un retour du fascisme
00:55:38et par là-même
00:55:39se prémunir
00:55:40d'un retour de la guerre.
00:55:41Voilà pourquoi
00:55:42ils ont fait ça
00:55:43dans l'histoire
00:55:44et voilà pourquoi
00:55:45nous,
00:55:46en ce moment,
00:55:47il faut qu'on soit
00:55:47à la hauteur
00:55:48de cette espérance
00:55:49et de cette histoire
00:55:50et ne jamais l'oublier.
00:55:58François Ruffin,
00:55:59plutôt que de dépenses,
00:55:59il y a aussi la question
00:56:00des recettes
00:56:02et on va parler d'impôts.
00:56:03Je ne sais plus
00:56:03qui disait
00:56:04quand je paie mes impôts,
00:56:05j'achète la civilisation,
00:56:06mais au sujet
00:56:07de cette bataille
00:56:07des impôts
00:56:08qui se joue
00:56:08au sujet
00:56:09des recettes fiscales
00:56:10que Macron a sabrées
00:56:11tout au long
00:56:11de son quinquennat
00:56:12et qu'il ne veut
00:56:12surtout pas augmenter
00:56:13et d'ailleurs
00:56:14la question fiscale,
00:56:15c'est une des raisons
00:56:15pour lesquelles
00:56:15il ne veut pas
00:56:16de la gauche au pouvoir.
00:56:17On parle de plus en plus
00:56:19de la taxe Zuckman
00:56:20qui est devenue
00:56:21même un symbole
00:56:22d'une taxation
00:56:23des super riches,
00:56:24une mesure qui concrètement
00:56:25serait une mesure utile.
00:56:27Est-ce que cette taxe
00:56:27si elle a été votée demain,
00:56:29elle serait selon vous
00:56:30suffisante
00:56:30ou est-ce que ce serait
00:56:31le premier acte
00:56:32d'une série de réformes
00:56:33pour une véritable justice fiscale ?
00:56:35Il nous faut
00:56:36une révolution fiscale.
00:56:38La révolution française
00:56:40est née d'une crise fiscale
00:56:42et ça a été à l'époque
00:56:43de faire payer
00:56:45les privilégiés,
00:56:46le clergé,
00:56:47et l'aristocratie
00:56:48qui est échappée à l'impôt.
00:56:50Nous avons aujourd'hui
00:56:51des nouveaux seigneurs.
00:56:53Nous avons aujourd'hui
00:56:54des nouveaux seigneurs.
00:56:55Ce sont les seigneurs
00:56:56du numérique,
00:56:56ce sont les seigneurs
00:56:57de l'informatique,
00:56:58ce sont les seigneurs
00:56:59du sous-sol,
00:57:00ce sont les seigneurs
00:57:01de l'aérien.
00:57:02Nous avons des nouveaux seigneurs.
00:57:04Il faut qu'ils passent
00:57:05à la caisse.
00:57:06C'est simple.
00:57:08Vous savez,
00:57:10la dette
00:57:10dont parlait Stéphane
00:57:12et dont vous avez parlé,
00:57:14c'est une dette
00:57:15qui a été creusée
00:57:17à la pelleteuse,
00:57:19qui a été faite
00:57:21de manière volontaire,
00:57:24consciente,
00:57:25obstinée,
00:57:26entêtée.
00:57:27Quand on a,
00:57:28dès 2017,
00:57:30dès l'arrivée
00:57:30d'Emmanuel Macron au pouvoir,
00:57:32la suppression
00:57:33de l'impôt sur la fortune,
00:57:34la flat tax,
00:57:35l'exit tax,
00:57:37qu'ensuite,
00:57:37on va avoir
00:57:38le coûte que coûte
00:57:39de la crise Covid
00:57:40et qu'on en sort
00:57:41et qu'on vient encore
00:57:42supprimer la contribution
00:57:44sur la valeur ajoutée
00:57:45des entreprises
00:57:46et baisser l'impôt
00:57:47sur les sociétés,
00:57:49il y a une volonté,
00:57:50c'est une volonté
00:57:51obstinée
00:57:52de creuser les caisses,
00:57:53de creuser
00:57:54la dette du pays
00:57:55à la pelleteuse.
00:57:56J'accuse,
00:57:57j'accuse,
00:57:58j'accuse
00:57:59Emmanuel Macron
00:58:00de l'avoir fait exprès.
00:58:02J'accuse
00:58:02le président de la République
00:58:03à toutes les étapes
00:58:05d'avoir voulu
00:58:06creuser
00:58:07la dette
00:58:07dans notre pays
00:58:08pour installer
00:58:09ce que Marine a appelé
00:58:11la stratégie du choc.
00:58:13Et quand même,
00:58:14c'est non seulement
00:58:15des suppressions d'impôts,
00:58:16mais de l'autre côté,
00:58:17combien de cadeaux ?
00:58:18Combien de cadeaux fiscaux ?
00:58:21211 milliards d'euros.
00:58:23C'est le rapport GAY
00:58:25qui a été rendu au Sénat,
00:58:30qui a été voté
00:58:32par tous les sénateurs,
00:58:35qu'on ne dise pas
00:58:35que là-dessus,
00:58:36il n'y a pas
00:58:37de marge de manœuvre.
00:58:39De manière générale,
00:58:41on a en haut
00:58:42une France
00:58:43qui se gave,
00:58:44qui se gave
00:58:45depuis des années.
00:58:46Vous savez,
00:58:46moi,
00:58:47je me balade
00:58:47depuis des lustres
00:58:49avec le cassement
00:58:49des 500 fortunes,
00:58:50je l'ai encore là,
00:58:52toujours,
00:58:52parce que
00:58:52c'est notre Bible.
00:58:55Une revue marxiste.
00:58:59Multiplication
00:58:59par 14
00:59:00en 30 ans
00:59:01du patrimoine
00:59:02des 500 fortunes,
00:59:03pendant que le salaire minimum,
00:59:05lui n'a pas doublé.
00:59:07La part des 500 fortunes
00:59:09qui est passée
00:59:09de 6% du PIB,
00:59:1120% à l'arrivée
00:59:12d'Emmanuel Macron
00:59:13au pouvoir,
00:59:14plus de 40%
00:59:16aujourd'hui.
00:59:19C'est une France
00:59:20qui se gave.
00:59:22La France des Arnault,
00:59:23la France des Pinault,
00:59:24la France des Dassault.
00:59:26Et je ne mets pas
00:59:27tous les millionnaires,
00:59:29start-upeurs,
00:59:30entrepreneurs
00:59:30dans le même sac.
00:59:31Vous savez,
00:59:32quand on a un Marc Bati
00:59:33qui vient à l'Assemblée nationale,
00:59:35lui qui a réussi,
00:59:36et qui,
00:59:37avec 115 de ses collègues,
00:59:40signe en une des échos
00:59:41une tribune
00:59:42pour dire
00:59:42« Nous voulons être taxés.
00:59:44Nous voulons être taxés
00:59:46sur nos héritages.
00:59:47Nous voulons être taxés
00:59:48sur nos patrimoines. »
00:59:51Ça signifie que
00:59:52dans notre pays,
00:59:53il y a y compris
00:59:54les riches
00:59:54qui savent
00:59:55ce que c'est la patrie.
00:59:56Et il y a y compris
00:59:58les riches
00:59:58qui ne nagent pas
00:59:59dans les eaux froides
01:00:00des calculs égoïstes.
01:00:01Ce qu'on demande aux autres,
01:00:03c'est simplement
01:00:03de faire patrie,
01:00:05de faire nation ensemble,
01:00:07de payer
01:00:07leur part
01:00:09de ces impôts-là.
01:00:10On a une France
01:00:10qui se gave
01:00:11et ce qu'on voit
01:00:12tous les jours,
01:00:13c'est quoi ?
01:00:14C'est une France
01:00:15qui se rationne.
01:00:16C'est une France
01:00:17qui se rationne
01:00:17parce que
01:00:18c'est une infirmière
01:00:19qui ne va pas pouvoir
01:00:20payer de poneys
01:00:21à sa fille
01:00:21à la rentrée.
01:00:23C'est une France
01:00:24qui se rationne
01:00:24parce que c'est
01:00:25un aboueur
01:00:25qui le 5 du mois
01:00:27reçoit un SMS
01:00:28du crédit agricole
01:00:30pour lui dire
01:00:31qu'il va devoir
01:00:31payer les agios.
01:00:33C'est une France
01:00:34qui se rationne
01:00:35qu'on rationne
01:00:36sur les AESH
01:00:38et sa compagnante
01:00:38dans une situation
01:00:39de handicap
01:00:40dans nos écoles.
01:00:43Où on leur dit
01:00:44qu'il va falloir
01:00:44qu'elles suivent
01:00:452, 3, 4, 5, 7 gamins.
01:00:48C'est une France
01:00:48qu'on rationne
01:00:49sur nos enseignants
01:00:50où on nous dit
01:00:5022 enfants
01:00:521,7 par classe
01:00:53ça passe.
01:00:54Pour nous,
01:00:56pour nos besoins,
01:00:57on compte
01:00:58le chiffre
01:00:59après la virgule.
01:01:00Pour eux,
01:01:01on n'arrive plus
01:01:02à compter
01:01:03le nombre de zéros
01:01:04à leur fortune.
01:01:05Donc il est très clair
01:01:06qu'il faut simplement
01:01:08qu'on rétablisse
01:01:10la balance
01:01:10entre le capital
01:01:12et le travail.
01:01:13Et ça,
01:01:13je veux dire
01:01:14que ça se fait
01:01:15dans les urnes.
01:01:17oui,
01:01:17il nous faut gagner.
01:01:18Et pour ça,
01:01:19il ne faut pas
01:01:19qu'on soit
01:01:20les irresponsables.
01:01:21Il faut construire
01:01:22le front le plus large
01:01:23et dire que cette bataille,
01:01:24une bataille de l'opinion,
01:01:26nous l'avons gagnée
01:01:27et nous l'avons gagnée
01:01:28ensemble.
01:01:28Nous l'avons gagnée
01:01:29avec des intellectuels.
01:01:31Zuckman,
01:01:32Camille Landet,
01:01:33Thomas Piketty.
01:01:34Nous l'avons gagnée
01:01:35avec les syndicats
01:01:37qui ont martelé ça.
01:01:38Nous l'avons gagnée
01:01:39parce que la gauche unie
01:01:40a bataillé
01:01:41sur cette question-là.
01:01:42Nous avons gagnée
01:01:43la bataille de l'hégémonie
01:01:44là-dessus
01:01:44qui fait que 80% des Français
01:01:46sont d'accord avec nous.
01:01:4880% des Français
01:01:50disent,
01:01:50comme vous,
01:01:51est-ce que vous voulez
01:01:52le retour d'un impôt
01:01:53de solidarité
01:01:54sur la fortune ?
01:01:55Oui.
01:01:56Est-ce que vous voulez
01:01:57que les super profits
01:01:58soient taxés ?
01:01:59Oui.
01:02:00Est-ce que vous voulez
01:02:01qu'on impose
01:02:02les dividendes ?
01:02:03Oui.
01:02:04Et pendant ce temps-là,
01:02:05je vous dis,
01:02:06c'est une chance
01:02:06qu'on a une chance possible.
01:02:08Certes,
01:02:09c'est bref,
01:02:10c'est un chemin étroit
01:02:11et je vous dis,
01:02:12depuis mon front de la Somme,
01:02:13je vois combien il va être compliqué.
01:02:15Mais on est sur la crise fiscale.
01:02:18Et la crise fiscale
01:02:19a cette question-là.
01:02:21Que répond
01:02:22le Rassemblement national ?
01:02:23Que répond-il
01:02:24main dans la main
01:02:25aujourd'hui
01:02:26avec la Macronie ?
01:02:27Est-ce que le Rassemblement national
01:02:28veut le retour
01:02:29d'un impôt de solidarité
01:02:30sur la fortune ?
01:02:31Non.
01:02:32Est-ce que le Rassemblement national
01:02:33veut qu'on taxe
01:02:34les dividendes ?
01:02:35Non.
01:02:36Est-ce que le Rassemblement national
01:02:37veut qu'on taxe
01:02:38les super profits ?
01:02:39Non.
01:02:39Et bien voilà,
01:02:40voilà.
01:02:41Là,
01:02:42on arrive à reconstituer
01:02:43une lutte,
01:02:44quand on est à la fête de l'humain,
01:02:46une lutte tout simplement
01:02:47qui est la lutte des classes
01:02:48et qu'on doit opposer,
01:02:49oui,
01:02:49la France d'en haut
01:02:50qui en veut toujours plus
01:02:51et qui se gave
01:02:52à la France d'en bas.
01:02:55Alors,
01:02:57Adrien Clouet,
01:02:59le mot d'ordre des insoumis
01:03:00est de s'en tenir
01:03:02au programme du NFT.
01:03:05Malgré ça,
01:03:05l'année dernière,
01:03:06je ne sais plus
01:03:07qui l'évoquait tout à l'heure,
01:03:08mais une bataille
01:03:10menée d'ailleurs aussi
01:03:11par Éric Coquerel,
01:03:12président de la commission
01:03:13des finances
01:03:14à l'Assemblée,
01:03:15a permis à la gauche
01:03:16de faire adopter
01:03:18un budget
01:03:19beaucoup plus intéressant
01:03:20que celui
01:03:20qui était initialement proposé.
01:03:22C'est pas dur.
01:03:24Du coup,
01:03:25quelle sera
01:03:25votre boussole
01:03:27dans cette prochaine
01:03:28bataille budgétaire ?
01:03:29D'abord,
01:03:30de rappeler
01:03:31qu'il n'y a aucune fatalité
01:03:32à ce qu'il y ait
01:03:33un budget libéral
01:03:34qui arrive
01:03:34dans quelques semaines
01:03:35puisque,
01:03:36je le rappelle à nouveau,
01:03:38la majorité
01:03:39des députés de gauche
01:03:39ont signé
01:03:40la motion de destitution
01:03:42d'Emmanuel Macron
01:03:42et que s'il part,
01:03:43eh bien,
01:03:44ses budgets partent
01:03:44avec lui,
01:03:45premièrement.
01:03:47Deuxièmement,
01:03:48que veut-on faire ?
01:03:49Eh bien,
01:03:50mener la bataille budgétaire
01:03:51sur nos bases
01:03:52idéologiques et politiques
01:03:55proposées
01:03:56systématiquement
01:03:57par voie d'amendement
01:03:58et surtout
01:03:58avec l'aide
01:03:59de la mobilisation populaire
01:04:00dans la rue,
01:04:01les syndicats,
01:04:02les associations,
01:04:03l'ensemble du programme
01:04:05du Nouveau Front Populaire
01:04:06pour,
01:04:07par la pression collective,
01:04:08les faire céder
01:04:09point par point.
01:04:10L'année dernière,
01:04:11on y a réussi.
01:04:12On a fait tomber
01:04:13un Premier ministre
01:04:14et il y a eu ensuite,
01:04:16malheureusement,
01:04:16je le déplore,
01:04:17un accord de non-censure
01:04:18qui existait en France.
01:04:20Cet accord de non-censure
01:04:22a eu un bilan
01:04:23que je juge
01:04:23catastrophique.
01:04:25Le conclave
01:04:26sur les retraites
01:04:27est le fruit
01:04:29d'un accord
01:04:29de non-censure.
01:04:30La hausse du prix
01:04:31de l'énergie
01:04:32est le fruit
01:04:33d'un accord
01:04:33de non-censure.
01:04:35Les franchises médicales
01:04:36sont le fruit
01:04:37d'un accord
01:04:38de non-censure.
01:04:39Retailleau,
01:04:40Radio Facho,
01:04:40est le fruit
01:04:41d'un accord
01:04:42de non-censure.
01:04:45Le plan
01:04:46à 44 milliards
01:04:47d'euros
01:04:47pris dans vos poches
01:04:48directement
01:04:49est le fruit
01:04:50de cet accord
01:04:51de non-censure.
01:04:52Eh bien moi,
01:04:53je vous dis,
01:04:53il y a un accord
01:04:54à avoir à gauche,
01:04:55c'est un accord
01:04:55de censure.
01:05:04Car avec
01:05:05les 75 milliards
01:05:06d'euros
01:05:07que nous avons votés
01:05:08toutes et tous ensemble
01:05:09l'année dernière,
01:05:10que nous avons récupérés,
01:05:11nous pouvions rouvrir
01:05:12les lits d'hôpitaux
01:05:13qui ont fermé
01:05:14depuis 5 ans.
01:05:15Nous pouvions dédoubler
01:05:16les classes partout
01:05:17où elles sont surchargées.
01:05:19Nous pouvions assurer
01:05:20la revalorisation
01:05:21des minimas sociaux.
01:05:23Nous pouvions abroger
01:05:24la réforme des retraites
01:05:26enfin.
01:05:34Mais pour cela,
01:05:35il faut qu'on ait
01:05:35un débat clair
01:05:36et transparent.
01:05:37Pas pour le plaisir
01:05:38de se pouiller
01:05:39ou d'avoir des désaccords,
01:05:40mais pour que tout le monde
01:05:41puisse se positionner.
01:05:42Normalement,
01:05:43ça me semble
01:05:43la moindre des choses
01:05:44de dire ce qui nous unit
01:05:45et aussi ce sur quoi
01:05:46parfois nous ne sommes pas d'accord.
01:05:48Je ne suis pas d'accord
01:05:50avec une partie
01:05:50de la présentation
01:05:51qui a eu lieu
01:05:51sur la dette publique française.
01:05:55La dette publique française
01:05:57n'est pas l'étape précédant
01:05:59l'apocalypse
01:06:00et les pluies de criquets.
01:06:01Non.
01:06:02La charge d'intérêt
01:06:03de la dette aujourd'hui
01:06:04est plus faible
01:06:05que dans les années 1990.
01:06:07Pourtant,
01:06:08c'est aujourd'hui
01:06:08qu'on en fait tout un plat.
01:06:09L'année dernière,
01:06:11les taux d'intérêt
01:06:12sur la dette
01:06:13étaient à 1,9%
01:06:14alors que l'inflation
01:06:15était à 2%.
01:06:16On a gagné 14 milliards
01:06:17dans le remboursement
01:06:18de la tête
01:06:19avec ce qu'on appelle
01:06:19la taxe inflationniste.
01:06:21Pour les amateurs,
01:06:22je vous renvoie
01:06:22à la note
01:06:23numéro 75,
01:06:24165,
01:06:25note écho de la CGT
01:06:26qui est très claire là-dessus.
01:06:27Elle est un peu plus loin
01:06:28sur un stand.
01:06:30Donc,
01:06:31il n'est pas vrai
01:06:32que nous soyons
01:06:32dans une situation
01:06:34catastrophique
01:06:34prise à la gorge.
01:06:36Les seuls
01:06:36pris à la gorge
01:06:37avec ce volume de dette,
01:06:38ce sont les créanciers
01:06:40qui ont besoin
01:06:40qu'on leur rembourse
01:06:41pour tout simplement
01:06:43se gauberger
01:06:44avec le produit
01:06:45des intérêts
01:06:46et si jamais
01:06:47nous renégocions
01:06:48le remboursement,
01:06:49c'est eux
01:06:50qui sont mal
01:06:50et pas l'inverse.
01:06:51Donc,
01:06:51le rapport de force
01:06:52est entre nos mains.
01:06:54Néanmoins,
01:06:54n'oublions pas
01:06:55que s'il y a
01:06:56cette dette aujourd'hui,
01:06:57c'est parce que
01:06:57depuis 40 ans,
01:06:58on diminue l'imposition
01:06:59sur les plus riches
01:07:00à la fois leur fortune,
01:07:01patrimoine et revenu
01:07:02et que ces mêmes individus
01:07:04auxquels on rend
01:07:05de l'argent par l'impôt
01:07:06ne savent pas quoi en faire.
01:07:07Donc,
01:07:08ils nous le prêtent.
01:07:09Et ils ont gagné
01:07:10au tirage et au grattage.
01:07:11Eh bien,
01:07:12je vous annonce
01:07:12ce que nous allons récupérer
01:07:13au tirage et au grattage.
01:07:24Donc,
01:07:25pour bien comprendre la dette,
01:07:26fermez la presse bourgeoise,
01:07:27ouvrez l'UMA,
01:07:28vous y verrez plus clair.
01:07:29Enfin,
01:07:33enfin,
01:07:35les amis,
01:07:35les camarades,
01:07:37le budget
01:07:39n'est pas
01:07:40qu'une opération comptable
01:07:41pour se faire plaisir.
01:07:41Un budget,
01:07:43c'est l'état
01:07:43des besoins d'une nation.
01:07:46Il y a bien sûr
01:07:47le budget de l'État
01:07:48dont nous devons nous charger.
01:07:49Mais je veux redire ici,
01:07:51en tant que député insoumis,
01:07:52qu'il est inadmissible
01:07:53que le budget
01:07:54de la sécurité sociale
01:07:55se joue au Parlement
01:07:57plutôt que d'être
01:07:57directement entre vos mains,
01:07:59d'assurés sociaux,
01:08:00qui avaient le droit,
01:08:02même le devoir
01:08:03et la prérogative exclusive,
01:08:05d'élire vos représentants
01:08:06à la Sécu,
01:08:07lesquels devraient avoir
01:08:08le pouvoir
01:08:09de décider
01:08:09des taux de cotisation
01:08:10parce que c'est là
01:08:11qu'ils expriment
01:08:12le pouvoir populaire
01:08:13sur la plus-value,
01:08:14sur les besoins
01:08:15et donc sur la collectivisation,
01:08:17disons les mots,
01:08:18d'une partie
01:08:19du monde social
01:08:20aujourd'hui.
01:08:22Et c'est en cela
01:08:23qu'un budget
01:08:24de rupture
01:08:25à gauche
01:08:26est un extincteur
01:08:27à fascisme.
01:08:29Et c'est la raison
01:08:30pour laquelle
01:08:31nous ne lâcherons
01:08:32absolument rien.
01:08:33Pas le moindre centime
01:08:34d'euros
01:08:35qui étaient prévus
01:08:36dans le programme du NFP.
01:08:37Nous n'abandonnerons
01:08:38pas la moindre mesure
01:08:39qui était prévue
01:08:40dans le programme du NFP.
01:08:43Et tu évoquais tout à l'heure
01:08:45un sujet
01:08:46qui est un sujet
01:08:46de discussion entre nous.
01:08:47Tu évoquais le contre-budget
01:08:49du Parti Socialiste.
01:08:51Mais il faut en parler.
01:08:52Il n'y a pas de raison
01:08:53de ne pas en discuter.
01:08:54Pourquoi ai-je des désaccords
01:08:56avec ce contre-budget ?
01:08:57Parlons-en.
01:08:58J'ai des désaccords
01:08:59car je ne suis pas convaincu,
01:09:00je suis même rigoureusement hostile,
01:09:02avec le fait
01:09:03qu'on augmente
01:09:03le pouvoir d'achat
01:09:04de la population
01:09:05en baissant un point de CSG,
01:09:07c'est-à-dire
01:09:08en transférant
01:09:09une partie des sommes
01:09:09qui étaient aujourd'hui
01:09:10dédiées à la Sécurité sociale.
01:09:12Bien sûr,
01:09:12c'est un problème
01:09:13que la CSG finance la Sécu,
01:09:15mais opérer ce type
01:09:16de transfert
01:09:17ne me convient pas
01:09:19et me semble être
01:09:20une ponction
01:09:20de 7 milliards d'euros
01:09:21dans la Sécurité sociale
01:09:22sans remplacement.
01:09:23Deuxièmement,
01:09:24je ne suis pas d'accord
01:09:25avec le fait
01:09:25qu'on laisse tomber
01:09:26le rétablissement de l'ISF
01:09:27ou de l'imposition
01:09:28sur les grandes successions,
01:09:29ces seigneurs
01:09:30du techno-féodalisme
01:09:32ou du féodalisme tout court.
01:09:33Troisièmement,
01:09:34je ne suis pas d'accord
01:09:35pour qu'on suspende
01:09:36provisoirement
01:09:37la réforme des retraites
01:09:38au lieu de l'abroger
01:09:39alors qu'il y a
01:09:39une majorité parlementaire
01:09:41déjà existante
01:09:42à l'Assemblée nationale.
01:09:44Enfin,
01:09:45je ne suis pas d'accord
01:09:47non plus
01:09:47pour qu'on remette en cause
01:09:48des agences de l'État
01:09:50dans une logique
01:09:51qui, jusqu'à présent,
01:09:52est une logique
01:09:53à la tronçonneuse
01:09:54qui n'est pas
01:09:54celle de notre camp social.
01:09:56Non,
01:09:56il n'est pas normal
01:09:57que l'on menace
01:09:58l'Office français
01:09:59de la biodiversité
01:10:00ou l'Agence nationale
01:10:01des conditions de travail
01:10:02dans un contre-budget.
01:10:03Et donc,
01:10:04pour toutes ces raisons,
01:10:05non,
01:10:05ce n'est pas une base
01:10:06de discussion
01:10:07pour un accord
01:10:08de non-censure.
01:10:09C'est une base
01:10:10de capitulation
01:10:11pour un accord
01:10:11de capitulation.
01:10:17Le débat est intéressant
01:10:19et là,
01:10:19si on arrive
01:10:19à la fin
01:10:20du temps imparti,
01:10:21du coup,
01:10:21je vais être obligé
01:10:22de vous demander
01:10:23le mot de la fin,
01:10:24même si chacun pourra
01:10:24répondre, évidemment,
01:10:25aux questions
01:10:25qui lui ont été posées.
01:10:27Et Adrien Clouet,
01:10:28vous avez évoqué
01:10:29le fait que le budget
01:10:30de la sécurité sociale
01:10:31n'est pas dans les mains
01:10:32des assurés sociaux,
01:10:33mais il n'est même plus
01:10:34dans les mains des députés
01:10:35puisqu'il a été écrasé
01:10:36à coup de 49.3
01:10:37et ce qui avait été voté
01:10:39en commission des finances
01:10:40à l'initiative du NFP
01:10:41a été écrasé
01:10:42à coup de 49.3.
01:10:43Le 49.3,
01:10:43à chaque fois,
01:10:44il est utilisé
01:10:44avec l'aval.
01:10:45Il ne peut pas être utilisé
01:10:46sans l'aval
01:10:47du président de la République.
01:10:48Et donc,
01:10:49on le disait tout à l'heure,
01:10:50vous voulez organiser,
01:10:51vous espérez une destitution
01:10:52d'Emmanuel Macron
01:10:52et la LFI
01:10:54à déposer un texte
01:10:54en ce sens à l'Assemblée.
01:10:56En cas de présidentielle
01:10:57anticipée
01:10:57ou même en 2027
01:10:59s'il n'y a pas
01:10:59de présidentielle anticipée,
01:11:01est-ce que vous envisagez
01:11:02d'autres scénarios
01:11:03qu'une candidature
01:11:04insoumise,
01:11:05strictement insoumise
01:11:06ou est-ce que vous craignez
01:11:07s'il y a une candidature
01:11:10LFI
01:11:10et une ou plusieurs autres
01:11:11candidatures de gauche
01:11:13qu'il y ait une gauche dispersée
01:11:14qui soit condamnée à perdre ?
01:11:17Il me semble
01:11:18qu'on a déjà fait
01:11:19la démonstration historique
01:11:20à deux reprises
01:11:21qu'on est en capacité
01:11:22d'avoir un très gros score
01:11:24avec une candidature insoumise.
01:11:26Donc
01:11:28il y aura
01:11:29une candidature
01:11:30insoumise
01:11:31parce qu'il y aura
01:11:32un programme politique
01:11:33de rupture.
01:11:39Je souhaite
01:11:40que cette candidature
01:11:41puisse être
01:11:43la plus large possible.
01:11:44Je ne vais pas faire
01:11:44le troisième rappel.
01:11:45Merci beaucoup.
01:11:46On s'écoute.
01:11:48Allez-y,
01:11:49Adrien Clouet,
01:11:49mais on parlait
01:11:50du coup de gagner.
01:11:52Je souhaite
01:11:52que cette candidature
01:11:53puisse rassembler
01:11:54le plus large possible
01:11:55et donc il faut
01:11:55discuter programme.
01:11:57Tous,
01:11:57on devrait aujourd'hui
01:11:58discuter de revendications.
01:12:00Qu'est-ce qui nous met d'accord ?
01:12:02Qu'est-ce qui nous met pas d'accord ?
01:12:03L'unité !
01:12:04L'unité !
01:12:05L'unité !
01:12:06Et est-ce que l'unité
01:12:07se base sur autre chose
01:12:09que sur un programme ?
01:12:10Je ne pense pas.
01:12:13Alors,
01:12:14on parle d'unité.
01:12:15Je suis désolée
01:12:15parce qu'il y avait
01:12:16vraiment quelque chose d'essentiel.
01:12:18Mais on est obligé
01:12:19de faire très court
01:12:19parce que le temps
01:12:20nous rattrape.
01:12:21Non,
01:12:21mais je suis d'autant plus à l'aise
01:12:22à parler d'unité
01:12:23que...
01:12:24Les Insoumis,
01:12:25on a soutenu la NUPES,
01:12:27on a soutenu le NFP,
01:12:28on était prêts
01:12:29à donner la tête de liste
01:12:30aux Européennes,
01:12:30à nos camarades écologistes,
01:12:32on a soutenu des listes communes
01:12:33partout au sénatorial,
01:12:35on propose des listes communes
01:12:36de rupture
01:12:36partout
01:12:37aux élections municipales.
01:12:39On était même prêts
01:12:40à quitter
01:12:40un gouvernement...
01:12:42Je vous remercie.
01:12:42On était même prêts
01:12:43à ne pas être dans un gouvernement
01:12:44pour être sûr
01:12:45qu'il y a un gouvernement
01:12:46de gauche l'année dernière.
01:12:47Souvenez-vous,
01:12:48les Insoumis ont dit
01:12:49nous sommes prêts
01:12:50de ne pas être dans le gouvernement
01:12:51si c'est la condition
01:12:52pour qu'un gouvernement
01:12:53de rupture ait lieu.
01:12:54Donc,
01:12:54il n'y a pas de problème là-dessus.
01:12:56En revanche,
01:12:59vous ne nous verrez jamais
01:13:01sur un programme
01:13:02de conciliation,
01:13:03de concession
01:13:04ou de capitulation.
01:13:05Ça,
01:13:06jamais.
01:13:06Jamais.
01:13:08Alors,
01:13:09puisqu'on parle d'unité,
01:13:10justement,
01:13:11je me tourne vers vous maintenant,
01:13:13Olivier Faure.
01:13:14Ces dernières semaines,
01:13:15vous êtes attachés
01:13:16à définir
01:13:17le périmètre
01:13:19de la gauche
01:13:20en le situant
01:13:22de François Ruffin
01:13:23à Raphaël Glucksmann.
01:13:25Alors,
01:13:26du coup,
01:13:27à l'exclusion
01:13:28de la France insoumise,
01:13:31si on comprend bien
01:13:31ce que vous entendez par là,
01:13:32est-ce que désormais,
01:13:34vous estimez,
01:13:35à l'instar
01:13:36de l'un de vos anciens camarades,
01:13:38qu'il y a deux gauches
01:13:39irréconciliables
01:13:40ou est-ce que
01:13:41l'unité est encore possible
01:13:43et à construire ?
01:13:45Moi,
01:13:45je crois à l'unité.
01:13:46Je crois à l'unité de la gauche
01:13:47dans l'action
01:13:49et
01:13:51je crois que c'est la condition
01:13:53pour avancer.
01:13:55Mais j'écoute aussi
01:13:56ce que dit Adrien
01:13:57et donc,
01:13:57j'ai compris depuis longtemps
01:13:59qu'il y aurait
01:14:00un candidat insoumis.
01:14:01Donc,
01:14:01je dis que
01:14:02pour gagner,
01:14:02il faut au moins
01:14:03rassembler
01:14:04tout ce qu'il reste
01:14:05de la gauche
01:14:05avec la volonté
01:14:06de se rassembler,
01:14:07d'avancer
01:14:08et de permettre
01:14:09de gagner.
01:14:10Parce que
01:14:11le grand combat
01:14:12qui nous attend,
01:14:13celui qui est devant nous,
01:14:15il n'est pas simplement
01:14:16contre François Béroux
01:14:18ou Sébastien Lecornu.
01:14:20Il est en réalité
01:14:21devant ce qui se prépare
01:14:23sous nos yeux
01:14:23et que parfois
01:14:25nous ne voulons pas voir
01:14:26pour pouvoir maintenir
01:14:27nos propres espaces partisans.
01:14:30La vérité,
01:14:32c'est que vous avez entendu
01:14:33la semaine passée,
01:14:34Laurent Wauquiez,
01:14:36patron du groupe
01:14:36Les Républicains
01:14:37à l'Assemblée,
01:14:38dire que pour lui,
01:14:38la droite,
01:14:39ça allait,
01:14:40et c'est la première fois
01:14:41qu'il le dit
01:14:42et qu'il l'assume,
01:14:43de Gérald Darmanin
01:14:44jusqu'à Sarah Gnafot,
01:14:47vice-présidente
01:14:47de Reconquête.
01:14:50Ça veut dire
01:14:51que ce qui s'est passé
01:14:53aux Etats-Unis,
01:14:55cette fusion progressive
01:14:56entre l'extrême argent,
01:14:59celui de la tech,
01:15:00celui des ultra-libéraux,
01:15:03celui aussi
01:15:04des ultra-conservateurs,
01:15:07est en train
01:15:07de se réaliser
01:15:08sous nos yeux.
01:15:10Sous nos yeux.
01:15:11Et donc,
01:15:12nous pouvons continuer
01:15:13à nous battre
01:15:14les uns contre les autres.
01:15:15Nous serons les idiots
01:15:16utiles de ce rassemblement-là.
01:15:17Si la gauche est divisée
01:15:19pendant que la droite
01:15:20et l'extrême droite
01:15:21se rassemblent,
01:15:22alors que ferons-nous ?
01:15:23Que ferons-nous
01:15:25lorsqu'ils gouverneront ?
01:15:26Lorsqu'ils détruiront
01:15:29l'ensemble
01:15:30de ce que nous avons
01:15:30réussi à bâtir
01:15:31depuis les jours heureux
01:15:33et depuis 1945 ?
01:15:37Il faut les lire.
01:15:39Je les lis
01:15:40parce qu'il faut toujours lire
01:15:41ses adversaires
01:15:42et même ses ennemis politiques.
01:15:44J'ai passé une partie
01:15:45de mon été à lire
01:15:46toutes celles et ceux
01:15:47que l'on appelle
01:15:48les libertariens
01:15:49et qui sont aujourd'hui
01:15:51les grands influenceurs
01:15:52de la droite
01:15:53et de l'extrême droite
01:15:54et qui cherchent
01:15:55leur fusion.
01:15:57J'ai lu ce que
01:15:58Ravier Milei,
01:16:00président argentin,
01:16:02est venu dire
01:16:03à l'ensemble
01:16:04de ce que l'on appelle
01:16:07le grand capital
01:16:09à Davos
01:16:09le 25 janvier dernier.
01:16:12Il est venu
01:16:13leur expliquer
01:16:15que nous étions
01:16:16le danger.
01:16:18Il a osé dire
01:16:19que la justice sociale
01:16:20c'était l'ennemi,
01:16:23que le féminisme,
01:16:25que l'antiracisme,
01:16:28que tout ce qui ressemblait
01:16:29à tous les combats
01:16:31que nous avons portés
01:16:31depuis toujours
01:16:33était là le danger.
01:16:37et il est venu
01:16:37expliquer aux classes populaires
01:16:39qu'il était par exemple
01:16:40présente dans la salle,
01:16:41il faut bien le dire,
01:16:42mais le discours
01:16:44qu'il tient
01:16:44il est le suivant.
01:16:46Aujourd'hui
01:16:46c'est un État obèse,
01:16:48un État providence
01:16:50qu'il faut détruire
01:16:52parce que c'est lui
01:16:53qui vous prend
01:16:53votre argent.
01:16:55Et malheureusement
01:16:56ce discours-là
01:16:56il prend dans une partie
01:16:57de la population.
01:16:59Ne nous masquons pas
01:17:00les yeux,
01:17:00ne faisons pas
01:17:01comme si l'extrême droite
01:17:02n'avançait pas,
01:17:03ne progressait pas,
01:17:04qu'elle n'avait pas
01:17:05déjà conquis
01:17:05les territoires ruraux
01:17:06et quand même
01:17:07dans les espaces urbains
01:17:08sur le seul fait
01:17:09de dénoncer
01:17:10l'immigration
01:17:11elle prenait
01:17:12des bases profondes.
01:17:16Ne nous masquons pas
01:17:17les yeux.
01:17:19Oui,
01:17:19la fusion de la droite
01:17:20et de l'extrême droite
01:17:21elle est possible.
01:17:24Elle est rendue possible
01:17:25par des gens de droite
01:17:26qui considèrent
01:17:27que depuis trop longtemps
01:17:28ils sont loin du pouvoir
01:17:29et qu'ils préfèrent
01:17:31toujours l'extrême droite
01:17:32à la gauche.
01:17:34ils préfèrent
01:17:35toujours préserver
01:17:36les intérêts
01:17:36des plus riches
01:17:37au fait de partager
01:17:39avec celles et ceux
01:17:39qui n'ont rien.
01:17:42Alors notre combat
01:17:43il est là.
01:17:45Ouvrir les yeux,
01:17:47ouvrir nos propres yeux,
01:17:49ouvrir les yeux
01:17:51de celles et ceux
01:17:52qui aujourd'hui
01:17:53se laissent berner
01:17:55et rassembler la gauche
01:17:56autant qu'il est possible.
01:17:58rassembler la gauche
01:17:59de toutes nos forces,
01:18:00faire en sorte
01:18:01que nous puissions
01:18:02gagner le prochain combat
01:18:04parce que imaginez
01:18:06qu'après dix années
01:18:07de macronisme
01:18:08nous ayons maintenant
01:18:09cinq années
01:18:10avec l'extrême droite
01:18:11et la droite
01:18:12et alors
01:18:13il en serait fini
01:18:15de tout ce que nous avons
01:18:15conquis ensemble.
01:18:17Nous ne parlerions plus
01:18:18du 80e maniastade
01:18:19de la Sécu.
01:18:20Nous ne parlerions plus
01:18:21de tout ce qui a fait
01:18:22ces progrès
01:18:23qui ont fait
01:18:24notre fierté collective.
01:18:26Alors je sens ici
01:18:27qu'il y a une force
01:18:29d'unité qui se lève.
01:18:30Eh bien battez-vous,
01:18:32battez-vous contre nous,
01:18:33battez-vous,
01:18:33faites en sorte
01:18:34que personne ici
01:18:35ne puisse dire
01:18:36ce sera moi
01:18:37et personne d'autre.
01:18:38Faites en sorte
01:18:39que la gauche se rassemble,
01:18:41faites en sorte
01:18:41qu'elle se retrouve,
01:18:42faites en sorte
01:18:43qu'elle porte
01:18:43les combats communs
01:18:44et faites en sorte
01:18:45que en 2027
01:18:46nous puissions nous retrouver
01:18:47ici à la fête
01:18:49de l'Huma
01:18:49et que nous puissions
01:18:50fêter ensemble
01:18:51la victoire.
01:18:52Merci.
01:18:55Marine Tondelier,
01:18:56vous plaidez pour l'Union
01:18:57pour redonner
01:18:58ces lettres de noblesse
01:18:59au NFP.
01:19:00Est-ce que vous pensez
01:19:01que c'est possible
01:19:02du côté du chemin
01:19:03des appareils politiques
01:19:04ou vous pensez
01:19:05qu'il faudrait
01:19:06une pression populaire
01:19:06pour obtenir cette unité ?
01:19:09Non seulement je pense
01:19:10que c'est possible
01:19:10mais je pense par ailleurs
01:19:11qu'on n'a pas le choix
01:19:12et vous avez raison
01:19:13de parler de pression populaire
01:19:14parce qu'Olivier l'a dit
01:19:15dans un an
01:19:16quand on se retrouvera
01:19:17avec toujours le même plaisir
01:19:18à la fête de l'Huma,
01:19:19peut-être qu'il sera trop tard.
01:19:21Peut-être qu'il sera trop tard
01:19:23et donc c'est de ça
01:19:25qu'on va devoir parler
01:19:25aujourd'hui
01:19:26et tous les jours
01:19:27qui suivront
01:19:28jusqu'à ce que l'unité
01:19:29soit garantie
01:19:31pour la présidentielle.
01:19:32Pourquoi ?
01:19:32Moi je suis écologiste,
01:19:34vous le savez,
01:19:34peut-être que tout le monde
01:19:35n'est pas écologiste ici
01:19:37et c'est OK.
01:19:38Ma ligne politique
01:19:38c'est l'écologie
01:19:39mais ma ligne stratégique
01:19:40c'est l'antifascisme
01:19:42et je sais que ça ici
01:19:43on l'a en commun.
01:19:51L'antifascisme
01:19:52on l'a en commun
01:19:53et je sais
01:19:54qu'ici personne
01:19:55ne se trompe de combat.
01:19:57Mais
01:19:58je vois bien
01:19:58que des fois
01:19:59c'est compliqué.
01:19:59j'ai entendu
01:20:00mon ami Jean-Luc
01:20:01il n'y a pas longtemps
01:20:02dire que j'avais
01:20:03l'écologie vénimeuse
01:20:04et que j'étais
01:20:05une méchante personne.
01:20:06Donc évidemment
01:20:07tous les journalistes
01:20:08sont venus me voir
01:20:09en me disant
01:20:09mais pourquoi
01:20:09qu'avez-vous
01:20:11à lui répondre
01:20:11etc.
01:20:12Je n'ai rien à lui répondre.
01:20:14Je souris,
01:20:15je reste zen
01:20:15et je continue
01:20:16avec toutes celles
01:20:17et ceux qui voudront
01:20:18dont les insoumis.
01:20:21Il ne faut pas
01:20:21s'aider à la provocation
01:20:22on n'a pas le temps
01:20:23et je n'ai pas d'énergie
01:20:25pour ça.
01:20:27Je vais vous dire
01:20:28on a bientôt
01:20:28les municipales
01:20:29et la présidentielle
01:20:30et chacun va devoir
01:20:31prendre ses responsabilités.
01:20:33Si quelqu'un
01:20:34veut aller expliquer
01:20:34dans sa ville
01:20:35parce qu'il y a
01:20:35plein de villes de droite
01:20:36qui peuvent basculer
01:20:37à gauche
01:20:37à la simple condition
01:20:39qu'on travaille ensemble.
01:20:40Si les gens
01:20:40veulent aller expliquer
01:20:41dans cette ville
01:20:42que les habitants
01:20:43de cette ville
01:20:43vont continuer
01:20:44à subir des politiques
01:20:45de droite
01:20:45parce qu'un tel
01:20:46ne veut pas l'être
01:20:47dans une pièce
01:20:47avec tel autre
01:20:48je lui souhaite
01:20:49bon courage.
01:20:49Et pour la présidentielle
01:20:51c'est pareil
01:20:52comment fera-t-on
01:20:52au deuxième tour
01:20:54quand ce sera
01:20:54Retailleau, Le Pen
01:20:55ou Bardella
01:20:56ou celui qui ne sera pas
01:20:56en prison
01:20:57pour dire
01:20:58ah oui mais c'est parce que
01:20:59lui avait commencé
01:21:00ou je ne sais pas quoi.
01:21:01On n'a pas le temps.
01:21:05On n'a pas le temps
01:21:06et je vais vous dire
01:21:08moi je sais
01:21:09que Jean-Luc Mélenchon
01:21:10et Raphaël Glucksmann
01:21:11seront là à la fin.
01:21:12Pourquoi ?
01:21:13Parce qu'ils n'auront pas
01:21:14le choix
01:21:14parce que
01:21:16je soutiens
01:21:17aucun des deux
01:21:18en première intention
01:21:19même si j'ai déjà été
01:21:20ou je pourrais être amenée
01:21:21à les soutenir
01:21:21sur des combats.
01:21:22mais les choses sont simples
01:21:24à aucun des deux
01:21:25on peut faire le procès
01:21:26de ne pas avoir
01:21:26de convictions sincères
01:21:27et de ne pas être antifasciste.
01:21:29Et je ne vois pas comment
01:21:31fidèles à leurs valeurs
01:21:32fidèles aux discours
01:21:33qu'ils font avec en face
01:21:34et beaucoup de talent
01:21:34ils ne seraient pas là
01:21:36à la fin au rendez-vous
01:21:36du combat antifasciste.
01:21:38Et je ne vois pas comment
01:21:39ils pourraient pétendre
01:21:41vouloir gouverner ce pays
01:21:42et vouloir gagner la présidentielle
01:21:45sans passer par l'approbation
01:21:46des électeurs de gauche
01:21:47et écologistes.
01:21:48Ils ne peuvent pas avoir peur de ça
01:21:50et aucun des prétendants
01:21:52de gauche ou écologistes
01:21:53à l'Elysée
01:21:54ne peut avoir peur
01:21:55des électeurs de gauche
01:21:56et écologistes.
01:21:57Alors oui,
01:21:58il va falloir se poser
01:21:58une question très claire.
01:21:59Quelle est la meilleure personne
01:22:00d'entre nous
01:22:02entre toutes celles
01:22:03dont les noms circulent
01:22:04pour gagner cette présidentielle ?
01:22:06Donc il y a la question
01:22:06d'être au deuxième tour
01:22:07et il y a la question aussi
01:22:08pas des moindres
01:22:09de pouvoir battre
01:22:10l'extrême droite au deuxième tour.
01:22:12C'est cette question-là
01:22:13que l'on doit se poser
01:22:14et moi je n'ai pas peur
01:22:15parce que je sais
01:22:16que les électeurs de gauche
01:22:17et écologistes
01:22:18à qui on posera bientôt
01:22:19la question
01:22:19sauront y répondre
01:22:21avec talent
01:22:22et trouveront la bonne personne.
01:22:23L'essentiel c'est de gagner.
01:22:25Je finis juste là-dessus.
01:22:26On est dans une bascule fasciste
01:22:28au niveau mondial.
01:22:29C'est ça qui se passe.
01:22:30Comme des dominos
01:22:30qui tomberaient
01:22:31les uns après les autres
01:22:32entraînant les uns
01:22:33dans la chute des autres.
01:22:34Et l'un des prochains dominos
01:22:35qui peut tomber
01:22:36c'est la France.
01:22:37Et chacun sera responsable
01:22:38face à l'histoire.
01:22:39Donc non seulement
01:22:40je compte sur votre soutien
01:22:42pour pouvoir avoir
01:22:43une désignation
01:22:43qui désigne
01:22:44le ou la meilleure
01:22:45d'entre nous pour gagner.
01:22:46Moi je n'ai pas peur
01:22:47de cette désignation.
01:22:48Si un écologiste gagne
01:22:49tant mieux.
01:22:49Si c'est un autre
01:22:50c'est que c'est lui
01:22:51qui devait gagner
01:22:51et c'est lui
01:22:52qui pourra gagner.
01:22:53Donc non seulement
01:22:53on a besoin
01:22:54de notre soutien
01:22:55mais je vous le dis
01:22:56exigez-le.
01:22:57Exigez-le dans toutes
01:22:58les réunions publiques
01:22:59où vous serez invités
01:23:00dans les mois
01:23:01et dans les semaines
01:23:01qui viennent.
01:23:02Exigez l'unité
01:23:03parce que c'est votre destin.
01:23:05C'est le destin
01:23:06de votre pays.
01:23:07C'est les petits publics
01:23:08qui guideront votre vie
01:23:09et celle de vos enfants.
01:23:11C'est votre avenir.
01:23:12C'est l'habitabilité
01:23:14de la planète
01:23:14qui sont en jeu.
01:23:15Et personne n'a le droit
01:23:17de vous en priver.
01:23:18Alors je compte sur vous.
01:23:20Merci Marine Tondelier.
01:23:21Alors on va vous voir
01:23:22vraiment.
01:23:22On ne peut pas
01:23:23ne pas vous laisser
01:23:24la parole évidemment
01:23:25puisque tout le monde
01:23:27l'a repris
01:23:28mais on va vraiment
01:23:29vous demander
01:23:30d'être très très concis
01:23:31parce que derrière
01:23:32il y a beaucoup
01:23:32d'autres débats
01:23:33comme dans toute
01:23:33cette fête de l'humanité.
01:23:35Du coup François Ruffin
01:23:36vous vous plaidez
01:23:37pour une présidentielle
01:23:38dans six mois
01:23:39si j'ai bien lu
01:23:40vos déclarations.
01:23:40Est-ce que vous pensez
01:23:42que d'ici là
01:23:43la gauche peut être prête
01:23:44et comment ?
01:23:45Écoutez
01:23:45c'est simplement
01:23:46parce que je souhaite
01:23:47la démission
01:23:48du président de la république
01:23:49le plus rapidement possible
01:23:50mais qu'on ait le temps
01:23:52de se préparer
01:23:53de présenter
01:23:54des programmes
01:23:55des projets
01:23:55et pas que ça se fasse
01:23:56sur un coup de tête
01:23:57en un mois
01:23:58comme l'an dernier.
01:24:00Mais de manière
01:24:01je vais être bref
01:24:02vous avez poussé
01:24:03un cri
01:24:04il est simple
01:24:05unité.
01:24:16Unité
01:24:17unité
01:24:18unité
01:24:19unité
01:24:19unité
01:24:20unité
01:24:20unité
01:24:22Vous savez
01:24:23ce cri
01:24:24que vous poussez là
01:24:25c'est le cri
01:24:26et Stéphane évoquait
01:24:28le 12 février
01:24:291934
01:24:30c'est le cri
01:24:31que dans les rues
01:24:32de Paris
01:24:32le cortège socialiste
01:24:34et le cortège communiste
01:24:36pousser chacun
01:24:37de leur côté
01:24:38pour contraindre
01:24:39leurs appareils
01:24:40à s'unir
01:24:41et à faire
01:24:41le front populaire
01:24:42unité.
01:24:49C'est ce réflexe
01:24:51populaire profond
01:24:52de l'unité
01:24:53qui a permis
01:24:55en 1934
01:24:56en 1936
01:24:57de barrer la route
01:24:59à l'extrême droite
01:25:00et qui fasse que
01:25:01en France
01:25:02contrairement à l'Italie
01:25:04contrairement à l'Allemagne
01:25:05contrairement à l'Espagne
01:25:06le fascisme
01:25:07ne s'installe pas
01:25:08à la tête du pays
01:25:09le fascisme
01:25:11ne s'installe pas
01:25:11par les urnes
01:25:12jamais ils ne l'ont
01:25:13apporté par les urnes
01:25:15ils ne l'ont apporté
01:25:16qu'une seule fois
01:25:17et c'est par la défaite
01:25:18de nos armées
01:25:19et bien cette exception là
01:25:21nous devons la maintenir
01:25:23et évidemment
01:25:24il y a toujours un rôle
01:25:24il y a un rôle
01:25:25des dirigeants politiques
01:25:27qui doit être un rôle
01:25:27de responsabilité
01:25:29de responsabilité
01:25:30parce qu'il y aura
01:25:31des comptes à rendre
01:25:32il y aura des comptes
01:25:33à rendre devant le pays
01:25:34il y aura des comptes
01:25:35à rendre devant l'histoire
01:25:36pour tous ceux
01:25:37qui auront fait le choix
01:25:39de faire la division
01:25:42de faire le sectarisme
01:25:43de faire la chasse
01:25:45aux traîtres permanentes
01:25:46et que
01:25:47le chemin de l'unité
01:25:49est une demande profonde
01:25:51du peuple de gauche
01:25:53aujourd'hui
01:25:54et vous l'avez exprimé
01:25:55avec perfection
01:25:57l'unité
01:26:01Stéphane Peu
01:26:01vous avez dit à l'humanité
01:26:02que vous étiez
01:26:03pour un rassemblement
01:26:03mais un rassemblement exigeant
01:26:05sur quelle base
01:26:06faut-il le construire
01:26:07selon vous ?
01:26:08Bon moi
01:26:09à la suite de François
01:26:11je suis au diapason
01:26:13du mot d'ordre
01:26:13qui a été repris
01:26:14sur l'unité
01:26:15une fois qu'on a dit ça
01:26:16je dis
01:26:18à ceux qui sont
01:26:19autour de cette table
01:26:23pas d'exclusive
01:26:25pas
01:26:27ne surlidions pas
01:26:28sans arrêt
01:26:29nos différences
01:26:30lorsque l'essentiel
01:26:32doit nous rassembler
01:26:33surtout
01:26:34face à l'adversité
01:26:35donc je le dis
01:26:36aussi bien
01:26:37à Olivier
01:26:38qu'à Adrien
01:26:38ça peut pas être
01:26:42de Ruffin
01:26:43à Glucksmann
01:26:46en nostratisant
01:26:47la France insoumise
01:26:48et ça peut pas être
01:26:49la France insoumise
01:26:50toute seule
01:26:51en nostratisant
01:26:52tous les autres
01:26:53il n'y aura pas
01:26:54ce n'est pas
01:26:55à la hauteur
01:26:57je le dis
01:26:58aux uns et aux autres
01:26:59ce n'est pas
01:27:00à la hauteur
01:27:01du moment
01:27:03et donc
01:27:04une fois que j'ai dit ça
01:27:06je sais que ici
01:27:07personne
01:27:08ni à cette tribune
01:27:09ni dans la salle
01:27:10ne joue à ce jeu là
01:27:11mais regardons
01:27:13l'évolution
01:27:14du débat politique
01:27:15du débat médiatique
01:27:16ou même du débat
01:27:18à l'Assemblée nationale
01:27:19moi je vois
01:27:20parmi les gens
01:27:22de droite
01:27:22même parfois
01:27:23certains
01:27:23qui ont bénéficié
01:27:25du consensus
01:27:27du front républicain
01:27:28lors des dernières
01:27:29les mêmes
01:27:30chez les macronistes
01:27:32chez la droite
01:27:33nous expliquer
01:27:35que la France insoumise
01:27:37ce serait plus possible
01:27:38qu'il faudrait
01:27:40un cordon sanitaire
01:27:41qu'il faudrait
01:27:42les ostraciser
01:27:43mais ne soyons pas
01:27:45dupes
01:27:46ne soyons pas dupes
01:27:47parce que si on
01:27:48écoute bien
01:27:48si on réfléchit bien
01:27:50si on regarde
01:27:51comment tout ça évolue
01:27:53et Olivier l'a mentionné
01:27:54tout à l'heure
01:27:55plus ils veulent ostraciser
01:27:57la France insoumise
01:27:58plus il faut rentrer
01:27:59le RN dans l'arc républicain
01:28:01qu'ils baptisent
01:28:04c'est une manœuvre
01:28:05c'est une manœuvre
01:28:07en deux mouvements
01:28:09pour essayer
01:28:10pour essayer de construire
01:28:12ça fait partie
01:28:13de la bataille culturelle
01:28:15que j'évoquais tout à l'heure
01:28:16pour essayer
01:28:17de bâtir
01:28:18l'union des droites
01:28:19et de l'extrême droite
01:28:20alors nous
01:28:21je vous
01:28:22je nous en prie
01:28:24ne tombons pas là-dedans
01:28:26ne tombons pas là-dedans
01:28:28ne
01:28:29n'abusons pas
01:28:32de nos conflits
01:28:33n'abusons pas
01:28:35des propos
01:28:36qui
01:28:38discriminent
01:28:38ou qui incriminent
01:28:39essayons de trouver
01:28:41ce qui nous rassemble
01:28:42et je le pense
01:28:43comme le disait François
01:28:44tout à l'heure
01:28:44et je le dis notamment
01:28:46à mes camarades communistes
01:28:47qui sont
01:28:48sans doute
01:28:49un certain nombre ici
01:28:50moi je ne conçois
01:28:52les communistes
01:28:53dans cette période
01:28:54comme des agents
01:28:55de liaison
01:28:56des gens qui font
01:28:57le trait d'union
01:28:58les gens qui sont
01:28:59unitaires pour deux
01:29:00unitaires pour quatre
01:29:01pour que demain
01:29:03la France
01:29:04de 2027
01:29:05ne soit jamais
01:29:06une France
01:29:07qui pour la première fois
01:29:09dans son histoire
01:29:09élirait au pouvoir
01:29:12un parti fasciste
01:29:14et bien merci
01:29:16merci à vous tous
01:29:17merci Adrien Clouet
01:29:18merci François Ruffin
01:29:19merci Stéphane Peux
01:29:21merci Olivier Faure
01:29:22et merci Marine Tordelier

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