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Retrouvez le replay de Hammet Week-end sur BFMTV

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue. On va revenir sur ces affrontements particulièrement violents en marge des manifestations lycéennes,
00:00:085000 interpellations depuis le début du mouvement et des images particulièrement choquantes des policiers, des enseignants
00:00:14et parfois même de simples passants pris pour cible. Nous commenterons dans un instant ces images avec nos invités politiques.
00:00:21Comment calmer la colère, l'inquiétude des autorités alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce mardi ?
00:00:27Les parents doivent-ils être tenus responsables lorsque leurs enfants mineurs sont impliqués ?
00:00:32C'est ce que demande notamment le garde des Sceaux, Gérald Darman.
00:00:36Enfin notre duel ce soir à 18h20, Raphaël Entoven face à Daniel Simonnet, député de Paris du mouvement L'Après
00:00:44et ancienne insoumise.
00:00:45Voilà pour le programme. C'est parti pour deux heures d'infos et de direct.
00:01:02Le chiffre donc que l'on retient, 5000 interpellations depuis le début du mouvement lycéen lundi,
00:01:07des affrontements particulièrement violents ont eu lieu entre des casseurs et les forces de l'ordre en marge de la
00:01:11mobilisation
00:01:12et parfois ce sont même de simples passants qui sont violemment pris à partie.
00:01:15Je voulais qu'on s'arrête sur une image, une passante à Marseille qui tente d'empêcher des jeunes de
00:01:20s'en prendre à un abrébus
00:01:21et regarder le sort que les jeunes lui réservent.
00:01:38Voilà, un mineur de 15 ans, 15 ans seulement a été placé en garde à vue,
00:01:43soupçonné d'avoir dirigé ce spray enflammé envers cette passante.
00:01:47On va en parler avec nos invités, Boris Karlamov du service Polyjustice.
00:01:50Bonjour Boris, Bruno Pommard, vous êtes ancien instructeur du RAID.
00:01:54Bonjour et bienvenue.
00:01:56On est avec Jean-François Vigier, maire de Bursurivette et président du groupe UDI Île-de-France.
00:02:01Bonjour et bienvenue.
00:02:02Yoann Gillet, député RN du GAR.
00:02:05Bonjour à vous et bienvenue également.
00:02:07Et à vos côtés, Sofia Tizaoui, ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne.
00:02:11Bonjour à tous.
00:02:13Est-ce qu'on peut revoir peut-être ces images et les commenter avec vous, Boris Karlamov ?
00:02:18Ça se passe à Marseille.
00:02:19Que cherche à faire cette passante lorsqu'elle est prise à partie ?
00:02:22Alors nous sommes jeudi après-midi aux abords de la place du 4 septembre dans le centre-ville de Marseille.
00:02:27Il y a une femme qui, vous le voyez, tente de s'opposer aux dégradations commises de manière pacifique.
00:02:34Et là, il y a un individu tout de noir vêtu avec une capuche sur la tête qui va sortir
00:02:37un spray de sa poche.
00:02:39Il va également sortir un briquet pour transformer ce spray en lance-flammes et donc utiliser ce spray.
00:02:45Ce que l'on sait, c'est que cette femme, elle a déposé plainte hier matin au commissariat de Noailles,
00:02:50donc non loin du Vieux-Port.
00:02:52Et selon nos informations, son visage n'a pas été brûlé de manière apparente.
00:02:56Pas de séquelles apparentes.
00:02:57Elle a tout de même quelques problèmes d'ophtalmologie.
00:03:00Tout de suite, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille pour violences volontaires avec une ITT inférieure
00:03:05ou égale à 8 jours
00:03:06avec 3 circonstances aggravantes, visage dissimulé, avec arme et en réunion.
00:03:11Et c'est une information que nous vous révélions dès 10h ce matin sur BFM TV.
00:03:14Il y a donc un mineur âgé de 15 ans qui a été interpellé hier après-midi.
00:03:17Il est entendu sous le régime de la garde à vue actuellement.
00:03:21Et ce mineur, il est inconnu des services de police de justice.
00:03:24Et on le suspecte, donc les enquêteurs le suspectent aujourd'hui d'être l'auteur présumé de cette agression
00:03:30alors que cette dame s'opposait de manière pacifique à toutes les dégradations qui étaient en cours dans ce secteur
00:03:34de Marseille.
00:03:34Je m'arrête un instant sur cette information.
00:03:36Un mineur de 15 ans, 15 ans seulement, au casier judiciaire vide.
00:03:41Qu'est-ce que ça veut dire Bruno Pommard ?
00:03:44On a basculé dans une sorte de violence débridée des personnes aussi jeunes, des enfants qui commettent des actes aussi
00:03:53graves ?
00:03:53Écoutez, moi pour travailler sur ce sujet depuis 35 ans, donc c'est pas aujourd'hui,
00:03:57le maire de Bure-sur-Riette me connaît bien, il sait très bien ce que je fais avec les jeunes
00:04:00des quartiers.
00:04:01C'est très impressionnant, effectivement.
00:04:02Et croyez-moi qu'encore une fois, j'ai travaillé depuis 35 ans dans ces quartiers.
00:04:06Je suis abasourdi de voir le niveau de violence, c'est-à-dire de ces jeunes qui ne sont même
00:04:10pas connus des services de police,
00:04:11qui se font embarquer dans une espèce de dynamique terrible.
00:04:16Parce que vous avez là-dedans des meneurs, qu'on appelle les casseurs.
00:04:19Moi je les appelle, excusez-moi du terme, parce que j'ai été repris plusieurs fois, de racailles.
00:04:22Le terme est bien choisi, je pense.
00:04:24C'est pas des délinquants, c'est des racailles.
00:04:25Vous voyez, je vais beaucoup plus loin.
00:04:26Quelle différence faites-vous ?
00:04:28C'est beaucoup plus dur, c'est des gens qui n'ont aucune notion de civilité, de citoyenneté, de quoi
00:04:32que ce soit.
00:04:33Ce ne sont pas des jeunes étudiants qui viennent, évidemment, ça fait peur à Sophia,
00:04:38qui me regarde avec de grands yeux, mais ça n'a rien à voir, ces gens-là, évidemment, avec ces...
00:04:42Vous les dissociez totalement du mouvement lycéen, à juste titre, évidemment, mais tout à fait normal.
00:04:48Le problème, c'est qu'à travers ces manifestations pacifiques, elles existent,
00:04:52vous avez des groupuscules comme ça, qui sont évidemment dynamisés, on le sait, avec des antifas,
00:04:56ils existent, on les voit dans certaines villes.
00:04:58Les services de renseignement ont reconnu qu'il y avait quand même des éléments perturbateurs
00:05:03qui appartiennent à l'extrême gauche, donc évidemment à des passionnés de la France insoumise,
00:05:08et ça pose véritablement une question, parce que c'est, en même temps, c'est terrible à dire,
00:05:12mais ces gamins-là sont embarqués, sont capables de faire ce qu'on a vu là,
00:05:15et c'est des victimes, quelque part, de groupuscules qui sont là pour mettre le chaos, et ça fait peur.
00:05:20Johan Gill, est-ce que vous différenciez, vous aussi, les lycéens de ces individus-là,
00:05:25qui cassent, qui s'en prennent directement à des enseignants, des passants, etc., des policiers ?
00:05:31Évidemment, la jeunesse de France, ce n'est pas ça, et la jeunesse de France,
00:05:36elle est la première à être choquée par ces violences et par le comportement, effectivement, de ces racailles.
00:05:43Moi, ce que je dis, c'est que partout en France, et y compris dans ma circonscription,
00:05:47j'ai pu le voir de mes propres yeux, beaucoup de militants politiques d'extrême gauche,
00:05:51y compris très jeunes, sont venus créer des tensions dans les manifestations,
00:05:57avec l'aide, évidemment, des élus de la France insoumise qui n'ont cessé de jeter de l'huile sur
00:06:01le feu.
00:06:01Vous les pointez directement du doigt aussi ?
00:06:03Bien sûr, ils sont responsables.
00:06:04Jean-Luc Mélenchon est responsable de ces émeutes, parce qu'il a jeté de l'huile sur le feu,
00:06:09et c'est hautement condamnable.
00:06:10Je vous vois réagir, Sophia Tizaoui, vous partagez cette analyse ?
00:06:13Est-ce qu'il est responsable, Jean-Luc Mélenchon, des images auxquelles on assiste ?
00:06:16Absolument pas, mais encore une fois, honnêtement, je ne suis pas ni représentante de la France insoumise,
00:06:20ni porte-parole, ni rien du tout.
00:06:22Enceigne présidente de l'union syndicale lycéenne, quel est votre regard à vous ?
00:06:25Est-ce que déjà, vous condamnez fermement les images auxquelles on assiste là ?
00:06:28En fait, le problème, c'est qu'aujourd'hui, notre message politique, il est biaisé par ces images-là,
00:06:31parce que c'est ce qui est relayé au-delà de ce que nous, on revendique.
00:06:34Donc, c'est problématique.
00:06:35Mais vous les condamnez, ces images ?
00:06:36Bien sûr, bien sûr que je condamne une dame qui se fait brûler le visage.
00:06:38Je vous pose la question, parce que j'ai été très surprise.
00:06:41Hier, on avait des invités sur le plateau, alors des étudiants qui manifestaient,
00:06:45certains étaient membres du NPA, d'autres de Révolution Permanente,
00:06:49mais ils n'arrivaient pas, même en voyant ce genre d'image, à dire
00:06:52« je condamne et je me dissociais totalement ».
00:06:54Et en ça, c'était quand même particulier.
00:06:58Écoutez, si vous voulez, chacun ses positions.
00:06:59Moi, en tout cas, ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'il y a encore une fois
00:07:02une volonté d'infantiliser les jeunes, plus particulièrement les lycéens,
00:07:06en nous faisant croire que ce serait la France insoumise qui serait derrière tout ça.
00:07:11Alors, à un moment donné, je pense qu'il faut arrêter, il faut comprendre sincèrement
00:07:14que les lycéens ont des revendications, ont une capacité de réflexion aussi,
00:07:18et se rendre tout simplement compte que ce n'est pas normal des conditions dans lesquelles ils étudient.
00:07:23Donc, on n'a besoin ni de Jean-Luc Mélenchon, ni de la France insoumise pour se révolter.
00:07:27Et encore moins, j'allais dire, de ces casseurs.
00:07:30Et encore moins, si vous voulez, mais j'essaye pas, avec ce que je vais dire là,
00:07:34j'essaye pas de justifier leur acte, attention, mais simplement de comprendre.
00:07:37C'est qu'à un moment donné, la société, de manière générale, est de plus en plus violente.
00:07:40On a une précarité qui augmente, on a des lycées qui sont de plus en plus délavrés.
00:07:44Parce que, si vous voulez, quand on n'a pas de professeurs devant nos classes,
00:07:46quand on n'a pas de psychologues, quand on n'a pas d'infirmières dans nos lycées,
00:07:49c'est une forme de violence.
00:07:50Et aujourd'hui, ça se traduit comme ça, parce que tout simplement, on n'est pas écoutés.
00:07:53En tant que lycéens, on n'a pas le droit de vote, parce qu'on est la plupart du temps
00:07:56mineurs.
00:07:57Et donc, si vous voulez, nous, notre capacité d'action, elle est celle-ci.
00:08:00Ok, c'est pas la plus pacifique qui existe, mais à un moment donné, qu'est-ce qu'on fait
00:08:04?
00:08:05Donnez-nous le droit de vote, et à ce moment-là, peut-être que ça changera réellement les choses.
00:08:09Parce que nos revendications, elles sont souvent écoutées quand on a le droit de vote, si vous remarquez bien.
00:08:12Yohann Chilet ?
00:08:13Attention, Madame, à ne pas mettre tout le monde dans le même panier.
00:08:16Effectivement, les jeunes ont des revendications, et c'est tout à fait légitime.
00:08:19Et c'est bien normal qu'ils manifestent pacifiquement.
00:08:22Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier.
00:08:23Et les personnes qui sont là à agresser des forces de l'ordre, à agresser des personnels des établissements scolaires,
00:08:31à tout casser, à tout brûler,
00:08:33ce ne sont pas pour moi des manifestations, ce ne sont pas pour moi, par exemple, des manifestants.
00:08:37Et ils ne sont pas là pour porter des revendications.
00:08:40Ça, moi, je ne peux pas l'entendre.
00:08:42Les lycéens qui manifestent le font de manière pacifique, heureusement, dans la plus grande majorité d'entre eux,
00:08:47et sont les premiers à être choqués du comportement de ces casseurs, de ces voyous,
00:08:51qui viennent, et on ne peut pas dire l'inverse, qui viennent de groupuscules d'extrême-gauche,
00:08:55et qui sont en tout cas entraînés par des groupuscules d'extrême-gauche.
00:08:59Qu'est-ce que, pour vous, les groupuscules d'extrême-gauche, si vous voulez,
00:09:02parce qu'à un moment donné, on balance ça à toute patate ?
00:09:05Les antifas.
00:09:07Mais, les antifas, citez-moi alors, quel groupe antifas, actuellement, avez-vous repéré ?
00:09:11Citez-moi des noms de personnes antifas.
00:09:13Vous venez chez moi dans le Gard, vous venez chez moi dans le Gard,
00:09:16et vous verrez les antifas.
00:09:17Mais, effectivement, vous, ce qui vous intéresse, c'est ce mouvement et les revendications que vous mettez en avant.
00:09:21Mais, effectivement, ils existent tout simplement parce que vous avez des services de renseignement,
00:09:24même si c'est des policiers, personne ne veut croire les policiers,
00:09:27mais les services de renseignement savent que, par exemple, dans les manifestations,
00:09:31on a vu des visages, plus ou moins connus, parce que les filles de terrain ont l'habitude de voir
00:09:36ces gens-là,
00:09:36qu'on retrouve dans des grosses manifestations qui pètent tout le monde.
00:09:39Donc, c'est exactement ça. Sans agresser vos compatriotes, évidemment.
00:09:43Je pense qu'il y a une distinction qu'il faut faire, qui est importante.
00:09:46C'est qu'à un moment donné, il y a ces jeunes, bien sûr, qui cassent et que ce n
00:09:49'est pas cautionnable.
00:09:50Mais, à un moment donné, il faut arrêter de voir la chose sous un seul prisme.
00:09:53Il y a aussi, de l'autre côté, je suis désolée, moi, j'ai été dans mon ancien lycée pour
00:09:58bloquer, pour les aider,
00:09:59et on nous a envoyé la brigade équestre.
00:10:01Donc, on avait des policiers à cheval qui sont venus donner des coups de sabot à des ailes.
00:10:07Vous vous rappelez, d'ailleurs, un chiffre, l'IGPN, la police des polices, a aussi été saisie, quand même, Boris
00:10:13Karlamoff, dans combien d'affaires ?
00:10:15Cinq, comme le disait Bruno, cinq saisines de l'IGPN.
00:10:17C'est des enquêtes qui visent donc des policiers pour savoir si les gestes des policiers en intervention étaient réglementaires
00:10:24ou non, proportionnés ou non.
00:10:26Donc, il y a donc cinq saisines à ce stade.
00:10:28Et qui cherchent à savoir s'il y a eu des dérapages aussi de la part de la police.
00:10:33Si ils sont responsables d'actes qui ne sont pas réglementaires.
00:10:36Je voulais qu'on s'arrête sur une autre image, puisque les enquêtes avancent.
00:10:41On va s'arrêter sur ce qui s'est passé à Belfort.
00:10:43Ce policier roué de poux, encerclé, un commandant de police, dites-vous, Bruno Pommard.
00:10:49On va regarder la séquence.
00:10:51On a plus d'informations sur ces personnes qui ont été identifiées sur la vidéo.
00:10:55Regardez la séquence.
00:11:06Voilà, Boris Karlamov, des images particulièrement violentes qu'on a évidemment choisi de flouter.
00:11:11Que sait-on de plus ?
00:11:13Les policiers se donnent 24 heures pour retrouver les suspects identifiés sur la vidéo ?
00:11:18C'est du moins ce qu'a annoncé le procureur de la République de Belfort à la mi-journée sur
00:11:22BFM TV.
00:11:22On va remettre du factuel dans tout cela.
00:11:24Tout se passe aux alentours de 9h hier matin, aux alentours du lycée Courbet.
00:11:27On est donc dans le territoire de Belfort.
00:11:29Il y a une mobilisation lycéenne.
00:11:31Des policiers et gendarmes sont venus encadrer cette mobilisation.
00:11:33Et il y a donc un chef, le chef du service départemental, du service du renseignement territorial,
00:11:39qui est en civil à ce moment-là.
00:11:41Et ces individus, selon le procureur, vont être amenés à tirer des projectiles sur l'ensemble de ces forces de
00:11:45l'ordre.
00:11:45Le chef du service départemental, du renseignement territorial, va être amené à procéder à l'interpellation de l'un de
00:11:52ces individus,
00:11:53puisqu'il le suspecte d'avoir tiré des projectiles et d'être à l'origine du tentative d'incendie, selon
00:11:58le procureur.
00:11:59Et ce policier va se retrouver au sol, passé à tabac par plusieurs individus.
00:12:04Il va être transporté à l'hôpital, mais aujourd'hui, son état s'améliore.
00:12:08Quoi qu'il en soit, le procureur de Belfort a ouvert une enquête pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires
00:12:12de l'autorité publique.
00:12:13Le procureur ouvre au plus large pour se donner tous les moyens d'investigation possibles.
00:12:20Et il y a eu une première interpellation hier, un jeune de 17 ans, encore une fois, inconnu des services
00:12:24de police et de justice.
00:12:26Et il y a donc cette seconde vidéo.
00:12:29Voilà, parce qu'il faut rappeler aussi le contexte.
00:12:31Le procureur a démenti, par ailleurs, des affirmations qui circulent sur les réseaux sociaux,
00:12:36selon lesquelles le policier aurait mis la tête du jeune homme sous l'eau en tentant de le maîtriser juste
00:12:39avant l'agression.
00:12:43Alors, racontez-nous là encore ce qu'on voit sur cette vidéo à l'écran.
00:12:46Alors là, vous avez donc à l'image le commandant de police et la personne qu'il tentait d'interpeller,
00:12:51qui se retrouve donc dans un ruisseau.
00:12:53Selon le procureur et selon sa version, le commandant de police a voulu interpeller cette personne,
00:12:59a voulu le mettre à l'abri dans une zone sécurisée, puisqu'il avait des échauffourées sur l'esplanade juste
00:13:04à côté.
00:13:04Il s'avère que cette personne s'est soustraite à l'interpellation, elle ne s'est pas laissée faire.
00:13:09Donc, tous les deux sont amenés à descendre de ce talus une petite pente
00:13:13et se retrouver dans un ruisseau où le procureur explique que l'eau arrive au niveau de la cheville.
00:13:17Cette personne refuse toujours son interpellation.
00:13:19Ils vont toujours, selon le procureur de la République, glisser dans l'eau, se retrouver dans cette eau.
00:13:24Le procureur retourne la personne pour pouvoir lui passer les menottes.
00:13:27dans une vidéo intégrale qui n'a pas été diffusée sur les réseaux sociaux,
00:13:30puisque le procureur nous dit « vous n'avez qu'une version de l'image ».
00:13:33Moi, j'ai la vidéo intégrale.
00:13:34C'est ce qu'il dit, monsieur le procureur, vous n'avez pas la vidéo.
00:13:36On voit cette personne remonter sur le talus avec la personne interpellée.
00:13:40Et c'est à ce moment-là, lorsque le policier remonte, qu'il se fait passer à tabac.
00:13:43On va rappeler que la personne interpellée a réussi à prendre la fuite
00:13:46avec une seule menotte à son poignet.
00:13:49Si cette menotte est recherchée et retrouvée, ce sera un élément à charge.
00:13:52Mais le procureur a été très optimiste sur notre antenne à la mi-journée
00:13:55en disant que toutes ces personnes-là avaient été identifiées
00:13:57et qu'il était question de quelques heures avant leur interpellation.
00:14:01Jean-François Vigé, au regard de ces violences, de ces images,
00:14:05est-ce qu'on peut encore parler de colère lycéenne ?
00:14:07Est-ce que finalement, on n'a pas basculé dans toute autre chose ?
00:14:11Tout ce qu'on voit depuis dix minutes, ce qu'on discute entre nous, est effrayant.
00:14:16C'est effrayant que ce soit ce policier, la policière aussi,
00:14:19qui a été quasiment lynchée, que ce soit des jeunes.
00:14:22Je pense que Valérie Pécresse a bien défini ce qui se passait.
00:14:25On n'est plus dans un mouvement de revendication lycéenne,
00:14:28mais dans une logique d'hémeute urbaine.
00:14:30Et finalement, les casseurs, ils brûlent l'avenir de nos lycéens
00:14:35en prenant appui sur l'égalité des chances.
00:14:37Moi, je suis maire, je suis élu local.
00:14:41Je travaille, et autant quand je suis conseiller régional,
00:14:45on travaille pour instaurer un dialogue,
00:14:48pour permettre à tous nos concitoyens de vivre ensemble.
00:14:51Bruno, il a été maire, il sait ce que c'est.
00:14:53On est sans arrêt dans la discussion.
00:14:55Donc, oui, il y a des revendications légitimes.
00:14:57Elles doivent s'exprimer.
00:14:58Il y a un cadre pour que chacun puisse s'exprimer.
00:15:01Vous, il y a des établissements qui ont été touchés dans votre vie ?
00:15:04Juste à côté.
00:15:05J'ai des lycées aux Ulysse, à Orsay, à Gif, bien entendu.
00:15:11Mais tout ça est inacceptable.
00:15:13Et n'oublions pas que nous sommes, nous les collectivités locales,
00:15:17en charge de l'entretien, de la construction des écoles, des collèges, des lycées.
00:15:22Parce que tout ça a un coût.
00:15:22Et que tout ça a un coût.
00:15:24Et Valérie Pécresse, James Chiron, notre vice-président au lycée, l'ont réaffirmé.
00:15:28Aujourd'hui, il y a 7 millions de dégradations à vue de nez.
00:15:32Ces 7 millions, quand il va falloir réparer,
00:15:34ce sera des millions en moins pour la rénovation
00:15:37et pour le travail gigantesque qui est fait par la région pour les lycéens.
00:15:41Laurent Joffrin, est-ce que vous partagez cette analyse
00:15:42d'une colère lycéenne qui a basculé dans tout autre chose ?
00:15:46Jean-François Vigier a à l'instant parlé d'émeutes.
00:15:50Non, je ne me participe pas.
00:15:51Parce que je constate que les gens qui sont arrêtés sont souvent des lycéens.
00:15:55Il y a un problème.
00:15:56Ce qu'on dit, c'est des éléments extérieurs.
00:15:57Oui, il y en a.
00:15:58Ils sont lycéens.
00:15:59Oui, mais il y en a.
00:16:00Et les émeutiers peuvent être des lycéens.
00:16:02Oui, justement.
00:16:03Donc c'est bien des lycéens qui font ça.
00:16:04Ou pas.
00:16:05Il ne faut pas dissocier, justement, les deux ?
00:16:07C'est tout le mélange.
00:16:08Mais attendez, je n'ai pas terminé.
00:16:09C'est des lycéens qui deviennent des émeutiers.
00:16:11Oui, bien sûr.
00:16:12Oui, alors il faudrait se poser la question pourquoi.
00:16:14C'est ça que c'est intéressant.
00:16:15Mais peut-être...
00:16:16Alors, parce que...
00:16:16Je ne réponds pas.
00:16:17Excusez-moi.
00:16:18On ne répond pas à la rénovation.
00:16:19Il doit tout casser.
00:16:20Je vais dire ce que...
00:16:21Pas du tout.
00:16:22Laurent Joffrin, allez-y.
00:16:22Je vais dire le contraire.
00:16:24Je ne comprends pas non plus.
00:16:25Je ne comprends pas qu'on ramène le mouvement lycéen
00:16:28uniquement aux questions de violence.
00:16:30Il n'y a pas que ça.
00:16:30Il y a aussi de la rénovation qui sont légitimes.
00:16:32Un.
00:16:33Deux.
00:16:33Je ne comprends pas pourquoi les leaders du mouvement lycéen...
00:16:37Nous avons ici...
00:16:38Une ancienne présidente de Lyon-Saint-Denis.
00:16:40Une représentante.
00:16:41Ne condamnent pas fermement, clairement, les actes honteux.
00:16:45Honteux.
00:16:46Ah bah, alors pour le coup, on a eu des représentants sur ce plateau
00:16:49qui condamnaient très clairement...
00:16:51Oui, mais c'est toujours...
00:16:52Ils disent toujours...
00:16:53Oui, mais c'est de la faute de la police.
00:16:55Mais il y a des cas où ce n'est pas du tout la faute de la police.
00:16:57Quand ils sont allés, je termine.
00:16:58Ils sont allés brûler le...
00:17:01Ils protestent contre le fait que les lycées sont vétustes.
00:17:04Ils vont brûler un lycée tout neuf à Nantes.
00:17:07C'est d'un coup.
00:17:08Ce n'est pas les leaders du mouvement qui ont fait ça, évidemment.
00:17:11Mais pourquoi les leaders ne disent pas dès le départ ?
00:17:13Ça, non.
00:17:15Ça, c'est honteux.
00:17:15De même que tabasser un policier à terre,
00:17:18quoi qu'il ait fait par ailleurs, ce n'est pas une question,
00:17:20tabasser un policier à terre, c'est honteux.
00:17:22On ne doit pas faire ça.
00:17:24Pourquoi est-ce que vous ne condamnez pas ça de manière raide et claire, nette et définitive ?
00:17:29Vous n'étiez pas là en début d'émission quand j'ai condamné,
00:17:31mais pour le coup, je l'ai fait.
00:17:32Et ensuite, pour ce qui est du lycée de Nantes,
00:17:34par ailleurs, les élèves eux-mêmes ont repris la parole dans un média
00:17:37pour dire qu'ils condamnaient fermement.
00:17:38Je ne parle pas au nom de leur lycée, parce que c'est leur lycée.
00:17:41Ce n'est pas ce que j'entends, moi, souvent.
00:17:44Au début du mouvement, pas vous, personnellement,
00:17:47mais les leaders du mouvement étaient très ambigus là-dessus.
00:17:49Ils ont tout mis le dos.
00:17:51Ils ont tout mis sur le dos de la police,
00:17:54alors que ce n'est pas que la police.
00:17:55La police a commis des fautes.
00:17:56À un moment donné, il y a un usage disproportionné.
00:17:58Elle doit être sanctionnée, mais il n'y a pas que la police.
00:18:00Il y a un usage disproportionné de la force quand on fait face à des lycéens.
00:18:03À quel moment c'est normal qu'un lycéen perde l'usage de son œil ?
00:18:08À quel moment c'est normal que des lycéens se fassent ?
00:18:11Je ne suis pas en train de dire ça.
00:18:12Je dis qu'à un moment donné, de la part de la police,
00:18:14il y a une force qui a été disproportionnée.
00:18:17Ce n'est pas normal non plus, voyez-vous ?
00:18:18La justice se tranchera, mademoiselle.
00:18:20Bien sûr, mais c'est ça qui est problématique.
00:18:21C'est qu'aujourd'hui, on a cinq enquêtes de l'IGPN.
00:18:23Avec toutes les vidéos qui sont sorties,
00:18:25je suis désolée, il devrait y avoir plus que cinq enquêtes.
00:18:27Et quand on sait que le fonctionnement de l'IGPN,
00:18:29comment il fonctionne...
00:18:29Non, mademoiselle, ne me dites pas ça.
00:18:31C'est un magistrat qui est patron de l'IGPN.
00:18:33Non, mais qu'à un moment donné,
00:18:34la police, des polices enquêtent sur la police,
00:18:37donc une forme de collègue,
00:18:39je suis désolée, d'intérêts selon vous.
00:18:41Mais bien sûr, et c'est tout le problème de l'IGPN par ailleurs.
00:18:43Sophia Tizaoui, je vous ferai visiter si vous voulez l'IGPN.
00:18:46Oui, il n'y a pas de problème.
00:18:47Ce que je dis souvent aux députés,
00:18:48elle est fille d'ailleurs,
00:18:49d'aller faire des immersions avec la police.
00:18:50Croyez-moi, vous savez, l'IGPN,
00:18:52malgré ce qu'on dit sur les plateaux télé,
00:18:54il y a tous les ans,
00:18:55c'est la seule administration
00:18:55où il y a de plus de sanctions.
00:18:57Près de 1 200 dossiers
00:19:00de policiers révoqués
00:19:01pour des comportements qui ne vont pas,
00:19:03d'infractions administratives, etc.
00:19:05Donc, il y a 1 200 policiers...
00:19:06Mais avec tout ce qui se passe,
00:19:06ce n'est pas proportionnel.
00:19:08Proportionnel à quoi ?
00:19:09À toute la violence dont on fait face.
00:19:10Mais quand je vous dis que dans mon lycée,
00:19:12on nous envoie la brigade équestre,
00:19:13à quel moment c'est entendable ?
00:19:14Mais pourquoi vous bloquez ?
00:19:16Mais parce qu'on n'a pas le choix.
00:19:17C'est interdit de bloquer.
00:19:18Mais comment est-ce qu'on fait
00:19:19quand on n'a pas le droit de vote
00:19:21et quand on n'est pas écouté ?
00:19:23Alors vous savez quoi ?
00:19:24On va poursuivre le débat.
00:19:25On a du temps.
00:19:26On va marquer une très courte pause.
00:19:28Vous verrez d'ailleurs
00:19:28ce que propose Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui.
00:19:32Une proposition, tiens,
00:19:34en vue des manifestations mardi prochain,
00:19:36puisqu'une nouvelle journée
00:19:36de mobilisation est prévue.
00:19:38On se retrouve juste après une courte pub.
00:19:40À tout de suite.
00:19:41L'inquiétude des autorités
00:19:43alors qu'une nouvelle journée
00:19:44de mobilisation se profile.
00:19:46Mardi, mobilisation de lycéens
00:19:48émaillés ces derniers jours
00:19:50d'affrontements, de violences.
00:19:51Le gouvernement accuse la France insoumise
00:19:53d'attiser ces violences.
00:19:54Et écoutez, tiens, les propositions
00:19:56que Jean-Luc Mélenchon fait à ce propos,
00:19:58c'était en marge de la marge des fiertés.
00:20:00Tout à l'heure, écoutez.
00:20:02C'est une honte.
00:20:03Si tout ce qu'on a à dire
00:20:04à la jeunesse de ce pays,
00:20:06c'est de lui envoyer des types
00:20:06qui les tabassent,
00:20:08qui les chargent à cheval
00:20:09et de montrer des poubelles qui brûlent,
00:20:11c'est vraiment qu'il y a quelque chose
00:20:12qui tourne plus rond.
00:20:14Normalement, le devoir de ceux
00:20:15qui sont en situation de responsabilité,
00:20:18c'est d'accueillir avec bienveillance
00:20:19la jeunesse.
00:20:20La semaine prochaine,
00:20:21on a la manif du 6 octobre.
00:20:24Moi, j'invite les adultes,
00:20:26les parents,
00:20:27à se mettre un casque blanc
00:20:28ou un brassard blanc
00:20:29et à entourer les manifestations
00:20:32pour protéger.
00:20:33On a un devoir d'abord de protection
00:20:35à leur égard.
00:20:37Donc, il appelle directement
00:20:38les adultes à mettre
00:20:40un casque blanc
00:20:41ou un brassard blanc.
00:20:42Ça a déjà été fait.
00:20:44Comment vous l'interprétez ?
00:20:45Est-ce que c'est pour protéger
00:20:46les lycéens des casseurs
00:20:48ou est-ce que c'est pour protéger
00:20:49les lycéens des policiers ?
00:20:51Excusez-moi,
00:20:52c'est l'incendiaire
00:20:53qui éteint l'incendie.
00:20:55Ou qui tente, en tout cas.
00:20:56Parce qu'on a vu quand même
00:20:57ces élus
00:20:58aller devant les lycées
00:21:00pour énerver tout le monde
00:21:01et pour tout casser.
00:21:02On a quand même vu...
00:21:03J'ai un collègue maire
00:21:04qui est allé danser
00:21:05devant des poubelles en feu.
00:21:07C'est quand même assez inacceptable
00:21:08en termes de messages envoyés
00:21:11à la société et aux jeunes.
00:21:13C'est le rôle d'un parti.
00:21:13Je rappelle quand même
00:21:15que quand ses amis
00:21:16sont allés manifester
00:21:17devant des lycées,
00:21:18ils sont allés en plus
00:21:18manifester devant des lycées
00:21:19qui bénéficiaient
00:21:21de travaux de rénovation
00:21:22très importants.
00:21:23Que ce soit M. le maire
00:21:24de Saint-Denis,
00:21:25que ce soit M. Boyard
00:21:26à Villeneuve-le-Roy.
00:21:27On a fait 80 millions
00:21:29d'euros de travaux.
00:21:31M. Caron à Paris
00:21:32dans le 9e,
00:21:33on a fait 120 millions
00:21:34d'euros de travaux.
00:21:34c'est le rôle d'un parti,
00:21:36c'est normal ?
00:21:36À un moment donné,
00:21:37je suis désolée,
00:21:37mais le rôle d'un parti,
00:21:39c'est aussi de soutenir
00:21:40les mobilisations sociales.
00:21:41Et je ne pense pas
00:21:42que ce soit de nouveau
00:21:43que de la France insoumise
00:21:44que d'autres...
00:21:45Mais pas de jeter
00:21:45de l'eau sur le feu.
00:21:47De l'huile sur le feu.
00:21:49De l'huile sur le feu.
00:21:50C'est mieux.
00:21:51Mais vous nous dites
00:21:52que les lycées
00:21:53qui se mobilisent
00:21:54ont obtenu
00:21:54des projets de rénovation,
00:21:56etc.
00:21:57Très bien.
00:21:57Mais aujourd'hui,
00:21:58ce n'est pas le cas
00:21:58de la plupart des lycées.
00:21:59C'est ce qu'on appelle
00:22:00à de la solidarité.
00:22:02Et c'est pour ça
00:22:02que même des lycéens
00:22:04de Henri IV
00:22:05qui, eux,
00:22:06pour le coup,
00:22:06n'ont pas du tout
00:22:07la même répression
00:22:07que les lycéens de banlieue.
00:22:08Et ça, il faut le noter quand même
00:22:09parce que c'est d'une extrême violence
00:22:11le deux poids deux mesures.
00:22:12Ce qui s'est passé devant Henri IV
00:22:14n'a rien à voir
00:22:14avec ce qui s'est passé
00:22:15devant notre lycée.
00:22:15Mais c'est pour ça
00:22:16que je dis
00:22:17qu'il y a aussi une question
00:22:20d'inégalité territoriale quelque part.
00:22:21Je suis désolée.
00:22:22Depuis 10 ans,
00:22:23la région a investi
00:22:246 milliards et demi
00:22:25sur la rénovation des lycées.
00:22:27Il y a aujourd'hui
00:22:29350 lycées franciliens
00:22:30qui ont été rénovés.
00:22:31Ce n'est pas proportionnel
00:22:31aux dégâts qu'il y a
00:22:32dans nos lycées.
00:22:32La région n'est pas passée
00:22:33depuis 8 ans.
00:22:34Elle n'était pas passée
00:22:35dans nos lycées
00:22:35avant qu'on bloque
00:22:36en 2023.
00:22:37Aujourd'hui,
00:22:38il y a 49 lycées
00:22:40reconstruits totalement.
00:22:42Donc, il y a des efforts
00:22:44incroyables
00:22:44qui sont faits
00:22:44par la région,
00:22:45par Valérie Pécresse,
00:22:46par toute sa majorité.
00:22:47Oui, on travaille au quotidien.
00:22:48Oui, mais quand Valérie Pécresse
00:22:49nous accuse de nous-mêmes
00:22:50dégrader nos lycées,
00:22:51je suis désolée.
00:22:52À un moment donné,
00:22:52ce n'est pas normal.
00:22:52Ce n'est pas moi
00:22:53qui va faire un trou dans mon plafond.
00:22:54Ce n'est pas moi
00:22:54qui va mettre de la moitié.
00:22:57Les deux budgets
00:22:58les plus importants
00:22:59de la région,
00:22:59c'est les transports
00:23:00et les lycées.
00:23:03Sophia Tizawi,
00:23:03quand le maire de Saint-Denis,
00:23:05Bali Bagayoko,
00:23:06juge la réaction violente
00:23:07des manifestants
00:23:08comme une réponse légitime
00:23:10à l'action des forces de l'ordre,
00:23:11est-ce qu'il est vraiment
00:23:12dans son rôle
00:23:14de représentant politique ?
00:23:15Est-ce qu'il n'est pas
00:23:15en train d'attiser
00:23:16la tête violente ?
00:23:16Je pense qu'il a dû
00:23:17s'expliquer sur ses propos
00:23:18que je ne suis pas du tout
00:23:19la porte-parole du maire de Saint-Denis.
00:23:20Vous dites que c'est le rôle
00:23:21de la France insoumise
00:23:22de d'être présente ?
00:23:22J'ai dit que c'était le rôle
00:23:23d'un parti
00:23:24que de devoir soutenir
00:23:25les mobilisations sociales.
00:23:26Par ailleurs,
00:23:27c'est aussi le rôle des syndicats.
00:23:28C'est pour ça que d'ailleurs
00:23:28la CGT et deux syndicats
00:23:29se sont jouant
00:23:30à cette mobilisation
00:23:31qui est extrêmement légitime.
00:23:33La seule violence légitime
00:23:34dans ce pays,
00:23:35c'est la violence
00:23:35pour le coup de la police.
00:23:37Ah non !
00:23:39C'est le monopole
00:23:39de la violence légitime.
00:23:40Ça, c'est la définition même
00:23:42de la loi.
00:23:42Ce n'est pas normal.
00:23:43Est-ce que vous trouvez ça normal
00:23:44encore une fois
00:23:45qu'un lycéen perde son oeil
00:23:47parce qu'il a voulu ?
00:23:48Non, non, c'est parce que je dis.
00:23:53Oui, mais dans ce cas-là...
00:23:54Pardonnez-moi, la définition
00:23:54de la police qui fait
00:23:55que le citoyen n'a pas
00:23:56à s'auto-défendre
00:23:57et qu'il va avoir la police
00:23:58pour le faire,
00:23:58c'est parce que la police
00:23:59a le monopole de la violence
00:24:00légitime dans ce pays.
00:24:01Mais ce n'est pas normal.
00:24:01C'est la définition
00:24:02de la police républicaine.
00:24:03C'est la règle.
00:24:03Il y a un usage disproportionné
00:24:05de la force de la part de la police.
00:24:06Et c'est pour ça que je vous dis.
00:24:07Mais vous vous parlez justement
00:24:08de la violence illégitime
00:24:09de la police avec cinq...
00:24:11Mais parce que dans la plupart
00:24:12des cas, il y a des enquêtes
00:24:12dans lesquelles l'IGPN
00:24:13ont été saisies.
00:24:15Laurent Joffrand.
00:24:15Un mot sur LFI
00:24:16parce que...
00:24:18Madame ne dit pas exactement
00:24:19la vérité.
00:24:20Ils sont plantés, en fait.
00:24:22C'est-à-dire que le premier jour
00:24:23et le deuxième jour,
00:24:24quand le mouvement
00:24:25a vraiment commencé,
00:24:26ils ont encouragé
00:24:27à fond le mouvement.
00:24:28Oui.
00:24:28D'où la déclaration
00:24:29du maire de Saint-Denis
00:24:30qui dit, dans certains cas,
00:24:32la violence est légitime,
00:24:33ce qui est totalement irresponsable
00:24:35dans l'atmosphère
00:24:36dans laquelle ça s'est passé.
00:24:38Et le lendemain,
00:24:39ils ont vu d'un coup
00:24:40une espèce d'explosion
00:24:42de rage un peu partout,
00:24:43des incendies,
00:24:44des violences
00:24:45avec des centaines
00:24:46de blessés.
00:24:47Ils ont dit,
00:24:47oulala, il faut arrêter ça.
00:24:48Panique, panique.
00:24:49Parce que ça va se retourner
00:24:51contre nous.
00:24:51Parce qu'on va nous assimiler
00:24:53à cette violence.
00:24:55Et donc, c'est le lendemain,
00:24:56donc c'était un mardi,
00:24:57je crois,
00:24:58Mélenchon dit,
00:24:59nous, on est non-violents.
00:25:00La veille,
00:25:01la violence est légitime,
00:25:02dans certains cas.
00:25:03Oui, la position,
00:25:03elle est en milieu.
00:25:05Oui, totalement.
00:25:06Mais du coup,
00:25:06qu'est-ce que c'est
00:25:06parce que c'est la politique ?
00:25:07Alors, attendez, attendez.
00:25:08J'aimerais qu'on analyse
00:25:09justement la proposition
00:25:10Yohann Gillet de Jean-Luc Mélenchon.
00:25:12Comment vous,
00:25:12vous l'interprétez ?
00:25:13Lorsqu'il demande aux parents
00:25:15de porter des brassards
00:25:15ou des casques blancs
00:25:16dans les manifestations.
00:25:17Mais ce que dit
00:25:18M. Mélenchon
00:25:18n'a pas du tout vocation
00:25:20à apaiser la situation.
00:25:21Il continue de jeter
00:25:22de l'huile sur le feu
00:25:23puisque dans le début
00:25:24de son propos,
00:25:25il dit aussi
00:25:26que les policiers
00:25:27sont envoyés
00:25:28pour aller tabasser finalement
00:25:31les lycéens.
00:25:31C'est pas normal
00:25:32qu'on a condamné
00:25:33avec la plus grande
00:25:34fermeté les propos
00:25:35de M. Mélenchon
00:25:36mais aussi du maire
00:25:37de Saint-Denis,
00:25:38le comportement
00:25:38de l'ensemble des députés,
00:25:40et il faut saluer
00:25:42le sang-froid
00:25:43de nos forces de l'ordre
00:25:44qui réussissent
00:25:46à contenir
00:25:47des manifestations
00:25:47qui sont extrêmement
00:25:49difficiles à contenir
00:25:50parce qu'il y a
00:25:50de la violence,
00:25:51parce qu'on a affaire
00:25:51évidemment à des jeunes
00:25:53donc forcément
00:25:54les policiers
00:25:55doivent s'adapter
00:25:56à la population
00:25:58qu'ils ont en face
00:25:59et moi je veux saluer
00:25:59évidemment le sang-froid
00:26:01dont ils font preuve.
00:26:02Alors évidemment
00:26:04il y a une police
00:26:05des polices
00:26:05qui va faire son travail
00:26:06et qui va juger
00:26:07cas par cas
00:26:08s'il y a eu
00:26:09des bavures
00:26:10oui ou non
00:26:10mais je tiens
00:26:11à saluer
00:26:11la très grande
00:26:12majorité des policiers
00:26:13qui font leur travail
00:26:14sagement.
00:26:15Ensuite il faut en venir
00:26:15aux solutions
00:26:16excusez-moi
00:26:17il faut en venir
00:26:18aux solutions
00:26:18et la solution première
00:26:20c'est la fin
00:26:20de l'excuse
00:26:21de minorité
00:26:22parce que ces voyous
00:26:23ces racailles
00:26:24doivent payer
00:26:25comme s'ils étaient mineurs
00:26:26Madame vous réclamez
00:26:27comme s'ils étaient majeurs
00:26:29vous réclamez
00:26:30le droit de vote
00:26:31à partir de 16 ans
00:26:32et dans le même temps
00:26:33vous ne voudriez pas
00:26:34que les gamins de 16 ans
00:26:36qui viennent tout casser
00:26:37tout brûler
00:26:38soient jugés comme des adultes
00:26:39et bien moi je pense
00:26:40qu'ils doivent être jugés
00:26:41comme des adultes
00:26:42vous savez mademoiselle
00:26:43vous parlez toujours
00:26:44vous êtes fixé
00:26:45sur ce cas grave
00:26:46qui a eu
00:26:47ce coup de lbd
00:26:48qui a été
00:26:48et que la justice
00:26:49il n'y a pas que celui-là
00:26:49c'est ça le problème
00:26:50un lycéen est borné
00:26:51mais il y en a 5
00:26:51il y en a plus que 5
00:26:52et 5 seulement
00:26:53selon le long du gpn
00:26:54où il y aura des enquêtes
00:26:55et c'est ça qui n'est pas normal
00:26:56oui mais vous savez
00:26:56combien il y a eu
00:26:57d'interpellations
00:26:57il y a eu 5000 interpellations
00:26:58sur les 5000
00:26:59évidemment beaucoup vont sortir
00:27:00sur les 5000
00:27:01je peux vous dire
00:27:01qu'il y en a au moins 2000
00:27:022000
00:27:02c'est pas 5000
00:27:03c'est 2000
00:27:04qui ont commis des actes
00:27:05très très graves
00:27:06de violence sur les profs
00:27:07de violence sur les policiers
00:27:09on va dire
00:27:09c'est normal
00:27:10sur les pompiers
00:27:12vous avez vu à Marseille
00:27:13un camion qui coûte
00:27:14un million d'euros
00:27:15qui a brûlé
00:27:16tout ça
00:27:17encore une fois
00:27:18vient d'une violence
00:27:20qui a été
00:27:21qui a démarré
00:27:22de la part de certains jeunes
00:27:23c'est pas les policiers
00:27:25ni les pompiers
00:27:27vous savez j'en ai fait
00:27:28du médecin de l'ordre
00:27:29GT CRS
00:27:29au tout début de ma carrière
00:27:31permettez-moi de le dire
00:27:32j'ai un certain âge
00:27:33qui me permet de vous dire
00:27:34certaines choses
00:27:34et bien vous savez
00:27:35quand on nous demande
00:27:36de charger
00:27:37c'est toujours pour de bonnes raisons
00:27:38mais non
00:27:39on ne se fait pas plaisir
00:27:40mademoiselle
00:27:41arrêtez
00:27:41s'il y a des pyromaines
00:27:43chez les pompiers
00:27:43c'est qu'à un moment donné
00:27:44il faut se poser des questions
00:27:44et s'il y a des racistes
00:27:45à la police
00:27:46c'est qu'à un moment donné
00:27:47racisme c'est auto-chose
00:27:48une part de métier de l'ordre
00:27:49est-ce qu'on pense
00:27:49à un moment donné
00:27:51un chef d'unité
00:27:53mademoiselle s'il vous plaît
00:27:53est-ce qu'on croyez
00:27:54qu'à un moment donné
00:27:55un chef d'unité
00:27:56un commandant d'unité CRS
00:27:57ou un commandant
00:27:57de gendarmes immobilier
00:27:59disent
00:27:59bah tiens
00:27:59on a des jeunes en face
00:28:01on va les charger
00:28:02on va leur remettre
00:28:02mais vous croyez
00:28:03qu'il y a des règles
00:28:04il y a des règles critères
00:28:05est-ce que quand même
00:28:07vous êtes d'accord pour dire
00:28:08qu'il y a aussi
00:28:09beaucoup de violence
00:28:09contre les policiers
00:28:11on parle de plus de 400
00:28:12contre les sociétés
00:28:13pardon
00:28:13et la société
00:28:14les policiers
00:28:15les proviseurs
00:28:15les enseignants
00:28:16etc
00:28:16des passants
00:28:17on a vu les images
00:28:18à nouveau aujourd'hui
00:28:20plus de 400 policiers
00:28:22oui
00:28:22je crois bien
00:28:23c'est ça
00:28:24Bruno Pommard
00:28:24chef d'établissement
00:28:25une centaine
00:28:26qui ont été blessés
00:28:27depuis le début
00:28:28ça c'est absolument
00:28:29anormal
00:28:30ça va dans les deux sens
00:28:31et bien sûr que c'est malheureux
00:28:32je ne suis pas en train
00:28:32de dire le contraire
00:28:33mais c'est qu'à un moment donné
00:28:34on ne montre que ça
00:28:35on ne montre que les jeunes
00:28:36qui sont violents
00:28:37dans la police
00:28:37mais vous vous dites quoi
00:28:38vous vous dites quoi
00:28:39les gens qui font ça
00:28:40ce sont que des casseurs
00:28:41ce n'est pas nous
00:28:42mais bien sûr que non
00:28:43je ne vais pas vous dire
00:28:44que moi-même
00:28:44j'ai l'agresse un policier
00:28:45ça ne va pas ou pas la tête
00:28:45mais qu'à un moment donné
00:28:46il faut arrêter de montrer
00:28:47seulement ces images-là
00:28:48Laurent Geoffrin
00:28:49vous aviez l'air de dire
00:28:50que c'est plutôt
00:28:50le mouvement lycéen
00:28:51qui se radicalise
00:28:51ah oui bien sûr
00:28:52c'est quelques éléments
00:28:55je n'ai pas dit l'ensemble
00:28:57je constate que les gens
00:28:58qui sont arrêtés
00:28:59sont des lycéens
00:28:59mais parce que le mouvement
00:28:59lycéen est tenu
00:29:00par les insoumis
00:29:01c'est difficile
00:29:05je vous ai entendu longuement
00:29:06je vous ai écouté
00:29:06je ne vous ai pas interrompu
00:29:07donc je répète
00:29:09je constate que la plupart
00:29:10des gens qui sont arrêtés
00:29:11sont des lycéens
00:29:12des mineurs
00:29:13et donc c'est une fraction
00:29:14du mouvement
00:29:15qui s'est radicalisée
00:29:16une fraction du mouvement
00:29:17petite
00:29:19avec des infiltrations
00:29:20cher Laurent Geoffrin
00:29:21c'est souvent le cas
00:29:23moi j'ai écrit un livre
00:29:24sur mai 68
00:29:24c'est la même chose
00:29:26de ce point de vue-là
00:29:27vous étiez mal
00:29:28c'est-à-dire que
00:29:28attendez
00:29:30non mais j'ai étudié
00:29:31bien la question
00:29:31et je la connais un peu
00:29:34on disait
00:29:34déjà à l'époque
00:29:35on disait
00:29:36oui c'est les casseurs
00:29:36ça n'a rien à voir
00:29:37c'était des étudiants
00:29:39d'un coup
00:29:39qui se transformaient
00:29:41en émeutiers
00:29:42parce qu'ils avaient
00:29:42des raisons
00:29:43bonnes ou mauvaises
00:29:44peu importe
00:29:44mais enfin ils avaient
00:29:45des raisons
00:29:45de devenir violents
00:29:47c'est là où c'est difficile
00:29:48si c'était des gens
00:29:50totalement étrangers
00:29:51au mouvement
00:29:53et faciles à isoler
00:29:54le maintien de l'ordre
00:29:55c'est un peu plus facile
00:29:56il y a un peu tout ça
00:29:57oui mais il faudrait
00:29:58vous poser la question aussi
00:29:59au lieu de dire
00:30:00oui mais c'est des racailles
00:30:01tout ça
00:30:01c'est un peu court
00:30:02la question c'est aussi
00:30:03c'est un peu court
00:30:04c'est un peu court
00:30:04où sont les parents
00:30:05je sais vous allez me faire le coup
00:30:06pourquoi les parents
00:30:06laissent s'en faire leurs gamins
00:30:07mais je vais vous montrer
00:30:08de ce que ça
00:30:08dans mon avis
00:30:09à l'époque
00:30:09vous avez mis en
00:30:11vous avez mis en
00:30:12en exergue
00:30:12l'excuse de minorité
00:30:13Yoann Gillet veut supprimer
00:30:15l'excuse de minorité
00:30:16de façon à ce que les mineurs
00:30:18soient jugés de la même manière
00:30:19que les majeurs
00:30:19moi je pense que c'est une erreur
00:30:20de juger les majeurs
00:30:21et les mineurs
00:30:22de la même manière
00:30:22c'est une tradition
00:30:23qu'on a judiciaire
00:30:24qu'on a depuis 45 au moins
00:30:26et qui consiste à dire
00:30:27il y a une excuse de minorité
00:30:31depuis 45
00:30:33oui bah c'est pareil
00:30:35il y a toujours des majeurs
00:30:35et des mineurs
00:30:36oui mais la jeunesse
00:30:36a évolué d'une certaine façon
00:30:38oui d'accord
00:30:38les mineurs sont mineurs
00:30:39et les majeurs sont majeurs
00:30:40ça va changer
00:30:41et d'autre part
00:30:43les réponses que vous apportez
00:30:44au mouvement
00:30:46là si vous étiez au pouvoir
00:30:47c'est pas 200 blessés
00:30:49qu'on a ces 40 000
00:30:51bien sûr
00:30:52parce que là vous dites
00:30:53c'est tout ça
00:30:54mais il n'y a qu'à réprimer
00:30:54c'est tout ça
00:30:55mais quand on voyait la police
00:30:56là vous caricaturez les choses
00:30:58j'ai été le premier
00:30:58à souligner le sang-froid
00:30:59de nos forces de l'ordre
00:31:01et effectivement
00:31:01il doit y avoir des règles
00:31:02et il y a des règles
00:31:03que nos policiers respectent
00:31:06bien évidemment
00:31:07il y a des enquêtes
00:31:08mais il faut avoir une réponse
00:31:11et la réponse c'est
00:31:121. la suppression
00:31:13de l'excuse de minorité
00:31:14et 2. le grand de loi
00:31:16anti-émergé
00:31:16alors attendez
00:31:17Jean-François Vigier là-dessus
00:31:18est-ce que vous êtes pour
00:31:19la suppression de l'excuse de minorité
00:31:21non mais on pourrait en discuter
00:31:22pendant des heures
00:31:22et ça ne réglerait pas
00:31:23la question immédiate
00:31:25qui est la question
00:31:26que le lieu d'enseignement
00:31:27l'école
00:31:28le collège
00:31:29le lycée
00:31:29ce sont des lieux
00:31:30qui doivent être sanctuarisés
00:31:32protégés
00:31:32aujourd'hui on a vu
00:31:33des lycées brûlés
00:31:35on a vu des portails
00:31:36complètement arrachés
00:31:37on a vu des dégradations
00:31:38terribles
00:31:39et ça minore
00:31:41ça met sous le tapis
00:31:43des revendications
00:31:44qui sont légitimes
00:31:45voilà
00:31:46et on en arrive
00:31:47à des discussions
00:31:48sans fin
00:31:49alors qu'il faut
00:31:50vraiment que
00:31:50le calme revienne
00:31:52qu'il puisse y avoir
00:31:52de vraies discussions
00:31:53en l'état
00:31:54pardon
00:31:55on a du mal à voir
00:31:56comment le calme
00:31:57va revenir
00:31:58avec déjà une mobilisation
00:31:59toutes les bonnes volontés
00:32:01appellent au calme
00:32:02appellent à la reprise
00:32:04du dialogue
00:32:04parce que
00:32:05ces violences là
00:32:07ça doit s'arrêter
00:32:08est-ce que
00:32:09les parents ont un rôle
00:32:10à jouer ?
00:32:11je voulais vous montrer
00:32:11une séquence
00:32:11qui a fait le tour
00:32:12des réseaux
00:32:13une maman
00:32:14et il y en a plusieurs
00:32:15comme ça
00:32:16une maman qui
00:32:17franchement a pas mal
00:32:18de sang-froid
00:32:19parce qu'elle va chercher
00:32:21son fils lycéen
00:32:23par la peau des fesses
00:32:24j'allais dire
00:32:24pour le ramener à la maison
00:32:25regardez la séquence
00:32:26c'est très court
00:32:38elle court après son gamin
00:32:40pour le ramener à la maison
00:32:43et franchement
00:32:43elle prend quand même des risques
00:32:44c'est la première des chances
00:32:46c'est-à-dire que les parents
00:32:47on se demande
00:32:47où sont les parents
00:32:48effectivement
00:32:48ils pourraient peut-être
00:32:49accompagner le matin
00:32:50leurs gosses à l'école
00:32:51quitte à perdre une journée
00:32:52quand on voit
00:32:52dans l'état où on est
00:32:53et il y a une deuxième chose
00:32:54qui est intéressante
00:32:54on a vu des préfets
00:32:55qui réagissaient
00:32:57Alexandre Brugère
00:32:58dans 92
00:32:58qui convoque des parents
00:32:59lundi
00:32:59et le préfet des Pyrénées-Orientales
00:33:01que j'ai eu au téléphone
00:33:01il y a quelques heures
00:33:03qui convoque les parents
00:33:04effectivement
00:33:05les maires peuvent le faire
00:33:05d'ailleurs
00:33:06dans le cadre
00:33:07c'est bien clair
00:33:08pour expliquer aux parents
00:33:09tout simplement
00:33:09de tenir leurs gosses
00:33:10il faut les faire payer
00:33:14les parents
00:33:14il y a une loi
00:33:14qui existe déjà
00:33:15à ce sujet
00:33:15oui
00:33:16elle n'est pas franchement appliquée
00:33:18mais oui elle existe
00:33:19la question de faire payer
00:33:20les parents
00:33:20si vous voulez
00:33:21c'est compliqué
00:33:21parce que dans la discussion politique
00:33:22on va toujours en arriver au fait
00:33:23que ces violences-là
00:33:25émanent souvent
00:33:25de foyers
00:33:26qui sont perturbés
00:33:27ou qui ont des problèmes
00:33:29de revenus
00:33:30et donc qui sont des gens
00:33:30qui ne sont pas solvables
00:33:31notamment
00:33:32on va vous ressortir
00:33:33l'exemple
00:33:33qui existe
00:33:34qui est peut-être marginal
00:33:35mais qui existe
00:33:36de la mère seule
00:33:37qui élève ses enfants
00:33:38qui n'arrive pas
00:33:39parce qu'elle accumule
00:33:40des métiers
00:33:40à s'occuper de ses enfants
00:33:41et qui n'est pas solvable
00:33:42vis-à-vis des exactions
00:33:44de son fils
00:33:45ou de ses fils
00:33:45bon ça c'est un problème
00:33:47je pense que le débat
00:33:48pourrait être tourné
00:33:48vers autre chose
00:33:49on a beaucoup parlé
00:33:50de la loi anti-casseurs
00:33:51mais simplement dire
00:33:52qu'il y a un problème
00:33:54de responsabilité individuelle
00:33:55devant la loi
00:33:56le problème c'est pas
00:33:56que les forces de l'ordre
00:33:57n'arrivent pas à arrêter
00:33:58les gens qui commettent
00:33:59des exactions
00:33:59le problème c'est qu'ensuite
00:34:00il faut démontrer
00:34:01que chaque personne arrêtée
00:34:02a bien commis précisément
00:34:04telle exaction
00:34:04de dire
00:34:05lui a cassé
00:34:06cette vitre
00:34:07et donc on peut
00:34:08le condamner vis-à-vis
00:34:09de la casse de cette vitre
00:34:10le problème c'est qu'on n'arrive
00:34:11pas à identifier les gens
00:34:12on n'arrive pas
00:34:13et la loi anti-casseurs
00:34:14vient en cela
00:34:16dire
00:34:16il y a une responsabilité collective
00:34:17c'est-à-dire
00:34:18dès lors que vous vous trouvez
00:34:18dans la NAS
00:34:19dès lors que vous vous trouvez
00:34:20à cet endroit
00:34:20s'il y a de la casse
00:34:21et qu'on vous attrape
00:34:22vous êtes responsable
00:34:23au même titre
00:34:24même si c'est pas vous
00:34:25que dit la loi
00:34:25anti-casseurs
00:34:26que prône justement
00:34:27le rassemblement national
00:34:27c'est cette idée-là
00:34:28c'est exactement ça
00:34:29c'est que
00:34:30quand vous êtes
00:34:30sur le périmètre
00:34:32d'une manifestation
00:34:32qui n'est pas autorisée
00:34:33et bien
00:34:34vous êtes solidaires
00:34:36des dégradations
00:34:37qui peuvent être faites
00:34:41vous devez être condamné
00:34:42il faut un message
00:34:43de fermeté
00:34:44pour en venir
00:34:44au mauvais endroit
00:34:46si on continue
00:34:47comme vous
00:34:47monsieur Geoffrin
00:34:48à prendre finalement
00:34:49le laxisme généralisé
00:34:50alors forcément
00:34:51on a les violences
00:34:52ça joue sur deux choses
00:34:53pour en conclure
00:34:54ça joue sur deux choses
00:34:55d'une part
00:34:55peut-être la responsabilité
00:34:56de se dire
00:34:57je n'ai pas intérêt
00:34:58à me retrouver dans la NAS
00:34:59au moment où il se passe
00:34:59quelque chose
00:35:00et au moment où ça dérape
00:35:00mais aussi ça met le curseur
00:35:02sur la réparation
00:35:03la victime
00:35:04par exemple
00:35:04un magasin
00:35:05qui trouve sa vitre cassée
00:35:06c'est lui qui va devoir
00:35:07payer les frais
00:35:07parce qu'on ne retrouvera
00:35:08jamais le coupable
00:35:09on ne saura pas
00:35:09qui pourra payer
00:35:10pour cette vitre là
00:35:10or le propriétaire
00:35:13du magasin
00:35:13lui se retrouve bien
00:35:14à réparer les dégâts
00:35:15donc c'est aussi
00:35:16une façon de dire
00:35:16quoi qu'il arrive
00:35:17quelqu'un paiera
00:35:17puisqu'on trouvera
00:35:18quelqu'un sur les lieux
00:35:19maintenant la question
00:35:19est de savoir
00:35:20si effectivement
00:35:20c'est lui
00:35:21qui a précisément
00:35:21commis dommage
00:35:22cette loi là
00:35:23vient dire non
00:35:24je rappelle
00:35:24que pour ce qui concerne
00:35:26la région
00:35:26Valérie Pécresse
00:35:27a indiqué
00:35:27qu'elle porterait
00:35:28plainte systématiquement
00:35:29que la région
00:35:30porterait plainte
00:35:30chaque fois qu'il y aura
00:35:31des dégradations
00:35:32nous fournirons les films
00:35:33bien entendu
00:35:34pour les enquêtes
00:35:35et elle enverra
00:35:35la facture d'ailleurs
00:35:36vous savez c'est fou
00:35:37parce que nous-mêmes
00:35:38on a porté plainte
00:35:38contre la région
00:35:39quand elle n'a pas
00:35:39assuré son droit
00:35:40envers les lycéens
00:35:41et qu'est-ce qui s'est passé
00:35:42absolument rien
00:35:44absolument rien
00:35:44parce qu'à un moment donné
00:35:45on se bat contre l'État
00:35:46et c'est l'État
00:35:46qui mène les politiques
00:35:47et donc à un moment donné
00:35:50là ce sont des dégradations
00:35:52de lycées
00:35:53d'établissements scolaires
00:35:54et là il faudra bien
00:35:55qu'il y ait des responsables
00:35:56mais bien sûr
00:35:57que c'est une forme de violence
00:35:57mais à un moment donné
00:35:58quand on n'a pas de professeur
00:35:59devant nos classes
00:35:59quand on n'a pas d'infirmière scolaire
00:36:00vous vous rendez pas compte
00:36:01mais c'est une forme de violence
00:36:05psychologique
00:36:05et puis même
00:36:06on perd 18 mois de scolarité
00:36:07quand on est un élève
00:36:08de 500 nits
00:36:09quelle est la mesure
00:36:13que pourrait annoncer
00:36:14le gouvernement
00:36:15qui permettrait
00:36:15de mettre un terme
00:36:17à ce mouvement
00:36:19tout simplement
00:36:19je le respecte nos droits
00:36:20mais ça c'est un pas abstrait
00:36:22non mais c'est pas abstrait
00:36:24c'est qu'à un moment donné
00:36:24il y a un budget
00:36:25qui va être voté
00:36:25à la fin de l'année
00:36:26et sinon on voit pas
00:36:27l'augmentation
00:36:28parce qu'à un moment donné
00:36:29je suis désolée
00:36:29mais nos parents payent des impôts
00:36:30il augmente tous les ans
00:36:31mais c'est vos parents
00:36:33avec leurs impôts
00:36:34qui vont réparer
00:36:35qui vont payer les réparations
00:36:36et c'est tous les français
00:36:37avec leurs impôts
00:36:38qui vont réparer
00:36:39les dégradations
00:36:40qu'est-ce que vous voudriez
00:36:41qu'augmente ?
00:36:41parce que le budget
00:36:41de l'éducation nationale
00:36:42augmente tous les ans
00:36:43ça c'est factuel
00:36:43mais vers quoi
00:36:44vous voudriez que ça aille ?
00:36:45mais simplement
00:36:46le manque de professeurs
00:36:47simplement
00:36:49nos bâtis
00:36:49en fait qu'il faut rénover
00:36:51en fait
00:36:51tous les trucs de base
00:36:52nos emplois du temps
00:36:53qu'il faut revoir
00:36:54parce que le 8h-18h
00:36:55à un moment donné
00:36:55la santé mentale des jeunes
00:36:56ça ne va plus
00:36:57on n'a pas de psychologue
00:36:58on n'a pas d'infirmière
00:36:59tous les ans
00:37:00ça nous parle de suppression
00:37:00de postes dans l'éducation nationale
00:37:01et en même temps
00:37:02ça nous dit
00:37:02qu'on augmente le budget
00:37:03mais je suis désolée
00:37:04mais il y a un guissot
00:37:06mademoiselle
00:37:068h-18h
00:37:07mais de tout temps
00:37:07moi je n'ai pas fait
00:37:08le grand étude
00:37:09c'est pas parce que
00:37:11les autres super
00:37:12c'est pas forcément un argument
00:37:13oui mais excusez-moi
00:37:15mais à ce moment-là
00:37:15quoi ?
00:37:16les repas
00:37:17on doit manger du caviar
00:37:18plutôt que
00:37:19ça n'a rien à faire
00:37:20non
00:37:20mais ça ne veut pas dire
00:37:21que les générations d'avant
00:37:23il y a une chose
00:37:23dont vous devriez parler
00:37:24qui est un peu gênante
00:37:25parce que pour faire ça
00:37:26pour garder les mêmes programmes
00:37:28il faut allonger l'année
00:37:29oui j'ai pas dit
00:37:30qu'il fallait garder
00:37:30les mêmes programmes
00:37:31il y a plus de vacances
00:37:32pardon je n'ai pas dit
00:37:33qu'il fallait garder
00:37:34les mêmes programmes
00:37:34il faut tout changer
00:37:35je n'ai pas permis
00:37:36vous proposez donc
00:37:38de faire
00:37:38de raccourcir la journée
00:37:40en raccourcissant les programmes
00:37:41non non pas du tout
00:37:42mais ça va monter le niveau
00:37:43ça va être formidable
00:37:43il faut réformer structurellement
00:37:44le système d'éducation nationale
00:37:45quand on voit que Parcoursup
00:37:46fait des dégâts
00:37:47chez les lycées et lycées
00:37:48ça c'est pas Parcoursup
00:37:49c'est l'enseignement au lycée
00:37:50c'est autre chose
00:37:51excusez-moi
00:37:52mais je n'ai pas changé
00:37:53quand à la rénovation des lycées
00:37:54je rappelle que c'est
00:37:55les deux premiers postes
00:37:57budgétaires de la région
00:37:58ce sont les transports
00:37:59et les lycées
00:38:00et les efforts
00:38:01les efforts sont énormes
00:38:02et c'est une des priorités
00:38:04de Valérie Peckrey
00:38:05oui mais vous aussi
00:38:06vous répétez
00:38:06si mais parce que
00:38:07regardez je vous répète
00:38:07la même chose
00:38:08ce n'est pas proportionnel
00:38:08aux dégâts commis
00:38:09on va marquer une très courte pause
00:38:11dans un instant
00:38:11notre invité David Lysnard
00:38:13maire de Cannes
00:38:14et président de l'association
00:38:15des maires de France
00:38:16comment voit-il les choses
00:38:18est-il inquiet pour le mouvement
00:38:20ce mardi
00:38:21on lui posera la question
00:38:21dans un instant
00:38:22on va tout de suite
00:38:24un chiffre ce samedi
00:38:265000 interpellations
00:38:27depuis le début
00:38:27du mouvement lycéen
00:38:28lundi
00:38:29des affrontements
00:38:30parfois très violents
00:38:30entre casseurs
00:38:31et forces de l'ordre
00:38:33une enquête
00:38:33pour tentative de meurtre
00:38:34a été ouverte
00:38:35après qu'un policier
00:38:36a été roué de coups
00:38:38et encerclé à Belfort
00:38:40plusieurs suspects
00:38:41ont été identifiés
00:38:42regardez cette séquence
00:38:57on parle bien là
00:38:59Boris Karlamov
00:38:59de tentative de meurtre
00:39:01c'est en tout cas
00:39:02une enquête
00:39:03qui a été ouverte
00:39:04pour tentative de meurtre
00:39:05sur personnes dépositaires
00:39:06de l'autorité publique
00:39:07alors selon les faits
00:39:08rapportés par le procureur
00:39:09de Belfort hier
00:39:09à l'occasion d'une conférence
00:39:10de presse
00:39:11ces faits se sont donc déroulés
00:39:12après 9h hier matin
00:39:14alors que des policiers
00:39:14des gendarmes
00:39:15étaient mobilisés
00:39:16aux abords du lycée Courbet
00:39:17à Belfort
00:39:19à l'occasion
00:39:19d'une mobilisation lycéenne
00:39:21et selon le procureur
00:39:22de la République
00:39:22ces mêmes policiers
00:39:23gendarmes ont fait face
00:39:24à 200 individus
00:39:25cagoulés
00:39:26qui tiraient des projectiles
00:39:28sur les forces de l'ordre
00:39:29il y a un commandant
00:39:30de police en l'espèce
00:39:31le chef du service
00:39:32départemental
00:39:32du renseignement territorial
00:39:34qui a tenté
00:39:35d'interpeller
00:39:36un individu
00:39:37qui était suspecté
00:39:38de tir de projectiles
00:39:39et d'une tentative
00:39:39d'incendie
00:39:41ce même policier
00:39:43selon le procureur
00:39:43de Belfort
00:39:44a eu du mal
00:39:45à interpeller cette personne
00:39:46il s'est retrouvé
00:39:47sur une esplanade
00:39:48sur les images
00:39:49que l'on voit
00:39:49et il a été pris à partie
00:39:51par des individus
00:39:53ce policier
00:39:54a été sonné
00:39:55transporté à l'hôpital
00:39:56mais aujourd'hui
00:39:56ces jours ne sont pas en danger
00:39:57c'est donc une enquête
00:39:58qui a été ouverte
00:39:59avec l'interpellation
00:40:00d'un jeune homme
00:40:01âgé de 17 ans
00:40:01déjà l'interpellation
00:40:02d'un jeune homme
00:40:03et d'autres suspects
00:40:04identifiés
00:40:05que le procureur
00:40:05aimerait interpeller
00:40:07d'ici 24 heures
00:40:07des suspects identifiés
00:40:08un jeune homme
00:40:09âgé de 17 ans
00:40:09inconnu des services
00:40:10de police et justice
00:40:11qui reconnaît
00:40:11être dans ce groupe
00:40:13mais ni avoir porté
00:40:14des coups au visage
00:40:15à ce policier
00:40:15selon le procureur
00:40:16et alors il y a une sorte
00:40:17de guerre des vidéos
00:40:18qui a lieu
00:40:19sur les réseaux sociaux
00:40:21avec des personnes
00:40:23qui affirment
00:40:24que le policier
00:40:25en question
00:40:25aurait mis la tête
00:40:26du jeune homme
00:40:26sous l'eau
00:40:27en tentant de le maîtriser
00:40:29avant l'agression
00:40:30sur ces images là
00:40:31que l'on voit
00:40:33sur notre écran
00:40:34le procureur
00:40:35a démenti
00:40:36ces informations
00:40:37oui sur cette vidéo
00:40:38on y voit donc
00:40:39le commandant de police
00:40:40victime d'une agression
00:40:41ainsi que la personne
00:40:42qui l'a tenté
00:40:43interpeller
00:40:44selon le procureur
00:40:45de la république
00:40:46il a répété
00:40:46sur notre antenne
00:40:47à la mi-journée
00:40:48le policier
00:40:48lorsqu'il souhaite
00:40:49interpeller cette personne
00:40:50il va la mettre
00:40:51à l'écart
00:40:51en zone sécurisée
00:40:52puisque selon le procureur
00:40:52il y avait des oeufs
00:40:53fourrés sur place
00:40:54il tente de l'interpeller
00:40:55il y a un ruisseau
00:40:56en contrebas
00:40:57il glisse vers le ruisseau
00:40:58puisque selon le procureur
00:40:59cette personne
00:41:00essaie de se soustraire
00:41:01à l'interpellation
00:41:02ils vont être
00:41:03tous les deux
00:41:03à être dans l'eau
00:41:04ils vont glisser
00:41:05nous dit le procureur
00:41:06et le policier
00:41:08va tenter tout de même
00:41:08d'interpeller cet individu
00:41:10puis il va le relever
00:41:12pour le ramener
00:41:13sur la terre ferme
00:41:14et c'est à ce moment-là
00:41:14bien qu'il va être passé à tabac
00:41:15quoi qu'il en soit
00:41:16cet individu
00:41:16il a réussi à prendre la fuite
00:41:18il est activement recherché
00:41:19par les forces de l'ordre
00:41:20voici la version du procureur
00:41:22de Belfort
00:41:24nous enjoint sur le plateau
00:41:24Richard Ramos
00:41:25député modem du Loiret
00:41:26bonsoir et bienvenue
00:41:27Mathieu Vallet
00:41:28député, eurodéputé
00:41:29rassemblement national
00:41:29et ancien policier aussi
00:41:32merci de notre invitation
00:41:33on le précise
00:41:34merci de l'avoir accepté
00:41:36vous souhaitiez réagir
00:41:38sur ces images
00:41:40qu'est-ce qu'elles vous inspirent
00:41:42on a l'impression quand même
00:41:44d'une banalisation de la violence
00:41:46on n'a plus peur
00:41:47de tuer désormais ?
00:41:49non mais d'abord
00:41:50ce qui m'a choqué
00:41:51on est chez les fous
00:41:52c'est que vous avez un site
00:41:53sur X
00:41:54enseignement Twitter
00:41:55alerte info
00:41:56qui catégoriquement
00:41:57sans être un journaliste
00:41:58ici
00:41:58vous êtes des vrais journalistes
00:42:00avec des vraies formations
00:42:01et des vraies habilitations
00:42:02par l'État
00:42:03qui explique qu'en fait
00:42:04ce commandant de police
00:42:04voulait le noyer
00:42:05puis finalement derrière
00:42:06ce qu'il faut comprendre
00:42:06c'est que comme il se fait lâcher
00:42:07c'est la juste réponse
00:42:09sauvage
00:42:10la loi de la rue
00:42:10face à une action
00:42:11qui en fait n'est pas prouvée
00:42:12vous avez même un avocat
00:42:14chez qui
00:42:14à Pauline de Malherbe
00:42:15j'ai déjà débattu
00:42:16ce monsieur maître Cédiba
00:42:18qui explique aussi
00:42:18que la version du procureur
00:42:19la version policière
00:42:20c'est pas vrai
00:42:21faut pas s'en remettre
00:42:21donc je trouve que ces discours
00:42:22sont irresponsables
00:42:23et on sent même
00:42:24qu'on a l'impression
00:42:25qu'on légitime
00:42:25un lâchage d'un policier
00:42:26au sol
00:42:27par plusieurs individus
00:42:28qu'elle l'a acheté
00:42:29quelle désinformation
00:42:30quelle fake news
00:42:30donc moi je vais vous dire
00:42:32Boris Karmelhoff l'a dit
00:42:33vous avez un individu
00:42:35qui est suspecté
00:42:36d'avoir jeté des projectiles
00:42:37d'avoir voulu allumer
00:42:38un incendie
00:42:38c'est pas comme si
00:42:38on avait eu des magas
00:42:39cet été
00:42:40et puis derrière
00:42:41on a un commandant de police
00:42:42expérimenté
00:42:42qui est chef
00:42:43de la filière renseignement
00:42:44dans le département
00:42:45en l'occurrence à Belfort
00:42:46qui veut l'interpeller
00:42:48il y a une rébellion
00:42:48il tombe dans le ruisseau
00:42:49il essaie de le relever
00:42:50qui peut croire
00:42:50qu'un commandant de police
00:42:52va noyer un gamin
00:42:53dans l'eau
00:42:53dans un ruisseau
00:42:54où l'eau fait à peine
00:42:5510 centimètres
00:42:56non mais pardon
00:42:56au bout d'un moment
00:42:57je sais bien
00:42:57qu'on a des gauchistes
00:42:58qui prennent des policiers
00:42:59pour des teubés
00:43:00pour des boubourses
00:43:00pour des babages
00:43:01comme on dit chez moi
00:43:02dans le nord
00:43:02mais c'est des gens intelligents
00:43:03c'est des gens professionnels
00:43:04il y a 152 000 policiers
00:43:05je termine juste sur ça
00:43:06152 000 policiers
00:43:07100 000 gendarmes en France
00:43:09ils font pour la grande
00:43:10très grande majorité
00:43:11leur travail
00:43:12et l'inspection générale
00:43:13de la police nationale
00:43:13dirigée par un magistrat
00:43:15enquête
00:43:16sous l'égide magistrat indépendant
00:43:17des juges d'instruction
00:43:18en commission rogatoire
00:43:18ou en flagrance
00:43:19ou en prélim
00:43:19sur 5 affaires en particulier
00:43:21voilà
00:43:22j'ai bien
00:43:23merci de leur laisser le temps
00:43:23il faut être précis
00:43:24il ne faut pas dire
00:43:25tout et n'importe quoi
00:43:26quand on ne maîtrise pas le sujet
00:43:27Sophia Tizaoui
00:43:28à vos côtés
00:43:28souhaite réagir
00:43:29ancienne présidente
00:43:30de l'union syndicale lycéenne
00:43:31oui bien sûr
00:43:32parce qu'encore une fois
00:43:33on mélange tout
00:43:34et c'est assez fascinant
00:43:35puisque là
00:43:36vous soulignez
00:43:38le travail remarquable
00:43:40de la police
00:43:40durant
00:43:43ces mobilisations
00:43:44donc vous cautionnez
00:43:45en fait
00:43:45qu'un élève
00:43:47perdra un oeil
00:43:47vous cautionnez
00:43:48qu'un élève
00:43:48perdra des dents
00:43:49vous cautionnez
00:43:49qu'on nous envoie
00:43:50la brigade équestre
00:43:51devant nos lycées
00:43:52je suis désolée
00:43:53à un moment donné
00:43:53il y a un usage de la force
00:43:54qui est disproportionné
00:43:55et nous on en a marre
00:43:56parce qu'on sait très bien
00:43:57que c'est pour seul but
00:43:58de discréditer
00:44:00à la fois notre mouvement
00:44:00et en même temps
00:44:01d'arrêter cette mobilisation
00:44:03vous ne trouvez pas madame
00:44:03que le problème
00:44:04dans votre mouvement
00:44:04c'est les casseurs
00:44:05et c'est ces 436 policiers
00:44:06et gendarmes blessés
00:44:07en 3 jours madame
00:44:08le problème aussi
00:44:09c'est qu'on ne montre que ça
00:44:09les casseurs
00:44:10ils veulent votre mouvement madame
00:44:11vous devriez les condamner
00:44:12et même aider les policiers
00:44:13vous les condamnez
00:44:14on les a condamnés
00:44:15vous les condamnez
00:44:16très clairement
00:44:16ce soir sur notre antenne
00:44:18ces violences
00:44:18auxquelles on assiste là
00:44:19mais oui
00:44:20et vous les déplorez
00:44:21mais en fait c'est grave
00:44:22bien sûr
00:44:23parce que dans tous les cas
00:44:24c'est un problème
00:44:25parce que finalement
00:44:26notre message politique
00:44:27il est biaisé
00:44:27et il passe à la trappe
00:44:29parce que dans les médias
00:44:30traditionnels
00:44:30on ne voit que ça
00:44:31et qu'à un moment donné
00:44:32il y a de nombreux blocus
00:44:33de nombreuses mobilisations
00:44:34qui se passent extrêmement bien
00:44:35et il y a des mobilisations
00:44:36très festives
00:44:37avec de la musique
00:44:38avec des pancartes
00:44:38qui revendiquent
00:44:39nos réelles conditions de vie
00:44:41et aussi
00:44:42mais vous vous êtes au sein
00:44:43madame Tiza
00:44:43oui mais vous avez remarqué
00:44:44quand même que
00:44:45mais la plupart des lycéens
00:44:45sont sincères
00:44:46mais oui
00:44:47mais je parle
00:44:48quand vous avez
00:44:48le lycée Nelson Mandela
00:44:50qui est à Nantes
00:44:50est brûlé à 77 millions d'euros
00:44:52quand vous avez des jets d'acide
00:44:53sur les forces de l'ordre
00:44:54quand vous avez
00:44:54cette policière
00:44:55vous êtes une femme
00:44:56d'autant plus que
00:44:58cette policière
00:44:58qui se fait lâcher
00:44:59ça ne vous a pas choqué
00:45:00que 5 jeunes hommes
00:45:01la fracassent
00:45:01mais je n'ai pas dit le contraire
00:45:02mais ce que vous essayez de faire
00:45:03mais c'est grave en fait
00:45:04ce n'est pas des détails
00:45:05non non non
00:45:05je n'ai pas dit que c'est des détails
00:45:06et ne faites pas dire
00:45:07ce que j'ai pas dit
00:45:07mais je ne veux pas généraliser
00:45:08mais le problème
00:45:09c'est que vous rentrez
00:45:10dans un concours
00:45:12moi je veux que les policiers
00:45:13et les gendarmes
00:45:13rentrent en vie
00:45:14c'est stigmate
00:45:15parce que ce que vous faites là
00:45:16c'est rentrer dans un concours
00:45:17où est-ce qu'il y a le plus de blessés
00:45:19les policiers gens armés
00:45:20ils ne devraient jamais le blesser
00:45:21et les lycéens non plus
00:45:25et surtout qu'ils sont armés
00:45:26c'est un cougar
00:45:28on parle de Saint-Ouen-Lomone
00:45:29ce policier
00:45:30qui a tiré avec son cougar
00:45:32une grenade lacrymogène
00:45:33avant il se fait agresser
00:45:34on peut aussi comprendre
00:45:35qu'un policier
00:45:36en état d'agression
00:45:38en état de situation difficile
00:45:40peut parfois
00:45:41avoir des difficultés
00:45:43à réagir
00:45:43et que ce n'est pas par plaisir
00:45:45rien ne justifie
00:45:47les dérapages
00:45:48auquel on a pu assister
00:45:49un lycéen éborgné
00:45:52juste pour répondre
00:45:53on a en permanence
00:45:54dans les tribunaux
00:45:55vous faites exactement
00:45:56le symétrique
00:45:57de ce que disent les lycéens
00:45:58on a en permanence
00:46:00vous comprenez le policier
00:46:00il est très énervé
00:46:02vous qui suiviez ça
00:46:03on peut dire ça des lycéens aussi
00:46:04vous suivez ces sujets assidûment
00:46:06dans les tribunaux
00:46:07en permanence
00:46:08les voyous sont excusés
00:46:09les policiers ne sont pas des voyous
00:46:10dans des actions de police
00:46:11si elles sont contestées
00:46:13il y a des dommages
00:46:14dont vous parlez madame
00:46:15et que
00:46:15évidemment je suis choqué
00:46:16et que ce policier lui-même
00:46:17n'avait pas voulu
00:46:18ce résultat là
00:46:19et bien après
00:46:19rendez compte
00:46:20à la justice
00:46:21et à sa administration
00:46:22j'aimerais qu'on donne la parole
00:46:23à notre invité
00:46:24David Lysnard
00:46:26bonsoir à vous
00:46:27David Lysnard
00:46:27maire de Cannes
00:46:28président de l'association
00:46:29des maires de France
00:46:30et candidat
00:46:30nouvelle énergie
00:46:31à l'élection présidentielle
00:46:32comment vous qualifiez-vous
00:46:34le mouvement
00:46:35auquel on assiste
00:46:36peut-on toujours parler
00:46:37de manifestation lycéenne
00:46:38ou a-t-on
00:46:39désormais basculé
00:46:40dans autre chose
00:46:43bonsoir à tous
00:46:44merci de m'accueillir
00:46:46moi je peux vous dire
00:46:47ce que j'ai vu
00:46:48et ce que je vois
00:46:48et ce qui me remonte
00:46:49du terrain
00:46:51je l'ai vu
00:46:51dans ma commune
00:46:52puisque lundi d'ailleurs
00:46:54cinq lycées seront fermés
00:46:55quel échec
00:46:56pour la société
00:46:58j'ai vu
00:46:58des individus violents
00:47:00provoquer des troubles
00:47:01mettre le feu
00:47:02à des arbres
00:47:03mettre le feu
00:47:03à des poubelles
00:47:04balancer des barrières
00:47:06la police municipale
00:47:07dont ce n'est pas le job
00:47:08mais qui est quasiment
00:47:09toujours la primo intervenante
00:47:10dans ma commune
00:47:11a interpellé
00:47:1223 individus
00:47:13la semaine dernière
00:47:13qui ont été remis
00:47:15au parquet
00:47:16au procureur de la république
00:47:18et il est vrai
00:47:20que là-dedans
00:47:21on n'entend pas
00:47:21les revendications
00:47:22des lycéens
00:47:23donc que des lycéens
00:47:25fassent valoir
00:47:26comme on a pu le faire
00:47:27aussi dans ma génération
00:47:29des problèmes
00:47:30d'agenda
00:47:32de planning
00:47:33de bâtiment
00:47:34très bien
00:47:35mais aujourd'hui
00:47:36je mets au défi
00:47:37quiconque
00:47:37de distinguer
00:47:38ce qui se passe aujourd'hui
00:47:39de ce que l'on a connu
00:47:40lors de la victoire du PSG
00:47:42ou lors des émeutes
00:47:43de Naël
00:47:44donc on est face
00:47:45à un problème
00:47:45très très lourd
00:47:47c'est très consternant
00:47:48c'est très affligeant
00:47:49c'est très troublant
00:47:50moi je suis père
00:47:51d'un lycéen aussi
00:47:52je vous dis
00:47:53comment on en arrive
00:47:54à une telle violence
00:47:55chez des individus
00:47:56aussi jeunes
00:47:58je vous donne
00:47:58des faits
00:47:59un lundi
00:48:00au moment où
00:48:01s'embrasait le mouvement
00:48:02dès lundi
00:48:03on a interpellé
00:48:04sur ma commune
00:48:05un adulte
00:48:06qui venait d'une autre commune
00:48:07et qui est connu
00:48:08comme un activiste
00:48:09LFI
00:48:09il y a un bourrage
00:48:11de crâne
00:48:11qui est fait
00:48:12auprès de certains gamins
00:48:13voilà
00:48:14donc tout cela
00:48:15il va bien falloir en sortir
00:48:17ça renvoie au rôle
00:48:18de l'État
00:48:19évidemment
00:48:20et moi je veux bien
00:48:21quand même
00:48:21qu'on discute
00:48:22sur les protocoles
00:48:23d'intervention
00:48:23de la police
00:48:24je pense que
00:48:25on laisse trop pourrir
00:48:26les situations
00:48:27et quand on intervient
00:48:28ça devient extrêmement violent
00:48:29par nécessité
00:48:30il faut intervenir
00:48:30beaucoup plus tôt
00:48:31comme on essaie
00:48:32de le faire localement
00:48:33dès qu'il y a
00:48:34les premiers éléments violents
00:48:35et puis je pose la question
00:48:36où sont les familles
00:48:37alors j'ai vu des vidéos
00:48:38de pères ou de mères
00:48:40qui vont chercher leurs gamins
00:48:41bravo
00:48:42félicitations
00:48:43mais il faudrait
00:48:43qu'on se réunisse
00:48:45les parents
00:48:45les élus locaux
00:48:47pour aller sur place
00:48:48pour empêcher
00:48:50que tout ça
00:48:51continue ainsi
00:48:52parce que c'est
00:48:52c'est affligeant
00:48:53si ce n'est pas possible
00:48:54voilà
00:48:54Qu'est-ce qu'il faudrait
00:48:56qu'ils fassent
00:48:56les parents
00:48:58exactement
00:48:58est-ce que vous êtes
00:48:59pour cette proposition
00:49:00de Gérald Darmanin
00:49:01notamment
00:49:01de faire payer
00:49:02les parents
00:49:04lorsque leurs enfants
00:49:05commettent des violences
00:49:07Alors écoutez
00:49:08c'est un peu une posture
00:49:10parce que ça fait des années
00:49:11que notamment
00:49:12avec Alexandra Martin
00:49:13qui est la députée
00:49:14chez moi
00:49:14on propose quelque chose
00:49:16de très simple
00:49:16c'est-à-dire
00:49:17soit on revoit
00:49:18le code pénal
00:49:18des mineurs
00:49:19parce qu'il faut toujours
00:49:20qu'il y ait une responsabilité
00:49:22individuelle
00:49:22moi je veux assumer
00:49:24pour mes gamins
00:49:25je veux bien
00:49:25mais je ne veux pas assumer
00:49:26pour les gamins des autres
00:49:27comme contribuables
00:49:27quand ils font brûler
00:49:28un lycée par exemple
00:49:29donc c'est très simple
00:49:31soit on revoit
00:49:32la responsabilité pénale
00:49:33des mineurs
00:49:33et les mineurs
00:49:34assument une responsabilité
00:49:37avec notamment
00:49:37il faut protéger la société
00:49:39il faut protéger les gamins
00:49:40les remettre
00:49:40dans un cadre disciplinaire
00:49:42dans des centres fermés
00:49:43disciplinaires
00:49:44comme je le propose
00:49:44soit on estime
00:49:46que leur jeune âge
00:49:46fait qu'ils ne sont pas
00:49:47responsables pénalement
00:49:48et dans ce cas-là
00:49:49c'est les parents
00:49:49qui sont responsables
00:49:50et soit les parents
00:49:51là aussi c'est très simple
00:49:52il ne faut pas faire
00:49:53de discrimination sociale
00:49:54donc soit les parents
00:49:55sont solvables
00:49:56et ils payent
00:49:58pour les dégâts
00:49:58de leurs gamins
00:49:59en plus des procédures pénales
00:50:00contre les enfants
00:50:01soit ils ne sont pas solvables
00:50:03et il est quand même
00:50:04stupide, débile
00:50:05que la société continue
00:50:07de sponsoriser
00:50:08de payer
00:50:09par du logement social
00:50:10par des aides sociales
00:50:11des personnes
00:50:12qui dégradent
00:50:13et qui attaquent la société
00:50:14donc s'ils ne sont pas
00:50:16solvables
00:50:17on s'attaque
00:50:18aux logements sociaux
00:50:18etc
00:50:20Oui, oui, oui
00:50:20moi j'ai longtemps
00:50:21je le propose
00:50:22je l'ai proposé
00:50:22pour les dealers
00:50:23mais aussi pour toute la casse
00:50:24je ne vois pas pourquoi
00:50:25ce sont les contribuables
00:50:27et les parents des autres
00:50:28qui doivent payer
00:50:28pour les dégâts des gamins
00:50:29donc soit on est solvable
00:50:30on paye
00:50:31si on n'est pas solvable
00:50:32et bien on a moins d'aide
00:50:34à proportion
00:50:35de ce que l'on doit donner
00:50:36et ça sera extrêmement juste
00:50:37et je crois absolument salutaire
00:50:39mais aujourd'hui
00:50:40tout ce qui arrive
00:50:42c'est le fruit
00:50:42d'une multitude de facteurs
00:50:43c'est à la fois
00:50:45cette perte d'autorité
00:50:47de l'État
00:50:47vous vous rendez compte
00:50:48que 40 proviseurs
00:50:49ont été agressés
00:50:50qu'on touche à des professeurs
00:50:52la figure du professeur
00:50:54elle devrait être sacrée
00:50:54qu'on soit d'accord
00:50:55ou pas avec lui
00:50:56on ne peut pas s'attaquer physiquement
00:50:57c'est pas possible
00:50:58à un professeur
00:51:00enfin je veux dire
00:51:01c'est impensable
00:51:02un professeur
00:51:02qui a pris de l'essence
00:51:03à côté de
00:51:03qui a été aspergé d'essence
00:51:05à côté d'un incendie
00:51:06et M. Mélenchon
00:51:07nie ça
00:51:08et M. Mélenchon
00:51:09souffre sur les braises
00:51:10en appelant tout le monde
00:51:11le 6 à la révolte
00:51:12des syndicats
00:51:13de lycéens
00:51:14qui sont déjà
00:51:15qui parlent déjà
00:51:16comme des vieux militants
00:51:17d'extrême gauche
00:51:18enfin tout ça
00:51:19d'une tristesse à mourir
00:51:20donc il y a une perte
00:51:21d'autorité de l'État
00:51:22ça c'est sûr
00:51:22on ne sanctionne pas
00:51:23vite, rapidement
00:51:24de façon proportionnée
00:51:25on doit être un État droit
00:51:26mais immédiate
00:51:27comme d'autres pays
00:51:28arrivent à le faire
00:51:29il y a aussi
00:51:30toutes les pédagogies
00:51:32qu'on a mises en place
00:51:33dès le plus jeune âge
00:51:34on voit les conséquences
00:51:35aujourd'hui
00:51:36quand on a mis
00:51:36sur le même plan
00:51:37l'enfant et l'adulte
00:51:38il faut respecter
00:51:39l'élévation
00:51:40élève, un élève
00:51:41c'est l'adulte
00:51:41et puis ce manque
00:51:43d'espoir pour la jeunesse
00:51:44il faut retrouver
00:51:45une espérance pour la jeunesse
00:51:46si nos gamins
00:51:48on n'arrête pas
00:51:48de leur dire
00:51:48que tout était mieux avant
00:51:49si toute la journée
00:51:50ils entendent ça
00:51:51si parallèlement
00:51:54les wokistes
00:51:54écologistes
00:51:55leur disent
00:51:55que
00:51:56de mal-être
00:51:57de genre
00:51:58leur disent
00:51:58que la planète
00:51:59s'écroule
00:52:00si on ne leur donne pas
00:52:01une espérance scientifique
00:52:02si on ne leur dit pas
00:52:03que si
00:52:03ils ne bossent pas maintenant
00:52:04non mais c'est très
00:52:06pardonnez-moi
00:52:07comme s'ils ne bossent pas maintenant
00:52:09on doit s'aguerrir
00:52:10quand on est jeune
00:52:11même quand c'est un peu difficile
00:52:12et on doit se lever tôt
00:52:13parce que les autres
00:52:14les enfants
00:52:15des Allemands
00:52:17les enfants
00:52:17des Italiens
00:52:18les enfants
00:52:18des Coréens
00:52:19les enfants des Chinois
00:52:20ils bossent
00:52:21donc à un moment donné
00:52:23il n'y aura pas
00:52:23d'argent magique
00:52:25tout à l'heure
00:52:26je vous ai écouté
00:52:27juste avant
00:52:27que vous me donniez l'entête
00:52:29j'ai écouté
00:52:30bonjour madame
00:52:31la représentante
00:52:31ou l'ancienne représentante
00:52:32d'un syndicat lycéen
00:52:33et vous disiez
00:52:34quelque chose de très juste
00:52:35vous disiez
00:52:36on dépense de plus en plus
00:52:37et on voit moins de moyens
00:52:38ben oui vous avez raison
00:52:39parce qu'on dépense
00:52:40vraiment de plus en plus
00:52:41il y a plus en plus
00:52:42de dépenses publiques
00:52:42y compris dans l'éducation
00:52:43il y a de moins en moins
00:52:44de moyens sur le terrain
00:52:45parce qu'on a un système
00:52:46qui est mort
00:52:46qui est hyper bureaucratisé
00:52:48hyper centralisé
00:52:49hyper compliqué
00:52:50il faut revoir
00:52:51toute l'organisation
00:52:52des pouvoirs publics
00:52:52en France
00:52:53et on fera moins de dépenses sociales
00:52:56et plus d'efficacité
00:52:57mais ce qui est sûr là
00:52:57c'est qu'il faut absolument
00:52:58trouver de la paix
00:52:59de la paix
00:53:00de la sécurité
00:53:00on ne peut pas voir
00:53:01des gamins se faire blesser
00:53:02enfin tout ce qu'on voit
00:53:03des policiers se faire attaquer
00:53:04tout ça est inouï
00:53:07insupportable
00:53:07on ne doit pas banaliser cela
00:53:08c'est sûr
00:53:09et on entend votre inquiétude
00:53:11vis-à-vis de cette nouvelle
00:53:12journée de mobilisation
00:53:13mardi 6 octobre prochain
00:53:15merci beaucoup
00:53:16David Lissnard
00:53:17d'être intervenu
00:53:17à notre antenne
00:53:18Richard Ramos
00:53:19sur ce que propose
00:53:21David Lissnard
00:53:22notamment
00:53:23faire payer les parents
00:53:24lorsqu'ils n'ont pas solvable
00:53:26on leur retire
00:53:27leurs logements sociaux
00:53:28notamment
00:53:29les aides sociales
00:53:30auxquelles ils ont droit
00:53:31qu'est-ce que vous en pensez ?
00:53:33c'est des affaires très compliquées
00:53:34parce que responsabiliser
00:53:35les parents
00:53:36c'est normal
00:53:36je veux dire
00:53:37vous avez un enfant de 15 ans
00:53:40responsabiliser
00:53:40les parents
00:53:40c'est normal
00:53:41mais encore une fois
00:53:42vous avez quelqu'un
00:53:43qui travaille
00:53:45à la caisse
00:53:46chez Leclerc
00:53:47et qui lève seul son enfant
00:53:49et qui termine à 22h30
00:53:50vous allez faire quoi ?
00:53:52vous allez les remettre dehors
00:53:52à la sortie
00:53:53ça on sait que c'est de la démagogie
00:53:55donc c'est quoi la solution finalement ?
00:53:57c'est très très dur
00:53:58moi je suis d'ailleurs
00:53:59pour qu'on revienne
00:54:00et qu'on débatte au Parlement
00:54:02sur l'excuse de minorité
00:54:03parce que là
00:54:04on voit bien qu'il y a un sujet
00:54:06donc vous êtes pour la suppression
00:54:08de l'excuse de minorité
00:54:10c'est-à-dire
00:54:10il faut juger de la même manière
00:54:12un adulte
00:54:13et un enfant
00:54:14je n'ai pas dit la même manière
00:54:15mais il faut qu'on débatte
00:54:16sur aujourd'hui
00:54:17on pourrait être mineur
00:54:19et créer des attaques
00:54:22sur des proviseurs
00:54:22sur des professeurs
00:54:23sur des forces de l'ordre
00:54:24et se dire
00:54:25de toute façon
00:54:25je ne serai pas inquiété
00:54:26la loi me protège
00:54:27là il faut qu'on apporte
00:54:29une réponse
00:54:29qui soit une réponse précise
00:54:30après il ne faut pas être démago
00:54:31je veux dire
00:54:32quand on a des familles
00:54:33qui sont solvables
00:54:34oui il faut aller prendre le pognon
00:54:35bien évidemment
00:54:36quand on est parent
00:54:37on doit assumer
00:54:39mais par contre
00:54:39il ne faut pas faire croire
00:54:40comme là
00:54:41le fait un petit peu
00:54:42monsieur Lysnard
00:54:42de faire croire
00:54:43que parce que
00:54:44vous n'avez pas de moyens
00:54:45c'est dans un logement social
00:54:46on va leur enlever
00:54:47le logement social
00:54:48et on va les mettre à la rue
00:54:49ça n'existe pas
00:54:50alors on a une chance
00:54:51dans ce pays là
00:54:52c'est que la peine
00:54:53elle est individualisée
00:54:54donc on peut
00:54:55dans une peine
00:54:56regarder
00:54:56mais de toute façon
00:54:57on ne peut pas permettre
00:54:58ce qui s'est passé
00:54:58vous savez
00:55:00moi en 86
00:55:01j'étais leader
00:55:02contre le doigt de Vaquet
00:55:04on avait milité
00:55:06on était lycéens
00:55:07aujourd'hui je vous dirais
00:55:08je ne sais même plus
00:55:09pourquoi trop
00:55:10on allait
00:55:11mais on avait
00:55:11cette jeunesse là
00:55:12il y avait eu des violences
00:55:13vous vous rappelez
00:55:13l'affaire Malik Ousekine
00:55:15est-ce que vous étiez sage
00:55:16monsieur Ramon ?
00:55:17non j'étais pas sage
00:55:17je n'ai pas changé
00:55:19je n'ai pas changé
00:55:19vous ne canardiez pas
00:55:20les femmes de l'ordre ?
00:55:21non
00:55:21par contre
00:55:23c'est vrai que
00:55:23là on voit bien
00:55:24que la société
00:55:25mais c'est toute la société
00:55:26qui est devenue violente
00:55:27aujourd'hui
00:55:29les élus que nous sommes
00:55:30moi je suis un élu rural
00:55:31avant les maires
00:55:32n'étaient pas inquiétés
00:55:33physiquement
00:55:34aujourd'hui les maires
00:55:35ils sont inquiétés
00:55:35donc il faut trouver
00:55:36les solutions
00:55:37nos forces de l'ordre
00:55:38pardon je le dis aussi
00:55:39les forces de l'ordre
00:55:40moi je vois à Orléans
00:55:41par exemple
00:55:42les forces de l'ordre
00:55:42elles protègent
00:55:44le droit à manifester
00:55:46la première chose
00:55:46qu'ont fait les arts de l'ordre
00:55:47c'est la première mission d'ailleurs
00:55:48exactement
00:55:50et donc
00:55:50elles ont protégé
00:55:52le droit
00:55:52le droit à manifester
00:55:54parce que
00:55:54là aussi
00:55:55je déteste
00:55:56quand les gens disent
00:55:57oui la jeunesse
00:55:58etc
00:55:58non non
00:55:59il y a
00:56:00dans ces affaires-là
00:56:01vous avez à la fois
00:56:03des gens qui sont extérieurs
00:56:04qui viennent créer
00:56:06des délits
00:56:07vous avez également
00:56:08la France insoumise
00:56:09de temps en temps
00:56:09quand je vois monsieur Mélenchon
00:56:11parler des policiers
00:56:12qui sont des sauvages
00:56:13c'est pas respecter la démocratie
00:56:15c'est pas respecter la république
00:56:16et derrière
00:56:17vous avez des jeunes
00:56:17qui se font embarquer
00:56:19et avec ça
00:56:19il faut trouver
00:56:20entre les deux
00:56:21vous avez envie de réagir
00:56:24respecter les jeunes
00:56:24et à la fois
00:56:26on va marquer une très courte
00:56:28et vous l'avez dit quand même
00:56:29vous êtes pas d'accord
00:56:30quand les jeunes
00:56:32sont en train de taper
00:56:33tabasser
00:56:34comme l'a vu la policière
00:56:35mais bien évidemment
00:56:36mais c'est bien ce que je dis
00:56:37et c'est pour ça
00:56:38on va poursuivre le débat
00:56:40et c'est pour ça
00:56:40que la police des polices
00:56:41elle doit intervenir
00:56:43quand il y a des cas particuliers
00:56:44et quand les protocoles
00:56:46ne sont pas respectés
00:56:475 sur combien de bavures ?
00:56:49Non non
00:56:50on va poursuivre après la pub
00:56:51on marque une très courte pause
00:56:54à 18h20
00:56:55ce sera notre rendez-vous
00:56:56Raphaël Entoven
00:56:57face à Daniel Simonnet
00:56:58député L'Après de Paris
00:56:59et ancienne insoumise
00:57:00on se retrouve dans quelques minutes
00:57:02L'inquiétude des autorités
00:57:04face à cette nouvelle journée
00:57:06de mobilisation prévue
00:57:07ce mardi
00:57:08je vous lis ce que dit
00:57:08ce communiqué du préfet de police
00:57:10de Paris
00:57:10qui vient tout juste
00:57:11de nous parvenir
00:57:12ceux qui ont impulsé
00:57:14le mouvement
00:57:14ne le contrôlent plus
00:57:15il est plus que temps
00:57:16de revenir
00:57:17à des formes d'action
00:57:18pacifique
00:57:19un mouvement incontrôlable
00:57:20Mathieu Vallée
00:57:21votre réaction
00:57:22aussi en tant qu'ancien policier
00:57:25quels sont
00:57:26les échos que vous avez
00:57:29de vos collègues
00:57:30sur ce qui va se passer mardi ?
00:57:31Moi je pense que mardi
00:57:32ça va être une journée noire
00:57:33très compliquée
00:57:34d'ailleurs
00:57:34au détriment des lycéens
00:57:36des étudiants
00:57:38qui vont vouloir
00:57:38revendiquer pacifiquement
00:57:40leurs conditions d'études
00:57:41le manque de professeurs
00:57:42le manque d'heures
00:57:43et les différentes
00:57:44réunions sérieuses
00:57:45qui ont été exprimées
00:57:46et oui
00:57:46ça fait un moment
00:57:47qu'on n'a pas eu
00:57:48une manifestation violente
00:57:49comme on l'a connue
00:57:50après les retraites
00:57:51ou comme on l'a connue
00:57:53lors des événements festifs
00:57:54et donc la réalité
00:57:55c'est que oui
00:57:56il y a un risque
00:57:56d'agrégation d'outra-gauche
00:57:58qui essaye déjà
00:57:58de mettre de l'huile sur feu
00:57:59avec les résultats
00:58:00qu'on connaît cette semaine
00:58:01et il y a oui
00:58:02une crainte
00:58:03qu'il y ait des débordements
00:58:04et des violences
00:58:04et je pense que
00:58:05ceux qui organisent la manif
00:58:06il y aura un parcours
00:58:07il y aura des organisateurs
00:58:08c'est comme ça que ça fonctionne
00:58:08dans la loi de la République
00:58:10auront une autre responsabilité
00:58:11d'assurer leur service d'ordre
00:58:12et de travailler
00:58:13main dans la main
00:58:14avec les forces de sécurité
00:58:15intérieure
00:58:15pour que sur tout le parcours
00:58:16si c'est par exemple
00:58:17République et Nation
00:58:18vous avez mais
00:58:19alors M. Geoffrey me dirait
00:58:20qu'il y a des commerces partout
00:58:21mais sur cet axe-là
00:58:22pour y avoir travaillé
00:58:22comme commissaire de police
00:58:23quand j'étais affecté
00:58:24à la préfecture de police de Paris
00:58:25il n'y a que des commerces
00:58:26que des magasins
00:58:27et beaucoup de mobilier urbain
00:58:29donc quand vous faites
00:58:30République par boulevers vos terres
00:58:31vers Nation
00:58:32en plus Nation c'est une grande place
00:58:34qu'il faut sanctuariser
00:58:35lorsque il y a la dispersion
00:58:36là où c'est le plus compliqué
00:58:37oui ça va être une journée
00:58:39à mon avis très compliquée
00:58:40surtout quand la jeunesse
00:58:41est dans la rue
00:58:41vous avez souvent
00:58:43l'ultra-gauche
00:58:43et l'extrême-gauche
00:58:44qui veulent bordéliser
00:58:45de manière à ce qu'il y ait
00:58:46des images choc
00:58:46au détriment des vraies revendications
00:58:48que veulent porter
00:58:48les honnêtes manifestants
00:58:49Bruno Pommard
00:58:50vous êtes inquiet ?
00:58:51Oui oui
00:58:52je pense que Mathieu Vallée
00:58:53a raison
00:58:54techniquement évidemment
00:58:55le préfet de police
00:58:56le ministre de l'Intérieur
00:58:57vont mettre un quadrillage
00:58:59excessif
00:58:59et c'est très bien d'ailleurs
00:59:00ce qu'on fait
00:59:01à toutes les grandes manifestations
00:59:02c'est à dire
00:59:02on va mettre au moins
00:59:0415 000 personnels
00:59:06en place
00:59:06gendarmes mobiles
00:59:07les unités d'intervention rapides
00:59:09que sont les CRS
00:59:0981, 82, 83
00:59:11qui sont spécialisées
00:59:12pour lutter contre les violences
00:59:13parce que
00:59:14qu'est-ce qu'il y a
00:59:14dans ces manifestations ?
00:59:15il y a des gens
00:59:15qui viennent manifester
00:59:16évidemment
00:59:17les CRS
00:59:18et les gendarmes mobiles
00:59:19ils sont là pour encadrer
00:59:20pour assurer la sécurité
00:59:21les services d'ordre
00:59:22quand ils sont présents
00:59:23on en a beaucoup moins
00:59:24qu'avant
00:59:24je le disais à Laurent Joffrin
00:59:26on a connu des manifestations
00:59:27où c'était parfaitement
00:59:28encadré par les syndicats
00:59:30maintenant c'est plus trop le cas
00:59:31là on risque d'avoir
00:59:32effectivement
00:59:32la sécurité
00:59:33qui va reposer totalement
00:59:35sur nos forces de l'ordre
00:59:36donc le ministre intérieur
00:59:37évidemment va mettre
00:59:37beaucoup d'effectifs en place
00:59:39avec ces unités spécialisées
00:59:41que n'aiment pas
00:59:41nos amis d'extrême gauche
00:59:42je pense aux BRAV
00:59:43aux compagnies d'intervention
00:59:45et aux BAC
00:59:46qui seront présentes
00:59:46mais pas pour embêter
00:59:47ou pour neutraliser
00:59:48qui que ce soit
00:59:49justement pour s'en prendre
00:59:51aux groupuscules
00:59:52d'extrême gauche
00:59:52qui sont là
00:59:53pour aller
00:59:53pour venir cogner
00:59:54non seulement les policiers
00:59:55mais foutre le bazar
00:59:56le bordel
00:59:57dans la manifestation
00:59:58c'est pas très rassurant
00:59:58Richard Ramos
00:59:59c'est un mouvement hors de contrôle
01:00:00oui mais vous voyez bien
01:00:01quand un préfet de police
01:00:02fait un communiqué de presse
01:00:03c'est qu'ils ont vraiment peur
01:00:05et donc tout le monde
01:00:06je pense
01:00:07chacun ici
01:00:08on a quelques renseignements
01:00:10ou quelques indiscrétions
01:00:12ils ont vraiment peur
01:00:12quels sont vos renseignements
01:00:13c'est qu'il y a une vraie peur
01:00:14que ça dégénère
01:00:16que mardi
01:00:16que mardi ça soit vraiment
01:00:17quelque chose
01:00:18qui dégénère de partout
01:00:19et donc
01:00:21là c'est un vrai danger
01:00:23je pense que
01:00:24le préfet de Paris
01:00:25le gouvernement
01:00:26voilà
01:00:27il faut protéger la jeunesse
01:00:28je veux dire
01:00:29il faut évidemment
01:00:31être ferme
01:00:32avec tout ce qui va être
01:00:33les casseurs
01:00:34etc
01:00:34sur le boulevard Voltaire
01:00:36comme on disait tout à l'heure
01:00:37où il y a beaucoup
01:00:38beaucoup de commerçants
01:00:38ça va être fermé
01:00:40évidemment
01:00:40mais il va y avoir
01:00:41beaucoup de casses
01:00:42et là aussi
01:00:42il va falloir
01:00:44protéger
01:00:44protéger
01:00:44protéger la jeunesse
01:00:46et puis après
01:00:47protéger la jeunesse
01:00:48de qui ?
01:00:48des casseurs ?
01:00:49notamment des casseurs
01:00:50bien évidemment
01:00:50bien évidemment
01:00:51écoutez la proposition
01:00:52de Jean-Luc Mélenchon
01:00:53à ce sujet
01:00:53aujourd'hui
01:00:54c'est grave ce qu'il a dit
01:00:56M. Mélenchon
01:00:56très grave proposition
01:00:57on l'écoute
01:00:59c'est une honte
01:01:00si tout ce qu'on a à dire
01:01:01à la jeunesse
01:01:02de ce pays
01:01:03c'est de lui envoyer
01:01:03des types
01:01:04qu'il est tabasse
01:01:04qu'il est charge à cheval
01:01:06et de montrer
01:01:07des poubelles qui brûlent
01:01:08c'est vraiment
01:01:08qu'il y a quelque chose
01:01:09qui ne tourne plus rond
01:01:11normalement
01:01:11le devoir
01:01:12de ceux qui sont
01:01:13en situation
01:01:13de responsabilité
01:01:15c'est d'accueillir
01:01:16avec bienveillance
01:01:17la jeunesse
01:01:17la semaine prochaine
01:01:18on a
01:01:19la manif du 6 octobre
01:01:21moi j'invite
01:01:22les adultes
01:01:23les parents
01:01:24à se mettre
01:01:25un casque blanc
01:01:26ou un brassard blanc
01:01:27et à entourer
01:01:28les manifestations
01:01:29pour protéger
01:01:30on a un devoir
01:01:31d'abord de protection
01:01:32à leur égard
01:01:34Richard Ramos
01:01:35vous dites c'est grave
01:01:35ce qu'il dit
01:01:36c'est dangereux
01:01:37pour les parents
01:01:37je veux dire
01:01:38quand il y avait
01:01:39des syndicats
01:01:39vous aviez
01:01:40des services d'ordre
01:01:41qui étaient formés
01:01:41dans les syndicats
01:01:42c'est un vrai métier
01:01:43c'est un métier
01:01:44c'est un savoir-faire
01:01:46dire aux parents
01:01:46alors qu'on pense
01:01:48que ça va être
01:01:48très très très violent
01:01:50venez alors que
01:01:51vous n'êtes pas formés
01:01:51avec un petit brassard blanc
01:01:53mais on va avoir
01:01:53des images
01:01:54qui vont être terribles
01:01:55et donc je pense
01:01:55qu'on les met
01:01:56moi je trouve
01:01:56qu'on les met en danger
01:01:57c'est pas une petite
01:01:59validation de province
01:02:00on va mettre
01:02:03des parents en danger
01:02:04Laurent Geoffrin
01:02:04moi je pense que
01:02:05LFI a joué
01:02:06les apprentis sorciers
01:02:07ils ont fait sortir
01:02:09le génie de la lampe
01:02:10et ils ne savent pas
01:02:11comment le faire rentrer
01:02:12parce que ce qui frappe
01:02:13c'est qu'il n'a parlé
01:02:15d'aucune revendication
01:02:17il dit voilà
01:02:18c'est incroyable
01:02:19c'est scandaleux
01:02:20machin
01:02:20mais comment on peut
01:02:21arrêter le mouvement
01:02:22si ceux qui l'ont
01:02:25approuvé
01:02:26incarné quasiment
01:02:27ne formulent pas
01:02:29de revendications
01:02:29sur lesquelles
01:02:30on pourrait discuter
01:02:31c'est comme ça
01:02:32le but d'un mouvement
01:02:33c'est de faire aboutir
01:02:34d'un revendication
01:02:35et deuxièmement
01:02:37on voit bien
01:02:38qu'il a changé
01:02:39complètement de discours
01:02:39au début c'était
01:02:41la violence est légitime
01:02:43Bagayoko
01:02:44il disait ça
01:02:44dans certains cas
01:02:45mais enfin quand même
01:02:46la violence est légitime
01:02:47là maintenant il dit
01:02:48il faut mettre
01:02:49des casques bleus
01:02:50pour empêcher la violence
01:02:51des casques blancs
01:02:54c'est une idée ancienne
01:02:56du temps de Waquer
01:02:58il y a eu ce mouvement
01:02:58il y avait des hommes
01:03:00en 86
01:03:00c'était 86
01:03:01c'est pas idiot
01:03:04de faire ça
01:03:04que pense l'ancien
01:03:05instructeur du RED
01:03:06de cette consigne
01:03:07de Jean-Luc Mélenchon
01:03:08aux parents
01:03:08c'est dangereux ou pas
01:03:09vous partagez le sentiment
01:03:10de charavance
01:03:11ces manifestations
01:03:13ne sont pas structurées
01:03:14donc automatiquement
01:03:15tout repose
01:03:15sur les forces de l'ordre
01:03:16et c'est pas le but
01:03:17d'une manifestation
01:03:18les manifestations
01:03:19ont des services d'ordre
01:03:20vous l'avez dit
01:03:20la CGT en avait
01:03:21de merveilleux
01:03:22mais maintenant
01:03:22ils n'existent plus
01:03:23et donc tout va reposer
01:03:24sur ces services d'ordre
01:03:25ce que j'ai retenu quand même
01:03:26c'est le mépris
01:03:27de monsieur Mélenchon
01:03:28quand il dit
01:03:28ces types qui tabassent
01:03:30vous avez remarqué ?
01:03:31ça veut dire
01:03:32cette police
01:03:32qu'il déteste totalement
01:03:33rien que le terme
01:03:34si vous le prenez comme ça
01:03:35ça veut tout dire
01:03:37bah non
01:03:37moi je suis pas d'accord
01:03:38parce que si vous voulez
01:03:39à un moment donné
01:03:39je suis désolée
01:03:40mais moi
01:03:41je veux même aller
01:03:42un peu plus loin
01:03:43c'est que dire aux parents
01:03:44qui nous rejoignent
01:03:45dans cette mobilisation
01:03:46parce qu'à un moment donné
01:03:47c'est leurs enfants
01:03:48qui subissent ces conditions d'études
01:03:49donc s'ils ne sont pas
01:03:52de mobilisation
01:03:52il faut en fait
01:03:53qu'on soit sur tous les fronts
01:03:54et avec toute la mobilisation
01:03:56la plus large possible
01:03:57donc bien sûr que moi
01:03:57j'appelle les parents
01:03:58à nous rejoindre
01:03:59parce qu'on subit
01:03:59et on reste leurs enfants
01:04:00le problème c'est pas
01:04:01que les parents rejoignent
01:04:03la manifestation
01:04:03c'est qu'ils disent
01:04:04il faut qu'ils aient un brassard
01:04:05et qu'ils encadrent
01:04:06pour protéger les enfants
01:04:08mais vous l'interprétez comment d'ailleurs
01:04:10protéger de la police
01:04:12ou protéger des casseurs ?
01:04:13je n'ai pas envie
01:04:14de faire de procès d'intention
01:04:15mais non
01:04:15pour vous c'est la police
01:04:20des groupuscules
01:04:20qui viennent de foutre le bordel
01:04:21excusez-moi
01:04:22je pense que Jean-Luc Mélenchon
01:04:23joue sur cette ambiguïté
01:04:24on ne sait pas
01:04:24qu'on soit très clair
01:04:25mais protéger la police
01:04:26ce qui est gênant
01:04:27ce qui est gênant
01:04:27en tout cas dans mon propos
01:04:28c'est pas que les parents
01:04:30descendent avec les enfants
01:04:31c'est qu'on leur demande
01:04:32de faire un rôle
01:04:33où ils ne sont pas formés
01:04:34pour le faire
01:04:34mais les jeunes
01:04:35ne sont pas formés non plus
01:04:36et pourtant on va y aller
01:04:36donc on dit quoi aux jeunes
01:04:37n'y allez pas
01:04:38parce que sinon
01:04:39par exemple
01:04:40c'est pas le par exemple
01:04:41ça c'est un vrai
01:04:42pardon
01:04:43je vais prendre juste
01:04:43ma casquette de flic
01:04:44c'est un vrai sujet
01:04:45c'est que quand on a
01:04:46des organisations
01:04:48qui déclarent
01:04:48parce qu'on
01:04:50utilise pas souvent
01:04:50les bons termes
01:04:51on n'autorise pas
01:04:51une manifestation en France
01:04:52soit elle est déclarée
01:04:53elle se passe
01:04:53soit elle l'interdit
01:04:54mais lorsqu'elle est déclarée
01:04:55qu'on a des gens
01:04:56qui sont pas des structures syndicales
01:04:57comme la CGT
01:04:58la CFDT
01:04:58ou les grandes organisations syndicales
01:05:00qui connaissent notre pays
01:05:01oui il y a le vrai sujet
01:05:02de savoir comment
01:05:03ils encadrent leurs manifestations
01:05:04par un service d'ordre
01:05:05qui doivent normalement
01:05:06présenter au préfet de police
01:05:07et à défaut évidemment
01:05:09que le droit de manifester
01:05:10est sacré dans notre pays
01:05:10c'est tant mieux
01:05:11et donc aux forces de l'ordre
01:05:12de revenir à l'heure
01:05:12je fais pardon
01:05:13mais c'est qu'au plus
01:05:14d'entendre Jean-Luc Mélenchon
01:05:15qui soutenait la jeune garde
01:05:15qui a été dissous
01:05:16par le conseil d'état
01:05:17dans le gouvernement
01:05:18pour des actions violentes
01:05:19et qui transformeraient
01:05:19le champ de bataille
01:05:20nous expliquer
01:05:21qu'il faut avoir
01:05:22des casques blancs
01:05:23et qu'il faut respecter
01:05:24l'ordre de la république
01:05:25donc au bout d'un moment
01:05:26la rose aura rosé
01:05:27donc non mais
01:05:27on va pas revenir
01:05:28sur la jeune garde
01:05:29à un moment donné
01:05:29il a défendu un groupuscule
01:05:30qui créait le désordre
01:05:31la zizanie
01:05:32telle que le gouvernement
01:05:33l'a rédigé
01:05:33telle que le conseil d'état
01:05:34l'a validé
01:05:34dans les droits
01:05:35mais c'est pas le sujet
01:05:37donc je vais pas revenir là-dessus
01:05:38la France Suisse
01:05:39n'a pas de son à faire
01:05:40pour la paix
01:05:41et parce que vous
01:05:41vous en avez du côté du Rennes
01:05:42à un moment donné
01:05:42moi je ne suis pas des groupuscules violents
01:05:44madame
01:05:44et on n'a jamais été rattachés
01:05:45à des groupuscules
01:05:46qui ont été dissous
01:05:47merci beaucoup
01:05:48merci à tous les six
01:05:49on va poursuivre
01:05:51le débat bien sûr
01:05:52avec nos duelistes
01:05:53du samedi
01:05:54on va les faire rentrer
01:05:55je vous libère
01:05:56belle soirée à tous
01:05:57nos duelistes
01:05:58font leur entrée
01:05:58Raphaël Entoven
01:06:00cofondateur de
01:06:01Franc-Tireur
01:06:01et face à vous
01:06:02ce samedi
01:06:03Daniel Simonnet
01:06:04député de Paris
01:06:06vous appartenez au mouvement
01:06:07l'après
01:06:08ancienne insoumise
01:06:09on est content
01:06:10que vous ayez accepté
01:06:11de débattre
01:06:12avec Raphaël Entoven
01:06:13et je crois d'ailleurs
01:06:13que vous vouliez en dire un mot
01:06:14Raphaël
01:06:15je suis très content
01:06:16de débattre avec Daniel Simonnet
01:06:17qui appartient
01:06:18à la plus ancienne
01:06:19matrice mélenchoniste
01:06:20ça c'est certain
01:06:21radicale
01:06:22militante
01:06:22résolue
01:06:23volontiers
01:06:24abrasive
01:06:24parfois virulente
01:06:25mais
01:06:26vous en êtes sorti
01:06:28c'est ça qui est marrant
01:06:28plutôt on vous en a viré
01:06:30ce qui n'est pas drôle
01:06:31et or
01:06:32je ne doute pas
01:06:33que vous ayez
01:06:34conservé
01:06:34vos convictions
01:06:35de sorte que
01:06:37parce qu'on ne va pas changer d'avis
01:06:39quand on se fait virer
01:06:39d'un endroit
01:06:40de sorte que
01:06:41vous avez les convictions
01:06:42d'une insoumise
01:06:43sans en avoir
01:06:43les contraintes
01:06:45vous avez la vision
01:06:46du monde d'une insoumise
01:06:47sans avoir à retweeter
01:06:48la parole du chef
01:06:49ou bien à obéir
01:06:50à la femme du chef
01:06:50vous êtes une insoumise
01:06:52en liberté
01:06:53vous êtes toujours
01:06:53une insoumise ?
01:06:54d'accord avec cette définition
01:06:55une insoumise en liberté ?
01:06:57je reste toujours
01:06:57avec les mêmes convictions
01:06:59et je me sens
01:06:59oui totalement libre
01:07:00et avec le parti
01:07:01de l'après
01:07:02on garde la défense
01:07:04du même programme
01:07:05le programme
01:07:06du nouveau front populaire
01:07:07et on milite
01:07:08en faveur de l'unité
01:07:09parce qu'on pense
01:07:09que ce soit
01:07:10sur les mobilisations sociales
01:07:11que ce soit
01:07:12pour les prochaines échéances
01:07:13si on ne veut pas
01:07:14que l'extrême droite
01:07:15gagne dans ce pays
01:07:16et bien il faudrait l'unité
01:07:17de toute la gauche
01:07:17et des écologistes
01:07:18alors justement
01:07:19revenons-en à ces violences urbaines
01:07:20auxquelles on assiste là
01:07:21on a entendu le gouvernement
01:07:23à plusieurs reprises
01:07:24pointer du doigt
01:07:24la France insoumise
01:07:25est-ce que Jean-Luc Mélenchon
01:07:26est responsable
01:07:26des images
01:07:28des violences
01:07:28auxquelles on assiste ?
01:07:29mais non mais
01:07:29c'est complètement dingue
01:07:31parce que c'est vraiment
01:07:31la stratégie classique
01:07:33au lieu de parler du fond
01:07:35qu'est-ce qui met en colère
01:07:36cette jeunesse ?
01:07:37d'où est parti ce mouvement ?
01:07:38vous vous rappelez
01:07:39qu'il y a déjà deux années
01:07:40vous aviez une mobilisation
01:07:41très forte
01:07:42dans le 93
01:07:43il y avait eu des grèves
01:07:44très importantes
01:07:45et qui avaient permis
01:07:47d'obtenir
01:07:47et d'arracher des postes
01:07:48et puis le problème
01:07:49c'est qu'en cette rentrée
01:07:50la situation
01:07:51elle s'est aussi
01:07:51très fortement dégradée
01:07:52en même temps
01:07:53en 10 ans de macronisme
01:07:54ces 10 000 postes d'enseignants
01:07:56qui ont été supprimés
01:07:56dans l'éducation nationale
01:07:57il y a une situation
01:07:58de dégradation
01:07:59des conditions d'études
01:08:01notamment dans les lycées
01:08:02de banlieue
01:08:03qui a été portée
01:08:04par cette jeunesse lycéenne
01:08:06qu'on avait ras-le-bol
01:08:07de voir son avenir gâcher
01:08:08et la mobilisation
01:08:10a pris maintenant
01:08:11dans tout le pays
01:08:11ma question c'est
01:08:12est-ce que la France insoumise
01:08:13attise les violences
01:08:15auxquelles on assiste
01:08:16lorsqu'on voit
01:08:16le maire de Saint-Denis
01:08:19légitimer
01:08:19les réactions violentes
01:08:20des manifestants
01:08:22est-ce que la France insoumise
01:08:23n'est pas responsable
01:08:24des violences urbaines
01:08:25auxquelles on assiste ?
01:08:26Raphaël Antoine
01:08:26Bali Bagayoko
01:08:27a dit très exactement
01:08:28que la violence
01:08:29pouvait être légitime
01:08:31parfois
01:08:31parlant des citoyens
01:08:33des individus
01:08:34alors il prenait l'exemple
01:08:35d'un citoyen
01:08:35ou d'un élève
01:08:36qui prend un flashball
01:08:37et qui dit
01:08:38voilà la violence
01:08:39peut être légitime
01:08:40c'est une phrase
01:08:41c'est une phrase dangereuse
01:08:43de considérer
01:08:43que la violence
01:08:44peut être légitime
01:08:45selon le degré
01:08:46de conviction
01:08:46des individus
01:08:47parce que
01:08:48si chacun pense
01:08:49que la violence
01:08:49est légitime
01:08:50s'il est convaincu
01:08:51de ce qu'il pense
01:08:52à ce moment-là
01:08:53la violence du commerçant
01:08:54dont le commerce
01:08:55est dégradé
01:08:55est légitime
01:08:56la violence
01:08:57de l'antifasciste
01:08:58ou du fasciste
01:08:59est légitime
01:08:59vous voyez ce que je veux dire ?
01:09:01dire que la violence
01:09:02est légitime
01:09:03c'est quand même
01:09:03un problème
01:09:04je suis profondément
01:09:05féministe
01:09:05donc ça veut dire quoi
01:09:06être féministe ?
01:09:06c'est être contre
01:09:07tous les rapports
01:09:07de domination
01:09:08et la violence
01:09:09est généralement
01:09:10un rapport de domination
01:09:12qui empêche
01:09:13tout débat
01:09:13or il faut savoir
01:09:15que dans les rapports
01:09:15qui sont dominants
01:09:16sauf que dans les rapports
01:09:17de domination
01:09:18ceux qui peuvent
01:09:19permettre la désescalade
01:09:20c'est ceux qui ont
01:09:21le plus de force
01:09:22dans ce rapport
01:09:22de domination
01:09:23et donc ce sont
01:09:24le gouvernement
01:09:25et les forces de l'ordre
01:09:25or on a assisté
01:09:27quand même
01:09:27sur cette mobilisation
01:09:28lycéenne
01:09:29on a assisté
01:09:30d'abord
01:09:30à des violences
01:09:31de la part de la police
01:09:33totalement inacceptables
01:09:34si vous croyez
01:09:35si vous croyez
01:09:36que la jeunesse
01:09:37n'a pas vu
01:09:38ce tir
01:09:38de LBD
01:09:41à bout portant
01:09:42sur un oeil
01:09:43d'un lycéen à Tours
01:09:43moi je me souviens déjà
01:09:45il y a deux ans
01:09:46vous savez à chaque fois
01:09:47qu'il y a des mobilisations
01:09:48dans les lycées du 20ème
01:09:49et bien je viens
01:09:50avec mon écharpe
01:09:51pour justement
01:09:52être présente
01:09:52à la fois exprimer
01:09:53mon soutien
01:09:54avec les revendications
01:09:55des lycéens
01:09:56et puis en même temps
01:09:57m'assurer
01:09:57que les choses
01:09:58se passent bien
01:09:59il y a deux ans
01:09:59j'avais vu
01:10:01les forces de l'ordre
01:10:02faire
01:10:02enfin gazer
01:10:03mais à ça
01:10:04du visage des jeunes
01:10:06à ça du visage des jeunes
01:10:07est-ce qu'ils ont été poursuivis ?
01:10:08Le défenseur des droits
01:10:10s'est saisi du dossier
01:10:11mais il n'y a pas eu de suite
01:10:12donc pour désescaler
01:10:13En l'occurrence
01:10:14il y a donc 5 enquêtes
01:10:15pour violences policières
01:10:16est-ce que vous êtes d'accord
01:10:17pour dire qu'il y a aussi
01:10:18de la violence
01:10:18du côté des lycéens
01:10:20ou des casseurs ?
01:10:22Est-ce que c'est la même chose d'ailleurs ?
01:10:23Je vois les images comme vous
01:10:24je vois les images comme vous
01:10:25mais si vous voulez
01:10:27désescalade de la violence
01:10:27il faudrait d'abord
01:10:28pour commencer
01:10:29que le gouvernement
01:10:30ne méprise pas la jeunesse
01:10:32au point d'imposer dans son budget
01:10:33à nouveau
01:10:34les suppressions de postes
01:10:36alors même que cette jeunesse
01:10:37dit stop
01:10:38arrêtez de dégrader notre avenir
01:10:40nos conditions d'études
01:10:41c'est une catastrophe
01:10:42on a passé les épreuves du bac
01:10:43dans des salles
01:10:45à 40 degrés
01:10:46on se retrouve
01:10:47avec des enseignants
01:10:48non remplacés
01:10:49enfin je veux dire
01:10:49c'est quand même des chiffres
01:10:51mais parce que vous ne voulez pas
01:10:53les données à avoir
01:10:54mais 15 millions
01:10:5515 millions d'heures de cours
01:10:57qui sont perdues par an
01:10:58parce que les rectorats
01:11:00et le ministère de l'éducation nationale
01:11:01n'est pas capable
01:11:02d'assurer des postes
01:11:03de remplacement
01:11:04il y a une dégradation
01:11:06qui n'est plus possible
01:11:07on sera d'accord
01:11:08sur ce constat
01:11:08mais il y a
01:11:10une disproportion spectaculaire
01:11:12entre des revendications légitimes
01:11:14prof absents
01:11:15classe surchargée
01:11:16bâtiment dégradé
01:11:17emploi du temps
01:11:18etc.
01:11:19des revendications légitimes
01:11:20et l'expression
01:11:22de ces revendications
01:11:23qui elle est sédicieuse
01:11:24est violente
01:11:25il y a une disproportion
01:11:26entre les deux
01:11:27et on ne peut pas faire
01:11:28comme si la violence
01:11:29des lycéens
01:11:31était la conséquence
01:11:32de la violence policière
01:11:34ça n'est pas ça
01:11:35qui s'est passé
01:11:35si les lycéens
01:11:36sont violents
01:11:37en l'occurrence
01:11:38c'est qu'il y a aussi
01:11:39à l'intérieur des mobilisations
01:11:40des gens dont l'intérêt
01:11:42est
01:11:42en gros
01:11:43pardonnez-moi l'expression
01:11:44de foutre la merde
01:11:45d'abord je conteste
01:11:46votre expression
01:11:46qui est de dire
01:11:47les lycéens sont violents
01:11:48je n'ai pas dit
01:11:48les lycéens sont violents
01:11:49j'ai dit il y a de la violence
01:11:50chez les lycéens
01:11:51vous avez dit
01:11:51les lycéens sont violents
01:11:52les lycéens qui sont violents
01:11:54sont violents
01:11:54pas tous les lycéens
01:11:55donc d'abord
01:11:56les enquêtes
01:11:57permettront de savoir
01:11:58est-ce que les actions
01:11:59ont été vraiment menées
01:12:00par des lycéens
01:12:01ou par d'autres jeunes
01:12:015000 interpellés
01:12:02depuis lundi
01:12:0385% de mineurs
01:12:04c'est quand même énorme
01:12:06vous voyez quand même
01:12:07la pression
01:12:0785% de mineurs
01:12:08je vais vous dire une chose
01:12:10sur les mobilisations
01:12:11que moi je vois
01:12:11à l'échelle parisienne
01:12:12et où les jeunes
01:12:13ne sont pas violents
01:12:14et bien il y a eu
01:12:15des gardes à vue
01:12:15il y a eu des jeunes
01:12:16arrêtés
01:12:17alors qu'ils n'étaient pas
01:12:18sur l'effet de violence
01:12:19et on a depuis
01:12:20plusieurs années
01:12:21une dérive
01:12:22à une réponse policière
01:12:24extrêmement sécuritaire
01:12:25autoritaire
01:12:25qui m'inquiète
01:12:27très fortement
01:12:27contre la jeunesse
01:12:28c'est pas possible
01:12:30vous avez en plus
01:12:31une escalade
01:12:31qui fait que
01:12:32les jeunes
01:12:33n'ont plus le droit
01:12:34la démocratie lycéenne
01:12:35ça n'existe plus
01:12:36n'ont plus le droit
01:12:36lorsqu'ils décident
01:12:37de se mettre en grève
01:12:38de faire des assemblées générales
01:12:39dans les cours
01:12:40de leur lycée
01:12:41ce temps-là
01:12:41n'existe plus
01:12:42donc ils n'ont que
01:12:42le moyen du blocage
01:12:44pour permettre
01:12:45à l'ensemble des jeunes
01:12:46de participer à une mobilisation
01:12:47et ils sont tous menacés
01:12:48lorsqu'ils participent
01:12:49à un blocage
01:12:50qui est leur seul moyen
01:12:51d'action
01:12:52ils sont menacés
01:12:53et j'ai plein de courriers
01:12:54de proviseurs
01:12:55mais y compris de préfets
01:12:56qui les menacent
01:12:58de poursuites pénales
01:12:59s'ils poursuivent
01:13:00un blocus
01:13:01et ils sont menacés
01:13:02pour leurs absences
01:13:03que leurs absences
01:13:04soient comptabilisées
01:13:05dans Parcoursup
01:13:06ça vous semble
01:13:07pas normal ?
01:13:08mais moi je suis très fière
01:13:10à 16 ans
01:13:11d'avoir participé
01:13:12au mouvement
01:13:13contre la loi
01:13:15de Vaquet
01:13:15non je suis plus âgée
01:13:17vous me rajeusissez
01:13:18c'est gentil
01:13:18mais non
01:13:19moi j'avais 10 ans
01:13:20au moment de Devaquet
01:13:21c'était mes premières manifs
01:13:22j'avais 15 ans
01:13:24j'avais un an d'avance
01:13:25j'étais en première
01:13:26dans le lycée de Nemours
01:13:27mais reconnaissez une chose
01:13:30vous qui vous en souvenez
01:13:32c'est un souvenir
01:13:33qu'on a en commun
01:13:33moi j'étais un peu plus jeune
01:13:34j'avais 10 ans
01:13:35j'étais en 6ème
01:13:36mais je me souviens
01:13:37des premières manifs
01:13:38Devaquet
01:13:38et déjà vous manifestiez
01:13:39j'étais content
01:13:41c'était formidable
01:13:41Devaquet
01:13:42si tu savais
01:13:43etc
01:13:44ce qui me frappe moi
01:13:45et c'est la mémoire
01:13:47qui me l'indique
01:13:48c'est à quel point
01:13:49les mouvements
01:13:50les mobilisations
01:13:51de jeunesse
01:13:52se ressemblent
01:13:52à travers les âges
01:13:53Devaquet 86
01:13:55CPE
01:13:56Jospin
01:13:57avant le CPE
01:13:57puis aujourd'hui
01:13:59c'est fou
01:13:59comme les manifestations
01:14:01de lycéens
01:14:03se ressemblent
01:14:04les slogans sont identiques
01:14:05les revendications
01:14:06sont toujours les mêmes
01:14:08et le discours
01:14:09qui consiste à dire
01:14:10que la violence des lycéens
01:14:11c'est le résultat
01:14:12des violences policières
01:14:13est également le même
01:14:14donc moi ce qui me fascine
01:14:15dans ce spectacle
01:14:16c'est que rien ne change
01:14:17ça se dégrade
01:14:18très fortement
01:14:18je crois que vous ne réalisez pas
01:14:19à quel point ça se dégrade
01:14:20je suis désolée
01:14:21en 86
01:14:23ou dans le mouvement de 90
01:14:24Il y avait des classes surchargées
01:14:26il y avait des propres absents
01:14:27il y avait des bâtiments dégradés
01:14:28il y avait des problèmes
01:14:29d'emploi du temps
01:14:30il n'y avait pas
01:14:32le même niveau de répression
01:14:33on se souvient tous
01:14:34de la mort de Malik Osykine
01:14:36Justement c'est ce que j'allais vous dire
01:14:38Les voltigeurs c'est 86
01:14:39Les voltigeurs
01:14:41étaient allés jusqu'à ce niveau-là
01:14:42et après tout le monde
01:14:42s'est rendu compte
01:14:43qu'il fallait absolument
01:14:44une désescalade de la violence
01:14:46et on avait respecté
01:14:48la démocratie lycéenne
01:14:49on avait la possibilité
01:14:51de faire
01:14:51je le dis
01:14:52des assemblées générales
01:14:53de grévistes
01:14:54dans les établissements
01:14:55Et vous dites que
01:14:55depuis que ça s'est dégradé
01:14:56On a des jeunes mineurs
01:14:58qu'on envoie en garde à vue
01:14:59sans pas toujours
01:15:00prévenir
01:15:00Est-ce que c'est pas
01:15:01un peu la solution facile
01:15:02Raphaël Enthoven
01:15:03de la part du gouvernement
01:15:03quand même
01:15:04de dire
01:15:05c'est la faute à LFI
01:15:06quand il y a des carences
01:15:07effectivement
01:15:08et de vraies revendications
01:15:09Peut-être
01:15:10Peut-être
01:15:10c'est une solution facile
01:15:11j'avoue que je n'ai pas
01:15:12les infos
01:15:13donc je ne sais pas
01:15:13si LFI
01:15:14a joué effectivement
01:15:15un rôle actif
01:15:16dans le déclenchement
01:15:17et dans l'expansion
01:15:19de ces manifestations
01:15:21manifestement
01:15:22c'est le cas
01:15:23voilà
01:15:23ça ne m'étonnerait guère
01:15:25pour tout vous dire
01:15:26je ne serais pas surpris
01:15:27que ce mouvement
01:15:28essentiellement adolescent
01:15:29n'ait pas profité
01:15:30de l'occasion
01:15:30Est-ce que vous avez vu
01:15:31la proposition
01:15:32de Bruno Retailleau
01:15:32qui dit que
01:15:33comme ils organisent
01:15:35l'insurrection
01:15:35il faudrait dissoudre
01:15:36la France insoumise
01:15:37interdire la France insoumise
01:15:38Non ça n'a aucun sens
01:15:39ça n'a aucun sens
01:15:40évidemment
01:15:41ça n'a aucun sens
01:15:41d'ailleurs comme
01:15:42il n'y avait aucun sens
01:15:43à demander la dissolution
01:15:44du Front National
01:15:45ça n'a aucun sens
01:15:46on ne fait pas ça
01:15:47quand des millions de gens
01:15:48votent pour quelqu'un
01:15:50quand il y a une proposition
01:15:51politique
01:15:51qui est celle-là
01:15:53elle n'est peut-être
01:15:53pas républicaine
01:15:54à mon sens
01:15:54elle n'est pas démocratique
01:15:55elle n'est pas républicaine
01:15:56mais on n'interdit pas
01:15:57un mouvement comme ça
01:15:58et d'ailleurs Retailleau
01:15:59le sait lui-même
01:15:59il a juste fait ça
01:16:00pour faire plaisir
01:16:01à ses électeurs
01:16:02à ses 8 électeurs
01:16:03et voilà
01:16:05Vous êtes un peu sévère
01:16:078%
01:16:08Ce que je pense important
01:16:08pour la manifestation
01:16:09de mardi
01:16:10cette manifestation
01:16:11elle va être importante
01:16:12parce qu'il y a une convergence
01:16:13à la fois
01:16:14des revendications
01:16:15et des mobilisations
01:16:16lycéennes
01:16:16étudiantes
01:16:17vous avez pas mal
01:16:18d'universités
01:16:18qui basculent en grève
01:16:20c'est convergent
01:16:21avec la revendication
01:16:22des enseignants
01:16:23et de la défense
01:16:25d'une autre politique
01:16:26en faveur de l'éducation nationale
01:16:27et plus globalement
01:16:28de nos services publics
01:16:29et le DG du point d'indice
01:16:30et je pense moi
01:16:31ce qui est important
01:16:32c'est que
01:16:32maximum de parents
01:16:34soient présents
01:16:35devant les établissements
01:16:36scolaires
01:16:37et oui
01:16:37on l'avait fait
01:16:38la question des casques bleus
01:16:40ou des casques blancs
01:16:41donc vous reprenez
01:16:42la proposition
01:16:43de Jean-Luc Mélenchon
01:16:43qui dit là
01:16:44il faut que les parents
01:16:45aillent sur les lieux
01:16:46des manifestations
01:16:47mettre un brassard blanc
01:16:48et un casque blanc
01:16:49pour les protéger
01:16:50enseignants
01:16:51et par des associations
01:16:52de parents d'élèves
01:16:53elle avait déjà été utilisée
01:16:54dans le passé
01:16:55pendant le mouvement
01:16:56notamment lycéen
01:16:57de 90 me semble-t-il
01:16:59et je pense que c'est important
01:17:00qu'on soit très nombreux
01:17:01devant les établissements
01:17:03pour justement à la fois
01:17:05exprimer un soutien
01:17:06et de dire
01:17:07attention
01:17:07on vous voit
01:17:08on ne veut pas voir
01:17:10moi je ne veux pas voir
01:17:11les gaz lacrymogèles
01:17:14à bout portant
01:17:15je ne veux pas voir
01:17:16de tiers de LVD
01:17:17je veux que la jeunesse
01:17:18de ce pays
01:17:19on puisse l'entendre
01:17:19et j'aimerais que le gouvernement
01:17:21réponde sur le fond
01:17:22parce que pour l'instant
01:17:23il ne répond rien sur le fond
01:17:24il va poursuivre
01:17:25les suppressions de postes
01:17:26la raison d'être
01:17:27de la présence des parents
01:17:28dans un établissement scolaire
01:17:30quand il y a
01:17:30des manifestations
01:17:31c'est d'abord
01:17:32pour prévenir
01:17:33les débordements
01:17:33de la part des élèves
01:17:35pas des policiers
01:17:36mais les deux
01:17:36hélas monsieur
01:17:37ce qui est en jeu
01:17:38ce qui est en jeu aujourd'hui
01:17:40ce sont des revendications
01:17:41légitimes
01:17:42dont la légitimité
01:17:43a été recouverte
01:17:45par la violence
01:17:46spectaculaire
01:17:47dont certains émeutiers
01:17:48ont fait preuve
01:17:49c'est bien dommage
01:17:50l'enjeu
01:17:51c'est effectivement
01:17:52de calmer le jeu
01:17:53pour porter
01:17:54objectivement
01:17:55des revendications
01:17:56qui ensuite
01:17:56font l'objet
01:17:57d'une discussion
01:17:58mais quand ces revendications
01:17:59sont assorties
01:18:00de poubelles
01:18:01qui flambent
01:18:02de lycées
01:18:03qu'on ferme
01:18:03de gens qui ne peuvent pas étudier
01:18:05qui ne sont pas forcément
01:18:06en solidaire
01:18:06ça ne va plus
01:18:08et pourtant
01:18:09quand la FNSE
01:18:10a brûlé des poubelles
01:18:11et fait des dégradations
01:18:12bien pires
01:18:14moi ça ne me va pas
01:18:15non plus
01:18:15mais le gouvernement
01:18:16choisit à ce moment-là
01:18:17de les entendre
01:18:18donc j'aimerais bien
01:18:18que ce gouvernement
01:18:19entende et revoit
01:18:20complètement sa copie
01:18:21sur le budget
01:18:22et qu'il comprenne
01:18:24que Parcoursup
01:18:24c'est une catastrophe
01:18:25et qu'il faut enfin
01:18:28mettre des moyens
01:18:29dans les lycées
01:18:30je voulais vous entendre
01:18:31je voulais vous entendre
01:18:31aussi évidemment
01:18:31sur une autre actualité
01:18:32l'affaire Bardella
01:18:34le Rassemblement National
01:18:35ça vous fait rire
01:18:52Raphaël
01:18:52je ne sais pas
01:18:53je ne sais pas
01:18:54mais l'erreur
01:18:57de communication
01:18:57de Bardella
01:18:58est spectaculaire
01:19:00il a fait une Cahuzac
01:19:01il a fait une Clinton
01:19:03il a fait le déni total
01:19:06si si Bardella
01:19:07était allé
01:19:08contrit
01:19:09devant un média
01:19:10qui ne lui est pas acquis
01:19:11par exemple
01:19:12sur BFM
01:19:13tiens
01:19:13pour dire
01:19:14j'ai été con
01:19:15je regrette
01:19:16j'avais 20 ans
01:19:17je racontais n'importe quoi
01:19:18j'étais sous influence
01:19:19de Soral
01:19:20mais j'ai fait amende honorable
01:19:21et je peux vous dire un truc
01:19:22c'est que je connais
01:19:22l'antisémitisme de l'intérieur
01:19:25il y avait moyen
01:19:26dans l'opinion
01:19:27pour que les gens se disent
01:19:28bon et bien voilà
01:19:29très bien
01:19:30il a admis son affaire
01:19:31façon Yann Moix
01:19:31vous voyez
01:19:32il a admis son erreur
01:19:33maintenant etc
01:19:34puis il faisait un peu
01:19:35de surenchère
01:19:36et c'était bon
01:19:37et il coupait l'herbe
01:19:38sous le pied
01:19:38des feuilletonistes
01:19:39de Mediapart
01:19:40qui sortent les trucs
01:19:41au lieu de ça
01:19:42il s'est enferré
01:19:43dans une défense ridicule
01:19:45en déclarant
01:19:45qu'il n'avait jamais écrit ça
01:19:47et alors
01:19:48ils ont eu la peau de Cahuzac
01:19:50ils ont eu
01:19:50d'une certaine manière
01:19:51Sarkozy aussi
01:19:52je ne vois pas comment
01:19:52ils vont rater Bardella
01:19:54je n'imagine pas
01:19:55qu'ils aient avancé
01:19:56des choses comme ça
01:19:57non c'est terminé
01:19:57j'en sais rien
01:19:58j'en sais rien
01:19:58mais c'est pas bon pour lui
01:20:00mais c'est important
01:20:01de comprendre
01:20:01ce que ça révèle
01:20:02cette affaire
01:20:04cette affaire
01:20:04elle révèle
01:20:05que le Rassemblement National
01:20:06et bien c'est toujours
01:20:07la même partie
01:20:08que le Front National
01:20:09ça n'a pas changé
01:20:11donc ces ramifications
01:20:13avec l'antisémitisme
01:20:14le plus crasse
01:20:15avec le complotisme
01:20:16de Soral
01:20:16c'est toujours le même
01:20:17et moi j'aimerais
01:20:18vous parler de quelque chose
01:20:19qui m'inquiète profondément
01:20:20Soral a beaucoup d'influence
01:20:21sur les Insoumis aussi
01:20:22le Rassemblement National
01:20:25je m'arrête un instant là-dessus
01:20:26qu'est-ce que vous dites
01:20:27Alain Soral a beaucoup d'influence aussi
01:20:29sur la France Insoumise
01:20:29je dis Alain Soral a beaucoup d'influence aussi
01:20:31sur la France Insoumise
01:20:32on va sortir un dossier entier
01:20:33un dossier entier
01:20:34sur les références
01:20:35des Insoumis à Soral
01:20:36et de Soral aux Insoumis
01:20:38Soral dit du bien
01:20:39des Insoumis
01:20:39depuis 2012
01:20:41depuis 2012
01:20:42c'est-à-dire
01:20:42depuis
01:20:43sur la question du marché du travail
01:20:45ça avait commencé comme ça
01:20:46et ensuite
01:20:46il y a eu la question palestinienne
01:20:48mais Soral dit du bien
01:20:50de la France Insoumise
01:20:50depuis 13 ans à peu près
01:20:52et les Insoumis aussi
01:20:53il y a des Insoumis
01:20:54qui ont été à l'école Soral
01:20:55David Guiraud a été à l'école Soral
01:20:57comme l'a été Jordan Dandela
01:20:58des points communs
01:20:59entre le RN et la France Insoumise
01:21:01Daniel Simonet
01:21:01ça peut plaire
01:21:03à monsieur Antoven
01:21:04qui veut
01:21:05Antoven
01:21:06pardon d'ailleurs
01:21:07pardon excusez-moi
01:21:08oui pas de problème
01:21:09qui peut-être
01:21:10se complète
01:21:11dans cette volonté
01:21:12de renverser
01:21:13diabolisation des diabolisations
01:21:14moi je vais vous dire une chose
01:21:15le Rassemblement National
01:21:16n'a pas changé
01:21:17et ce qu'il projette de faire
01:21:19m'inquiète très fortement
01:21:20il projette
01:21:21vous savez Marine Le Pen
01:21:22dit toujours qu'elle va faire
01:21:22un référendum immigration
01:21:24si elle gagne la présentielle
01:21:25et qu'il aura lieu
01:21:26le premier tour
01:21:27des élections législatives
01:21:29nous on a regardé le texte
01:21:30qu'est-ce qui dit le texte
01:21:32qu'ils ont déposé
01:21:32depuis 2024
01:21:33à l'Assemblée Nationale
01:21:34c'est un référendum constitutionnel
01:21:36où ils veulent
01:21:36tout simplement
01:21:37faire un coup d'Etat
01:21:38parce qu'ils vont utiliser
01:21:39l'article 11 de la Constitution
01:21:41qui normalement
01:21:42c'est un autre sujet
01:21:42non c'est pas un autre sujet
01:21:43parce que je vais vous dire une chose
01:21:44au coeur de ce projet
01:21:46il y a quoi
01:21:46il y a la xénophobie d'Etat
01:21:48qu'ils veulent rentrer
01:21:49dans la Constitution
01:21:49c'est-à-dire le principe
01:21:50de discrimination
01:21:51d'exclusion des étrangers
01:21:53dans l'accès au logement
01:21:54dans l'accès
01:21:55à l'emploi
01:21:56au profit
01:21:57des Français
01:21:59c'est une vision
01:22:00totalement discriminante
01:22:02sur les propos
01:22:03de Raphaël Enthoven
01:22:03mais ça vous inquiète pas
01:22:04quand même
01:22:05qu'on essaie de transformer
01:22:06de la République
01:22:08on en parle aussi
01:22:09on peut en parler
01:22:09dans une xénophobie d'Etat
01:22:13ça va être un apartheid
01:22:15vous avez pris vos distances
01:22:16avec la France Insoumise
01:22:18est-ce que vous estimez
01:22:19comme Raphaël Enthoven
01:22:21sur ce plateau
01:22:22qu'il y a un problème
01:22:23d'antisémitisme
01:22:24au sein de la France Insoumise
01:22:25aussi ?
01:22:25moi j'ai eu un désaccord
01:22:27avec Jean-Luc Mélenchon
01:22:28quand il a estimé que
01:22:29à quoi ça sert
01:22:30de se fâcher avec ces gens-là
01:22:31si vous ne pouvez pas
01:22:31vous me laisser parler
01:22:32vous aimeriez bien
01:22:33que je tape sur Mélenchon
01:22:35j'ai un désaccord
01:22:36avec Jean-Luc Mélenchon
01:22:37quand il a fait cette déclaration
01:22:38sur le fait que l'antisémitisme
01:22:39serait résiduel en France
01:22:40et je pense qu'il aurait
01:22:41tout à gagner
01:22:42d'utiliser cette campagne
01:22:44pour à la fois mener campagne
01:22:45parce qu'une campagne électorale
01:22:47c'est un magnifique levier
01:22:48d'éveil des consciences
01:22:49et de le faire à la fois
01:22:50dans la lutte contre le racisme
01:22:51et contre l'antisémitisme
01:22:53parce que ça va de pair
01:22:54moi j'adore le slogan
01:22:55de SOS Racisme
01:22:57même s'il n'est pas toujours
01:22:57facile à prononcer
01:22:59c'est
01:23:00Salam, Shalom, Salut
01:23:01et quand vous lancez
01:23:02les discussions
01:23:03sur Salam, Shalom, Salut
01:23:04tout le monde voit
01:23:05de quoi on veut parler
01:23:06la lutte contre le racisme
01:23:07et contre l'antisémitisme
01:23:09il faut le mener de front
01:23:11je ne suis pas de cet avis
01:23:13c'est la raison pour laquelle
01:23:14le vocabulaire d'ailleurs
01:23:15emploie deux mots
01:23:16racisme et antisémitisme
01:23:18pourquoi
01:23:18s'il fallait mener
01:23:20les choses de front
01:23:20il y aurait-il deux mots
01:23:22pour désigner cela
01:23:23le racisme et l'antisémitisme
01:23:24c'est pas tout à fait
01:23:25la même chose
01:23:26parce que le racisme
01:23:27je n'ai pas dit
01:23:28que c'était la même chose
01:23:28je n'ai pas dit
01:23:29que c'était la même chose
01:23:30je vais au bout de mon idée
01:23:31peut-être on sera d'accord
01:23:33le racisme
01:23:34est une connerie
01:23:35mais qui s'appuie sur
01:23:36l'objectivité d'une différence
01:23:38mettons que vous soyez blanc
01:23:39vous n'aimez pas les noirs
01:23:40ou vous êtes noir
01:23:40vous n'aimez pas les blancs
01:23:41vous n'êtes pas très malin
01:23:42mais d'une certaine manière
01:23:43votre bêtise
01:23:44s'appuie sur une différence
01:23:45objective
01:23:47l'antisémitisme
01:23:47comme l'homophobie
01:23:49la différence
01:23:50n'est pas du tout
01:23:51spectaculaire
01:23:51il n'y a pas de différence
01:23:52il y a peut-être
01:23:53des juifs dans la salle
01:23:54il y a peut-être
01:23:54des homos dans la salle
01:23:56on ne sait pas
01:23:56de sorte que l'antisémitisme
01:23:58ou l'homophobie
01:23:58ce n'est pas simplement
01:23:59la haine de l'autre
01:24:00c'est aussi la haine de soi
01:24:01c'est la raison pour laquelle
01:24:02le racisme
01:24:03et l'antisémitisme
01:24:05font parfois
01:24:06l'objet de combats
01:24:07distincts
01:24:08on ne peut pas les réunir
01:24:09la ligne des communistes
01:24:11après 1945
01:24:11c'était de mettre
01:24:12le racisme et l'antisémitisme
01:24:13dans le même panier
01:24:14Vladimir Jankelevitch
01:24:15s'était fâché
01:24:16avec ses amis communistes
01:24:17à cette occasion
01:24:18précisément parce qu'il considérait
01:24:19qu'il fallait marquer
01:24:20cette spécificité
01:24:21de la haine anti-juive
01:24:23moi je pense
01:24:23qu'il faut les mener de pair
01:24:24parce qu'il ne faut pas
01:24:25croire qu'on peut lutter
01:24:27contre le racisme
01:24:27avec des antisémites
01:24:28et croire qu'on peut lutter
01:24:30contre l'antisémitisme
01:24:31avec des racismes
01:24:32et comme en ce moment
01:24:33on sait très bien
01:24:33qu'il y a des instrumentalisations
01:24:35et bien être capable
01:24:36de mobiliser un peuple
01:24:38pour l'égalité des droits
01:24:39c'est de montrer
01:24:40à quel point
01:24:40il est tout aussi important
01:24:41de lutter contre le racisme
01:24:42et de lutter contre l'antisémitisme
01:24:44et nous sommes
01:24:45dans une société
01:24:46où vous avez à la fois
01:24:47un racisme systémique
01:24:48et qui est un gros problème
01:24:50notamment en ce moment
01:24:51dans la police
01:24:52avec les contrôles au faciès
01:24:53sans arrêt
01:24:55et nous avons
01:24:56un antisémitisme
01:24:57complotisme
01:24:58qui peut prendre
01:24:59différentes formes
01:24:59et qu'il faut absolument
01:25:00combattre
01:25:01et que notamment
01:25:02depuis le 7 octobre
01:25:04dans toutes les mobilisations
01:25:06qu'il peut y avoir
01:25:07en soutien
01:25:08avec le peuple palestinien
01:25:09être en capacité
01:25:10il y a des dérapages
01:25:11antisémites
01:25:12être en capacité
01:25:13justement
01:25:13de montrer
01:25:14que la bataille
01:25:16n'est absolument pas
01:25:16une bataille
01:25:17d'essentialisation
01:25:18et que c'est une bataille
01:25:19politique
01:25:20contre un gouvernement
01:25:21d'extrême droite
01:25:22qui poursuit une colonisation
01:25:23et qui poursuit
01:25:26un génocide
01:25:26et bien c'est important
01:25:28de le faire avec
01:25:28à la fois des gens
01:25:29qui en Israël
01:25:30sont contre cette politique
01:25:32et à la fois
01:25:33toutes celles et ceux
01:25:33qui sont
01:25:34pardonnez-moi
01:25:34il faut séparer les sujets
01:25:35il y a la question israélienne
01:25:38et il y a la question
01:25:38de l'antisémitisme
01:25:39c'est pas tout à fait
01:25:40la même chose
01:25:41tout à fait
01:25:41c'est bien différent
01:25:42c'est tout à fait
01:25:43ça peut être différent
01:25:44ça ne l'est pas toujours
01:25:45ça ne l'est pas toujours
01:25:46mais ça peut être différent
01:25:46c'est pour ça qu'ils nous font
01:25:48profuser toute essentialisation
01:25:49je vais au bout de mon idée
01:25:50et il vous reste quelques secondes
01:25:51Raphaël Aiton
01:25:52il faut que vous résumiez votre pensée
01:25:53quand on indexe
01:25:54les opinions de BFM
01:25:55sur celles de Patrick Drahi
01:25:56quand on présente
01:25:57le peuple juif
01:25:58comme déicide ou conservateur
01:25:59ou quand on soupçonne
01:26:00le Likud
01:26:01de faire perdre
01:26:01les travaillistes anglais
01:26:02ou le CRIF
01:26:03de dicter sa loi
01:26:04au gouvernement français
01:26:05on ne parle pas d'Israël
01:26:06on est objectivement antisémite
01:26:08et ça vient de la France insoumise
01:26:11le RN est tout autant
01:26:13à vos yeux
01:26:13tout autant
01:26:14tout autant
01:26:14différemment
01:26:15c'est un antisémitisme historique
01:26:17c'est un antisémitisme ontologique
01:26:18mais tout autant
01:26:20c'est un danger comparable
01:26:21merci beaucoup
01:26:22merci Raphaël Antovel
01:26:23merci à vous
01:26:24merci
01:26:24Daniel Simonnet
01:26:26tout de suite
01:26:26place à Marc Fauvel
01:26:28je vous retrouve demain
01:26:29merci à vous
01:26:29merci à vous
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