- il y a 4 jours
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00:00:00Voilà, vous avez suivi le discours de Jean-Luc Mélenchon à la braderie de Lille,
00:00:04axé pour une grande partie sur l'économie, les salaires, le pouvoir d'achat, la vie chère.
00:00:09Il persistait signe sur la question de l'annulation d'une partie de la dette
00:00:12et il a un objectif, Jean-Luc Mélenchon paraître comme le candidat d'une gauche de rupture.
00:00:16Je vais commencer par vous, Victor Hérault, journaliste à Valeurs Actuelles.
00:00:20Vous avez dit, contre toute attente, il est bon, il est bon Jean-Luc Mélenchon.
00:00:24Il est excellent, mais d'ailleurs ce n'est pas une surprise.
00:00:25Sur la forme, il est excellent.
00:00:28Je trouve d'ailleurs que l'idée de mettre du bleu-blanc-rouge,
00:00:30d'habitude c'est plutôt le violet, on voit les drapeaux,
00:00:32le violet de la France Assoumise qui prédomine.
00:00:34Là, c'est du bleu-blanc-rouge clair, sur la forme du discours, pas une note.
00:00:39Il déclame comme un professionnel.
00:00:40On connaît Jean-Luc Mélenchon, le tribun.
00:00:42Sur le fond, la loi Tondelier sur le mensonge en politique s'applique complètement.
00:00:47Là, il y a plusieurs sujets.
00:00:49Alors lesquels ? Quels sont les mensonges de Jean-Luc Mélenchon ?
00:00:51On a nous même directé en plateau l'histoire.
00:00:52Je pense que c'est une erreur de la part de Jean-Luc Mélenchon parce que c'est grandiose.
00:00:55Mais sur les 25 jours fériés en Allemagne, en fait c'est neuf.
00:00:58Oui, on a vérifié.
00:00:59Petite exagération.
00:01:00Neuf et après ça varie selon les régions allemandes.
00:01:03À la limite, ça je pourrais dire que c'est une erreur.
00:01:05Ça passe.
00:01:06Sur l'annulation de la dette, l'explication qu'il en fait est absolument lunaire.
00:01:10De dire, peux-tu m'emprunter, je le cite, mille balles ?
00:01:13Ah non, tu ne peux pas parce que tu te dois toi-même 100 millions.
00:01:15T'as qu'à annuler les 100 millions.
00:01:16Ce n'est pas du tout comme ça que ça fonctionne.
00:01:18Très rapidement, j'explique juste ce point parce qu'il y en a plusieurs.
00:01:21Mais juste sur ce point.
00:01:23Oui, mais ce n'est pas simplement une ligne comptable un peu absurde qu'on pourrait annuler comme ça.
00:01:28On parle des 18% de dette découpes par la Banque Centrale Européenne.
00:01:30Il faut bien comprendre que si l'État...
00:01:32Faites attention, c'est plus...
00:01:33L'orange au frein.
00:01:34Comptablement, on peut le faire.
00:01:35C'est aberrant.
00:01:36Non, mais c'est ce que ça implique.
00:01:37Voilà, c'est ce que ça implique.
00:01:39Oui, mais vous dites, c'est aberrant.
00:01:40Comptablement, on peut le faire.
00:01:41Attendez, je termine.
00:01:42Comptablement, on peut...
00:01:42C'est interdit par le traité d'une part et les autres pays n'en veulent pas.
00:01:47Non, mais au-delà de ça, au-delà de ça, déjà, à ce moment-là, mettons toute la dette française
00:01:51dans la Banque de France, faisons-nous racheter toute la dette française par la Banque de France et annulons toute
00:01:55la dette française.
00:01:56C'est ce qu'on a fait longtemps.
00:01:57Il faut comprendre que la dette qui est dans la Banque de France, c'est vrai que c'est une
00:01:59dette, c'est un peu absurde de se dire qu'on se la doit à nous-mêmes.
00:02:02Mais en fait, c'est qu'on tient les comptes.
00:02:04C'est-à-dire que si l'État débourse 100 milliards qu'il n'a pas pour tout un tas
00:02:07de choses, qu'il achète ces choses-là, il émet une dette de 100 milliards que la Banque de France
00:02:12détient.
00:02:13Mais donc, il y a toujours ces 100 milliards qui sont là.
00:02:14Si on décide, on annule ces 100 milliards puisqu'après tout, on se les doit à nous-mêmes, donc on
00:02:18annule les 100 milliards.
00:02:18Vous comprenez bien que vous avez acheté, vous avez dépensé, vous avez financé 100 milliards de quelque chose, mais que
00:02:25vous n'avez jamais déboursé ces 100 milliards.
00:02:27Ces 100 milliards n'existent pas.
00:02:28C'est donc de la fabrication monétaire.
00:02:30C'est parfaitement interdit parce qu'à ce moment-là, vous le faites une fois, deux fois.
00:02:33Bon, donc pour vous, la théorie de Jean-Luc Mélenchon ne fonctionne pas.
00:02:35Je pensais qu'il allait expliquer plus intelligemment.
00:02:39Là, il a pris son public pour des imbéciles.
00:02:40Laurent Saillet, ancienne députée européenne et les Républicains, est avec nous.
00:02:44Il a dit une chose, cela dit, il a convaincu une partie de l'opinion sur l'annulation de la
00:02:47dette.
00:02:47Tout à fait, c'est un menteur efficace.
00:02:50Et c'est ça, bien le danger de Jean-Luc Mélenchon.
00:02:52Quand je dis danger, vraiment, je le crains.
00:02:54Autant on peut s'en amuser parce qu'il est bon orateur et tout ça, mais il se trouve qu
00:02:58'il est très efficace.
00:03:00Selon un sondage YouGov qui vient de sortir, il a un point d'être dans les dix personnalités préférées des
00:03:07Français.
00:03:08Donc, il est à son plus haut niveau depuis 2022.
00:03:12Attention, on le voit bien, il reprend des airs un petit peu plus sympathiques.
00:03:16Il est moins agressif.
00:03:17Dans un sondage qui est sorti aujourd'hui aussi, il est au coude à coude à 17 avec Édouard Philippe.
00:03:25Ça veut dire qu'il peut atteindre le second tour.
00:03:27Il est aujourd'hui en capacité d'être qualifié pour le second tour et donc d'être face à Marine
00:03:35Le Pen,
00:03:35qui elle, et on en parlera plus tard, commence à être en difficulté.
00:03:38Et vous voyez, il arrive à imposer dans l'opinion ses visions.
00:03:43Elle commence à être en difficulté, vous êtes un peu dure.
00:03:45Non, mais la campagne est compliquée.
00:03:48Zuckman, il a réussi à imprimer.
00:03:49Il a réussi à imprimer.
00:03:51La dette, il arrive à imprimer.
00:03:53Les 211 milliards des cadeaux aux entreprises, qui est un mensonge absolu,
00:03:56puisque un tiers, c'est des exonérations de cotisations.
00:03:59Et on a quand même le taux de l'impôt de production qui est le double de la moyenne européenne.
00:04:04Et donc, tout ceci, il arrive à imprimer.
00:04:06Et comme effectivement, on aime entendre ce qu'on a envie d'entendre,
00:04:10il va réussir comme ça à tronquer le jeu.
00:04:13Et c'est ça qui est très dans le jeu pour cette présidentielle.
00:04:15Avec des propositions assez alléchantes, Jade Saab,
00:04:19quand il dit qu'il faut bloquer les prix en urgence, bloquer les loyers,
00:04:22augmenter le SMIC, rétablir l'échelle mobile des salaires.
00:04:24Quand les prix augmentent, les salaires aussi.
00:04:26Vous dites quoi, vous ?
00:04:27C'est simpliste, c'est démago ?
00:04:28Ça donne très envie.
00:04:29Sauf que derrière le nuage de fumée qu'il nous propose,
00:04:31il y a la réalité du monde tel qu'il est.
00:04:33Et donc, moi, je crois que l'utopie qu'il propose,
00:04:36et c'est sans doute pour ça qu'il y a beaucoup de monde qui y écoute,
00:04:39c'est qu'en réalité, mais moi, j'aimerais pouvoir dire aux gens
00:04:41que le SMIC doit être à 10 000 euros, qu'il faut augmenter tous les salaires.
00:04:44Mais en réalité, c'est un nuage de fumée qui va se fracasser
00:04:46sur la réalité de notre économie, la réalité de notre pays.
00:04:49Lui, il dit qu'il y a plein d'argent.
00:04:50Il a redit qu'il y a plein d'argent.
00:04:51Mais bien sûr, mais si vous voulez, pour moi,
00:04:52il y a deux choses qui me marquent vraiment dans ce discours.
00:04:54Un, le déni sur l'État, d'endettement du pays,
00:04:57sur notre capacité à mener des politiques.
00:04:59Un pays endetté subit son avenir.
00:05:01Un pays désendetté peut faire des choix en disant
00:05:03on va investir dans l'école, dans l'armée, dans la police, dans la justice.
00:05:06La réalité, c'est qu'il nous dit, selon lui, qu'on travaille déjà assez.
00:05:09Donc, évidemment, la retraite à 60 ans.
00:05:12Moi, je ne comprends pas comment on peut dire droit dans les yeux
00:05:14à des gens, et à forcerie, selon toute vraisemblance,
00:05:16des jeunes qui l'écoutent et qui en ont bien le droit,
00:05:18comment on peut leur dire, vous aurez, vous, dans 40-50 ans,
00:05:21un système de retraite par répartition qui fonctionne.
00:05:24Ça, je crois que c'est grave, parce qu'il trompe les gens qui l'écoutent.
00:05:26Et le deuxième point, qui est peut-être un sujet de niche,
00:05:28mais qui ne l'est pas complètement, vous venez de dire à l'instant,
00:05:30il faut bloquer les prix, bloquer les loyers, augmenter le SMIC.
00:05:32Je trouve que le discours de Jean-Luc Mélenchon
00:05:34à l'égard des entreprises, des chefs d'entreprise,
00:05:37est particulièrement violent.
00:05:38Il se trouve que j'étais au MEDEF pour le débat
00:05:40auquel il a fait mention la semaine dernière
00:05:42avec les sept candidats.
00:05:43Je trouve que le propos qu'il a, quand il parle,
00:05:46qu'il évoque les chefs d'entreprise,
00:05:48en disant ces gens, en disant qu'ils ne sont là que pour faire des marges,
00:05:52enfin, pardon, mais dans l'économie telle qu'elle fonctionne,
00:05:54ce sont bien les entreprises qui créent de la richesse,
00:05:57les entreprises qui créent de l'emploi.
00:05:58Alors, on peut les aider à le faire, on a les gens les chats.
00:06:00Et je trouve que ça, c'est extrêmement grave,
00:06:02parce que ça sous-tend l'idée que, finalement,
00:06:05l'État pourrait se substituer aux entreprises.
00:06:07C'est évidemment pas possible dans le monde tel qu'il est.
00:06:09Et donc, je crois que ça trompe beaucoup de gens.
00:06:11Et oui, c'est très grave.
00:06:12Et oui, ça ressemble à une forme de mensonge.
00:06:14Sauf que, Hugo Capelli, les équipes de Jean-Luc Mélenchon
00:06:17estiment environ 12 000 personnes,
00:06:19les gens qui étaient présents.
00:06:22Ça convainc les jeunes.
00:06:23Beaucoup de jeunes, on les a vus à l'image, à l'instant,
00:06:26beaucoup de jeunes qui étaient présents
00:06:27pour assister à ce discours de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:29Convaincus par ce discours ?
00:06:30Disons très clairement les choses.
00:06:32C'est une démonstration de force.
00:06:33On a huit mois de la présidentielle.
00:06:35Les équipes de Jean-Luc Mélenchon revendiquent
00:06:3712 000 personnes présentes à ce meeting.
00:06:40C'est un vrai meeting de campagne.
00:06:41Avec, on l'a vu sur les images,
00:06:43beaucoup de jeunes, on le sait,
00:06:45Lille, c'est une ville étudiante.
00:06:47Et il veut convaincre ces jeunes
00:06:48qu'ils ne soient pas abstentionnistes
00:06:49et qu'ils aillent voter pour lui.
00:06:52C'est aussi pour ça que Jean-Luc Mélenchon,
00:06:53il a aussi mis beaucoup l'accent aujourd'hui
00:06:55sur le pouvoir d'achat, sur le salaire.
00:06:58On le sait aussi, le Nord, c'est un territoire assez pauvre.
00:07:00Et donc, il a voulu parler
00:07:01à ceux qui habitent ce territoire.
00:07:03Et puis, j'ai aussi noté dans son discours
00:07:04qu'il a beaucoup parlé de la crise climatique.
00:07:07Il a mis l'accent sur le climat
00:07:08en pointant du doigt le gouvernement,
00:07:10en disant, ils ne font rien,
00:07:12ils attendent que tout brûle.
00:07:13Pourquoi est-ce qu'il parle aussi beaucoup du climat,
00:07:15Jean-Luc Mélenchon ?
00:07:16C'est pour convaincre ceux qui sont écologistes,
00:07:18les écologistes, de ne pas aller vers le centre-gauche,
00:07:20mais d'aller voter pour lui.
00:07:22Il veut rassembler autour de lui,
00:07:23montrer qu'il est l'homme fort de cette campagne.
00:07:25Et c'est ce qu'il a tenté de faire
00:07:26une nouvelle fois aujourd'hui à Lille.
00:07:27Allez, on va marquer une très courte pause.
00:07:29On poursuit sur la politique.
00:07:32Bien sûr, on va revenir sur la bourde
00:07:33de Jordan Bardella au Royaume-Uni,
00:07:36largement moqué par ses opposants.
00:07:38Jean-Luc Mélenchon a remis une couche, d'ailleurs,
00:07:39tout à l'heure devant ses partisans.
00:07:41L'un des porte-parole du Rassemblement national
00:07:43sera notre invité dans un instant,
00:07:45Alexandre Nicolique.
00:07:46On lui demandera réellement ce qu'a voulu dire
00:07:50Jordan Bardella.
00:07:51On ira dans un instant.
00:07:51A tout de suite.
00:07:55La politique et des tensions de plus en plus visibles
00:07:57entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
00:07:59Une question ce soir.
00:08:00Ces désaccords au sein du RN
00:08:02peuvent-ils fragiliser la campagne de Marine Le Pen ?
00:08:05On va en parler avec nos invités.
00:08:07Le porte-parole, l'un des porte-parole du Rassemblement national
00:08:09et député européen,
00:08:11Alexandre Nicolique.
00:08:12Bonsoir.
00:08:13Bonsoir à vous.
00:08:13Et bienvenue, Jade Saab.
00:08:14Vous êtes porte-parole et secrétaire nationale de Renaissance.
00:08:18Bonsoir.
00:08:19Laurence Saillet.
00:08:20Bonsoir, ancienne députée européenne et républicain.
00:08:22On est également avec Thierry Arnault,
00:08:25éditorialiste politique pour BFM TV,
00:08:27avec Victor Hérault, journaliste à Valeurs Actuelles,
00:08:29et Laurent Joffrin.
00:08:31Bonjour.
00:08:31Bonsoir à tous les six.
00:08:33Je voulais commencer par cette bourde de Jordan Bardella.
00:08:36Il a été l'invité du candidat d'extrême droite,
00:08:38Nigel Farage, au Royaume-Uni hier.
00:08:40Et il a symboliquement signé un protocole d'accord
00:08:43qui prévoit le renvoi en France de migrants
00:08:45interceptés dans la Manche.
00:08:47Jordan Bardella, largement moqué par ses opposants.
00:08:51Écoutez-le au micro de Milan Argelas.
00:08:53Depuis comment, en Italie, où il est en déplacement,
00:08:56il tente de se défendre tant bien que mal.
00:08:58On l'écoute.
00:08:58On le voit bien, vous avez été pris pour cible sur ce sujet
00:09:01par des candidats du Bloc central,
00:09:02Edouard Philippe, Gabriel Attal, par exemple.
00:09:04Vous vous seriez sûrement offusqué
00:09:06s'ils avaient signé cet accord avec justement ces termes
00:09:09de renvoyer les migrants interceptés dans la Manche
00:09:12vers les Côtes françaises.
00:09:13Mais d'abord, le protocole ne prévoit pas
00:09:18que nous laissions traverser des migrants
00:09:20et que ces migrants soient déboutés ou repoussés
00:09:23sur les Côtes françaises.
00:09:25M. Philippe et M. Attal devraient avoir un peu de décence
00:09:28parce que depuis 10 ans,
00:09:30ils ont accueilli 500 000 personnes de manière légale
00:09:33et 900 000 clandestins sur le sol français.
00:09:35Ils n'ont aucune leçon, monsieur,
00:09:37aucune leçon de gestion de l'immigration à nous donner.
00:09:40Éric Zemmour, qui est lui-même dans votre camp,
00:09:42dans le camp national, qui vous critique,
00:09:44qu'est-ce que ça vous inspire,
00:09:45qui vous critique sur ce sujet des migrants et du Royaume-Uni ?
00:09:49Écoutez, plus Éric Zemmour et le parti reconquête
00:09:54nous critiquent, mieux on se porte.
00:09:58Alexandre Nicolique, il s'est fait un peu avoir, non,
00:10:00Jordan Bardella ?
00:10:01Non, et d'ailleurs, tout ce qu'il a pu dire
00:10:03dans les différentes interviews,
00:10:04c'est-à-dire sur le retour des clandestins
00:10:07dans leur pays d'origine,
00:10:08est très clair, en fait,
00:10:10parce que c'est ça le vrai fond du problème.
00:10:11Donc, c'est qu'on n'arrive aujourd'hui pas
00:10:14à renvoyer les clandestins qui sont présents
00:10:16sur le territoire français.
00:10:18Et d'ailleurs, systématiquement,
00:10:19on avait eu des fausses promesses
00:10:20qui allaient dans ce sens.
00:10:21On se souvient de M. Macron
00:10:22qui promettait 100% d'OQTF exécutés.
00:10:25L'année d'après, on tombait sous les 10%.
00:10:27M. Darmanin promettait aussi.
00:10:29Tout l'enjeu, c'est ça.
00:10:30Mais parce qu'on peut comprendre aussi
00:10:31pourquoi on n'arrive pas à expulser.
00:10:33Aujourd'hui, on a des pays
00:10:35qui refusent pour la plupart
00:10:37de reprendre leurs clandestins.
00:10:39Et nous, on est, en termes de négociations,
00:10:42toujours à donner plus.
00:10:44On donne plus de 500 millions d'aides
00:10:45au développement par an
00:10:46aux pays du Maghreb
00:10:47qui sont les tous les principaux pays.
00:10:49C'est un problème particulier.
00:10:52C'est un problème en plus, évidemment.
00:10:54Mais tout l'enjeu, c'est d'expulser les clandestins.
00:10:57Ceux qui traversent la Manche,
00:10:58c'est essentiellement des Érythréens, des Soudanais.
00:10:59C'est les Anglais qui expulsent les clandestins
00:11:01et qui les mettent chez nous.
00:11:02C'est ça, ce qu'ils ont signé.
00:11:04Et ce que Jordan Bardella a évoqué...
00:11:07Ceux qui les Anglais ne veulent pas,
00:11:08on les reprend.
00:11:09Non, on les reprend pas, on les expulse.
00:11:11Et Jordan Bardella était très clair.
00:11:12Non, mais c'est ce qui a été signé
00:11:13dans le texte.
00:11:15Non, mais écoutez...
00:11:16La France doit récupérer tous les migrants
00:11:18interceptés dans les eaux britanniques.
00:11:19C'est le protocole d'accord symbolique
00:11:21qu'il a signé.
00:11:21Et cette semaine, on a vu François Hollande,
00:11:23même François Hollande,
00:11:24parler du fait qu'il fallait renvoyer
00:11:26beaucoup plus les clandestins en pourcentage.
00:11:29Et effectivement, sous son mandat,
00:11:30on est passé de 22 à 13 % d'OQTF exécutés.
00:11:33Édouard Philippe,
00:11:34on est passé de 13 % à 7 %
00:11:36alors qu'il promettait l'inverse.
00:11:37On a trop l'habitude de personnes
00:11:39qui parlent de renvoyer les clandestins
00:11:41et finalement qui ne les renvoient jamais
00:11:43et qui donnent toujours plus aux pays
00:11:44qui refusent de reprendre leurs clandestins.
00:11:46Donc Marine Le Pen est sur la même ligne.
00:11:47Tout le monde est sur cette ligne
00:11:48qu'il faut récupérer tous les migrants
00:11:51interceptés dans la mort.
00:11:51Il faut renvoyer les clandestins.
00:11:52Il faut renvoyer les clandestins systématiquement.
00:11:54Alors attendez, il y a l'action.
00:11:55Si, c'est pas du tout.
00:11:57Excusez-moi, d'immigration irrégulière,
00:11:59savoir s'ils restent à Calais
00:12:03ou s'ils restent dans un autre cra.
00:12:05S'ils restent dans un cra.
00:12:07L'enjeu, c'est d'expulser les clandestins.
00:12:10Ceux dont on parle ne sont pas français.
00:12:12Donc c'est aux Anglais de les expulser.
00:12:14Comment ça, ils ne sont pas français ?
00:12:15Évidemment qu'ils ne sont pas français,
00:12:16ils sont clandestins.
00:12:16Oui, justement.
00:12:18On n'est pas un pays d'origine,
00:12:19donc on doit accueillir tous ceux
00:12:20qui vont en Grande-Bretagne.
00:12:22Mais c'est pas une question de les accueillir
00:12:24puisqu'ils partent.
00:12:26Non, non, ils partent effectivement de Calais.
00:12:29Et là, pour être précis,
00:12:30la plupart, je crois,
00:12:31viennent d'Érythrée, du Soudan.
00:12:34Je remarque que c'est la dernière année
00:12:36où on avait donné, je crois,
00:12:37plus de 50 millions en 2023 au Soudan, par exemple.
00:12:41On a de quoi justement faire pression
00:12:43sur ces pays d'origine en disant
00:12:44vous n'aurez plus rien,
00:12:45plus de transfert d'argent,
00:12:47plus de visa accordée,
00:12:48plus d'aide au développement
00:12:49si vous ne reprenez pas systématiquement
00:12:52vos clandestins.
00:12:53On a l'habitude d'avoir des chefs d'État
00:12:54ou des gouvernements,
00:12:55ou des gouvernements
00:12:56qui ne tiennent pas les paroles.
00:12:57Je peux vous assurer,
00:12:58les Français qui vous écoutent le savent,
00:12:59nous, on expulsera les grandes écrans.
00:13:00C'est un changement de ligne
00:13:01de la part du RN ?
00:13:02Bon, moi, j'ai beaucoup de compassion pour vous.
00:13:03Vous êtes porte-parole.
00:13:04Je suis aussi porte-parole d'un autre parti.
00:13:05Si mon candidat avait dit une dinguerie pareille,
00:13:07je serais tout aussi mal à l'aise que vous.
00:13:09Mais il n'a pas dit dinguerie.
00:13:09La réalité, c'est que là,
00:13:10il ne s'agit pas de dire
00:13:11qu'il faut que la France
00:13:12renvoie les personnes
00:13:13en situation irrégulière dans leur pays.
00:13:14Nous sommes d'accord,
00:13:15la lutte contre l'immigration illégale
00:13:17est un enjeu absolument majeur.
00:13:18Vous ne l'avez pas fait.
00:13:19Là, ce qu'a signé M. Bardella,
00:13:21c'est l'idée de dire
00:13:21que les personnes qui traversent la Manche
00:13:23entre Calais et le Royaume-Uni,
00:13:25elles vont être interceptées
00:13:26et renvoyées dans le pays d'origine.
00:13:28Et donc, c'est à la France
00:13:29de traiter les demandes,
00:13:31le cas échéant des demandes d'asile
00:13:33quand il y en a,
00:13:33et de les renvoyer.
00:13:34Et donc, précisément,
00:13:35pardon, mais c'est très intéressant,
00:13:37c'est allié au fait que
00:13:38le Rassemblement national
00:13:39s'est opposé au pacte asile-immigration
00:13:41qui a été voté au Parlement européen,
00:13:42qui prévoit justement
00:13:44la réforme des accords de Dublin,
00:13:45qui vise justement
00:13:46à ce qu'on partage
00:13:47le traitement des demandes,
00:13:48à ce qu'on renvoie plus facilement
00:13:49les personnes en situation irrégulière
00:13:51aux frontières extérieures
00:13:52de l'Union européenne.
00:13:53Je rappelle d'ailleurs,
00:13:54chacun le sait,
00:13:54que le Royaume-Uni
00:13:55ne fait pas partie
00:13:56de l'Union européenne
00:13:56et pas non plus de l'espace Schengen.
00:13:58Donc, soit M. Bardella
00:13:59ne comprend pas l'anglais,
00:14:00soit il fait preuve
00:14:01d'une soumission absolument indigne
00:14:02quand il s'agit de défendre
00:14:03les intérêts de la nation française.
00:14:05Vous savez quoi ?
00:14:06En voyant l'image qu'on voit
00:14:07derrière vous, Julie,
00:14:08moi je me dis très clairement,
00:14:09en fait, M. Bardella,
00:14:09il s'est dit, tiens,
00:14:10voilà quelqu'un d'extrême droite
00:14:11comme moi,
00:14:12donc il doit défendre
00:14:12la même chose que moi.
00:14:13En réalité,
00:14:14l'extrême droite britannique
00:14:15ne défend pas la France.
00:14:16L'extrême droite britannique
00:14:22qui dirige ce pays
00:14:23depuis 2017 ?
00:14:24Est-ce que vous voyez
00:14:24la situation ?
00:14:26C'est l'enjeu.
00:14:26Ça prouve bien
00:14:27que vous n'avez pas réglé
00:14:30le problème de l'immigration
00:14:31clandestine.
00:14:31Ce que vous faites
00:14:34avec les clandestins
00:14:35aujourd'hui,
00:14:36c'est les soignés gratuitement.
00:14:40C'est leur donner
00:14:43une aide juridictionnelle.
00:14:45Là, vous êtes en train
00:14:46de masquer ce qu'a signé.
00:14:47Mais non, je ne masque pas.
00:14:48Parlons du débat
00:14:49sur l'immigration
00:14:49un autre moment.
00:14:50Alors, attendez,
00:14:51attendez, messieurs.
00:14:52Attendez, messieurs.
00:14:54La problématique
00:14:57d'immigrés clandestins
00:14:59qui traversent la Manche,
00:15:00c'est un problème
00:15:02de difficulté
00:15:03pour renvoyer
00:15:04les clandestins
00:15:05qui sont présents
00:15:05sur le territoire
00:15:06concèdent notamment à Calais.
00:15:08Vous pouvez essayer
00:15:09de noyer le poisson.
00:15:10Il a fait une erreur.
00:15:12Il a accepté
00:15:13la frontière britannique
00:15:14à Calais.
00:15:14C'est-à-dire qu'on se récupère
00:15:16le problème
00:15:17britannique.
00:15:18Mais ils sont où
00:15:18ces clandestins ?
00:15:19Ils sont en France, non ?
00:15:19Excusez-moi, laissez-moi parler.
00:15:20Oui, mais on a promis
00:15:21de ne pas les laisser partir.
00:15:22C'est ça qui est difficile.
00:15:22En fait, les clandestins
00:15:23qui arrivent
00:15:24et qui arrivent chez lui,
00:15:25au lieu que les britanniques
00:15:26aient à les traiter,
00:15:27c'est nous qui,
00:15:28en plus de devoir traiter
00:15:30ceux qui sont déjà
00:15:31sur le territoire,
00:15:32allons devoir les traiter.
00:15:33Voilà ce que ça dit.
00:15:33Mais c'est nous
00:15:34qui les traitons à Calais.
00:15:34Et alors, attendez,
00:15:35ça y est.
00:15:36Si on va plus loin,
00:15:37si on va plus loin,
00:15:39sinon...
00:15:39Écoutez, M. Légeri,
00:15:40qu'est-ce qu'il a dit,
00:15:41M. Légeri ?
00:15:42Pour vous dire la dinguerie
00:15:43quand même du rétro-pédalage
00:15:45et de l'enlisement,
00:15:45alors qu'il vaut mieux dire
00:15:46« je me suis fait avoir ».
00:15:48Ancien patron de Frontex.
00:15:50Exactement, il dit
00:15:50« Jordan Bardella obtient
00:15:52des Britanniques
00:15:53l'expulsion des clandestins
00:15:55vers leur pays d'origine.
00:15:57Comme si les Britanniques
00:15:58avaient un levier d'action.
00:16:00Vous voyez, tout ceci,
00:16:00ça n'a pas de sens.
00:16:01Vous vivez une semaine
00:16:02très difficile. »
00:16:03Pardon, excusez-moi,
00:16:04deux secondes.
00:16:05Si on va plus loin,
00:16:07il paye quoi, là ?
00:16:08Son inexpérience,
00:16:10si on dézoome un peu,
00:16:12comment vous l'analysez-vous ?
00:16:13Vous allez dire un mot aussi,
00:16:14mais d'abord le micro
00:16:15à Thierry Arnaud,
00:16:16qui n'a pas encore parlé.
00:16:17C'est l'inexpérience,
00:16:18c'est quoi ?
00:16:19Comment vous l'analysez ?
00:16:20Oui, je pense qu'il s'est fait
00:16:23un peu piéger
00:16:23par le texte de ce document,
00:16:25dont on ne sait pas exactement
00:16:26s'il le découvre
00:16:27au moment où il lui est présenté
00:16:28par Nigel Farage
00:16:29ou si on lui a parlé
00:16:30de ce projet.
00:16:32Il n'a pas suffisamment lu le texte
00:16:35et mesuré les implications
00:16:37que ça allait avoir
00:16:38parce qu'évidemment,
00:16:39il a tendu un bâton
00:16:40à ses adversaires
00:16:41pour se faire taper dessus hier
00:16:43qui s'en sont immédiatement saisis.
00:16:45Et dans le contexte
00:16:46de cette campagne présidentielle,
00:16:47c'était évidemment
00:16:48de bonne guerre
00:16:49du point de vue
00:16:50de ses adversaires
00:16:50et inévitable.
00:16:52Je voulais juste rappeler
00:16:53quand même que
00:16:53dans le cadre
00:16:55de l'accord actuel
00:16:56entre les Français
00:16:57et les Britanniques,
00:16:58il y a déjà un certain nombre
00:16:59d'engagements
00:17:00de la part de la France
00:17:01à reprendre
00:17:03les immigrants
00:17:04qui sont
00:17:06interceptés
00:17:07dans la Manche
00:17:08et qui donc
00:17:08sont reconduits
00:17:10vers la France.
00:17:11Simplement,
00:17:12ce contrat est assorti
00:17:13d'un certain nombre
00:17:13de conditions.
00:17:15Et c'est là
00:17:16où il y a effectivement
00:17:17un problème
00:17:18pour Jordan Bardet
00:17:19dans le Rassemblement
00:17:20National,
00:17:20c'est que dans le texte
00:17:22qui est derrière vous,
00:17:23ce protocole d'accord
00:17:24qui a été présenté hier,
00:17:25il n'y a aucune condition
00:17:26qui sont définies.
00:17:28Et notamment
00:17:29dans la dernière version
00:17:30de l'accord
00:17:30entre les Français
00:17:31et les Britanniques,
00:17:32il y a le principe
00:17:32de ce qu'on appelle
00:17:33le one in, one out,
00:17:34c'est-à-dire que
00:17:35pour chaque personne
00:17:36que les Français reprennent,
00:17:37si vous me permettez
00:17:38cette expression,
00:17:39les Britanniques
00:17:40s'engagent à accueillir
00:17:41une personne
00:17:42qui a fait
00:17:43de manière régulière
00:17:44la démarche
00:17:45de demande d'asile
00:17:45au Royaume-Uni.
00:17:47Là, dans le texte
00:17:47qui est derrière vous,
00:17:48toutes ces conditions
00:17:49disparaissent.
00:17:49Ça n'existe pas.
00:17:50Et par ailleurs,
00:17:51il faut interdire
00:17:51l'engagement de la France
00:17:52à prendre à sa charge
00:17:54toute la procédure
00:17:56pour envoyer
00:17:57ses rapatriers
00:17:58vers les immigrés
00:17:59vers leur pays d'origine.
00:18:00À mon avis,
00:18:00il s'est fait piéger
00:18:01pour la raison suivante.
00:18:02C'est que Farah,
00:18:03tu es en grave difficulté
00:18:04en ce moment
00:18:05parce que
00:18:06les journalistes britanniques
00:18:07se sont aperçus
00:18:08qu'ils se faisaient
00:18:09financer ses campagnes
00:18:10de manière illégale.
00:18:11Il a été filmé
00:18:12en train de faire
00:18:13une espèce
00:18:14de transaction occulte
00:18:15pour être financé
00:18:16par des faux Américains
00:18:18dont il s'est fait
00:18:18complètement piégé.
00:18:19Et il apparaît
00:18:20que le parti
00:18:23Reform UK
00:18:25accepte
00:18:26les financements illégaux.
00:18:26C'est un peu comme en France.
00:18:28Les deux parties
00:18:29sont accusées
00:18:30de détournement
00:18:31de fonds publics.
00:18:32Et donc,
00:18:33Farah a monté ce coup-là
00:18:34de manière
00:18:35à faire oublier
00:18:37le scandale
00:18:38dans lequel
00:18:38il est pris
00:18:39depuis maintenant
00:18:39des jours et des jours.
00:18:42Et obligément,
00:18:42pour lui rendre service
00:18:43entre personnes
00:18:45de la même opinion,
00:18:47Bardella
00:18:48est allé
00:18:48lui servir la soupe
00:18:50pour lui permettre
00:18:50de signer un accord
00:18:51qui permet de dire aux Anglais
00:18:52« Vous savez maintenant,
00:18:53on les vire tous
00:18:54et les Français
00:18:54s'en débrouilleront. »
00:18:55Et alors,
00:18:55ça a fait réagir
00:18:56Jean-Luc Mélenchon
00:18:57tout à l'heure
00:18:58lors de son discours
00:18:59à la braderie de Lille.
00:19:00On écoute
00:19:00le leader
00:19:01de la France insoumise.
00:19:02« Sans qu'on ne lui ait
00:19:04rien demandé,
00:19:05promet aux fascistes
00:19:07anglais
00:19:07que les Français
00:19:08récupéreront
00:19:10les gens
00:19:11qu'ils voudront
00:19:11mettre dehors
00:19:12et qu'ensuite,
00:19:13nous nous chargerions
00:19:14en plus de les expulser
00:19:16de chez nous.
00:19:17Comment peut-on être
00:19:19aussi misérable ?
00:19:21Non !
00:19:22Ce n'est pas la France
00:19:23qui parlait !
00:19:24C'est seulement
00:19:25un fasciste
00:19:26sans réputation
00:19:27et sans portée. »
00:19:30Jordan Bardella,
00:19:31un fasciste
00:19:31sans réputation
00:19:32Jean-Luc Mélenchon.
00:19:33Jean-Luc Mélenchon
00:19:34a l'habitude
00:19:34d'insulter tout le monde
00:19:35donc je ne vais pas
00:19:36répondre sur ça.
00:19:37Mais il dit aussi
00:19:38que notre pays
00:19:38deviendrait le garde-barrière
00:19:40des Anglais
00:19:40avec cet accord.
00:19:41Il faut que
00:19:42ceux qui nous reprochent
00:19:45les déclarations
00:19:45de Jordan Bardella
00:19:46se mettent d'accord
00:19:47parce qu'il dit lui-même
00:19:48en l'accusant de fasciste
00:19:49qu'il veut les rendre
00:19:50et renvoyer tous les clandestins
00:19:51parce qu'effectivement
00:19:52c'est un accord historique
00:19:54entre la France
00:19:56et le représentant
00:19:57enfin entre
00:19:58aujourd'hui Jordan Bardella
00:19:59et celui qui représente
00:20:00aussi la lutte
00:20:01contre l'immigration
00:20:01en Angleterre
00:20:02Nigel Farage
00:20:03pour qu'on arrive enfin
00:20:04à expulser les clandestins
00:20:06de France et d'Angleterre
00:20:08parce que ça doit être
00:20:08l'objectif vous savez
00:20:09et ça doit même être
00:20:11de la même manière
00:20:12un projet européen
00:20:13c'est pour ça qu'on a signé
00:20:14et qu'on a validé
00:20:14le règlement retour
00:20:15pour faire en sorte
00:20:16de lutter
00:20:17contre cette immigration irrégulière
00:20:18et aujourd'hui
00:20:19je veux bien qu'on ait
00:20:21ce débat là
00:20:21sur la discussion
00:20:23qu'ils ont pu avoir
00:20:23entre les deux
00:20:24mais le vrai débat de fond
00:20:25c'est pourquoi
00:20:26depuis des années
00:20:27on n'arrive pas
00:20:28à dépasser
00:20:28les 10-12%
00:20:29d'OQTF exécutés
00:20:31pourquoi on donne
00:20:32toujours plus
00:20:32aux pays d'origine
00:20:34et sans avoir
00:20:35de conditions
00:20:35de reprise des clandestins
00:20:37et pourquoi
00:20:37on fait tout
00:20:38ce qui n'a rien à voir
00:20:38avec le sujet
00:20:40c'est un autre sujet
00:20:42l'immigration irrégulière
00:20:43n'a rien à voir
00:20:44l'immigration irrégulière
00:20:45n'a rien à voir
00:20:45avec ça
00:20:46mais on peut raconter
00:20:49restons sur le sujet
00:20:50s'il vous plaît
00:20:51et sur les conséquences
00:20:55et sur les conséquences
00:20:58restons sur le sujet
00:20:59s'il vous plaît
00:20:59sur les conséquences
00:21:00pour le rassemblement national
00:21:01Victor Hérault
00:21:02il y a une chose
00:21:03qu'on a remarqué aussi
00:21:04c'est le silence
00:21:05de Marine Le Pen
00:21:05on a l'impression
00:21:06que les choses
00:21:07ne vont pas très bien
00:21:08au sein du RN
00:21:12là encore
00:21:12cette polémique
00:21:13tout le monde en parle
00:21:14tout le monde commente
00:21:16pas un mot
00:21:16de Marine Le Pen
00:21:17elle ne vient pas
00:21:18au secours
00:21:19de Jordan Bardella
00:21:19ou alors
00:21:20elle ne veut pas
00:21:20être entachée
00:21:21si on estime
00:21:22que c'est une erreur
00:21:22par l'erreur
00:21:23de Jordan Bardella
00:21:24ça démontre quand même
00:21:25et Marine Le Pen
00:21:26devra quand même
00:21:27s'expliquer sur ce point là
00:21:28pas s'expliquer
00:21:28mais expliquer
00:21:29ce qu'elle en pense
00:21:29sur le fond
00:21:31au-delà de
00:21:31parce qu'il faut aussi dire
00:21:32que Nigel Farage
00:21:33est un personnage
00:21:33très loufoque
00:21:34peut-être pas des plus fiables
00:21:35parmi les dirigeants
00:21:36ou les aspirants dirigeants
00:21:37européens
00:21:38Jordan Bardella
00:21:39se fait aussi piéger
00:21:40par le côté loufoque
00:21:40de Nigel Farage
00:21:41mais sur le fond
00:21:42ça demande quelque chose
00:21:43de très intéressant
00:21:44et c'est un sujet
00:21:45à mon avis passionnant
00:21:46c'est que les aspirants dirigeants
00:21:48de la nouvelle vague
00:21:49européenne patriote
00:21:50il y a cette contradiction
00:21:52qui est
00:21:52nous voulons une nouvelle Europe
00:21:53une nouvelle
00:21:54qui ne soit pas
00:21:54l'Union Européenne actuelle
00:21:56mais qui soit une coalition
00:21:57avec une coopération
00:21:59de gouvernements patriotes
00:22:00sauf que chaque gouvernement
00:22:02patriote
00:22:02a ses intérêts propres
00:22:04en particulier
00:22:04sur l'immigration
00:22:05là c'est l'illustration
00:22:06parfaite
00:22:07de deux pays
00:22:08qui ont le même combat
00:22:09c'est-à-dire
00:22:09la lutte contre l'immigration
00:22:11et ce que ça produit
00:22:11dans chacun de leurs pays
00:22:12mais ils n'ont pas
00:22:13la même réponse
00:22:14vous parlez
00:22:15oui oui je vous fais répondre
00:22:15attendez vous parlez
00:22:16d'un personnage loufoque
00:22:17est-ce que Marine Le Pen
00:22:18a validé ce déplacement
00:22:19de Jordan Bardella
00:22:20mais tout ce qui peut être fait
00:22:22vous savez c'est un binôme
00:22:23donc quand beaucoup se cherchent
00:22:25et ne savent pas
00:22:25qui vont désigner
00:22:26comme candidat
00:22:27même si ils ne savent pas
00:22:28quel va être le mode
00:22:29de désignation des candidats
00:22:30on a la chance nous
00:22:31d'avoir déjà celle
00:22:33annoncée
00:22:33qui sera président de la République
00:22:35et son futur Premier ministre
00:22:36est-ce qu'on peut encore parler
00:22:37d'un binôme
00:22:39Alexandre Nicolique ?
00:22:40en toute complémentarité
00:22:42et pour évoquer
00:22:43la lutte contre
00:22:44l'immigration irrégulière
00:22:45évidemment
00:22:46qu'ils discutent ensemble
00:22:48mais pas que eux deux d'ailleurs
00:22:49pour savoir
00:22:50quels vont être
00:22:50les meilleurs moyens
00:22:51et oui
00:22:51c'est aussi un sujet européen
00:22:53c'est un sujet français
00:22:55c'est un sujet franco-français
00:22:56sur l'approche
00:22:57c'est-à-dire
00:22:57pourquoi aujourd'hui
00:22:58on attire énormément
00:23:00de clandestins
00:23:01parce qu'on leur donne
00:23:02peut-être plus qu'ailleurs
00:23:03c'est-à-dire
00:23:04je disais tout à l'heure
00:23:05on les soigne
00:23:06gratuitement les clandestins
00:23:07on leur donne
00:23:07l'aide géodirectionnelle
00:23:08on peut les inciter
00:23:10à faire une demande d'asile
00:23:11et bénéficier
00:23:12de subventions
00:23:14et de l'aide
00:23:14d'allocations
00:23:15de demandeurs d'asile
00:23:16vous voyez
00:23:17il y a tout un dispositif
00:23:18pour inciter les clandestins
00:23:18mais il y a aussi
00:23:19un sujet européen
00:23:20avec Frontex
00:23:21avec des alliances
00:23:23entre pays
00:23:24justement
00:23:25pour savoir
00:23:26comment collectivement
00:23:27on peut faire en sorte
00:23:27que sur le continent européen
00:23:29on accueille plus systématiquement
00:23:31des clandestins
00:23:31qu'on n'a pas invités
00:23:32à venir sur le territoire français
00:23:33pour l'Angleterre
00:23:34la seule porte de sortie
00:23:35c'est nous
00:23:35c'est la France
00:23:36ils n'ont pas d'autres moyens
00:23:37alors attendez
00:23:38alors Jade ça a une réaction
00:23:40et puis après je voulais vous
00:23:41soumettre un autre élément
00:23:41on parle de Nigel Farah
00:23:43il faut quand même expliquer aussi
00:23:44que c'est l'artisan du Brexit
00:23:45et dix ans plus tard
00:23:46le Brexit n'a apporté
00:23:47ni prospérité
00:23:47ni emploi
00:23:48ni moins d'immigration
00:23:49au Royaume-Uni
00:23:50en réalité l'économie s'est rétractée
00:23:51il y a près de 700 000 emplois
00:23:52au Royaume-Uni
00:23:53qui sont partis
00:23:54et ça a désorganisé
00:23:55le système d'immigration
00:23:56donc en réalité
00:23:57le message que nous envoie
00:24:03le Rassemblement National
00:24:04défend encore le Frexit
00:24:06quand on nous dit
00:24:07qu'en réalité
00:24:07on va baisser la contribution
00:24:08de la France
00:24:09voire la supprimer
00:24:10à l'Union Européenne
00:24:11ou quand on nous dit
00:24:12qu'on veut que le droit européen
00:24:14soit prévalant
00:24:16au droit
00:24:16que le droit national
00:24:17prévale au droit communautaire
00:24:19en réalité
00:24:20c'est une façon
00:24:20de s'extraire des traités
00:24:21et donc je crois
00:24:22que le message subliminal
00:24:23qui est passé par le Rassemblement National
00:24:25c'est celui de dire
00:24:26nous sommes contre l'Europe
00:24:27nous sommes contre l'Union Européenne
00:24:28Il a redit Jean-Denis Bardella hier
00:24:29il n'est pas question
00:24:31de sortir de l'Union Européenne
00:24:32Bien sûr, regardez ce qu'il a signé
00:24:33une dinguerie comme celle-là
00:24:34en nous disant
00:24:34on va récupérer les migrants
00:24:36qui sont en situation irrégulière
00:24:38britannique en France
00:24:39il est capable de nous dire
00:24:40que le lundi
00:24:41il est contre le voile
00:24:42et que le mardi
00:24:43il est contre l'Union Européenne
00:24:45et en réalité
00:24:46l'Europe des nations
00:24:47la fameuse Europe des nations
00:24:48que nous défend Marine Le Pen
00:24:49pour remplacer l'Union Européenne
00:24:51vous voyez bien
00:24:51que ça ne fonctionne pas
00:24:52parce que les nationalistes
00:24:54entre eux
00:24:55n'ont pas les mêmes intérêts
00:24:56les nationalistes français
00:24:58défendent la France
00:24:59c'est ce que vous prétendez faire
00:25:00les nationalistes britanniques
00:25:01défendent le Royaume-Uni
00:25:02il n'y a donc aucune coopération
00:25:03possible
00:25:03et je crois que cet accord-là
00:25:04montre aux Français
00:25:05que précisément
00:25:06il n'y a aucun accord possible
00:25:07vous vous êtes fait avoir
00:25:09un monsieur Farage
00:25:10qui a trompé monsieur Bardella
00:25:12en lui disant
00:25:12vous avez aimé
00:25:13monsieur Bardella a gagné
00:25:14de récupérer les migrants
00:25:15illégaux d'Antalique
00:25:16c'est tout ce qu'il a gagné
00:25:17la réponse d'Alexander Nicoli
00:25:18premièrement
00:25:19vous avez commencé votre propos
00:25:20en disant
00:25:21vous avez parlé d'un écroulement
00:25:22du Royaume-Uni
00:25:23quelle est la principale place
00:25:24non il n'a pas dit écroulement
00:25:25non
00:25:26j'ai dit
00:25:26économique
00:25:26non j'ai dit
00:25:27il n'y a pas d'emploi en plus
00:25:28l'économie s'est rétractée
00:25:30et il y a plus d'immigration
00:25:31je rappelle que la principale
00:25:32place économique
00:25:32aujourd'hui en Europe
00:25:34reste Londres
00:25:34Paris
00:25:36soyez patriote pour une fois
00:25:37Londres est de très loin
00:25:38malheureusement
00:25:39je le déplore
00:25:39mais toutes les études le montrent
00:25:41vous pouvez
00:25:41je vous invite à regarder
00:25:42et je finis
00:25:43mais par contre
00:25:44évidemment
00:25:44moi je ne pense pas
00:25:45que ce soit une bonne solution
00:25:47je pense qu'on a besoin
00:25:48de l'Union Européenne
00:25:48que la France a besoin
00:25:49de l'Union Européenne
00:25:50c'est un problème anglais
00:25:51qui les concernait
00:25:52je ne pense pas
00:25:53qu'ils s'en sortent plus mal
00:25:53en revanche
00:25:54je pense que la France a besoin
00:25:55je pense que la France
00:25:56a besoin de l'Union Européenne
00:25:57évidemment
00:26:00pour faire face à des enjeux
00:26:01de demain
00:26:01sur des grands projets
00:26:02sur l'IA
00:26:03sur l'espace
00:26:04sur le satellite
00:26:05sur tout ce qui va faire en sorte
00:26:07qu'on soit un continent leader
00:26:08et sans revanche
00:26:09on n'est peut-être pas obligé
00:26:10de devoir subir
00:26:11les normes de l'Union Européenne
00:26:13qui s'imposent aujourd'hui
00:26:14et qui font qu'on est pénalisé
00:26:16d'avoir un prix de l'électricité
00:26:18déterminé par le marché européen d'énergie
00:26:20vous voyez
00:26:20on peut aussi choisir
00:26:22ce qui est bénéfique
00:26:22et on n'est peut-être pas obligé
00:26:23de faire des milliers
00:26:24sur l'organisation
00:26:25du Rassemblement National
00:26:26en vue de la présidentielle
00:26:28vous avez dû voir
00:26:29passer cet article
00:26:31de nos confrères de Libération
00:26:32Jordan Bardella
00:26:33aurait quitté cette semaine
00:26:34une réunion du parti
00:26:36à laquelle participait
00:26:37également Marine Le Pen
00:26:38c'est elle ou moi
00:26:40aurait dit Jordan Bardella
00:26:42visant
00:26:43Marion Maréchal
00:26:44que Marine Le Pen
00:26:45souhaiterait visiblement
00:26:46mettre plus en avant
00:26:47on lui a posé la question
00:26:49aujourd'hui
00:26:49lors de son déplacement
00:26:50en Italie
00:26:50que se passe-t-il
00:26:51avec Marine Le Pen
00:26:52y aura-t-il réellement
00:26:53un retour de Marion Maréchal
00:26:55écoutez la réponse
00:26:58arrêtez de lire
00:26:58ce que vous pouvez trouver
00:27:00dans Libération
00:27:00c'est pas tout le temps vrai
00:27:01d'ailleurs
00:27:02il n'y a aucune tension
00:27:02avec Marine Le Pen
00:27:03tout va bien
00:27:03ça va très très bien
00:27:04je vous rassure
00:27:05vous la soutenez absolument
00:27:06je la soutiens à 2000%
00:27:10et plus si vous voulez
00:27:11il y aura ce type d'article
00:27:12plus j'aurai envie
00:27:13de la soutenir
00:27:14il a l'air un peu chafouin
00:27:15vous dites
00:27:16je le trouve
00:27:17il a l'air chafouin
00:27:18il aurait cité un truc
00:27:19comme s'il était
00:27:20contraint de le faire
00:27:20il y aura une plus grande place
00:27:23accordée à Marion Maréchal
00:27:24pendant la campagne
00:27:25mais vous savez
00:27:25aux élections législatives
00:27:27il y avait trois députés
00:27:28issus du mouvement
00:27:29de Marion Maréchal
00:27:30qui ont été élus
00:27:32parmi nos députés
00:27:34Marion Maréchal
00:27:35s'est déplacé
00:27:35sur beaucoup de communes
00:27:37lors des élections municipales
00:27:38pour soutenir
00:27:39nos candidats
00:27:40il y avait aussi
00:27:41des candidats proches
00:27:42de Marion Maréchal Le Pen
00:27:42qui étaient sur
00:27:44les listes
00:27:45de nos candidats
00:27:45en municipale
00:27:46donc il n'y a pas eu
00:27:47de rupture
00:27:48Marion Maréchal
00:27:49est revenu
00:27:50pour faire un accord
00:27:50et nous soutenir
00:27:51et on appelle
00:27:52tous les patriotes
00:27:53d'ailleurs
00:27:53à nous soutenir
00:27:54quel que soit
00:27:55leur plan initial
00:27:56pour essayer de faire
00:27:57en sorte de gagner
00:27:58parce qu'on n'a jamais été
00:27:59aussi proche
00:27:59semble de plus en plus
00:28:00compliquée
00:28:00est-ce qu'elle n'est pas
00:28:01en train de se réorganiser
00:28:02et de se dire
00:28:04qu'avec Marion Maréchal
00:28:05ça serait peut-être
00:28:05un peu plus simple
00:28:06mais vous savez
00:28:06il y a d'autres mouvements
00:28:07je disais
00:28:08qui ont du mal
00:28:08à des élections candidats
00:28:09qui se tirent
00:28:10dans les pattes
00:28:11qui se disputent
00:28:12nous on a conscience
00:28:14réellement
00:28:15qu'on n'a jamais été
00:28:16aussi proche
00:28:17de gagner cette élection
00:28:18présidentielle
00:28:19il y avait eu une étude
00:28:20dans 39 pays
00:28:21au mois de janvier
00:28:23ou février
00:28:23qui disait qu'on était
00:28:24le peuple le plus pessimiste
00:28:2571% des français
00:28:27pensent que l'avenir
00:28:27sera moins bien
00:28:28et pour beaucoup de français
00:28:28on représente le seul espoir
00:28:30et vous savez
00:28:30je pense que tous les cadres
00:28:31du rassemblement national
00:28:32ont conscience justement
00:28:34qu'on n'a pas le droit
00:28:35de se diviser
00:28:36sur certains points
00:28:37qu'il faut montrer
00:28:37la plus grande unité
00:28:38qu'on doit se battre
00:28:39à chaque instant
00:28:41pour faire en sorte
00:28:42qu'enfin
00:28:42on puisse améliorer
00:28:43la vie des français
00:28:44sur le prix de l'essence
00:28:46qui augmente considérablement
00:28:48et qu'il faut baisser la TVA
00:28:49sur le prix des carburants
00:28:51comment on va baisser
00:28:52le prix de l'électricité
00:28:53mais excusez-moi
00:28:53de parler de ce qui concerne
00:28:54les gens
00:28:55la retraite
00:28:56ça ne concerne pas les gens
00:28:57là-dessus
00:28:58il y a un sacré désaccord
00:28:58non il n'y a pas de désaccord
00:28:59bien sûr qu'il y a un désaccord
00:29:02bien sûr qu'il y a un désaccord
00:29:03mais monsieur Lecoli
00:29:04vous ne pouvez pas mentir
00:29:05ne faites pas comme monsieur Mélenchon
00:29:07enfin je veux dire
00:29:08vous voyez bien
00:29:08que depuis une semaine
00:29:09les choses ne se passent pas
00:29:10comme prévu
00:29:11l'histoire du voile
00:29:12ce n'est pas vraiment
00:29:13une position qu'ils ont en commun
00:29:14et vous avez été obligé
00:29:15de rétro-pédaler
00:29:16l'histoire de la retraite
00:29:18j'ai encore écouté
00:29:19Jordan Bardella
00:29:19qui a parlé à des confrères italiens
00:29:21et peut-être qu'il leur parlera
00:29:22dans l'interview de 19h
00:29:24où il n'a pas du tout
00:29:26la même vision
00:29:26ce n'est pas le même propos
00:29:28il est plus sur la capitalisation
00:29:29l'histoire de l'ouverture
00:29:31sur la droite
00:29:31lui il dit
00:29:32il faudra que nous arrivions
00:29:34à composer avec des gens de droite
00:29:36Marine Le Pen dit
00:29:37je ne suis ni de droite
00:29:38ni de gauche
00:29:39c'est quand même important ça
00:29:40je vais vous dire
00:29:41vous ne pouvez pas avoir
00:29:42une candidate
00:29:42qui dit je ne suis pas droite
00:29:43de gauche
00:29:44et votre futur éventuel
00:29:46Premier ministre
00:29:46qui dise
00:29:47on veut des gens de LR
00:29:48que vous critiquez
00:29:49à bâton l'on pu
00:29:50pour venir nous rejoindre
00:29:52vous voyez c'est quand même
00:29:53vous ne pouvez pas dire
00:29:53qu'il n'y a pas en ce moment
00:29:55de manière exacerbée
00:29:57une tension importante
00:29:58entre deux personnes
00:29:59qui sont censées être
00:30:00vous m'avez
00:30:00vous m'avez interpellé
00:30:01d'abord sur les retraites
00:30:02je vais vous répondre point par point
00:30:03vous m'avez interpellé
00:30:03sur les retraites
00:30:04Jordan Bardella n'a jamais dit
00:30:05il faut que ce soit totalement
00:30:07un système par capitalisation
00:30:09on a toujours
00:30:10il a dit avec une part
00:30:14et c'est d'ailleurs déjà le cas
00:30:15aujourd'hui
00:30:16et on a toujours tenu
00:30:17le même discours
00:30:18donc évidemment
00:30:19qu'on est pour ce modèle
00:30:20par répartition
00:30:20et sur la réforme des retraites
00:30:22on a le même modèle
00:30:25de réforme des retraites
00:30:25c'est à dire
00:30:26inciter les jeunes
00:30:27à partir
00:30:27à aller plus tôt
00:30:28vers des voies de l'apprentissage
00:30:30notamment vers des
00:30:30là où il y a des emplois
00:30:32non pourvus
00:30:32notamment dans le domaine industriel
00:30:34parce qu'on a un objectif
00:30:35de réaugmenter
00:30:36et de réindustrialiser ce pays
00:30:38et de remonter
00:30:38la part de l'industrie
00:30:39à 12-13%
00:30:40dans la part du pays
00:30:41pour recréer de la richesse
00:30:42parce que c'est tout le problème
00:30:43on a un pays
00:30:44qui s'est tiers mondisé
00:30:44et justement
00:30:45à cause justement
00:30:46de cette désindustrialisation
00:30:47à cause du non-adaptation
00:30:48à des enjeux de demain
00:30:49et bien nous
00:30:50on veut essayer
00:30:50de faire en sorte
00:30:51Pourquoi Alexandre Nicolique
00:30:52vous n'assumez pas
00:30:53le fait qu'il y a
00:30:54des différents
00:30:55mais que vous
00:30:55vous êtes sur la ligne
00:30:56qu'il y a deux lignes
00:30:57mais qu'il y a une patronne
00:30:59c'est Marine Le Pen
00:31:00et que ça sera la ligne
00:31:01que vous suivrez
00:31:03c'est visible
00:31:04aux yeux de tout le monde
00:31:05qu'il y a
00:31:06clairement des différences
00:31:07au point où
00:31:08le conseiller économique
00:31:11de Jordan Bardella
00:31:12est moins d'un
00:31:13excusez-moi de penser
00:31:14que Libération
00:31:15a peut-être un parti pris
00:31:16mais non
00:31:17alors attendez
00:31:18il serait quand même
00:31:18Victor Hérôme
00:31:19je ne suis pas particulièrement
00:31:21hostile au Rassemblement National
00:31:21il y a quelque chose
00:31:22que j'adorerais savoir
00:31:23c'est qui a envoyé
00:31:24parce qu'il a bien fallu
00:31:24que quelqu'un envoie
00:31:25ses infos
00:31:25à Libération
00:31:26Libération
00:31:27il n'est pas allé les chercher
00:31:28toute seule
00:31:28dans le QG
00:31:29sur Jordan Bardella
00:31:30qui claquerait la porte
00:31:31en disant
00:31:32c'est Marine Maréchal
00:31:33et pas seulement
00:31:34à Libération
00:31:35Victor
00:31:35et ce sont des propos
00:31:37qui sont des propos
00:31:38entre guillemets
00:31:38donc ça veut dire
00:31:39qu'il y a dans l'entourage
00:31:40de Jordan Bardella
00:31:41des gens qui
00:31:43considèrent
00:31:43qu'il faut exprimer
00:31:44publiquement
00:31:45ces désaccords
00:31:46ces tensions
00:31:50ce n'est pas
00:31:50une invention
00:31:51de journaliste
00:31:52quand il y a
00:31:52autant de papiers
00:31:53qui sont autant
00:31:54quand même
00:31:54je veux dire
00:31:56étayés
00:31:57notamment
00:31:58par des citations
00:31:59les choses sont
00:32:00assez caractéristiques
00:32:00quelqu'un a eu envie
00:32:01de mettre en scène
00:32:02ce désaccord
00:32:03ça ne peut pas être
00:32:04des inventions journalistes
00:32:04Laurent Joffrin
00:32:05vous qui avez travaillé
00:32:06je crois
00:32:07à Libération
00:32:08oui
00:32:09non mais
00:32:10quelles sont vos infos
00:32:11sur ces coulisses
00:32:13ce genre de papier
00:32:13ce n'est pas des papiers d'opinion
00:32:14c'est des papiers de récits
00:32:15alors on peut dire
00:32:16ils ont inventé
00:32:17complètement l'affaire
00:32:18ils ont menti
00:32:19ce sont des affabulateurs
00:32:20mais
00:32:22ce genre d'article
00:32:23ce n'est pas vrai
00:32:24quand on fait
00:32:25quand il y a des citations
00:32:26quand c'est sourcé
00:32:27un proche
00:32:27c'est vrai en général
00:32:29non mais
00:32:29monsieur Joffrin
00:32:30parfois on se trompe
00:32:31on peut constater
00:32:31quand même
00:32:32parfois on se trompe
00:32:32mais
00:32:32les journalistes
00:32:33qui font ça
00:32:34font ça honnêtement
00:32:35et
00:32:36quand ils ont
00:32:38rapporté le contenu
00:32:38de cette réunion
00:32:39je pense qu'ils disent
00:32:40la vérité
00:32:41non mais
00:32:41on peut
00:32:42vous voyez
00:32:43toute une vague
00:32:44d'articles
00:32:45de libération
00:32:45c'est libération
00:32:47ça c'est diffamatoire
00:32:48ça c'est calomniateur
00:32:50j'ai juste dit
00:32:51que c'était libération
00:32:52oui
00:32:52j'ai l'air de dire
00:32:53ça ne peut rien dire
00:32:53j'ai l'air de dire
00:32:54c'est des menteurs
00:32:55c'est sympathique
00:32:56il y a des chances
00:32:57que Frontière par exemple
00:32:59fasse des articles
00:33:00plutôt hostiles
00:33:01à la France insoumise
00:33:02vous voyez
00:33:02c'est pas un comparé
00:33:04c'est une libération
00:33:05je pense que
00:33:06libération
00:33:06c'est pas un éditorial
00:33:08c'est pas une prise de position
00:33:10qu'ils ont fait
00:33:10il y a eu plusieurs
00:33:11pris de position
00:33:12à libération
00:33:12ils ont raconté
00:33:15une réunion
00:33:15les grands clivages
00:33:17on n'a pas eu besoin
00:33:17de libération
00:33:18moi je suis sur le fond
00:33:20pardon
00:33:20mais quand deux personnalités
00:33:22politiques n'ont pas
00:33:23la même vision
00:33:23et l'expriment
00:33:24et démontrent
00:33:25qu'ils n'ont pas
00:33:26la même vision
00:33:27vous pouvez pas le nier
00:33:28là c'est une réalité
00:33:29ils n'ont pas
00:33:29la même vision
00:33:30de l'économie
00:33:31vous savez vous même
00:33:32tout le monde
00:33:33peut avoir un avis
00:33:34sur différents sujets
00:33:35c'est normal ça
00:33:36et c'est simple
00:33:38de pouvoir l'exprimer
00:33:38en interne
00:33:40et pouvoir en discuter
00:33:41et ensuite
00:33:41il y a des prises
00:33:42de décisions
00:33:43et tout ce que
00:33:45Jordan Bardella
00:33:46a pu dire
00:33:46ou tout ce que
00:33:47Marine Le Pen
00:33:47a pu dire
00:33:48va dans le même sens
00:33:48je vous parlais
00:33:49de la réforme
00:33:49parce qu'il y a eu
00:33:50plein d'articles
00:33:51sur ça
00:33:51Jordan Bardella
00:33:52n'a rien dit différent
00:33:52quand il parle
00:33:53des 42 annuités
00:33:54mais c'est vrai
00:33:54que quand on commence
00:33:54à travailler plus tard
00:33:55on monte à 42 annuités
00:33:56parce que justement
00:33:57on veut favoriser
00:33:58ceux qui travaillent
00:33:59plus jeunes
00:33:59c'est avec un projet
00:34:00sur le long terme
00:34:01pour recréer
00:34:01de la richesse
00:34:02dans ce pays
00:34:02mais la vision
00:34:03est exactement la même
00:34:05donc moi je veux bien
00:34:06qu'on essaie
00:34:06d'alimenter
00:34:07parce que des divergences
00:34:08faire des articles
00:34:10essayer de dire
00:34:11alors qu'il dit
00:34:12que c'est pour
00:34:13pourquoi elle a
00:34:15renvoyé
00:34:15on essaie de dire
00:34:16qu'on va récupérer
00:34:16plus de clandestins
00:34:17mais ça n'a aucun sens
00:34:18pourquoi sur la question
00:34:19des retraites alors
00:34:20et sur la question
00:34:20de l'économie
00:34:22pourquoi est-ce qu'elle a décidé
00:34:22de renvoyer
00:34:23puisqu'elle l'assume
00:34:24c'est sa décision
00:34:25le conseiller pro-libéral
00:34:26plutôt pro-patron
00:34:28de Jordan Bardella
00:34:29non mais elle a dit
00:34:31que
00:34:31que c'était sa décision
00:34:33oui que c'était sa décision
00:34:34parce qu'elle était
00:34:34en désaccord
00:34:35sur certains points
00:34:36le concernant
00:34:37oui bien sûr
00:34:37sur une approche
00:34:38peut-être
00:34:39sur certains points
00:34:41économiques du projet
00:34:43avec lesquels
00:34:43François Durvie
00:34:44peut-être n'était pas d'accord
00:34:45mais en tout cas
00:34:46je peux rassurer
00:34:46les chefs d'entreprise
00:34:47qui sont aujourd'hui
00:34:48qui nous placent en tête
00:34:49justement dans les enquêtes
00:34:50d'opinion
00:34:50quand on leur demande
00:34:51pour qui ils veulent voter
00:34:52oui nous allons baisser
00:34:53la fiscalité des entreprises
00:34:54oui nous allons avoir
00:34:55un grand plan de baisse
00:34:57des dépenses publiques
00:34:57parce que c'est aujourd'hui
00:34:59un des problèmes
00:34:59en plus du prix de l'énergie
00:35:01qui est trop élevé
00:35:02en plus des normes
00:35:03qui les pénalisent
00:35:04et en plus
00:35:04et en plus des emplois
00:35:07des formations aujourd'hui
00:35:08qui ne correspondent pas
00:35:09aux besoins de nos entreprises
00:35:10est-ce que vous avez vu
00:35:11ce nouveau mot
00:35:12Thierry Arnaud
00:35:13je me tourne vers les journalistes
00:35:14ce nouveau mot
00:35:15apparaître dans le débat public
00:35:16la débardélisation
00:35:20symptomatique aussi
00:35:21d'un début de rupture
00:35:23dans ce binôme
00:35:24en tout cas d'une volonté
00:35:25de reprise en main
00:35:26de la part de Marine Le Pen
00:35:29mais je pense qu'il faut aussi
00:35:30rappeler le fait
00:35:31qu'il était le candidat
00:35:34à l'élection présidentielle
00:35:35il faisait au moins
00:35:36aussi bien qu'elle
00:35:37voire un peu mieux
00:35:38dans les sondages
00:35:39qu'au moment où la décision
00:35:40de justice est rendue
00:35:41le 7 juillet
00:35:41on fait des sondages
00:35:43pour dire
00:35:44lequel des deux
00:35:45est le meilleur candidat
00:35:46et la réponse
00:35:46c'est plutôt
00:35:47Jordan Bardella
00:35:48c'est encore plus
00:35:49Jordan Bardella
00:35:50cette différence
00:35:51à son avantage
00:35:52elle est encore plus marquée
00:35:53parmi les électeurs
00:35:54du rassemblement national
00:35:56donc on voit bien
00:35:57qu'il y a d'un côté
00:35:57effectivement
00:35:59la reprise en main
00:36:00par celle qui est désormais
00:36:01la candidate du parti
00:36:02et qui entend
00:36:03le faire savoir
00:36:04et disposer
00:36:04des instruments nécessaires
00:36:06et de l'équipe
00:36:07entièrement acquise
00:36:08à sa cause
00:36:09mais de l'autre
00:36:10tout au long de cette période
00:36:11où on pensait
00:36:12que ce serait Jordan Bardella
00:36:13le candidat du parti
00:36:14il a constitué
00:36:16un capital politique
00:36:18qu'il entend bien
00:36:19continuer à utiliser
00:36:21à faire prospérer
00:36:23et franchement
00:36:23la réalité politique
00:36:24aujourd'hui
00:36:25et qu'ils ont besoin
00:36:26l'un de l'autre
00:36:27c'est la candidate
00:36:28et donc l'intérêt
00:36:29de Jordan Bardella
00:36:30c'est plutôt
00:36:30qu'elle arrive
00:36:31à l'Elysée désormais
00:36:32et par ailleurs
00:36:33l'intérêt de Marine Le Pen
00:36:35c'est de pouvoir
00:36:36continuer aussi
00:36:36à s'appuyer
00:36:37sur cette figure
00:36:38qui est populaire
00:36:39auprès des Français
00:36:40et singulièrement populaire
00:36:41au sein de cet électorat
00:36:43donc le constat
00:36:44qu'on peut dresser aujourd'hui
00:36:45c'est que
00:36:45ces tensions elles existent
00:36:46encore une fois
00:36:47si elles apparaissent
00:36:48et si elles sont publiées
00:36:49dans les journaux
00:36:49c'est pas des inventions
00:36:50de journalistes
00:36:51c'est une réalité
00:36:51mais je pense que
00:36:52le principe de réalité
00:36:54qui va s'imposer
00:36:54à l'un et à l'autre
00:36:55aujourd'hui
00:36:55c'est qu'au-delà
00:36:56de cette rivalité
00:36:57dans le contexte
00:36:58de cette campagne
00:36:58ils ont besoin d'un autre
00:36:59ils ont besoin d'un autre
00:37:00mais on ressent quand même
00:37:02un retour aux fondamentaux
00:37:04avec la question du voile
00:37:05avec la question
00:37:06du référendum
00:37:07sur l'immigration
00:37:08avec aussi
00:37:11un point de vue
00:37:13un peu pro-russe
00:37:14vous avez entendu
00:37:15les propos du vice-président
00:37:16du Rassemblement National
00:37:17qui a affirmé
00:37:18que son parti
00:37:19couperait le robinet
00:37:19d'Adel Ukraine
00:37:20en cas d'élection
00:37:20de Marine Le Pen
00:37:21en 2027
00:37:22écoutez Jordan Bardella
00:37:23sur cette question
00:37:24c'était hier
00:37:27nous ne nous interdisons
00:37:29rien dans le futur
00:37:30à l'avenir
00:37:31et je vous rappelle
00:37:33que la France
00:37:33est ruinée
00:37:34sur le plan financier
00:37:35et donc
00:37:36il serait bien
00:37:38irresponsable
00:37:39de promettre
00:37:40de l'argent
00:37:40que nous n'avons pas
00:37:41demain et après-demain
00:37:43et de le faire
00:37:44sans aucune garantie
00:37:44parce que ce qui est
00:37:45profondément
00:37:47dommageable
00:37:47dans les moyens
00:37:48qui ont été mobilisés
00:37:49en soutien de l'Ukraine
00:37:50qu'il faut soutenir
00:37:51bien sûr
00:37:52c'est que tout cela
00:37:53n'a été fait
00:37:54sans aucune garantie derrière
00:37:56voilà
00:37:57pareil
00:37:57il ne ferme pas la porte
00:37:58à couper le robinet
00:37:59pour reprendre les teintes
00:38:00de vélo
00:38:00il dit on n'a plus d'argent
00:38:01c'est leur ligne
00:38:02ils sont pro-russes
00:38:04depuis le début
00:38:04il n'est pas pro-russe
00:38:05attendez je termine
00:38:06essayez-moi terminer
00:38:06j'ai dit deux mots
00:38:08Laurent Joffrin
00:38:09allez-y
00:38:09quelques-uns de plus
00:38:11au Parlement européen
00:38:12ils votent régulièrement
00:38:13contre les
00:38:14les
00:38:16comment dire
00:38:17les résolutions
00:38:17d'aide de l'Ukraine
00:38:18ils expliquent partout
00:38:19qu'il faut
00:38:20en ce moment
00:38:20ils expliquent
00:38:21qu'il faut une solution
00:38:22diplomatique
00:38:22mais ils vont dire quoi
00:38:23il y a eu une solution
00:38:24diplomatique
00:38:25il y a un an
00:38:25il y a eu une grande réunion
00:38:26diplomatique
00:38:27mais les Russes
00:38:27ne sont pas venus
00:38:28pour avoir une solution
00:38:29diplomatique
00:38:29il faut parler avec les Russes
00:38:31ils ne veulent pas parler
00:38:31ils font la guerre
00:38:32donc commencer à dire
00:38:33on n'a plus d'argent
00:38:34on ne peut plus vous aider
00:38:35c'est aider Poutine
00:38:37par définition
00:38:38sinon
00:38:39il serait
00:38:41approbatif
00:38:42de l'action des Européens
00:38:43qui commencent à trouver
00:38:44Poutine très dangereux
00:38:45et qui préfèrent
00:38:46s'armer pour résister
00:38:48que de ne plus donner d'argent
00:38:49non mais
00:38:50on a des énormes difficultés
00:38:51budgétaires
00:38:52on ne sait plus
00:38:52où trouver de l'argent
00:38:53pour tourner la France
00:38:54je crois que la sécurité
00:38:55c'est prioritaire
00:38:56et oui la sécurité
00:38:57des Français
00:38:57c'est prioritaire
00:38:58effectivement
00:38:59oui bien sûr
00:39:00oui
00:39:01la sécurité face à Poutine
00:39:03c'est la sécurité
00:39:04des Français aussi
00:39:05pas seulement des Ukrainiens
00:39:07non non non
00:39:07il y a deux aspects
00:39:08il y a l'aspect militaire
00:39:09et il y a l'aspect
00:39:10d'aide comme ça
00:39:11sans savoir exactement
00:39:12à quoi va servir
00:39:14ces différentes aides
00:39:15alors que
00:39:15à se défendre
00:39:17contre les Russes
00:39:17qui menacent directement l'Europe
00:39:19je vais rappeler
00:39:22je vais faire l'historique de ça
00:39:23parce que nous on est cohérents
00:39:24on défend la souveraineté
00:39:25de tous les pays
00:39:26sur le territoire européen
00:39:28et on considère
00:39:29qu'on aurait dû assurer
00:39:30la souveraineté de l'Arménie
00:39:31et je vois que par exemple
00:39:32ce n'est pas le cas
00:39:33et on négocie toujours
00:39:34en apportant toujours
00:39:36plus de gaz à Zéry
00:39:37on voulait assurer
00:39:39la souveraineté
00:39:39de la Serbie
00:39:40et tous nos adversaires
00:39:42sont pour
00:39:43prendre une souveraineté
00:39:44de la Serbie
00:39:45et attribuer le Kosovo
00:39:46peut-être dans l'avenir
00:39:47à l'Albanie
00:39:47mais en tout cas
00:39:48donner une indépendance
00:39:49au Kosovo
00:39:51attendez mais je peux
00:39:52finir mon propos
00:39:52s'il vous plaît
00:39:53parce qu'il faut être
00:39:54cohérent en géopolitique
00:39:55et quand
00:39:57on s'inquiétait
00:39:58justement aussi
00:39:58de ça par rapport aux Russes
00:40:00en disant depuis longtemps
00:40:01que la France
00:40:01était désarmée
00:40:02parce que
00:40:03et notamment
00:40:04sous François Hollande
00:40:05on a donné de moins en moins
00:40:07pour notre budget
00:40:08de la défense
00:40:08que tout le continent européen
00:40:10la première année de la guerre
00:40:12était capable
00:40:12de produire
00:40:13trois fois moins d'obus
00:40:14que la Corée du Nord
00:40:15et bien forcément
00:40:16nous ne comptions pas
00:40:17dans le jeu politique
00:40:17et Vladimir Poutine
00:40:19a attaqué
00:40:20honteusement l'Ukraine
00:40:21et en remettant en cause
00:40:22la souveraineté
00:40:23de l'Ukraine
00:40:23quelques jours
00:40:25après avoir rencontré
00:40:27Emmanuel Macron
00:40:28c'est dire
00:40:29à quel point
00:40:31on pèse très peu
00:40:32dans le jeu politique
00:40:33donc évidemment
00:40:34qu'on aurait dû
00:40:35représenter une force
00:40:36est-il
00:40:36est-il
00:40:36est-il
00:40:37est-il
00:40:37est-il
00:40:37est-il
00:40:38est-il
00:40:38est-il
00:40:39est-il
00:40:40est-il
00:40:40est-il
00:40:42Jordan Bardella
00:40:43nous ne nous interdisons rien
00:40:45enfin vous avez un pays
00:40:46qui est agressé
00:40:47qui est envahi
00:40:47qui fait la guerre
00:40:49pour se défendre
00:40:51les dons
00:40:52que nous faisons à l'Ukraine
00:40:53ce sont des dons
00:40:54pour que l'Ukraine se défende
00:40:55et vous avez le chef
00:40:56de votre parti
00:40:56qui dit
00:40:56nous ne nous interdisons rien
00:40:58c'est-à-dire que potentiellement
00:40:59nous arrêterons
00:41:00de financer l'Ukraine
00:41:01et en réalité
00:41:01le ravalement de façade
00:41:02du rassemblement national
00:41:03s'effrite
00:41:04mais comme à chaque fois d'ailleurs
00:41:05au fur et à mesure
00:41:06que se rapprochent
00:41:06les échéances électorales
00:41:07sur le voile
00:41:08sur l'immigration
00:41:09sur les clandestins
00:41:10et sur l'Ukraine
00:41:11et pardonnez-moi
00:41:12je crois que c'est extrêmement grave
00:41:13ce que vous êtes en train de faire
00:41:14parce qu'en réalité
00:41:15vous avez d'un côté
00:41:16des gens qui disent
00:41:16les insoumis
00:41:17et puis vous avez de votre côté
00:41:18les soumis
00:41:19les soumis à Trump
00:41:20les soumis à la Russie de petite
00:41:21les soumis au plus fort
00:41:23et en réalité
00:41:24ce sont les accords
00:41:25de libre-échange
00:41:25qu'on a passé
00:41:27les droits de doigt
00:41:27est-ce que je peux finir ma phrase
00:41:29quand on voit
00:41:30est-ce que vous avez validé
00:41:31les accords
00:41:31avec Donald Trump
00:41:32qui fait qu'il y a des droits
00:41:34de doigt
00:41:35pour les pays
00:41:36qu'on exporte
00:41:36ne changez pas de sujet
00:41:37pour les produits
00:41:38parce que c'est ça qui est concret
00:41:40attendez attendez
00:41:40là après l'eau
00:41:41vous trouvez que l'Ukraine
00:41:42arrive à s'en sortir
00:41:43vous arrivez à aider l'Ukraine
00:41:44ils sont tout proches de Slovian
00:41:48arrêtez
00:41:48vous ruinez les français
00:41:48pourquoi
00:41:49M. Poutine avait dit
00:41:50en deux semaines
00:41:51l'Ukraine tombera
00:41:51ça fait depuis 2022
00:41:53qu'elle résiste
00:41:54parce que nous les avons aidés
00:41:55et qu'il faut continuer à le fasse
00:41:57ils ont 80% de l'oblase de Donnet
00:42:00ils ont 99% de l'oblase de l'oblase
00:42:02donc on fait comme Mme Le Pen
00:42:03avait dit sur la Crimée
00:42:03on reconnaît les résultats
00:42:05et la Crimée est russe
00:42:06parce que Mme Le Pen
00:42:06c'est ce qu'elle avait dit en 2014
00:42:07elle s'est trompée
00:42:09elle s'est trompée en 2014
00:42:10quand elle avait reconnu
00:42:12les résultats des référendums
00:42:13on n'entretient pas cette guerre
00:42:15qui va nous mener je ne sais où
00:42:16votre faillite intellectuelle
00:42:18est coupable de votre histoire
00:42:19parce que là vous avez un pays agressé
00:42:21et vous êtes en train de dire
00:42:22nous arrêterons de le financer
00:42:23nous on est cohérents
00:42:23avec la souveraineté territoriale
00:42:26de chaque pays en Europe
00:42:26je voulais vous montrer quand même
00:42:28on les aide ou pas ?
00:42:30vous n'avez toujours pas répondu
00:42:31mais bien sûr
00:42:32on les aide sur des moyens
00:42:33justement pour se protéger
00:42:35non justement
00:42:37en termes d'aides satellitaires
00:42:39comme c'est le cas avec Donald Trump
00:42:40c'est tout
00:42:41et on se met
00:42:42et demain
00:42:43on négocie effectivement
00:42:44et on fait un bras de fer
00:42:46et on fait un bras de fer
00:42:47aujourd'hui
00:42:48en incarnant une force
00:42:49face à Donald Trump
00:42:50sur le financement
00:42:51c'est non
00:42:52s'il vous plaît
00:42:53une que je voulais vous montrer
00:42:55c'est juste pas clair
00:42:55pardon en réalité
00:42:56parce que si on écoute
00:42:57ce que dit Jordan Bardella hier
00:42:58il dit ce que l'on vient d'entendre
00:42:59c'est-à-dire
00:43:00on se réserve le droit
00:43:01d'arrêter les financements
00:43:02il dit aussi
00:43:04clairement
00:43:05à un moment donné explicitement
00:43:06la France doit honorer
00:43:08ses engagements internationaux
00:43:09or en l'occurrence
00:43:10la France s'est engagée
00:43:11sur plusieurs années
00:43:12sur toute une série de programmes
00:43:14à aider financièrement
00:43:15et militairement
00:43:15l'Ukraine
00:43:16donc si elle honore
00:43:17ses engagements internationaux
00:43:18ça veut dire que
00:43:19c'est pas que militaire
00:43:20il y a l'enjeu
00:43:21évidemment
00:43:21militaire et militaire
00:43:23oui mais il y a aussi
00:43:23des engagements militaires
00:43:24précis et des accords
00:43:26qui ont été conclus
00:43:27je voulais quand même
00:43:28vous montrer
00:43:29sur une touche un peu plus légère
00:43:31mais quand même
00:43:31qu'elle est son importance
00:43:32aussi en politique
00:43:33cette une de libération
00:43:34aujourd'hui
00:43:35enquête sur sa vie
00:43:37de jet setter
00:43:39visiblement
00:43:40il est attiré
00:43:40c'est ce que cette enquête
00:43:41de libération nous dit
00:43:42par tout ce qui brille
00:43:44Jordan Bardella
00:43:44les adresses de luxe
00:43:45les soirées de jet set
00:43:46les costumes sur mesure
00:43:47les hôtels aux Maldives
00:43:48s'accompagne
00:43:50pardon
00:43:51la princesse
00:43:52Maria Carolina
00:43:53de Bourbon
00:43:53qui d'ailleurs
00:43:54était à ses côtés
00:43:55on a les images aussi
00:43:56à Caume aujourd'hui
00:43:57en Italie
00:43:57est-ce que cette position
00:43:58est tenable
00:44:00de dénoncer le système
00:44:01et les élites
00:44:01et d'être en même temps
00:44:03complètement dedans
00:44:05on dénonce
00:44:05le système
00:44:06et des différentes politiques
00:44:08qui peuvent être menées
00:44:09pour essayer
00:44:10de proposer une alternative
00:44:11pour améliorer la vie des gens
00:44:12mais on ne s'oppose pas
00:44:13à ceux qui ont réussi
00:44:14ou autre
00:44:15en l'occurrence
00:44:16Jordan Bardella
00:44:17peut-être que ça dérangeait gens
00:44:18il a grandi dans le 93
00:44:19il vient d'un milieu
00:44:21très populaire
00:44:22il sait ce que peuvent vivre
00:44:23les français
00:44:24ça l'a lui-même touché
00:44:25et la plupart des cadres
00:44:26du rassemblement national
00:44:28évidemment
00:44:28ont été concernés
00:44:30j'étais moi-même
00:44:30sapeur-pompier volontaire
00:44:32commerçant
00:44:33je veux dire
00:44:35beaucoup de nos
00:44:37cadres du rassemblement national
00:44:38ont vécu ce que vivent
00:44:39ont vécu ce que vivent
00:44:40nos concitoyens
00:44:40et ceux qui souffrent le plus
00:44:42et si aujourd'hui
00:44:42on est donné à plus de 50%
00:44:44chez les ouvriers
00:44:44dans les différentes enquêtes d'opinion
00:44:46quand LFI est donné à 10
00:44:47et les macronistes
00:44:48n'en parlons pas
00:44:48c'est parce que
00:44:49les français
00:44:50notamment qui souffrent le plus
00:44:51savent que le rassemblement national
00:44:52peut améliorer
00:44:53leur pouvoir d'achat
00:44:54ce sera le mot de la fin
00:44:55il n'y a pas un petit décalage
00:44:56quand même
00:44:57c'est le décalage
00:44:58surtout entre la ligne
00:45:00historique du RN
00:45:01la ligne mariniste
00:45:02la ligne lepéniste
00:45:04donc la ligne plus sociale
00:45:05plus fibre sociale
00:45:06plus populaire
00:45:06la ligne renouveau
00:45:08incarnée par Jordan Bardella
00:45:09et tous les épisodes
00:45:10que nous venons de commenter
00:45:11ces 20 dernières minutes
00:45:12il faut les regarder
00:45:13dans un ensemble
00:45:14c'est-à-dire qu'il y a une rupture
00:45:16entre le numéro 1
00:45:16et sa ligne historique
00:45:18qui est plus
00:45:18je l'ai dit
00:45:19sociale
00:45:20et c'est Lou Galliot
00:45:21qui avait parlé de l'Ukraine
00:45:22donc ça revient plutôt
00:45:22du côté mariniste
00:45:23là où le bardellisme
00:45:25s'était détaché
00:45:26de cette question-là
00:45:27c'est la rupture
00:45:28entre ces deux têtes-là
00:45:29et il faut savoir
00:45:30que dans l'histoire du RN
00:45:31dans la dynastie RN
00:45:33je ne réserve pas ce sort
00:45:34à Jordan Bardella
00:45:35pas pour l'instant
00:45:35mais peut-être que le RN
00:45:36réservera à Jordan Bardella
00:45:37le sort qu'il a toujours
00:45:38réservé au numéro 2
00:45:40de ce parti
00:45:40je pense à M. Philippot
00:45:42je pense à M. Maigret
00:45:43donc l'éviction
00:45:43les numéros 2 du parti
00:45:45qui se sont lancés
00:45:45contre les lepénistes
00:45:46allez, ce sera le mot de la fin
00:45:47ces temps-là
00:45:48ont toujours explosé
00:45:49vous, Jordan Bardella
00:45:50et Marine Le Pen
00:45:51et on est unis
00:45:52pour en parler
00:45:52ce sera le mot de la fin
00:45:54je précise donc
00:45:56et vous le voyez là
00:45:56sur votre écran
00:45:57cet entretien
00:45:58de Jordan Bardella
00:45:59réalisé par
00:46:00Milan Bargelas
00:46:02pardon
00:46:03Argelas
00:46:04pardonnez-moi
00:46:04ce sera donc
00:46:05à 19h en direct
00:46:06sur notre antenne
00:46:07merci à tous
00:46:08place à nos dualistes
00:46:09du samedi
00:46:10face à Raphaël Enthoven
00:46:11c'est tout de suite
00:46:15Raphaël Enthoven
00:46:16bonsoir
00:46:17face à vous aujourd'hui
00:46:18Alexandre Jardin
00:46:20bonsoir
00:46:20et bienvenue
00:46:21votre nouvel essai
00:46:23les gueules retour
00:46:24sortiront en librairie
00:46:25le 10 septembre prochain
00:46:27bonsoir à tous les deux
00:46:29les images d'abord
00:46:30du meeting
00:46:31de Jean-Luc Mélenchon
00:46:31à la braderie de Lille
00:46:32tout à l'heure
00:46:33Jean-Luc Mélenchon
00:46:33il fait un peu comme vous
00:46:35finalement
00:46:35il place la fracture
00:46:37entre le peuple
00:46:38et les élites
00:46:39au coeur de sa stratégie
00:46:40il est de quel côté
00:46:41lui selon vous
00:46:42Jean-Luc Mélenchon
00:46:42il est député
00:46:43des gueux
00:46:44comme vous les appelez
00:46:44ou du côté des élites
00:46:46alors
00:46:46j'éprouve un certain malaise
00:46:50ah pourquoi
00:46:51c'est une excellente question
00:46:53oui mais
00:46:55j'ai beaucoup de mal
00:46:56avec le fait
00:46:57qu'il y a un énorme
00:46:57mouvement populaire en France
00:46:58passionnément antisémite
00:47:00ah oui
00:47:01c'est pas un détail
00:47:03je veux dire
00:47:04la France s'est débarrassée
00:47:05de son antisémitisme
00:47:06à la fin du 19ème
00:47:07on s'en est débarrassé
00:47:08environ vichy
00:47:10on réussit toujours
00:47:11à s'en débarrasser
00:47:13mais
00:47:13l'idée de construire
00:47:15un projet national
00:47:16avec ce genre de choses
00:47:17au fond du ventre
00:47:20avec l'idée aussi
00:47:21de fracturer le pays
00:47:23puisque quand on désigne
00:47:24une nouvelle France
00:47:25ça veut dire
00:47:25qu'il y a une ancienne
00:47:27or
00:47:27tout projet politique
00:47:29digne
00:47:30à mes yeux
00:47:30est un projet unificateur
00:47:33je suis profondément gaulliste
00:47:35mais pas gaulliste
00:47:36au sens
00:47:36de ce que c'est devenu
00:47:37après-guerre
00:47:38le premier gaullisme
00:47:39qui était unificateur
00:47:41qui travaillait
00:47:42avec le parti communiste
00:47:42qui
00:47:44mais la fracturation
00:47:45de la France
00:47:46c'est
00:47:47on est dans un état social
00:47:48dans une crise sociale
00:47:49tellement démentielle
00:47:51que
00:47:52maintenant
00:47:53il va falloir
00:47:53qu'on soit à peu près
00:47:54sérieux
00:47:55et qu'on réapprendit
00:47:56tous à se parler
00:47:57et à refaire de l'unité
00:47:59donc lui
00:48:00il n'est pas sérieux
00:48:00et il
00:48:01ce n'est pas
00:48:02le candidat
00:48:03je marche pas
00:48:03rassembleur à vos yeux
00:48:05pour autant
00:48:05et on connaît vos différents
00:48:07avec la France insoumise
00:48:08Raphaël Enthoven
00:48:09quelques-uns
00:48:10quelques-uns
00:48:10et non des moindres
00:48:11mais quand même
00:48:12pour autant
00:48:13vous voyez ses scores
00:48:14il se qualifie au second tour
00:48:15en l'état
00:48:16il séduit les jeunes
00:48:17comment on explique
00:48:19le phénomène Mélenchon
00:48:20le succès Mélenchon
00:48:21le succès de Mélenchon
00:48:23correspond à peu près
00:48:24au succès
00:48:25que peut avoir
00:48:26une gauche radicale
00:48:27dans ce pays
00:48:28c'est-à-dire qu'il fait
00:48:29le plein des voix
00:48:29des gens qui pensent
00:48:31comme ça
00:48:31et il fait aussi
00:48:33il récolte des voix
00:48:34chez ceux qui font
00:48:35le calcul
00:48:35que les choses
00:48:37que c'est lui
00:48:38et personne d'autre
00:48:41le problème
00:48:41de Jean-Luc Mélenchon
00:48:42me semble-t-il
00:48:44c'est que
00:48:44alors
00:48:45d'abord je suis tout à fait
00:48:46surpris et embarrassé
00:48:47d'être d'accord
00:48:48avec mon adversaire
00:48:49ça commence bien ce débat
00:48:50mais oui c'est malheureusement
00:48:51qu'est-ce que vous voulez que je vous dise
00:48:51il arrive que les débats
00:48:52ce soit parfois des gens
00:48:53qui mettent en partage
00:48:54ce qu'ils savent
00:48:55pour essayer d'avancer
00:48:56vers un peu plus de vérité
00:48:57je suis tout à fait d'accord
00:49:00avec ce que vous dites
00:49:01de l'antisémitisme
00:49:02de la France insoumise
00:49:03mais j'ajouterais que
00:49:06Jean-Luc Mélenchon
00:49:07a beaucoup joué
00:49:08la carte
00:49:09des gilets jaunes
00:49:10il y a eu un moment
00:49:11populiste
00:49:12dans les discours
00:49:13de Jean-Luc Mélenchon
00:49:13ce que j'appelle
00:49:14moment populiste
00:49:14c'est-à-dire le moment
00:49:16des gilets jaunes
00:49:16où il tenait
00:49:17à peu près
00:49:18sur tous les thèmes
00:49:19le discours
00:49:20de Marine Le Pen
00:49:21les retraites
00:49:22la Russie
00:49:23Macron
00:49:23les médias
00:49:24l'oligarchie
00:49:25etc.
00:49:25il y avait cette porosité
00:49:28du mouvement
00:49:29de la France insoumise
00:49:30avec les gilets jaunes
00:49:31et quand les insoumis
00:49:35opposent
00:49:36un nous
00:49:37vertueux
00:49:38courageux
00:49:39généreux
00:49:39solidaire
00:49:40engagé
00:49:41etc.
00:49:42à un eux
00:49:43élitiste
00:49:44délétère
00:49:45méprisant
00:49:46condescendant
00:49:47arrogant
00:49:48on retrouve
00:49:49mon cher Alexandre
00:49:50une rhétorique
00:49:52qui est celle
00:49:53des gueux
00:49:54c'est-à-dire
00:49:54les gueux
00:49:55contre les élites
00:49:56donc
00:49:57j'entends
00:49:58la rupture
00:49:59avec la France insoumise
00:50:00sur la question
00:50:01de l'antisémitisme
00:50:01moi ça me paraît
00:50:02terrifiant
00:50:03ce qu'ils disent
00:50:04donc bien sûr
00:50:04et passionnément
00:50:05antisémite
00:50:06mais
00:50:08sur la
00:50:09partition
00:50:10du pays
00:50:10entre gueux
00:50:12et élite
00:50:13comment parler
00:50:14d'unification
00:50:15quand on pense
00:50:16les choses
00:50:17de cette manière
00:50:18je crois que
00:50:19ce qui a fabriqué
00:50:20la puissance
00:50:21de ces mouvements
00:50:22aujourd'hui
00:50:22c'est profondément
00:50:23la culture du mépris
00:50:24justement du centre
00:50:26et
00:50:27pourquoi je sors
00:50:28ce livre-là
00:50:29les gueules retour
00:50:30parce qu'il y a
00:50:31une culture du mépris
00:50:32qui est en train
00:50:32de tordre le pays
00:50:34qui est en train
00:50:35de
00:50:35on est dans une crise
00:50:37mais moi franchement
00:50:38je vois pas ça
00:50:39mais moi je vois ça
00:50:40sérieusement
00:50:40je vois pas ça
00:50:41les gens ils sont
00:50:42sous les regards
00:50:43des caméras en permanence
00:50:44ils vont dans les chaînes info
00:50:45ils sont sur twitter
00:50:45ils ont machin
00:50:46ils peuvent pas être méprisants
00:50:48je vais vous parler de quoi
00:50:48quand vous parlez de culture du mépris
00:50:50on peut pas être
00:50:50ce que je veux dire
00:50:51juste ça
00:50:51comment être méprisant
00:50:53quand on brille des suffrages
00:50:54on fait le malin
00:50:55au contraire
00:50:56je vais être plus précis
00:50:57ce mouvement
00:50:58ça s'appelle les gueux
00:51:00pourquoi est-ce que ce mot
00:51:01a pris
00:51:02pourquoi est-ce qu'il est devenu
00:51:03je veux dire
00:51:04au départ
00:51:04c'était une boutade
00:51:06je fais un poste
00:51:07et je dis
00:51:08on s'en fout
00:51:09c'est des gueux
00:51:09mais c'était une boutade
00:51:10or le pays
00:51:11pourquoi est-ce qu'il a gardé
00:51:12ce mot
00:51:13pourquoi est-ce qu'il en a fait
00:51:14un hashtag surpuissant
00:51:15parce que ça exprimait
00:51:16le sentiment de mépris
00:51:19ça a dit quelque chose
00:51:20de plus puissant
00:51:21oui mais il y a quoi
00:51:23ce mouvement
00:51:23il est né de quoi
00:51:24initialement
00:51:25c'est les ZFE
00:51:25il est né de la crise
00:51:26des ZFE
00:51:27bien sûr
00:51:27qu'est-ce qui s'est passé
00:51:29à ce moment-là
00:51:29c'est important de le rappeler
00:51:30pour les gens
00:51:31qui l'ignorent
00:51:32parce que c'est vrai
00:51:33que c'est né de ça
00:51:33et là pour le coup
00:51:34c'était incontestable
00:51:35les ZFE
00:51:36c'était soi-disant
00:51:37pour le bien de tous
00:51:38sauf que ça excluait
00:51:39les zones à faible émission
00:51:41tout à coup
00:51:41et le conseil constitutionnel
00:51:43a rétabli
00:51:44ce système
00:51:45de ségrégation sociale
00:51:46qui permet
00:51:47de virer les pauvres
00:51:48qui n'ont pas les moyens
00:51:49de changer de voiture
00:51:50je veux dire
00:51:51c'est de lignomini
00:51:52bon
00:51:53donc à partir du moment
00:51:54où ces gens
00:51:55ne sont pas entendus
00:51:56ces gens
00:51:56c'est un tiers de la nation
00:51:59sur la France insoumise
00:52:01quelle différence
00:52:01entre l'opposition
00:52:03gueux élite
00:52:04et l'opposition
00:52:06eux
00:52:06nous
00:52:07façon France insoumise
00:52:08alors moi je ne raisonne
00:52:09absolument pas
00:52:10par rapport à l'offre politique
00:52:12je suis profondément démocrate
00:52:13c'est à dire que
00:52:14je ne demande pas aux gens
00:52:15d'où ils viennent
00:52:16lorsqu'ils votent pour nous
00:52:18lorsqu'ils votent
00:52:18sur nos référendums
00:52:19non d'accord
00:52:20je n'ai pas du tout
00:52:22cette grille d'analyse
00:52:24comment est-ce qu'on a obtenu
00:52:26la victoire au Parlement
00:52:27pour faire tomber
00:52:28les ZFE
00:52:28avant que le conseil constitutionnel
00:52:31le rétablisse
00:52:32tout simplement
00:52:33parce qu'on avait
00:52:33plus de 80%
00:52:34d'une nation
00:52:35qui était d'accord
00:52:36avec le mouvement des gueux
00:52:37à partir de ce moment là
00:52:38les députés
00:52:39ont fini par rentrer
00:52:40dans le rang
00:52:41c'est à dire que
00:52:41ceux qui étaient pour nous
00:52:42ont voté pour nous
00:52:43et ceux qui étaient contre
00:52:44se sont fait porter pâle
00:52:45ils ont été à la buvette
00:52:48et c'est comme ça
00:52:49que nous y sommes parvenus
00:52:50moi je pense que
00:52:51il y a une telle crise
00:52:54d'impuissance du citoyen
00:52:56mais d'impuissance
00:52:57je vais prendre
00:52:58l'exemple d'un chapitre
00:52:59dans ce livre
00:53:00qui a été une crise épouvantable
00:53:01dans mon village
00:53:02je m'aperçois un jour
00:53:03que la préfecture
00:53:05il faut que je réponde là-dessus
00:53:06c'est important
00:53:07exactement
00:53:07c'est ce que je voulais
00:53:08vous demander
00:53:08la préfecture interdit
00:53:10le maire
00:53:11de faire venir 500 chèvres
00:53:12pour nettoyer la garrigue
00:53:14pourquoi ?
00:53:15parce qu'il y a un règlement
00:53:16écolo de l'ONF
00:53:17qui interdit
00:53:18le transport de chèvres
00:53:19or dans ma région
00:53:20dans l'autre
00:53:21tout le monde a peur du feu
00:53:22mais peur du feu
00:53:23or qu'est-ce qui s'est passé
00:53:25les gens étaient
00:53:26dans une révolte terrible
00:53:27parce que ça fait 3000 ans
00:53:28qu'on nettoie la garrigue
00:53:30et ils étaient devant
00:53:31un ordre bureaucratique
00:53:32qui les méprisait
00:53:34qui les condamnait au feu
00:53:36et il a fallu
00:53:37que je fasse un travail
00:53:38de lobbying
00:53:39d'une intensité
00:53:39que je raconte
00:53:40dans ce livre
00:53:41pour faire gagner les chèvres
00:53:42et bien
00:53:43là-dedans
00:53:44ça résumait
00:53:45toute la crise du mépris
00:53:46ces gens
00:53:47essayaient de se faire comprendre
00:53:50et on a fini par gagner
00:53:52parce que je me suis battu
00:53:55la réponse de Raphaël Enthoven
00:54:00qui avait en main
00:54:01des dossiers
00:54:01dont ils ignoraient tout
00:54:02parce qu'ils ignoraient le terrain
00:54:04oui mais c'est devenu énorme
00:54:05non mais pardon
00:54:05il y a toujours eu ça
00:54:07la première révolte
00:54:09contre ça
00:54:09c'était Poujade
00:54:11c'était Poujade en 56
00:54:13qui faisait valoir
00:54:14que
00:54:15alors à l'époque
00:54:15c'était les contrôleurs du fisc
00:54:17les contrôleurs du fisc
00:54:18avec leur abstraction
00:54:19leur méthode
00:54:21leur chiffre
00:54:21manquait
00:54:22la tendre réalité
00:54:23la générosité
00:54:24la chaleur
00:54:25des français
00:54:26et c'est né
00:54:27d'une révolte fiscale
00:54:28mais il y a toujours eu
00:54:31il y a toujours eu
00:54:32une administration
00:54:34désincarnée
00:54:34qui pouvait susciter
00:54:36par ces absurdités
00:54:37par ces aberrations
00:54:38des révoltes
00:54:39ça n'a rien de nouveau
00:54:41ça n'a rien de neuf
00:54:42en revanche
00:54:43qu'une assemblée
00:54:47gouverne
00:54:47sous la loi de la rue
00:54:49c'est à dire
00:54:50parce que 80% du pays
00:54:52etc
00:54:54ceci me paraît
00:54:55non pas une victoire démocratique
00:54:57mais une régression démocratique
00:54:59et c'est là-dessus
00:55:00qu'on ne sera pas d'accord
00:55:01justement
00:55:02sur la question
00:55:02j'y viens de la question
00:55:03du référendum
00:55:04puisqu'elle est au coeur
00:55:05de votre projet
00:55:05vous défendez rarement
00:55:07le RIC
00:55:07le référendum d'initiative citoyenne
00:55:09vous avez même créé
00:55:09une application
00:55:11référendum citoyen
00:55:12pour organiser
00:55:12des consultations
00:55:13c'est mon fils Robinson
00:55:14populaire
00:55:15avec votre fils
00:55:16mais vous le soutenez
00:55:17et donc organiser
00:55:18des référendums
00:55:19sans dépendre
00:55:20de l'autorisation
00:55:21préalable de l'Etat
00:55:21en gros
00:55:23la question du référendum
00:55:24on l'a vu
00:55:24elle est au coeur
00:55:25de la campagne
00:55:25le Rassemblement National
00:55:26notamment propose
00:55:27un référendum
00:55:28sur la question du voile
00:55:29sur la question
00:55:31de l'immigration
00:55:31est-ce qu'il faut
00:55:32tout voter par référendum
00:55:34où il n'y a pas
00:55:34des limites ?
00:55:35alors je vais vous dire
00:55:36c'est typiquement
00:55:37le genre de questions
00:55:38qu'on se pose
00:55:38quand on est en haut
00:55:41c'est-à-dire que
00:55:41si on n'est pas
00:55:42une culture démocrate
00:55:43vous avez été situé
00:55:44non mais pardon
00:55:46vous avez été situé
00:55:47mais c'est une vraie question
00:55:48mais le souverain
00:55:49en France
00:55:50c'est le peuple
00:55:51donc c'est fondamentalement
00:55:53et c'est reconnu
00:55:54par la constitution
00:55:55donc à un moment
00:55:56quand on commence
00:55:57à se dire
00:55:58tiens le peuple
00:55:58il a le droit là
00:55:59il n'a pas le droit là
00:56:01mais qui est-on ?
00:56:03qui est-on ?
00:56:04donc est-ce qu'on redevient
00:56:06des gens
00:56:06une grande nation
00:56:07de culture démocratique ?
00:56:09mais pardon
00:56:10notre nation
00:56:11elle n'est pas démocratique ?
00:56:12il y a le peuple
00:56:12mais il y a le parlement aussi
00:56:13il y a la constitution
00:56:14vous l'avez cité ?
00:56:14oui mais simplement
00:56:15il se trouve que
00:56:16pour l'instant
00:56:17ce système
00:56:17ne fonctionne plus
00:56:19pourquoi est-ce que
00:56:19pendant tout l'été
00:56:20j'ai vu déferler
00:56:21des parlementaires
00:56:22parce qu'ils nous disent
00:56:23que l'espace
00:56:24qu'il aurait laissé
00:56:25en face du conseil constitutionnel
00:56:27en face de la cour
00:56:28européenne de justice
00:56:28en face de la cour
00:56:31européenne des droits de l'homme
00:56:32du conseil d'état
00:56:32il s'est rétréci
00:56:34et aujourd'hui
00:56:34un parlement
00:56:35n'est pas le parlement
00:56:36d'il y a 20 ans
00:56:37aujourd'hui
00:56:38un président
00:56:38n'est absolument pas
00:56:40le pouvoir
00:56:41n'a plus beaucoup de pouvoir
00:56:43donc à un moment donné
00:56:44on est de ce côté-là
00:56:46dans une crise démocratique
00:56:47mais je vais faire
00:56:47une énorme différence
00:56:49entre
00:56:50le référendum du prince
00:56:52parce qu'en fait
00:56:53tous les politiques
00:56:53proposent un référendum
00:56:54du prince
00:56:55nous ce que nous voulons
00:56:56c'est un référendum
00:56:57d'initiative citoyenne
00:56:58c'est-à-dire une circulation
00:57:00on trouve ça très bien
00:57:01qu'il y ait des référendums
00:57:02qui partent du haut
00:57:03mais
00:57:04il faut que le pays
00:57:05puisse s'exprimer directement
00:57:06si nous avions eu
00:57:07le référendum
00:57:08d'initiative citoyenne
00:57:09nous n'aurions jamais eu
00:57:10la crise des gilets jaunes
00:57:11les gens auraient pu
00:57:12s'exprimer directement
00:57:13Raphaël Thauven
00:57:14allez-y
00:57:15vous êtes libre
00:57:16non mais bien sûr
00:57:18sur le référendum
00:57:19d'abord le référendum
00:57:20qui vient du haut
00:57:20moi je trouve que c'est
00:57:21un outil vicier
00:57:22dès le départ
00:57:23puisque d'ailleurs
00:57:24dès le départ
00:57:24la question que posait
00:57:26le général de Gaulle
00:57:26n'était pas la question
00:57:27à laquelle les gens
00:57:28répondaient
00:57:28puisqu'il parlait
00:57:30de centralisation
00:57:30ou de décentralisation
00:57:32alors que la vraie question
00:57:33c'était
00:57:34dois-je rester au pouvoir
00:57:34et il a interprété
00:57:36le nom
00:57:37comme une invitation
00:57:38à partir
00:57:39à bon droit
00:57:40dès le départ
00:57:42un référendum
00:57:43vicie la question
00:57:45surtout s'il parle
00:57:46peut-être
00:57:47alors il y a
00:57:48les deux cas de figure
00:57:49mais dans le cas
00:57:50du haut
00:57:53François Mitterrand
00:57:54était suffisamment
00:57:55populaire
00:57:55pour que le référendum
00:57:56de Maastricht
00:57:57passe
00:57:58pas ça
00:58:00Chirac ne l'était pas
00:58:01en 2005
00:58:02c'est la raison
00:58:03pour laquelle
00:58:03le TCE a perdu
00:58:04c'est-à-dire
00:58:05qu'on jugeait
00:58:06non pas la question
00:58:06posée
00:58:07mais celui
00:58:07qui la posait
00:58:08ça c'est pour le référendum
00:58:09venu du haut
00:58:09qui m'a toujours
00:58:10paru problématique
00:58:11à cet égard
00:58:12maintenant
00:58:13pour le RIC
00:58:14le RIC
00:58:15le référendum
00:58:16d'initiative citoyenne
00:58:17le référendum
00:58:17d'initiative citoyenne
00:58:19qui n'est pas celui
00:58:20du tout
00:58:20dont les politiques parlent
00:58:21oui oui d'accord
00:58:22mais
00:58:23il y a
00:58:24une toute première
00:58:25objection
00:58:25à ça
00:58:26c'est que
00:58:27on ne peut pas
00:58:28obtenir du peuple
00:58:30des uns et des autres
00:58:31de tout le monde
00:58:32qu'il se voue
00:58:33continuellement
00:58:34à la chose publique
00:58:35on ne peut pas
00:58:36obtenir ça
00:58:37or
00:58:38le système
00:58:39que vous proposez
00:58:40ne fonctionne
00:58:41que par la dévotion
00:58:43des citoyens
00:58:44qui à tous égards
00:58:45manifestent
00:58:46leur vigilance
00:58:47leur éclairage
00:58:48font valoir
00:58:49leur connaissance
00:58:50c'est là
00:58:52que la chose
00:58:53est utopique
00:58:53tout l'enjeu
00:58:54c'est de penser
00:58:55un espace démocratique
00:58:57qui s'accommode
00:58:58de l'égoïsme ordinaire
00:58:59et je ne vois pas
00:59:01que le RIC
00:59:02réponde à cette question
00:59:03je vais répondre
00:59:04point par point
00:59:05tout d'abord
00:59:05cette question
00:59:06va commencer
00:59:06à être tranchée
00:59:07le 15 septembre
00:59:08parce que le 15 septembre
00:59:10sortira
00:59:11la nouvelle application
00:59:12référendum citoyen
00:59:13où les français
00:59:13pourront voter
00:59:14non plus seulement
00:59:15avec leur passeport
00:59:16mais aussi
00:59:16avec leur carte d'identité
00:59:17donc ça sera
00:59:18véritablement
00:59:19un vote universel
00:59:20à partir
00:59:21du 15 septembre
00:59:23vous en entendrez
00:59:24partout
00:59:25parce qu'on va poser
00:59:26principalement
00:59:27la question
00:59:27justement
00:59:28du référendum
00:59:29d'initiative citoyenne
00:59:29donc les gens répondront
00:59:31parce que c'est un débat
00:59:32qui est digne
00:59:33c'est un débat
00:59:34qui est un excellent débat
00:59:35c'est un excellent débat
00:59:36et je voudrais
00:59:37répondre à cette objection
00:59:38est-ce que le citoyen
00:59:40doit se mêler
00:59:40de tout tout le temps
00:59:41doit se vouer
00:59:42continuellement
00:59:42à la chose publique
00:59:43nous avons un pays voisin
00:59:45qui s'appelle
00:59:46la confédération helvétique
00:59:47où vous avez 96%
00:59:49des lois fédérales
00:59:50qui sont votées
00:59:51normalement
00:59:53il n'y a que 4%
00:59:55qui sont d'origine
00:59:57référendaire
00:59:57mais sauf que
00:59:58ce qui change tout
00:59:59de manière systémique
01:00:00c'est que
01:00:01le parlementaire fédéral
01:00:03suisse
01:00:03il écoute
01:00:05il est obligé
01:00:06d'écouter
01:00:06parce qu'il travaille
01:00:08en sachant que
01:00:09le peuple
01:00:09s'il fait n'importe quoi
01:00:11va pouvoir réagir
01:00:13au fond
01:00:14on va essayer
01:00:15d'offrir
01:00:16à la France
01:00:16pour Noël
01:00:171, 2 ou 3 millions
01:00:19de votes positifs
01:00:20pour offrir
01:00:21la démocratie directe
01:00:22à la France
01:00:23à Noël
01:00:23concrètement
01:00:24non pardon
01:00:24oui
01:00:25concrètement
01:00:26Alexandre Jardin
01:00:27sur la question
01:00:28du voile
01:00:28est-ce que vous seriez
01:00:30pour un RIC
01:00:30donc un autre type
01:00:32de référendum
01:00:32sur la question
01:00:33du voile
01:00:35c'est aux citoyens
01:00:36de trancher
01:00:36c'est à la majorité
01:00:37de trancher
01:00:38sur la question
01:00:38des libertés des femmes
01:00:39véritablement
01:00:40véritablement
01:00:40donc si la majorité
01:00:41dit
01:00:41les femmes n'ont pas
01:00:42le droit de porter
01:00:43le voile
01:00:44on est au coeur du problème
01:00:46et j'en reviens
01:00:47à l'exemple suisse
01:00:47j'ai juste dit oui
01:00:48camarade
01:00:50on est au coeur du problème
01:00:52et j'en reviens
01:00:53à la question suisse
01:00:55en Suisse
01:00:57techniquement
01:00:57la majorité
01:00:58peut porter atteinte
01:00:59au droit d'une minorité
01:01:00ou en tout cas
01:01:00poser des questions
01:01:01faut-il interdire
01:01:01les minarets
01:01:02je me souviens de l'époque
01:01:03où à Genève
01:01:04on votait sur la question
01:01:05de savoir
01:01:05s'il fallait interdire
01:01:06ou non
01:01:07les minarets
01:01:08c'est une mesure
01:01:09tout à fait
01:01:10objectivement liberticide
01:01:11mais si la majorité
01:01:12de la population
01:01:13se prononce en faveur
01:01:14de cette mesure
01:01:15existe la liberté
01:01:17c'est une objection
01:01:18très sérieuse
01:01:19au RIC
01:01:19ça
01:01:19le pouvoir
01:01:21vient du peuple
01:01:22mais le pouvoir
01:01:24lorsqu'il vient du peuple
01:01:25doit rencontrer
01:01:26des limites
01:01:27quand le peuple
01:01:28dans sa majorité
01:01:30souhaite quelque chose
01:01:32de liberticide
01:01:33il est essentiel
01:01:34que les institutions
01:01:36que les médiateurs
01:01:37que les filtres
01:01:38que les intermédiaires
01:01:41fassent de la pédagogie
01:01:42que les filtres
01:01:44fonctionnent
01:01:44pour que précisément
01:01:45un tel danger
01:01:46soit écarté
01:01:47la volonté du peuple
01:01:49n'est pas absolument
01:01:51souveraine
01:01:51elle n'est pas absolument
01:01:53souveraine
01:01:53sinon elle devient
01:01:54tyrannique
01:01:55alors
01:01:55quelles seraient les limites
01:01:56quelles seraient les limites
01:01:58tout d'abord
01:02:00d'abord le peuple
01:02:01va trancher
01:02:02à partir du 15 septembre
01:02:03c'est à dire qu'on n'est pas
01:02:04dans un débat théorique
01:02:06puisque les gens
01:02:07vont pouvoir voter
01:02:08sur leur téléphone
01:02:09à partir du 15 septembre
01:02:11là en ce moment
01:02:12des milliers et des milliers
01:02:13de gens sont en train
01:02:14d'adhérer au mouvement
01:02:14des gueux
01:02:15et ils vont sur le site
01:02:16et ils contribuent
01:02:17nous le payons
01:02:18avec l'argent populaire
01:02:19une fois que la majorité
01:02:20a tranché
01:02:22à donner son opinion
01:02:23quels sont les gardes fous
01:02:24dans votre scénario
01:02:25alors
01:02:26ce qui me rend dingue
01:02:27dans ce débat
01:02:27c'est qu'en réalité
01:02:29on n'est pas
01:02:30dans un débat théorique
01:02:31on est dans
01:02:32une impuissance
01:02:33du pouvoir
01:02:33je veux dire
01:02:34les ZFE
01:02:35ont été annulés
01:02:36pour de sombres
01:02:38histoires juridiques
01:02:39de cavaliers
01:02:39qui correspond
01:02:40à une culture technocratique
01:02:41et un usage
01:02:42très particulier du droit
01:02:43qui n'a plus rien à voir
01:02:44avec la démocratie
01:02:45donc
01:02:46non ça n'a plus rien à voir
01:02:47c'est un point de vue juridique
01:02:48ce n'est pas un point de vue
01:02:50je veux dire
01:02:51il y a une nation entière
01:02:52qui est virée
01:02:53il y a un tiers du peuple
01:02:55qui ne pourra plus rentrer
01:02:56dans les villes
01:02:56parce que neuf personnes
01:02:58nommées
01:02:58nommées
01:02:59tout à coup
01:03:00ont pensé que les pauvres
01:03:01pouvaient se tenir
01:03:02moi je vous suis
01:03:03c'est pas la question
01:03:04on est globalement
01:03:05en face d'un pouvoir
01:03:07impuissant
01:03:08les gens qui se présentent
01:03:09à la présidentielle
01:03:10ont tous des programmes
01:03:11qui sont quasiment impossibles
01:03:13à mettre en oeuvre
01:03:14juridiquement
01:03:14avec l'actuel
01:03:16conseil constitutionnel
01:03:17avec le pouvoir européen
01:03:20avec le conseil d'état
01:03:21ce n'est pas possible
01:03:22donc pour réparer
01:03:24l'appareil juridique
01:03:25on va devoir
01:03:26en passer par
01:03:27le seul
01:03:29le seul qui puisse trancher
01:03:31les gens qui nous écoutent
01:03:32donc on supprime tout
01:03:33c'est pas dangereux ça
01:03:34non mais c'est pas
01:03:34on supprime tout
01:03:35mais nous n'avons pas dit ça
01:03:36j'espère qu'il ne dit pas ça
01:03:37mais on n'a jamais dit ça
01:03:38vous dites la constitution
01:03:39finalement ça bloque
01:03:40donc il faut redonner
01:03:41le pouvoir au peuple
01:03:41le rôle du conseil constitutionnel
01:03:43peut être décidé
01:03:44et modifié
01:03:46par référendum
01:03:47Alexandre
01:03:47la constitution n'est pas faite
01:03:48pour empêcher le peuple
01:03:50de gouverner
01:03:51elle est faite pour empêcher
01:03:53qu'en gouvernant
01:03:55le peuple fasse
01:03:56n'importe quoi
01:03:57il se devienne
01:03:58tout puissant
01:03:59oui mais c'est plus vrai
01:04:01mais c'est tout à fait vrai
01:04:03c'est tout à fait vrai
01:04:04c'est l'instrument
01:04:05du pouvoir
01:04:05aujourd'hui
01:04:06ce n'est pas
01:04:07l'instrument du pouvoir
01:04:08mais non
01:04:09depuis le 19ème siècle
01:04:10et tout le monde le sait
01:04:10non mais depuis le 19ème siècle
01:04:12alors pardon
01:04:13là encore
01:04:13c'est une tradition
01:04:15ancienne
01:04:15depuis le 19ème siècle
01:04:18on fait à l'État
01:04:19le procès
01:04:20d'être le bras armé
01:04:21des puissants
01:04:21d'être le protecteur
01:04:23des puissants
01:04:23tout simplement
01:04:23parce qu'il y a de la police
01:04:24c'est que la police
01:04:25protège la propriété privée
01:04:26on a toujours fait ça
01:04:27ensuite
01:04:27on a accusé l'État
01:04:29d'être systémiquement
01:04:30islamophobe
01:04:31on a accusé l'État
01:04:32d'être que sais-je
01:04:34on a toujours
01:04:34on a toujours
01:04:36regardé l'État
01:04:37comme l'allié objectif
01:04:39de ceux
01:04:40qu'on désapprouvait
01:04:40c'est une tradition
01:04:42antique ça
01:04:4315 secondes
01:04:44vous avez dit
01:04:44vous n'avez que 15 secondes
01:04:45littéralement
01:04:46si c'était vrai
01:04:47je n'ai pas parlé suffisamment
01:04:48aujourd'hui
01:04:48je veux le dire ici
01:04:50quand même
01:04:51pardon mais
01:04:51si c'était vrai
01:04:53oui
01:04:53le RN
01:04:54et les filles
01:04:55ne seraient pas
01:04:56à ce niveau-là
01:04:56c'est qu'il y a
01:04:57une crise de régime
01:04:58c'est qu'il y a
01:04:59une crise démocratique
01:05:00et donc
01:05:01ce qui est en train
01:05:02de se passer
01:05:02moi d'abord
01:05:03je remercie
01:05:04les milliers de gens
01:05:05qui permettent
01:05:06à la France
01:05:06de faire fonctionner
01:05:07un outil référendaire
01:05:09universel
01:05:10vérifiable
01:05:11par tout le monde
01:05:13puisque
01:05:14je
01:05:15on vous réexpliquera
01:05:16les choix technologiques
01:05:17mais on est à des niveaux
01:05:18de fiabilité
01:05:18qui n'existaient pas avant
01:05:20à partir du 15 septembre
01:05:22merci beaucoup
01:05:23Alexandre Jardin
01:05:24je rappelle le titre
01:05:25de votre nouvelle essai
01:05:28les gueux
01:05:28le retour
01:05:29ce sera le 17 septembre prochain
01:05:31j'espère que vous n'êtes pas
01:05:32trop frustré
01:05:32je suis tout à fait frustré
01:05:34mais je me consolerai
01:05:35la semaine prochaine
01:05:36tout va bien
01:05:37merci à tous les deux
01:05:38tout de suite
01:05:40Fauvel Weekend
01:05:41avec l'interview exclusive
01:05:42de Jordan Bardella
01:05:43à bientôt
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