00:00On va commencer, puisqu'on parle des émeutes, avec ce qu'il s'est passé ces trois derniers jours, du
00:04côté de Nantes.
00:05Nantes qui a été le théâtre d'une nouvelle ZAD.
00:09Et cette fois-ci, c'est un lieu de savoir qui a été saccagé.
00:12Comme la semaine dernière, vous aviez eu cet incendie du côté du lycée Nelson Mandela.
00:17Cette fois, c'est pendant trois jours, des individus ont saccagé une université.
00:24Vous avez peut-être, en regardant les chaînes d'information, découvert ces images.
00:27Des manifestants évacués hier matin d'un bâtiment de l'université de Nantes par la police.
00:32Quatre d'entre eux, d'ailleurs, ont été interpellés.
00:34Depuis le 7 octobre, plusieurs étudiants, je mets des guillemets à étudiants parce qu'ils ont saccagé cette université,
00:39occupaient illégalement l'un des bâtiments du campus de Tertre.
00:42Pour soutenir le mouvement lycéen, la préfecture et la présidente de l'université ont constaté des dégâts importants dans l
00:48'établissement.
00:49Écoutez le sujet, il est signé, Marius Doyard.
00:51Des murs complètement tagués, un couloir rempli de déchets, des tas de pavés dans des salles prêts à être jetés.
00:57Mais aussi des ordinateurs cassés et plusieurs bureaux renversés.
01:01Une partie de l'université de Nantes a été dévastée par la présence de plusieurs manifestants qui ont occupé les
01:06lieux pendant quatre jours.
01:08La présidente Karine Bernot est écoeurée par l'ampleur des dégâts.
01:11On a vu une dégradation progressive de la situation.
01:14Elle est vraiment très forte avec une très forte inquiétude de ma part.
01:18Donc c'est catastrophique pour nous.
01:20C'est l'opposé de ce qu'est une université en fait.
01:22Une université c'est un lieu qui est ouvert, c'est un lieu de débat, de discussion, de contradiction.
01:27Mais c'est pas un lieu qu'on ferme, c'est pas un lieu qu'on massacre.
01:31C'est ça qui s'est passé là en fait.
01:33Le bâtiment dégradé ne devrait pas rouvrir ses portes avant janvier 2027 selon la présidente.
01:39Le reste du campus devrait lui rouvrir mardi, le temps de pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions.
01:44Il est encore impossible de chiffrer le coût total des dégâts d'après la présidente.
01:49Mais lorsque ce même bâtiment avait été dégradé et occupé illégalement en 2018,
01:53les réparations avaient coûté un million d'euros.
01:55Un million d'euros déjà en 2018.
01:58Écoutez Laurence Garnier, sénatrice Les Républicains de l'Oura Atlantique.
02:01C'est un saccage en bonne et due forme organisé par des pseudo-révolutionnaires,
02:07des imbéciles en fait.
02:09Vous les avez appelés des oseaux.
02:11Je pense que ce sont des imbéciles qui saccagent leur outil de travail
02:16tout en prétendant défendre l'université française.
02:19C'est absolument scandaleux.
02:21Je souhaite qu'ils soient sanctionnés extrêmement sévèrement
02:24parce qu'aujourd'hui le laxisme auquel on assiste à Nantes,
02:28vous avez rappelé le saccage, l'incendie du lycée Nelson Mandela.
02:31Aujourd'hui le saccage de l'université, c'est absolument dramatique.
02:36Et on sent qu'il y a une espèce d'impunité ambiante
02:39qu'on constate malheureusement plus à Nantes que partout ailleurs.
02:43Rale-bol de ces saccages, c'est une question aussi qu'on peut vous poser.
02:46N'hésitez pas à réagir au 01-80-20-39-21.
02:50Appel non surtaxé.
02:52Alexandre Darnikolic, eurodéputé, porte-parole du Rassemblement National.
02:56Quand vous voyez ce qui s'est passé à Nantes, vous vous dites quoi ?
02:59Évidemment, je suis choqué de voir ça parce que ça a été dit.
03:03Il y avait beaucoup d'argent public qui avait été mis dans cette université.
03:08Et on voit un saccage complet.
03:12Et on sait malheureusement que, comme trop souvent,
03:16ce ne sont jamais ces casseurs, ces gens qui dégradent,
03:19cette extrême gauche qui dégrade, qui va payer les frais justement de la casse.
03:25Je pense qu'il faut mettre des vrais termes derrière ça.
03:28Ça vient d'être dit par la conseillère municipale de Nantes.
03:30Ce sont des dégradations.
03:31J'ai regardé les sanctions et les peines encourues.
03:33Pour un tag léger, normalement, juste comme ça,
03:36c'est 3 750 euros d'amende.
03:39Mais si on peut le qualifier de dégradation, comme ça vient d'être fait,
03:43c'est 30 000 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement.
03:45Moi, ma question, c'est à chaque fois qu'il y a ce type d'occupation,
03:48est-ce que vous avez un de ces jeunes délinquants,
03:50parce que ce ne sont ni des oseaux ni des imbéciles,
03:52ce sont des délinquants.
03:53Quand vous dégradez un bien public, comme ça vient d'être fait,
03:56eh bien, combien sont condamnés à deux ans d'emprisonnement ?
03:59Quand on regarde les tags, eh bien, ce sont des tags d'extrême-gauche.
04:03Systématiquement, on voit des tags à cap.
04:04Je regardais, parce que je vous suis très régulièrement, M. Deval,
04:07je regardais ce matin sur CNews, on voyait les images.
04:10Il y avait aussi des appels au meurtre.
04:11Il y avait écrit « mort au faf », des appels au meurtre contre des policiers qui étaient tagués.
04:17Eh bien là, de la même manière, des appels au meurtre,
04:18ça doit être sanctionné et condamné comme tel.
04:21La loi punit des appels au meurtre et ce n'est jamais fait.
04:24Et je remarque, pour finir, que c'est systématique ou presque,
04:27dès que l'extrême-gauche intervient dans un conflit, dans des manifestations,
04:34il y a de la casse, des pillages, de la dégradation, des appels au meurtre,
04:37des policiers blessés, des vitrines cassées.
04:40Et quand d'autres camps manifestent,
04:44ça a été notre cas quand on avait soutenu les policiers en 2021,
04:47il n'y avait absolument rien eu de cassé.
04:49dès qu'on avait soutenu le mouvement pour dénoncer le 7 octobre
04:53et pour lutter contre l'antisémitisme,
04:54c'était une manifestation pacifique,
04:56on voit que l'extrême-gauche a comme moyen d'expression
05:00la violence pour défendre ses idées.
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