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Transcription
00:00On va vous donner un exemple très concret.
00:02Depuis deux semaines, il y a les mobilisations lycéennes.
00:06En marge de ces mobilisations lycéennes, avec des revendications parfois qui peuvent s'entendre,
00:11vous avez également les universités qui sont entrées dans la danse.
00:14Sauf que les universités en France sont là aussi préemptées par des groupes d'extrême-gauche,
00:21avec une soumission des directeurs et directrices d'universités,
00:25qui fait qu'aujourd'hui, dans les universités, l'extrême-gauche a pignon sur rue, pignon sur amphi.
00:33L'exemple et le cas, mais symptomatique, c'est Nantes,
00:37avec une université la semaine dernière qui a été occupée pendant trois jours.
00:42Une semaine plus tard, on a le ministre de l'enseignement, Philippe Baptiste,
00:46qui s'est rendu sur place pour constater, c'est d'ailleurs hallucinant,
00:51il dit à Nantes Université, j'ai constaté les conséquences des dégradations.
00:55Mais on ne demande pas au ministre de l'enseignement supérieur de constater,
00:59on lui demande de faire en sorte que plus jamais une université soit saccagée comme elle l'a été,
01:05avec une information qu'on apprend ces dernières heures,
01:09bilan des dégâts, un million d'euros !
01:11Et qui va payer ? En partie les assurances et en partie l'État.
01:15Donc vous, chers auditeurs d'Europe.
01:17On est en direct avec Max River, qui est responsable de l'Uni Nantes.
01:21Bonjour Max River.
01:22Bonjour.
01:23Merci d'être en direct avec nous.
01:25Est-ce que par exemple, vous, Max River, quand je dis vous, c'est l'Uni,
01:29vous avez pu discuter avec Philippe Baptiste de ce qui s'est passé à Nantes ?
01:32Ou est-ce que vous n'aviez pas le droit d'être avec ?
01:35Et la directrice qui n'a même pas déposé, fait ses valises,
01:40elle reste pour l'instant la directrice de l'Université de Nantes ?
01:43Bien sûr, elle reste.
01:45Et puis non, effectivement, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche n'a pas eu de moment
01:50d'échange avec les organisations étudiantes,
01:52que ce soit celles qui ont participé au blocage, il faut le dire.
01:56Mais même nous, il n'y a eu aucun moment.
01:59Et en fait, il est allé directement, comme vous l'avez dit, constater les dégâts sur le campus.
02:04Donc on a un ministre qui vient plusieurs jours après.
02:07Donc ça déjà, c'est totalement lunaire.
02:09Et comme vous l'avez dit, qui vient constater.
02:11Le ministre, il n'est pas là pour constater, il est là pour agir.
02:14Et c'était bien en amont qu'il fallait agir, puisque ça fait quand même des jours qu'on alerte
02:19sur cette situation.
02:21Avant de faire cette occupation, il y a eu des blocages, il y a eu des assemblées générales, il y
02:25a eu des manifestations.
02:26Enfin, je veux dire, il y avait tous les éléments qui montraient qu'il allait y avoir une situation qui
02:31allait empirer sur le campus.
02:32Et ce qui est quand même fou, c'est que le lendemain, à la fin de l'occupation du bâtiment,
02:40il y a eu une assemblée générale qui a eu lieu sur le campus avec les mêmes personnes.
02:44Donc ce mélange de représentants syndicaux étudiants, c'est Black Block, c'est Zadis.
02:49Donc la présidente de l'université a laissé toutes ces personnes encore s'organiser sur le campus pour, encore une
02:55fois, nuire aux étudiants.
02:56Parce que ce bâtiment, c'est à peu près 8000 étudiants qui sont là de façon permanente.
03:01On a à peu près 10 000 qui viennent de temps en temps.
03:03Il y a des étudiants de médecine qui font leur mineur d'études, par exemple ici, et qui sont contraints
03:07pour leur formation de médecine.
03:09Enfin bref, ça contraint énormément d'étudiants.
03:11Et derrière, on n'a eu aucune réaction ferme de la part de la présidence.
03:14On est d'accord que ce bâtiment, il est inutilisable pendant plusieurs semaines ?
03:19Plusieurs mois même.
03:21Plusieurs mois, vous dites ?
03:22La présidente a dit qu'il serait inutilisable pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
03:27On a pour l'instant, des premiers chiffrages, à peu près 1 million d'euros de dégradation,
03:33qui sont, comme elle l'a dit, peut-être sujets à évoluer en fonction de la surévaluation des dégâts.
03:41On a eu plusieurs étages qui sont inutilisables, des amphis qui ont été complètement dégradés,
03:46et puis c'est complètement insalubre.
03:48Et c'est d'ailleurs lunaire, puisque parmi les organisations étudiantes qui revendiquent des meilleures conditions,
03:53qui luttent pour le soi-disant bien-être des étudiants,
03:57on a eu une organisation qui a appelé dès le lendemain à revenir étudier dans ce bâtiment.
04:01Qui disait, mais tout va bien, on a des tags, tout va bien.
04:03Alors que le système d'incendie a été détruit,
04:06on a quand même des personnes qui ont uriné, qui ont fait leurs besoins dans le bâtiment.
04:12Je veux dire, on est chez les fous, quoi.
04:14Et c'était important de faire cette parenthèse,
04:16parce que c'est intimement lié à ce qui pourrait se passer demain.
04:18C'est-à-dire que vous avez une volonté chez des milliers de Français
04:23d'exprimer leur colère,
04:25parce qu'ils ont des revendications,
04:28et bien certains, qui peuvent être entendues.
04:31Et vous avez, dans ces mobilisations-là,
04:34viennent s'agréger, je le disais, des militants d'extrême-gauche.
04:37Merci Maxime Rivet d'avoir réagi en direct dans Elliot de Valais-Vous,
04:41responsable uni Nantes.

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