00:00Max Rivet est avec nous, responsable Unident. Bonjour Max.
00:04Bonjour.
00:05Merci d'être en direct sur Europe 1 pour Elliot Deval et vous.
00:08Et c'est vrai que les auditeurs d'Europe 1 ont besoin de comprendre ce qu'il s'est passé
00:11ces trois derniers jours
00:13du côté de l'université de Nantes, qu'on retrouve donc un des bâtiments absolument saccagés
00:20et on est déjà à des centaines de milliers d'euros de dégâts qui sont recensés par les autorités.
00:27Effectivement, dans cette séquence, on entend vraiment le tout et son contraire.
00:31Donc on a le bâtiment principal du campus du Terce qui a été complètement détruit
00:39et ça, ça vient d'une situation qui dure depuis dix jours.
00:42Ça fait dix jours qu'on a des blocages sur la fac et c'est totalement parti dans une situation
00:47délirante.
00:47Lorsqu'il y a trois jours, lors d'une assemblée générale, il y a eu entre 1000 et 2000 étudiants
00:53qui ont décidé d'occuper ce bâtiment.
00:55Donc ils vivaient là jour et nuit, ils avaient amené des matelas, de la nourriture
00:59et cette assemblée générale, nous, nous l'avions prévenue.
01:02On avait envoyé des communiqués de presse à la présidence, on avait essayé de contacter sa direction.
01:09On ne nous a répondu que le soir même, donc c'était déjà trop tard.
01:13Et tout ça, ça vient d'un problème majeur, c'est un fait juridique qui est la franchise universitaire.
01:19C'est qu'aujourd'hui, les forces de l'ordre ne peuvent pas intervenir comme ça sur les universités.
01:23Donc c'est à la présidente d'appeler les forces de l'ordre.
01:27Sauf qu'encore une fois, dans cette situation, et nous à Nantes, on l'a dénoncé plusieurs fois,
01:31la présidente aurait dû le faire dès le premier jour.
01:33Si elle avait appelé les forces de l'ordre à faire évacuer les premières assemblées générales
01:38et qui appelaient à la violence, on n'aurait pas eu cette situation.
01:40Puisque dès les premières heures, on avait quand même déjà des personnes qui appelaient à venir
01:44avec des tessons de bouteilles, des pavés, à venir pour pouvoir se défendre face aux forces de l'ordre.
01:49Donc la situation était extrêmement violente dès le début.
01:52Et on se demande même, à force, s'il ne faudrait pas la mettre sous tutelle, cette université,
01:56parce que ça fait des années qu'on a des problèmes sur cette fac.
01:59Elle a été occupée par des abysses.
02:01L'an dernier, on avait déjà eu des situations de blocage.
02:03Et on a des étudiants qui sont constamment agressés,
02:07qui sont constamment mis au banc quand ils n'ont pas les idées de la DOXA des étudiants.
02:12Enfin, même pas des étudiants, puisque c'est une minorité très brillante, au final,
02:15ce mouvement de blocage.
02:18Au-delà de nous, nos militants, nous, derrière, on a des centaines et des milliers d'étudiants
02:25qui nous écrivent par mail, par message, parce que c'est une situation qui est impossible.
02:30Les étudiants qui viennent, qui font deux heures de route en voiture pour se retrouver bloqués,
02:33qui ont des mémoires à rédiger, qui ont des examens.
02:36Comment est-ce que font ces étudiants pour pouvoir emmener à bien leurs études ?
02:41Et moi, j'aimerais juste dire, demain, si jamais la présidente de l'université avait un squatteur
02:46qui venait tout saccager chez elle, moi, je pense qu'elle aurait appelé la police
02:48dès la première heure et qu'elle les aurait fait dégager si ça.
02:51Mais c'est évidemment ce que pensent l'ensemble des Français qui écoutent et découvrent cette situation
03:00complètement dingue du côté de l'université de Nantes.
03:03Mais vous avez eu des saccages également du côté de l'université de Rennes.
03:07Et Max River, vous êtes étudiant en quoi ?
03:11Moi, je suis étudiant en économie gestion en master.
03:14C'est ma quatrième année sur l'université de Nantes.
03:16Donc, je commence à faire la connaître.
03:17Donc, dans cette même université, mais pas dans le...
03:20Je ne suis pas dans ce bâtiment, mais je suis sur le même campus.
03:22Donc, ce bâtiment, je passe devant tous les jours.
03:25L'an dernier, d'ailleurs, c'est un gros sujet, puisque ces fameuses assemblées générales
03:29qui sont organisées, non pas par une association, mais par un groupement un peu obscur,
03:34d'étudiants mélangés avec des black box et des antifas,
03:36qui sont, eux, soutenus par des organisations de Nantes université.
03:40Je les nomme sans aucun souci Union Pirate et Solidaire,
03:43qui sont des organisations étudiantes de la fac.
03:46Et en fait, l'année dernière, on a eu plusieurs cas d'agression violente.
03:51Je ne vous dirai pas le nombre de fois où j'ai retrouvé mon nom tagué
03:55avec des menaces de mort sur l'université,
03:57ou même des militants, des militantes de l'Union.
04:00Et en fait, on voit aussi qu'il y a un abandon.
04:03Parce que quand j'écoutais ce matin Jade Saab,
04:06qui est porte-parole Renaissance et qui, en fait,
04:09le gouvernement est totalement à côté de la plaque.
04:12Il nous disait, il nous parlait de la loi Casseur-Payeur.
04:14Donc, pour les lycéens, pour les mineurs,
04:16mais quel est le rapport dans une université
04:18où aucun étudiant n'est mineur ?
04:20Vous l'avez très bien dit tout à l'heure,
04:22le ministre, il aurait dû se rendre sur place directement.
04:25Enfin, je veux dire, la situation de trois jours de blocage,
04:27elle devrait, s'il y avait un semblant d'autorité dans ce pays,
04:30elle devrait tous nous alerter.
04:32C'est totalement lunaire ce qui s'est passé.
04:34Donc, on a eu un gouvernement totalement à côté de la plaque.
04:36Et alors, je ne vais pas vous dire mon intuition,
04:39mais hasard ou coïncidence,
04:41il a fallu que CNews place la focale sur l'université.
04:45Vous donne la parole, puisque vous étiez invité,
04:47notamment, si je ne m'abuse,
04:49de 100% politique avec Gauthier Lebarrette,
04:52et ensuite de Soir Info cette semaine.
04:54Il y a eu un reportage vendredi soir
04:57sur l'antenne de CNews,
04:59en immersion dans cette université,
05:01pour que le samedi matin,
05:03il y ait intervention des forces de l'ordre.
05:05Mais je suis certain que c'est évidemment un pur hasard.
05:07Et pour les médias, ça intéresse à cette affaire.
05:09C'est un pur hasard.
05:10C'est un pur hasard.
05:11En fait, l'Uni, on défend les étudiants
05:13qui veulent étudier,
05:15qui défendent le mérite et l'excellence des universités.
05:18Parce que là, vous n'imaginez pas l'image
05:20et la qualité de nos diplômes
05:21qui vont être réduites à rien
05:23pour les prochaines années,
05:24quand on va sortir d'une université.
05:25Et en fait, heureusement,
05:26que maintenant, on arrive à donner la parole,
05:28parce qu'on avait un peu de crier dans le désert.
05:31Et on voit, par exemple,
05:32Louise, qui est responsable de la Bordeaux,
05:34qui a su mettre la lumière sur ces événements.
05:36Mais enfin, heureusement,
05:37qu'on puisse écouter cette majorité silencieuse
05:40qui, malheureusement...
05:44Subit les violences.
05:45Mais vous...
05:47On me dit en coulisses
05:48que vous avez reçu des centaines,
05:50voire des milliers de messages.
05:51Et peut-être que vous aurez des centaines
05:53et des milliers d'adhésions
05:54dans les prochains jours.
05:55Au-delà de ça,
05:56je veux qu'on reste sur Nantes.
05:57Une dernière question,
05:58parce que j'ai entendu
06:00un professeur de cette université,
06:02mais également un conseiller municipal,
06:03nous expliquer que
06:04les casseurs,
06:06ceux qui ont tout saccagé,
06:07ce n'était exclusivement
06:08que des gens extérieurs
06:10à l'université.
06:12Est-ce que vous vous inscrivez en faux
06:13ou vous épousez la thèse de ce professeur ?
06:16Je ne sais pas après
06:17d'où viennent les informations
06:19du professeur Gourault,
06:20qui a toujours été assez ferme
06:22en termes de sanctions disciplinaires, etc.
06:24et qui a quand même condamné
06:26ce qui s'était passé.
06:26En revanche,
06:28c'est vrai que dans ce blocage,
06:29on a des étudiants
06:31et on n'a pas que des personnes
06:32en dehors de l'université.
06:34On a des preuves sur Twitter
06:36d'un élu étudiant,
06:38de Solidaire,
06:39qui est une organisation
06:40qui est subventionnée
06:41par Nantes Université,
06:42à qui elle met à disposition
06:43des locaux
06:44et qui étaient présents
06:46lors de ces blocages.
06:47L'Union Pirate,
06:48qui est aussi une autre organisation étudiante,
06:50donc plus des étudiants,
06:51avait du matériel militant
06:52qui était disposé
06:53au sein du bâtiment
06:54qui était bloqué de l'intérieur.
06:56Donc,
06:56quand on est bloqué de l'intérieur,
06:58le matériel militant
06:59de cette association
07:00n'apparaît pas par magie.
07:02Et on sait très bien
07:03qu'on a des étudiants
07:05qui ont commis d'ailleurs
07:06des agressions
07:07face à des militants
07:07l'unis
07:08sur les derniers mois
07:09qui sont désormais
07:10dont les peines
07:11de suspension
07:13au sein de l'université
07:14ont été purgées
07:14et qui réapparaissent
07:16au sein du campus.
07:17On a pu les voir
07:18par nous-mêmes.
07:18Donc, oui,
07:19il y a des étudiants
07:20qui ont été occupés.
07:20Ce que vous venez de dire, Max,
07:21vous avez des étudiants
07:22qui ont été agressés
07:24ou menacés.
07:26Donc,
07:26ces agresseurs
07:27ont été retrouvés
07:29ou reconnus
07:30et ils n'ont été
07:31que condamnés
07:32à quelques mois
07:33de suspension seulement.
07:34Ils n'ont jamais été
07:34virés de l'université.
07:36Ils ont été exclus
07:37pendant une période donnée
07:39de l'université
07:40alors que c'était
07:40des éléments
07:41qui étaient connus
07:42pour des agressions.
07:43On peut agresser
07:44et revenir
07:44quelques mois plus tard
07:45dans l'université.
07:46C'est ça.
07:47Et c'est ce que je disais
07:48ce matin.
07:48En fait,
07:48on n'a aucun de poids
07:49de mesure.
07:50C'est hallucinant
07:52parce que nous,
07:53on avait eu
07:53une étudiante
07:54qui avait été exclue
07:55pour avoir dénoncé
07:55du racisme anti-blanc.
07:57Quand même,
07:57j'emmerde la race blanche.
07:58C'est quand même
07:58très grave comme propos.
08:00Elle avait été exclue
08:01neuf mois
08:01quand la personne
08:02qui avait prononcé
08:03ses propos
08:03avait été exclue
08:07donc ça montre quand même
08:09les orientations politiques
08:10de l'université.
08:11Ne vous étonnez pas
08:12qu'à la fin
08:13cette université
08:14soit mise à sac.
08:15Un grand merci Max River
08:16de nous avoir répondu
08:18en direct
08:19sur Europe 1.
08:20Peut-être un dernier mot
08:21avec Alexandre Darnikolits
08:22puisque je sais
08:23qu'il nous quitte à midi.
08:24Oui, oui, oui.
08:25Je suis choqué
08:26de tout ce que j'entends
08:27et franchement,
08:29je pense que la France
08:30en a marre
08:31de ces fascistes de gauche
08:32qui accusent tout le monde
08:33de fascisme
08:34et qui sont les premiers fascistes
08:35qui ne supportent pas
08:36qu'on ne pense pas comme eux,
08:37qui menacent
08:37comme ça vient d'être dit
08:38ceux qui ne pensent pas comme eux
08:40qui s'opposent
08:42par exemple
08:43à des projets
08:43qui ont été votés démocratiquement
08:44parce que ce sont les mêmes
08:45à côté
08:46à Notre-Dame
08:47des Landes
08:48qui profitent
08:49de chaque événement
08:51pour essayer
08:51de casser
08:53de détruire
08:54avec toujours
08:55les mêmes slogans
08:56et pour finir
08:57je voudrais juste dire
08:58que
08:59si on était vraiment
09:00sur le fond
09:01avec un vrai soutien
09:02en proposition
09:02de la France insoumise
09:04il n'y aurait pas
09:05de lycéens
09:05qui soutiendraient
09:06aujourd'hui
09:07la France insoumise
09:07parce que
09:08tout ce que propose
09:09la France insoumise
09:10va aux antipodes
09:10de ce qu'ils peuvent dire
09:11je rappelle que
09:11la France insoumise
09:13aujourd'hui
09:13fait partie
09:14de cinq majorités
09:15régionales
09:15dont dépendent
09:16les lycées
09:17huit avec
09:18l'outre-mer
09:19que la France insoumise
09:20s'oppose au clim
09:21par exemple
09:22et Jean-Luc Mélenchon
09:23l'avait déjà
09:24précisé
09:25en disant
09:26que c'était n'importe quoi
09:27et que ça ne résoudrait rien
09:28et aujourd'hui
09:28c'est un vrai problème
09:29pour les lycéens
09:30qui ont besoin
09:31d'aller en cours
09:32au mois de mai-juin
09:32et à cause du réchauffement climatique
09:33ça sera peut-être plus possible
09:34dans l'avenir
09:34et enfin
09:35ils sont
09:37pour le collège unique
09:39ce qui freine
09:39les jeunes
09:40pour aller vers
09:41les filières d'apprentissage
09:42où ils pourraient vraiment
09:42avoir
09:43un réel avenir
09:44donc