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Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00De Valais-Vous.
00:0111h31, merci d'être avec nous sur Orban pour la suite d'Eliott de Valais-Vous.
00:04On se tourne à présent vers Orléans où se déroule actuellement le congrès du Rassemblement National
00:08et où une manifestation anti-RN vient de s'élancer dans les rues de la ville.
00:12Et en direct avec nous, Edwige Diaz, sénatrice de Gironde et présidente du groupe Rassemblement National au Sénat.
00:18Et ils annonçaient entre 20 et 40 000 manifestants du côté d'Orléans
00:23avec en première ligne les porte-parole du théâtre antifasciste.
00:28C'était la formule, vous savez, le théâtre antifasciste, c'était Lionel Jospin qui l'avait employé.
00:34Olivier Faure est présent, Sophie Binet bien sûr, pour lutter et marcher contre le fascisme.
00:42C'est ce qui était peu ou prou inscrit sur la pancarte.
00:44J'ai l'impression qu'il y a beaucoup moins de monde que prévu à Orléans aujourd'hui.
00:48Je constate également que le maire de Trappes, qui est le maire de la ville,
00:54qui a quand même été meurtri hier, marqué par un attentat terroriste raciste,
01:01a trouvé le moyen de quitter sa ville, qui est une ville traumatisée aujourd'hui,
01:07pour rejoindre une manifestation à Orléans.
01:11Edwige Diaz est en direct avec nous.
01:14Vous êtes sénatrice de Gironde, présidente du groupe RN au Sénat.
01:18La convention a commencé peut-être pour le Rassemblement national.
01:22Elle se déroule dans un contexte particulier, avec tout autour, si je ne me trompe pas, des forces de l
01:30'ordre.
01:30J'ai même vu des blindés, des centaures.
01:32C'est une drôle de manière de lancer une convention.
01:35Madame la sénatrice, bonjour.
01:37Bonjour, merci beaucoup pour votre invitation.
01:39Oui, je vous confirme que se tient ce week-end le 19e congrès du Rassemblement national,
01:45qui est un moment démocratique fort pour notre pays,
01:50puisque un parti politique légalement constitué doit pouvoir réunir ses adhérents et tenir son congrès.
01:59C'est ainsi que la Constitution l'entend.
02:02Maintenant, il y a des opposants politiques qui font le choix de contester l'existence de notre parti politique
02:11et de lui presque contester le droit de se réunir.
02:15Écoutez, je le regrette, mais vous savez, tout ça ne nous démobilise pas bien au contraire.
02:22Moi, depuis plusieurs jours, je reçois de très nombreux messages de soutien
02:26de la part de sympathisants du Rassemblement national,
02:28qui ont hâte d'être le 2 mai prochain et de pouvoir voter pour le Rassemblement national
02:34et donner ainsi une bonne leçon de démocratie à tous les opposants de la liberté d'expression.
02:41J'ai vu sur les images que le premier secrétaire du Parti socialiste était présent,
02:48que Sophie Binet était également présente.
02:53Qu'est-ce que ça dit de l'état de notre démocratie, Edwige Diaz, selon vous ?
02:58Non, mais écoutez, moi, ce que je vois, c'est qu'on a un président de Parti socialiste,
03:02le Parti socialiste qui est clairement à bout de souffle,
03:05qui est déchiré par ses querelles internes,
03:08qui n'arrive pas à décoller dans les intentions de vote.
03:11Et on voit aussi des représentants syndicaux qui ne représentent plus aucun salarié,
03:16puisque les salariés ont bien compris qu'aujourd'hui,
03:18c'était le Rassemblement national qui les défendait.
03:21Et il y a quand même un point commun entre tous ces gens,
03:23c'est que tous ces gens ont appelé à faire élire Emmanuel Macron en 2017 et en 2022.
03:28Je pense que c'est pour ça qu'ils sont discrédités.
03:30Donc aujourd'hui, ils essayent de redonner un peu de dynamisme à leur positionnement politique.
03:36Évidemment, ça ne fonctionne pas.
03:38Mais bon, moi, je suis une démocrate, donc je les laisse déambuler.
03:43Ce que je leur demande, c'est de faire passer un message très clair,
03:46c'est que le droit de manifester n'est pas le droit de casser.
03:50Eh bien, merci Madame la Sénatrice d'avoir réagi en direct sur Europe 1 dans Elliot de Vallée.
03:57Et vous, on reste très attentifs à ce qui est en train de se passer du côté d'Orléans.
04:02Pour l'instant, la manifestation se déroule dans le calme,
04:06mais ça va durer 48 heures.
04:08Et la crainte, c'est que notamment, ça soit demain qu'on assiste aux scènes de violence.
04:14Dora est en direct avec nous.
04:16Est-ce que ces manifestations vous choquent ?
04:1701-80-20-39-21, manifestation anti-RN.
04:22Est-ce qu'on a des petits messages sur WhatsApp ?
04:25Parce que vous pouvez également échanger avec Estelle Laffont.
04:27À l'instant, on a Isabelle de Paris qui demande si c'est bien le rôle de Sophie Binet
04:31de se trouver actuellement en Orléans, d'empêcher un parti politique de se réunir.
04:35Sa place ne serait-elle pas à Paris avec les Gilets jaunes ou les étudiants ?
04:39Dora, bonjour Dora.
04:41Oui, bonjour à tous.
04:42Alors, c'est une ancienne électrice de gauche, et même, oserais-je dire, de gauche radicale,
04:50puisque c'est...
04:51Enfin, de gauche radicale, maintenant...
04:54Vous avez voté au coco, donc...
04:58Oui, mais pas dans ce contexte-là.
05:00Non, mais attendez, ce n'est pas un procès que je vous fais, Dora, c'est simplement...
05:03Mais il n'y a aucun problème.
05:05Mais quand on vote communiste, c'est pas la...
05:07On va dire qu'il y a plusieurs nuances de gauche.
05:09C'est pas la social-démocratie.
05:11Voilà, il y a la social-démocratie, et puis il y a la gauche dite radicale, et c'est...
05:16J'étais effectivement...
05:17Pas biberonné, mais je suis d'une famille de communistes, depuis tout le temps, avec le droit à la parole
05:26et à la contre-parole,
05:27puisque je tractais très jeune avec mon père, et parfois nous discutions avec véhémence avec des gens qui n'étaient
05:33pas d'accord,
05:34et c'est d'ailleurs la démocratie.
05:36Oui, je voulais réagir à cette manifestation d'Orléans que je trouve absolument insupportable.
05:45J'ai été depuis toute petite à la fête de l'Huma avec mes parents.
05:49J'ai été à la mutualité, voire Mélenchon, avant qu'ils brillent complètement et qu'ils deviennent complètement...
05:56Enfin, oui, complètement fous.
05:59À la mutualité où tout se passait bien, j'ai été à des discours où il n'y avait pas
06:04de haine autour de ces rassemblements,
06:08et lorsque j'allais à la fête de l'Huma, il n'y avait pas des lepénistes à l'époque,
06:13puisque c'était le père de Marine Le Pen qui était à cette époque-là,
06:17qui nous empêchaient de vivre une fête communiste, la fête de l'Huma.
06:23Donc j'imagine si des gens venaient nous empêcher, à l'époque, de faire la fête de l'Huma,
06:31ou d'aller à un congrès à la mutualité de Mélenchon, qu'est-ce que cela leur a donné ?
06:37Donc j'ai honte, j'ai honte, et je parle à mon père qui a hélas disparu depuis une dizaine
06:44d'années,
06:45et qui est... Donc j'ai honte, et je lui dis, mais heureusement que mon père n'est plus là,
06:49parce que lui, c'était un communiste patriote, comme mon grand-père qui m'avait légué ses fusils en disant
06:55« La France, avant tout, tu es communiste, mais tu es patriote avant tout,
07:00et la France, il faut la défendre, parce que la France, c'est un des plus beaux pays de la
07:05démocratie qui nous permet de nous exprimer. »
07:07Il y a des luttes à faire. On a obtenu des choses avec des luttes, mais la France d'abord.
07:13Et d'ailleurs, on est allé parfois dans des églises, ma maman est d'origine hongroise et elle, catholique,
07:18et même mon père, avec toute sa véhémence et son franc-parler de communiste,
07:23on allumait des sièges, et je vais même aller au-delà juste...
07:27J'avais le mot « espérance » qu'on peut reprendre dans l'univers de la chrétienté.
07:32Moi, j'avais l'espérance d'un monde meilleur en pensant que mes idées pouvaient être des idées qui pouvaient
07:43rendre le monde meilleur.
07:44Et de plus en plus, j'ai vu ce Mélenchon, ce tribun, parce qu'il faut dire quand même que
07:49c'est un tribun extraordinaire,
07:51que j'ai écouté à la mutualité, à des discours à la Bastille, et d'ailleurs dans des manifestations tout
07:57à fait encadrées par la CGT,
08:00d'ailleurs, qui faisaient leur boulot de dégager les voyous lorsqu'il y en avait, mais il y en avait
08:04peu.
08:04– C'était il y a longtemps, ça.
08:06– Oui, j'ai 62 ans, effectivement, il y a longtemps.
08:11Et je suis effarée, non seulement, dont je voulais réagir par rapport à Orléans,
08:17mais je suis très triste de voir que les socialos, les socialistes s'y mettent idéalement,
08:22qu'il n'y a personne de gauche auquel je pouvais penser avoir au moins un sursaut de démocratie,
08:29de condamner que le débat démocratique ne puisse pas avoir lieu,
08:35comment on peut interdire un congrès, comment on peut manifester alors qu'il y a des gens,
08:40des commerçants, des gens qui souffrent, je suis d'une tristesse.
08:46Et je vois arriver le chaos, moi qui ai 62 ans et qui ai toujours eu,
08:50je vois arriver dans ce pays le chaos, et justement, je disais à votre standardiste
08:56que je ne suis plus communiste et que j'allais voter de peine.
09:00Parce que c'est une patriote et que mon père m'a toujours dit,
09:04ok, on a ces idées qui dataient effectivement des années 70
09:09avec toutes les dictatures d'Amérique du Sud où il y avait des discussions.
09:15Mais maintenant, moi, mon pays, c'est la France.
09:19Avec les idées qu'on peut débattre,
09:21et moi j'adorais débattre avec des gens qui n'étaient pas d'accord avec moi.
09:24Mais vous devriez venir, parce que c'est...
09:26Attendez, Dora, je me permets de vous couper,
09:27mais parce que je vous ai écouté religieusement.
09:30Excusez-moi, je suis un petit peu...
09:33Tellement triste.
09:34Mais je comprends, c'est-à-dire que...
09:37Tellement triste.
09:39Mais Dora, si vous avez envie de débattre,
09:41venez un jour dans le studio et on pourra échanger,
09:44parce que vous avez une parole qui est extraordinaire.
09:46Et je vous ai écouté, j'ai bu vos paroles et votre histoire.
09:51Et je pense une histoire qui est partagée par bon nombre de Français,
09:54c'est-à-dire historiquement une famille de gauche
09:57qui a pu peut-être être mobilisée par les parents,
09:59à l'entrapectant, etc.
10:01Moi, je lisais beaucoup.
10:03Et puis profondément attachée à sa nation, à sa patrie, patriote,
10:06et qui aujourd'hui retrouve ce patriotisme dans les propos et la ligne de Marine Le Pen.
10:13Alors ça fait enrager évidemment les membres du Parti Communiste
10:20ou de la France Socialiste aujourd'hui,
10:21mais c'est ce qu'il se passe aussi sur le terrain.
10:24Dora, je me permets de vous couper, de vous saluer, de vous remercier.
10:27Il est 11h42, mais on va garder votre contact,
10:30parce que ce sera intéressant un jour de vous avoir dans le studio.
10:33Je donne les toutes dernières informations.
10:36La mairie de Limoges incendiée, vous savez c'était le week-end dernier,
10:39les deux suspects mis en examen et placés en détention provisoire.
10:43Ça c'est la première information.
10:45La seconde information, à 11h42,
10:49elle concerne la manifestation à Paris.
10:52Les organisateurs acceptent le parcours imposé par la préfecture
10:56qui va partir de la porte d'Italie jusqu'à la porte de Vincennes,
11:00en lisière de Paris.
11:02Il faudra faire attention parce que c'est un parcours
11:04qui n'est pas un parcours qu'on peut voir habituellement.
11:07Vous avez juste le périph qui est à côté.
11:10Donc j'espère qu'il n'y a pas des fous furieux
11:11qui vont essayer de rentrer sur le périph.
11:14Alors que précédemment, le tracé accepté,
11:17c'était de la place de la Bastille,
11:18en direction de la place de la Nation.
11:20Et peut-être que ce parcours a été envisagé
11:23parce qu'il permettait de protéger les commerces dans le centre-ville.
11:27Mais vous avez quand même aux portes de Paris des commerces,
11:29c'est le premier point,
11:30qui n'ont pas eu le temps de se protéger.
11:33Et ça va être intéressant.
11:34Je pense que c'est parce que vous avez des avenues,
11:36des rues très larges au niveau de cette lisière de Paris.
11:41et donc ça va être plus facile pour les forces de l'ordre
11:45d'encadrer le cortège officiel.
11:48Mais gageons qu'il n'y ait pas des zinzins
11:50qui aillent sur le périphérique.
11:5511h43, on revient dans une seconde.
11:56Tout à fait, 01-80-20-39-21.
11:59Je me permets de vous rappeler le numéro du standard Europe 1
12:02qui vous est ouvert.
12:03C'est un appel non surtaxé.
12:04C'est également le même chemin si vous souhaitez communiquer avec nous sur WhatsApp.
12:0801-80-20-39-21.
12:10Et autres, de valez-vous, ça continue sur Europe 1 jusqu'à 13h.
12:12A tout de suite.
12:13Sous-titrage Société Radio-Canada

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