00:00Manlié Barre est avec nous, président de la cocarde étudiante.
00:03Hors antenne, je vous parlais de Assas.
00:05C'est formidable ce qui se passe à Assas.
00:07C'est-à-dire qu'Assas, qui est un bastion historique de la droite syndicale.
00:13Le seul bastion, c'était vraiment le village gaulois.
00:18Bon, aujourd'hui, cette semaine, Assas a été bloqué.
00:23Assas a vu Louis Boyard ovationné, c'était la star, Louis Boyard.
00:28Donc, je ne sais pas ce que vous faites dans les universités, monsieur Clément Lié Barre.
00:33Mais j'imagine que vous êtes devenu minoritaire.
00:37Comment ça s'est passé, vous qui êtes le président de la cocarde étudiante ?
00:40Peut-être préciser aux auditeurs ce qu'est la cocarde étudiante ?
00:42Alors, la cocarde étudiante est un syndicat étudiant patriote fondé en 2015.
00:46Sur le cas d'Assas, précisément, et sur les autres facultés considérées comme de droite qui ont été bloquées cette
00:51semaine,
00:51on a aussi eu l'Institut catholique de Paris.
00:54Une première dans son histoire.
00:55Une première dans son histoire, alors qu'ils avaient accueilli le pape il y a une semaine ou deux.
01:01Concernant ces universités-là, ce qui s'est passé, c'est qu'en début de semaine,
01:07toutes les universités francilaines ont été bloquées.
01:09Qu'est-ce qu'ont fait les administrations des universités ?
01:12Au lieu d'avoir du courage de refuser de se soumettre au blocage,
01:15de faire appel à la police, de donner des ordres aux sécurités des universités
01:19pour déloger les bloqueurs, déloger les casseurs,
01:22on a des images aujourd'hui de l'université à Nantes, à Rennes notamment,
01:25d'universités qui sont sans dessus-dessous,
01:27parce qu'elles ont été saccagées par l'extrême-gauche.
01:29Au lieu de ça, les universités ont fermé préventivement pour toute la semaine.
01:33Quelle conséquence ça a ?
01:34C'est que sur les groupes de promo, sur les groupes de blocage,
01:37à Assas, à l'ICP, à Dauphine,
01:39les gens disaient,
01:40oui, de toute façon, on ne sera pas assez nombreux,
01:42c'est Assas, on sera 5 ou 10,
01:44on est 5 ou 10 militants de gauche à Assas,
01:45ça ne va pas être assez pour bloquer.
01:47Et qu'est-ce que les leaders des organisations de gauche
01:50dans ces universités répondaient ?
01:52Vous inquiétez pas, il y aura des gens de Paris,
01:54il y aura des gens de Sciences Po,
01:56il y aura des gens de l'UPEC à Créteil,
01:58et il y aura des gens de Saclay.
02:00Donc ce qui se passe, c'est que comme les universités ont fermé préventivement,
02:03c'est les mêmes 50-100 personnes
02:05qui viennent bloquer toutes les universités parisiennes
02:08et déranger des milliers d'étudiants.
02:09Il y a encore une chose, Clément Libard,
02:12c'est que l'extrême-gauche syndicale
02:15est bien mieux mobilisée et mobilisable
02:18que la droite syndicale.
02:19Vous êtes des amateurs, M. Libard.
02:22Je ne suis pas d'accord.
02:23Je vous taquine un peu.
02:25Oui, bien sûr.
02:25Mais on a réussi à débloquer justement des universités
02:27en fin de semaine dernière et cette semaine,
02:30parce que justement, dans certaines universités,
02:33il n'y avait pas ces capacités de mobilisation là.
02:36Mais quand on a 50-100 personnes sur un blocage,
02:39c'est indébloquable.
02:40Et d'ailleurs, la police s'y est essayée,
02:42mais c'est compliqué, même pour les forces de l'ordre,
02:44parce qu'on a aussi ce phénomène-là
02:46d'étudiants qui se mettent assis par terre
02:48et qu'on ne peut pas déloger sans employer de grands moyens.
02:51C'est pas s'aligner.