00:01Europe 1
00:02Eliott de Valais-Vous
00:03Il est 11h18 sur Europe 1, merci d'être avec nous
00:05de nous rejoindre pour Eliott de Valais-Vous
00:0711h, 13h en direct, vendredi,
00:10samedi et dimanche, après 4 jours
00:12de violences urbaines en marge des blocus
00:13lycéens, qui va payer la facture ?
00:16Appelez-nous ou écrivez-nous sur
00:18Whatsapp, c'est le même chemin, 0 1
00:1980 20 39 21, comme l'a fait
00:21Chloé, notre auditrice, à qui on allait donner la parole
00:24juste avant la pause. Et en studio,
00:26nous sommes toujours avec Alexandre Devecchio et Thomas Bonnet
00:28nous avons également deux invités
00:30concernés par ces émeutes,
00:32puisque Axel Ronde du syndicat CFTC
00:34Police était avec nous
00:36et Rubens Strachan
00:38également délégué national
00:40uni. Chloé est en direct
00:42avec nous. Chère Chloé, la première
00:44question, bonjour Chloé,
00:46qu'on se pose, c'est qui va casquer ?
00:48Parce qu'aujourd'hui
00:50on ne connaît pas encore
00:52le bilan des courses, mais
00:54on sait que ça va se chiffrer
00:56en dizaines de millions d'euros
00:57et si ça se poursuit, en centaines
00:59peut-être de millions d'euros.
01:01Qui va contribuer ?
01:03C'est les contribuables,
01:04c'est tous les français,
01:05y compris les parents des casseurs.
01:08Et puis qui va payer également ?
01:09C'est les lycéens
01:10qui détruisent tout en réalité.
01:12Donc, ils brûlent leur lycée,
01:15donc ils ne vont pas pouvoir aller en cours.
01:19D'un côté, ils disent
01:20qu'il manque de moyens,
01:23les établissements
01:24sont dégradés et en même temps
01:25ils mettent le feu
01:27à leur établissement,
01:28ce qui est incohérent.
01:30Voilà, donc moi je suis parent,
01:32donc j'ai deux enfants,
01:3319 et 20 ans,
01:34qui sont étudiants.
01:35Et je bouillonne un petit peu
01:37dans mon coin parce que
01:38j'en ai marre en fait
01:39de voir l'état de la France.
01:41On a l'impression
01:42qu'il n'y a pas de président
01:43qui dirige ce pays.
01:45La France est une grande
01:46cour d'école où il n'y a aucune autorité,
01:48où chacun fait ce qu'il veut.
01:50Voilà, donc je trouve ça regrettable,
01:53toute cette violence.
01:54Moi, je pense que c'est un manque
01:55d'éducation des parents,
01:56tout simplement.
01:57Ça, c'est la première chose.
02:00Et ce que je trouve regrettable,
02:01c'est que vraiment,
02:02il y a de véritables revendications
02:04qui sont réelles.
02:05Les profs absents,
02:06les problèmes avec les alternances.
02:09Mais celle-ci, elle est étouffée
02:10en fait par cette violence
02:11et ces revendications
02:12qui n'ont strictement rien à voir
02:14avec l'éducation nationale.
02:16Notamment, on voit la Palestine,
02:17nous sommes des enfants de Casa,
02:19qu'ils aillent à Casa
02:20pour voir s'ils vont être mieux lotis
02:22qu'en France.
02:23J'ai tellement de choses à dire,
02:25mais je ne vais pas avoir le temps.
02:27Voilà, moi, mes enfants,
02:29pendant qu'il casse...
02:29Ils ont quel âge,
02:30vos enfants, Chloé ?
02:31Alors moi, j'ai mon fils
02:33qui a 19 ans,
02:34donc il est en deuxième année
02:36de PTSI en prépa.
02:38Donc PTSI, c'est physique,
02:39technologie et sciences de l'ingénieur.
02:41Donc il est à Maud.
02:43Et lui, il avait cours cette semaine ?
02:45Ben voilà.
02:46Donc moi, parce qu'il est en internat du coup,
02:49parce qu'il a préféré être sur place,
02:51c'est quand même plus pratique.
02:52Oui, c'est sûr.
02:53Et donc j'ai dû,
02:55comme j'ai appris
02:56qu'il y a des lycéens
02:56qui sont organisés
02:58pour aller foutre le bazar
03:00devant le lycée,
03:01parce qu'en fait,
03:02comme a dit la survient,
03:03qu'ils cherchent à rentrer à l'intérieur.
03:05Et donc moi,
03:06pour une question de sécurité,
03:08j'ai décidé d'appeler l'interne
03:09à 22h.
03:10Et j'ai dit, voilà,
03:12est-ce qu'il n'y a plus de récupérer mon fils ?
03:13Donc mon mari a été le chercher.
03:15Et donc, il est à la maison.
03:17Donc ils ont cours en distanciel.
03:18En distanciel.
03:19Le confinement sécuritaire.
03:21Voilà.
03:21C'est ça.
03:21Alors moi, le problème,
03:22c'est que...
03:22Les enfants ont vécu
03:23le confinement sanitaire
03:26et par prévention,
03:28et j'entends la mère de famille
03:30inquiète que vous êtes,
03:32a opté pour le confinement sécuritaire.
03:34C'est-à-dire que vous avez des casseurs,
03:36des racailles
03:37qui pouvaient s'en prendre
03:38dans un établissement comme le vôtre,
03:40dans lequel il y avait votre enfant.
03:42Et par sécurité,
03:43vous avez décidé de dire,
03:44mon enfant, il revient à la maison.
03:46Tout à fait.
03:47Et moi, ce qui m'agace,
03:48c'est que moi,
03:48en tant que maman,
03:50et puis même mon mari,
03:51on a donné une bonne éducation
03:52aux enfants dès le plus jeune âge.
03:54Voilà.
03:55Parce que c'est important.
03:56Même pour eux, plus tard.
03:59Et puis, à cause de ces jeunes
04:01qui ne veulent rien faire,
04:04qui cassent tout,
04:05qui sont violents,
04:05qui n'ont pas d'éducation,
04:07c'est nos enfants qui subissent.
04:09Parce que moi,
04:09mes enfants, ils veulent travailler.
04:11Là, à l'heure où je vous parle,
04:12il est à la médiathèque.
04:14À la bibliothèque,
04:15en train de travailler.
04:17Donc, voilà.
04:17Et puis, je voulais aussi souligner
04:19quand même la France insoumise,
04:22qui est un parti problématique.
04:24Parce qu'ils incitent à la haine,
04:25en réalité.
04:26Donc, voilà.
04:28Ils ne sont pas dans la bienveillance,
04:29en réalité,
04:30parce qu'ils tirent les jeunes vers le bas.
04:32Donc, pour moi,
04:33ils les manipulent.
04:35Et puis,
04:36on a vu aussi
04:36les drapeaux palestiniens
04:38et des propos antisémites.
04:40Parce que je trouve ça très grave.
04:42Et à la fille...
04:43Ce n'est pas beaucoup relayé
04:44dans les médias,
04:45ce qui est effectivement
04:46les actes antisémites.
04:47sur le chemin de l'antisémitisme,
04:49c'est une réalité.
04:50Bon.
04:51Merci de nous avoir appelés,
04:53chère Chloé.
04:54Et je viens juste à dire la police.
04:55Moi, je viens
04:56j'ai grandi près de Guerre-Charcelle.
04:58Et je voulais dire
04:59à quel point la police
05:00est essentielle.
05:01Parce qu'on voit
05:02l'augmentation de la délinquance
05:03et le communitaire.
05:04Merci la police,
05:05on vous aime.
05:06Eh bien, chère Chloé,
05:07merci.
05:08Et je crois que ça touche
05:09également,
05:10et surtout,
05:11Axel Ronde,
05:12porte-parole
05:13CFTC Police
05:14et responsable syndical.
05:16On va parler de ces policiers
05:17qui sont agressés.
05:18Plus de 300 policiers
05:19et gendarmes
05:20ont été blessés
05:20ces quatre derniers jours.
05:22Les dernières informations,
05:23elles sont là aussi
05:25très inquiétantes.
05:26Vous avez
05:27à Lille,
05:28et c'est Amoré Buco
05:29qui nous le signale,
05:30la fille d'un policier
05:31de la BAC
05:31qui est menacée
05:32par des élèves
05:33de son lycée.
05:34La famille envisage
05:35de déménager.
05:36Voilà ce qui est en train
05:37de se passer aujourd'hui.
05:38Il y a un policier
05:39hier à Belfort
05:40qui a été lynché.
05:41Mais je voudrais
05:42revenir aussi
05:43sur la France
05:43des honnêtes gens.
05:44C'est la France
05:44de cette jeunesse
05:46qu'on a pu voir
05:47mobiliser massivement
05:48le week-end dernier.
05:49Il y a une belle jeunesse
05:50en France.
05:50Il y a une jeunesse
05:51pleine d'énergie,
05:53d'enthousiasme,
05:54d'espérance.
05:55Ils étaient 800 à 900 000
05:56sur les Champs-Élysées
05:57samedi.
05:58Il y en a qui ont envie
05:59de bosser,
06:00qui subissent
06:01les pressions
06:02de ces minorités
06:03qui sont de plus en plus
06:05nombreuses,
06:06ces minorités.
06:08Rubens Strachan,
06:09vous le délégué
06:09National-Uni,
06:10vous êtes contre
06:11ce qui est en train
06:12de se passer,
06:13bien évidemment.
06:14Évidemment,
06:14nous sommes à la fois
06:15contre tous les blocages,
06:16mais aussi contre
06:17toutes les violences
06:18qu'il peut y avoir
06:19en marge de ces blocages.
06:22Il y a une immense majorité
06:23en réalité de lycéens,
06:24d'étudiants,
06:25qui veulent aller en cours,
06:26qui en ont marre
06:27de cette situation,
06:28qui sont contre
06:28les violences.
06:30Mais je tiens absolument
06:31à le dire,
06:32il faut arrêter de dire
06:33que c'est un mouvement lycéen,
06:35c'est un mouvement
06:36qui est dirigé
06:36par l'extrême-gauche,
06:37qui est piloté
06:38par l'extrême-gauche.
06:38Sur tous les blocages,
06:40on voit des responsables
06:42de syndicats
06:43d'extrême-gauche étudiants,
06:44des responsables
06:45de la France insoumise
06:46qui viennent coordonner
06:48les choses,
06:48donner des consignes
06:49aux étudiants
06:50et aux lycéens
06:51qui, en fait,
06:52pour ceux qui participent
06:53à tout ce mouvement,
06:54sont leurs idiots utiles.
06:55En réalité,
06:56ils servent leur cause.
06:58Il y a quelques jours,
06:59on a lancé
07:00une grande pétition
07:01à l'Uni
07:01contre les blocages,
07:03justement,
07:04pour dire stop au blocage.
07:05On a des milliers
07:06de lycéens,
07:07des milliers d'étudiants
07:07qui l'assignent,
07:08qui nous contactent
07:09en nous disant
07:10que c'est absolument scandaleux
07:11et qu'ils veulent tout simplement
07:13pouvoir étudier en paix.
07:15Et je précise
07:16que votre syndicat
07:17est présent
07:18dans les universités,
07:19il est également présent
07:20dans les lycées.
07:21Tout à fait.
07:21Et en revanche,
07:23hier,
07:23lorsqu'il y a eu
07:24grande réunion
07:25avec le ministre
07:26de l'Éducation nationale,
07:28vous n'étiez pas invité,
07:30vous n'étiez pas convié.
07:31Nous n'avons pas été conviés
07:32pour la réunion
07:34avec le ministre.
07:35Mais casser quelques voitures
07:36et peut-être que vous serez convié demain.
07:38Impossible.
07:38Après, ce ne sont pas nos méthodes.
07:40Voilà.
07:40Essayez de brûler
07:41quelques voitures,
07:42de brûler quelques portes
07:43d'établissement scolaire
07:44et peut-être que vous serez sollicité
07:46par le ministre
07:47de l'Éducation.
07:48Dans les jours à venir,
07:49nous avons un rendez-vous
07:51avec le ministre
07:52de l'Enseignement supérieur.
07:54Par contre,
07:54celui de l'Éducation nationale
07:56ne nous a pas conviés.
07:57Nous sommes également
07:59en direct
08:00avec les auditeurs d'Europe 1,
08:01bien évidemment,
08:02au 01-80-20-39-21.
08:04Laurent est avec nous.
08:05C'est un rochelet.
08:06Bonjour Laurent.
08:07Oui, bonjour Eliott.
08:09Merci de nous appeler,
08:11cher Laurent.
08:11On va pouvoir échanger ensemble
08:14dans quelques instants
08:15plus longuement.
08:16Mais vous,
08:17votre beau-fils,
08:18n'a même pas pu rentrer
08:19dans son lycée hier ?
08:20Pas du tout.
08:21Non, non.
08:22Mon beau-fils est au lycée
08:23privé Fennon
08:24à Notre-Dame,
08:25à La Rochelle.
08:26Et jeudi,
08:27il était bloqué
08:28par un autre lycée public
08:29doté.
08:31Et du coup,
08:32c'est même sa maman
08:32qui a dû aller le chercher
08:34parce qu'il était coincé
08:35entre la police
08:36et les émeutiers.
08:38Et ce que je veux dire aussi,
08:39c'est que surtout,
08:40ce qu'il me disait,
08:41c'est qu'il y avait
08:42des militants et des filles
08:43qui distribuaient des badges
08:44des autocollants
08:45pour les coller
08:46sur les vêtements.
08:47Et ces militants
08:48étaient équipés aussi
08:49de mégaphones.
08:50Parce qu'ils étaient
08:51derrière les manifestants
08:52pour expliquer
08:52comment se protéger
08:53contre les gaz,
08:55les climogènes,
08:55etc.
08:58C'est indécent.
09:00Et ce qui est intéressant,
09:02c'est que la France insoumise
09:03essaye de se dédouaner
09:05des violences
09:06auxquelles peuvent être
09:08confrontées les forces
09:09de l'ordre,
09:10les membres du personnel scolaire
09:13et la casse, bien sûr.
09:16Et vous avez des témoignages
09:17qui se multiplient,
09:18qui montrent l'union dangereuse
09:21entre les groupuscules
09:23d'extrême-gauche
09:24présentes à ces manifestations.
09:26Et des responsables,
09:27soit aux gradés,
09:28soit des militants,
09:30de la France insoumise
09:31jusqu'aux renseignements
09:32territoriaux,
09:33jusqu'aux services
09:34de renseignement français.
09:35Vous dites Axel Ronde,
09:36bien sûr.
09:36Mais on le constate,
09:38vous savez,
09:38il y a des boucles
09:39Instagram, Snapchat,
09:41des lycées concernés.
09:42Et à chaque,
09:43sur chaque lycée,
09:45vous avez des référents
09:46LFI
09:46ou d'extrême-gauche
09:48qui sont présents
09:49et qui coordonnent
09:50finalement l'action
09:51et qui vont même
09:52demander aux élèves
09:54quelle action
09:54ils vont mettre en place.
09:55Et s'ils veulent un député
09:57de la LFI
09:57qui se déplace
09:58ou un représentant
09:59de la LFI
10:00qui se déplace
10:00sur le blocus.
10:02Donc on voit très bien
10:03qu'il y a LFI
10:05aux manettes,
10:06l'extrême-gauche
10:07est aux manettes
10:08et de toute façon,
10:09les individus qu'on interpelle
10:11sont souvent connus
10:12déjà pour des actes,
10:15enfin,
10:15ils sont connus
10:15pour être dans des mouvances
10:17d'extrême-gauche.
10:18Donc il faut qu'ils arrêtent
10:19de nous dire
10:20qu'ils ne sont pas responsables.
10:21S'ils le sont,
10:22on le sait très bien
10:23et les renseignements
10:24l'ont bien identifié.
10:2511h28,
10:26on revient dans un instant
10:27sur Europe 1.
10:29Qui doit payer
10:30les réparations ?
10:32Qui doit payer
10:32les dégâts ?
10:33Ça se chiffre
10:34à plusieurs dizaines
10:35de millions d'euros
10:36pour l'instant
10:36sur l'ensemble du territoire
10:37parce que
10:38pas un département
10:39n'a été épargné
10:41par ces violences
10:42ces derniers jours.
10:43Et nous poserons
10:44la question aux auditeurs
10:45dans quelques instants.
10:46A tout de suite sur Europe 1.
10:47Au 01-80-20-39-21
10:49ça se passe aussi bien
10:50par téléphone
10:50que sur WhatsApp.
10:51A tout de suite
10:52et les autres de Valais-vous
10:52c'est jusqu'à 13h.