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  • il y a 5 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Il est midi 19, merci d'être avec nous, de nous rejoindre à l'instant sur Europe 1 pour la
00:04suite d'Eliott de Valevaux.
00:05Nous sommes en direct, on continue de parler des suites de ces violences dans toute la France cette semaine en
00:09marge d'une revendication lycéenne
00:11et du communiqué du syndicat de la magistrature qui condamne la réponse du gouvernement face à ces événements,
00:16les jugeant inadaptés et à vocation répressive pour faire, je cite, « taire la jeunesse ».
00:21Un communiqué condamné par le premier flic de France, Laurent Nunez, qui a tweeté il y a moins d'une
00:27heure
00:28en disant, face à des accusations graves et sans fondement d'intervention,
00:33soi-disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre,
00:37il cite, « se communiquaient les jeunes racisés issus des quartiers populaires »,
00:40je veux évidemment m'inscrire en faux et à nouveau apporter tout mon soutien aux forces de l'ordre.
00:45Il parle d'un communiqué très grave et très inquiétant.
00:49Et si vous nous rejoignez à midi 19, nous étions en direct avec le secrétaire général du syndicat
00:56des commissaires de la police nationale, qui est le syndicat majoritaire des commissaires de police,
01:02Frédéric Lauz, qui parle d'un instant extrêmement grave, non pas contre la police,
01:08mais contre les institutions, après ce communiqué du syndicat de la magistrature,
01:12appelle le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à réagir au plus vite
01:16et saisir le Conseil supérieur de la magistrature.
01:20Il en appelle également au président de la République en invoquant l'article 64 de la Constitution.
01:27Et il explique qu'aujourd'hui, on est dans une bascule où nous avons des magistrats militants
01:34dans un contexte des meutes urbaines.
01:36Et ce sont ces mêmes syndicats, ces mêmes magistrats,
01:39qui représentent 30% des magistrats syndiqués,
01:43ou qui ont voté aux élections syndicales,
01:4630% de ces magistrats, et qui viennent discréditer une corporation
01:53qui fait ce qu'elle peut dans une grande majorité,
01:55avec beaucoup de talent, avec peu de moyens,
01:57et énormément de courage.
01:59Donc je pense que ça va être l'un des sujets majeurs de ces prochaines heures,
02:03de ces prochains jours, de savoir qu'est-ce qu'on fait du syndicat de la magistrature,
02:07Georges Fénèque.
02:07Tout ça, en fait, n'est pas nouveau.
02:09Souvenez-vous, pour l'affaire Naël,
02:10il y avait eu cette contre-circulaire qui avait été diffusée dans l'ensemble des tribunaux
02:16par le syndicat de l'administrature,
02:18contre-circulaire à celle de M. Éric Dupont-Moretti,
02:22qui disait, mais attention, ce n'est pas les émeutiers,
02:25d'ailleurs, il ne faut pas les appeler des émeutiers, mais des révoltés,
02:28donc vous voyez bien toute la nuance,
02:30qu'il faut poursuivre, ce sont les policiers qu'il faut poursuivre.
02:32En gros, c'était ça, dans cette contre-circulaire.
02:35Donc vous avez effectivement un syndicat, je ne peux pas dire factieux,
02:39ce serait trop fort, mais qui ne respecte pas cette séparation des pouvoirs
02:43et qui empiète totalement sur le politique.
02:46On ne peut pas accepter ça.
02:48Je pense que c'est deux choses l'une,
02:49où effectivement, on a le courage de dire,
02:52il faut quand même réfléchir à une dissolution de ce syndicat,
02:56ou trouver d'une manière ou d'une autre le moyen de l'empêcher de faire de la politique.
03:01C'est surtout ça, le but.
03:03Hubert est en direct avec nous, il nous appelle depuis la Normandie.
03:07Si vous souhaitez réagir, 01-80-20-39-21.
03:11Bonjour Hubert.
03:12Oui, bonjour Elio.
03:14Merci d'être en direct avec nous.
03:15Vous avez entendu Frédéric Claus il y a quelques instants ?
03:18Ah bah oui, bien sûr, je vous ai écouté religieusement, comme on dit.
03:24Je suis, c'est vrai, ce conseil de la magistrature,
03:28il faut le dissoudre.
03:29Il faut le dissoudre.
03:30Attendez, un syndicat, c'est fait pour faire du syndicat.
03:33C'est pas fait pour faire de la politique.
03:36La politique, c'est notre Assemblée Nationale, notre CNA, point barre, c'est le gouvernement.
03:41Moi, ces gens-là, il faut dissoudre ces gens-là.
03:44Ils ont pas à prendre position.
03:46Et je suis tout à fait d'accord avec certains
03:48qui disent que demain, si on se retrouve devant ces gens-là,
03:52comment ils vont nous juger ?
03:53Ils seront capables de nous mettre en prison
03:55ou de nous condamner pour un oui ou pour un non ?
03:58Si c'est pas la démocratie, bravo.
04:01Merci, M. Macron.
04:03Alors moi, Eliott, c'est pas pour ça que je voulais intervenir.
04:07Je voulais féliciter Farid que vous avez interviewé
04:12au sujet des lycées.
04:15Il a un garçon qui est au lycée
04:17et qui est dans un lycée privé.
04:21Et je lui reconnais cette qualité.
04:24C'est de reconnaître que pour un, on va dire, un cabine,
04:30de reconnaître que notre pays est, comment dire,
04:37est sûr, comment dire,
04:40c'est aussi de respecter les sensibilités des uns et des autres.
04:46Et moi, ce que je voulais dire,
04:48c'est que vous devriez de plus en plus interroger
04:52les gens d'origine étrangère
04:54pour leur demander leur avis.
04:56Parce que je pense que c'est ça qui est important.
04:58Mais sachez, Hubert, que déjà,
05:02que ça soit, on le fait...
05:04Moi, je ne réfléchis pas, si vous voulez,
05:07lorsque je fais intervenir des gens.
05:09La parole, elle est libre pour tout le monde,
05:12ouverte à tout le monde.
05:13et je ne réfléchis pas, si vous voulez,
05:16quand je construis un plateau
05:17ou quand je donne la parole aux gens,
05:19à savoir s'ils sont d'origine étrangère ou non.
05:24Je ne les prends pas pour ce qu'ils sont,
05:26mais pour ce qu'ils font.
05:27Vous voyez ce que je veux dire, Hubert ?
05:29Et quiconque souhaite prendre la parole,
05:32il peut la prendre.
05:33Et quiconque peut être invité sur ce plateau
05:35le sera, évidemment,
05:36en fonction non pas de ce qu'il est
05:38ou ce qu'il représente physiquement
05:41de culture ou d'histoire,
05:42mais plus pour ce qu'il dit,
05:44ce qu'il a pu faire,
05:46quels sont ses engagements.
05:48Voilà, c'est ça qui m'importe.
05:50Et puis, on a des plateaux extrêmement pluriels,
05:53vous savez, sur l'antenne de repas
05:55et également sur CNews.
05:58La diversité est fortement représentée,
06:00bien plus que dans des médias mainstream
06:03qui se permettent de faire des leçons de morale
06:06à tout le monde.
06:07Je ne pense qu'à une seule émission,
06:09je pense à Quotidien, tiens, pour les saluer.
06:11Ah oui, tout à fait, vous avez raison.
06:13Vous avez pour rappeler tout ça,
06:14les Cohen, les...
06:15Oui, oui, les uns et les autres,
06:17là, oui, c'est...
06:19Bon, bref, toujours est-il que...
06:21Oui, non, non, mais je me doute
06:23que vous faites...
06:26Comment dire ?
06:26Vous écoutez toutes les paroles
06:29des uns et des autres,
06:29ça, c'est bien.
06:31Quelque part, c'est ça, la diversité.
06:33Et puis, la dernière chose
06:34que je voulais dire,
06:35c'est que les classeurs, là,
06:38parce que, bon, dans le lot,
06:40il y a des lycéens,
06:41il y a peut-être sûrement,
06:42peut-être des revendications,
06:45mais on ne met pas le feu à son lycée
06:46ou à son collège pour ça, quoi.
06:49Alors, donc là, on a...
06:51Quand les policiers arrêtent...
06:55Oui, les classeurs, là,
06:57on a les noms, les adresses,
06:58et là, on envoie les factures aux parents.
07:01Voilà, pour payer les parents
07:03des familles de délinquants ?
07:05Eh bien, bien sûr.
07:06Et puis, attendez,
07:07et les ITT des policiers
07:09qui vont se retrouver à l'hôpital
07:11ou en arrêt, là,
07:12pour faire payer la classe
07:15à tout ça, aux parents,
07:16leur dire, mais attendez,
07:17mais qu'est-ce que c'est
07:18que ce truc-là ?
07:19Moi, mes parents,
07:20quand j'avais 15 ans,
07:22mes parents, je peux vous dire
07:23qu'ils ne se seraient pas occupés.
07:26Ils n'auraient pas demandé
07:27appel à la justice ou à la police.
07:29Ils ont réglé le problème.
07:31Et pas spécialement chez moi,
07:33chez tous les autres.
07:34D'ailleurs, moi,
07:35ce que je peux vous dire,
07:36Eliott,
07:37quand j'avais 15 ans,
07:40quand on voyait les...
07:41Comment on dit ?
07:42Les képis arriver dans notre village,
07:44on se demandait
07:44qu'ils ne venaient pas
07:45pour nous chercher.
07:46C'est pour vous dire
07:46qu'on craignait tout ça.
07:49J'entends bien.
07:50Eh bien, je vous remercie
07:50pour votre témoignage, Hubert.
07:52Il est midi 27.
07:53On revient dans quelques instants
07:55pour la suite d'Eliott de Valais-Vo.
07:56À tout de suite.
07:57Sous-titrage Société Radio-Canada
08:00Sous-titrage Société Radio-Canada

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