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00:00Sion Europe 1
00:00Europe 1, il est 13h
00:08Europe 1 Info
00:0913h, 14h
00:11Clélie Mathias
00:12Bonjour à tous et merci d'écouter Europe 1 Info, quel plaisir de vous retrouver.
00:16On est ensemble pour une heure d'info et de débats avec les chroniqueurs Europe 1.
00:20Bien sûr, comme d'habitude, on commence par le grand journal de la mi-journée.
00:23En ce vendredi 11 septembre, un Soudanais sous OQTF
00:26suspecté d'avoir tabassé à mort un homme près de la Défense à la fin du mois d'août.
00:30Plus d'informations à suivre.
00:325% de déficit, ce n'est plus une option, on n'y arrivera pas,
00:36reconnaît le ministre de l'Économie au lendemain de la publication des mauvaises prévisions de croissance de l'INSEE.
00:41Le chômage repart aussi à la hausse.
00:43L'occasion de se pencher sur le bilan d'Emmanuel Macron concernant l'emploi en France.
00:47Le pouvoir d'achat des Français est également en berne, avec notamment des prix des carburants au plus haut.
00:52A propos de l'essence trop chère, songez-vous à passer à l'électrique.
00:56Eh bien, c'est la question européenne du jour.
00:58Vous pouvez voter, donner votre avis sur le site et l'appli européen.
01:01Et pour l'instant, vous dites non assez largement.
01:04Vous avez peut-être vu les images de ces 2977 drones
01:09qui ont recréé hier soir les tours du World Trade Center dans la skyline new-yorkaise pour les 25 ans
01:14du 11 septembre.
01:15Nombreuses commémorations prévues aujourd'hui.
01:17Et dans ce journal, on fera le point sur la nébuleuse djihadiste un quart de siècle après ces attentats.
01:22En santé, avez-vous entendu parler de l'UPATCH ?
01:26C'est une innovation qui pourrait, à terme, être très utile aux femmes enceintes notamment.
01:30On verra pourquoi avec Brigitte Millau dans sa chronique dans un quart d'heure.
01:34La tendance météo avec vous, Marie Linero, bonjour.
01:36Bonjour Clélie.
01:37Alors cette tendance, on va avoir de faibles pluies sur le nord-ouest jusqu'à la Belgique.
01:41Mais malgré tout, des températures agréables et même très estivales.
01:44Sur le sud, météo complète et en détail après le journal.
01:50On commence ce journal avec ce drame qui s'est noué fin juillet à l'hôpital de la Tour du
01:54Pain en Isère.
01:55On le découvre seulement maintenant.
01:57Un homme de 75 ans atteint de sclérose en plaques a agonisé durant de longues minutes dans sa chambre,
02:03sous les yeux de sa femme et de sa fille, sans qu'aucun personnel soignant n'intervienne à aucun moment.
02:08Bonjour Jean-Luc Boujon.
02:10Bonjour Clélie, bonjour à tous.
02:11Vous êtes le correspondant en Auvergne-Rhône-Alpes d'Europe 1 et malgré les appels de détresse de sa famille,
02:16personne n'est venu au secours de cet homme.
02:19Oui, situation absolument hallucinante.
02:21Le 29 juillet dernier, Yves Casas, 75 ans, hospitalisé en long séjour, voit son état se dégrader subitement.
02:29Il ne peut plus parler et a beaucoup de mal à respirer.
02:32Mais les infirmières semblent prendre les choses avec beaucoup de détachement,
02:35évoquant le possible passage d'un médecin seulement le lendemain.
02:38L'une d'entre elles administre tout de même deux médicaments au patient,
02:42un antibiotique et un autre contre la tachycardie,
02:45mélangé dans une cuillère de compote, drôle de façon de faire avec un patient qui respire mal.
02:51Et puis ensuite, plus rien, plus personne ne vient voir Yves dans sa chambre.
02:55La relève promise n'arrive pas et Yves commence à suffoquer.
02:59Son épouse et sa fille appellent à l'aide, raconte l'avocat de la famille, maître Philippe Courtois.
03:04Elles se sont précipitées dans les couloirs pour tenter de trouver du personnel soignant.
03:09Il n'y avait personne, ils ont frappé à toutes les portes, personne ne répondait.
03:12Elles ont même crié dans les couloirs.
03:14Sa fille est descendue d'un étage et remontée d'un autre pour tenter de trouver quelqu'un sans réponse.
03:18Elles ont même appelé le standard directement.
03:21Personne ne répondait non plus.
03:22Et ça a duré plus de 20 minutes avant que quelqu'un daigne venir.
03:26Et malheureusement, c'était trop tard.
03:27Très clairement, on était face à un hôpital fantôme.
03:29Alors un médecin arrivera effectivement un peu plus tard s'excusant d'un dysfonctionnement dans l'hôpital ce soir-là.
03:35La famille a porté plainte.
03:37La direction de l'établissement nous fait savoir ce midi qu'elle se tient à la disposition de la justice
03:41pour faire toute la lumière sur cette affaire.
03:44Merci Jean-Luc Bougeon.
03:46Et à Putot, un homme a été tué lors d'un vol de téléphone par un clandestin.
03:50Oui, un soudanais sous OQTF qui a été mis en examen lundi.
03:54Il est soupçonné d'avoir tué ce jeune trentenaire.
03:57C'était à la fin du mois d'août à Putot.
03:58La victime, d'abord retrouvée avec de nombreuses plaies au visage, a succombé à ses blessures quelques jours plus tard
04:03à l'hôpital.
04:04Une agression particulièrement violente.
04:06Bonjour Antoine Bienvaux.
04:07Bonjour Clélie, bonjour à tous.
04:08Que sait-on précisément du déroulé des faits ?
04:10Eh bien tout commence dans la nuit du 23 août.
04:13Le suspect, un soudanais de 25 ans en situation irrégulière, arpente une passerelle qui relie le parvis de la défense
04:20à Putot dans les Hauts-de-Seine.
04:21Dans l'obscurité, il croise alors sa victime, Étienne Drouin, 31 ans, et l'agresse violemment vraisemblablement pour lui voler
04:29ses affaires.
04:30Plusieurs coups puissants sont portés à Étienne, laissés au sol inanimé avec plusieurs plaies sur le visage.
04:36L'agresseur, lui filmé par la vidéosurveillance, repart avec le sac et le téléphone de la victime avant de disparaître.
04:43Retrouvé par des riverains, le jeune Étienne est transporté à l'hôpital mais décède neuf jours plus tard d'un
04:48traumatisme crânien.
04:50Après sa mort, l'enquête s'accélère.
04:52De l'ADN est retrouvé sur le switcher de la victime, un élément déterminant qui va permettre d'identifier son
04:58agresseur à son domicile fixe habitué du quartier.
05:01Le 5 septembre, il est ainsi arrêté, proche des lieux du crime, mis en examen pour violences ayant entraîné la
05:09mort.
05:09Il a jusqu'ici ni en bloc toute implication dans les faits.
05:12La justice a décidé de le placer en détention provisoire en ordonnant une expertise psychiatrique pour éclaircir son profil.
05:20Merci beaucoup pour ces précisions, Antoine Bienveau.
05:22L'économie française décroche.
05:24A rebours du reste de l'Europe qui repart, la croissance française, elle, ne devrait pas dépasser 0,4%
05:30en 2026 selon l'INSEE, contre les 0,7% prévus.
05:34Ce qui a amené le ministre de l'économie, Roland Lescure, à dire ce matin que la France aura un
05:39déficit supérieur à 5% en 2026, contrairement à l'objectif initial annoncé.
05:44A cela s'ajoute un recul du pouvoir d'achat et un chômage à la hausse de 8,3%
05:50aujourd'hui à 8,6% annoncé à la fin de l'année.
05:53A l'approche de la fin des deux mandats d'Emmanuel Macron, le bilan sur l'emploi vire à l
05:58'échec Alexis Delafontaine.
05:59Oui, pendant les premières années d'Emmanuel Macron, le chômage a nettement reculé, passant de 9% à 7,2
06:06% en 2020.
06:07Une baisse due en partie aux réformes engagées par François Hollande, comme les lois travaillent.
06:12Mais depuis plusieurs années, la tendance s'est inversée.
06:16Le taux de chômage remonte inéluctablement trimestre après trimestre.
06:20Selon l'INSEE, il devrait atteindre à 8,6% d'ici la fin de l'année.
06:24Plus préoccupant encore la situation, des jeunes, 21% des moins de 25 ans ne travaillent pas.
06:30C'est trois fois plus qu'en Allemagne et bien plus que la moyenne européenne.
06:35Depuis la dissolution ratée, la baisse des investissements et la hausse des impôts, la situation ne fait qu'empirer.
06:41Résultat, dix ans après son arrivée au pouvoir, le bilan d'Emmanuel Macron sur l'emploi reste mitigé.
06:47Un bon début, mais rattrapé par une mauvaise gestion.
06:51Et aujourd'hui, une question reste en suspens.
06:53A son départ de l'Elysée, Emmanuel Macron aura-t-il à diminuer ou augmenter le chômage ?
06:58Alexis Delafontaine, du service politique d'Europe 1.
07:01La suite du journal dans un instant avec les 25 ans des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.
07:05Et cette question, que reste-t-il d'Al-Qaïda ?
07:07Tout de suite, il est 13h06 sur Europe 1.
07:1113h, 14h.
07:12Europe 1.
07:13Joue le vélo.
07:14La suite du journal de Clélie Mathias.
07:20C'est nous aujourd'hui, nous sommes le 11 septembre, 25 ans après.
07:24Ce même jour en 2001, deux avions étaient projetés sur les tours jumelles du World Trade Center.
07:28Un troisième sur le Pentagone, un quatrième s'écrase en race campagne.
07:32Près de 3000 morts.
07:33Et une traque, celle d'Oussama Ben Laden.
07:35Elle aura duré dix ans et s'achèvera par la mort du chef d'Al-Qaïda à une cinquantaine de
07:40kilomètres d'Islamabad au Pakistan.
07:41William Molinier, 25 ans après, où en est Al-Qaïda ?
07:45Vous nous dites que la nébuleuse terroriste islamiste a survécu à la guerre contre la terre à or menée par
07:50les Etats-Unis et leurs alliés.
07:51Al-Qaïda est toujours active, mais sous une autre forme.
07:54Plutôt qu'une centrale pilotée par un chef charismatique,
07:57l'organisation terroriste se décline en plusieurs sous-groupes régionaux et autonomes.
08:01Ils combattent sous la même bannière.
08:03Le nouveau centre de gravité se trouve désormais en Afrique, au Sahel notamment.
08:08Le Jnim, affilié à Al-Qaïda, étant son emprise au Mali et pousse vers les pays du Golfe de Guinée.
08:14En Somalie, les shébabs restent puissants.
08:16Au Yémen, Al-Qaïda, dans la péninsule arabique, monte de nouveau en puissance.
08:21Les Etats-Unis ont gagné la guerre contre l'Al-Qaïda de Ben Laden.
08:24Ils ont décapité son commandement, détruit ses sanctuaires et réduit sa capacité à organiser des attentats complexes en Occident.
08:32Mais la marque a survécu.
08:34Elle s'est fragmentée, déplacée, enracinée dans les guerres locales.
08:37Et elle n'a pas pour autant abandonné son objectif initial.
08:41L'ONU considère aujourd'hui encore que la nébuleuse conserve l'ambition de mener des attaques extérieures spectaculaires.
08:48William Molinier du service Police Justice d'Europe.
08:51Du côté des commémorations prévues aujourd'hui aux Etats-Unis,
08:53le vice-président G.D. Vance sera à New York aux côtés des quatre anciens chefs d'État américains encore
08:58en vie.
08:59Joe Biden, Barack Obama, Bill Clinton et George W. Bush.
09:02Donald Trump, lui, a fait le choix d'assister à une autre cérémonie au Patagone.
09:06Et la réponse de Xenia Fedorova au signalement de Laurent Nunez.
09:10Dans une lettre adressée hier au président de l'ARCOM, le ministre de l'Intérieur menace CNews de sanctions pénales
09:15en cas de retour de la chroniqueuse russe à l'antenne.
09:17Celle-ci, actuellement à l'étranger, est toujours sous le coup d'une expulsion de France pour atteinte aux intérêts
09:23fondamentaux de l'État.
09:24Alexandre Cheveau, l'avocat de Xenia Fedorova, a riposté hier soir dans un communiqué.
09:28Oui, et pour la défense de Xenia Fedorova, maître Pivnica cite Laurent Nunez lui-même,
09:33qui au mois de juillet dernier devant le tribunal administratif de Paris,
09:37indiquait, je cite, que les décisions litigieuses n'empêchent pas madame Fedorova de poursuivre son activité professionnelle hors du territoire
09:44français.
09:44Le ministre de l'Intérieur précisait encore que l'intéressé pouvait toujours continuer à s'exprimer dans les médias français,
09:51notamment à travers des interventions orales réalisées en duplex hors du territoire national.
09:55Maître Pivnica demande donc à Laurent Nunez de préciser désormais quelle est sa position réelle,
10:01manière de pointer du doigt ses incohérences supposées.
10:03Rappelons que les menaces du locataire de la place Beauvau en Versenews font suite à une interview de Xenia Fedorova,
10:09publiée cette semaine par le média Omerta,
10:12dans laquelle elle disait espérer ne pas attendre trop longtemps pour reprendre à distance ses interventions.
10:17Alexandre Cheveau du service politique d'Europe 1.
10:19Et attention, il y a l'événement musical ce week-end.
10:22Le premier concert de Céline Dion à la Plénitude Arena de Nanterre demain soir.
10:27Et les chiffres, Julien Picheney donne le tournis.
10:30L'ampleur du phénomène Céline Dion est absolument vertigineuse.
10:33Un demi-million de spectateurs attendus pour les 16 premières dates et des billets qui se sont arrachés jusqu'à
10:381000 euros.
10:39On est super heureux.
10:41Pour moi, ça va être une première fois.
10:42Ça fait depuis toute petite que je l'écoute.
10:44Et enfin, je vais pouvoir réaliser mon rêve.
10:52Les spectateurs français seront nombreux, mais pas forcément majoritaires.
10:55On attend des fans du monde entier.
10:57Ils sont d'autant plus excités qu'une rumeur annonce la présence de la star américaine Beyoncé
11:02en invitée exceptionnelle pour le premier concert de demain.
11:06Les concerts de Céline Dion sont une manne pour la capitale.
11:09Hôtellerie, restauration et transport attendent 1 milliard d'euros de retombées économiques.
11:13A 58 ans, Céline Dion prouve qu'elle reste l'une des très rares artistes capables de faire déplacer la
11:18planète entière.
11:20A Paris, la Céline Mania va déjà son plein.
11:22Depuis quelques jours, les fans font le pied de grue devant le Royal Monceau où loge la star.
11:26Et ce soir, histoire de s'échauffer, il y aura un nouveau caroquet géant.
11:29Cette fois organisé par la mairie de Paris dans le 19ème arrondissement.
11:33On n'attend pas moins de 10 000 personnes.
11:35Les chiffres de le tournis, je vous l'avais dit.
11:37En tout cas, ça prévoit d'être l'événement ce week-end.
11:40On va tous avoir de Céline Dion en tête d'autres chiffres avec la bourse de Claire Lemaitre.
11:44Prêt pour la réforme de la facturation électronique et pour la chronique bourse avec Penny Lane.
11:48Quand la compta va, tout va !
11:50Bonjour Claire !
11:51Bonjour Clélie !
11:52Enfin du vert pour le marché parisien aujourd'hui.
11:54Oui, le CAC 40 remonte de 0,6%, donc ça va mieux.
11:58Et ça se calme notamment du côté du pétrole.
12:01Le baril de Bren qui s'installe au-dessus de la barre des 104 dollars.
12:05Alors le brut s'est tout de même envolé de 10% cette semaine à cause de la guerre au
12:09Moyen-Orient.
12:10Et puis toujours de fortes tensions sur les taux d'intérêt.
12:14Et ça, ça inquiète les investisseurs.
12:16Du côté des valeurs à Paris, le secteur aéronautique se distingue.
12:20Airbus gagne 1,5% après avoir remporté deux commandes auprès de compagnies vietnamiennes.
12:26Safran aussi monte de 2,5%.
12:28Et puis du mieux pour le luxe après les secousses des derniers jours.
12:32On a Kering par exemple qui reprend 2% à la mi-séance.
12:36En Europe, Londres gagne 0,7%.
12:38Plus 0,6% pour Francfort.
12:40Plus 0,6% également à Paris pour le CAC 40.
12:43On est à 8167 points.
12:45Merci Claire Lemaitre.
12:47La bourse sur Europe 1, c'est avec Boursier.com.
12:49C'était la chronique bourse avec Penny Lane.
12:51L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro
12:53pour passer facilement à la facture électronique.
12:56Penny Lane.
12:58La météo de votre vendredi et de votre week-end avec vous Marie-Lyne Hérault.
13:03Marie-Lyne, la journée sera globalement belle avec quelques pluies au nord quand même.
13:07Exactement que l'île de la Bretagne à la frontière belge,
13:09une perturbation s'installe avec un ciel couvert
13:11et par moments des faibles pluies un peu plus présentes sur la Flandre.
13:15Des pays de la Loire et le Poitou-Charente jusqu'au centre Val-de-Loire,
13:18l'île de France et les Ardennes.
13:19Là aussi, les nuages dominent une bonne partie de la journée
13:22mais ne donnent que quelques gouttes sur le reste du pays.
13:24Le temps reste sec et ensoleillé, le ciel est parfois voilé
13:27mais ça reste une journée assez estivale.
13:29On verra quelques nuages sur le Mercantour et le nord de la Corse cet après-midi
13:33avec des risques d'averses locales.
13:34Le Mistral et la Tramontane ventilent modérément les régions méditerranes
13:38avec des rafales à 50 km heure.
13:41La tendance du week-end.
13:42Samedi, le ciel sera voilé sur la moitié nord mais la journée restera agréable.
13:46Les dimanches, des pluies arriveront sur la Pointe Nord le matin
13:48et iront jusqu'à Strasbourg dans l'après-midi avec des températures de saison
13:52mais avec des poussées jusqu'à 29 et 31 dans le sud.
13:55Pour aujourd'hui, les températures.
13:56On a 20 à Dunkerque, 21 à Brest, 22 à Lille, 23 à La Rochelle,
14:00Biarritz et Annecy, 24 dans la capitale et à Reims.
14:03On arrive à 25 à Bordeaux, Grenoble, Lyon ou Limoges,
14:0626 à Toulouse et Strasbourg, 27 à Nice, Albi, Avignon
14:10et ça monte encore.
14:1128 à Ajaccio et un beau 29 à Manosque, Marseille, Nîmes, Montpellier, Perpignan et Toulon.
14:17Merci beaucoup, on profite un peu de cette chaleur, cette douceur.
14:2213h, 14h, Europe 1 Info
14:25Et comme tous les jours, on retrouve la chronique santé du Dr Brigitte Millot.
14:28Bonjour Dr Millot.
14:29Bonjour tout le monde.
14:30Vous nous parlez aujourd'hui d'une innovation qui n'existe pas encore
14:33mais qui a été testée sur plusieurs femmes enceintes.
14:36De quoi s'agit-il exactement Brigitte ?
14:39Alors, imaginez une femme enceinte qui n'a plus besoin d'attendre son prochain rendez-vous
14:43pour savoir comment va son bébé
14:45et qui peut porter sur son ventre une sorte de mini-échographie collée à la peau.
14:51Cela ressemble encore à de la science-fiction
14:54et pourtant, cette technologie a été testée chez plusieurs femmes enceintes.
14:58Elle s'appelle U-Patch.
15:00C'est un petit dispositif souple que l'on fixe sur le ventre de la future maman
15:04et qui peut surveiller à la fois le fœtus, son rythme cardiaque
15:08et la circulation sanguine dans le cordon ombilical.
15:11Avec ce patch, l'objectif est de disposer d'une surveillance prolongée
15:16capable de repérer des variations qui pourraient passer inaperçues
15:19lors d'un examen ponctuel.
15:21Alors, est-ce que demain, toutes les femmes enceintes vont porter une échographie sur le ventre ?
15:25La réponse est non.
15:27Nous n'en sommes pas là.
15:28Ce prototype est en développement
15:30et les chercheurs travaillent vers une version sans fil
15:33de manière à ce que la femme soit totalement libre de tous ses mouvements.
15:37Cette technique serait particulièrement intéressante
15:40pour les grossesses à risque
15:41afin de les surveiller davantage
15:43sans multiplier les déplacements chez le médecin ou à l'hôpital.
15:45Et cela permettra aussi d'élargir l'accès aux soins au plus grand nombre
15:50notamment dans les déserts médicaux.
15:52Mais attention à ne pas transformer la grossesse
15:54en période de surveillance permanente.
15:56Une technologie capable de mesurer bébé 24h sur 24
15:59pourrait certes rassurer certaines femmes
16:02mais aussi en inquiéter beaucoup d'autres.
16:04Donc le véritable enjeu sera de savoir non seulement
16:07ce que l'on peut mesurer
16:08mais surtout ce qui est utile de mesurer
16:11et chez qui.
16:12Alors pour l'instant donc,
16:13New Patch n'est pas une échographie de poche
16:16que l'on peut acheter pour surveiller soi-même sa grossesse
16:19mais peut-être le début d'une nouvelle manière
16:22de suivre les grossesses sur un temps beaucoup plus long.
16:25On verra, merci en tout cas à Brigitte Millot
16:27de nous avoir parlé de cette innovation
16:29dans Europe 1 Info.
16:30À présent, place au débat.
16:31Étienne, 31 ans, tuée par un OQTF
16:34pour son téléphone et son sac à dos.
16:36On y revient d'ici le journal permanent d'une heure et demie
16:38avec nos chroniqueurs du vendredi.
16:40Le duo Gilles-William-Golnadel-Raphaël Steinville.
16:42Bonjour.
16:43J'ai l'équipe.
16:44Et soyez les bienvenus.
16:47En toute modestie.
16:5013h, 14h.
16:52Europe 1 Info.
16:53On s'y a covoituré.
16:5413h, 14h.
16:55Europe 1 Info.
16:56Europe 1, il est 13h20.
16:58Europe 1 Info, c'est jusqu'à 14h avec Lélie Mathias.
17:00Il est temps d'accueillir nos débatteurs du jour.
17:03Raphaël Steinville, directeur adjoint de la rédaction du JDD
17:05et Gilles-William-Golnadel, avocat et essayiste.
17:08On va commencer avec la mort d'Étienne, 31 ans, tuée vraisemblablement par un OQTF à Putot.
17:13C'était à la fin du mois d'août.
17:15C'est un Soudanais SDF et sous le coup d'une expulsion du territoire français
17:20qui a été interpellé et déféré devant un juge lundi.
17:23Thibaut de Montbrial dénonce l'absence de réaction politique face à ce crime
17:27qu'il juge révélateur de la banalisation de l'insécurité.
17:29Il était l'invité de la grande interview Europe 1 C News ce matin.
17:33Ce drame, pour lui, illustre l'impuissance de la classe politique française depuis 20 ans.
17:37Écoutez-le.
17:38C'est l'illustration de l'impuissance de la classe politique française depuis 20 ans.
17:42C'est-à-dire qu'on a un individu qui n'a rien à faire là.
17:46Il est extra-européen en situation irrégulière
17:48et qui, pour voler le téléphone portable et le sac d'un jeune homme qui rentre chez lui, le tue.
17:53Ça devrait être un séisme.
17:55Un fait comme ça, il y a 20 ou 25 ans, ça aurait fait la une pendant une semaine.
17:59Mais aujourd'hui, ça arrive tellement souvent qu'on n'en parle plus.
18:03Et surtout, ce qui arrive souvent, ce sont un, ces faits, et deux, le profil des gens qui font ça.
18:07Mais si on se met à intervenir et à prendre la parole dans les médias pour en parler,
18:11ça veut dire qu'il faut répondre à des questions sur comment est-ce qu'on en est arrivé là.
18:14Et ensuite, quand on fait de la politique depuis 20 ans, on en arrive à la question suivante.
18:18Mais vous, votre majorité, votre groupe politique, qu'est-ce qu'il a fait ?
18:21La réponse aujourd'hui, elle est très simple.
18:22Rien.
18:22Alors, on pense évidemment à Lola, à Philippines ou à d'autres.
18:26Étienne, là, 31 ans.
18:28Et Raphaël Staville, on se dit toujours que ce drame aurait pu, aurait dû être évité.
18:35C'est ça, ce qui rend la chose absolument scandaleuse.
18:37C'est qu'effectivement, ce sont des morts, des crimes odieux qui auraient pu être évités, qui étaient évitables si
18:44ces OQTF étaient réalisés.
18:47Aujourd'hui, on voit à quel point le renoncement de nos politiques à exécuter ces obligations de territoire rendent possible
18:58ce genre d'actes criminels.
19:00C'est insupportable.
19:01Thibaut de Montbrial ne dit pas renoncement, il dit l'impuissance.
19:04Ce n'est pas tout à fait la même chose.
19:06Oui, alors, vous avez raison.
19:08Non, mais il y a une absence de volonté qui est évidente lorsque Emmanuel Macron, en 2019, dans les colonnes
19:15de valeurs actuelles,
19:17professe ou en tout cas souhaite que 100% des OQTF soient réalisés et qu'on arrive à un résultat
19:24qui est aussi, selon les années, entre 8 et 12.
19:26Vous voyez à quel point la parole politique s'est totalement évaporée, n'est plus performative.
19:35C'est-à-dire que les ordres, les souhaits, les promesses ne sont jamais réalisés parce que les moyens aussi
19:40que l'on alloue,
19:41notamment à la police et à la justice, sont insuffisants pour rendre possible ces exécutions d'OQTF.
19:50Et Thibaut de Montbrial, puisque je rebondis sur ce qu'on a entendu, dit aussi qu'il y a une
19:54certaine banalisation,
19:55comme si on s'était habitué à ces horribles crimes.
19:59Moi, je me souviens, au lendemain de la mort de Lola, un rassemblement avait eu lieu, place de la République,
20:07à l'initiative de l'Institut pour la Justice.
20:10Moi, j'étais persuadé que ça allait être un raz-de-marée, que les Français, insupportés par ce drame atroce,
20:18allaient en masse défiler dans les rues de Paris pour demander des comptes aux politiques.
20:24Et en réalité, il y avait eu 2000 personnes.
20:26Pourquoi ? Parce que la menace de l'Institut, vous vous souvenez, à l'époque, c'était pendant la présidentielle
20:32ou les législatives,
20:33on accusait Reconquête et un certain nombre d'autres partis de vouloir récupérer ce drame atroce.
20:39Mais ce drame, en fait, il touche tous les Français, il concerne tous les Français.
20:43Les Français auraient dû être dans la rue.
20:45J. William Gronadel.
20:46Moi, je veux bien s'inscrire à tout ce qu'a dit Thibaut de Montbréal sur le plan politique et
20:53sur le plan juridique.
20:55Mais il ne faut pas faire l'économie de l'aspect idéologique et psychologique des choses.
21:02C'est-à-dire ?
21:03L'impuissance, pardon de faire cette métaphore, mais l'impuissance, elle vient du manque de désir.
21:09Il y a une sorte de masochisme français qui fait qu'on n'a pas voulu défendre les frontières de
21:16la France à cause d'une préférence pour l'autre.
21:19Si on ne comprend pas ça, on est condamné à ne jamais rien comprendre.
21:23De la même manière, pardon de le dire, le drame en question, le drame en question, on n'en a
21:30pas parlé.
21:32On en a parlé sur CNews, on en parle ici, mais il n'y a rien dans le monde, il
21:38n'y a rien sur l'audiovisuel de service public.
21:40L'audiovisuel de service public, depuis trois jours, s'est déplacé à Carcassonne.
21:45Alors, les propos de Carcassonne sont épouvantables, mais il n'y a pas mort d'homme, comme dans cette affaire
21:52-là.
21:52Là, si on ne veut pas comprendre que parce que c'est un OQTF étranger, soudanais, qui a tué un
22:02Français,
22:03et pour ça, il ne faut pas en parler, on est condamné à continuer à être tué.
22:07L'aspect psychologique et idéologique était essentiel.
22:10Vous l'avez d'ailleurs, Raphaël Stainville, devant vous, il y a un papier dans le Figaro, il y en
22:12a un dans le Parisien.
22:13Bien sûr que toute la presse a rendu compte pour partie de ce drame atroce,
22:21mais c'est vrai qu'il y a un silence, une cécité volontaire du service public, pas dans son entier,
22:28mais en tout cas d'un certain nombre d'antennes qui ont préféré donner un écho,
22:32et je rejoins Gilles William, un écho considérable aux propos tenus par un policier à Carcassonne,
22:39quand finalement, la mort, la vie brisée d'Arnaud, victime d'un OQTF,
22:46n'aura donné lieu qu'à quelques petits commentaires ou quelques secondes d'antenne.
22:50Etienne ?
22:50Mais je vais vous donner encore un autre exemple flagrant de la différence de traitement,
22:55si j'ose dire, entre le français et les autres.
22:58Enfin, je veux dire, vous avez quelqu'un qui a menacé de décapitation,
23:09une institutrice qui a été condamnée à de la prison,
23:15et vous avez un délinguant sexuel qui est poursuivi.
23:20Celui qui est condamné, pour ce que je viens de vous dire,
23:25il s'appelle Abdelkader, on n'a pas cité son prénom.
23:29Par contre, celui qui n'est pas encore condamné, qui ne sera peut-être jamais condamné,
23:33il s'appelle Christian, on a cité son prénom.
23:36Et c'est constamment comme ça.
23:38J. William Golnadel, Raphaël Stainville,
23:40on reste ensemble pour la suite d'Europe 1 Info et de notre débat.
23:43Édouard Philippe adorerait ne prendre ses fonctions qu'en septembre,
23:46s'il était élu en mai, ça fait polémique.
23:48On y reviendra bien sûr sur Europe 1.
23:50Europe 1, il est 13h27, Europe 1 Info avec Lélie Mathias
23:53et ses deux débatteurs reviennent dans quelques instants.
23:55A tout de suite, 13h27.
24:04La suite à 13h32 d'Europe 1 Info avec Lélie Mathias
24:07et ses deux débatteurs avec nous ce vendredi.
24:09Gilles William Golnadel, avocat et essayiste,
24:12et Raphaël Stainville, directeur adjoint de la rédaction du JDD.
24:15On va parler forcément d'économie.
24:18Vous avez vu que le ministre de l'économie a reconnu ce matin
24:20qu'on n'y arriverait pas, qu'on ne tiendrait pas les 5% du déficit.
24:25Les chiffres sont catastrophiques quasiment,
24:28que ce soit pour la croissance, pour le chômage, pour le pouvoir d'achat.
24:32Et évidemment, à 8 mois d'une présidentielle,
24:34chaque candidat y va de ses propositions économiques.
24:36Vous avez vu Jean-Luc Mélenchon qui lui propose carrément
24:39d'alluler une partie de la dette française.
24:42Eh bien écoutez ce que le gouvernement de la Banque de France,
24:45Emmanuel Moulin, lui a répondu ce matin sur RTL.
24:48C'est une solution qui est à la fois illégale,
24:51qui est dangereuse et qui est inutile.
24:53Elle est illégale parce qu'elle est contraire au traité.
24:55Ce sont des traités que nous avons signés,
24:58que nous avons ratifiés, qui ont été ratifiés par référendum
25:01par le peuple français.
25:02La zone euro, c'est une copropriété.
25:04Donc si on ne paye pas les charges de copropriété,
25:05les autres copropriétaires vont nous dire
25:07« les amis, vous allez sortir ».
25:08Mais je pense qu'aujourd'hui, c'est une solution dangereuse
25:12parce qu'elle crée évidemment de l'inflation.
25:15On va avoir beaucoup plus de mal à emprunter sur les marchés.
25:18On va payer des taux d'intérêt beaucoup plus forts
25:20et ça va être préjudiciable pour les Français.
25:22Et donc c'est dangereux et c'est inutile
25:24parce que vous réduisez de 500 milliards la dette de l'État
25:28mais vous faites un trou à la Banque de France de 500 milliards.
25:31Est-ce que franchement, on a beaucoup avancé ?
25:32Et ça ne libère pas des marges de manœuvre,
25:34ça ne réduit pas le déficit budgétaire.
25:36Raphaël Staville, je voulais en parler
25:37parce que c'est quand même assez rare
25:39que le patron d'une grande institution publique
25:41rentre dans le débat comme ça
25:43et fasse un commentaire sur une proposition d'un candidat.
25:47Oui, mais je comprends votre étonnement
25:50mais pour autant, moi, j'ai une lecture
25:52qui ne sera pas économique.
25:55Pourquoi Emmanuel Moulin a été nommé à la Banque de France
25:59sachant qu'il était jusqu'à présent à l'Élysée ?
26:02C'est précisément pour pouvoir s'inviter dans la campagne
26:05et donner des bons ou des mauvais points aux candidats
26:10et notamment à ceux qui déplaisent
26:13à tous ceux qui voudraient s'inscrire
26:16dans la filiation d'Emmanuel Macron.
26:20C'est pour ça que, même s'il a probablement raison
26:22d'un point de vue économique,
26:24l'idée que d'un point de vue politique
26:25il puisse avoir un jugement sur ce que
26:27tel ou tel candidat préconise pour la France
26:30me semble délicat
26:32parce que c'était précisément les raisons,
26:36les réticences que de nombreuses personnalités
26:39à droite et à gauche ont émises
26:42lorsque ce poste lui a été proposé.
26:45Sa proximité avec Emmanuel Macron,
26:48sa proximité avec le bloc central
26:51finalement décrédibilise sa parole
26:53dans le débat public.
26:55Moi, c'est ce que je relève,
26:57c'est qu'il arrive si tôt dans la campagne
26:59à exprimer ses réserves
27:01et encore une fois,
27:02elles sont probablement justes,
27:04elles sont probablement exactes.
27:05Mais ce n'est pas à lui le dire, c'est ça ?
27:07En fait, je pense qu'elles perdent de leur effet
27:09parce que le soupçon de proximité
27:12avec le pouvoir
27:12rend presque inefficace son argumentaire.
27:16Alors, Christine Lagarde,
27:16aussi la présidente de la BCE,
27:18la Banque Centrale Européenne a réagi,
27:20elle a dit annuler la dette française
27:21se constituerait une violation pure
27:23du traité sur l'Union Européenne
27:25et Jean-Luc Mélenchon a réagi lui aussi sur X.
27:29Il dit que le banquier central français ment
27:30en diffusant de fausses informations.
27:33J. William Golnadel.
27:35Écoutez, moi je pense que c'est la réponse de M. Moulin,
27:41quelle que soit ses motivations, est évidente.
27:44C'est une méthode de carambouilleur
27:46que de vouloir nier une dette d'État.
27:51et les explications qu'il donne,
27:53moi qui ne suis pas un très grand économiste,
27:56j'aurais pu les donner.
27:58Moi j'ai coutume de dire
27:59que la gauche aime tellement les pauvres
28:02qu'elle les multiplie.
28:03Voilà, mais c'est vrai,
28:07quand vous regardez autour de vous,
28:09quand la gauche est au pouvoir,
28:12l'extrême gauche,
28:13la gauche c'est encore autre chose,
28:15M. Hollande n'a pas ruiné le pays,
28:18il ne faut pas exagérer,
28:19mais l'extrême gauche,
28:20à la manière de Chavez,
28:23à la manière de Fidel Castro,
28:25lorsqu'elle est au pouvoir,
28:28c'est une catastrophe terrible.
28:30Donc là, M. Moumé,
28:32c'est un procédé démagogique
28:35auquel il ne croit,
28:37même pas lui-même,
28:38il pense,
28:39avec raison,
28:40qu'il y a des tas de Français
28:42qui ont été tellement décérébrés.
28:44Les Français ont été décérébrés par le socialisme,
28:47même les Français de droite
28:49ont quelquefois une attitude d'assister,
28:53comprend qu'on puisse faire la grève
28:55dans les transports publics,
28:56et puis marche comme tout le monde.
28:58C'est 30 ans ou 40 ans
28:59de décérébration socialiste
29:01fait que même les Français de droite
29:03ont accepté le quoi qu'il en coûte,
29:06ce qui a permis à M. Macron
29:08d'être élu, d'ailleurs.
29:09Alors, pour continuer
29:10sur ce que disait Raphaël Steinville,
29:12Gilles-William-Golnadel,
29:13est-ce que c'est à Emmanuel Moulin
29:16de répondre
29:17et de commenter
29:19cette proposition de Jean-Luc Mélenchon ?
29:21Non, mais attendez,
29:22je ne sais pas où il était
29:24quand il a répondu ça,
29:25je imagine qu'il était dans une maison.
29:26Il était à RTL,
29:27on lui pose une question,
29:28dès l'instant où on l'invite,
29:30il donne la réponse,
29:30ça ne me choque pas.
29:31Ça ne vous choque pas,
29:32contrairement à vous,
29:33Raphaël Steinville ?
29:33Non, mais il dit
29:34que ce n'est pas crédible,
29:36c'est tout.
29:36Non, mais moi, je ne dis pas...
29:37Il dit que c'est teinté
29:38d'une arrière-pensée politique.
29:40Oui, bien sûr qu'il y a
29:41une arrière-pensée politique
29:42et je dirais même
29:43dans l'argumentaire développé
29:44par M. Boulin,
29:45il y a quelque chose
29:46qui me choque,
29:46c'est-à-dire qu'en fait,
29:47il y a une fétichisation
29:50des traités européens
29:52comme si finalement
29:53rien n'était possible
29:55que dans le cadre
29:56de ces traités.
29:57Moi, je pense que parfois,
29:58il faut pouvoir imaginer
30:00que d'autres solutions
30:02puissent exister.
30:03Encore une fois,
30:03je ne dis pas
30:04qu'il faut sortir de l'Europe,
30:05de l'Union européenne,
30:06mais le fait est que
30:08de brandir
30:09nos engagements
30:12européens
30:12pour rendre finalement
30:13impossible
30:14toute possibilité
30:15de peut-être imaginer
30:16une solution
30:17pour se désendetter,
30:19je connais toutes les réponses
30:20qui me seront opposées,
30:21le fait que
30:22la crédibilité
30:23de la parole de la France
30:24serait engagée,
30:25mais le fait est...
30:27C'est technique,
30:28c'est pas politique.
30:28Je vous dis que...
30:29Mais on ne va pas sortir
30:30demain matin de l'Europe.
30:31Moi, je serais très content.
30:32On ne doit pas s'interdire
30:33par ailleurs
30:34des solutions alternatiques.
30:35Ça ne doit pas forcément
30:36être celle
30:37du cadre européen.
30:38Allez, la présidentielle,
30:39on continue.
30:40Je voudrais vous faire
30:40écouter cette phrase
30:41qui fait évidemment polémique.
30:43Il s'agit d'Edouard Philippe,
30:44le candidat Horizon,
30:46qui suggère de repousser
30:47l'investiture du nouveau
30:48président de la République
30:49de mai à septembre,
30:51un peu à l'américaine.
30:52Écoutez-le.
30:53Moi, j'adorerais un système
30:54dans lequel le président
30:55est élu en mai
30:55et il prend ses fonctions
30:57en septembre.
30:58Et entre mai et septembre,
30:59il a le temps,
31:00un, de se reposer,
31:01de décompresser
31:02après une élection présidentielle
31:03qui est hyper usante,
31:05hyper fatigante.
31:05Je ne dis pas
31:06qu'il doit prendre
31:07trois mois de vacances,
31:07mais franchement,
31:09une semaine,
31:09ça ne fait pas de mal.
31:10Deux semaines,
31:11ça ne fait pas de mal
31:11avant de repartir.
31:12Alors évidemment,
31:13ça suscite un tollé
31:14depuis qu'on a entendu
31:14ses propos.
31:16Lui dit,
31:17attendez,
31:17mais c'est totalement tronqué.
31:19Alors je vais citer
31:19le passage complet.
31:21Il dit,
31:22l'idée de dire
31:22qu'un président de la République
31:23élu dimanche
31:24prend ses fonctions
31:24dans la semaine qui suit,
31:25nomme dans les 24 heures
31:26un Premier ministre
31:27qui doit lui présenter
31:28un gouvernement
31:28dans les 48 heures.
31:29Il y a un côté
31:30le roi est mort,
31:31vive le roi.
31:31Il y a un côté
31:32continuité de l'État.
31:33Je comprends bien,
31:34mais c'est complètement crétin.
31:36Il faut faire,
31:36cela dit,
31:37avec le système
31:38tel qu'il fonctionne
31:38parce que ce serait
31:39très compliqué
31:40de faire en sorte
31:40qu'il puisse fonctionner
31:42autrement sur ces sujets.
31:44Voilà,
31:45comme ça,
31:46tout est dit.
31:46Non mais tout est dit,
31:47mais moi,
31:47sans faire de mauvais procès
31:51et notamment l'accusé
31:52de vouloir prendre
31:534 mois de vacances
31:54comme ça a pu être dit
31:55et instrumentalisé
31:57par les uns et les autres.
31:58Je pense que malgré tout,
31:59sa conception
32:00de la transition démocratique
32:03trahit quand même
32:04quelque chose,
32:05sa filiation,
32:06bien évidemment,
32:07avec Emmanuel Macron.
32:08S'il n'y a pas eu urgence
32:09à se mettre au travail
32:10une fois élu,
32:11s'il n'y a pas eu urgence
32:12à changer de politique
32:13dès lors qu'un président est élu,
32:17c'est bien qu'il s'inscrit
32:18dans les pas
32:19d'Emmanuel Macron.
32:20Et c'est en cela,
32:21je pense que c'est peut-être
32:22le plus compliqué pour lui
32:24de ce que cela traduit,
32:25de ce que cela dit
32:26de finalement,
32:26de son absence de rupture
32:28avec le macronisme.
32:30Et puis le système américain
32:31est tel qu'il est,
32:32le système français,
32:32on sait aussi que dans les
32:33trois premiers mois,
32:34ce qu'on appelle les 100 jours,
32:35c'est aussi une sorte d'élan
32:37qui est donné au président
32:38de la République
32:38pour faire passer
32:39certaines réformes.
32:40Souvent,
32:40ça a été le cas.
32:41Oui,
32:41c'est ce qu'on appelle
32:42l'état de grâce.
32:43Alors après,
32:44est-ce qu'il est de grâce
32:44vraiment ou pas ?
32:45Mais en tout cas...
32:46En général,
32:48on ne va pas vers le mieux
32:49en matière de popularité.
32:51Donc c'est vrai
32:52que dans les trois premiers mois
32:53et auréolés
32:54par la victoire
32:56de l'élection,
32:57on peut faire des choses
32:58qu'on ne peut plus faire après.
33:00Pardon,
33:00mais désolé de vous dire
33:02que votre argument est bon.
33:03Voilà.
33:04Je vous remercie
33:04pour cette honnêteté.
33:06Donc,
33:06mais au-delà de cela,
33:09on dirait que
33:11certains se sentent obligés
33:13d'apporter des idées
33:14pour tenter de briller.
33:19Quelquefois,
33:20c'est un peu raté.
33:20Monsieur le maire
33:21qui propose
33:22de prendre les enfants
33:24déjà des un an
33:25à l'école maternelle.
33:26À l'école maternelle,
33:28Monsieur Philippe,
33:29c'est étrange.
33:30Mais enfin bon,
33:31j'ai entendu
33:32de pires choses
33:33dans ma vie.
33:33J'ai William Galladel,
33:34Raphaël Stainville.
33:35Nous sommes le 11 septembre.
33:36On est 25 ans après
33:37les attentats
33:38du World Trade Center.
33:39Quel est l'état
33:39de la menace islamiste ?
33:40On se pose la question
33:41dans Europe 1 Info.
33:4313h, 14h,
33:44vous écoutez Clélie Mathias.
33:45Ne bougez pas,
33:45Europe 1 Info revient
33:46dans un instant.
33:4713h42 sur Europe 1.
33:51Europe 1.
33:52Arche ou le vélo.
33:5413h, 14h.
33:55Europe 1 Info.
33:57La suite à 13h47
33:58d'Europe 1 Info.
33:59Ça continue jusqu'à 14h
34:00avec vous,
34:00Clélie Mathias
34:01et vos deux débatteurs du jour.
34:03J'ai William Galladel,
34:04avocat essayiste
34:05et Raphaël Stainville,
34:06directeur adjoint
34:06de la rédaction du JDD.
34:08On va revenir sur les 25 ans
34:09des attentats du 11 septembre.
34:10Juste avant,
34:11j'ai un cadeau pour vous.
34:13J'ai William Galladel.
34:14Alors, ce n'est pas moi
34:14qui le fais.
34:15Ce sont les syndicats CGT,
34:17CFDT et SNJ de France Télévisions.
34:19Ils savaient que vous alliez venir
34:20aujourd'hui.
34:21Vous alliez venir.
34:22Ils font tout en fonction de moi.
34:23Ils font tout en fonction de ça
34:24puisqu'hier,
34:25il y a eu un communiqué
34:26qui déplore le recrutement
34:28de Charles Sapin,
34:30responsable de Valeurs Actuelles,
34:31je le rappelle,
34:31comme éditorialiste
34:33à la fois sur France Inter
34:34et sur France Télévisions.
34:36Ils jugent qu'on banalise
34:38la presse d'extrême droite.
34:39Écoutez,
34:41la réponse de Céline Pigalle,
34:43la directrice de France Inter
34:44qui a répondu ce matin
34:46sur l'antenne de France Inter
34:47à la médiatrice
34:47des antennes de Radio France.
34:49Je comprends les mois,
34:51le trouble
34:52que cette décision
34:53et ce choix ont soulevé.
34:54Il y a eu par le passé
34:56dans les pages de Valeurs Actuelles,
34:58à la une de Valeurs Actuelles,
34:59des articles,
35:00des titres,
35:01une bande dessinée
35:02qui représentait
35:03Daniel Obono
35:04comme une femme esclave.
35:07Un certain nombre de sujets
35:08qui ont choqué
35:10et qui ont ensuite fait l'objet
35:11de décisions de justice,
35:13de condamnations
35:13pour incitation à la haine.
35:16Évidemment,
35:16je condamne absolument
35:18ce qui s'est passé
35:19à ce moment-là.
35:20C'est la première chose.
35:21Et la deuxième chose
35:22très importante,
35:23c'est qu'aucun faits
35:25de ce type
35:26ne se produiront
35:27sur l'antenne
35:28de France Inter.
35:29Voilà,
35:30c'est une pigalle hier.
35:31J'ai William Golnadel.
35:32Non mais vous savez,
35:33j'assume depuis longtemps
35:35mon obsession
35:37contre ce que j'appelle
35:39l'audiovisuel
35:39de service public.
35:41Mais je n'ai pas l'impression
35:42que les faits
35:43m'aient donné
35:44cruellement tort.
35:45Depuis que je dis
35:46que l'audiovisuel public
35:49qui est notre propriété
35:50a été colonisé
35:50par l'extrême-gauche,
35:52je ne pense pas
35:52qu'avoir été démenti
35:53de manière cinglante.
35:56L'explication
35:57de Mme Picale
35:57est terrible
35:58par rapport
35:59à la condamnation.
36:00J'allais vous poser
36:00la question,
36:00qu'est-ce que vous en pensez ?
36:01Elle est terrible
36:02par rapport
36:02à la condamnation
36:03de valeur actuelle.
36:04Moi,
36:04quand j'étais avocat
36:05de la LICRA,
36:06j'ai fait condamner
36:07pour bien plus grave
36:08que l'affaire
36:08au Bono
36:09le journal Libération
36:10qui avait publié
36:11un appel
36:12au massacre de Juifs
36:13dix jours avant
36:14le massacre,
36:15le vrai massacre
36:15de Juifs
36:16au dérosier.
36:17Je peux vous dire
36:17qu'après cette condamnation-là,
36:19il a dû rentrer
36:20dix journalistes
36:22de Libération
36:23au sein de France Inter
36:24et qui y sont encore.
36:26Donc,
36:26de quoi on parle
36:27par rapport
36:28aux condamnations ?
36:29Ça n'a aucun sens.
36:30C'est comme si
36:30ça ne suffisait pas.
36:32Hier,
36:32c'est terrible
36:33ce qu'ils ont fait.
36:34Alors,
36:34c'est chez M. Trappnard.
36:37Je ne sais pas
36:38s'il vous a été donné.
36:40Donc,
36:40à la grande librairie.
36:41Non,
36:41mais il est à la grande librairie
36:42de voir
36:44le discours.
36:45Mais,
36:46quand on dit pathos,
36:47c'est au sens pathologique.
36:49Le discours
36:50d'Adèle Haenel,
36:51je prétends
36:52que ça n'est pas
36:53quelqu'un
36:54de tout à fait normal
36:54qui parle,
36:55qui commence par
36:56l'allusion
36:57sur ce que
37:00font les hommes
37:01et qui termine
37:04en accusant
37:05Israël
37:06de génocide.
37:07Et le pire,
37:08le pire de tout,
37:09si j'ose dire,
37:10c'est que ça s'appelle
37:11carte blanche.
37:13Et donc,
37:13M. Trappnard
37:14a considéré
37:15que parce que ça s'appelle
37:16carte blanche,
37:18on n'a pas
37:19à modérer.
37:20On va faire
37:21des cartes blanches
37:21partout,
37:22c'est pratique.
37:22L'arcom va être content.
37:24Ils n'ont absolument
37:25pas modéré.
37:25France Télévisions
37:26a retiré le passage
37:27d'ailleurs après
37:27dans son replay
37:29en estimant
37:29qu'il n'y avait pas
37:31eu de contrepartie
37:32et de modération.
37:33quelle belle spontanéité.
37:35Ils ont enlevé ça
37:35parce qu'il y a eu
37:36une levée de boucliers
37:38très importante
37:39parmi lesquelles
37:40j'ai la faiblesse
37:41de me compter.
37:42J'ai Raphaël Staville.
37:43Pour en revenir
37:45à la polémique
37:46suscitée
37:47par l'arrivée
37:48de Charles Sapin
37:49et sur France Inter
37:50et sur France Télévisions,
37:52moi j'ai l'impression
37:52que les syndicats
37:54finalement
37:55jouent un jeu
37:57qui finalement
37:58conforte
37:59les directions
38:01de l'audiovisuel public
38:03dans l'idée
38:03qu'ils auraient
38:04enfin souscrit
38:05aux préconisations
38:07du rapport
38:09de Charles Lalong
38:10sur l'audiovisuel public.
38:11C'est-à-dire
38:11que ces médias
38:13soient davantage
38:15pluralistes.
38:16Mais on voit
38:17que les réactions
38:19indignées
38:19et finalement
38:20les propos
38:22des différents
38:24directeurs
38:25de ces médias
38:27sont là
38:28pour nous donner
38:29l'impression
38:29qu'il y aurait
38:30tout d'un coup
38:30un pluralisme
38:31dans l'audiovisuel public
38:34alors que ce ne sont
38:35que des miettes
38:35et encore
38:36qui sont
38:38ceinturées
38:39d'un halo
38:39de radio
38:42radioactivité
38:42pour presque
38:44immédiatement
38:44neutraliser
38:45peut-être
38:46l'efficacité
38:47de cette parole.
38:47Donc c'est à la fois
38:49vrai que
38:50de nouveaux visages
38:51de nouvelles voix
38:51vont pouvoir
38:52s'exprimer
38:54dans le jeu
38:55public
38:56et pour autant
38:57ils ont été frappés
38:58du saut de l'infamie
39:00les uns
39:01accusés
39:02d'être racistes
39:03les autres
39:03d'extrême droite
39:04bref
39:05comment voulez-vous
39:07entendre
39:07écouter
39:08ce qu'ils ont
39:09à dire
39:09dans cet
39:10univers
39:11totalement
39:11sclérosé
39:12lorsque vous êtes
39:13presque considérés
39:14comme des parias.
39:16Ça n'a d'ailleurs
39:17pas empêché
39:17France Inter
39:18de prendre
39:19en même temps
39:20deux personnes
39:21de chez Blast
39:22qui est un site
39:24d'extrême gauche
39:25extrémiste
39:26si j'ose dire
39:27mais ça
39:27ça ne pose
39:28aucun
39:28la réalité
39:29c'est que
39:30comment voulez-vous
39:31les syndicats
39:33sont représentatifs
39:34ils représentent
39:35quelque chose
39:36à France Inter
39:36donc comment
39:37c'est les journalistes
39:38de syndicats
39:40lorsqu'ils sont en mission
39:41ils vont vous faire
39:42un papier honnête
39:43c'est pas possible ?
39:44On aura certainement
39:45l'occasion d'en reparler
39:47avec d'autres cadeaux
39:48toutes les semaines
39:49un petit cadeau pour vous
39:50ils savent que vous venez
39:51le vendredi
39:52sinon Europe 1 info
39:53on est 25 ans
39:54après les attentats
39:55du 11 septembre
39:56écoutez Frédéric Ancel
39:58Al-Qaïda pour lui
39:59est loin d'avoir dit
40:00son dernier mot
40:00l'organisation djihadiste
40:02semble pourtant affaiblie
40:04mais écoutez ce qu'il en dit
40:05il est docteur en géopolitique
40:07maître de conférences
40:07à Sciences Po
40:08et il était l'invité
40:09de la matinale d'Europe 1
40:10je ne pense pas
40:10qu'une fenêtre
40:11se soit refermée
40:12parce que sinon
40:12ça signifierait
40:14que Al-Qaïda
40:15est complètement vaincu
40:16ou que l'islamisme radical
40:17est complètement vaincu
40:18ce qui bien évidemment
40:19n'est pas le cas
40:19ou ça signifierait
40:21que les Etats-Unis
40:22enfin que la République américaine
40:23après ce coup très dur
40:24a chuté
40:25ou au contraire
40:27a totalement vaincu
40:28ses ennemis
40:29donc je pense que
40:30ce n'est pas fermé
40:32ce n'est parenthèse
40:32ouverte par le
40:33parlement de septembre
40:34en revanche
40:35je vous dirais
40:36que l'islamisme
40:38a pour l'instant
40:39jusqu'à présent
40:40en tout cas
40:40largement échoué
40:42aujourd'hui
40:43Al-Qaïda
40:43s'est déployé
40:44surtout au Sahel
40:46oui et pour cause
40:47oui mais c'est
40:47c'est la région
40:48la plus poreuse
40:49la plus pauvre du monde
40:49donc si vous voulez
40:50quelque part
40:51c'est un aveu d'échec
40:52et par ailleurs
40:52il n'y a plus eu
40:53aux Etats-Unis
40:54de 11 septembre
40:55Raphaël Steinville
40:56comment est-ce que
40:57la nébuleuse djihadiste
40:58a changé de visage
40:59en 25 ans ?
41:00certes
41:01les organisations
41:04de Daesh
41:05en passant par Al-Qaïda
41:06ont été défaites
41:08militairement
41:08mais j'ai l'impression
41:10que l'islamisme
41:11aujourd'hui
41:12ne s'est jamais
41:13aussi bien porté
41:14c'est ça en fait
41:15le drame
41:17et le constat
41:18qu'il faut faire
41:19aujourd'hui
41:19c'est que
41:20effectivement
41:21la réaction
41:22notamment américaine
41:23aux attentats
41:24du 11 septembre
41:25a permis
41:27de se débarrasser
41:28d'organisations
41:29armées
41:30étatiques
41:31qui faisaient
41:32régner la terreur
41:32sur un certain
41:33nombre de pays
41:34mais aujourd'hui
41:35c'est bien dans la tête
41:36que cette idéologie
41:38prospère
41:38sans que finalement
41:40les effets
41:43d'une politique
41:45visant à essayer
41:47de minimiser
41:47son influence
41:48ne produisent
41:49leur effet
41:49J. William Golanbe
41:50oui
41:51je veux bien croire
41:52qu'Al-Qaïda
41:53et Daesh
41:54en ont pris
41:55un coup
41:56derrière les oreilles
41:57mais par contre
41:58il a été privatisé
41:59en France
41:59vous avez une menace
42:00islamiste constante
42:02le Hamas
42:03c'est quoi ?
42:03c'est un mouvement
42:05islamiste
42:06en Afghanistan
42:08les islamistes
42:09ont gagné
42:09en Iran
42:10c'est quoi
42:10l'islamisme ?
42:11je veux dire
42:12bien entendu
42:13que l'islamisme
42:14c'est très prospère
42:15il se porte très bien
42:16et il s'est en plus
42:18diffusé
42:18hors de sa terre natale
42:20si j'ose dire
42:21merci beaucoup
42:22à tous les deux
42:23Raphaël Stinville
42:24et Gilles William
42:24Golanadel
42:25pour avoir participé
42:26à ce débat
42:27d'Europe 1 Info
42:28tout de suite
42:28vous vous retrouvez
42:29sur Europe 1
42:29Romain Desart
42:30Marie-Estelle Dupont
42:30pour
42:31et si on en parlait
42:32et moi j'en profite
42:33pour remercier
42:33tous ceux qui participent
42:34qui m'aident
42:35sur Europe 1 Info
42:36tout particulièrement
42:37Julien Brigot
42:38Rémi Duprat
42:39Jérémy Hébert
42:40Adrien Baget
42:41Christopher Filoc
42:41Mathieu Prior
42:42Philippe Battistelli
42:44Géraldine Amon
42:45que l'on salue
42:45et vous
42:46Marie-Linero
42:47merci
42:48d'avoir été là
42:49sur ces deux journées
42:52je vous souhaite
42:52un très bon après-midi
42:53et bien sûr
42:54un très bon week-end
42:54et un très bon week-end
42:55excellent week-end
42:5613h56
42:57sur Europe 1
42:58un bel après-midi
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