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Parlement Hebdo c'est le meilleur de la semaine parlementaire. Chaque vendredi, un député et un sénateur analysent les temps forts des débats au Sénat et à l'Assemblée nationale. Cette semaine, Alexandre Poussart (Public Sénat) reçoit Sylvain Maillard, député (Renaissance) de Paris et Karine Daniel, sénatrice socialiste de Loire-Atlantique. Débat consacré cette semaine au mouvement lycéen et au budget 2027. Année de Production : 2026
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00:01Générique
00:09Bonjour à tous, je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison de Parlement Hebdo.
00:14On va continuer cette année à vous faire vivre les temps forts des débats au Parlement.
00:18Vous connaissez la formule, chaque semaine un débat entre un député et un sénateur.
00:22Aujourd'hui je reçois Sylvain Maillard, bonjour.
00:24Bonjour.
00:24Vous êtes député Renaissance de Paris et face à vous, Karine Daniel, bonjour.
00:28Bonjour.
00:28Vous êtes sénatrice socialiste de Loire-Atlantique.
00:31Quelle réponse a apporté au mouvement lycéen ?
00:34La colère des jeunes qui a résonné cette semaine jusque dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
00:39Le gouvernement tente de trouver un équilibre entre l'écoute des revendications de la jeunesse et la fermeté face aux
00:44casseurs.
00:46L'autre dossier cette semaine pour le gouvernement, c'est le budget 2027.
00:50L'exécutif propose un effort budgétaire de 40 milliards d'euros, mais ne convainc pas les sénateurs.
00:57On commence par la colère des lycéens.
01:00Une nouvelle crise à gérer pour l'exécutif.
01:02Katia Gilder.
01:06Face à la révolte lycéenne, Sébastien Lecornu prend la parole devant les Français, avec d'abord une mise au point
01:12sur le plan sécuritaire.
01:14Les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens.
01:19Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l
01:25'accès aux établissements scolaires.
01:27Fermeté d'un côté, dialogue de l'autre, avec l'ouverture d'une plateforme numérique de revendications.
01:32La plateforme, ouverte lundi dernier par le ministre de l'Éducation nationale, a déjà recueilli plus de 40 000 contributions.
01:39Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours dans les instances habituelles.
01:46Le Premier ministre a promis d'étudier les revendications d'ici fin octobre, avec la possibilité d'en traduire certaines
01:53dans le budget 2027.
01:54Ce mardi, à l'Assemblée nationale, la colère des lycéens a enflammé les bancs, chacun se renvoyant la responsabilité des
02:02violences.
02:03Depuis 18 jours, un puissant mouvement de jeunesse se lève pour l'égalité scolaire.
02:08Depuis 18 jours, vous jouez le pourrissement et déchaînez une répression inédite contre les manifestants.
02:14Et je vais vous dire une chose, madame la présidente, mentir sur les intentions du gouvernement ne vous sauvera pas
02:19électoralement.
02:20Semer le chaos tel que vous le faites depuis le début du mouvement, laissez un, est un scandale.
02:26Sur le terrain, la colère ne faiblit pas et l'exécutif continue de naviguer à vue pour tenter de désamorcer
02:32la contestation dans un contexte budgétaire explosif.
02:37Sylvain Maillard, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé jeudi la mobilisation de 3000 professeurs remplaçants
02:43pour effectuer des remplacements en urgence dans les lycées problématiques.
02:47Vu l'ampleur du problème de cette question des non-remplacements dans nos lycées,
02:52comment ces professeurs sont disponibles tout d'un coup ?
02:563000 professeurs, est-ce qu'on ne va pas mettre finalement des profs de mathématiques dans des cours d'histoire
03:00?
03:01Il faut qu'on réorganise une partie de l'éducation nationale.
03:05Et entre autres, c'est un vrai sujet sur les remplacements.
03:08Quand un professeur ou des professeurs sont absents dans un lycée, un collège, une école,
03:14on a tout un système hiérarchique qui remonte parfois très très haut
03:19pour pouvoir affecter tel ou tel professeur,
03:22dont on sait localement qu'un tel est disponible juste à côté et ça prend une semaine.
03:27En réalité, nous devons mieux nous organiser.
03:29D'ailleurs, je note que 25% des absences à l'heure actuelle de professeurs
03:34sont faites du fait de formation, c'est-à-dire que c'est l'institution elle-même
03:37qui organise indirectement 25% des absences.
03:41Il faut se réorganiser, il faut être plus près des lycées,
03:44plus près de là où on prend la décision
03:46et d'avoir un vivier de professeurs qui soit disponible immédiatement
03:52et mieux organisé, plus pragmatique.
03:54En réalité, c'est ça que traduit cette crise.
03:56– Karine Daniel, les non-remplacements de professeurs
03:58sont l'une des revendications dans ce mouvement de jeunesse.
04:02Cette annonce de 3000 professeurs mobilisés tout de suite en urgence,
04:06c'est une réponse du gouvernement ?
04:07– C'est une réponse qui intervient à l'âte,
04:11mais nous savons qu'il manque de manière structurelle
04:15des professeurs dans l'éducation nationale.
04:18Nous nous battons avec les députés socialistes
04:19et les sénateurs socialistes depuis des années
04:22pour en faire une priorité dans le budget.
04:25et d'ailleurs, ça nous coûte toujours des débats assez vifs
04:28à la fois avec le gouvernement et à la fois avec nos partenaires de gauche.
04:32Mais nous…
04:32– C'est un problème d'organisation de l'administration,
04:34comme le dit Sylvain Maillard ?
04:35– Vous avez eu huit ministres macronistes de l'éducation nationale.
04:40Si celles-ci et ceux-ci n'ont pas été capables de gérer depuis dix ans
04:45des problèmes d'organisation et d'affectation,
04:48c'est quand même un bilan qui est assez cruel.
04:51Et je le dis aussi, ces 3000 professeurs
04:55et le fait qu'ils soient mis à partir de la semaine prochaine devant des élèves,
05:01ça aurait dû évidemment être réglé en amont de cette rentrée.
05:05C'est quand même une situation qui est improbable.
05:09Donc tant mieux si des solutions de court terme sont trouvées.
05:12Mais ça n'empêche pas que mettre des professeurs
05:16de manière structurelle devant des élèves,
05:19alléger les effectifs de classe,
05:22ça reste une priorité pour les socialistes.
05:24Et moi je suis fière de défendre cette position
05:27de manière constante depuis des années
05:29et nous la défendrons encore au prochain budget.
05:32– Et on rappelle ce chiffre, 10% des heures d'enseignement
05:34sont perdues par les collégiens et les lycéens
05:36à cause de cette question des non-remplacements.
05:39Ce sont les chiffres d'un rapport de l'Assemblée nationale.
05:42Sylvain Maillard, Emmanuel Macron est au pouvoir depuis neuf ans.
05:45Est-ce que ce mouvement de colère des jeunes
05:46c'est aussi le signe de son échec en matière d'éducation ?
05:49– Juste quand même dire une chose,
05:51s'il suffisait de dire qu'on veut des professeurs en plus
05:53pour avoir des professeurs en plus, ce serait très facile.
05:56– Il faut des moyens.
05:56– Ce n'est pas une question de moyens,
05:58il faut les trouver les professeurs.
05:59Moi je vous invite, je participe à les détections,
06:05l'encadrement, comment on trouve des professeurs ?
06:07Bon courage, c'est très difficile.
06:08Il y a beaucoup moins de personnes
06:09qui ont envie d'être professeurs des écoles
06:11où c'est très compliqué à trouver.
06:13– Mais il faut des moyens pour les revaloriser
06:15et en plus attractif le métier.
06:16– Bien sûr, vous savez, on a les mêmes problèmes en Allemagne
06:19où les professeurs sont bien mieux payés,
06:21c'est difficile, il y a beaucoup moins de gens
06:22qui ont envie d'être professeurs.
06:23D'ailleurs, ça doit nous interroger
06:24sur ce qui est devenu le métier de professeur
06:27en général en France.
06:29Mais au-delà de ça, pardon de vous avoir coupé,
06:32mais je voulais vraiment y répondre.
06:33S'il suffisait de mettre toujours de l'argent,
06:36je pense que notre pays est en train de mourir de ça,
06:38de toujours penser qu'on a un problème,
06:40on met un budget en face.
06:41Non, il y a des problèmes structurels d'organisation.
06:44Oui, je le dis.
06:44– Donc c'est un échec pour Emmanuel Macron au bout de 9 ans ?
06:46L'éducation nationale est un énorme paquebot,
06:49plus d'un million de personnes,
06:51est très compliqué à organiser et qui est beaucoup trop hiérarchisé.
06:54Il faut beaucoup plus de possibilités localement de s'organiser.
06:58C'est ça que traduit aussi cette crise.
07:01Je pense que c'est important de pouvoir y répondre.
07:03– En tout cas, Karine Daniel,
07:04les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron
07:06ont mis quand même des moyens pour revaloriser
07:08les professeurs ces dernières années.
07:10Mais il y a peut-être d'autres solutions à mettre en œuvre
07:13pour résoudre cette question qui s'observe aussi
07:16dans d'autres pays, ce manque de professeurs.
07:18– Il y a un appel de la jeunesse que l'on doit entendre.
07:21Et ça, c'est un élément qui me paraît très important.
07:24Et moi, dans ces manifestations, ce que j'admire,
07:27et vraiment j'admire les lycéens et les étudiants
07:29qui sont dans ces manifestations
07:31et qui nous envoient un signal de cohésion nationale.
07:34Ce qui ressort de ces manifestations,
07:37c'est beaucoup de solidarité entre les lycéens
07:40qui sont dans des situations parfois différentes
07:42selon leur établissement, selon leur territoire.
07:45Mais ils nous font passer le message
07:48qu'il faut des moyens pour plus d'égalité
07:50et pour que chacune et chacun ait les moyens
07:53d'étudier dans de bonnes conditions.
07:56Et ça, ça vient en miroir.
07:58Parcoursup, c'est vrai, on parle beaucoup de Parcoursup,
08:02mais Parcoursup, c'est une plateforme.
08:04Qu'est-ce qu'il y a derrière Parcoursup
08:06et comment est-ce qu'on la paramètre
08:08et comment est-ce qu'elle est paramétrée ?
08:09Parcoursup et la réforme du lycée
08:12organisent une grande compétition entre les lycéens
08:16pour accéder à des études.
08:19Ce système met les étudiants et les lycéens
08:21en compétition, en concurrence les uns avec les autres.
08:25Et moi, face à cette grande concurrence,
08:28je suis admiratif du message de cohésion
08:31que nous envoient les étudiants
08:33et nous devons réfléchir plus globalement à ça.
08:35Je voudrais qu'on parle de la question
08:36du maintien de l'ordre sur ce mouvement lycéen
08:39car on a vu beaucoup de blessés côté lycéens,
08:41côté policiers également.
08:43Sur les lycéens, on a vu des jeunes mutilés
08:46lors de ces manifestations.
08:47Et puis la décision du ministre de l'Intérieur
08:48de suspendre l'utilisation par les policiers
08:51des grenades assourdissantes.
08:52Sylvain Maillard, est-ce que vous reconnaissez
08:54des erreurs de la part du gouvernement
08:55dans la gestion du maintien de l'ordre de ce mouvement ?
08:57D'abord, il faut être très respectueux
08:58du métier de policier qui est extrêmement difficile.
09:01Et d'autant plus quand vous êtes face à des jeunes,
09:04voilà, c'est compliqué avec des jeunes,
09:07pour certains d'entre eux, extrêmement violents,
09:09parfois infiltrés avec d'autres
09:11qui ont des black box
09:13et qui ont d'autres revendications
09:15ou bien qui sont là juste pour tout casser.
09:17Et donc c'est un métier difficile.
09:19Ce qui nous semble, nous, de l'extérieur,
09:22il y a forcément des doctrines
09:25dans lesquelles il faudra réfléchir.
09:27Entre autres, par rapport aux jeunes,
09:29se tenir éloigné et au fond,
09:32parfois utiliser du matériel
09:35pour être au fond éloigné des jeunes
09:38peut poser des questions.
09:40Moi, je crois qu'il faut probablement
09:42une intervention plus, d'aller au contact,
09:44tout simplement, et d'utiliser moins d'armes
09:46qui permet peut-être de stabiliser
09:49plus rapidement la situation.
09:51Voilà.
09:51Après, c'est très compliqué.
09:53Je sais que les forces de l'ordre,
09:56il y en a plus de 800 qui ont été blessées.
09:58Ce sont des pères et des mères de famille
10:00qui ont envie de rentrer le soir chez eux,
10:02qui ne sont pas forcément très bien payés
10:03et qui essayent de faire souvent au mieux.
10:07Donc je crois qu'il faut aussi être respectueux
10:09de leur travail, de la difficulté dans laquelle ils sont.
10:11Karine Daniel, on a entendu à gauche cette semaine
10:13des critiques concernant les violences policières,
10:15mais quand on voit les violences de certains jeunes
10:18dans ces manifestations,
10:20il faut que les forces de l'ordre
10:21aient des moyens pour maintenir l'ordre.
10:24Des enfants, des adolescents, des parents
10:27sont dans ces manifestations.
10:29Il y a des questions de principes fondamentales,
10:32qu'on doit se poser de manière fondamentale.
10:34On n'emploie pas des armes létales
10:37quand il y a des enfants, des adolescents
10:40dans des manifestations.
10:41Un point, c'est tout.
10:43Les députés socialistes ont fait une proposition de loi
10:46pour interdire les LBD,
10:48pour interdire les armes de désencerclement,
10:51enfin les grenades de désencerclement
10:52et certaines pratiques dans des manifestations
10:55quand il y a des mineurs.
10:58Au Sénat, nous examinerons évidemment
11:01et nous discuterons de la reprise
11:03de cette proposition de loi.
11:04C'est un principe qui est fondamental.
11:07Est-ce qu'il faut interdire, Sylvain Maillard,
11:09l'usage de certaines armes intermédiaires,
11:11notamment les LBD et les grenades de désencerclement
11:14dans les manifestations avec les jeunes ?
11:15Ce qu'il faut bien comprendre,
11:16c'est que l'immense majorité des jeunes
11:18qui ont été blessés se sont blessés entre eux.
11:20Et donc, moi, je suis un père de famille
11:23et que si mes enfants sont dans une manifestation,
11:26je souhaite que la police puisse aussi protéger
11:28les enfants entre eux dans la manifestation.
11:31Donc, ce n'est pas un camp contre un autre.
11:34Les policiers sont là pour protéger tout le monde.
11:36Est-ce que leur métier est difficile ?
11:38Oui, effectivement.
11:39Sur les armes qu'ils utilisent ?
11:41Sur les armes et sur la façon dont c'est utilisé,
11:43probablement, il y a quelque chose à voir.
11:44En tout cas, c'est assez évident.
11:46Mais je veux le redire,
11:48il est facile pour nous, dans un studio,
11:50d'expliquer ce qu'il faut faire.
11:52Je suis allé, probablement,
11:53Madame la Sénatrice l'a déjà faite,
11:55dans une manifestation,
11:56d'ailleurs, les policiers nous invitent
11:58à venir, les parlementaires,
11:59dans une manifestation un peu dure,
12:01leur métier est extrêmement difficile.
12:03Et eux aussi ont le droit de rentrer le soir
12:05sans être blessés.
12:06Eux aussi ont des enfants.
12:07Notamment dans l'affrontement face au casseur.
12:09Karine Daniel,
12:10est-ce que vous êtes pour la logique
12:12casseur-payeur ?
12:13Une logique qui est d'ailleurs reprise
12:14dans une proposition de loi
12:15qui va être examinée au Sénat
12:17à la fin du mois d'octobre.
12:19Oui, c'est le premier signal
12:20qui a été donné au Sénat
12:22pour cette ouverture parlementaire.
12:24Moi, je pense qu'il faut donner
12:27des signaux inverses.
12:28On discutera de cette proposition de loi.
12:30Il faut donner des signaux inverses
12:32quant à la priorité budgétaire donnée
12:33sur l'éducation,
12:35donnée sur la jeunesse.
12:37Nous regarderons en priorité
12:39la proposition de loi
12:41qui est portée par Boris Vallaud
12:42et les députés socialistes
12:44pour interdire ces armes
12:46pour les manifestations
12:48où il y a des mineurs.
12:50C'est ça, nous, notre agenda politique.
12:52Ensuite, qu'il y ait des débordements,
12:55qu'il y ait des violences.
12:56Je suis dans une ville
12:57où le hall d'un lycée a été brûlé.
13:00Évidemment, on le constate
13:01et on le déplore.
13:02Dans la ville de Nantes.
13:03Et évidemment,
13:03on condamne ce type de violence.
13:06Mais vous savez,
13:07ces lycéens,
13:08la plupart,
13:08ils se battent
13:09pour avoir des meilleures conditions
13:10d'accès aux études
13:12et des meilleures conditions
13:13d'études globalement.
13:14Et puis,
13:15il y a toute une partie de la jeunesse
13:16qui a été exclue
13:17du système éducatif
13:19et universitaire.
13:21Et il y a aussi là une colère.
13:23Je ne dis évidemment pas
13:24qu'elle excuse
13:25des faits qui sont répréhensibles,
13:26mais nous devons aussi
13:28entendre cette colère.
13:29Allez,
13:30deuxième thème de débat
13:30cette semaine,
13:31le budget 2027
13:32qui est l'un des autres dilemmes
13:34à résoudre
13:35par le gouvernement
13:36de Sébastien Lecornu.
13:37Cette semaine,
13:37au Sénat,
13:38les ministres de l'économie
13:39et des comptes publics
13:40ont tenté
13:41de défendre
13:41un projet de loi de finances
13:42qui est censé réduire
13:43le déficit public
13:44à 5%
13:45de la richesse nationale
13:46en 2027.
13:47Mais leur copie
13:48n'a pas convaincu du tout
13:49les sénateurs.
13:50Cécile Cixot.
13:53En 2027,
13:55nous reprenons
13:55le chemin
13:56de la consolidation.
13:57Nous visons
13:58un déficit
13:59à 5%
14:00du produit intérieur brut.
14:02Mercredi,
14:03l'audition des ministres
14:04de l'économie
14:04et des comptes publics
14:05sur le budget
14:062027
14:07n'a pas convaincu
14:08la commission
14:09des finances
14:09du Sénat.
14:10La feuille de route
14:11du gouvernement
14:12qui se base
14:13sur une prévision
14:13de croissance
14:14à 1%
14:15n'est pas réaliste
14:16côté LR.
14:17J'avoue que je suis
14:18stupéfaite
14:19par votre optimisme.
14:22L'avis de la Cour des Comptes
14:24du Haut Conseil
14:24des Finances Publiques
14:25d'ailleurs
14:25est très sévère
14:26quand même
14:26sur les hypothèses
14:27que vous retenez.
14:28Je vous vois faire
14:29l'amour
14:29mais enfin
14:29personne ne croit
14:30trop à votre
14:31prévision de croissance.
14:33La gauche,
14:33elle,
14:34dénonce
14:35des recettes fiscales
14:35injustes.
14:36La réalité
14:37qui va se poser
14:38pendant ce budget
14:39c'est finalement
14:40qui paye.
14:41Est-ce qu'on continue
14:43de maintenir
14:44un bouclier
14:45pour les ultra-riches
14:46où est-ce qu'on fait
14:47peser les efforts
14:49de manière
14:50disproportionnée
14:50comme vous le faites
14:51sur les classes moyennes
14:52et populaires
14:53via le gel
14:54des prestations sociales
14:55des APL
14:56de la prime
14:57d'activité
14:58ainsi que sur
14:58les retraités.
15:00Sur tous les bancs
15:01en revanche
15:01les sénateurs
15:02ont exprimé
15:03leur mécontentement
15:04sur la part
15:04demandée aux collectivités
15:06de 5,5 milliards
15:08d'euros
15:08d'économie.
15:09Je vous le dis
15:10tout net
15:10des aménagements
15:12seront nécessaires.
15:13L'effort demandé
15:13de 5 milliards
15:13d'euros
15:14est similaire
15:15à celui
15:15qui avait été
15:16demandé l'année dernière
15:17et le Sénat
15:17avait heureusement
15:19allégé
15:19la douloureuse.
15:21Il va falloir
15:22qu'on s'emploie
15:22également à cela.
15:23Quand allez-vous
15:25arrêter
15:25de taper constamment
15:26sur les collectivités
15:27territoriales
15:28et les associer
15:28à la situation
15:29budgétaire
15:30de la nation ?
15:31Les collectivités
15:32ne sont pas responsables
15:33de ça.
15:33Le ministre des Comptes
15:35public assumé précise
15:36la participation
15:37des collectivités
15:38à l'effort budgétaire
15:39sera faite
15:40uniquement par celles
15:41qui sont les mieux dotées.
15:42d'ailleurs
15:43sur les travaux
15:44parlementaires.
15:44Sylvain Maillard
15:44du côté des députés
15:45Renaissance,
15:46Ensemble pour la République
15:47emmené par Gabriel Attal,
15:48qu'est-ce qu'on pense
15:48de l'ambition
15:49de ce budget
15:49du gouvernement ?
15:51Nous, on pense
15:51qu'il faut...
15:53On travaille
15:54sur la copie budgétaire.
15:55D'ailleurs,
15:56cette semaine,
15:57le budget
15:58est rentré en commission.
15:59C'est intéressant
15:59d'ailleurs de regarder
16:00les positions
16:01des groupes
16:02les uns
16:03par rapport aux autres.
16:03Mais en tout cas,
16:04il nous faut faire
16:05des économies
16:06et assumer
16:06de faire des économies.
16:07Nous avons,
16:08dans ce pays,
16:08nous dépensons
16:09beaucoup trop
16:09par rapport
16:10à ce que nous gagnons.
16:11Et donc,
16:11nous, on dit
16:12qu'il faut des réformes,
16:13en tout cas Renaissance,
16:14qu'il faut évidemment
16:15faire des économies.
16:16Oui, c'est difficile
16:16de faire des économies.
16:17C'est tellement facile
16:18quand vous êtes parlementaire
16:19de mettre des abonnements
16:20pour dépenser des pensées.
16:21Il faut faire des économies
16:22et à côté de ça,
16:23il faut des réformes structurelles.
16:24On en propose
16:25un certain nombre
16:27qui font que
16:28le monde a changé,
16:30que nous avons besoin
16:30et nous le disons
16:31de travailler tous
16:32collectivement un peu plus
16:34et à côté de ça,
16:35de faire en sorte
16:35que le travail
16:36paie plus en France.
16:3723 milliards d'économies
16:39dans la copie du gouvernement
16:39est-ce que ça va assez loin ?
16:40Tous nos amendements
16:41que nous portons
16:42vont être
16:43de faire en sorte
16:44que le travail
16:45paie plus en France.
16:4623 milliards,
16:46en réalité,
16:47il faudra faire plus d'économies.
16:49On sait parfaitement
16:50et on l'a vu
16:51l'année dernière encore,
16:52à chaque fois,
16:53il y a forcément
16:54des dérapages.
16:54Il faut faire plus d'économies.
16:56Nous sommes encore
16:56à plus de 5% de déficit.
16:58Ce n'est pas supportable,
16:59ce n'est plus supportable.
17:01Il faut faire en sorte
17:02de travailler un peu plus,
17:03de faire des réformes structurelles
17:04et de dépenser moins.
17:06D'autant, Karine Daniel,
17:07que la situation financière
17:08de la France
17:08est de plus en plus
17:09inquiétante sur les marchés financiers.
17:11Les taux d'intérêt
17:12de la dette française
17:13s'envolent.
17:14Est-ce qu'il faut faire
17:14davantage d'économies
17:15dans ce budget 2027
17:16pour éviter une crise
17:17de la dette française ?
17:18C'est le problème majeur
17:19de ce budget
17:20et c'est ce qui a été
17:22vraiment le propos
17:24à la fois d'Amélie de Montchalin
17:25et puis aussi
17:26du ministre de l'Économie,
17:28Lescure.
17:29Le problème,
17:29c'est que notre dette
17:31s'envole.
17:32Notre dette s'envole
17:33et c'est aussi
17:34le bilan
17:35des Mozart de la finance
17:36qui sont au gouvernement
17:38depuis neuf ans maintenant.
17:41L'autre problème
17:41structurel
17:42de notre économie,
17:43c'est l'atonie
17:44de la consommation
17:45des ménages
17:46et l'atonie
17:47de l'investissement
17:48des entreprises
17:49qui sont
17:50les moteurs
17:51de la croissance.
17:52Donc,
17:52les données
17:53sont celles-là.
17:54Et aujourd'hui,
17:55on nous propose
17:56un budget
17:56qui va mettre
17:58à contribution
17:58les plus modestes,
18:00dont on sait
18:00qu'ils sont
18:01les plus grandes capacités
18:02à consommer
18:04dès lors qu'ils ont
18:05un peu plus
18:05de pouvoir d'achat
18:06et avoir un budget
18:08qui,
18:08de notre point de vue,
18:09est très injuste
18:10car il favorise
18:11encore les plus
18:12privilégiés
18:13dont on a vu
18:14que le phénomène
18:17de ruissellement
18:18tant espéré
18:19ne fonctionnait pas.
18:20Il faut plus de justice
18:22dans ce budget,
18:23il faut un budget
18:24qui redonne
18:25du souffle
18:26aux ménages,
18:27qui redonne du souffle
18:28aux entreprises
18:29tout simplement
18:30pour que notre croissance
18:31retrouve un niveau
18:33acceptable.
18:34Et d'ailleurs,
18:35dans la discussion
18:36que nous avons eue
18:37en commission des finances,
18:38et vous en avez parlé
18:41ici dans le petit reportage,
18:43il y a quand même
18:44un soupçon
18:45d'insincérité
18:47quant aux prévisions
18:49de croissance
18:50qui sont faites
18:50de manière récurrente
18:52depuis quelques années.
18:54Et là,
18:55même la rapporteure
18:56Lavarde
18:57s'en inquiète.
18:59Je voudrais qu'on revienne
19:00sur la question
19:01des aides sociales
19:02dans la copie
19:03du gouvernement.
19:04Ce budget
19:04s'attaque
19:05à certaines prestations
19:06sociales,
19:07gèle des allocations
19:08logements,
19:09de la prime d'activité,
19:10baisse des allocations
19:11familiales,
19:11suppression de l'avantage
19:12fiscal des personnes
19:13malades en affection
19:15longue durée.
19:16Est-ce que c'est un budget
19:17injuste socialement,
19:18Sylvain Maillard ?
19:19Vous savez,
19:19moi je ne rentre pas
19:20là-dedans,
19:20je connais parfaitement
19:21le discours de
19:22tout va mal
19:25et au fond
19:26on n'est pas capable
19:26de faire des efforts.
19:27Moi j'assume,
19:28y compris dans l'impopularité,
19:29c'est la grosse différence
19:30que je peux avoir
19:31avec les socialistes
19:32ou les autres oppositions.
19:33Non mais est-ce qu'il faut
19:33demander aux plus vulnérables
19:34de faire des efforts ?
19:35Je veux une année blanche,
19:36je souhaite une année blanche.
19:37Quand nous n'avons plus
19:38des moyens,
19:39chaque...
19:39On gèle toutes les prestations
19:40sociales.
19:41Mais tout,
19:41en fait,
19:41l'impôt sur le revenu,
19:42il n'y a pas de revalorisation,
19:43nous restons exactement
19:45au niveau que nous avions
19:46l'année dernière.
19:47Nous n'avons plus les moyens
19:48de continuer à vivre
19:50au-dessus de nos moyens.
19:51Il faut le dire
19:51et l'accepter.
19:52Moi j'entends,
19:53et c'est normal,
19:53c'est le rôle des oppositions
19:54de dire qu'il faut toujours
19:55faire plus,
19:56que tout va mal,
19:56que c'est horrible,
19:58que c'est injuste,
19:58qu'il faut plus d'impôts.
19:59Moi j'assume ma position
20:01qui est de dire
20:01une année blanche,
20:02il faut rester sur
20:03ce que nous avions
20:04l'année dernière,
20:04il faut absolument
20:05le plus rapidement possible
20:06revenir à 3% de déficit
20:07et il faut s'en donner
20:08les moyens
20:09et faire en sorte
20:10que quand on n'a plus
20:11d'argent,
20:11tout le monde le sait,
20:12quand nous n'avons plus
20:13d'argent dans les ménages,
20:15on fait des économies
20:16et c'est ce qu'il faut faire.
20:18Et donc moi j'assume
20:19une position radicale
20:20et en tout cas
20:21ce sont l'ensemble
20:22des amendements
20:23que je porte
20:24au sein de l'Assemblée nationale.
20:26Karine Daniel,
20:27une réaction à cette proposition
20:28d'année blanche tout simplement
20:29de geler les crédits budgétaires
20:31des ministères
20:32mais aussi les prestations sociales.
20:33Vous assumez surtout
20:34un bilan,
20:35un bilan qui nous met
20:37dans une situation
20:37où les fractures sociales
20:39se sont aggravées,
20:41les fractures territoriales
20:43se sont aussi aggravées
20:44et c'est important
20:45dans un moment
20:46où le prix de l'essence
20:48augmente de manière
20:49très importante
20:50et réduit
20:51le périmètre de vie
20:52de nombreuses
20:53et nombreuses
20:54de nos concitoyens
20:54qui habitent
20:55en milieu rural
20:56et qui doivent réduire
20:57leurs déplacements
20:58y compris
20:59pour le travail.
21:01Donc c'est ce bilan
21:02que vous devez assumer.
21:05Geler
21:06les effets,
21:08geler l'action budgétaire,
21:10c'est
21:10socler ce bilan.
21:12C'est une fin
21:13qui n'est pas,
21:14c'est une fin
21:14de quinquennat
21:16qui n'est pas
21:17à la hauteur
21:18des enjeux
21:18et ce sera
21:19lourdement sanctionné.
21:21Et puis Sylvain Maillard,
21:22dans ce budget,
21:22le gouvernement réduit
21:23la fiscalité
21:24sur les donations
21:25tout comme
21:25la contribution
21:26exceptionnelle
21:27des grandes entreprises
21:28qui ont des chiffres
21:29d'affaires
21:29supérieurs
21:30à plusieurs milliards
21:31d'euros.
21:31Au contraire,
21:32est-ce qu'il ne faut pas
21:32un effort supplémentaire
21:34des plus riches
21:34dans ce budget
21:35pour plus de justice
21:36fiscale
21:37dans le contexte
21:37de la grande sociale
21:38qu'on connaît actuellement ?
21:40D'une façon générale,
21:41il y a trop d'impôts
21:41en France.
21:42Nous payons,
21:43c'est nous qui avons
21:43le plus d'impôts.
21:44Même sur les milliardaires ?
21:45C'est nous qui avons
21:45le plus de redistribution
21:48et pourtant,
21:50les gens disent
21:51qu'il n'y a jamais
21:51assez d'égalité.
21:52Vous pourrez toujours
21:53faire plus,
21:54toujours prendre plus.
21:54Moi, j'ai une seule chose,
21:55c'est que si nos entreprises
21:57ne sont plus compétitives,
21:58vous savez quoi ?
21:59L'emploi,
21:59il ne sera plus en France,
22:00il sera ailleurs
22:01et on va continuer
22:02à se plaindre
22:03en disant que les salaires
22:04n'augmentent pas
22:05parce qu'on crée
22:05moins de valeur.
22:06À un moment,
22:06il faut être juste
22:09et dire qu'il faut payer
22:10moins d'impôts,
22:11il faut payer moins de taxes
22:12et il faut que ceux
22:13qui travaillent
22:13gagnent plus.
22:14Je crois que c'est ça
22:15que nous portons
22:16depuis des années
22:17et c'est ça qu'il faut
22:18porter dans ce budget
22:19dans un moment
22:19qui est compliqué.
22:20Nous n'avons pas
22:21de majorité.
22:21C'est-à-dire qu'on prend
22:22au fond tous les coups
22:25en disant
22:25c'est le gouvernement
22:26mais nous n'avons pas
22:27de majorité.
22:28D'ailleurs,
22:28vous voyez bien
22:28dans mon propos,
22:29le groupe Renaissance,
22:30on n'est pas parfaitement
22:31aligné sur ce que fait
22:32le gouvernement.
22:33C'est un moment difficile
22:34mais je crois
22:35qu'il faut rappeler nos ancres.
22:36Il y a trop d'impôts
22:37en France
22:37et il faut que le travail
22:38paye plus.
22:38Alors si le gouvernement
22:39Sébastien Lecornu
22:40n'est pas parfaitement
22:41aligné sur le budget
22:42avec votre groupe,
22:42c'est sûr que ça va être,
22:43ça s'annonce compliqué
22:44cette discussion budgétaire
22:45pour les écutifs.
22:46Vous êtes en permanence
22:47au Parlement,
22:47je pense que ça ne vous a pas échappé.
22:49Il y a une dimension
22:49et critique de la part
22:50de votre groupe,
22:51c'est vrai.
22:51Karine Daniel,
22:52est-ce qu'on a les moyens
22:52d'augmenter encore
22:53les impôts en France
22:54alors que les prélèvements
22:55obligatoires sont déjà
22:56assez élevés
22:57quand on se compare
22:58par rapport aux autres pays européens ?
22:59Il faut envoyer
23:00des signaux de justice
23:03dans ce pays
23:04et un élément de la justice,
23:06c'est la justice fiscale
23:08et c'est que dans un moment
23:10où on a besoin
23:11de fournir des efforts,
23:13ce sont les plus favorisés
23:15et les plus privilégiés
23:17qui fournissent peut-être
23:19un effort supplémentaire.
23:20Mais je pense que dans la situation
23:22que nous traversons
23:23avec les jeunes
23:24qui sont dans la rue,
23:26avec le mur du vieillissement
23:28de la population
23:29que nous allons avoir
23:30avec les enjeux autour
23:32du troisième âge,
23:32du quatrième âge,
23:33je pense que
23:34celles et ceux
23:35qui sont les plus privilégiés
23:37d'entre nous
23:37sont en mesure
23:39d'accepter cet effort.
23:40En tous les cas,
23:41c'est le pacte social
23:42que nous devons proposer
23:43pour la France.
23:44Il nous reste quelques minutes
23:45pour conclure ce débat.
23:46Sylvain Maillard,
23:47est-ce que vous pensez
23:47que le gouvernement
23:48Sébastien Lecornu
23:49va réussir cette fois
23:49à faire passer ce budget
23:51au Parlement,
23:52à l'Assemblée ?
23:52On sait tous
23:53que si on n'a pas de budget,
23:54on rentre dans une situation
23:56en réalité dramatique.
23:57Et donc il faut trouver
23:59le meilleur budget
24:00ou le budget
24:01le plus acceptable possible,
24:03mais que sinon
24:04la dette va s'envoler,
24:05qu'on sera dans une instabilité
24:06et qu'au fond,
24:08aussi dans un choix démocratique,
24:09il y aura un choix démocratique
24:10dans quelques mois,
24:11il faut que celui ou celle
24:13qui devient président
24:14de la République
24:14ait les moyens
24:15de pouvoir adapter
24:16un budget
24:19à sa main,
24:20je dirais,
24:20pour le reste de l'année.
24:21Si nous ne votons pas de budget,
24:23en réalité toute l'année,
24:24il n'y aura pas de budget,
24:25peut-être fin octobre
24:26ou novembre,
24:27c'est-à-dire un pays
24:28où les taux d'intérêt
24:29risquent de flamber.
24:31Et politiquement,
24:32est-ce que vous dites
24:32notamment aux socialistes,
24:34mettons-nous autour de la table
24:35pour trouver un compromis
24:36avec le bloc central ?
24:37Moi, vous savez,
24:37j'ai toujours une inquiétude
24:38avec les socialistes.
24:40La dernière fois,
24:41pour trouver un compromis,
24:42on a gelé la réforme des retraites.
24:44On voit un an après,
24:46dans l'État où on est,
24:46c'est-à-dire que nos retraites,
24:47c'est encore pire
24:48et on voit le dérapage
24:50dans lequel on est.
24:51Donc moi, ce que je demande,
24:52c'est que chacun fasse des efforts
24:55pour faire en sorte
24:56qu'il y ait un budget.
24:56Et puis, il y a un rendez-vous démocratique
24:59au mois de juin de l'année prochaine.
25:01Il y aura une nouvelle Assemblée nationale
25:02qui pourra faire évoluer un budget.
25:04Karine Daniel,
25:05en pleine campagne présidentielle,
25:06ça y est, qui est partie.
25:07On n'a pas l'impression
25:08que les socialistes
25:08sont dans une dynamique
25:09de compromis avec le gouvernement,
25:11comme ça a été le cas l'année dernière
25:12avec la suspension
25:13de la réforme des retraites
25:14qui a permis la non-censure
25:15de Sébastien Lecornu.
25:16Pour réagir par rapport
25:17à notre sujet précédent,
25:19sur le budget d'avant,
25:20les socialistes avaient demandé,
25:21n'avaient pas lâché
25:22sur 4000 postes de professeurs
25:24dans l'éducation nationale.
25:25Et je pense qu'aujourd'hui,
25:26vous pouvez aussi nous remercier de cela
25:28parce que la situation serait
25:30d'autant plus délétère
25:32dans l'éducation nationale
25:33et en cette rentrée
25:34avec les lycéens dans la rue
25:35si nous n'avions pas eu
25:38cet apport de professeurs supplémentaires.
25:40Et merci.
25:41C'est la fin de ce débat,
25:42de ce premier numéro
25:43de la saison de Parlement hebdo.
25:45Merci de l'avoir suivi.
25:47Et on vous retrouve la semaine prochaine.
25:48Ce sera Katia Gilder
25:49à la présentation.
25:51Très bonne journée sur nos antennes.
25:52Sous-titrage Société Radio-Canada
25:58Sous-titrage Société Radio-Canada
25:59Sous-titrage Société Radio-Canada
26:00Sous-titrage Société Radio-Canada