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Le 7 octobre, la commission d'enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire auditionnait Éric Laurier, directeur des ressources humaines et Marie Villette, ancienne secrétaire générale de la ville de Paris. En juin 2026, le Sénat a lancé une commission d’enquête consacrée aux violences dans le périscolaire. La sénatrice LR de Paris Agnès Evren en est la rapporteure. La commission est née du scandale du périscolaire à Paris, révélé en avril 2026 : 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles. Devant la commission d'enquête, le DRH de la ville de Paris a présenté ses excuses pour les propos qu'il a tenus concernant les signalements de violences dans le périscolaire, rapportés par Mediapart en septembre 2026. Il a également affirmé que les animateurs mis en cause dans des cas de violences sexuelles étaient "systématiquement suspendus". Marie Villette a, quant à elle, affirmé que les recommandations d'un rapport de l'inspection générale de la ville de Paris sur le périscolaire datant de 2015 avaient bien été mises en œuvre. Année de Production :
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00:00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat.
00:00:13Pour suivre aujourd'hui les travaux de la commission d'enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire.
00:00:19Hier, la commission auditionnait Eric Laurier, le directeur des ressources humaines de la ville de Paris,
00:00:23ainsi que Marie Villette, l'ancienne secrétaire générale de la mairie de Paris.
00:00:27Lors de cette audition, il a été question du manque de transparence dans le recrutement des animateurs,
00:00:32aussi de l'information aux parents d'élèves, mais aussi de savoir qui était responsable à la mairie de Paris
00:00:38lorsqu'un signalement avait lieu. Écoutez cette audition.
00:00:42Mes chers collègues, les travaux de la mission d'information dotés des pouvoirs de commission d'enquête
00:00:46sur la prévention et le traitement des violences périscolaires touchent à leur fin.
00:00:50Nous éditionnons aujourd'hui Madame Marie Villette et Monsieur Eric Laurier.
00:00:54Les nombreuses auditions conduites par notre commission et notre rapporteur dans un délai contraint en raison de l'actualité législative
00:00:59ont mis en évidence deux points importants pour un service public du périscolaire de qualité.
00:01:04D'une part, l'importance de l'impulsion politique et de sa transmission des services en trou jusqu'à chacun
00:01:09des centres périscolaires.
00:01:10D'autre part, l'enjeu essentiel du recrutement est de la formation des animateurs.
00:01:14C'est pourquoi il nous semblait important de vous auditionner.
00:01:17Madame Villette, vous avez été secrétaire générale de la ville de Paris de 2020 à 2026.
00:01:22Monsieur Laurier, vous avez été directeur adjoint des affaires scolaires de 2021 à 2023,
00:01:26puis vous avez rejoint la direction des ressources humaines en tant que directeur adjoint.
00:01:31Depuis mars 2025, vous êtes le directeur des ressources humaines de la ville de Paris qui emploie près de 50
00:01:35000 agents.
00:01:36Cette audition se déroulera, comme vous en avez été informé, sous la forme de questions-réponses.
00:01:41Je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre mission d'information dotée des pouvoirs de commission d'enquête
00:01:46serait passible à dépeindre prévue aux articles 434.13, 434.14 et 434.15 du Code pénal.
00:01:52Je vous invite ainsi à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main
00:01:56droite et en disant « je le jure ».
00:01:58On va commencer par Mme Marie Villette, peut-être, avec le micro.
00:02:03Je le jure.
00:02:04Merci. M. Éric Laurier, je le jure.
00:02:07Je précise également qu'il vous appartient, le cas échéant, d'indiquer vos éventuels liens d'intérêts ou conflits d
00:02:12'intérêts en relation avec l'objet de la commission d'enquête.
00:02:15Il n'y en a pas ?
00:02:17Enfin, cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat.
00:02:21Mme la rapporteure, je vous cède la parole pour vos questions.
00:02:26Merci M. le Président.
00:02:29Alors ma première question sera pour vous, M. Éric Laurier.
00:02:34En janvier 2022, vous avez participé à une visioconférence avec des parents, des SOS périscolaires.
00:02:43Et à l'occasion de cette visioconférence, vous aviez qualifié de chevalier blanc des animateurs qui dénonçaient des faits de
00:02:52maltraitance.
00:02:53Est-ce qu'avec le recul, vous aviez aujourd'hui conscience que cette expression pouvait à la fois disqualifier ces
00:03:04agents qui signalaient,
00:03:07décourager ceux parmi les animateurs qui pouvaient être tentés de signaler et aussi donner l'impression aux parents de victimes,
00:03:17bien évidemment,
00:03:17de minimiser leur souffrance et donc avec recul, regrettez-vous cette expression de chevalier blanc ?
00:03:26Madame la rapporteure, si vous me permettez, effectivement, je voudrais dire tous mes regrets sur les propos que j'ai
00:03:33tenus lors de cette réunion
00:03:35de janvier 2022. C'était des propos totalement inappropriés. Ce sont des propos qui ne reflètent pas la réalité des
00:03:46faits.
00:03:46Et c'est effectivement des propos qui ne reflètent pas mon engagement constant dans la lutte contre les violences scolaires.
00:03:54Et je mesure tout à fait à quel point ils ont pu blesser les parents qui les ont lus dans
00:04:00Mediapart.
00:04:00et même être douloureux pour des familles dont les enfants ont été victimes de violences sexuelles.
00:04:07Donc vraiment, je tiens à leur présenter aujourd'hui mes excuses les plus sincères et vraiment les assurer que tous
00:04:15les signalements que nous avons eu à traiter
00:04:20l'ont été avec sérieux, avec rigueur, y compris ceux qui reposaient sur des éléments qui n'étaient pas très
00:04:26faciles à exploiter
00:04:27et pour lesquels le parquet n'a pas décidé d'engager des poursuites pénales.
00:04:33Donc je mesure aussi que ces propos pouvaient être perçus comme vous l'indiquez, comme pouvant dissuader un agent.
00:04:44C'est des propos que j'ai tenus dans un cadre, que je n'ai pas tenus dans un cadre
00:04:48public.
00:04:48Je ne les aurais jamais tenus. La direction des affaires scolaires avait vraiment à cœur de faire jouer aux animateurs
00:04:57un rôle de détection des signaux faibles
00:05:00et d'information et de remontée des signalements. C'était au cœur de notre action.
00:05:07On a fait évoluer considérablement la formalisation des procédures parce que la culture de l'animation est issue de l
00:05:18'éducation populaire.
00:05:21Elle est souvent fondée sur le dialogue, sur l'expérience par l'apprentissage.
00:05:26Et dès que je suis arrivé à la direction des affaires scolaires, j'étais convaincu qu'il fallait développer l
00:05:32'écrit parce que l'écrit protège.
00:05:33Il protège évidemment les enfants puisque c'est l'écrit qui permet de contextualiser des situations, de remonter, de faire
00:05:42des transmissions, de remonter des signalements.
00:05:45Et il protège aussi les agents. C'est ça le travail de conviction que nous faisions auprès des équipes.
00:05:54Je vous remercie. Vous disiez que ces propos n'étaient pas publics. J'ai bien vérifié.
00:05:58La réunion qui a eu lieu en visio avait fait l'objet d'une convocation officielle de ses parents.
00:06:06Donc vous saviez que vous étiez malgré tout, même si c'est en visio, c'est une expression publique.
00:06:11Et qui, encore une fois, alors qu'on sait aujourd'hui que la quasi-totalité des signalements, en fait, sont
00:06:17le fait des parents de victimes.
00:06:19Très rarement d'animateurs sur place qui ont réussi à détecter des signaux faibles chez l'enfant, des signaux de
00:06:26souffrance.
00:06:27Et donc ce type de propos, quand on est numéro 2 de la Dasco, évidemment, risque tout simplement de disqualifier,
00:06:35de discréditer, de décourager
00:06:37certains animateurs qui, à l'époque, hésitaient à signaler pour ne pas paraître comme ceux qui dénoncent en fait des
00:06:44collègues.
00:06:44Et de ce point de vue-là, j'entends vos excuses, j'entends vos regrets.
00:06:49Mais ma question est pour vous deux, Madame Villette également.
00:06:53Est-ce qu'à l'époque où nous étions en fait dans une période post-Covid 2022-2023, donc il
00:06:59y a eu l'émergence de deux sujets absolument majeurs en France,
00:07:03qui étaient à la fois la lutte contre le harcèlement, le cyberharcèlement, ça c'était un sujet essentiel,
00:07:11et aussi sur toutes les violences intrafamiliales, la lutte contre justement les violences sexuelles et sexistes.
00:07:18Est-ce que du coup, dans votre esprit, j'ai vraiment besoin que vous nous décryptiez ça, vous pensiez peut
00:07:24-être que le périscolaire était un lieu où on pouvait détecter des violences intrafamiliales,
00:07:30un lieu de recueil de la parole, plutôt qu'un lieu où on pouvait vivre des violences périscolaires ?
00:07:35Vous voyez la différence entre les deux ? Quelle était votre perception à l'époque ?
00:07:39Sachant encore une fois qu'en effet, post-Covid, on avait à cette époque tous ces sujets de violences intrafamiliales
00:07:44et de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement
00:07:47avec le lancement du projet phare à la rentrée 2022 par le ministère de l'Éducation nationale.
00:07:51Voilà, quelle était votre vision de ces violences dans le périscolaire ?
00:07:58Oui, Madame la rapporteure, permettez-moi d'abord, puisqu'il n'y avait pas eu de propos liminaires, pour exprimer
00:08:03aussi mon émotion suite aux cas et aux situations dramatiques révélées ces derniers mois,
00:08:10qui évidemment ne peuvent pas nous laisser et me laisser, en tant que maire citoyenne et ancienne responsable administrative, évidemment
00:08:17insensibles.
00:08:18Sur votre question, je crois que les violences, malheureusement d'ailleurs, ne s'opposent pas.
00:08:24Et quand on a fait le travail très fin, mené autour de la lutte contre toutes les formes de violences,
00:08:33elles visaient à traiter aussi bien de la sensibilisation à ces violences dont on sait qu'elles sont a priori
00:08:40majoritaires,
00:08:40puisque c'est 80% des violences sur les enfants qui se feraient dans le cercle familial,
00:08:44donc de traiter à la fois ces violences intrafamiliales, mais aussi de traiter évidemment toutes les formes de violences
00:08:52qui peuvent avoir lieu dans d'autres cadres, le cadre périscolaire qui nous occupe aujourd'hui,
00:08:57mais aussi le cadre associatif, le cadre des autres équipements et des autres milieux.
00:09:03C'est vrai que 2022 a été un moment où on a pleinement amélioré, relancé la dynamique de lutte contre
00:09:14toutes les formes de violences.
00:09:17Et j'ai eu l'occasion de réunir à plusieurs reprises l'ensemble des directions de la ville sur ce
00:09:21sujet absolument prégnant
00:09:22pour leur demander d'améliorer les modalités de recensement, traitement, informations autour de ces questions des violences.
00:09:34Et pour répondre peut-être à votre interrogation tout à fait légitime sur le faible nombre de collègues
00:09:44qui ont pu être amenées à faire des signalements relatifs à des violences sur enfants.
00:09:50Je pense qu'on peut articuler peut-être deux éléments qui concourent à expliquer ça.
00:09:56D'une part, le fait qu'évidemment on peut espérer que les personnes les plus proches des enfants
00:10:01et donc les plus à même de recueillir leurs paroles sont bien souvent les parents et les familles
00:10:06qui voient qu'ils sont plus à même de percevoir un changement de comportement notamment.
00:10:12Et j'ajouterais un deuxième point qui a donné lieu à une démarche assez ambitieuse
00:10:18qui est la création de ce qu'on a appelé, alors pardon c'est un peu techno et pompeux,
00:10:23mais c'est le dispositif subsidiaire de signalement,
00:10:26qui est un dispositif qu'on a mis en place au niveau de la DRH
00:10:29et qui visait justement à ce qu'un agent qui se sente un peu en difficulté
00:10:35de signaler quelque chose à sa hiérarchie,
00:10:37qui plus est parfois parce que la hiérarchie peut être aussi elle-même impliquée,
00:10:42et donc on a mis en place ce dispositif qui vise à ce qu'un agent
00:10:46qui ne se sentirait pas de saisir sa hiérarchie directe
00:10:50ou qui aurait l'impression que sa hiérarchie directe ne prenne pas assez en compte ses remontées,
00:10:55puisse saisir un autre canal qui était en l'occurrence la DRH.
00:11:04Oui, peut-être pour aller dans le même sens de Marie Villette,
00:11:09la direction des affaires scolaires, le risque qu'un animateur se rende coupable
00:11:14de violences sur un enfant, de violences sexuelles,
00:11:18c'est un risque dont la direction est pleinement consciente.
00:11:22C'est la raison pour laquelle elle a mis en place des procédures de recrutement
00:11:27qui vérifient l'honorabilité à la fois par le contrôle du B2, du FIGES,
00:11:34d'un contrôle de la SDGES.
00:11:36C'est une direction aussi qui a mis en place justement des procédures de recueil de signalement
00:11:42pour prendre en charge dès qu'un signalement intervient.
00:11:50Et vraiment, on a conçu le rôle des équipes d'animation aussi
00:11:55comme pouvant jouer un rôle dans la détection des signaux faibles.
00:11:58C'est vrai que les flagrances sont exceptionnelles sur les violences sur enfants.
00:12:04On y viendra parce qu'on a le sentiment justement que les formations étaient très peu efficaces
00:12:08en fait à la détection des signaux faibles.
00:12:11Et aujourd'hui encore, à la connaissance de l'article 40,
00:12:13moi j'ai rencontré des rêves qui me disent que certains animateurs
00:12:16ne savent toujours pas comment réagir quand il y a une alerte.
00:12:21Mais ma question en fait, merci pour vos réponses,
00:12:23mais elle était beaucoup plus précise que ça
00:12:25parce qu'en fait, dans cette vision, on voit bien que vous dites
00:12:28faire en fait des informations préoccupantes aux services sociaux
00:12:31plutôt que de vous interroger sur les alertes des adultes.
00:12:35Vous voyez, c'est ça qui était surprenant,
00:12:36comme s'il y avait une confusion en fait entre la saisine du crime
00:12:39plutôt que de faire un article 40
00:12:41sachant que la doctrine, on en reparlera Madame Villette,
00:12:44a changé entre 2021 et 2025
00:12:46où en fait, il n'y avait plus d'article 40 systématique
00:12:49dès lors qu'il y avait des parents d'élèves qui portaient plainte.
00:12:52Vous voyez, on a le sentiment d'un deux poids de mesure
00:12:55où en fait, on fait des informations préoccupantes sur les parents.
00:12:59En revanche, quand il s'agit de signaler à la justice des alertes,
00:13:02ça, hélas, ça n'était pas fait.
00:13:04Et on avait laissé en fait aux parents le soin de se substituer
00:13:07en quelque sorte à l'institution.
00:13:08C'était ça l'objet de ma question.
00:13:12Si vous avez quelque chose à préciser là-dessus,
00:13:13sur les informations préoccupantes que vous faisiez.
00:13:15C'est pour ça qu'on se demande vraiment si vous aviez conscience en fait
00:13:18que le périscolaire était un lieu, là encore,
00:13:20où il y avait des cas d'abus sexuels
00:13:22et pas seulement d'ailleurs des violences verbales et physiques
00:13:24puisque cette commission d'enquête traîne de toutes ces violences.
00:13:29Peut-être dire qu'en 2021, le guide comportement adulte
00:13:33qui a été très largement diffusé et qui vise, comme vous le rappelez souvent,
00:13:37à décliner très localement et très concrètement,
00:13:41c'est un guide très pratico-pratique,
00:13:42rappelle tout ce que vous pointez là.
00:13:46Et évidemment, y compris dans le cadre du périscolaire lui-même
00:13:51et du scolaire aussi, c'est tout comportement.
00:13:55Il est clairement rappelé dans ce cadre
00:13:56que le parquet doit être systématiquement informé
00:13:59et il est rappelé de manière extrêmement pratico-pratique.
00:14:02Alors sans doute qu'on ne diffuse jamais assez bien toutes ces informations,
00:14:07mais il y a eu quand même énormément de guides
00:14:10et encore une fois très pratiques avec des adresses mail qu'on peut saisir.
00:14:15Je parlais du dispositif supplémentaire
00:14:17qui permet de ne pas saisir sa hiérarchie
00:14:19si on sent que c'est plus inconfortable.
00:14:22Donc on a quand même essayé de multiplier à la fois les mesures
00:14:26et puis la manière dont elles se déclinaient concrètement sur le terrain
00:14:30parce qu'effectivement, c'est dans la réalité de la proximité
00:14:33et de l'appropriation par l'ensemble des agents
00:14:36que se forge cette protection des enfants qu'on appelle tous de nos voeux.
00:14:43Madame la reporter, dès qu'un agent était mis en cause,
00:14:48nous suivions un cadre très clair.
00:14:52L'agent était systématiquement...
00:14:53Quel cadre concrètement ?
00:14:55Nous suspendions systématiquement un agent mis en cause pour violences sexuelles.
00:15:00À partir de quand ?
00:15:00Depuis le rapport de 2015-2016.
00:15:05En tout cas, quand j'arrive à la Dasco en 2018,
00:15:07la suspension est automatique.
00:15:09Elle n'est même pas questionnée.
00:15:11On parlera des déplacements tout à l'heure.
00:15:13Voilà. Donc un agent mis en cause pour violences sexuelles,
00:15:16il est systématiquement suspendu.
00:15:19Il n'y a pas de réflexion sur l'opportunité ou pas de suspendre.
00:15:22Il est suspendu.
00:15:23Il y a des cas où on a du mal à identifier l'agent.
00:15:28Ça, c'est le témoignage de l'enfant.
00:15:30C'est-à-dire concrètement ?
00:15:32Le témoignage de l'enfant peut être fragile.
00:15:34Il peut des fois désigner un homme.
00:15:36Le lendemain, il peut désigner une femme.
00:15:38Il peut désigner...
00:15:39C'est des cas qui arrivent.
00:15:40Donc dans ce cas-là, on a un principe là aussi de précaution maximale.
00:15:43Il nous est arrivé de suspendre dans un premier temps le...
00:15:47Parce qu'on n'avait pas le sentiment que le principe de précaution
00:15:50était appliqué assez...
00:15:52Alors franchement...
00:15:53De façon récurrente, quoi.
00:15:55On y reviendra.
00:15:56De façon vraiment...
00:15:57De façon systématique, un agent mis en cause pour violences sexuelles
00:16:02était suspendu.
00:16:04Et le parquet s'est dit.
00:16:07Par la suite...
00:16:08Sur les violences ordinaires éducatives, quelle était la règle ?
00:16:13Alors sur les violences éducatives, c'était en fonction de la gravité des cas.
00:16:19Alors qu'est-ce que vous considériez grave à l'époque ?
00:16:21Un animateur qui crie sur un enfant,
00:16:24qui les menace d'éteindre la lumière quand ils font trop de bruit ?
00:16:28Je ne serais pas capable aujourd'hui de refaire la distinction.
00:16:33Parce qu'on a le sentiment qu'il n'y avait pas de grille très précise
00:16:36et qu'en fait, en fonction des caspes, chacun avait sa propre interprétation.
00:16:41Et c'est cette absence de procès qui très souvent annuit à l'intérêt de l'enfant
00:16:45et à sa protection immédiate.
00:16:47Puisqu'en fait, dans une certaine caspe, on pouvait crier sur un enfant,
00:16:50on était tout simplement déplacé.
00:16:52Dans d'autres, on pouvait être écarté.
00:16:55Vous étiez, à l'époque, directeur adjoint de la Dasco.
00:16:59Donc ça a du sens de nous dire quelle était la grille en fait retenue
00:17:02en fonction d'absence de posture adaptée au contact des enfants.
00:17:11La suspension était automatique pour les suspicions de violences sexuelles.
00:17:19Sur les violences éducatives ou sur des violences physiques,
00:17:23il y avait une réflexion collégiale, une analyse collégiale de la situation
00:17:28et sur la décision de suspendre.
00:17:31Les caspes, enfin, c'était discuté entre l'administration centrale et les circonscriptions des affaires scolaires.
00:17:37On va y revenir.
00:17:38On voudrait avancer pour que mes collègues puissent également vous poser des questions
00:17:43sur le recrutement justement par les rêves.
00:17:45Et là, je vous pose la question à vous deux.
00:17:49Monsieur Laurier, vous êtes donc aujourd'hui directeur des ressources humaines de la ville de Paris.
00:17:53C'est quand même plus de 50 000 fonctionnaires.
00:17:57Et il est vrai qu'en fait, il y a quand même une spécificité à la ville de Paris.
00:18:02C'est que tous les recrutements en fait passent par la direction des ressources humaines,
00:18:08sauf pour la Dasco, alors qu'on a affaire là au contraire à des enfants,
00:18:13donc à ce qu'on a de plus vulnérable.
00:18:16Comment vous expliquez cette particularité de la ville de Paris,
00:18:19ou partie partout, y compris un jardinier qui va être recruté à comme interlocuteur les ressources humaines,
00:18:25sauf pour les recrutements à la Dasco,
00:18:28où là, ce sont des animateurs qui nous ont dit avoir recruté eux-mêmes, parfois par téléphone.
00:18:34Et donc, il y a une espèce d'endogamie où on recrute entre amis.
00:18:39Et j'ai regardé le rapport de l'inspection générale dans le rapport de l'école Bulourde.
00:18:44En 2024 et 2025, 65%, 65% en fait, dans cette caspe-là,
00:18:5111-12, donc, des animateurs, étaient recrutés directement par des rêves.
00:19:00Donc, la direction des ressources humaines procède à tous les recrutements collectifs,
00:19:05c'est-à-dire les recrutements par concours, les recrutements sans condition de diplôme.
00:19:10Et elle procède au recrutement des contrats à durée déterminée
00:19:16et le passage en contrat à durée indéterminée.
00:19:21S'agissant du recrutement des vacataires,
00:19:23ils sont pris en charge par les services des ressources humaines des directions opérationnelles.
00:19:27Il n'y a pas que la Dasco qui recrutait ses propres vacataires.
00:19:30Mais depuis quand ?
00:19:31Parce qu'il y a beaucoup de rêves qui recrutaient eux-mêmes.
00:19:33D'ailleurs, Emmanuel Grégard l'a dit lui-même, ça a changé.
00:19:37Mais il fut une époque où certains vacataires étaient recrutés directement par les rêves.
00:19:42D'ailleurs, les syndicats s'en offusquaient dès 2018,
00:19:45en disant que ça n'est pas acceptable parce qu'en fait,
00:19:47ils ne sont pas formés pour recruter.
00:19:50J'allais y venir.
00:19:53Je souhaitais préciser effectivement que le recrutement d'agents vacataires
00:19:58intervenait, était organisé par les directions et pris en charge par les directions.
00:20:01Donc, on a plusieurs directions de la ville qui recrutent des vacataires.
00:20:06Et donc, au sein de la Dasco et au sein des établissements,
00:20:11il est exact que le recrutement des vacataires était très, très, très déconcentré
00:20:17pour des raisons qui s'expliquaient sans doute par le passé,
00:20:23par la nécessité d'avoir des personnes et d'assurer la continuité du service.
00:20:31Donc, il est arrivé effectivement, en raison de l'absence,
00:20:34que sur le temps du midi, des recrutements puissent intervenir directement auprès des rêves.
00:20:40On a progressivement, c'est vrai que la direction des affaires scolaires
00:20:43a progressivement mis en place une procédure de recrutement centralisée au niveau des CASP
00:20:50en créant des cellules de remplacement qui ont été organisées dans chaque CASP.
00:20:55Et une nouvelle étape a été franchie avec le nouvel exécutif,
00:21:02avec les nouvelles orientations de l'exécutif.
00:21:04Et désormais, un rêve n'a plus le droit de procéder au recrutement d'un agent vacataire.
00:21:09Mais pendant très longtemps, ça a été fait de cette façon-là.
00:21:13Et d'ailleurs, j'ai sous les yeux le rapport, encore une fois,
00:21:16de l'inspection générale de l'école Bulourde,
00:21:18qui cite expressément,
00:21:20« Ce recrutement est peu déontologique et révèle des risques importants.
00:21:25L'absence de contrôle du contenu des entretiens.
00:21:28Critères non objectifs et défauts de contrôle des antécédents judiciaires.
00:21:32Quand on sait qu'aujourd'hui, hélas, un animateur a pu être recruté
00:21:38par un de ses amis dans une école et qu'aujourd'hui, il est mis en détention.
00:21:43Et donc, est-ce que vous aviez conscience de ces risques d'une absence totale
00:21:48de contrôle et de suivi de ces animateurs qui pouvaient être recrutés ?
00:21:53C'est dans l'entre-soi, en fait.
00:21:54On est entre amis, on se recrute les uns les autres.
00:21:57Alors qu'on sait, encore une fois, que ce sont des animateurs,
00:22:00et c'est une vocation, qui vont être au contact d'enfants très vulnérables
00:22:03en âge de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans, et que c'est une mise en danger.
00:22:10C'était un risque qui a été bien identifié.
00:22:17Le recrutement du vacataire, l'équipe du périscolaire doit faire l'objet
00:22:24d'une télé, d'une déclaration, d'une téléprocédure par GAMTAM.
00:22:29C'est un dispositif qui est, je crois que c'est un dispositif de l'État
00:22:33que la SDGES gère, et d'intégrer sur la maintenance.
00:22:42Et donc, un rêve qui constitue son équipe doit systématiquement,
00:22:46c'est obligatoire, doit passer dans GAMTAM la liste de ses collaborateurs.
00:22:51Et ce GAMTAM vérifie le B2, vérifie le FIGES, et le CADINT, le SDGES.
00:22:59Donc ça, ça fait l'objet d'une vérification.
00:23:01Et si jamais un rêve ne le fait pas, il est sanctionné.
00:23:06Donc on a eu un rêve, un rêve stagiaire, une rêve stagiaire d'ailleurs,
00:23:14qui n'avait pas fait, par exemple, une remontée de signalement.
00:23:18On a mis fin à son stage, on ne l'a pas titularisé dans le corps des rêves.
00:23:22C'est une décision qu'elle a contestée devant le juge, elle l'a perdue.
00:23:26Si un rêve ne fait pas une télé-déclare, enfin, ne télé-déclare pas les collaborateurs,
00:23:31ne procède pas au contrôle, il est responsable.
00:23:35Il sait que c'est une responsabilité qui l'encourt.
00:23:38Aucune procédure, enfin, en aucun cas, on ne se dispense des contrôles du B2, du FIGES.
00:23:45Oui, mais ce n'était pas ça, ma question.
00:23:47C'est qu'en fait, quand on a un animateur qui, dans une audition, nous dit
00:23:51« Quand un animateur est bien », je lui demandais tout simplement
00:23:55s'il connaissait des gens qui pouvaient être intéressés par ce job
00:23:59et qui voulaient se faire de l'argent de poche,
00:24:01comprenaient que ça puisse choquer des parents qui confient la chair de leur chair, en fait.
00:24:06Et encore une fois, je le redis, être animateur, c'est une vocation,
00:24:09d'être animateur auprès d'enfants en très bas âge.
00:24:12Mais voilà, aujourd'hui, cette pratique, heureusement, est résolue,
00:24:18en tout cas, je l'espère, et vous avez répondu sur ce point-là.
00:24:23D'ailleurs, et je le redis parce que j'ai sous les yeux aussi
00:24:26une des déclarations de Nicolas Léger, qui était donc le principal syndicat du secteur
00:24:31SU, APP, FSU, qui dénonçait justement et qui disait
00:24:33« Si votre casier est vierge, d'ailleurs c'est ce que vous disiez à l'instant,
00:24:36si votre casier est vierge, vous êtes embauché, de fait, on recrute n'importe qui,
00:24:41cela met les équipes en difficulté et les enfants en danger. »
00:24:44Vous voyez, donc j'ai tenu vraiment à parler de ce point-là
00:24:47parce que beaucoup de parents l'ont appris et nous ont interrogé
00:24:50sur ces recrutements un peu rapides pour gérer aussi, il est vrai,
00:24:54vous l'avez dit, la pénurie d'animateurs.
00:24:56Et c'est vrai que c'est ça aussi en France où on a une pénurie d'animateurs formés
00:24:59et qualifiés.
00:25:03Alors, Madame Villette, j'avais une question qui concernait le rapport de 2015
00:25:06qui, comme vous le savez, est un rapport qui décrivait parfaitement
00:25:10et détaillait tous les dysfonctionnements actuels.
00:25:13Il y a eu une mission flash de 2025 qui a montré qu'en fait,
00:25:18il y avait un bilan d'exécution qui était mauvais
00:25:21puisque seulement 25 des recommandations importantes ont été mises en œuvre
00:25:25et parmi ces 25, c'était, à mes yeux, les plus importantes
00:25:29puisqu'il s'agissait en fait des mesures de prévention,
00:25:31de formation à la détection des signalements
00:25:35et à la détection des signaux faibles
00:25:38et à la formation sur les articles 40 sur les signalements.
00:25:42Donc, est-ce que vous avez été étonné ?
00:25:44Est-ce que vous avez été surprise ?
00:25:45Comment vous avez perçu cette faiblesse ?
00:25:47Qu'avez-vous mis en place en tant que secrétaire général
00:25:49sachant qu'on a vu qu'il n'y avait pas véritablement eu
00:25:52ensuite de suivi et de contrôle de l'exécution
00:25:55de ces principales mesures qui étaient proposées dans le rapport de l'IGVP ?
00:26:01Alors, quand je prends mes fonctions à l'été 2020,
00:26:05effectivement, de secrétaire général,
00:26:06alors déjà peut-être rappeler qu'on est en pleine période du Covid
00:26:10avec la gestion des confinements
00:26:12et puis un peu plus tard la mise en œuvre de la vaccination,
00:26:17le rapport dont vous faites état à l'époque 5 ans
00:26:20et en fait, il a été très clairement décliné.
00:26:23Alors, on peut apprécier, je crois qu'il y a d'ailleurs un désaccord
00:26:27sur le degré de concrétisation des recommandations de ce rapport
00:26:33puisque le même audit de flash que vous mentionnez
00:26:35dit que 87% des rapports de l'IGVP qui ont eu lieu entre 2015 et 2025
00:26:42ont par ailleurs donné lieu à une mise en œuvre.
00:26:45Donc, j'entends en tout cas que certaines recommandations
00:26:51ont fait l'objet d'une mise en œuvre partielle
00:26:53mais moi, quand j'arrive en 2020, ce que je sais,
00:26:55c'est que des actions très fortes et très concrètes ont été mises en place.
00:27:00C'est évidemment le FIGES, on en a parlé,
00:27:01qui a été mis en place d'ailleurs au début de l'année 2020.
00:27:04C'est le protocole avec le parquet de 2015.
00:27:08C'est évidemment le recrutement au sein de la Dasco
00:27:13d'un officier de la brigade de protection des mineurs.
00:27:15C'est la mise en place en 2018 de l'école des métiers de la Dasco
00:27:19que j'ai eu l'occasion d'ailleurs assez tôt de visiter
00:27:21et de voir qui comportait en son sein à la fois en formation initiale et continue
00:27:26un volet très prégnant autour de la lutte
00:27:29contre toutes les formes de violence sur les enfants.
00:27:33Et donc, effectivement, moi, quand j'arrive en 2020,
00:27:36je vois que le sujet est pris
00:27:38et ce qui ne nous a pas empêché d'ailleurs de continuer à le compléter
00:27:42et c'est peut-être un peu ce qu'il faut retenir,
00:27:47c'est qu'en fait, on est dans un dispositif d'amélioration continue.
00:27:51Vous l'avez vu, en 2021, il y a le guide comportement adulte.
00:27:55En 2022, avec aussi le contexte législatif, la loi Taquet, etc.,
00:28:01il y a également des améliorations.
00:28:04En 2024, il y a le principe subsidiaire de relais à la DRH que j'évoquais.
00:28:10Il y a également, en 2025, suite aux révélations,
00:28:15un plan d'action encore plus ambitieux mis en place.
00:28:18Donc, c'est vraiment un principe d'amélioration continue qui nous a guidés.
00:28:23Pardon, je vais vous couper parce qu'en fait,
00:28:25j'entends parfaitement tout ce que vous déclinez,
00:28:27mais on a le sentiment que vous n'avez pas lu, en fait, cette mission flash.
00:28:31Il est écrit que 50% des recommandations n'ont pas été appliquées.
00:28:34Et vous nous dites qu'en fait, tout a été parfaitement appliqué.
00:28:37Pourquoi on a 235 enquêtes pénales aujourd'hui ?
00:28:41Dites-moi si vous êtes étonnés de ce chiffre de 50% des recommandations non mises en œuvre.
00:28:49– Le rapport d'inspection de 2015 porte sur l'ensemble de la ville, par ailleurs.
00:28:56Donc, l'analyse, effectivement, de la mise en œuvre des recommandations
00:29:00ne tient pas compte de l'évolution qu'il y a eu entre 2015 et 2025,
00:29:05date de l'audit flash, de tout ce qui a été fait, de toutes les mesures mises en place.
00:29:10– C'est pour ça un bilan de la mise en œuvre.
00:29:12C'est un bilan de la mise en œuvre des recommandations de 2015.
00:29:15– C'est vrai, avec des changements de pratiques, des changements…
00:29:19– C'est l'inspection générale, la propre inspection de la ville de Paris qui a fait ce bilan.
00:29:23– Oui, c'est la même, qui dit dans la même page, d'ailleurs,
00:29:2587% des recommandations des rapports de l'inspection générale sur ce sujet des violences ont été respectées.
00:29:30– Pardon, Madame Villette, qu'est-ce qui vous empêche de dire qu'en effet,
00:29:33toutes les mesures n'ont pas été mises en œuvre et c'est regrettable,
00:29:36parce qu'aujourd'hui, en effet, il y a des familles de victimes qui s'étonnent
00:29:40que des mesures aussi simples qu'interdire le téléphone portable, en fait,
00:29:43parce que des animateurs étaient suspendus à leur téléphone,
00:29:45nuisaient en fait encore à la protection de l'enfant.
00:29:48– Qu'on puisse faire mieux, c'est évident, et d'ailleurs, on a sans cesse continué de faire mieux.
00:29:53Donc on continuera, je pense, et mes successeurs continueront de faire mieux.
00:29:56– Pourquoi ce rapport n'a pas été publié, n'est pas publié aujourd'hui sur le site ?
00:30:00La mission Flash n'est pas publiée sur le site de la ville de Paris. Pourquoi ?
00:30:06– La direction des ressources humaines n'assure pas le suivi,
00:30:10la publication des rapports de l'inspection générale.
00:30:13– D'accord, alors qui prend la décision ?
00:30:14Alors dites-nous qui prend la décision, on a besoin de comprendre les process.
00:30:16Qui prend la décision de ne pas publier ce rapport mission Flash sur le site de la ville de Paris
00:30:20?
00:30:21– Très sincèrement, les règles de…
00:30:25– Mais vous, vous pourriez, en tant que directeur des ressources humaines,
00:30:29vous pourriez décider, compte tenu du fait que vous avez été directeur de la DFPE,
00:30:32vous avez travaillé au service de la petite enfance, du bien-être, de la sécurité des enfants,
00:30:37vous pourriez, en tant que DRH, vous avez la main, dire, il y a un sujet grave,
00:30:42et évidemment, je le porte dans l'intérêt de toute la transparence qu'on doit aux parents,
00:30:46et la vérité qu'on doit aux parents.
00:30:48– Je précise juste que la direction des familles et de la petite enfance,
00:30:52j'étais chef du service des ressources humaines et je suis directeur,
00:30:54– Oui, mais ce que je veux dire, c'est que vous avez une appétence pour le bien-être des
00:30:59enfants.
00:30:59– Mais la sécurité des enfants, la prévention des luttes contre les violences,
00:31:06c'est une priorité absolue de la ville, c'est une priorité absolue de la DFPE,
00:31:11c'est une priorité absolue de la DASCO, c'est certain.
00:31:15Mais sur les rapports de l'IG, il y a des rapports qui restent…
00:31:21– Enfin, je ne connais pas exactement, je le devrais peut-être,
00:31:26mais je ne connais pas les critères qui décident de la publication,
00:31:29les critères de publication des rapports de l'inspection générale.
00:31:34Je m'engage à vous renseigner par la suite.
00:31:39– Alors, M. Laurier, je voudrais revenir, il me reste encore trois questions
00:31:42et je laisse la parole à mes collègues, sur les agents soupçonnés de violences
00:31:48qui sont déplacés.
00:31:50Donc là, toujours au cœur de cette même vidéo, il y avait cette phrase que vous aviez dite
00:31:56et qui disait qu'en fait, les déplacements pouvaient constituer une sanction
00:32:02et qu'il y avait ensuite un suivi renforcé de ces agents qui étaient déplacés.
00:32:09Donc moi, j'ai besoin de savoir en fait comment s'organisait ce suivi,
00:32:12comment était organisée cette formation,
00:32:15combien de formations étaient dispensées pour tous ces animateurs qui ont été déplacés.
00:32:21Expliquez-nous concrètement, une fois qu'un animateur est déplacé,
00:32:24est-ce que l'école qui accueille cet animateur est informée ?
00:32:31Comment se passe la circulation de l'information
00:32:34et comment se passe cette formation renforcée ?
00:32:37– Donc effectivement, Mme la rapporteure, jusqu'en 2022,
00:32:42la Ville de Paris pouvait prononcer en sanction disciplinaire de niveau 2
00:32:47des déplacements d'office.
00:32:50La codification du Code général de la fonction publique
00:32:53a fait perdre à la Ville de Paris cette compétence.
00:32:57On est régi par le régime de la fonction publique territoriale.
00:33:03C'est une sanction qui reste possible à l'État, mais plus à la Ville de Paris.
00:33:07Donc ça, jusqu'en 2022, on a effectivement pris des...
00:33:10Il nous est arrivé de prendre des sanctions.
00:33:13Et sinon, des déplacements d'agents pouvaient intervenir
00:33:18en complément d'une réponse managériale, d'une réponse disciplinaire...
00:33:23– Comment est-ce organisé ? Encore une fois, moi j'ai lu le rapport de l'IG
00:33:25qui dit qu'il faut un suivi de un an, mettre cet animateur sous surveillance,
00:33:29en gros, le suivre vraiment de très très près.
00:33:32C'est là-dessus que j'aimerais que vous me répondiez.
00:33:34Un agent qui était repositionné, ça s'inscrivait dans un contexte de suite d'un accompagnement managérial
00:33:44ou d'une suite d'une procédure disciplinaire ou d'une procédure judiciaire.
00:33:48Il y avait toujours un accompagnement managérial et un accompagnement RH par de la formation.
00:33:56Donc ça, il faudra... Voilà, j'essaierai de... J'ai eu une semaine depuis la date de cette audition,
00:34:07je n'ai pas pu recueillir toutes les formations individuelles qui ont été faites,
00:34:10mais il y avait un accompagnement de proximité par le rêve qui accueillait l'animateur.
00:34:18– Mais il est formé à quoi, par exemple ? À être plus... à correspondre aux postures ?
00:34:23– Mais concrètement, on voudrait savoir, en fait, quand un animateur était déplacé,
00:34:27comment est-ce qu'il était pris en charge complètement pour répondre, comment dire, aux attentes ?
00:34:31– Il y avait à la fin... Pardon, excusez-moi. Je peux m'excuser.
00:34:34– D'un animateur au contact d'enfants, tout simplement, concrètement.
00:34:37– Vous aviez... Donc il y avait l'accompagnement managérial,
00:34:41donc le suivi quotidien de sa posture de travail, de la façon dont il exerçait ses missions,
00:34:49avec, évidemment, la nécessité de corriger ses pratiques,
00:34:54et puis des formations qui pouvaient être sur la gestion du stress,
00:35:00la gestion d'un groupe d'enfants, enfin, c'était une formation qui était construite à la carte
00:35:07en fonction des difficultés qu'avait connues l'animateur.
00:35:13Et donc ce dispositif, il a été renforcé, puisque désormais, les agents qui ont été suspendus pour violences éducatives,
00:35:24leur situation est examinée par une commission pluridisciplinaire
00:35:27dans laquelle participent des spécialistes de l'enfance.
00:35:32C'est sous l'égide du secrétariat général.
00:35:35– Mais aujourd'hui, on sait bien, ne vous inquiétez pas, ce qui se passe.
00:35:38Est-ce que vous pourrez nous préciser par écrit combien d'animateurs, justement, ont suivi ces formations renforcées ?
00:35:45Et puis, deuxièmement, si vous avez des documents administratifs,
00:35:47les convoquant officiellement, justement, à ces formations, ce serait très important.
00:35:52Quand vous dites qu'on repositionnait des agents, c'est-à-dire qu'on les repositionne,
00:35:56concrètement, en fait, ils restent au contact d'enfants quand ils sont déplacés.
00:35:59Et donc, en quoi est-ce une sanction ?
00:36:01Puisque, en fait, pour les parents, ça équivaut, encore une fois, à déplacer le risque.
00:36:07À partir du moment où ils restent au contact d'enfants, ça n'est pas une sanction, du point de
00:36:12vue des parents.
00:36:12Vous comprenez ?
00:36:14– Je l'entends tout à fait.
00:36:20Mais là encore, nous sommes dans un cadre juridique de la fonction publique.
00:36:25Nous n'avons pas le droit d'affecter un agent sur des fonctions autres que ses fonctions statutaires.
00:36:32Il nous est arrivé avec des agents, y compris pour lesquels il y avait eu un classement sans suite,
00:36:39une enquête n'établissant pas les faits, il nous est arrivé de ne pas les repositionner, ces agents-là,
00:36:45entre 2018 et 2022, parce que malgré ces deux décisions,
00:36:50à la fois du parquet et à la fois des enquêteurs,
00:36:57ils subsistaient chez nous un doute.
00:37:00Donc, c'est des agents qu'on a affectés sur d'autres missions.
00:37:04Ces agents ont pu faire des recours et on les a perdus.
00:37:08Donc, ça, c'est vraiment un point d'amélioration,
00:37:12de faciliter à l'employeur, un point d'évolution juridique,
00:37:16de permettre à un employeur d'affecter sur d'autres fonctions
00:37:19que ces fonctions statutaires, un agent mis en cause...
00:37:21Mais quand un agent est déplacé et reste au contact d'enfants,
00:37:24en fait, il passe d'une école à une autre, il est réaffecté dans une école,
00:37:27comprenez que ça puisse être choquant pour des parents,
00:37:29en fait, de se dire qu'il est déplacé en toute impunité, finalement,
00:37:32parce que ça n'est pas une sanction,
00:37:34puisqu'encore une fois, il est réaffecté dans une autre école
00:37:37et que donc, il reste au contact d'enfants,
00:37:39alors qu'on sait qu'en effet, il y a eu sans doute une violence ordinaire éducative
00:37:45et qu'il n'était pas adapté à cette fonction.
00:37:48Et qu'il y a un principe de précaution qui existe aussi.
00:37:51Je l'entends et aujourd'hui, il a été appliqué avec...
00:37:55Enfin, voilà, les nouvelles orientations de l'exécutif l'appliquent avec force.
00:37:59De 2018 à 2022, effectivement, voilà, on avait un cadre juridique,
00:38:06les sanctions sont contrôlées par le juge, il y a une proportionnalité.
00:38:10Vous avez cité mon passage à la direction des familles de la petite enfance,
00:38:14mais j'ai également travaillé pendant 13 ans au ministère de l'Éducation nationale.
00:38:18Les enseignants aussi sont déplacés d'école en école après des sanctions disciplinaires.
00:38:24Mais là, on parle de prédateurs potentiels et de protection immédiate des enfants.
00:38:28Je voudrais passer juste à une autre question très rapide
00:38:31qui concerne en fait le système actuel,
00:38:36puisque c'était finalement l'exact inverse qui se passe aujourd'hui.
00:38:39qu'est-ce qui vous empêchait donc de l'interdire ?
00:38:41Même si vous allez me répondre que juridiquement, vous voyez,
00:38:46si c'était si risqué, pourquoi est-ce qu'on a laissé pendant des années un tel système perduré ?
00:38:50Puisqu'aujourd'hui, vous faites exactement l'inverse.
00:38:54C'est difficile de revoir une période passée avec le regard d'aujourd'hui.
00:39:02Il est vrai qu'aujourd'hui, on prend des décisions qui seront, certaines sont contestées.
00:39:09On a beaucoup de recours devant le juge administratif.
00:39:13On va voir ce qu'il va dire.
00:39:15Il est incontestable que la prolongation de la durée de la suspension,
00:39:18elle nous semble indispensable.
00:39:20Moi, j'ai proposé au secrétariat général une saisine du ministre de la fonction publique
00:39:26et l'élu en charge des ressources humaines a signé le 3 juin, je crois, une saisine en ce sens
00:39:33pour que la suspension soit prolongée.
00:39:37De la même façon, ce serait important qu'il y ait un bouger aussi législatif ou réglementaire
00:39:45pour nous permettre de déplacer, de faire des transitions professionnelles un peu forcées
00:39:50pour des agents qu'on ne souhaite pas remettre auprès des enfants.
00:39:57Est-ce qu'il y a des agents qu'on a orientés vers la reconversion en 2018 et 2022 ?
00:40:04Mais ce n'était pas aussi systématique.
00:40:08Est-ce que, si c'était à refaire, j'intérioriserais moins les contraintes juridiques ?
00:40:14Certainement, avec le regard d'aujourd'hui.
00:40:16De la même manière, quand une procédure pénale, une instruction pénale était lancée,
00:40:21on attendait avant d'enclencher une procédure disciplinaire.
00:40:25Désormais, on a décidé, si on estimait que les faits sont graves,
00:40:31eh bien, on prend la décision de lancer un conseil de discipline,
00:40:34de révoquer un agent, d'interrompre un contrat, de mettre fin à un stage.
00:40:39Voilà, si c'était...
00:40:42Alors, comment ça se passe aujourd'hui, justement, avec les faux positifs ?
00:40:46C'est-à-dire que des animateurs qui sont finalement innocentés,
00:40:49concrètement, puisqu'on a maintenant le principe suspicion égale suspension.
00:40:52Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ?
00:40:55Aujourd'hui, on a mis en place un dispositif de mémoire des signalements.
00:40:58C'est-à-dire que nous ne pouvons plus recruter et affecter sur des missions auprès d'un enfant
00:41:08un agent, un avacataire, ou même un agent qui a été révoqué,
00:41:16ou un agent qui n'a pas été titularisé.
00:41:19Même sur la base d'un faux signalement, quand un animateur a été innocenté,
00:41:24qu'est-ce qu'on en fait ensuite ?
00:41:26C'est la décision qui a été prise, effectivement, fin 2025,
00:41:30à la demande des élus et actée dans un comité de pilotage.
00:41:35C'est qu'effectivement, on a un fichier qui enregistre l'identité
00:41:38de l'ensemble des agents vacataires ou titulaires
00:41:41ayant fait l'objet d'un signalement pour violence sexuelle.
00:41:43Et quelle que soit l'issue de la procédure judiciaire,
00:41:47cet agent ne sera jamais repris, puisqu'il figure dans ce fichier,
00:41:51qui aujourd'hui n'a pas de valeur légale.
00:41:53C'est un des sujets sur lesquels, effectivement,
00:41:58le principe de précaution a été porté à son maximum,
00:42:01y compris au-dessus de certaines règles de droit
00:42:04qui auront peut-être vocation à évoluer
00:42:06au regard des propositions et projets de loi en cours de discussion.
00:42:12Je peux me permettre, il y a vraiment un environnement juridique
00:42:17qui rend le traitement des situations individuelles complexes.
00:42:21Et chaque institution publique confrontée à ce sujet
00:42:26doit l'aborder avec détermination, mais avec des vraies contraintes.
00:42:31C'est là où je pense, j'y reviendrai tout à l'heure,
00:42:32qu'il faut développer en France une vraie culture de protection de l'enfance
00:42:36qui, en vous écoutant, en fait, je me rends bien compte
00:42:38que vous avancez des raisons juridiques.
00:42:41Mais malheureusement, c'est au-delà de ça.
00:42:43Encore une fois, je le redis, il faut développer cette culture universelle.
00:42:46C'est une valeur universelle, la protection de l'enfance,
00:42:47qui a été, je trouve, assez ignorée et minimisée en France.
00:42:51Je laisse la parole à mes collègues
00:42:53et éventuellement, je vous pose une dernière question.
00:42:55Si vous me permettez, merci, madame la rapporteure.
00:42:56Je voudrais juste une précision, vous savez,
00:42:58concernant la publication du rapport.
00:43:00Comme vous avez dit tout à l'heure, ce rapport n'a pas été publié.
00:43:03Il est sorti en février 2026.
00:43:05Madame Billette, vous êtes partie en avril 2026.
00:43:07Vous aviez l'autorité sur...
00:43:09Vous êtes la chef administrative de tout le personnel.
00:43:12Qui a la responsabilité de publier ce rapport
00:43:14sur les sites internet de la ville de Paris ?
00:43:18J'étais effectivement en charge de l'ensemble de l'administration
00:43:21de la ville de Paris, mais pas de l'inspection générale
00:43:22qui, compte tenu de son statut, est une autorité indépendante,
00:43:25directement rattachée à l'autorité de la maire.
00:43:33Merci. J'ai une question de M. Laffont.
00:43:36M. Laffont, ensuite M. Zian.
00:43:41Merci, madame. Merci, monsieur.
00:43:43Je dois aborder que sur la façon de fonctionner
00:43:45de la ville de Paris, après plusieurs auditions maintenant,
00:43:48moi, je n'y vois toujours pas très clair.
00:43:50Bon, je comprends que la situation étant un peu compliquée,
00:43:54pardonnez-moi l'expression, mais on a un peu le sentiment
00:43:56que chacun se repasse la patate chaude.
00:43:59Je ne dis pas ça particulièrement à vous,
00:44:01mais quand on additionne ou quand on écoute
00:44:04l'ensemble des auditions qu'on a pu avoir maintenant
00:44:06depuis plusieurs semaines.
00:44:07Pour essayer d'y voir un peu plus clair,
00:44:09je vais vous poser des questions très précises
00:44:11pour qu'on comprenne comment ça fonctionnait
00:44:13à l'intérieur de la ville de Paris.
00:44:15Pour vous, madame Villette, d'abord deux questions.
00:44:19Anne Hidalgo, dans son audition, a mentionné
00:44:22que la direction des affaires juridiques
00:44:24avait à un moment changé la façon de procéder
00:44:28dès lors qu'il y avait un signalement
00:44:29et de ne pas faire une plainte systématique
00:44:31dès qu'une plainte concernait déjà une personne spécifiquement.
00:44:39elle nous a dit aussi qu'elle n'était pas au courant
00:44:41de ce changement de façon de faire de la direction juridique.
00:44:46Est-ce que vous, madame, puisque vous étiez en poste à ce moment-là,
00:44:48est-ce que vous, vous avez été au courant
00:44:50et à quel moment avez-vous été au courant ?
00:44:53Deuxième question, toujours pour vous, madame.
00:44:55C'est vrai que cette histoire de recommandations de 2015
00:44:58qui ont été partiellement mises en place,
00:45:01le rapport dit, enfin, nous, on a retenu 50 %,
00:45:04vous nous dites un peu plus, je dirais, peu importe,
00:45:07mais ce qu'on voudrait savoir,
00:45:10c'est comment concrètement ce rapport a été suivi,
00:45:13le rapport de 2015.
00:45:14Est-ce qu'il y avait un comité de suivi
00:45:16qui régulièrement faisait un point
00:45:18sur les recommandations effectuées et leur mise en œuvre
00:45:22et est-ce que ce comité de suivi vous faisait un retour
00:45:25ou est-ce que quelqu'un du secrétariat général
00:45:27était dans ce comité de suivi ?
00:45:28Pour M. Laurier, j'avais aussi une question.
00:45:33Quand vous aviez connaissance d'un cas particulier
00:45:39et de la nécessité de suspendre ou de déplacer un agent,
00:45:44est-ce que vous en rendiez compte ?
00:45:46Et si oui, à qui ?
00:45:48Au maire adjoint ? Au secrétariat général ?
00:45:50Et enfin, ma dernière question,
00:45:53quand on regarde le nombre de signalements,
00:45:57on voit très bien qu'il y a un pic,
00:45:58je le dis sous le contrôle de Mme le rapporteur,
00:46:00qui connaît les chiffres mieux que moi,
00:46:02mais en 2024-2025, de mémoire,
00:46:05qu'est-ce qui se passe quand vous voyez
00:46:07qu'il y a une augmentation forte de signalements
00:46:11à ce moment-là ?
00:46:11Quelle est la réaction de l'administration ?
00:46:15Est-ce que vous mettez en place des moyens,
00:46:18des outils, des structures spécifiques ?
00:46:23Madame Billette ?
00:46:25Oui, je vais commencer, M. le sénateur.
00:46:26Merci pour votre question.
00:46:28Effectivement, autour de l'article 40,
00:46:30le fondement même de l'article 40,
00:46:32je ne vous l'apprends pas,
00:46:32c'est de s'assurer effectivement
00:46:34que les faits sont bien portés
00:46:35à l'information de l'autorité judiciaire.
00:46:37Ce qui est présenté ou perçu
00:46:40comme un changement de doctrine,
00:46:41et en fait, dans le fameux guide
00:46:44comportement adulte que j'évoquais tout à l'heure
00:46:45de 2021, effectivement,
00:46:47il est très pratico-pratique
00:46:48et il explicite la manière de réagir de chacun.
00:46:52Et effectivement, au moment de...
00:46:54dans le paragraphe qui concerne
00:46:56la direction des affaires juridiques,
00:46:57il y a bien une nuance entre deux cas.
00:46:59Le cas où les représentants légaux
00:47:01de l'enfant ont porté plainte,
00:47:03auquel cas, effectivement,
00:47:04il est jugé redondant
00:47:06de faire un article 40,
00:47:08et le cas où il n'y a pas
00:47:09de dépôt de plainte,
00:47:10et auquel cas, évidemment,
00:47:12la ville fait un article 40.
00:47:16Donc, dans les deux cas,
00:47:18le parquet était contacté.
00:47:19Dans les deux cas,
00:47:20les échanges étaient extrêmement réguliers
00:47:22entre le parquet et la ville de Paris,
00:47:25et en l'occurrence,
00:47:25la direction des affaires juridiques,
00:47:27mais parfois aussi la direction
00:47:28des ressources humaines,
00:47:29parfois l'inspection générale,
00:47:30quand il y avait une inspection.
00:47:31Ce que je veux vous dire,
00:47:32c'est que cette pratique,
00:47:35qui visait principalement
00:47:37à ne pas surcharger le parquet
00:47:38quand il était déjà saisi,
00:47:40par ailleurs, par une plainte,
00:47:41ce qui était quelque part
00:47:42une mesure en droit,
00:47:43il me semble, suffisante,
00:47:46et par ailleurs assez de bon sens.
00:47:50Néanmoins, je partage l'idée
00:47:53qu'elle était dommageable,
00:47:57notamment parce que les familles
00:47:58ont pu percevoir cette absence
00:48:00d'article 40,
00:48:01qui était uniquement,
00:48:02et qui n'empêchait pas
00:48:03de très nombreux échanges
00:48:06avec le parquet par ailleurs,
00:48:07ont pu être perçues par les familles
00:48:09comme une forme d'abandon de la ville,
00:48:11qui les laissait seules
00:48:12avec leur plainte,
00:48:13alors même que ce n'était pas le cas,
00:48:14évidemment, dans les liens quotidiens
00:48:16avec le parquet,
00:48:17avec la brigade de protection des mineurs,
00:48:19mais rien que pour ça,
00:48:21ce défaut d'article 40 systématique
00:48:25est regrettable,
00:48:25et c'est pourquoi,
00:48:26dès octobre 2025,
00:48:28a été acté le principe
00:48:30d'un retour systématique,
00:48:32évidemment, à l'article 40,
00:48:33et même, ce qui est nouveau,
00:48:35un dépôt de plainte systématique
00:48:36de la ville
00:48:36en cas de violence sexuelle sur mineurs.
00:48:39Pardon, madame,
00:48:39ma question n'était pas celle-là.
00:48:41Moi, je vous demandais,
00:48:42est-ce que vous avez été tenu au courant
00:48:44dès 2020,
00:48:45au moment où, semble-t-il,
00:48:46le changement de doctrine
00:48:46a été mis en œuvre
00:48:47par la direction des affaires géologiques,
00:48:492021 ?
00:48:51Est-ce que vous avez été tenu au courant ?
00:48:55Je ne peux pas dire oui,
00:48:57puisque ce n'est pas tant
00:48:59un changement de doctrine
00:48:59qu'une pratique de la direction
00:49:01des affaires juridiques
00:49:01qui, en appelant le parquet,
00:49:03ne déposait pas formellement
00:49:04d'article 40
00:49:05quand il y avait
00:49:05la connaissance par la ville
00:49:07d'un dépôt de plainte des parents.
00:49:08mais ça n'a pas été validé formellement
00:49:10puisque c'est une pratique
00:49:12qui, en droit,
00:49:14ne semblait poser aucun problème
00:49:17mais qu'on a corrigé depuis,
00:49:20notamment pour le message
00:49:21apporté aux familles.
00:49:22Madame Delpan nous a dit
00:49:24que ce changement, en fait,
00:49:26avait été notamment visé
00:49:28dans un document
00:49:28qui a été vu par vous.
00:49:30Est-ce que vous l'avez visé,
00:49:31oui ou non, ce document ?
00:49:33C'est le fameux guide
00:49:34comportement adulte
00:49:35dont je ne me souviens pas
00:49:36avoir eu connaissance
00:49:37et dont je ne me souviens pas
00:49:38de l'avoir déformé.
00:49:41Vous ne vous souvenez pas
00:49:41de l'avoir visé ?
00:49:41Non.
00:49:41Parce que Madame Delpan
00:49:43dit que vous l'avez visé.
00:49:46Enfin, moi, j'ai demandé
00:49:47justement le document
00:49:47à Madame Delpan,
00:49:48je l'attends toujours par mail
00:49:49parce qu'en fait,
00:49:50Madame Hidalgo
00:49:51dit ne pas avoir été mise au courant
00:49:53donc avant sa venue
00:49:55devant cette commission
00:49:57et elle a renvoyé
00:49:58vers l'administration.
00:49:58On a donc demandé
00:49:59à Madame Delpan
00:50:00laquelle nous dit
00:50:02c'était écrit noir sur blanc
00:50:04dans un document
00:50:05qui a été visé
00:50:06par le secrétariat général.
00:50:07et par le cabinet d'ailleurs
00:50:08de la maire.
00:50:09Et vous me dites
00:50:10que vous n'êtes pas
00:50:11en capacité aujourd'hui
00:50:13de confirmer
00:50:14que vous avez visé ce document.
00:50:16Non, je ne peux pas
00:50:17vous le confirmer
00:50:17en l'état de mes souvenirs.
00:50:19Je suis désolée.
00:50:22Ce que je peux vous dire
00:50:23c'est que ce guide
00:50:24était par ailleurs
00:50:25ce n'était pas une note
00:50:26qui demandait à valider
00:50:28un changement de doctrine.
00:50:29C'était un guide
00:50:30qui explicitait la manière
00:50:31dont concrètement
00:50:32la direction des affaires juridiques
00:50:33dans son lien avec le parquet
00:50:35portait plainte ou pas
00:50:38sur un signalement.
00:50:39Et ça je n'ai pas souvenir
00:50:41ni d'en avoir été
00:50:42explicitement informé
00:50:43ni de l'avoir validé.
00:50:45Sur le comité de suivi
00:50:46est-ce qu'il en existait un
00:50:48sur les recommandations de 2015 ?
00:50:50Alors en fait
00:50:50il existe une commission
00:50:52de suivi des recommandations
00:50:53des rapports de l'IG
00:50:54qui est beaucoup plus générique
00:50:56qui se réunit
00:50:57plusieurs fois par an
00:50:58et qui vise à passer en revue
00:51:00un certain nombre
00:51:00de rapports récents
00:51:01de l'inspection générale.
00:51:03une dizaine de rapports
00:51:05sur la trentaine de rapports
00:51:06que fait l'inspection générale
00:51:07par an.
00:51:08C'est des rapports
00:51:08qui portent
00:51:10parfois sur
00:51:11évidemment
00:51:11le sujet
00:51:12qui nous occupe.
00:51:13Il y a d'ailleurs eu
00:51:1424 rapports
00:51:15de l'inspection générale
00:51:17entre 2020
00:51:17et 2025
00:51:18qui ont porté
00:51:19de près ou de loin
00:51:19sur la question
00:51:20des violences
00:51:21sur les mineurs
00:51:22parce que c'était un sujet
00:51:23qu'on avait tenu
00:51:24à mettre
00:51:26très fortement
00:51:26dans le programme
00:51:27de travail
00:51:28de l'inspection générale.
00:51:29Et donc
00:51:30j'ai été amenée
00:51:30à présider effectivement
00:51:31plusieurs commissions
00:51:32de suivi
00:51:33de ces rapports
00:51:34de l'inspection générale
00:51:34mais qui portaient
00:51:35sur une dizaine de rapports
00:51:36certains des audits
00:51:37d'associations
00:51:38d'autres des rapports
00:51:39d'évaluation
00:51:40de politique publique
00:51:41d'autres sur des enquêtes
00:51:42administratives
00:51:43et aucun des commissions
00:51:46de suivi
00:51:46que j'ai eu l'occasion
00:51:47de présider
00:51:48ne portait spécifiquement
00:51:49sur le rapport
00:51:50de 2015
00:51:50qui était ancien
00:51:52à l'époque
00:51:52enfin jugé comme ancien
00:51:53et qui avait par ailleurs
00:51:55fait l'objet
00:51:55en revanche
00:51:57au moment où il est sorti
00:51:58de comité de pilotage
00:52:00par mes prédécesseurs
00:52:01extrêmement attentifs
00:52:03et de mise en oeuvre
00:52:04très opérationnelle
00:52:05comme je l'évoquais
00:52:06tout à l'heure
00:52:06c'est sans doute
00:52:07ce qui a fait
00:52:08qu'il n'était plus suivi
00:52:09en tant que rapport
00:52:10de l'inspection
00:52:11mais plutôt
00:52:11en tant que suivi
00:52:12des mesures
00:52:13qui ont donné lieu
00:52:15auxquelles ce rapport
00:52:16a donné lieu.
00:52:18grandier compte
00:52:20si vous me permettez
00:52:22je souhaiterais juste
00:52:23distinguer
00:52:23les étapes
00:52:25parce que
00:52:25lorsqu'on a
00:52:26un signalement
00:52:28la procédure
00:52:29de traitement
00:52:30était standardisée
00:52:31ce que j'évoquais
00:52:32avec une suspension
00:52:34s'assurer
00:52:35que le parquet
00:52:36était bien informé
00:52:37le déclenchement
00:52:38d'une enquête
00:52:38administrative
00:52:39qui pouvait s'exercer
00:52:41en fonction
00:52:41de ce que nous disait
00:52:42la brigade de protection
00:52:43des mineurs
00:52:43nous partagions
00:52:45chaque semaine
00:52:46dans un compte rendu
00:52:47d'activité hebdomadaire
00:52:49nous évoquions
00:52:50lorsqu'il y avait
00:52:51des signalements
00:52:51de ce type
00:52:52on prévenait
00:52:52enfin la mairie
00:52:53d'arrondissement
00:52:54était prévenue
00:52:54et nous prévenions
00:52:56effectivement
00:52:57le secrétariat général
00:52:58le cabinet
00:53:00le cabinet de la maire
00:53:01et le cabinet
00:53:02de l'adjoint
00:53:04en charge
00:53:04des affaires scolaires
00:53:05mais c'était
00:53:06c'était une information
00:53:08ni le secrétariat général
00:53:11ni les cabinets
00:53:12n'intervenaient
00:53:12dans la gestion
00:53:13la gestion
00:53:14d'un signalement
00:53:15il n'y avait pas
00:53:16d'évaluation
00:53:17de l'opportunité
00:53:18de suspendre
00:53:19cette discussion
00:53:22était vraiment
00:53:23c'était une gestion
00:53:24vraiment d'ASCO
00:53:25et ensuite
00:53:25le traitement
00:53:26le traitement
00:53:27proprement du
00:53:28et les différentes étapes
00:53:30étaient effectivement
00:53:31c'est part de
00:53:32on informait
00:53:33parce que
00:53:33en plus
00:53:34certains
00:53:34enfin vous le savez
00:53:35nos
00:53:37mes chefs
00:53:38souhaitaient
00:53:38être informés
00:53:39avant
00:53:40les médias
00:53:41sur certaines affaires
00:53:42donc c'était normal
00:53:43qu'on les informe
00:53:45de toutes les affaires
00:53:46signalées de ce type
00:53:47et en 2024
00:53:47qu'est-ce qui se passe
00:53:48quand vous voyez
00:53:50la recrudescence
00:53:50oui
00:53:51alors
00:53:52du côté de la DRH
00:53:54sur les moyens
00:53:55spécifiques
00:53:55on renforce
00:53:57le budget
00:53:59le budget
00:54:012020
00:54:01enfin
00:54:02lorsqu'on élabore
00:54:03le budget
00:54:032025
00:54:04on crée
00:54:05ou 26
00:54:06je ne sais plus
00:54:06on crée
00:54:06deux postes
00:54:07supplémentaires
00:54:08d'inspecteurs généraux
00:54:10et deux postes
00:54:10d'inspecteurs
00:54:11parce que
00:54:11le besoin
00:54:13de faire des enquêtes
00:54:14va s'intensifier
00:54:15on mobilise aussi
00:54:17une ressource
00:54:19de la chance
00:54:19des missions
00:54:20c'est une agence
00:54:21au sein de la DRH
00:54:23une structure
00:54:23qui met en appui
00:54:25des directions
00:54:26qui en font la demande
00:54:27des cadres
00:54:28de l'administration
00:54:30pour assurer
00:54:31le suivi
00:54:33donc on donne
00:54:34des ressources
00:54:35en effectif
00:54:36supplémentaire
00:54:37pour suivre
00:54:37pour assurer
00:54:39l'analyse
00:54:41le traitement
00:54:41des cas
00:54:42et leur suivi
00:54:43et au niveau
00:54:43du secrétariat général
00:54:44il y a une action
00:54:45particulière ?
00:54:51Au moment
00:54:51de la recrudescence
00:54:53oui
00:54:54il y a eu
00:54:55un pilotage
00:54:55un peu plus étroit
00:54:56à mon niveau
00:54:57y compris
00:54:57par le biais
00:54:59de plusieurs
00:54:59comités de pilotage
00:55:01dès la rentrée
00:55:032025
00:55:04et puis
00:55:05il y a eu
00:55:05l'élaboration
00:55:06en étroite collaboration
00:55:08avec l'ESG
00:55:08et bien sûr
00:55:09plusieurs directions
00:55:09la DRH
00:55:10la direction
00:55:11des affaires juridiques
00:55:12et évidemment
00:55:13la DASCO
00:55:14du nouveau plan d'action
00:55:15qui a été communiqué
00:55:16aux familles
00:55:17en novembre
00:55:182025
00:55:20et qui a fait
00:55:21l'objet
00:55:21d'un suivi
00:55:22très précis
00:55:22par le secrétaire
00:55:23général adjoint
00:55:24peut-être
00:55:25ce qui a changé
00:55:25aussi à ce moment-là
00:55:26c'est conscient
00:55:27de tout ce que
00:55:28vous évoquez
00:55:29madame la rapporteure
00:55:30depuis le début
00:55:31de ces auditions
00:55:32c'est le lien
00:55:32avec les familles
00:55:33qui est vraiment
00:55:34un point
00:55:35de regret
00:55:37et donc
00:55:37on l'espère
00:55:37d'amélioration
00:55:38de ces derniers mois
00:55:39c'est que
00:55:40je le disais aussi
00:55:41sur l'article 40
00:55:41c'est que
00:55:42la posture de la ville
00:55:44qui était
00:55:46de notre point de vue
00:55:47sérieuse
00:55:48et très engagée
00:55:49très mobilisée
00:55:49sur cette question-là
00:55:52a parfois fait défaut
00:55:53dans la modalité
00:55:55de communication
00:55:55avec les familles
00:55:57avec les associations
00:55:57de parents
00:55:58pour des bonnes
00:55:59ou des mauvaises raisons
00:56:00notamment le lien
00:56:01le secret de l'enquête
00:56:02évidemment
00:56:03c'est ce qui m'a valu
00:56:04vous avez dû le voir
00:56:05dans les dossiers
00:56:06d'envoyer un courrier
00:56:07à mes collègues
00:56:09des institutions partenaires
00:56:11rectorats
00:56:13préfectures de région
00:56:14préfectures de police
00:56:14éparquées
00:56:15pour leur demander
00:56:16d'améliorer
00:56:17ce travail en commun
00:56:18qui nous permettent
00:56:19de revenir vers les familles
00:56:20avec des informations
00:56:21qui ne mettent pas
00:56:22en danger l'enquête
00:56:23mais qui permettent
00:56:24quand même
00:56:24de leur fournir
00:56:26les informations
00:56:26qu'elles sont en droit
00:56:27d'avoir
00:56:27et d'éviter
00:56:28cette angoisse
00:56:30qu'on perçoit
00:56:30tout à fait
00:56:31de ne rien faire
00:56:34et qui était
00:56:35vraiment
00:56:36le lot quotidien
00:56:37des équipes
00:56:37en réunion publique
00:56:38Merci
00:56:39je passe la parole
00:56:40au sénateur Zian
00:56:41Merci monsieur le président
00:56:43pour votre première présidence
00:56:45en audition
00:56:45tenez à vous féliciter
00:56:47à ce titre
00:56:48et également remercier
00:56:49le président d'un fond
00:56:51j'irai assez vite
00:56:52j'ai trois remarques
00:56:53spécifiques
00:56:54trois questions
00:56:55qui sont
00:56:56j'ai envie de dire
00:56:58constitutives
00:56:58des travaux
00:56:59que nous avons menés
00:56:59depuis un mois
00:57:00et j'y reviendrai
00:57:01la première
00:57:01vous l'avez dit
00:57:02sur la question
00:57:02de la suspension automatique
00:57:04des animateurs
00:57:05des maires
00:57:06et également
00:57:08une bonne partie
00:57:09de l'administration parisienne
00:57:09que nous avons eu
00:57:10l'occasion d'auditionner
00:57:11au cours de ce mois
00:57:12j'y reviendrai
00:57:13ont évoqué la question
00:57:15des suspensions automatiques
00:57:16dès que des suspicions
00:57:17ou des signalements
00:57:18étaient évoqués
00:57:20une question
00:57:20qui est revenue
00:57:21de manière lancinante
00:57:22lorsque nous avons discuté
00:57:23avec des maires
00:57:24ou avec des procureurs
00:57:24en particulier
00:57:25c'est que ces animateurs
00:57:26si la plainte
00:57:28ou le signalement
00:57:28est classé sans suite
00:57:29ils ont vocation
00:57:30à revenir dans leur administration
00:57:31mais également
00:57:32à pouvoir
00:57:35porter des suites juridiques
00:57:36à cette suspension
00:57:38notre objectif
00:57:39ça a été dit
00:57:39à nombreuses reprises
00:57:40par notre rapporteur
00:57:41c'est d'arriver
00:57:42à terme
00:57:42au terme de ces travaux
00:57:43et des propositions
00:57:44dans le cadre
00:57:44du projet intégral
00:57:46sur les violences
00:57:47la question c'est
00:57:47comment aussi
00:57:48pouvons-nous sécuriser
00:57:49l'administration
00:57:50et les maires
00:57:50qui prennent des décisions
00:57:51courageuses
00:57:51aujourd'hui
00:57:52en dehors de tout cadre légal
00:57:53ma deuxième question
00:57:55c'est sur
00:57:56et donc comment aussi
00:57:56vous gérez
00:57:57ces retours d'animateurs
00:57:58potentiellement
00:57:58d'un point de vue
00:57:59des ressources humaines
00:58:01améliorer ensuite
00:58:02une question
00:58:03qui est revenue
00:58:03de manière régulière
00:58:04la coordination
00:58:04entre les équipes scolaires
00:58:07et périscolaires
00:58:09nous avons eu l'occasion
00:58:10de beaucoup entendre
00:58:11les équipes parisiennes
00:58:12ce travail a été fait
00:58:14au cours des années
00:58:142015 à 2026
00:58:16aujourd'hui
00:58:17comment s'organise-t-il
00:58:18est-ce que c'est une priorité
00:58:20parce que ça a été dit
00:58:21je crois lors de la précédente
00:58:22audition du ministre
00:58:23de l'éducation
00:58:24qui nous disait
00:58:24à partir de 16h30
00:58:25on ne peut pas entendre dire
00:58:26c'est pas sur mon temps
00:58:28scolaire ou périscolaire
00:58:29donc cela ne me concerne pas
00:58:31donc ce point là
00:58:32il sera très important
00:58:32à nos yeux
00:58:33troisième point
00:58:34sur la question
00:58:35de la constitution
00:58:36d'un fichier national
00:58:38puisque nous voyons bien
00:58:39que différents fichiers
00:58:40ça a été redit
00:58:40par le ministre de l'éducation
00:58:41aussi la semaine dernière
00:58:44des fichiers divers et variés
00:58:45on le redit régulièrement
00:58:46dans cette audition
00:58:47on parle de ce nomadisme
00:58:49pédocriminel
00:58:49qui fait qu'un prédateur
00:58:51s'il est
00:58:53s'il est à Toulouse
00:58:54dans le nord
00:58:55ou dans le sud
00:58:55dans le nord de la France
00:58:56peut demain
00:58:57se porter candidat
00:58:58dans une autre commune
00:59:00sans qu'il y ait forcément
00:59:01de possibilité
00:59:02pour cette commune
00:59:02d'avoir des éléments précis
00:59:04sur son parcours
00:59:06et dernier point
00:59:07c'est une remarque
00:59:08un peu plus large
00:59:09notre président l'a dit
00:59:11nous arrivons
00:59:11au terme des travaux
00:59:13a priori
00:59:14de cette mission
00:59:15d'information
00:59:16dotée des prérogatives
00:59:17d'une commission
00:59:18d'enquête
00:59:20vous l'avez dit
00:59:21sur la question
00:59:22de ce rapport
00:59:23de l'inspection
00:59:24donc 50%
00:59:2587%
00:59:26des mesures
00:59:29ce que nous avons pu voir
00:59:30lorsque nous sommes
00:59:31allés à la brigade
00:59:33de protection
00:59:34des mineurs
00:59:35le risque zéro
00:59:37dans le monde
00:59:38dans lequel nous vivons
00:59:39malheureusement
00:59:39aujourd'hui
00:59:40n'est pas possible
00:59:41notre rôle
00:59:41en tant que législateur
00:59:42sera décisif
00:59:43dans justement
00:59:44donner un cadre
00:59:45qui permettra
00:59:46je pense
00:59:47j'espère
00:59:48aux collectivités
00:59:49territoriales
00:59:50et locales
00:59:50de pouvoir s'emparer
00:59:51de ces sujets
00:59:52d'avoir un cadre
00:59:52qui leur permette
00:59:53de travailler
00:59:54pour ma part
00:59:55si je peux me permettre
00:59:56je crois qu'on a
00:59:56plutôt bien compris
00:59:57en tout cas
00:59:58essayer de comprendre
00:59:59le fonctionnement
00:59:59de l'administration parisienne
01:00:00avec ses forces
01:00:01ses faiblesses
01:00:02ses qualités
01:00:03et ses défauts
01:00:04et en tout cas
01:00:04si nous n'avons pas
01:00:06tout compris
01:00:06nous lui aurons consacré
01:00:08une grande partie
01:00:08de notre travail
01:00:09notre énergie
01:00:10mais je dis ça
01:00:10parce que
01:00:11c'est une petite remarque
01:00:12madame la rapporteure
01:00:13chers collègues
01:00:14lorsque l'on voit
01:00:15le dossier sorti
01:00:16par SOS périscolaire
01:00:17la semaine dernière
01:00:18sur après
01:00:18je reprends les termes
01:00:19après la vague parisienne
01:00:21c'est la province
01:00:22qui est submergée
01:00:23par une deuxième vague
01:00:23de signalement
01:00:24j'ai pris le temps
01:00:24de lire leur dossier
01:00:26sur des pressions politiques
01:00:27proximité
01:00:28manque de remontée
01:00:28je regrette pour notre part
01:00:30que nous n'ayons eu qu'un mois
01:00:31malheureusement
01:00:32alors je comprends
01:00:33que le temps presse
01:00:34par rapport au projet
01:00:35de loi intégrale
01:00:35mais nous n'avons eu qu'un mois
01:00:36dense
01:00:38très sérieux
01:00:39très rigoureux
01:00:40mais je m'inquiète
01:00:41demain
01:00:43alors que cette commission
01:00:44aurait peut-être pu
01:00:45cette mission aurait pu
01:00:46peut-être poursuivre
01:00:47ses travaux
01:00:47pour élargir
01:00:48le spectre géographique
01:00:49de ces questions
01:00:50qui vont se poser
01:00:51et nous serons en première ligne
01:00:52je pense
01:00:53pour pouvoir
01:00:54pour devoir y répondre
01:00:55voilà ce petit point
01:00:57que je souhaitais évoquer
01:00:58parce que je comprends
01:00:59que nous conclions
01:00:59nos travaux
01:01:00très prochainement
01:01:01et c'est un regret
01:01:02pour ma part
01:01:03parce que je vois émerger
01:01:05dans toute la France
01:01:05des demandes
01:01:06des signalements
01:01:07et des problématiques
01:01:08qui auraient été
01:01:09très enrichissantes aussi
01:01:09pour notre capacité
01:01:10à produire des recommandations
01:01:12à l'issue de ces travaux
01:01:13dans le cadre
01:01:13de ce projet de loi intégral
01:01:15Madame la rapporteure
01:01:16vous voulez préciser
01:01:20alors Madame
01:01:21on commence par
01:01:22Monsieur Laurier peut-être
01:01:23oui
01:01:24sur le traitement
01:01:25des agents
01:01:27pour lesquels
01:01:28un classement sans suite
01:01:29a été prononcé
01:01:29et que l'enquête
01:01:31administrative conduite
01:01:32n'a pas établi
01:01:33de responsabilité
01:01:35désormais
01:01:36ils sont examinés
01:01:38comme je le disais
01:01:38dans le cadre
01:01:39d'une commission
01:01:40pluridisciplinaire
01:01:41qui est animée
01:01:41par le secrétariat général
01:01:43qui réunit
01:01:44donc la direction
01:01:45des ressources humaines
01:01:46les directions
01:01:47d'affectation
01:01:48des agents
01:01:49donc quand c'est
01:01:50des animateurs
01:01:51la direction
01:01:52des affaires scolaires
01:01:53et des spécialistes
01:01:54de l'enfance
01:01:58de l'aide sociale
01:01:59à l'enfance
01:02:00et donc
01:02:01ce qui est décidé
01:02:03c'est
01:02:04pour des agents
01:02:06qui sont toujours
01:02:06dans nos effectifs
01:02:07puisque comme je l'ai précisé
01:02:11aujourd'hui
01:02:12nous prenons
01:02:13des mesures disciplinaires
01:02:14avant d'attendre
01:02:15avant d'attendre
01:02:16la décision
01:02:17du parquet
01:02:18donc il y a des agents
01:02:19qui peuvent déjà
01:02:21parce qu'à notre sens
01:02:22les faits sont
01:02:23suffisamment graves
01:02:24pour justifier
01:02:26d'ores et déjà
01:02:27une mesure disciplinaire
01:02:28et une rupture
01:02:28de confiance
01:02:29avec l'agent
01:02:31mais pour ceux
01:02:32qui sont toujours
01:02:33dans nos effectifs
01:02:34maintenant ils sont
01:02:34orientés vers
01:02:35d'autres métiers
01:02:36donc là
01:02:37c'est vrai que
01:02:37c'est nous
01:02:41aujourd'hui
01:02:42dans le droit
01:02:42de la fonction
01:02:43publique
01:02:43c'est très difficile
01:02:45de réaffecter
01:02:46un agent
01:02:47en dehors
01:02:47de ses fonctions
01:02:48statutaires
01:02:48donc ça
01:02:49c'est une évolution
01:02:50qui pourrait être
01:02:52réfléchie
01:02:52avec le ministère
01:02:54chargé
01:02:54de la fonction
01:02:55publique
01:02:55pour des agents
01:02:57mis en cause
01:02:58et mis en cause
01:03:00dans des violences
01:03:01sexuelles
01:03:02sur mineurs
01:03:03ou des violences
01:03:04éducatives
01:03:04graves
01:03:05et bien
01:03:06de permettre
01:03:07à l'employeur
01:03:08de l'affecter
01:03:09sur d'autres fonctions
01:03:11des fonctions techniques
01:03:12des fonctions administratives
01:03:13aujourd'hui on le fait
01:03:14par un travail
01:03:16de reconversion
01:03:18voilà
01:03:19des agents
01:03:21ils vont assez spontanément
01:03:22dans la démarche
01:03:22parce qu'ils comprennent
01:03:24que retourner
01:03:25sur les fonctions
01:03:25enfin retourner
01:03:27en établissement
01:03:27n'est pas possible
01:03:28mais pour certains
01:03:28c'est
01:03:29voilà
01:03:29ils estiment avoir
01:03:31été accusés à tort
01:03:32et le parquet
01:03:35confirme
01:03:35qu'ils ont été
01:03:37qu'ils ne sont
01:03:39probablement pas
01:03:41enfin ils sont
01:03:42mis hors de cause
01:03:42et malgré
01:03:43et ils souhaiteraient
01:03:45poursuivre leur métier
01:03:45et ils ne le peuvent pas
01:03:47les conditions
01:03:48donc
01:03:50soit on les
01:03:50soit on les positionne
01:03:52sur des postes
01:03:53voilà
01:03:53immédiatement disponibles
01:03:54aujourd'hui on a
01:03:55par exemple des animateurs
01:03:57qui sont sur
01:03:57qui sont à la direction
01:03:59de la voirie
01:03:59et des déplacements
01:04:00qui font les rembourses
01:04:01enfin la procédure
01:04:01de remboursement
01:04:03du pass Navigo
01:04:04pour vous donner
01:04:05pour vous donner
01:04:06un exemple
01:04:07voilà
01:04:07on est en train
01:04:08de programmer
01:04:10une passerelle
01:04:11pour que des agents
01:04:12aillent dans les mairies
01:04:13d'arrondissement
01:04:14voilà
01:04:15donc on cherche
01:04:15on cherche
01:04:17à la ville de Paris
01:04:17est-ce qu'il y a
01:04:18des recours
01:04:18de la part des agents
01:04:20pouvez-vous préciser
01:04:22oui tout à fait
01:04:23enfin
01:04:23oui on a des recours
01:04:25on a des recours
01:04:26contre la mesure
01:04:27de
01:04:29enfin on a
01:04:29vraiment
01:04:30on a une palette
01:04:30de recours
01:04:31assez large
01:04:32on a des recours
01:04:33contre la décision
01:04:34de suspension
01:04:35on a des recours
01:04:35contre la décision
01:04:36de non
01:04:37de fin de vacation
01:04:40on a des recours
01:04:41on a eu des recours
01:04:43contre des décisions
01:04:44de non réaffectation
01:04:47face à des enfants
01:04:48donc là aussi
01:04:50on pourra
01:04:50je pourrais vous transmettre
01:04:52une photographie
01:04:53des recours
01:04:55des recours
01:04:56mais
01:04:57comme le disait
01:04:58Marie Villette
01:04:58l'activité
01:04:59aujourd'hui
01:05:00les principes
01:05:01que nous avons posés
01:05:02aujourd'hui
01:05:02pour garantir
01:05:03un principe
01:05:04de sécurité
01:05:04maximale
01:05:05provoque
01:05:07mécaniquement
01:05:07de la contestation
01:05:10Madame Villette
01:05:11un complément
01:05:12peut-être
01:05:14pour le lien
01:05:15avec l'institution
01:05:16scolaire
01:05:17effectivement
01:05:17il est prégnant
01:05:19vous avez tout à fait
01:05:20raison
01:05:20c'était une des
01:05:22destinataires
01:05:22la rectrice
01:05:23de mes courriers
01:05:24d'octobre 2025
01:05:26parce qu'effectivement
01:05:27ce lien
01:05:27il est impératif
01:05:28il l'est d'ailleurs
01:05:29dans l'apprentissage
01:05:30des enfants aussi
01:05:31on travaille
01:05:31bien avec l'éducation
01:05:32nationale
01:05:33sur les aspects
01:05:33plus positifs aussi
01:05:34mais il l'est
01:05:35évidemment
01:05:36sur ce repérage
01:05:37et instruction
01:05:37des signalements
01:05:38on a pu voir
01:05:38dans certains cas
01:05:39que effectivement
01:05:40ce que vous avez appelé
01:05:42le renvoi de balle
01:05:43avait pu être
01:05:44préjudiciable
01:05:45pour la sécurité
01:05:45des enfants
01:05:46donc c'est un travail
01:05:46qu'on mène avec eux
01:05:47qui passe là aussi
01:05:49par des mesures
01:05:50très pragmatiques
01:05:52de participation
01:05:53de nos rêves
01:05:54au conseil d'école
01:05:55de lien permanent
01:05:56aussi de lien
01:05:57renforcé
01:05:58entre nos équipes
01:05:59du périscolaire
01:06:00et les familles
01:06:01elles-mêmes
01:06:01ça paraît naturel
01:06:02mais c'est des temps
01:06:03le périscolaire
01:06:04où les parents
01:06:04n'ont pas toujours
01:06:06de lien direct
01:06:06avec les animateurs
01:06:08le temps de la cantine
01:06:09par exemple
01:06:09ou des ateliers
01:06:11périscolaires
01:06:12et donc on a
01:06:13on a fait ce travail
01:06:14aussi de pédagogie
01:06:15auprès des familles
01:06:16sur l'identité
01:06:17des animateurs
01:06:17les organigrammes
01:06:19pour permettre
01:06:22aux familles
01:06:22aussi
01:06:23d'avoir ce lien
01:06:24plus direct
01:06:25et créer
01:06:25cette confiance
01:06:26mais aussi
01:06:28en cas de difficulté
01:06:29d'avoir
01:06:31une identification
01:06:32plus facile
01:06:33des personnels
01:06:33qui ont été
01:06:34en face
01:06:35des enfants
01:06:39Adèle
01:06:39c'est bon
01:06:40je laisse
01:06:41la parole
01:06:41à notre rapporteur
01:06:42d'abord je voudrais répondre
01:06:43à mon collègue
01:06:45Adèle Ziane
01:06:45que je remercie
01:06:46d'avoir été
01:06:47extrêmement assidue
01:06:48dans ces auditions
01:06:49vraiment je tiens
01:06:50à le dire
01:06:51et vous redire
01:06:52en fait
01:06:53qu'on a commencé
01:06:54nos auditions
01:06:55au mois de juillet
01:06:56et dès
01:06:57la première audition
01:06:58on a auditionné
01:06:59les collectifs
01:07:00d'alerte
01:07:01SOS Périscolaire
01:07:02MeToo École
01:07:03les associations
01:07:04de parents d'élèves
01:07:04la PEP
01:07:05la FCPE
01:07:06la PEL
01:07:07et dès le départ
01:07:08j'avais bien dit
01:07:09qu'en fait
01:07:10certes Paris
01:07:10était un cas exceptionnel
01:07:12par l'ampleur
01:07:12des familles concernées
01:07:13mais que Paris
01:07:14n'était pas une exception
01:07:15et que toutes ces défaillances
01:07:16en fait
01:07:16en termes de signalement
01:07:18en termes de formation
01:07:19en termes de contrôle
01:07:20d'organisation
01:07:20du périscolaire
01:07:21se répétaient
01:07:22au plan national
01:07:24et il se trouve
01:07:25qu'aujourd'hui
01:07:26d'ailleurs
01:07:26on avait reçu
01:07:27les collectifs
01:07:28de parents de victimes
01:07:29de Mardier
01:07:30de Bordeaux
01:07:34de Tarnos
01:07:35exactement
01:07:35et donc
01:07:36là
01:07:37on ne peut pas
01:07:38louper le coche
01:07:38c'est-à-dire que
01:07:39le 27 octobre
01:07:40au Sénat
01:07:40arrive la loi
01:07:41intégrale
01:07:42et qu'évidemment
01:07:43nous devons saisir
01:07:44cette occasion
01:07:45pour avancer
01:07:46nos propositions
01:07:47protection de l'enfance
01:07:48pardon
01:07:49on se comprend
01:07:51exactement
01:07:52ils ont fait adopter
01:07:53l'article 30
01:07:54cette nuit justement
01:07:55donc
01:07:55et donc
01:07:56comme on a
01:07:57le projet de loi
01:07:57sur la protection
01:07:58de l'enfance
01:07:58je voudrais
01:07:59qu'on raccroche
01:08:00toutes les recommandations
01:08:01à faire
01:08:02évidemment
01:08:03dans cette fenêtre
01:08:04de tir là
01:08:05et on ne peut pas
01:08:05la louper
01:08:06je voudrais terminer
01:08:07par deux questions
01:08:09précises
01:08:10d'abord à vous
01:08:11madame
01:08:11madame Villette
01:08:12parce que
01:08:13vous avez dit
01:08:14vos regrets
01:08:15vis-à-vis des familles
01:08:16et
01:08:17c'est important
01:08:18mais
01:08:19il est vrai
01:08:20qu'il y a un sujet
01:08:21qui nous a tous
01:08:22beaucoup émus
01:08:23et notamment
01:08:24c'est ce qui s'est passé
01:08:25à l'école
01:08:25Bulourde
01:08:26et j'ai le rapport
01:08:28sous les yeux
01:08:28où une enfant
01:08:29en fait
01:08:30avait
01:08:31affirmé avoir été
01:08:31victime
01:08:32de violences
01:08:33sexuelles
01:08:34et que d'autres
01:08:34enfants
01:08:35quatre autres
01:08:37enfants
01:08:37avaient également
01:08:38été victimes
01:08:39et les parents
01:08:40n'ont pas été
01:08:41informés
01:08:42les parents
01:08:43de ces quatre enfants
01:08:44victimes
01:08:44et ils l'ont appris
01:08:45par d'autres familles
01:08:46et le rapport
01:08:47d'inspection
01:08:48dit
01:08:48que
01:08:49décision avait été prise
01:08:51de ne pas contacter
01:08:52les autres familles
01:08:53après échange
01:08:53avec la secrétaire générale
01:08:54donc je voulais savoir
01:08:56si en effet
01:08:56cet échange
01:08:57avait eu lieu
01:08:58et
01:08:59qu'avait
01:09:00Vu dit
01:09:00à cette occasion
01:09:02et pourquoi avoir
01:09:03pris cette décision
01:09:04de ne pas
01:09:05prévenir
01:09:06ces familles
01:09:07d'enfants
01:09:08victimes
01:09:11on l'a déjà évoqué
01:09:13c'est le sujet
01:09:15délicat
01:09:16du rapport
01:09:17entre
01:09:18l'enquête
01:09:19judiciaire
01:09:20qui était lancée
01:09:21en l'occurrence
01:09:21la BPM
01:09:22était évidemment
01:09:23saisi
01:09:23le parquet
01:09:24également
01:09:25et le rôle
01:09:26de la ville
01:09:27dans ce cadre
01:09:28de
01:09:29de s'immiscer
01:09:31dans l'enquête
01:09:32et de
01:09:32et d'apporter
01:09:33une information
01:09:34qui n'a pas lieu
01:09:36d'être
01:09:36donc effectivement
01:09:37on a eu plusieurs fois
01:09:39avant que
01:09:40les mesures
01:09:42ne soient plus systématiques
01:09:43mais est-ce que vous aviez eu
01:09:44une consigne très claire
01:09:45de la brigade de protection
01:09:46des mineurs
01:09:47de ne pas alerter
01:09:47les familles
01:09:48ou pas
01:09:49aviez-vous reçu
01:09:50par mail
01:09:51ça peut arriver
01:09:52non moi j'étais jamais
01:09:54en lien avec la brigade
01:09:55de protection
01:09:55des mineurs
01:09:57donc non
01:09:58donc même faire
01:10:00de la pédagogie
01:10:01tout simplement
01:10:01de l'information
01:10:02sans tout dire
01:10:03parce qu'évidemment
01:10:03vous êtes tenu
01:10:04par le secret
01:10:04de l'enquête
01:10:05mais juste de les informer
01:10:06pour protéger
01:10:07encore une fois
01:10:07immédiatement les enfants
01:10:08mais moi-même
01:10:09j'ai pas l'information
01:10:10qui me permet d'enquêter
01:10:11dans le rapport
01:10:12de l'inspection
01:10:13décision a été prise
01:10:14de ne pas contacter
01:10:15les autres familles
01:10:16après échange
01:10:16avec la secrétaire générale
01:10:18oui oui c'était la doc
01:10:19bien sûr
01:10:19j'entends tout à fait votre
01:10:21et je me souviens
01:10:23évidemment de ce cas
01:10:24c'est d'ailleurs
01:10:24ce cas
01:10:26Bulourde
01:10:26qui nous a donné
01:10:28l'occasion
01:10:29de revoir
01:10:30la doctrine
01:10:30en poussant au maximum
01:10:31je le disais
01:10:32le principe de précaution
01:10:33puisque en l'occurrence
01:10:34c'était un agent
01:10:35qui avait déjà été
01:10:37suspendu
01:10:37par ailleurs
01:10:37mis hors de cause
01:10:38par la justice
01:10:39qui fait qu'il n'avait rien
01:10:40dans aucun de ses casiers
01:10:41et qui a fait que
01:10:42malheureusement
01:10:43au moment où il a recandidaté
01:10:45il n'a pas pu être identifié
01:10:46comme ayant fait l'objet
01:10:48d'une suspension
01:10:49puisqu'à l'époque
01:10:50il n'y avait pas de traçabilité
01:10:51et c'est ce cas là
01:10:52qui nous a donné
01:10:53l'occasion
01:10:54de pousser
01:10:55le principe
01:10:56de précaution
01:10:57au maximum
01:10:58en mettant en place
01:10:59ce fichier
01:11:00des agents suspendus
01:11:01quelle que soit
01:11:02l'issue
01:11:03de la procédure
01:11:03judiciaire
01:11:04et administrative
01:11:04donc effectivement
01:11:06à l'époque
01:11:06mais c'est le sujet
01:11:07que j'évoque
01:11:07depuis le début
01:11:08c'est celui
01:11:08du lien aux familles
01:11:09est-ce que c'est
01:11:10à la ville
01:11:10d'annoncer
01:11:11aux familles
01:11:12sur les bribes
01:11:13d'informations
01:11:15dont on dispose
01:11:15et encore moins
01:11:16à mon niveau
01:11:18donc c'est tout
01:11:19le sujet
01:11:19de l'information
01:11:20aux familles
01:11:21sur lequel depuis
01:11:22on a décidé
01:11:23d'aller beaucoup plus loin
01:11:24mais qui méritera
01:11:25effectivement
01:11:25un échange
01:11:26que j'avais appelé
01:11:27de mes voeux
01:11:27dans le fameux courrier
01:11:29avec le parquet
01:11:30avec la police
01:11:31pour faire en sorte
01:11:32que les messages
01:11:33qui soient passés
01:11:34soient à la fois
01:11:36précieux
01:11:37aillent dans le sens
01:11:38de la protection
01:11:38des enfants
01:11:39et permettent
01:11:40de recevoir
01:11:41cette parole
01:11:42dans un cadre adapté
01:11:43qui n'est pas celui
01:11:44que peuvent assurer
01:11:47encore moins
01:11:47mais les professionnels
01:11:49d'une école
01:11:51je vous remercie
01:11:52pour terminer
01:11:53vraiment très rapidement
01:11:54c'était une dernière question
01:11:55pour vous monsieur Laurier
01:11:56parce que j'ai vu
01:11:57que dans les réponses
01:11:58aux questionnaires
01:11:59vous parlez
01:12:00presque pas du tout
01:12:02des vacataires
01:12:03alors qu'ils constituent
01:12:05quand même
01:12:05trois quarts des effectifs
01:12:06à la ville de Paris
01:12:07et que dans tous
01:12:08les accueils paris scolaires
01:12:09on a évidemment
01:12:09toujours des vacataires
01:12:11donc est-ce que
01:12:12vous pourriez nous dire
01:12:13un ordre de grandeur
01:12:13sur le nombre
01:12:14de vacataires
01:12:15qui a été recruté
01:12:16entre 2013 et 2026
01:12:18juste une fourchette
01:12:20en fait
01:12:20parce que d'après
01:12:22les chiffres donnés
01:12:23par les syndicats
01:12:24en fait
01:12:25ce serait environ
01:12:263000 vacataires
01:12:27recrutés chaque année
01:12:28ça représenterait
01:12:29à peu près
01:12:2940 000 vacataires
01:12:30est-ce que ça vous semble
01:12:32incongru comme chiffre
01:12:33ou
01:12:36la question
01:12:37madame la reporter
01:12:38la question ne m'était pas posée
01:12:39et donc
01:12:40oui tout à fait
01:12:41et vous ne parlez pas du tout
01:12:43des vacataires
01:12:43alors que les vacataires
01:12:44c'est quand même
01:12:45je crois que sur 14 000 à 15 000 animateurs
01:12:47on en a 10 000
01:12:49dans le document
01:12:52la situation des vacataires
01:12:54est souvent résolue
01:12:55par l'interruption
01:12:56du lien
01:12:57de vacation
01:12:58c'est-à-dire qu'un vacataire
01:12:59on n'a pas le droit
01:13:00de le suspendre
01:13:02juridiquement c'est interdit
01:13:03ça aussi
01:13:03ça pourrait être
01:13:05une réflexion
01:13:05qu'on pourrait
01:13:06mais c'est sur la formation
01:13:07que je voulais vous interroger
01:13:08parlez-moi de la formation
01:13:09comment vous faites
01:13:10avec un si grand nombre
01:13:11de vacataires
01:13:11pour bien les former
01:13:12alors
01:13:14je reviens sur
01:13:15si vous me permettez
01:13:16je reviens sur la première question
01:13:17qui est le nombre de vacataires
01:13:19les chiffres
01:13:20ces chiffres effectivement
01:13:22sont publics
01:13:23ils sont dans le rapport
01:13:24social unique
01:13:27ils cachent
01:13:28vraiment une grande diversité
01:13:30de situations
01:13:30parce qu'on a des vacataires
01:13:31sur l'extra scolaire
01:13:33donc sur les vacances
01:13:35les petites vacances scolaires
01:13:36sur les vacances d'été
01:13:37puis on a des vacataires
01:13:39sur le temps périscolaire
01:13:41je
01:13:41voilà
01:13:42effectivement
01:13:43si vous me demandez
01:13:44une très grosse maille
01:13:46voilà
01:13:47le chiffre de 2500
01:13:483000 vacataires
01:13:49par an
01:13:50ne me paraît pas
01:13:51donc 40 000
01:13:52depuis 2013
01:13:5240 000 vacataires
01:13:53intégrés
01:13:54dans les accueils
01:13:55périscolaires
01:13:55depuis 2013
01:13:56je ne pense pas
01:13:57qu'on a chaque fois
01:13:58des nouveaux
01:13:58enfin on a des interruptions
01:13:59des vacataires
01:14:00qui reviennent
01:14:01je ne pense pas
01:14:02enfin
01:14:02je ne crois pas
01:14:03que les 40 000
01:14:04peuvent être pris
01:14:05tous comme des néo
01:14:06enfin comme des prix
01:14:07tous comme des primo vacataires
01:14:09mais
01:14:09là pour le coup
01:14:10je
01:14:11je
01:14:12je
01:14:13je
01:14:13je ne sais pas
01:14:14comment le
01:14:14comment je pourrais
01:14:15vous donner
01:14:16à brûle pour point
01:14:17une information fiable
01:14:18et comment on peut
01:14:19la compiler
01:14:20mais
01:14:20en tout cas
01:14:21les efforts de formation
01:14:24la direction
01:14:26des affaires scolaires
01:14:27a lancé
01:14:27une politique
01:14:28très ambitieuse
01:14:30dans le cadre
01:14:30de son école
01:14:31du périscolaire
01:14:32tous les
01:14:33tous les vacataires
01:14:34désormais
01:14:35suivent une formation
01:14:36initiale
01:14:37donc ça
01:14:38c'est
01:14:39je
01:14:40je crois
01:14:41d'une semaine
01:14:42donc avec une sensibilisation
01:14:44sur toutes les formations
01:14:45sur la
01:14:46sur la
01:14:48sur l'enfant
01:14:49sur la
01:14:50la gestion de l'enfant
01:14:51et puis sur la
01:14:53sur
01:14:53sur le
01:14:54sur les dispositifs
01:14:55d'alerte
01:14:55en cas de
01:14:56en cas de signaux faibles
01:14:57encore une fois
01:14:58chaque comportement
01:15:00chaque comportement
01:15:01inhabituel
01:15:02de l'enfant
01:15:02chaque mot
01:15:04qui sort de l'ordinaire
01:15:05chaque attitude
01:15:06doit
01:15:07voilà
01:15:07doit interpeller
01:15:08comment ça se passait
01:15:09avant la mise en place
01:15:09de cette école
01:15:10justement
01:15:10avant 2025
01:15:12formation
01:15:13violences
01:15:14sexuelles
01:15:15alors auparavant
01:15:16on avait une formation
01:15:17qui était concentrée
01:15:18sur les personnels
01:15:19titulaires et contractuels
01:15:20c'est vrai que ça faisait
01:15:21partie de la formation
01:15:23initiale de tous les
01:15:24de tous les rêves
01:15:25et de tous les adjoints
01:15:26d'animation
01:15:27voilà c'est un plan
01:15:28qu'on a déployé
01:15:29à partir de 2020
01:15:30et la création
01:15:31de l'école
01:15:32des métiers
01:15:34il n'y avait pas
01:15:35comme
01:15:36elle est enclenchée
01:15:37désormais
01:15:38une
01:15:38une formation
01:15:40systématique
01:15:41pour tous les
01:15:41pour tous les agents
01:15:42vacataires
01:15:42et voyez c'est ça
01:15:43le fond du problème
01:15:44c'est à dire qu'on a
01:15:44des vacataires
01:15:45qui arrivent parfois
01:15:46à 11h25 à l'école
01:15:47qui sont à 11h30
01:15:48au contact d'enfants
01:15:48et qui ne sont pas
01:15:49du tout formés
01:15:50ni aux alertes PPMS
01:15:52ni à la détection
01:15:53des signaux faibles
01:15:54ni aux allergies
01:15:56possibles
01:15:56parce qu'il n'y a pas
01:15:57de circulation
01:15:57d'information
01:15:58entre d'un côté
01:15:59la direction de l'école
01:15:59et l'équipe périscolaire
01:16:00ça met en danger
01:16:01nos enfants véritablement
01:16:03et vous le confirmez
01:16:04donc il n'y avait pas
01:16:05de formation
01:16:05c'est vrai qu'en tenu
01:16:06de cette masse
01:16:07et ça s'entend
01:16:10on confirmait
01:16:11donc qu'il n'y avait pas
01:16:12spécifiquement
01:16:12en fait de formation
01:16:13pour les vacataires
01:16:14il y avait
01:16:14enfin les vacataires
01:16:15avaient accès
01:16:16au plan de formation
01:16:16bien sûr
01:16:17ils en suivaient
01:16:18bien sûr
01:16:20on a mis progressivement
01:16:21voilà
01:16:22c'est depuis que l'école
01:16:23périscolaire justement
01:16:24oui et puis des CASP
01:16:26vous avez pris conscience
01:16:27de l'importance
01:16:27de la formation
01:16:28des vacataires
01:16:29en fait
01:16:29avant cette mise en place
01:16:30oui enfin
01:16:31on l'avait déjà
01:16:33avec Bérénice Delpal
01:16:34on avait déjà eu
01:16:35cette voilà
01:16:36on le voyait
01:16:36des expérimentations
01:16:37étaient d'ailleurs
01:16:38faites dans certaines CASP
01:16:40je me sou
01:16:41j'ai le souvenir
01:16:42de la CASP 20
01:16:43je crois qu'il faisait
01:16:44une formation initiale
01:16:46systématique
01:16:46de ces agents
01:16:47de ces agents vacataires
01:16:49avant qu'ils
01:16:49qu'ils occupent
01:16:51des fonctions
01:16:51sur le terrain
01:16:52et c'était rémunéré
01:16:53ces formations
01:16:54elles étaient rémunérées
01:16:55c'est important de le dire
01:16:56tout à fait
01:16:56très bien
01:16:57écoutez je remercie
01:16:59merci beaucoup
01:17:00est-ce qu'il n'y a pas
01:17:01d'autres questions
01:17:01donc je vous propose
01:17:02de clore cette audition
01:17:04merci beaucoup
01:17:05madame Huillette
01:17:05monsieur Laurier
01:17:07merci beaucoup
01:17:08chers collègues
01:17:08et donc
01:17:09bel après-midi à vous
01:17:11deuxième audition
01:17:12que nous vous proposons
01:17:13de suivre sur notre antenne
01:17:14c'est celle
01:17:15des anciennes directrices
01:17:15des affaires scolaires
01:17:16de la ville de Paris
01:17:17Sophie Fadi-Kérel
01:17:18et Bérenice Delpal
01:17:20au coeur des questions
01:17:21des sénateurs
01:17:21il y a toujours
01:17:22les problématiques
01:17:23de signalement
01:17:23à la justice
01:17:24de soupçons de violence
01:17:25avec des versions
01:17:27qui semblent opposer
01:17:28Anne Hidalgo
01:17:28l'ancienne maire de Paris
01:17:29et son administration
01:17:30de l'époque
01:17:31écoutez l'extrait
01:17:32de cette audition
01:17:33où l'émotion
01:17:33était parfois palpable
01:17:34ma deuxième question
01:17:36ma deuxième question
01:17:36porte sur un article
01:17:37paru hier
01:17:39et une vidéo
01:17:41de Mediapart
01:17:43et donc
01:17:45cette vidéo
01:17:46madame Delpal
01:17:47en fait
01:17:48était une visio
01:17:49avec le collectif
01:17:51SOS
01:17:51périscolaire
01:17:52en janvier
01:17:532022
01:17:54et vous y avez été
01:17:55présente
01:17:56à cette visio
01:17:57pendant
01:17:57plus de 2h30
01:17:59à l'occasion
01:18:00de cette vidéo
01:18:01votre adjoint
01:18:02Eric Laurier
01:18:04qui je le souligne
01:18:05a été nommé
01:18:06en octobre 2023
01:18:08à la suite d'ailleurs
01:18:09donc dans le prolongement
01:18:10de cette réunion
01:18:11directeur adjoint
01:18:12des ressources humaines
01:18:13de la ville
01:18:13puis actuel
01:18:15DRH
01:18:16de la ville de Paris
01:18:17il a été nommé
01:18:18DRH
01:18:18le 11 mars
01:18:19dernier
01:18:20et donc
01:18:21alors que le collectif
01:18:22des parents
01:18:23vous alertent
01:18:24l'un comme l'autre
01:18:26sur
01:18:27le caractère
01:18:29systémique
01:18:29de violence
01:18:30verbale
01:18:31physique
01:18:32de maltraitance
01:18:33d'affaires étouffées
01:18:35dans plusieurs
01:18:36arrondissements
01:18:37et bien
01:18:38votre adjoint
01:18:39Eric Laurier
01:18:40je le cite
01:18:41parle de dénonciations
01:18:43calomnieuses
01:18:45et fantaisistes
01:18:47d'agents
01:18:49qui signalaient
01:18:50et jouaient
01:18:50les chevaliers blancs
01:18:53de grand n'importe quoi
01:18:54du côté
01:18:55des familles
01:18:56et même
01:18:57que la Dasco
01:18:58de fait
01:18:59faisait des
01:19:00préoccupations
01:19:01faisait pardon
01:19:02des informations
01:19:03préoccupantes
01:19:04pour prévenir
01:19:06les services sociaux
01:19:07concernant donc
01:19:08ces familles
01:19:08qui alertaient
01:19:09alors
01:19:10est-ce que vous pouvez
01:19:12comprendre
01:19:13que ces paroles
01:19:14pour des parents
01:19:14qui sont en souffrance
01:19:15et qui souffrent
01:19:16dans leur chair
01:19:17peuvent paraître
01:19:18à la fois hors sol
01:19:19et déconnectés
01:19:21des réalités
01:19:21de terrain
01:19:25alors
01:19:28ces paroles
01:19:30sont aussi
01:19:30déconnectées
01:19:31du contexte
01:19:32et sorties
01:19:33voilà
01:19:34moi
01:19:34j'ai
01:19:36quelques souvenirs
01:19:36de cette réunion
01:19:37mais moi
01:19:37je n'ai pas
01:19:38la captation
01:19:39vidéo
01:19:39que
01:19:41l'association
01:19:43a obtenu
01:19:44en tout cas
01:19:44les journalistes
01:19:46donc je n'ai pas
01:19:48tout le
01:19:49voilà
01:19:49on le voit
01:19:50dans la vidéo
01:19:50oui bien sûr
01:19:51vous ne dites rien
01:19:52vous restez totalement
01:19:53silencieux
01:19:54dans cet extrait
01:19:54de la vidéo
01:19:55je ne dis rien
01:19:56mais bon
01:19:56voilà
01:19:57encore une fois
01:19:57je n'ai pas revu
01:19:58toute la vidéo
01:19:58mais peu importe
01:20:00ce que je veux
01:20:02vraiment souligner
01:20:03c'est que
01:20:03toutes les alertes
01:20:05qu'on a eues
01:20:07avec
01:20:08en l'occurrence
01:20:09à l'époque
01:20:09mon adjoint
01:20:10Eric Laurier
01:20:10mais que j'ai reçu
01:20:11moi
01:20:12lorsque j'étais
01:20:13directrice des affaires scolaires
01:20:14ont toutes été traitées
01:20:16avec le plus grand sérieux
01:20:18et on a toujours pris
01:20:19très au sérieux
01:20:20tout ce qui nous remontait
01:20:21tous les signalements
01:20:23et tous les témoignages
01:20:24il est absolument évident
01:20:26que
01:20:27la parole
01:20:28d'un enfant
01:20:29notamment petit
01:20:30etc
01:20:30peut être
01:20:31contradictoire
01:20:32complexe
01:20:33à recueillir
01:20:34et on avait souvent
01:20:35voilà
01:20:36des témoignages
01:20:38fragiles
01:20:38qui changeaient
01:20:39et tout ça
01:20:39c'est évident
01:20:40c'est la matière
01:20:42qui veut ça
01:20:42et jamais
01:20:43ça ne nous a conduit
01:20:44à juger
01:20:45que c'était incohérent
01:20:46pas fiable
01:20:46et qu'il ne fallait pas
01:20:47en tenir compte
01:20:48j'entends
01:20:48madame Delpal
01:20:49ce que vous dites
01:20:49mais dans ces cas là
01:20:50pourquoi vous ne le reprenez pas
01:20:51quand il parle
01:20:52de témoignages
01:20:54fantaisistes
01:20:54et que vous êtes
01:20:56face à des parents
01:20:57alors allez-y
01:20:59donc je tiens
01:21:01quand même
01:21:01à dire ça
01:21:02et c'est la base
01:21:03et le socle
01:21:03de toute l'action
01:21:04qu'on a menée
01:21:05et qui a continué
01:21:06d'être menée
01:21:06après moi
01:21:07sur la lutte
01:21:08contre les violences
01:21:09faites aux enfants
01:21:10à la ville
01:21:12une attention
01:21:13systématique
01:21:13à toutes les alertes
01:21:14une suspension
01:21:15immédiate
01:21:16des agents
01:21:16qui étaient concernés
01:21:17cette doctrine-là
01:21:18a été appliquée
01:21:18de façon
01:21:21constante
01:21:22et permanente
01:21:23en revanche
01:21:24la réunion
01:21:25a eu lieu
01:21:26en janvier 2022
01:21:27dans le contexte
01:21:29très particulier
01:21:32je pense qu'il faut
01:21:33en parler
01:21:33de signalement
01:21:36dans une école
01:21:37qui était une école
01:21:38du 17ème arrondissement
01:21:39l'école Renault
01:21:40pour laquelle
01:21:41il y avait eu
01:21:43des faits remontés
01:21:44par d'abord
01:21:45un enfant
01:21:45et ensuite
01:21:46beaucoup d'angoisse
01:21:47beaucoup d'angoisse
01:21:48de la part des parents
01:21:49ce qu'on peut
01:21:50complètement comprendre
01:21:51et ce que veut dire
01:21:52Éric Torielard
01:21:53parce qu'à l'époque
01:21:54on était dans ce contexte
01:21:55et on avait aussi
01:21:57des informations
01:21:58de la brigade
01:21:58de protection des mineurs
01:21:59qui nous parlaient
01:22:01de cette affaire
01:22:01et qui nous disaient
01:22:02que voilà
01:22:03beaucoup
01:22:04du coup
01:22:04d'alerte
01:22:05et de signalement
01:22:07qui remontaient
01:22:08semblait être lié
01:22:09aussi quand même
01:22:09à une forme
01:22:09d'emballement
01:22:10et d'angoisse
01:22:11des parents
01:22:11et ce que veut dire
01:22:12Éric Laurier
01:22:13c'est que parfois
01:22:15quand il y a
01:22:16cet emballement médiatique
01:22:18et puis
01:22:18encore une fois
01:22:19je le comprends vraiment
01:22:19cette angoisse
01:22:20qui monte chez les parents
01:22:21il y a aussi
01:22:21des parents
01:22:22qui interrogent leurs enfants
01:22:23beaucoup d'informations
01:22:24qui circulent
01:22:25et quand on disait
01:22:26des choses fantaisistes
01:22:27il y avait sur des groupes
01:22:28whatsapp
01:22:29des éléments
01:22:30qui étaient clairement
01:22:31totalement faux
01:22:31que les parents partageaient
01:22:33entre eux
01:22:33qu'il y aurait eu
01:22:34plusieurs viols dans l'école
01:22:35quand ce n'était pas le cas
01:22:36et encore une fois
01:22:37à chaque fois
01:22:38qu'on a eu une parole
01:22:39d'un enfant
01:22:39quelque chose
01:22:40qui est remonté
01:22:41quelle que soit
01:22:42voilà
01:22:42encore une fois
01:22:43la cohérence
01:22:45voilà
01:22:45le peu de qualification
01:22:47des propos
01:22:47parce que c'est normal
01:22:48c'est pas toujours simple
01:22:49de parler
01:22:50on le sait très bien
01:22:51et c'est la base
01:22:52du recueil de la parole
01:22:53on a toujours suspendu
01:22:55on a toujours suspendu
01:22:56on a toujours mené
01:22:57des enquêtes
01:22:58il se trouve qu'après
01:22:59les enquêtes
01:23:00voilà
01:23:01les faits n'ont pas été
01:23:04avérés
01:23:04ou prouvés
01:23:05mais on a à chaque fois
01:23:05suspendu
01:23:06et on en est venu
01:23:07à des témoignages
01:23:08où on a quand même
01:23:09suspendu des agents
01:23:10parce qu'on nous disait
01:23:11qu'une ACM
01:23:13voilà
01:23:14avait un couteau
01:23:15grand comme ça
01:23:15et avait failli
01:23:16poignarder un enfant
01:23:17devant la loge
01:23:17donc en fait
01:23:18c'est ce type
01:23:19de témoignages
01:23:20qu'on a pu avoir
01:23:21parfois
01:23:21ou de propos
01:23:22qui circulaient
01:23:24parmi les parents
01:23:25et je pense que c'est
01:23:25vraiment à ça
01:23:26que faisait allusion
01:23:27Eric Laurier
01:23:28et pour lequel
01:23:30voilà
01:23:30il essayait de dire
01:23:31ne nous emballons pas trop
01:23:32ce qui ne veut pas dire
01:23:33qu'on ne prend pas au sérieux
01:23:34chacune des alertes
01:23:35qui sont remontées
01:23:37alors ne nous emballons pas trop
01:23:38vous auriez dû vous emballer
01:23:40je rappelle juste
01:23:40qu'il y avait quand même
01:23:41le rapport de l'IGVP
01:23:42en juin 2015
01:23:43qui alertait justement
01:23:45sur une série
01:23:46de dysfonctionnements
01:23:47et surtout
01:23:47sur des cas
01:23:48d'abus sexuels
01:23:50entre 2014 et 2015
01:23:51il y avait déjà
01:23:5218 cas
01:23:53donc le rapport
01:23:54de l'IGVP
01:23:55alertait justement
01:23:56et donc cette situation
01:23:57existait d'ores et déjà
01:23:59deuxièmement
01:24:00là encore
01:24:00est-ce que vous trouvez ça
01:24:02normal
01:24:02de minimiser
01:24:03la parole de l'enfant
01:24:04et de mettre
01:24:05des parents
01:24:06en accusation
01:24:07en transmettant
01:24:08des informations
01:24:08préoccupantes
01:24:09aux services sociaux
01:24:10alors que le premier réflexe
01:24:11aurait dû
01:24:12de vérifier justement
01:24:13ces alertes
01:24:13plutôt que d'accuser
01:24:14les parents
01:24:15désemparés
01:24:16en transmettant
01:24:16une information
01:24:17préoccupante
01:24:18aux services sociaux
01:24:18vous voyez
01:24:19c'est ce deux poids
01:24:20deux mesures
01:24:20en fait
01:24:20c'est-à-dire que
01:24:21non seulement
01:24:21on minimise
01:24:22la parole
01:24:23des parents
01:24:24et qu'en plus
01:24:24on met en accusation
01:24:26des parents
01:24:27qui alertent
01:24:28alors je viens de vous expliquer
01:24:29qu'on ne minimisait pas
01:24:30la parole des enfants
01:24:31expliquez-moi
01:24:32je peux vous ressortir
01:24:33tous les signalements
01:24:35de l'école Renault
01:24:35et vous montrer
01:24:36cas après cas
01:24:37que jamais on a minimisé
01:24:38que tous les témoignages
01:24:39toutes les alertes
01:24:40qui sont remontées
01:24:41dans cette école
01:24:41puisque je parle
01:24:42de ce cas particulier
01:24:43qui était vraiment
01:24:45spécifique
01:24:45chacun
01:24:46voilà
01:24:47on peut reprendre
01:24:48chacun des cas
01:24:48chacune des paroles
01:24:49des enfants
01:24:50le moindre alerte
01:24:51qui nous a été faite
01:24:52par un enfant
01:24:52par une maman
01:24:53qui dit quelque chose
01:24:54par la psychologue scolaire
01:24:55qui a eu une information
01:24:57via l'hôpital Trousseau
01:24:59tout ça
01:24:59on l'a
01:25:00c'est tracé
01:25:00on peut vous le communiquer
01:25:01et à chaque fois
01:25:02on a suspendu les agents
01:25:04on a mené l'enquête
01:25:05quand il n'y avait pas de nom
01:25:06parce que ça nous arrive aussi
01:25:07il faut voir la complexité
01:25:08de la matière
01:25:09on a aussi des enfants
01:25:10qui parlent
01:25:10et qui ne savent pas bien identifier
01:25:12de qui il s'agit
01:25:13donc il faut chercher
01:25:14il faut recouper
01:25:15et tout ça
01:25:15on l'a fait très sérieusement
01:25:17mais toutefois
01:25:17vous considériez
01:25:19que c'était des témoignages fantaisistes
01:25:20absolument
01:25:21mais enfin
01:25:22je viens de vous dire le contraire
01:25:23bon
01:25:25je vous dis que chacun des témoignages
01:25:27a été considéré
01:25:28avec grand sérieux
01:25:29qu'on a suspendu les agents
01:25:30à chacun des cas
01:25:31de cette école
01:25:32je parle de cette école en particulier
01:25:33mais c'était la doctrine
01:25:34donc on le faisait systématiquement
01:25:36quand il y avait des faits
01:25:37de cette nature
01:25:38et qu'après
01:25:39on a juste donné
01:25:40des éléments de contexte
01:25:42parce qu'on savait aussi
01:25:43la BPM nous le disait
01:25:44enfin il y a des articles
01:25:45de presse de l'époque
01:25:46qui disent
01:25:47les enquêteurs
01:25:48invitent à la plus grande prudence
01:25:49attention etc
01:25:50on sait aussi
01:25:51que justement
01:25:52la BPM
01:25:52les enquêteurs
01:25:53essayent d'éviter
01:25:54ces situations
01:25:55où tout le monde se parle
01:25:57tout le monde
01:25:57voilà
01:25:58tout le monde interroge les enfants
01:25:59et où ça peut conduire
01:26:00voilà
01:26:00à des difficultés
01:26:01pour le bon déroulement
01:26:02de l'enquête
01:26:02mais nous
01:26:03à chaque fois
01:26:04on a suspendu
01:26:04on a fait des enquêtes
01:26:07on a cherché à savoir
01:26:08on a cherché à comprendre
01:26:08on a transmis la BPM
01:26:10jamais
01:26:10jamais
01:26:10on a minimisé
01:26:11et s'agissant des IP
01:26:13je termine sur ce point
01:26:14puisque vous m'interrogiez
01:26:15il nous arrivait
01:26:19à la Dasco
01:26:20évidemment
01:26:20quand on avait
01:26:21parfois des signalements
01:26:22dont on
01:26:23dont finalement
01:26:24voilà
01:26:24on se rendait compte
01:26:25en tout cas des paroles d'enfants
01:26:27dont on pouvait se rendre compte
01:26:27que
01:26:28il ne pouvait pas correspondre
01:26:30à un enfant signaler un effet
01:26:31et puis
01:26:31pour des raisons complètement objectives
01:26:33ça ne pouvait pas correspondre
01:26:34à un animateur
01:26:35ou à un enfant de la ville
01:26:35on sait que parfois
01:26:36les propos peuvent déplacer
01:26:38les choses vers un autre adulte
01:26:40et donc c'est pour ça
01:26:41que nous
01:26:42on essayait toujours
01:26:43quand il y avait eu
01:26:44une parole d'un enfant
01:26:45qui était de cette gravité là
01:26:47de faire le lien
01:26:48avec les services sociaux
01:26:49en se disant
01:26:49que peut-être
01:26:50il y avait eu
01:26:51voilà
01:26:52malheureusement
01:26:53une agression
01:26:54ou quelque chose
01:26:54qui avait pu se passer
01:26:55dans une autre sphère
01:26:57que celle du périscolaire
01:26:58si le périscolaire
01:26:59était mis hors de cause
01:27:01alors sur les déplacements
01:27:03d'animateurs
01:27:03puisque ce sujet
01:27:04est également abordé
01:27:05et donc
01:27:06Eric Laurier
01:27:06reconnaît
01:27:07qu'il arrivait à la Dasco
01:27:09de déplacer des agents
01:27:10et que c'était une sanction
01:27:11de l'animateur
01:27:13et qu'il faisait ensuite
01:27:14l'objet d'un suivi
01:27:16renforcé
01:27:16Madame Hidalgo
01:27:17nous dit
01:27:18ne pas avoir été au courant
01:27:19de cette pratique
01:27:20et la trouver incompréhensible
01:27:22et donc
01:27:23Madame Delpal
01:27:24était-ce pour vous
01:27:25une pratique courante
01:27:27entre 2018 et 2022
01:27:28et vous Madame Fadi Carrel
01:27:30qu'en est-il
01:27:31de la période
01:27:312023-2026
01:27:33approuvez-vous
01:27:34ces déplacements
01:27:36d'animateurs
01:27:37suspectés
01:27:38oui ou non
01:27:40je pense que
01:27:42je pense que là
01:27:42c'est imprécis
01:27:43ce que dirait Laurier
01:27:45en tout cas
01:27:45les déplacements
01:27:46enfin un déplacement
01:27:47n'est pas
01:27:49n'est pas une sanction
01:27:51quand
01:27:51on
01:27:53peut avoir
01:27:54des
01:27:56voilà
01:27:56des comportements
01:27:59non professionnels
01:28:00de la part
01:28:00d'un animateur
01:28:01ou des faits
01:28:02qui sont remontés
01:28:02et qui ne sont pas
01:28:04évidemment
01:28:04une violence sexuelle
01:28:05ou une gravité grave
01:28:06qui conduisent
01:28:07à des sanctions
01:28:09de révocation
01:28:10évidemment
01:28:11d'impossibilité
01:28:13de retrailler
01:28:14avec des enfants
01:28:15quand ça fait l'objet
01:28:16d'un recadrage
01:28:17ou d'une sanction
01:28:17de moindre importance
01:28:20il est possible
01:28:22enfin en tout cas
01:28:23ça nous arrivait
01:28:24tout à fait régulièrement
01:28:25qu'en plus de la sanction
01:28:26enfin après la sanction
01:28:27une fois qu'on a mené
01:28:28l'enquête
01:28:28une fois qu'on a décidé
01:28:30voilà
01:28:30de qualifier les faits
01:28:31et de dire
01:28:32si c'était un blâme
01:28:33un recadrage
01:28:33voilà un avertissement
01:28:34dans ces cas là
01:28:35il pouvait arriver
01:28:36que
01:28:37qu'on choisisse aussi
01:28:39de réaffecter l'agent
01:28:40non pas dans la même école
01:28:41mais dans une autre école
01:28:42c'est la fin de cette émission
01:28:44merci à vous
01:28:45de l'avoir suivie
01:28:46vous pouvez lire
01:28:46le décryptage
01:28:47de la rédaction
01:28:48sur notre site
01:28:49publicsénat.fr
01:28:50vous y retrouverez
01:28:50notamment à l'analyse
01:28:51des deux auditions
01:28:52que vous avez pu suivre
01:28:53aujourd'hui sur notre antenne
01:28:54très belle suite
01:28:55des programmes
01:28:56sur les chaînes parlementaires