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  • il y a 1 semaine
Donald Trump a déclaré que l'Ukraine "pourrait ou ne pourrait pas devenir russe" afin de donner des gages à Vladimir Poutine. Après presque trois ans de guerre, comment ce renversement d'alliance peut tout changer ? Le point avec Vadim Kamenka, chef de la rubrique internationale et de retour d'Ukraine.

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Transcription
00:00Donc Vadim, tu es chef de la rubrique internationale de l'humanité.
00:04Alors je vais tout avouer, Raphaël m'a appelé 5 minutes avant le live en disant
00:07« Il faut absolument que tu parles de Trump, la Russie, l'Ukraine ».
00:10Je dis « D'accord, mais j'ai pas beaucoup eu le temps de préparer Vadim ».
00:16Raphaël m'a dit « Il faut que tu montres, il est où ? Il faut que tu montres ça
00:19».
00:19Tout à fait. Oui, alors il y a ça.
00:22Tu sais qu'en gros, c'était dans le début de semaine, mais les choses sont accélérées depuis.
00:26C'est en gros une déclaration de Trump qui disait « En fait, il y aura un accord, il n
00:32'y aura pas d'accord.
00:33L'Ukraine pourrait être russe ou ne le sera pas ».
00:35Mais en gros, ça montre qu'aujourd'hui, tout ce qui s'est passé ces trois dernières années
00:39se sont balayés d'un revers de main par la nouvelle administration américaine
00:42et qu'ils veulent aboutir à un accord sur l'Ukraine comme ils ont voulu aboutir à un accord sur
00:47Gaza.
00:48Donc, ils remettent tout à plat, que ce soit mettre sur le même pied d'égalité, on va dire, l
00:55'agresseur et l'agressé.
00:57Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, il y a eu un coup de fil hier soir entre Vladimir Putin
01:01et Donald Trump,
01:02à l'initiative du président américain.
01:05Ça a duré après une heure, une heure et demie.
01:07On sait qu'ils veulent aller vite sur des négociations.
01:10C'est le souhait qui a été émis de la part de la Maison Blanche et de Moscou.
01:14Alors, vite, pendant des jours, ça reste assez compliqué.
01:18Mais il n'est pas impossible que, si quelques mois, un accord de paix émerge sur l'Ukraine.
01:25Un accord de paix, mais du coup, si tu disais en faisant table rase de tout ce qui s'est
01:28passé il y a trois ans,
01:29ce serait un accord de paix en défaveur de l'Ukraine, en faveur de la Russie ?
01:33Tout à fait. C'est-à-dire qu'en gros, on pourrait le dire demain dans le quotidien,
01:36mais on a eu quelques diplomates et qui confirment qu'en gros,
01:39l'essentiel des réclamations de la part de la Russie,
01:43l'essentiel des lignes rouges qui sont fixées et qui expliquent en tout cas l'agression
01:47qui s'est menée à l'invasion de l'Ukraine, sont prises en compte.
01:50C'est-à-dire, aujourd'hui, les territoires qui sont pris et qui sont annexés par la Russie
01:54resteraient russes, à définir sur un ensemble de territoires comme autour de Kharkiv
01:57pour être échangés contre Kursk.
01:59La question de l'OTAN, c'est-à-dire l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN,
02:03donc l'Alliance Lante Nord, ne se pose plus.
02:05Donc, c'est-à-dire qu'elles seraient évincées d'accords.
02:08La question aussi qui est posée, parce que le journaliste relance à la fin de ce temps,
02:13tient téléphonique un journaliste de la Maison Blanche qui relance Trump, par exemple, sur Zelensky,
02:17et il dit, si, si, pour appeler une éducation, mais il faudrait peut-être qu'il y ait des élections
02:20en Ukraine.
02:21Sauf qu'aujourd'hui, comme il y a la loi martiale, tenir des élections en Ukraine,
02:24c'est extrêmement... c'est un pays qui est en guerre, qui se fait bombarder quotidiennement.
02:27Donc, voilà. Donc, tout un salle de discussion.
02:30Et la seule, on va dire, chose qui tout met aux Ukrainiens et qui n'y en tient pas,
02:35ce serait l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, qui est déjà en cours,
02:39qu'il y a un cheminement qui pourrait prendre plusieurs années,
02:41et le déploiement au sol d'une force ou de troupes, dont on ne sait pas bien quels teneurs elles
02:47auront,
02:48mais pour être principalement européennes.
02:50Donc, en gros, c'est les deux seules choses sur lesquelles ils seraient prêts...
02:53Attends, ça veut dire que Trump négocie pour que l'Union européenne déploie des troupes en Ukraine ?
02:58Alors, est-ce que c'est l'Union européenne, en tout cas, ou des pays européens, ou des pays étrangers
03:04?
03:04Mais, or, les États-Unis ont dit que les États-Unis ne participeraient pas à cette sorte de maintien de
03:07la paix,
03:07que ça serait l'Europe et composée d'autres pays.
03:10Donc, on voit qu'aujourd'hui, il y a un grand bouger.
03:13Il y a un plan qui dessine de la part des Américains,
03:16qui est en lien direct avec des nations qui seront menées par la Russie,
03:19puisque, en gros, on a appris aussi hier soir, lors de cet échange téléphonique,
03:23qu'une rencontre sera prévue en Arabie Saoudite entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
03:27Voilà, sachant que de 2021, et la rencontre Joe Biden-Vladimir Poutine,
03:31il n'y a pas eu d'échange depuis l'invasion de l'Ugrène entre les présidents américains et russes.
03:36Aujourd'hui, on voit que ça s'accélère,
03:37et qu'en tout cas, les Russes, qui avaient émis un tas de demandes,
03:43sont prêts au sérieux par Donald Trump,
03:45et notamment sur la question de sécurité globale.
03:48C'est une des choses que veulent absolument les Russes depuis une dizaine d'années,
03:52c'est d'avoir un échange sur la sécurité et la matière de sécurité globale,
03:55notamment en Europe, avec les États-Unis,
03:56et plus avec les Européens, qu'ils estiment que c'est les États-Unis qui dessinent,
03:59et notamment l'Ottawa.
03:59D'accord. J'ai mis une carte de l'Ukraine,
04:02parce que tu nous parlais des régions,
04:06des régions qui sont sous l'emprise russe,
04:09qui pourraient en fait rester russes,
04:10ou alors des échanges.
04:11Est-ce que tu peux nous faire un petit point ?
04:12Peut-être que tu parlais de Kharkov ici.
04:14Alors voilà, Kharkov, qui est en fait, c'est une région,
04:17et aujourd'hui il y a une partie de la région où les combats se poursuivent,
04:20et qui a été prise,
04:22et une partie des territoires qui ont été prises par la Russie,
04:25par exemple tous les pourtours de Pionce,
04:27tous les contours d'Izium,
04:29Alors il faut que tu me mises où c'est,
04:30parce que je ne les connais pas trop en géographie.
04:31En fait c'est simple,
04:32il y a toute la frontière russe,
04:34qui est tout en haut,
04:36au-dessus de Kharkov,
04:37et on voit qu'en fait l'oblase,
04:38qu'on appelle l'administration de Kharkov,
04:39descend, c'est assez grand en fait,
04:40c'est un assez grand,
04:41et qui est vraiment frontalier pour le coup de la Russie.
04:44Et donc il y a tout un tas de territoires,
04:46c'est une des régions qu'on est prise par l'invasion russe,
04:49et donc on sait que la poussée russe se poursuit,
04:52qu'ils ont eu deux poussées,
04:53ils sont rentrés carrément dans le cliff en 2022,
04:56ils ont à nouveau bombardé depuis mai dernier la ville,
04:59qu'ils ont mené une large offensive dans cette région,
05:03et en dessous on a toutes les fameuses régions,
05:06enfin ça fait partie de l'Ombaste,
05:07mais toutes les régions autour de Donetsk et de Lougansk,
05:09qui font partie des régions qui là sont totalement maintenant aux mains des Russes,
05:13et avec tout le sud, autour de Mariupol, Perdiensk,
05:18quasiment jusqu'à la Crimée en fait.
05:19Voilà, jusqu'à la Crimée,
05:20puisque tous ces territoires là sont aujourd'hui jusqu'à Kherson,
05:24Mikolaïf, etc.
05:24Donc en gros, il reste vraiment une partie de la mer Noire aujourd'hui,
05:27qui échappe autour d'Odessa.
05:29Qui se faisait bombarder régulièrement, je ne sais pas si c'est encore le cas,
05:32mais qui se faisait bombarder notamment dans ses ports.
05:34Exactement, en fait il y a des bombardements de toute façon qui sont quotidiens en Ukraine,
05:38on pourrait y avoir été quelques temps,
05:41en gros c'est vraiment,
05:42même une ville comme Kiev, il y a une dizaine d'alertes par jour,
05:45par contre dès qu'on se retrouve vers le plus proche du fond,
05:48on va dire, comme à Krivirig, à Kharkiv, à Dnipro, à Odessa, etc.
05:53Prends la souris comme ça, tu pourras me montrer ce dont tu parles en même temps,
05:56parce que moi je sais quoi, je chère,
05:57alors Kharkov, Kiev, tout ça, Kharkiv, pardon,
05:59Voilà, Dnipro c'est là, Krivirig c'est là,
06:03Odessa c'est ici,
06:04donc on voit qu'en fait toute cette ligne là,
06:06pour montrer en fait,
06:07toute cette ligne là en fait dessine,
06:08alors après c'est un peu comme ça,
06:11mais dessine une ligne de front,
06:13et ces villes là sont vraiment à proximité,
06:16donc elles vivent sous les bombardements russes,
06:19je ne sais pas, il y aura une trentaine d'alertes par jour,
06:22et ça augmente en plus durant la nuit,
06:24ce qui épuise et use la population ukrainienne,
06:27donc ce qui est une bonne chose on va dire,
06:29entre guillemets de ces négociations,
06:31c'est que il y a une publicité d'obtenir un accord de paix,
06:35et là sur les termes et les choix qui sont faits par les russes,
06:38mais la population ukrainienne,
06:40elle de son côté n'en peut plus,
06:43elle est prête à faire la paix aujourd'hui,
06:45et à obtenir un accord de paix,
06:46qui veulent c'est qu'elle soit durable,
06:48et que en gros,
06:49le nombre de centaines de milliers de morts
06:51qu'ils ont connus ne soit pas pour rien,
06:54c'est-à-dire qu'ils puissent avoir des garanties de sécurité,
06:56économiques,
06:57de pouvoir reconstruire le pays,
06:58de pouvoir développer leur démocratie,
07:00et de pouvoir à terme redevenir un pays souverain.
07:04Ce que tu dis, c'est que pour l'instant,
07:05dans l'accord envisagé,
07:07toute la partie dont tu nous montrais,
07:09ça resterait russe du coup ?
07:11Oui, d'accord.
07:11Après, c'est vraiment des fuites de l'administration américaine,
07:16il y a eu des prises d'opposition,
07:17soit du ministre de la Défense,
07:18c'est le premier à avoir lancé une réunion mardi,
07:21qu'en gros,
07:23l'Ukraine n'entrerait pas dans l'OTAN,
07:24et qu'aujourd'hui,
07:25il fallait négocier,
07:25parce que c'était la volonté de cette administration.
07:30On sait que le conseiller à la sécurité a dit
07:33que c'était à l'Europe de garantir la sécurité de l'Ukraine,
07:37et pas aux Etats-Unis.
07:38Donc on voit qu'un certain nombre de choses avancent,
07:41et que ce week-end,
07:42il y aura ce qu'on appelle la conférence pour la sécurité de Munich,
07:44qui a lieu tous les ans,
07:45et en gros,
07:46où les principaux membres de l'administration américaine,
07:51donc Marco Rubio,
07:52le secrétaire à la Défense,
07:54le secrétaire à la Sécurité,
07:55et l'envoyé spécial pour l'Ukraine,
07:58qui est un ancien général avec Pell Kellogg,
08:00seront sur place.
08:01Il y aura aussi l'administration ukrainienne,
08:02il y aura aussi plusieurs administrations,
08:05notamment européennes.
08:06Donc on sait que des pourtours de cet accord
08:09vont être discutés à ce moment-là.
08:11C'est quand ça, tu dis ?
08:12C'est à partir de vendredi,
08:13donc vendredi, samedi, dimanche.
08:15C'est à lieu tous les ans à Munich,
08:16en gros, c'est le grand rout autour de la sécurité.
08:19Il y a une dizaine d'années,
08:20c'est là où Vladimir Patin a fait son fameux discours
08:22en appelant les Etats-Unis et l'Europe
08:24a été de l'arcture de sécurité.
08:26Et on voit que, finalement, c'est là
08:28que les premières étapes de la négation
08:30sur cet accord de paix vont être...
08:33Quelqu'un dans le chat nous dit
08:34« Mais si les Russes récupèrent ces territoires,
08:35ce n'est pas un peu comme s'ils bombardaient
08:36des gens qui veulent être russes ? »
08:38Alors, ils les ont déjà, donc en fait, oui.
08:39Mais en fait, c'est tout le...
08:41Parce qu'en fait, le conflit date depuis 2013-2014.
08:44En gros, il y avait déjà toute une partie des territoires,
08:46par exemple, autour de Lugansk,
08:47qui avait été pris par les Russes.
08:51Lugansk, tu nous remontres ?
08:52Ah oui, tout a...
08:53Voilà, en fait, il y a deux oblastes qui sont là.
08:55Ça, c'est l'oblast de Lugansk, c'est l'oblast de Donetsk.
08:58Et en fait, ces deux régions, en fait,
09:02avaient déclaré leur autonomie,
09:05puis leur indépendance,
09:06comme la Crimée, courant 2014-2015.
09:09Puisque, pour rappel, en gros,
09:12en 2013, il y a un mouvement qu'on appelle
09:14le mouvement Maïdan, qui est close,
09:16à Kiev et dans pas mal de villes en Ukraine,
09:19contre le président Yanukovitch.
09:21Un nouveau pouvoir, en tout cas,
09:22un nouveau pouvoir émerge à partir de 2014,
09:25que Yanukovitch fuit en Russie.
09:27Et à partir de là, il y a des revocantifications,
09:31notamment dans tout l'Est de l'Ukraine,
09:33qui est à majorité, on va dire, russophone.
09:35Et notamment parce que les prises de décision
09:38de ce nouveau pouvoir est contestée
09:40par ces régions-là,
09:41qui se sentent plus proches,
09:42en cas, on va dire, linguistiquement
09:45et culturellement, des fois, de la Russie.
09:48Donc, ils prennent des villes,
09:50ils tentent de faire un peu main bas
09:52sur les centres de décision.
09:55Pour y avoir été sur place,
09:56c'était quand même assez, on va dire, minoritaire.
09:58Mais l'Ukraine décide d'envoyer l'armée,
10:00il appelle ça une opération antiterroriste.
10:02Et forcément, ça va tendre les choses.
10:04Les Russes vont en profiter aussi
10:06pour diviser, finalement, le pays.
10:08Et on arrive à un conflit,
10:10un premier conflit, en fait,
10:12qui fera 10 000 morts, pratiquement.
10:14Il y aura des accords de mines,
10:15ce qu'on appelle en 2015,
10:16ce qu'on appelle un premier conflit gelé.
10:18Et du coup, il y a quand même
10:19des combats qui vont se maintenir.
10:20La Crimée, elle, qui est définiment russe,
10:22elle sera prise en compte
10:25dans la Fédération de Russie.
10:26Et à partir de là, jusqu'en 2022,
10:28et donc l'invasion russe, en fait,
10:30ces régions avaient des passeports russes,
10:33avaient le rouble qui commençait
10:35à alimenter ces régions.
10:36Et il était facile de passer,
10:37notamment, via la Russie dans d'autres pays.
10:39Donc voilà.
10:40Et après, en fait,
10:41l'invasion russe, ça fait qu'il voulait récupérer
10:43une partie des territoires
10:45qui émanait de ces régions-là.
10:47Un, parce qu'en gros,
10:50le discours russe, c'était
10:53les Ukrainiens vont vouloir reprendre ces territoires,
10:55donc on intervient en amont.
10:57Donc c'est-à-dire une guerre préventive,
10:58ce qu'on dénonce à longueur de temps,
10:59parce qu'il n'y a aucune justification
11:01de mener une guerre préventive,
11:03suite au potentiel agression de l'Ukraine.
11:07Et donc vont envahir,
11:08et donc vont intervenir à Kiev,
11:10Terras, en 2022.
11:12Tu l'as dit, tu reviens, en fait, d'Ukraine.
11:14Tu es revenu la semaine dernière, c'est ça ?
11:15Tu es resté deux semaines ?
11:17C'est ça.
11:17Pour y faire quoi ?
11:18Qu'est-ce que tu as vu ?
11:20Qui est-ce que tu as rencontré ?
11:21Pourquoi tu y allais ?
11:22Voilà, et bien, pour...
11:23Puisqu'en fait,
11:24et là, ça va faire les trois ans,
11:26le 24 février,
11:27ça fera les trois ans que la guerre a lieu.
11:30Il y a des milliers de morts,
11:34et d'aller voir un peu l'appliation ukrainienne,
11:36et de se rendre compte dans quel état elle est,
11:37parce qu'aujourd'hui,
11:38elle est vraiment à bout.
11:41L'Ukraine, c'est 40 millions d'habitants,
11:43la Russie, c'est 150 millions d'habitants.
11:45L'Ukraine a pratiquement les 8 millions de personnes
11:48qui ont fui le pays depuis l'invasion.
11:50Donc voilà, c'est extrêmement dur pour eux de résister,
11:54mais ils arrivent à résister, mine de rien,
11:56militairement à une des principales armées.
11:58Ils arrivent aussi économiquement, mine de rien, à tenir,
12:01mais ça devient de plus en plus dur,
12:02parce que pour un certain nombre de soldats,
12:05des trois ans, ils sont sur le front,
12:07sans objectif de revenir dans la vie civile.
12:10Donc c'est extrêmement dur pour les familles.
12:12Pareil, il y a un tas de nouvelles lois sur la mobilisation
12:13qu'on est passées,
12:14donc des nouveaux jeunes qui doivent se rendre sur le front,
12:17mais de plus en plus de gens qui refusent.
12:18Un, parce qu'ils voient bien qu'il n'y a pas de progression sur le terrain,
12:22mais deux, parce qu'il y a aussi une partie de l'appliation
12:23qui échappe à ces mobilisations,
12:25notamment les plus riches et les plus corrompus,
12:27qui peuvent, en échange d'une certaine somme d'argent,
12:29éviter cette réduction.
12:30Donc on voit qu'il y a un certain nombre de problèmes,
12:33puis il y a eu une usure,
12:34parce que croisant, des alertes tous les jours, la nuit, etc.,
12:37ça commence à peser sur l'appliation,
12:39et qu'ils ne voient pas de fin et pas d'issue à ce conflit,
12:41et qu'ils en ont marre surtout de voir leurs jeunes,
12:43en fait, mourir au front, sans dire d'avenir,
12:46qu'on ne leur offre rien en échange.
12:48Oui, tu me disais hier, je crois,
12:50ou avant-hier, que tu étais à Kiev,
12:52enfin, tu as été à plusieurs endroits,
12:53mais notamment à Kiev,
12:53et qu'il y avait une alerte au bombardement
12:55toutes les heures dans la nuit, à peu près, c'est ça ?
12:57Oui, c'est ça, en fait, ça dépend des jours,
12:59mais qu'en gros, on peut, toutes les deux heures,
13:02avoir des alertes qui retentissent dans la ville.
13:05Alors c'est moins le cas Kiev que plus à l'aise,
13:07par exemple, à Kharkiv, ou Dnipro,
13:09ou Krivirig, ou ailleurs,
13:10mais en tout cas, oui, c'est des choses qui arrivent régulièrement,
13:14et forcément, pèsent sur le moral des gens.
13:17C'est-à-dire qu'il y en a aujourd'hui,
13:18il disait notamment à plus à l'aise,
13:19qu'en gros, avant de coucher,
13:20il faisait un signe de croix, mais c'est pas croyant,
13:22et puis il viendrait croix pendant la nuit,
13:24parce qu'eux, ils en ont marre de descendre aux abris,
13:26sinon ils n'en ont plus.
13:27J'allais te demander, quand il y a une alerte au bombardement,
13:30ça veut dire que tous les gens de l'immeuble
13:32descendent au sous-sol, se protéger ?
13:34Ça, toutes les deux heures pendant la nuit,
13:35puis après ils remontent, puis après ils remontent.
13:36Voilà, mais sauf qu'en fait, ils ne le font plus.
13:37Enfin, maintenant, je ne sais pas,
13:39en tout cas, tous ceux que j'ai rencontrés ne le font plus,
13:41parce que sinon, ils n'essayent plus à avoir de vie.
13:43Donc si, pendant la journée,
13:44s'il y a une vraie grosse frappe,
13:46en fait, il y a toujours un degré dans les alertes,
13:48mais s'il y a une vraie grosse frappe
13:49avec des roquettes, etc.,
13:50donc là, ils essaient de se mettre aux abris,
13:52mais même pendant la nuit, ils abandonnent,
13:54sinon ils n'ont vraiment plus de vie au quotidien.
13:57On commençait ce live en parlant de Trump,
14:00avec sa déclaration.
14:01Toi, quand tu as rencontré les Ukrainiens et l'Ukrainienne,
14:03est-ce que c'est des choses qu'ils ont en tête,
14:05l'élection de Trump ?
14:05Est-ce que c'est quelque chose qui résonne ?
14:06Ou est-ce que c'est trop lointain ?
14:08Est-ce qu'ils estiment que ça va avoir ou pas un impact ?
14:11Est-ce que c'est des choses dont tu as discuté
14:12avec les gens que tu as rencontrés là-bas ?
14:13Oui. Alors, pour eux, si, ils suivent l'actualité.
14:16Alors, ils savent très bien que, par exemple,
14:19si c'est un conflit face à la Russie
14:21qui a envahi leur pays,
14:22ils savent très bien aussi qu'il y a une deuxième étape
14:24entre guillemets de ce conflit,
14:25c'est entre deux puissances,
14:26les États-Unis et la Russie.
14:29Ils étaient au courant de l'élection de Trump
14:31et forcément du risque que ça a laissé planer
14:33sur la suite du conflit.
14:35Donc ça, ils en avaient connaissance.
14:39Et justement, ils étaient inquiets de la suite,
14:41même si, pour eux, de toutes les manières,
14:43il faut mettre un terme à ce conflit.
14:46Après, c'était dans quel cadre
14:48on arrêterait ce conflit,
14:50en échange de quoi,
14:51et surtout d'obtenir des garanties pour eux
14:53de sécurité,
14:55ce qui est primordial,
14:56qu'ils ont peur,
14:56notamment même pour des soldats
14:58qu'on a croisés.
14:59Même s'ils sont usés
15:00et ils disent qu'ils n'en plus,
15:01ils préfèrent à la limite
15:02rester encore 3, 4, 5, 6 mois au front
15:05que de voir le client reprendre
15:07dans 6 ou 7 ans
15:08et de voir leurs enfants à leur tour
15:09être mobilisés et tirer au front.
15:11Ça, c'est quelque chose...
15:11C'est qu'en gros,
15:12ils sont prêts à arrêter la guerre
15:13si vraiment c'est un arrêt définitif
15:15et qu'ils peuvent se reprendre.
15:16On parlait aussi un peu au début,
15:17on comparait avec l'accord
15:19de cessez-le-feu à Gaza
15:20qui, en fait, était fait au moment...
15:23Enfin, Trump avait été élu,
15:24mais il n'avait pas encore été investi.
15:26Et il y avait toujours tout un sujet,
15:27d'ailleurs, est-ce que c'est Biden ?
15:28Est-ce que c'est Trump qui a négocié ?
15:29En fait, c'est un peu les deux,
15:29d'après ce que j'ai compris.
15:30C'est ça.
15:30Mais c'est effectivement allé assez vite.
15:33En fait, je n'ai pas vraiment de questions.
15:34Est-ce qu'on peut comparer les deux ?
15:38En tout cas, sur la méthode,
15:39et ça va être un papier,
15:40du coup, dans le journal de demain,
15:41ce sera le deuxième papier.
15:42C'est bien que tu utilises.
15:43Sur la méthode Trump, en fait,
15:46sur la méthode...
15:47Enfin, voilà, on le savait déjà
15:48avant qu'il arrive au pouvoir
15:49que dans son premier mandat,
15:50c'était comme ça qu'il agissait,
15:51c'est-à-dire vraiment
15:51à coup de marchandage,
15:53de deal bilatéral,
15:55c'est-à-dire vraiment,
15:56en gros, il va négocier avec Netanyahou,
15:58là, il va négocier avec Tine,
16:00et après, il négociera avec Zelensky.
16:01Donc, c'est vraiment, à chaque fois,
16:03la manière de faire.
16:05C'est-à-dire, je vais peser
16:07et je vais dire moi ce que je veux.
16:08L'autre me dira ou pas ce qu'il veut
16:10et j'accepterai ou pas.
16:11Et à partir de là, on mène une négociation
16:13et après, on aboutit à un accord.
16:15Donc, voilà, de toute façon,
16:16l'Ukraine, il avait dit pendant sa campagne
16:18que c'était sa priorité,
16:19qu'il réglerait le problème en 24 heures.
16:22Bon, ça prendra un peu plus de temps
16:23et ça prendra un peu plus de temps
16:24puisque tous les quelques gens
16:26qu'on a eus aujourd'hui au téléphone
16:27nous assurent que même si, en gros,
16:29les cadres et les contours du plan se dessinent,
16:33il y a des grosses interrogations
16:35et ça prendra du temps,
16:36notamment pour obtenir
16:37ces fameuses garanties de sécurité.
16:38Et parmi les garanties de sécurité,
16:39notamment, il y a l'Europe.
16:41Donc, à voir comment les Européens
16:42sont prêts à prendre le relais des Etats-Unis,
16:44à garantir un certain nombre de choses aux Ukrainiens.
16:47Et ça, ça va prendre du temps
16:48que forcément, il y a 20 pays membres.
16:50Donc, ça ne va pas être se faire
16:52en quelques minutes.
16:54Je profite qu'on parle de temps
16:55pour lire une question de chat.
16:56Alors, je ne suis pas sûr que tu aies la réponse,
16:56qu'en plus, je ne suis pas complètement sûr
16:57de la comprendre.
16:58J'avais une question sur la fin
16:59de l'aide américaine.
17:01Par exemple, Action contre la faim
17:02va perdre 150 millions de subventions.
17:04Pourrait-on augmenter les cotisations
17:05des municipalités pour combler ce manque
17:07qu'elles donnent à des associations ?
17:09Alors, oui, pour refaire un petit bilan,
17:11quand Trump a été élu, a été investi,
17:14il s'est retiré de pas mal d'accords.
17:16L'accord de Paris, l'OMS.
17:18Action contre la faim, je ne sais pas
17:19si c'est dans l'OMS.
17:20Je pense que c'est Action contre la faim,
17:22je pense que c'est un petit
17:23que ce qu'a décidé Trump
17:25il y a 10 jours maintenant,
17:26c'était l'arrêt de toutes les aides étrangères
17:30des États-Unis et notamment de l'UCED,
17:31qui l'a fermé l'UCED,
17:32qui est une des grosses agences
17:33pour le développement à l'étranger
17:36qui se sont faites sur les fonds américains.
17:37Et donc, c'est vrai qu'il y a un tas d'ONG,
17:39en Ukraine notamment,
17:40qui ont été directement impactées,
17:42qui ont dû fermer.
17:43Et je pense que Action contre la faim
17:46en fait partie.
17:48Donc oui, ça fait partie des mesures
17:49qui ont été prises unilatéralement
17:52et qui ont un impact global.
17:54Très concret sur les gens.
17:55Exactement.
17:56Enlever 150 millions d'euros
17:59à un budget d'une association
18:00qui oeuvre contre la faim dans le monde,
18:02évidemment, ça a des impacts très concrets.
18:04Peut-être derrière la question du chat,
18:05puis après on se laissera là.
18:07S'il y a des accords de paix,
18:09la Russie ne risque-t-elle pas
18:10de faire face à une hausse du terrorisme
18:12avec des mouvements de résistance civile ?
18:15Tu peux aussi dire que tu n'en sais rien.
18:17Non, non, non, mais tout est possible.
18:19Mais je pense que, en fait,
18:23ce qui sera plus intéressant
18:24plutôt que des mouvements terroristes,
18:25c'est comment, s'il y a un accord de paix,
18:27en gros, ça sera la victoire de Vladimir Poutine.
18:31Donc il va faire tout son récit là-dessus.
18:35Parce que son récit, en gros,
18:36depuis le début de la guerre,
18:36depuis un certain nombre d'années,
18:37c'est sa confrontation face à l'Occident.
18:39Aujourd'hui, c'est ce qui tient le pouvoir russe.
18:44Voilà, c'est tout ce récit-là.
18:48Mais en gros, une fois que la guerre sera terminée,
18:50oui, il y a tout un tas de problèmes
18:51qu'il faudra régler.
18:51Parce que là, aujourd'hui,
18:52le budget est axé quand même vers la défense.
18:56Il y a tout un tas de problèmes,
18:57que ce soit sur l'inflaction,
18:59les taux bancaires,
19:01quid de l'après-guerre
19:02sur ceux qui vont revenir, etc.
19:04Comment les incorporer à la société ?
19:07Il y a toute une partie...
19:07Alors, la Russie étant immense,
19:09il y a de toute façon 90% du pays
19:10qui est absent totalement de la guerre,
19:12en tout cas physiquement et territorialement.
19:14Mais il y a mine de rien
19:15pas mal de populations
19:16qui sont sur le front de ces régions-là,
19:19même qui viennent de Sibérie ou d'ailleurs.
19:21Donc voilà, ça marque quand même la société russe.
19:23Maintenant, comment va réagir le pouvoir
19:26après cette guerre ?
19:27Ils ont fait passer d'une tasse mesure
19:28extrêmement autoritaire
19:29vis-à-vis de la presse,
19:31vis-à-vis des manifestations.
19:32Donc voilà, comment aujourd'hui,
19:35ça va se reconstruire,
19:36ce pays va se reconstruire après-guerre ?
19:38Ça, c'est une des grosses interrogations.
19:39Par exemple, sur les derniers sondages
19:41qui sont sortis du centre Levada,
19:43qui est un seul centre indépendant en Russie,
19:45pointe que, mine de rien,
19:46une majorité, je crois que c'est 60% des Russes,
19:48souhaitaient des accords de paix.
19:49Donc on voit que les Russes aussi
19:51en ont marre de cette guerre.
19:53Donc c'est plus après,
19:54comment cette société va réagir ?
19:56Parce que c'est toujours après-guerre,
19:57finalement, que les problèmes arrivent.
19:58Donc voilà, là,
19:59ils tiennent le pays d'une main de fer.
20:03Est-ce qu'en effet,
20:04si maintenant,
20:05il y a possibilité d'avoir des manifestations,
20:07etc.,
20:07est-ce que ça aura un impact
20:08sur l'avenir de la Russie ?
20:09Ça sera souligné.
20:10Elle est vraiment,
20:10cette fois vraiment,
20:11dans la question du tchat.
20:13Si un accord de paix,
20:14comment l'Ukraine va rembourser
20:15son effort de guerre ?
20:17Toi qui es devant,
20:19comment ils vont faire ?
20:20Parce que ça faisait partie des menaces,
20:22des choses qui sont ressorties
20:23la cette semaine.
20:24C'est-à-dire que Trump estimait
20:26qu'il devait rembourser,
20:27par exemple,
20:27en terres rares.
20:27Donc il avait fléché à 500 milliards
20:29l'aide américaine,
20:30donc 500 milliards de terres rares
20:32ou de lithium ou d'autres.
20:34Sachant que les terres rares
20:35et une partie de toutes
20:36les ressources énergétiques
20:37sont dans l'Est,
20:38ou dans le Donbass,
20:39et donc une partie,
20:40maintenant,
20:41est annexée par la Russie.
20:43Donc il faudra voir.
20:44Non, mais je pense que ça fait partie des choses.
20:46Si on veut qu'il y ait un accord de paix,
20:49justement,
20:50l'endettement de l'Ukraine
20:51doit être négocié
20:51et justement,
20:52pas lui laisser une dette à rembourser
20:54si on veut qu'elle se reconstruise
20:57et qu'elle se reconstruise
20:59vers plus de progressisme.
21:01Parce que si elle a une dette,
21:02si les choses se passent mal,
21:03si la corruption perdure,
21:05vu les armes en circulation dans le pays
21:07et vu ce qui s'y passe,
21:08si en gros,
21:09ils ont la tête sous l'eau
21:10et devoir rembourser un tas de choses
21:12et qu'en fait,
21:12c'est les sociétés occidentales
21:13qui profitent de la reconstruction de l'Ukraine
21:16et pas les Ukrainiens,
21:17je pense que là,
21:18les nationalismes
21:19et un discours beaucoup plus extrémiste
21:22vont l'emporter
21:23avec des armes en circulation
21:24et ça ne serait pas du tout bon
21:25pour l'Ukraine.

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