00:00Pour nous, nous considérons que c'est une recolonisation du pays et du peuple kanak.
00:03En fait, le temps des colonies est fini.
00:07On n'est pas contre le peuple français et le peuple kanak.
00:10On est vos amis.
00:11Le droit du peuple kanak est d'être souverain dans ce propre pays,
00:16mais aussi la reconnaissance des victimes de l'histoire.
00:19Et il y a eu quelque chose, la poignée de main.
00:21La poignée de main entre ces deux gros hommes, Jean-Marie Chibaou et Jacques Lafleur.
00:25Et c'est cette poignée de main, elle a donné naissance à 36 ans de paix dans le pays.
00:30Aujourd'hui, le gouvernement actuel remet en cause cette décision, ces accords-là,
00:35pour refaire ou faire naître autre chose.
00:38Je ne sais pas quoi, mais nous, nous considérons que ce qui se passe aujourd'hui,
00:40c'est une forme de recolonisation du pays.
00:46Cette modification du corps électoral, pour les provinciales, j'entends,
00:51va emmener une autre répartition, un autre rapport de force politique
00:57dans cette assemblée que le Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
01:00Ce Congrès de la Nouvelle-Calédonie, il est important.
01:02Pourquoi ? Parce que c'est par son vote au 3-5ème, prévu par l'accord de Nouméa,
01:07qui permet de déclencher un référendum.
01:09Le fait de vouloir rompre cet équilibre, ça peut nous condamner à nous,
01:12dans une situation de minorité qui sera plus exacerbée,
01:16et qui fera qu'on n'aura pas les outils démocratiques pour convoquer un référendum.
01:21Elle est là, l'aspect technique de la chose.
01:27Je pense que ça aurait pu se passer autrement.
01:31Ça aurait pu se passer autrement, ça aurait pu se passer pacifiquement,
01:34comme on avait dit, comme le mot d'ordre avait été dit par la CCAT.
01:38Pas de dégradation, quoi que ce soit, caillassage, brûlage de matériel,
01:43ou quoi que ce soit, mais ce n'était pas le but.
01:47Mais si c'est pour nous faire entendre, on va passer par la force, écoutez.
01:56On est pour une souveraineté, mais on n'est pas pour couper les liens avec la France.
02:00On est complètement conscients que la moitié de notre population est française,
02:04veut de la France, l'autre moitié n'en veut pas.
02:06On ne peut pas nous imposer que des gens arrivent d'ailleurs,
02:08pour saboter le projet qui a été réalisé, qui a été dicté dans l'accord de Nouméa,
02:16le projet du Nouvelle-Calédonie souveraine,
02:19et le projet d'un peuple, d'un peuple de ce pays.
02:21J'appelle avec force le Premier ministre Gabriel Attal,
02:27le Président de la République Emmanuel Macron,
02:30retirer ce projet de loi constitutionnelle
02:32pour qu'on puisse reprendre des discussions dans un climat apaisé.
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