- il y a 3 semaines
En direct avec Loïc Pen, médecin urgentiste à Creil (Oise), membre du collectif des médecins CGT, le point sur la situation à l’hôpital, l’évolution de la crise sanitaire et les annonces du gouvernement.
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NewsTranscription
00:00Merci de nous recevoir à nouveau pour répondre en direct aux questions des internautes.
00:04Comment ça se passe en ce moment à l'hôpital ?
00:09C'est un peu ce qu'on a constaté ces dernières semaines,
00:13c'est-à-dire qu'on a toujours une marée montante, plus qu'une vague, une marée montante.
00:18C'est-à-dire qu'on continue à avoir des cas en augmentation sans qu'on ait l'explosion qu
00:23'on avait connue en mars,
00:25mais ça continue à augmenter.
00:27En début de semaine, j'étais, je travaillais sur, si vous voulez, on renforce les secteurs,
00:34on répartit les médecins, donc je travaillais sur une unité COVID,
00:37une unité d'hospitalisation de patients ayant le COVID.
00:42Ça nécessite de réinsister sur la gravité potentielle de cette maladie.
00:48La plupart des gens ont que des formes asymptomatiques, voire mineures, des symptômes mineurs.
00:54Par contre, il y a quand même, on a beaucoup de patients hospitalisés avec des formes sévères.
01:00Et cette unité dans laquelle je travaillais lundi et mardi était pleine.
01:07C'est-à-dire qu'on n'avait pas de marge.
01:09On était même sur l'hôpital à discuter de l'ouverture d'une autre zone COVID,
01:14de reprendre un service pour accueillir des patients COVID,
01:17parce que cette marée montante, elle est réelle.
01:19C'est-à-dire que petit à petit, on a un risque de saturation de nos capacités hospitalières.
01:26Alors, pour l'instant, elles ne le sont pas dans l'Oise.
01:30C'est-à-dire qu'on pourrait avoir la sensation que ça monte doucement et qu'on va s'adapter.
01:36Alors, la situation n'est pas identique partout, en fait.
01:41Dans les Hauts-de-France, je reçois les tableaux de bord des contaminations et des patients hospitalisés
01:48et des réanimations dans les Hauts-de-France.
01:50C'est bien pire dans le Nord et dans le Pas-de-Calais, surtout dans le Nord.
01:55C'est plus à l'aise dans l'Oise, encore plus à l'aise dans l'Aisne et dans la
01:59Somme.
02:00En fait, tout est relatif.
02:01Quand je dis à l'aise, je le disais, on n'a pas de marge aujourd'hui.
02:05Donc, on a toujours une épidémie qui continue, qui pour l'instant reste gérable,
02:14mais avec la nécessité d'ouvrir de nouveaux services et de passer à des déprogrammations.
02:21Alors, vous avez écouté Jean Castex jeudi soir.
02:24On parlait d'un probable durcissement du confinement qui n'a pas eu lieu.
02:29Que traduisent selon vous les nouvelles annonces ?
02:35C'est un peu ce que je disais avant, c'est-à-dire qu'on nous parle d'un pic
02:39épidémique
02:40qui serait vers la fin novembre.
02:42Pour l'instant, je reste sur ce que je disais en mars, c'est-à-dire le pic épidémique.
02:46On se rassure quand on verra les chiffres redescendre.
02:48En attendant, on les voit surtout monter.
02:52Mais comme ce pic n'est pas encore là et qu'on a cette progression relativement linéaire de la pathologie
03:00et que finalement, on arrive encore à gérer la situation,
03:05même s'il ne faut pas minimiser le risque qu'on ne la gère plus.
03:09Il y a un moment donné, si ça continue de monter comme ça,
03:12où nos capacités vont être dépassées.
03:13Donc l'enjeu de réduire les contacts physiques, il est toujours présent.
03:19Il est toujours important.
03:21Mais comme ça ne monte pas, il ne change rien.
03:24Parce que son allocution, c'est « on ne sait pas trop, on ne change rien ».
03:28Ça ressemble quand même à ça.
03:29Il ne change rien parce qu'ils sont toujours finalement sur cette logique
03:32de préserver l'activité économique.
03:35En fait, la question essentielle, c'est limiter les contacts physiques
03:39pour ralentir la diffusion du virus.
03:41Après, tous les moyens sont bons.
03:44Est-ce que c'est forcément fermer les petits commerces ?
03:47Je ne suis pas sûr.
03:48Par contre, est-ce que c'est limiter les grands collectifs de travail
03:51ou limiter les grands rassemblements,
03:54enfin le nombre de contacts dans les écoles ?
03:56Sûrement.
03:57Et donc, on a bien vu que les écoles réfléchissaient à des cours une semaine sur deux,
04:03des demi-classes.
04:05On pourrait, on devrait réfléchir de la même façon dans les grands collectifs de travail,
04:08c'est-à-dire diminuer la production sans forcément l'arrêter
04:11pour faire travailler les salariés, pas tous ensemble, une semaine sur deux.
04:16Ça diminuerait les contacts physiques dans l'entreprise,
04:18ça diminuerait aussi les contacts potentiels dans les transports.
04:21Je pense que c'est ce type de raisonnement qu'il faut avoir.
04:25On a besoin en fait de continuer à limiter les échanges physiques.
04:29Après, voilà, là on voit, on a bien senti que les choses étaient très déséquilibrées
04:33en faveur de l'activité économique des grands groupes
04:36et en défaveur de toutes les activités culturelles,
04:40de la vie de famille et des petits commerces.
04:42Voilà, et je pense qu'il faut que toutes ces mesures soient équilibrées
04:47avec un but et un seul,
04:48réduire les contacts physiques entre les gens,
04:50réduire la diffusion du virus.
04:52Alors, vous êtes nombreux à nous suivre, à suivre ce live.
04:54Merci encore de participer, de poser vos questions et de partager ce live.
05:00On a tout de suite une question de Magali qui vous demande
05:03quelles sont les pathologies des patients hospitalisés ?
05:07J'ai travaillé cette semaine sur l'évité Covid.
05:09On hospitalise des patients qui ont des formes sérieuses de Covid,
05:12c'est-à-dire des oxydodépendances en général,
05:15c'est-à-dire qu'ils n'arrivent plus à oxygéner suffisamment leur sang
05:18parce que leur poumon sera atteint dans des proportions
05:20qui vont de 25 à 75 %, voire plus.
05:23Il y a une patiente qu'on a dû, de cette unité,
05:25transférer en réanimation parce que les mesures qu'on mettait en place
05:30ne suffisaient plus et qu'il fallait passer au-dessus.
05:33Alors, il y a une technique qui s'appelle l'Octiflo,
05:35mais on ne va pas rentrer dans tous les détails techniques,
05:37qui va être une oxygénation encore plus forte
05:39mais qu'on ne peut pas faire en service simple.
05:41Et puis après, il y a encore des mesures potentielles,
05:44mais ce que nous a appris quand même la première vague,
05:46c'est que finalement, plus on faisait tarder les intubations,
05:50mieux on était.
05:51Et on est en progrès quand même,
05:54il faut mesurer les taux de mortalité sur la première vague du coronavirus
06:00en réanimation, c'était plus de 40 %.
06:02C'était quand même hyper inquiétant.
06:04Aujourd'hui, on est plus vers les 25 %
06:08et on met moins de gens en réanimation.
06:10C'est-à-dire qu'on arrive à gérer le problème
06:15plus efficacement dans les services classiques
06:17en ayant recours à la corticothérapie,
06:19à l'antibiothérapie quand c'est nécessaire,
06:22à l'anticoagulation,
06:23ce qui fait qu'on a moins de gens qui s'aggravent
06:26et qui vont en réanimation.
06:27Et quand ils y vont,
06:30finalement, on a moins de décès,
06:31on a un bien meilleur taux de réussite.
06:34Donc, l'enjeu de prendre tous les patients
06:37qu'ils nécessitent,
06:38il est extrêmement fort
06:39parce que si on pouvait se dire avant
06:40que de toute façon, on ne peut rien faire,
06:42aujourd'hui, on peut faire.
06:43Et donc, l'enjeu de ne pas saturer les services,
06:46il est énorme
06:46parce que ça, ce sont des gens qu'on sauve.
06:49Donc, c'est extrêmement rentable,
06:51humainement.
06:52Une question, je ne sais pas si vous pourriez répondre,
06:54mais qui fait écho à ce que vous disiez tout à l'heure
06:56sur les régions comme les Hauts-de-France cités,
06:59Michel nous dit que cette région est immense.
07:02Aussi, de quelles zones urbaines
07:03viennent les malades Covid des centres-villes,
07:06des zones de banlieues urbaines ?
07:07Je pense que la question que se pose Michel,
07:09c'est comment se diffuse le virus ?
07:13Est-ce que c'est uniquement les agglomérations ?
07:16Est-ce que c'est plus large ?
07:17Non, ce n'est pas uniquement les agglomérations.
07:20Le virus, il se diffuse partout,
07:22il y a du contact physique.
07:23Alors, il est évident que quand on est dans un petit village
07:26entouré de rien, sinon des arbres,
07:29on a quand même moins de chances de le choper
07:30que quand on est dans le métro à Lille ou à Paris
07:33ou on est sur un grand centre urbain en PACA.
07:36Donc, évidemment, les risques sont plus forts
07:39plus les concentrations humaines sont fortes.
07:41C'est finalement un virus qui se diffuse
07:43par le contact physique,
07:44par les aérosols à faible distance,
07:49enfin par les postillons.
07:50Donc, on a un risque partout,
07:53il est plus fort là où on se concentre.
07:55C'est aussi simple que ça.
07:56D'où l'idée de diminuer la distanciation physique,
07:59d'où parfois la surprise de nombreux professionnels de santé
08:02devant des mesures qui paraissent un peu surréalistes.
08:05parce que mettre des masques en pleine campagne,
08:09l'intérêt est nul.
08:10Mettre des masques dans la rue,
08:12à moins qu'on soit quasiment dans une manifestation
08:16collée les uns aux autres,
08:18pas grand intérêt.
08:19Par contre, des masques dans tous les milieux clos,
08:20il y a un véritable intérêt à limiter les postillons
08:24qu'on envoie sur les autres.
08:25Et puis, limiter les aérosols.
08:27On a aussi rappelé à multiples reprises,
08:30alors ça devient dur de le faire
08:31parce qu'il commence à faire camp,
08:32quoi qu'on ait un revenu,
08:33la ventilation des locaux
08:34parce qu'au fur et à mesure,
08:36on charge l'air en virus
08:38si on laisse beaucoup de gens dans des locaux fermés.
08:41Alors, l'annonce d'un probable vaccin,
08:44même plusieurs annonces de vaccins possibles,
08:48qu'est-ce que ça vous inspire ?
08:50Ce que je retiens, c'est plus le vaccin arrivera tôt,
08:54plus on aura une solution
08:55pour limiter la diffusion de ce virus.
09:00Après, comme d'habitude,
09:01je trouve ça tout à fait odieux,
09:04dégoûtant,
09:05c'est logique financière immédiate.
09:075 millions d'euros ou de dollars,
09:09je ne sais même plus,
09:10d'actions immédiatement valorisées
09:11à l'annonce de ce vaccin par Pfizer,
09:15voilà, ça fait froid dans le dos.
09:17Il nous faut un vaccin.
09:20Ça va poser la question de sa sécurité
09:22parce qu'on va vite.
09:24Et donc, même s'il y a peu de risques,
09:27il y a toujours des risques.
09:28Et donc là, la question du rôle des agences publiques est posée.
09:32Comment est-ce qu'elles s'emparent des études faites par les grands labos,
09:36des données de ces grands labos ?
09:37Parce que, voilà, il faut un contrôle de la puissance publique
09:42et qui puisse être exposé aux yeux des populations.
09:46Parce que ça ne peut pas se faire,
09:48voilà, dans les secrets d'alcove,
09:51il faut qu'on soit extrêmement transparents sur ces produits
09:54qui nous arrivent assez rapidement.
09:57Ensuite, moi, je pense qu'il y a un véritable problème éthique
10:00avec ce qui se passe en ce moment.
10:02Mais il y a un problème éthique sur toute la santé.
10:04C'est cette logique qui consiste à dire
10:06qu'on fait de l'argent sur la santé ou la maladie des gens.
10:09Là, avec cette pandémie,
10:10il est aberrant qu'on ne soit pas capable
10:13de raisonner sur un vaccin qui deviendrait un bien de l'humanité.
10:17Il y a une initiative qui est hyper intéressante,
10:20qui est l'initiative citoyenne européenne Right to Cure.
10:24Alors, en fait, c'est un procédé légal.
10:27On a le droit d'avoir, de déposer une initiative citoyenne européenne
10:31auprès de la Commission européenne.
10:32Celle-ci a été validée fin août.
10:35Et à partir du moment où elle est validée,
10:37il faut, dans un second temps, réunir un million de signatures.
10:40Ce n'est pas rien, mais c'est faisable.
10:42Et cette initiative demande à ce qu'on remette en cause
10:45la logique des brevets et de la propriété industrielle
10:48pour faire, justement, pour empêcher les firmes
10:52de décider de fixer leur prix,
10:55de fixer des conditions à la diffusion de ce vaccin
10:58auprès des populations.
10:59Et donc, oui, ça veut dire un contrôle des prix.
11:02Alors, on ne va pas nier qu'il y a un travail de recherche,
11:04qu'il y a un coût, un travail industriel qui a un coût.
11:07Et c'est normal qu'on le rembourse.
11:08Mais est-ce qu'il faut engraisser de l'actionnaire là-dessus
11:11et aider à faire du profit ?
11:13Certainement pas.
11:14Et donc, il y a besoin d'un contrôle des populations
11:17aujourd'hui pour qu'on ne s'enrichisse pas
11:22sur le malheur des gens.
11:23Il faut absolument qu'on puisse en faire un bien commun.
11:27Donc, il y a cette initiative.
11:28Je ne sais pas si les signatures sont déjà ouvertes,
11:30mais elles ne devraient pas garder à l'aide si ce n'est pas fait.
11:32Mais je crois que c'est un moment où l'on doit tous se manifester
11:35pour rappeler ce que sont les besoins humains fondamentaux
11:39et que là-dessus, hors de question d'accepter
11:41qu'on fasse du pognon, que ce soit marchandisé.
11:45Alors, nombreuses questions encore.
11:47Jacques Magoutier qui dit « Merci Loïc.
11:49Quelle est ton analyse concernant le film décrit comme complotiste
11:53qui circule sur Internet ? »
11:56France Interne historienne évoque la question de la méfiance
12:00vis-à-vis du discours officiel.
12:02Je ne vais pas réagir sur le film directement.
12:04Je serais bien en peine de le faire.
12:05Je ne l'ai pas vu.
12:06Donc, je ne serais pas capable de le dire.
12:09Mais par contre, moi, j'ai constaté la chose
12:11de façon assez sidérante.
12:14J'ai écrit un post Facebook en début de semaine.
12:17J'étais donc sur une unité Covid
12:18et j'ai marqué mon boulot en ce moment,
12:20c'est Covid, Covid, Covid.
12:21Je ne sais plus comment j'ai tourné la chose.
12:22J'ai eu des remarques.
12:24« Vous mentez, ce n'est pas comme ça. »
12:26Il n'y a pas de virus.
12:28On est sur un truc assez terrible.
12:31Mais j'avais vu aussi que sur ces lives,
12:34quand j'évoquais les traitements,
12:36j'étais vendu au laboratoire.
12:37Alors déjà, une chose simple,
12:39pour savoir si un médecin a des conflits d'intérêt
12:42avec les laboratoires, c'est public.
12:43On peut aller rechercher.
12:44Il y a des sites où on retrouve,
12:46des sites officiels,
12:48où on retrouve les liens d'intérêt.
12:50Vous pouvez aller vérifier.
12:52Je n'en ai aucun.
12:52D'ailleurs, l'humane ne rémunère pas non plus.
12:55C'est pénible.
12:57Mais plus largement, au-delà de la blague,
13:01c'est vachement inquiétant, je trouve.
13:03J'exprime quelque chose que je vis,
13:05que je constate.
13:07Il n'y a pas d'enjeu à ça.
13:09Et immédiatement, on a des gens qui contestent
13:11parce qu'ils sont sur une espèce de grille d'analyse.
13:16Tout ce qui ne va pas dans leur sens est forcément faux.
13:18Il y a une espèce de...
13:19Ils ne regardent que ce qui va dans leur sens
13:21comme un véritable biais de confirmation.
13:24Mais on est sur quelque chose de terrible.
13:26Alors, ça peut se comprendre
13:27parce qu'il y a eu beaucoup de mensonges
13:29autour de cette épidémie.
13:32On se rappelle des masques qui ne servent à rien.
13:34On se rappelle de nous sommes prêts.
13:35De nouveau, on nous a dit qu'on serait prêts
13:37pour la deuxième vague.
13:38Ce n'est pas gagné.
13:40Enfin, on...
13:42Je rappelle le début de l'épidémie aussi
13:44où ce virus n'arriverait jamais en France.
13:46On a eu plein de choses approximatives ou mensongères.
13:50C'est le moins qu'on puisse dire.
13:52Mais je crois qu'il faut...
13:55Alors, on a une difficulté d'ailleurs,
13:57c'est que ça continue un peu.
13:59C'est-à-dire que les choses sont faites.
14:00La direction nationale, la logique nationale
14:04sur la stratégie contre cette épidémie
14:08est un peu sidérante
14:09puisque c'est un conseil de défense,
14:11quelque chose d'hyper fermé
14:13qui donne les grandes lignes
14:15sans que jamais soit appelée à participer
14:18plus largement la population,
14:20la représentation nationale,
14:22les aides locaux,
14:23les professionnels des différentes branches.
14:25Enfin là, on a encore l'impression
14:26d'un truc d'alcool assez pénible.
14:30Sauf qu'après, il faut du bon sens.
14:33Est-ce qu'il y a des choses
14:35qui vont être anormales
14:37sur cette épidémie ?
14:38Oui, je le disais,
14:39avec la volonté de faire du pognon
14:40sur la pandémie.
14:42Oui, avec des logiques
14:43qui vont privilégier l'économie
14:45et particulièrement, on le voit,
14:46les grands groupes,
14:47plutôt que des petits commerces.
14:49Oui, évidemment, il y a des enjeux
14:51et des rapports de force
14:52autour de cette épidémie.
14:53Mais penser que ce serait
14:56ceux qui mènent ces enjeux,
14:59Emmanuel Macron par exemple,
15:01qui a des stratégies
15:02que je ne partage pas,
15:03des logiques que je ne partage absolument pas,
15:06et penser que ce serait lui
15:07pour écrire le virus,
15:07là, ça devient ridicule.
15:09On est sur une véritable épidémie.
15:11Après, la façon dont elle est gérée,
15:13évidemment, ça dépend des rapports
15:14de force dans la société.
15:16Mais de là à partir
15:19sur des démarches un peu folles,
15:21parce que je dis des choses
15:23où c'est complètement surréaliste
15:26ce qu'on peut voir sur les réseaux sociaux.
15:29Alors, le film en tant que tel,
15:30je ne sais pas si j'irai le voir,
15:32si j'ai le temps,
15:32ça ne va pas non plus nous préoccuper.
15:34Mais je pense qu'il faut absolument,
15:36voilà, à chaque fois,
15:38essayer de reprendre du bon sens
15:41et pas d'imaginer des théories farfelues.
15:44Par contre, en effet,
15:46il y a des choses anormales,
15:47il faut les dénoncer.
15:48Mais il ne faut pas tout mélanger.
15:50Alors maintenant, sur le sujet de l'école,
15:52une question de Mel,
15:53qui vous demande,
15:55c'est un scandale pour les collégiens
15:57et lycéens,
15:58au moment notamment de la cantine,
15:59doit-on la fermer, la cantine ?
16:03Et une autre question
16:05sur un peu le même sujet,
16:08qu'en est-il pour les enseignants de maternelle,
16:10milieu clos,
16:11enfants qui mettent tout en bouche,
16:13sommes-nous en danger ?
16:15Question d'Élodie.
16:17Alors, la question,
16:19elle est compliquée
16:21puisqu'on a plusieurs avis.
16:23Pour l'instant,
16:23ça n'a pas l'air d'être très tranché
16:24sur la contagiosité des enfants en bas âge.
16:27Est-ce qu'ils sont très contagieux,
16:28pas contagieux ?
16:29Enfin, on a eu plusieurs versions.
16:31En tout cas,
16:31le principe de précaution devrait s'appliquer.
16:34Il en est de l'école comme du reste.
16:36C'est-à-dire que c'est un endroit,
16:38de toute façon,
16:39même si on dit
16:40c'est sous 6 ans ça va,
16:41sous 12 ans ça va,
16:42il y a tous les autres où ça ne va pas.
16:43Et on voit bien
16:44qu'il y a beaucoup de contaminations
16:46en milieu scolaire,
16:47dans les établissements scolaires.
16:48Les lycéens se sont exprimés là-dessus,
16:50des enseignants aussi,
16:52pour demander des mesures de sécurité plus fortes,
16:54des mesures de sécurité sanitaire plus fortes.
16:56Donc, je pense qu'ils ont raison.
16:59Là, je parlais tout à l'heure
17:00de la possibilité de dénoubler les classes,
17:03de le faire en petits groupes.
17:04Mais là, ça demande évidemment encore des moyens.
17:06Alors, on ne pourra pas non plus
17:08des centaines et des centaines de professeurs comme ça.
17:11C'est le même problème que pour la santé.
17:12On a beaucoup détruit
17:14ce service public ces dernières années.
17:17Mais ça veut dire
17:18qu'il va falloir faire aussi un peu de distanciel,
17:20enfin, trouver un moyen
17:21de limiter les contacts physiques.
17:24Je parle toujours de contacts physiques
17:25parce que ce n'est pas que du confinement,
17:27c'est vraiment toutes les logiques
17:28qui peuvent éviter ce contact physique.
17:32Et là encore,
17:33les profs ont proposé de nombreuses choses.
17:35Moi, je l'ai vu sur le lycée de ma fille,
17:38il y a eu un mouvement
17:39de l'équipe enseignante
17:41et de l'équipe pédagogienne,
17:43plus large.
17:44Et il y avait plein de propositions
17:46qui émanaient.
17:47Mais là encore,
17:48on ne s'appuie pas sur ces gens.
17:49C'est ça qui est terrible.
17:50Tout comme on ne s'est pas suffisamment appuyé
17:51sur les professionnels de santé,
17:52tout comme on ne s'appuie pas suffisamment
17:54sur les collectivités territoriales,
17:56on devrait avoir un état stratège
17:57qui s'appuie sur la démocratie
17:59la plus large possible
18:00et les gens qui travaillent,
18:02les gens qui sont en contact du terrain
18:03pour élaborer des propositions,
18:05les faire remonter,
18:06les appliquer,
18:06donner les moyens de les appliquer.
18:08Là, à chaque fois,
18:09on est sur,
18:09voilà,
18:10on vous sort une stratégie,
18:13bonne ou mauvaise,
18:14et on ne regarde pas
18:15comment les acteurs de terrain
18:17pourraient nourrir cette stratégie,
18:18l'appliquer différemment.
18:19Donc je pense que la logique,
18:21ça doit vraiment être celle-là,
18:22s'appuyer sur l'intelligence collective
18:24et puis accepter la contestation
18:27parce que c'est un objet de débat.
18:29Une petite remarque
18:30sur les contestations,
18:32mais il vient d'avoir un truc
18:34tout à fait sidérant
18:35avec, dans le cadre de la loi
18:37sur la recherche,
18:39on prétend criminaliser,
18:41c'est-à-dire punir de trois ans
18:43de prison potentiellement
18:44et 45 000 euros d'amende
18:45les occupations d'universités,
18:47c'est-à-dire que la contestation étudiante
18:49qui s'est toujours exprimée
18:50de cette façon-là
18:51est muselée,
18:52c'est-à-dire que de nouveau,
18:53on a des mesures liberticides,
18:56on vous interdit
18:57de vous opposer
18:59à des décisions
19:00ou à des meetings,
19:03on a vu des meetings
19:03de l'extrême droite
19:04par le passé
19:05empêchés par les étudiants,
19:06vous n'avez plus le droit,
19:07vous êtes obligés
19:08de laisser les choses se faire.
19:10Je trouve que
19:11on est sur,
19:12enfin c'est symptomatique
19:13d'une logique
19:13qui consiste à dire
19:14il y a les sachants,
19:15ceux qui, voilà,
19:16ont toutes les réponses,
19:17et puis il y a bon,
19:19appliquez, obéissez.
19:20C'est vraiment
19:20une espèce de règne
19:22autoritaire de la pensée unique
19:23qui est insupportable.
19:24Au contraire,
19:24dans cette épidémie,
19:25il faut faire tout l'inverse.
19:26Je pense qu'il faut s'appuyer
19:28sur tous ceux
19:29qui, au quotidien,
19:30font les choses
19:31parce que c'est encore là
19:32que tout de suite
19:33on s'adapte le mieux
19:34et qu'on réagit,
19:35le terrain.
19:37Alors,
19:38un petit clin d'œil
19:39de Thierry Moulin
19:40qui vous dit
19:40question à Loïc,
19:42camarade,
19:42entre parenthèses,
19:43je suis délégué CGT suppléant
19:45dans ma boîte
19:46et il pose la question,
19:48on parle de confinement.
19:49Il y a deux semaines,
19:50il n'y avait pas de garderie
19:51à l'école de mon fils
19:52et moi,
19:52je finis à 21h,
19:54ma femme à 18h,
19:55du coup,
19:55c'est ma mère
19:56qui est allée le chercher.
19:57Je ne vois pas,
19:58du coup,
19:59où est le confinement.
20:02Moi non plus.
20:03Mais,
20:04c'est ça la question.
20:06c'est même pas une logique
20:10de confinement,
20:11c'est une logique
20:12de bon sens.
20:14Sur une dame,
20:14je suppose âgée,
20:16l'idée,
20:16c'est de la protéger
20:17au maximum,
20:18qu'elle n'ait pas
20:19de contact avec les autres
20:20et là,
20:21potentiellement,
20:21elle va chercher,
20:23j'espère que ça se fait
20:24la récupération
20:25des enfants en dehors
20:26parce que c'est là
20:27où il y a le moins de risques,
20:28mais on est sur une problématique
20:31où on a finalement
20:32des grandes incantations,
20:34mais on ne prévoit pas
20:35des choses pratiques.
20:35C'est pour ça que je dis
20:36que les acteurs de terrain
20:37sont essentiels
20:37parce que tout de suite,
20:39on allait remonter
20:39des problématiques
20:41et des choses
20:41pratiques aux pratiques.
20:42Vous savez,
20:42je suis conseiller municipal
20:44dans ma ville,
20:45d'opposition certes,
20:46mais je participe
20:47aux commissions municipales,
20:48j'en ai une il y a peu de temps,
20:50où que ce soit la majorité
20:52ou l'opposition,
20:53il y a plein d'idées
20:53qui fusent
20:54sur ce qu'on pourrait faire
20:56pour aider les petits commerces,
20:57pour gérer mieux l'école.
21:00Il y a plein d'idées
21:01qui fusent
21:02et c'est sur cette richesse
21:04finalement qu'il faut
21:05s'appuyer
21:05pour répondre
21:07au plus près
21:07des besoins
21:08et des problématiques
21:09des gens.
21:10Sinon, en effet,
21:12on aura un confinement
21:13virtuel
21:14parce que quand on n'a pas
21:16de solution,
21:16il faut bien en trouver
21:17et en effet,
21:18on ne peut pas laisser
21:19un enfant en bas âge,
21:20je suppose,
21:20revenir tout seul
21:21de l'école.
21:22Voilà.
21:24Alors, une question
21:26à nouveau sur l'école.
21:27a-t-on une idée
21:28du niveau de contagion
21:31pour les enfants
21:32de maternelle,
21:33de primaire
21:33et de collège ?
21:34C'est une question
21:35qui, effectivement,
21:37revient ces derniers temps.
21:39Oui, sauf que j'ai répondu
21:40qu'on avait vraiment
21:41des avis très différents
21:43et donc,
21:44voilà,
21:45il y a des choses,
21:46tu les dis à chaque fois,
21:46je dis ce que je sais,
21:47ce que je ne sais pas,
21:48je ne dis pas
21:49et ça, je ne sais pas.
21:50on avait une première étude
21:52qui avait été faite
21:53lors de la première vague
21:55par l'Institut Pasteur
21:56et Prépier-Ballois
21:57qui laissaient entendre
21:57qu'il y avait
21:58une très faible contagiosité
21:59des enfants.
22:01On a d'autres avis
22:02venus surtout
22:03de l'international
22:04qui nous disent
22:05que ce n'est pas si simple.
22:06Donc, voilà,
22:09on ne sait pas.
22:11Alors, en plus,
22:11c'est difficile
22:12parce que c'est une véritable étude.
22:14Les enfants sont
22:15très asymptomatiques
22:16donc s'ils sont porteurs,
22:18ils sont porteurs sains,
22:20contagieux ou pas,
22:21on ne les teste pas forcément
22:22très largement
22:23parce que c'est un coton
22:24dans le nez
22:25sur un enfant
22:26qui n'a pas de signe.
22:27Enfin bon,
22:28donc on a du mal
22:28à avoir quelque chose
22:29de fiable sur les chiffres.
22:30C'est aussi simple que ça.
22:32On ne va pas aller
22:34mettre des milliers
22:35de tiges dans les nez
22:37pour vérifier
22:38sur des enfants
22:39qui se portent parfaitement bien.
22:41On peut le faire
22:41à petite échelle,
22:42je ne sais pas
22:42si il y a une étude
22:43qui est en cours,
22:44mais du coup,
22:45c'est vrai que ce n'est pas simple
22:46de répondre à cette question.
22:48C'est d'ailleurs pour ça
22:49que je disais tout à l'heure,
22:50est-ce qu'on n'a pas besoin
22:51d'un véritable principe
22:52de précaution
22:54parce qu'on ne sait pas bien
22:55et de raisonner
22:56sur un dédoublement
22:58des classes.
22:58Mais bon,
22:59il faut bien mesurer
22:59que si on raisonne là-dessus,
23:01on raisonnera aussi
23:02sur une partie des gens
23:03ou de garder des enfants
23:05qui ne vont pas aller au travail.
23:06Donc,
23:07il faut raisonner aussi
23:07sur un dédoublement
23:10dans le même temps
23:12des usines,
23:13des lieux de travail.
23:15c'est-à-dire qu'on doit
23:17sûrement baisser un peu
23:18la production
23:18et que tous les salariés
23:19ne soient pas là en même temps.
23:20Ce sera efficace
23:21à tout niveau.
23:23Alors,
23:24une question de David
23:25toujours sur ces rumeurs,
23:27sur ces informations
23:27qui circulent sur le net.
23:29Est-ce vrai que les médecins
23:30qui diagnostiquent
23:31un cas Covid
23:33reçoivent une prime ?
23:34Légende urbaine
23:35ou réalité ?
23:38Ah oui.
23:39Alors,
23:40en fait,
23:40non.
23:41Moi,
23:41quand je diagnostique
23:41un cas Covid,
23:42je ne reçois rien.
23:44Je suis dans le service public.
23:46C'est-à-dire que voilà,
23:47je suis salarié.
23:49Après,
23:50on avait,
23:51c'est pour ça
23:51que ça a été,
23:52c'est monté en sucette.
23:54J'avais même lu un truc
23:55qu'on reçoit 5000 euros
23:56si on diagnostique
23:57un cas Covid.
23:58Dans ce cas-là,
24:00ça ferait des médecins
24:01très millionnaires.
24:02Ce n'est pas le cas.
24:05Non,
24:05en fait,
24:05il y a eu une majoration
24:07des cris de consultation
24:10quand c'était
24:11une consultation Covid.
24:13Je vous avoue
24:13que je ne sais plus
24:14à combien c'était
24:15parce que je ne fais pas
24:16de consultation privée.
24:19En fait,
24:19je ne travaille que
24:21dans le service public.
24:22Donc,
24:22je ne m'étais pas vraiment
24:24soucié de la somme.
24:25Mais il y avait
24:26une majoration très nette
24:27des consultations.
24:28C'était des cas Covid.
24:29Et on avait financé
24:32et payé aux médecins
24:33le fait qu'ils remplissent
24:34la fiche
24:36de tracing Covid.
24:38Voilà,
24:38puisque c'était
24:39du temps de travail,
24:40ça avait été financé,
24:41mais c'est pareil,
24:42là,
24:42ce n'était pas des sommes
24:44folles.
24:44Alors, je vais dire des bêtises
24:45parce que c'est pareil,
24:46je ne m'en suis pas soucié.
24:47Moi, quand je trace,
24:49c'est dans le cadre
24:50de mon travail salarié.
24:52Mais c'était
24:53quelques euros,
24:54il me semble.
24:54Vraiment,
24:55tout réserve,
24:56il faut vérifier ça.
24:58Mais voilà,
24:59pourquoi on a expliqué
25:00les médecins
25:02sont payés
25:03quand ils dénoncent.
25:04Ce n'est pas du tout
25:04la logique
25:05qui a prévalu,
25:06sauf qu'on a financé
25:08des médecins
25:09qui avaient aussi
25:10des médecins de ville
25:11sur des consultes Covid
25:12qui avaient aussi,
25:13il faut le voir,
25:14une grosse chute
25:15de revenus.
25:17Parce que
25:18tout comme les urgences
25:19sur la première vague
25:20et un petit peu
25:21sur l'actualité
25:23ont vu
25:24leur fréquentation baisser.
25:25Sur la première vague,
25:26c'était flagrant.
25:27Les cabinets
25:28de médecine de ville
25:29se sont dépeuplés.
25:30On avait beaucoup de gens
25:31qui ne venaient plus.
25:32Avec d'ailleurs
25:33problématique de santé
25:34qu'on a retrouvée derrière.
25:35Et donc,
25:35ces médecins
25:36avaient une baisse de revenus.
25:38Ils faisaient du Covid.
25:39On a majoré
25:40les consultations Covid.
25:40Je pense que ça n'a même pas
25:41compensé leur baisse de revenus.
25:44À vrai dire.
25:45Mais comme beaucoup de salariés
25:46qui ont perdu de l'argent
25:47avec le chômage partiel,
25:48avec la dette d'activité
25:49pour les commerçants.
25:50Enfin voilà,
25:50c'est à peu près la même situation.
25:52Question de Sylvie.
25:53Que pensez-vous
25:54de la limitation
25:55des 1 km
25:55dans la mesure
25:56où nous sommes regroupés
25:57sur un petit bout de terrain ?
25:59Joggeurs, piétons,
26:00promeneurs de chiens, etc.
26:01Cette question se pose
26:03pour la ville.
26:04D'autre part,
26:04tout le monde ne bénéficie pas
26:05d'un point de verdure
26:06près de chez lui.
26:08On a eu aussi des questions
26:09sur le port du masque
26:10dans l'espace public
26:12à des endroits
26:12où il n'y a pas grand monde.
26:15Voilà.
26:15Si vous pouvez nous faire
26:16un petit point là-dessus.
26:18En fait,
26:18je pense qu'on pourrait avoir
26:1910 000 questions
26:20sur est-ce que ça,
26:22c'est adapté,
26:22c'est pas adapté.
26:23Je ne suis pas le meilleur
26:24pour répondre sur cette question.
26:25Enfin, je veux dire,
26:26la réponse,
26:26elle doit être collective.
26:28Moi, ce que je reproche,
26:29c'est que justement,
26:29la réponse n'est pas collective
26:31et qu'on a des décisions
26:33qui nous tombent comme ça,
26:34dont certaines paraissent
26:35stupides.
26:36Voilà.
26:36et je pense que le port du masque
26:38en plein air
26:39dans des zones peu denses,
26:41c'est stupide.
26:42Voilà.
26:42Je le dis tel que je le pense.
26:44Par contre,
26:45qu'on n'oblige pas systématiquement
26:47dans tous les espaces clos,
26:48c'est dommage.
26:49Parce que ça,
26:49ça a un sens.
26:51Donc, après,
26:52sur quelle distance ?
26:55Je pense que là encore,
26:56il n'y a pas de bonne réponse.
26:58Il y a des réponses locales
27:00parce que moi,
27:01j'habite une ville
27:02de 20 000 habitants.
27:03mes parents habitent
27:05sur un village
27:06de 2 000 habitants.
27:07On n'a pas forcément
27:08les mêmes réponses
27:09à apporter
27:10à cette situation.
27:12Et c'est pour ça
27:12que je n'arrête pas de dire
27:13mais appuyons-nous
27:15sur l'intelligence collective
27:17et sur les responsables locaux.
27:19Je pense que voilà,
27:21ce qui va entraîner
27:22la non-adhésion
27:22à des mesures
27:25de dédiction,
27:26de limitation
27:27des contacts physiques,
27:28c'est ces décisions
27:29un peu abruptes
27:30qui de toute façon
27:30peuvent être contestées.
27:32L'adhésion,
27:33ça veut dire aussi
27:34la réflexion collective.
27:35Enfin voilà,
27:36c'est pour ça
27:36que je ne vais pas répondre
27:37à chaque point,
27:38même si j'ai été clair
27:40sur ce que je pensais
27:40du masque en milieu ouvert,
27:42mais je ne vais pas répondre
27:43à chaque point d'organisation
27:44parce que je n'ai pas vocation
27:46à le faire,
27:47ni capacité à le faire
27:48pour toutes les situations.
27:49Je ne sais pas le faire.
27:50Moi, je peux voir
27:52ce qui me concerne
27:52dans l'organisation
27:55de la prise en charge
27:56des gens malades
27:57parce que ça,
27:58c'est mon métier.
27:59Je peux voir ce qui me concerne
28:00dans ma ville
28:01comme conseiller municipal
28:02parce que j'ai des gens
28:04qui viennent me parler,
28:04qui m'apportent
28:06pas que des questionnements,
28:07d'ailleurs,
28:07des solutions
28:08parce que si on pensait
28:10à tout parce qu'on est élu,
28:11ce serait formidable,
28:11mais ce n'est pas du tout le cas.
28:12Le rôle,
28:13c'est d'essayer
28:14de faire du collectif,
28:15de la démocratie participative.
28:16Je pense que cet enjeu,
28:18il faut l'appliquer partout.
28:19Alors, vous avez été très nombreux
28:21à suivre ce live ce matin,
28:23à poser des questions.
28:24Malheureusement,
28:24on n'a pas pu donner écho
28:25à toutes vos questions.
28:26On reprendra des lives
28:28avec Loïc.
28:28Peut-être une dernière question
28:30pour finir.
28:32Loïc Pen,
28:33cela vous paraît-il plausible
28:34que la vie reprenne son cours
28:37en décembre ?
28:38Demande David.
28:39En décembre, non.
28:41Peu probablement.
28:42Peu probablement
28:43parce que même si on atteignait
28:45un pic fin novembre,
28:46comme c'est estimé par certains,
28:50on n'aurait pas réglé le problème
28:52en décembre,
28:53on n'aurait toujours pas de vaccin.
28:54Donc, le virus sera toujours circulant.
28:58Il sera toujours circulant
28:59et nous aurons besoin
29:00de conserver,
29:03à quel niveau,
29:03je ne sais pas encore,
29:05mais de conserver
29:05des mesures de distanciation physique.
29:07Donc, non,
29:08la vie ne va pas repartir en décembre
29:10comme si rien ne s'était passé.
29:11Il y aura toujours
29:12des contraintes fortes.
29:15Merci pour toutes ces explications.
29:18Merci à tous d'avoir suivi
29:19ce live.
29:20N'hésitez pas à le partager,
29:21à vous abonner
29:22à la page Facebook de l'UMA
29:24pour suivre nos informations
29:26en direct,
29:27à vous abonner à l'Humanité aussi
29:28pour moins de 10 euros
29:30par mois,
29:31l'intégralité des contenus
29:34de l'Humanité en ligne.
29:36Merci Loïc.
29:37On se dit à bientôt
29:39pour un nouveau point
29:41sur la situation sanitaire.
29:44Voilà, un point de terrain.
29:46Merci Nicolas en tout cas.
29:48Voilà, merci Nicolas
29:50et puis au revoir à tous.
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