00:00Le EFN s'enracine, en particulier chez les plus fragilisés, dans le mouvement ouvrier,
00:06y compris parmi ceux d'ailleurs qui disent une appartenance ou une proximité avec les organisations syndicales.
00:12Et vous avez engagé avec d'autres organisations syndicales, mais aussi des associations, en particulier la LDAH et d'autres,
00:19une campagne contre le EFN et contre ces thèses.
00:23Vous dénoncez un poison pour la société, les élus de l'économique, la division, l'exclusion, les gens de l
00:31'occurrence.
00:31Et du coup, moi ça m'amène peut-être à deux questions.
00:34En quoi c'est le rôle des syndicats et avec quel contenu et quelle perspective ?
00:38Nous avons un devoir, je l'ai dit lors du rassemblement intersyndical très large,
00:45qu'évoquait Isabelle dans le patio de Montreuil et en lien avec les organes jeunesse.
00:53Et la CGT prendra ses responsabilités jusqu'au bout.
00:57Il n'y a pas de place chez nous pour les idées du Fonds national.
01:01Je l'ai dit, je veux le redire.
01:07Et soyez conscients et confiants en même temps que, quoi qu'il en soit,
01:16dans nos organisations, il n'y a pas de place pour ceux qui défendent les idées d'extrême droite.
01:23Je veux le redire parce que l'offensive menée par le Fonds national dans les villages,
01:30mais aussi aujourd'hui dans l'entreprise avec un discours démagogique,
01:36pourrait faire croire aux salariés que la perspective sociale, la perspective politique,
01:43pourrait être le Fonds national, alors que ce serait l'impasse la plus dangereuse,
01:50dans laquelle le pays pourrait s'engouffrer.
01:54Et la meilleure manière de ne pas laisser de place le Fonds national,
01:58c'est de répondre aux besoins économiques, sociaux des Françaises et des Français.
02:02Et là, nous avons une responsabilité.
02:04Mais nous ne sommes pas seuls.
02:06J'ai eu l'occasion de le dire à plusieurs partis politiques lors de mes rencontres
02:12qui nous félicitaient de l'intervention de la CGT avec d'autres pour combattre le Fonds national.
02:18Et je leur ai dit en termes de simple, la CGT, ce n'est pas le bulldozer qui va écrater
02:23le Fonds national.
02:25Le bulldozer ne doit pas exister.
02:27C'est vous qui, aujourd'hui, créez des conditions pour que, face à un terreau social qui se dégrade,
02:33le bulldozer ait une existence.
02:35Supprimons le terreau social qui se dégrade, il n'y aura plus besoin de lycée avec le bulldozer
02:39et on n'aura pas le Fonds national.
02:41Il faut que chacun soit responsable.
02:44Je pense, aujourd'hui, que la non-réponse aux besoins sociaux favorise forcément des issues
02:49qui sont, qu'on peut qualifier d'extrêmement radicales.
02:56J'ai appris durant le week-end, en venant dans la voiture, en regardant une vidéo,
03:01qu'il y avait des mouvements qui se créaient en ce moment dans le pays, et notamment à Calais,
03:05qui s'identifient comme étant à la droite du Fonds national.
03:09Ils rebondiquent d'être à la droite du Fonds national.
03:12Et leur discours, c'est, face à la déliquescence de l'État, des partis politiques, il faut s'organiser.
03:18Et dans s'organiser, il y avait la chasse aux Maghrébins, il y avait la chasse à l'Arabe,
03:24il y avait la chasse aux migrants, mais aussi, et derrière tout ça, la chasse aux pauvres.
03:29Et là, notre CGT, elle a, comme la tour sur le fer dans l'histoire de France, ses responsabilités.
03:36Elle assumera l'ensemble de ses responsabilités,
03:38mais nous serons aussi sensibles au fait que d'autres que nous doivent assumer leurs responsabilités.